372 – Mise à jour dette publique 1970-2016

La courbe bleue montre l’évolution de la dette publique en pourcentage de PIB de 1970 à 2016. La courbe rouge montre l’évolution de cette dette si nous n’avions pas du payer d’intérêts , la Banque de France finançant les déficits primaires des Administrations publiques (Etat, Administrations locales, Sécurité Sociale)

De plus, une grande partie de cette dette résiduelle sans intérêts aurait pu être monétisée directement par la Banque de France tout au long de ces années, sans plus augmenter la masse monétaire que ne l’ont fait les banques commerciales. En ce cas, nous n’aurions plus de dettes du tout !

Graphique mis à jour par Robert Cauneau compte tenu de ma paresse  . Merci également à Hadrien qui a débusqué une erreur dans la première publication.

 

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Le blog d'André-Jacques Holbecq
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6 commentaires pour 372 – Mise à jour dette publique 1970-2016

  1. Hadrien dit :

    Il y a une incohérence manifeste entre cette « mise à jour » (372) et la courbe précédente (371), concernant les premières décennies (1970,1980) qui ne sauraient différer dans les deux cas !
    Selon mes propres relevés, la dette en 1981, juste avant l’élection de F. Mitterrand, était déjà de 21% conformément à (371) et non de l’ordre de 10% comme l’indique (372).
    La mise à jour (372) de Robert Cauneau est donc, pour le moins, à revoir…

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  2. Hadrien dit :

    Cette mise à jour étant bouclée, le rapprochement avec un chiffre récent s’impose:
    https://www.francebleu.fr/infos/economie-social/les-francais-ont-440-milliards-d-euros-sur-des-comptes-courant-un-record-depuis-25-ans-1545735830
    Et l’on nous raconte que la France a un urgent besoin d’emprunter aux banques, à l’étranger, ou de cajoler ses plus riches évadés fiscaux à des fins de ruissellement, alors que des centaines de milliards sur les comptes courants sont utilisés tous les jours par les banques comme garanties de réserve pour spéculer.

    A quand le retour du « circuit du Trésor » imaginé par Bloch-Lainé à la Libération pour draîner l’argent de nos banques à des fins productives ? Il ramena la dette de 145% à 35%…, ce qu’elle serait encore aujourd’hui si un fondé de pouvoir des Rothschild devenu premier ministre, G. Pompidou, n’y avait mis un terme en écrivant dès 1963 à son ministre des finances Giscard d’Estaing:
    « Les émissions du Trésor à court, moyen et long terme doivent s’adapter, par des mécanismes appropriés, aux conditions existant sur le marché monétaire et le marché financier ».
    La note recommandait les émissions « réalisées par voie d’adjudication, au détriment de celles correspondant à des souscriptions obligatoires à taux fixe pour se rapprocher davantage des conditions du marché », traduisant déjà la volonté de son auteur de renvoyer l’ascenseur à ses anciens maîtres en rendant la main au lobby bancaire. Sa réalisation attendit 10 ans:

    Après la disparition de De Gaulle, l’ancien banquier devenu Président de la République (ça nous rappelle des choses!) fit entrer la « City » dans le Marché Commun le 1er Janvier 73 et fit inscrire deux jours après, avant de disparaître à son tour l’année suivante, la loi qui stipule notamment: “Le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l’escompte de la Banque de France”.
    Cet article (N°25) ne faisait qu’interdire un certain type de financement de la part de Banque de France, tout en laissant la possibilité d’utiliser d’autres instruments, sous réserve d’approbation parlementaire. Mais ces encours furent désormais limités à un montant maximal de 20,5 milliards de francs qui n’a pas été réévalué malgré l’inflation qui a suivi, de sorte qu’il a fallu augmenter les appels aux marché avec des taux d’intérêts qui ont fini par devenir importants et fait croître la dette d’une façon exponentielle.
    La Banque de France a ainsi perdu son statut de service public et l’Etat dût emprunter désormais auprès des banques commerciales, encore nationalisées et dotées d’un contrôle des capitaux empêchant leur évasion… mais pas pour longtemps! Car on devait bientôt inaugurer « Les Trente Piteuses » (privatisations et libéralisation à tout va)… qui durent toujours! Avec un autre envoyé des Rothschild, le manège n’est pas près de s’arrêter, à moins que les Gilets Jaunes…

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  3. Hadrien dit :

    La Doxa, ou l’ignorance de la sommation algébrique:
    « La France a une dette abyssale de 100% de son PIB »

    L’indicateur d’endettement ci-dessus est la position brute (nécessairement négative) et non nette (positive ou négative), qu’elle soit publique ou privée (ou les deux). Or, la dette totale brute d’un pays ne signifie rien sur sa réelle position financière tant qu’on ne lui a pas soustrait ses autres positions de créditeur international par ailleurs.
    On parle alors de position extérieure globale (PEG), ou position globale tout court. Seule cette position globale, qui est le solde vis à vis du reste du monde désigne la position d’endetté ou de créditeur. Pour tout pays, c’est ce qu’il doit (public+privé) moins ce que les autres lui doivent (public+ privé).
    Les anglo-saxons utilisent l’expression « Net international investment position » (NIIP) dont la liste des principaux pays figure sur : https://en.wikipedia.org/wiki/Net_international_investment_position ,et la dette extérieure brute : https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_de_pays_par_dette_ext%C3%A9rieure

    Les principaux pays donnent alors une image très différente de leurs positions :

    • En 2017, le Japon a été le premier créancier net (+63,8% de son PIB), deux fois plus en valeur absolue que l’Allemagne (et la Chine), et les cinq autres pays du G-7 des débiteurs nets de… bien moins que leur PIB.

    • Quant à l’Italie, avec une position débitrice nette de -14,9% de son PIB, elle se classe légèrement mieux que la France (-15,8%).

    • Les Etats-Unis, eux, sont le premier débiteur net, huit fois plus en valeur que le second (l’Espagne), et avec – 43,4 % net de leur PIB.

    Or, on nous explique généralement que l’Italie est exposée en première ligne avec -130% de dette et la France en ligne de mire (-100%) alors que la position du Japon est suicidaire (-250%). On s’aperçoit pourtant, pour chaque pays, que le solde net n’a rien à voir avec les montants de la dette brute qu’on nous assène à foison. En d’autres termes, la contrainte extérieure de la « dépendance » nette vis à vis de l’étranger est un mythe soigneusement entretenu.

    À ce compte là, les choses prennent une toute autre allure : celle d’un problème d’inadéquation intérieure et non nécessairement extérieure : Dans chaque pays, les riches (créanciers) profitent de ce marché international de la dette. Les autres ne récoltent que le surcroît d’impôts croissants avec le service des intérêts correspondants.

    Ce qui est clair, c’est que ce sont les classes possédantes (rentiers et banquiers) qui se livrent à ce chassé croisé leur rapportant gros en intérêts, alors que chaque État pourrait être plus proche de l’autosuffisance par l’emprunt (et l’imposition adéquate) auprès des siens ! Évidemment, les classes possédantes ont mis ce stratagème sur pied, et souhaitent le conserver, afin de bloquer tout embargo éventuel sur les dettes, via les complications internationales que cela créerait…

    Encore un sujet de revendication pour les Gilets jaunes !

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