369 – Commentaires d’Hadrien (2)

NOTRE EFFONDREMENT CLIMATIQUE… ?

Dans mes précédents commentaires, j’ai tenu à illustrer deux des trois aspects énumérés en introduction du billet:
– notre effondrement financier (par soumission des politiques aux lobbies de la finance mondiale)
– notre effondrement économique (par complicité des mêmes avec la globalisation libérale)
Si le troisième aspect reçoit un gros point d’interrogation de ma part, c’est qu’il risque fort d’être l’alibi d’une diversion face au plus grave effondrement, social et démocratique celui-là.
Sa particularité est d’être propice à l’enrôlement convaincu des meilleures volontés, comme c’est souvent le cas sur les questions touchant à l »écologie.
J’en veux pour preuve ce que l’on a pu lire à ce sujet sur le blog d’Olivier Berruyer, élu naguère meilleur blog de France (économie/finance) pour la qualité de sa documentation et de son illustration. Il s’était pourtant, déjà, opposé aux thèses d’AJ Holbeck sur le rôle crucial de la monnaie comme instrument de la politique publique, citant comme exemple à ne pas suivre l’inflation de l’immédiat après-guerre, en oubliant que c’est cette abondante création monétaire qui remit la France au travail dès la Libération et permit la Reconstruction ainsi que la mise en oeuvre des mesures sociales dictées par le CNR que Macron veut aujourd’hui mettre à bas.
C’était mettre dans un même sac la cause et ses effets secondaires.
O. Berruyer a depuis lors élargi sa thématique (et son audience), notamment aux thèmes de l’environnement et singulièrement celui du réchauffement climatique, bien fait pour exacerber les mêmes erreurs d’optique si l’on n’y prend garde.
Sa série impressionnante de billets sur le climat est la suivante, d’abord quant aux causes présumées :
1 – Les gaz à effet de serre
2 – CO2 et Méthane
3 – Les pays émetteurs
4 – Le Cycle du Carbone
5 – Concentration atmosphérique des gaz à effet de serre
6 – Le réchauffement climatique global
7-1 – Le réchauffement climatique local (Europe, France…)
7-2 – Le réchauffement climatique local (Paris)
8 – Analyse du réchauffement climatique
9 – Le Soleil
10 – Les taches solaires
11 – En direct du Soleil…
12 – Les cycles solaires courts
13 – Les cycles solaires longs
14 – Les cycles de Milankovitch
15 – Modélisation millénaire des températures
16 – El Niño et La Niña
17 – Modélisation des températures récentes
La série continue ensuite, par autant (ou presque) de billets supplémentaires sur le réchauffement qui développent abondamment les conséquences envisagées dans tous les domaines, constituant un résumé du bréviaire GIEC auquel se réfèrent tous les décideurs « progressistes » à l’instar de Macron.
Et voici la conclusion essentielle terminale (billet 17) sur laquelle tout repose:
–  » Les scientifiques ont montré que la tendance à la hausse est très probablement liée à l’effet de serre du CO2. Rapprochons donc cette tendance de celle de la concentration en CO2 (cf fig.) impressionnant, non ?
…il y a une incroyable corrélation entre les deux. [Et] la tendance récente est criante…
On peut donc dire qu’il semble bien que 100 ppm de CO2 induisent 1°C de plus à conditions identiques. »

J’y retrouvais l’essentiel de mon très antérieur commentaire, posté dès les billets 4,5 et rappelé au billet 8 :

CORRÉLATION CO2 ET RÉCHAUFFEMENT

» Je suis fort aise de retrouver ici sous la plume d’Olivier Berruyer l’essentiel de mes remarques faites il y a plusieurs mois […]. Je retrouve également avec plaisir les deux courbes d’évolution durant les dernières centaines de milliers d’années, permettant de remettre sur la sellette la question essentielle restée sans réponse :
– les concentrations reconstituées du CO2 (ppm) au cours des millénaires font apparaître des variations totales de 100 ppm, périodiques tous les 100 000 ans, pour une variation totale de température de l’ordre de… 10°C.
– une variation supplémentaire des mêmes 100 ppm depuis 1880 a donné une variation totale de la température… de 0,9°C, soit plus de dix fois plus faible !  »

Face à cette anomalie qui crève les yeux, Olivier Berruyer conclue néanmoins:
–  » Il n’est guère besoin de long commentaire : la corrélation est jusqu’à présent parfaite… »

J’avais pourtant accompagné cela de quelques attendus instructifs:
“L’astronome Milutin Milankovitch (1879 – 1958) a étudié les variations de la rotation de la terre autour du soleil ainsi que l’inclinaison de l’axe de la terre. Il a développé une théorie expliquant comment ces variations cycliques et les interactions qui existent entre elles sont à l’origine des variations climatiques à long terme.
À sa suite, quelques scientifiques russes comme Khabiboullo Abdoussamatov, ont expliqué le réchauffement global du climat de la Terre varie par l’intensité de l’énergie diffusée par le Soleil.
Et l’augmentation de la concentration de gaz carbonique qui en découle dans l’atmosphère, comme une conséquence de l’élévation de la température de l’océan mondial, due à l’augmentation de l’intensité du rayonnement solaire.
Il y a 40 000 milliards de tonnes de CO2 dissous dans les océans, en interaction permanente avec l’atmosphère, car le phénomène est réversible, sans compter 100 000 000 de milliards de tonnes sédimentées.
Or, l’homme n’a brûlé que 200 milliards de tonnes de pétrole durant l’ère industrielle depuis 1880.
Par conséquent, l’idée, largement répandue, du rôle déterminant de l’activité industrielle de l’homme dans le réchauffement climatique global, serait due au fait que l’on a pris la conséquence pour la cause, explique le chercheur cité.”
Si, comme le pense le scientifique russe Khabiboullo Abdoussamatov, c’est la température qui est la cause et non l’effet, l’inertie étant exclue (cf. site CNRS), cela expliquerait que nos rejets anthropiques actuels n’aient qu’une influence si marginale sur elle…
Ce qui devrait inciter à la prudence tous les extrapolateurs hatifs. »

» Cela explique sans doute pourquoi, depuis le début de l’ère industrielle, la température ne s’est élevée que de 0,9°C malgré les 200 Gt de pétrole déjà brûlé, soit la moitié du stock total estimé !
Cela explique aussi, inversement, pourquoi le passé récent post-glaciaire a connu des variations de température moyenne dix fois plus importantes, avec moins de gaz à effet de serre qu’aujourd’hui.
L’effet causal primaire est en effet dans l’autre sens: 10°C de plus ont produit l’équivalent nos rejets anthropiques de façon naturelle (dégagements des gaz dissous dans les mers), mais cette même quantité de rejets apportée en supplément par l’homme ne produit, en sens inverse, que 0,9°C d’augmentation !
Il serait donc sage, pour une information objective, de représenter sur les mêmes graphiques (i.e. depuis 800 000 ans) les variations de température en même temps que les concentrations. On y verrait la faible correlation inverse évoquée, sous la forme d’une température qui ne suit pas l’augmentation de concentrations brutale affichée à l’âge industriel.

Ces attendus justifièrent plus tard les billet 14 (Les cycles de Milankovitch) et 15 (Modelisation millénaire des températures) de la part d’O. Berruyer, ce qui ne l’empêchait pas de déclarer, au stade précoce sus-dit :
“les modèles montrent que ces variations d’ensoleillement devraient entraîner des variations de température d’environ 0,5 à 1°C”
Apparemment, la nature, tous les 100 000 ans environ, faillit gravement à de tels modèles…
Avertissons-là d’urgence de bien vouloir s’y conformer et marcher dans les clous !

AMPLITUDE DES VARIATIONS

Dans un autre billet précédent, je relevais les remarques pertinentes de l’intervenant Kandide
(C’était moi, sous un autre pseudo, pour ne point encourir les foudres de la censure qui s’était déjà manifestée) :
» L’abondance de considérations savantes sur le passé et le présent cache mal l’insignifiance relative des projections finales.
C’est la même impression de malaise qu’à la lecture du dernier numéro de La Recherche qui titre en couverture “Climat, ce qui nous attend vraiment” pour introduire la paléanto-climatologue V. Masson-Delmotte dont le livre (Climat, le vrai et le faux) est pourtant plus qu’ambigu à cet égard, comme on peut en juger::

Idées reçues (encadré dans le texte):
“L’accélération du réchauffement: L’impact radiatif des rejets… n’est pas proportionnel à leur concentration, mais au logarithme de leur concentration” (donc, effet de forte saturation et non d’amplification exponentielle).
“L’emballement par rejets de méthane: Les mesures récentes de la composition isotopique du méthane emprisonné dans les glaces suggèrent qu’une telle déstabilisation ne s’est pas produite pendant la dernière déglaciation, qui représente pourtant une réorganisation massive du système climatique.”

Cela rend d’autant plus incrédule à la lecture du passage, dans ce billet:
“On estime que l’extinction massive d’espèces lors du Permien-Trias il y a 250 millions d’années (disparition de 95 % de la vie marine et 70 % des espèces terrestres) pourrait avoir été causée par un tel emballement”,
surtout lorsqu’on apprend (Wikipedia) que cela fut d’origine tellurique, provoqué par une vague d’éruptions volcaniques liées à la tectonique des plaques, et privant l’athmosphère de la majorité de son oxygène.
On est loin de l’échelle anthropique !

En définitive, ce n’est pas la concentration en rejets qui est indicative pour nos conditions de vie, mais la variation de température elle-même, et surtout ses conséquences.
Or, les prévisions les plus pessimistes à ce égard restent très inférieures au réchauffement qu’a connu l’homme à la dernière déglaciation, il y a moins de vingt mille ans.
A titre indicatif, V.Masson-Delmotte rappelle que la variation du “niveau moyen des océans” fut alors “de 120 à 130 m”, alors que le GIEC prévoyait en 2007 pour la fin du siècle une fourchette de 18 à 59cm (à peine celle de la marée moyenne en méditerranée, qu’on considère habituellement comme négligeable voire inexistante). Même pas de quoi reculer sa serviette en bord de plage ! Sans doute est-ce la raison des révisions du GIEC en 2013: la fourchette devient 26 à 98cm en 2100. Là, il faudra être carrément en bord de plage atlantique ! On tremble à l’idée des migrants de la Côte d’azur demandant l’asile en Côte basque, au nom du droit au moindre effort…

C’est cette insignifiance relative des projections finales qui m’a fait dire en commentaire du billet “Cycle du carbone” qu’elles laissent une impression de malaise, face à l’activisme déployé par certains (GIEC, etc).
En revanche, l’épuisement des ressources fossiles elles-mêmes est en vue pour bientôt, et personne ne semble en prendre la mesure: ainsi, cette semaine, un député écologiste intervenait à l’assemblée pour critiquer les crédits alloués au programme ITER ! Là, les arguments inverses sont évoqués: une issue en 2050, voire la fin du siècle, semble alors une éternité aux impatients, plus nostalgiques, semble-t-il, de “la lampe à huile et la marine à voile”, comme disait le Général !

RAPIDITE DES VARIATIONS

Je ne voudrais pas laisser l’impression d’une quelconque « roublardise » d’O. Berruyer, qui fait montre, au contraire d’une honnêteté peu commune chez les auteurs en mettant en exergue lui-même (billet 8) un autre commentaire apocryphe critique (Jérémie), et non des moindres puisqu’il détruit l’une des dernières lignes de défense des « alarmistes » :

» Dans la série de graphiques, vient celui de l’évolution des températures sur 800 000 ans. A première vue, ce graphique prouve que sur une échelle de temps suffisamment grande, la situation qui nous “affecte” aujourd’hui n’a probablement rien d’anormale, surtout que nous voyons tous qu’elle correspond en gros au cycle (en fait, toutes ces données ont achevé de me convaincre).
Vous le savez, et reprenez alors le contrôle du lecteur :
– Ce que nous vivons est unique, car le réchauffement s’opère à une vitesse jamais vu : le réchauffement observé durant les 30 dernières années s’observait dans le passé plutôt sur 1 500 à 3 000 années !
Puis, plus loin :
– Ce qui se passe actuellement est sans conteste possible de nature différente de ce qui se passait lors des périodes de glaciations-déglaciations.

Pour commencer, si, désolé, mais c’est parfaitement contestable. Et j’entends même démontrer que votre affirmation ne repose sur rien à la lumière des données présentées.

Je voudrais m’adresser à tous et rendre une chose parfaitement claire sur les graphiques et les données à grande échelle de temps. Si vous constatez que les courbes sont nettement plus lisses à mesure qu’on s’éloigne de notre ère, c’est parce que lorsqu’on remonte loin dans le temps, il n’est POSSIBLE d’estimer la température moyenne QUE sur de très longues périodes. C’est pour CETTE raison que les 4 précédents réchauffements majeurs apparaissent si joliment réguliers (sur le graphique 800k ans), et EN AUCUN CAS parce qu’ils l’étaient réellement.
Il est impossible, étant donné les moyens à notre disposition, d’estimer les variations de la température moyenne il y a 100 000 ans sur des périodes inférieures à 5 000 ans (et je suis gentil).
PERSONNE, sur cette PLANÈTE, ne peut affirmer quoique ce soit sur les variations, de l’ordre du degré à peine et sur des périodes de 30 ans, qui s’opéraient il y a 20 000 ans et ne parlons pas de 200 000 ou 800 000.
Vous ne pouvez donc absolument pas affirmer que “le réchauffement observé durant les 30 dernières années s’observait dans le passé plutôt sur 1 500 à 3 000 années” dans le cadre de cette démonstration. Ni dans aucun autre cadre, puisqu’il n’existe pas de moyens de collecter les données qui permettrait cette affirmation.
La seule chose que ces graphiques prouvent, c’est qu’il est PROBABLE que notre situation actuelle n’ait rien d’anormale au vue des cycles à grande échelle qui rythment la Terre.
Pour le percevoir, il faut garder en tête : l’échelle des variations “anormales” observées dans le présent et le passé proche (< 1°), l’amplitude des variations à très grande échelle de temps (~12°) et l’imprécision des données quand on dépasse quelques milliers d’années.

Pour finir, mesdames et messieurs, je vous prie de croire que la communauté scientifique ne serait pas divisée si quoi que ce soit était prouvé (revoir la définition d’une preuve scientifique). D’autre part, les « spécialistes » que les médias choisissent d’éclairer ne sont pas forcément ceux qui ont raison ; en revanche vous savez tous que les prophéties de fin du monde font couler plus d’encre et imprimer plus de papier que les « ben non tout va bien en fait ». Just saying.
J’aimerai donc vous soumettre une devinette pour conclure mon argumentaire :
A votre avis, quelle espèce, après 7000 magnifiques années d’Histoire et de développement technologique, décide en une décennie et sur la foi d’hypothèses, qu’il faut drastiquement réduire sa production globale et mettre au rebut les technologies assurant 80% de sa production d’énergie et de ses transports ?
Mon avis à moi ? Une espèce menacée. »

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A propos postjorion

Le blog d'André-Jacques Holbecq
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6 commentaires pour 369 – Commentaires d’Hadrien (2)

  1. Hadrien dit :

    POST-SCRIPTUM

    Devant l’honneur qui m’est fait de voir mes commentaires primés au point d’être enrôlés d’emblée au rang d’article de plein droit, je me dois de résumer d’un trait plus bref pour ceux peu désireux d’entrer dans le détail de la controverse climatique, inhabituelle sur ce blog.
    Il existe une inépuisable source de documentation sur le sujet, mais un fait demeure que ne nient point les plus alarmistes, y compris ceux du GIEC mandatés à l’origine dans ce but par l’ONU:

    Après 150 ans de l’ère industrielle écoulée, en brûlant la moitié (200 Gt) de nos réserves fossiles estimées en pétrole, et presque autant en gaz, l’accroissement observé de la température moyenne de la planète est inférieur au degré, celle-ci étant elle-même inférieure à 17°C.
    Or, nous avons passé depuis 15 000 ans la période du réchauffement naturel de déglaciation marquant le début de notre ère climatique . Cela se produit tous les 100 000 ans pour des raisons astronomiques (+10 degrés environ), et la précédente période mena à une température de l’ordre de 19°C qui était déjà contemporaine de l’homme moderne (homo sapiens sapiens).
    C’est dire que notre ère climatique actuelle aura probablement beaucoup de mal à atteindre la même valeur avant que nos réserves en carburant fossile soient épuisées!

    Mais les experts du GIEC s’emploient de pied ferme à nous persuader du contraire…
    Un site déjà ancien, mais toujours d’actualité, avait illustré cela par un dessin humoristique en bas de sa page de garde: http://co2climate.e-monsite.com/
    Depuis lors, une autre ligne de défense est apparue au GIEC, lui garantissant l’écoute de tous:
    Dans son « Rapport spécial » approuvé récemment (automne 2018) , le GIEC affirme que:
    – Si le réchauffement climatique atteint +1,5 °C …
    – Les conséquences sur la vie et sur les économies seront importantes.
    – Mais sans mesure avec celles qui seraient liées à un réchauffement atteignant les +2 °C.
    – A +1,5 °C ou à +2 °C, le monde ne sera pas le même [sic]. Ce petit demi-degré pourrait être responsable de risques accrus, tant pour les espèces que pour nos économies, prévient le GIEC.
    En conséquence, le GIEC appelle à faire plonger les émissions de CO2 de toute urgence.
    Si, avec tout ça, le président et le premier ministre n’arrivent pas à convaincre les Gilets jaunes,
    c’est à désespérer !

    N.B. Des émissions télévisées alarmistes s’emploient aujourd’hui à garnir leurs programmes de reportages sur quelques imprudents qui ont construit des villas ou hotels « les pieds dans l’eau ».
    Désolé pour eux, mais les gilets jaunes d’un certain âge auraient pu les conseiller: on apprenait en effet, autrefois, dans les manuels de géographie de l’école primaire, ce que sont l’érosion, l’avancée variable du bord de mer et quels en sont les dangers, illustrations à l’appui (falaises qui dégringolent, sable qui se dérobe, etc.).
    Disons-le tout net: Le CO2 n’y peut rien, c’est un fertilisant…, mais pas pour le cerveau.

    ERRATUM:
    Dans ma blague du billet :
    « On tremble à l’idée des migrants de la Côte d’azur demandant l’asile en Côte basque, au nom du droit au moindre effort… »,
    C’est évidemment l’inverse (de Côte basque à Côte d’azur) qu’il fallait lire !

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  2. Hadrien dit :

    ADDENDUM:
    Autre sujet de blague:
    Sur le chapitre RAPIDITE DES VARIATIONS où O. Berruyer affirmait « Ce que nous vivons est unique, car le réchauffement s’opère à une vitesse jamais vue », l’auteur accepta, comme on l’a signalé, de mettre plus particulièrement en exergue un autre de ses contradicteurs (Jérémie) lui reprochant:
    – Vous ne pouvez absolument pas affirmer que “le réchauffement observé durant les 30 dernières années s’observait dans le passé plutôt sur 1 500 à 3 000 années”, vu l’imprécision des données quand on dépasse quelques milliers d’années.
    Sélectionner pareille critique, c’était en fait choisir le moindre mal, car il y avait tout autre chose à relever sur ce point:
    Dans un débat célèbre et bien antérieur, organisé par l’Académie des sciences le 20 Septembre 2010, J. Jouzel et… V. Masson-Delmotte déjà citée avaient développé pour le compte du GIEC une argumentation au texte rendu public, dont le passage ci-après:
    – Les glaces du Groenland et d’autres archives ont révélé l’existence de variations rapides et importantes. Ainsi, la dernière période glaciaire est ponctuée par 25 instabilités abruptes, marquées au Groenland par des réchauffements se produisant en 50 à 500 ans, et atteignant localement des intensités de 8 à 16°C.
    Le plus cocasse est que cette observation banalisait le réchauffement actuel visé, alors que l’objectif des protagonistes était de montrer aux négationistes que cela était possible… puisqu’on avait connu bien pire !
    Dans ce cas, pire que dans l’autre, Berruyer avait donc tout faux sous l’autorité de ceux-là mêmes dont il se réclamait (J. Jouzel étant vice-président du GIEC).

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  3. A-J Holbecq dit :

    Pour le moment nous restons globalement sous un réchauffement de 1° et, sans doute parce que je suis optimiste sur ce sujet, je vois même dans le dernier graphique de cette page https://global-climat.com/2018/12/03/temperature-mondiale-0344c-en-novembre-2018/ une légère « décroissance »

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  4. brunoarf dit :

    Une déclaration historique du ministre de l’Agriculture Didier Guillaume à propos du peuple français :

    « Une partie du peuple est en train de se soulever. »

    « Gilets jaunes » : « Une partie du peuple est en train de se soulever. »

    https://www.midilibre.fr/2018/12/06/gilets-jaunes-une-partie-du-peuple-est-en-train-de-se-soulever,5002826.php

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  5. A-J Holbecq dit :

    @Hadrien, je vous ai envoyé un courriel, sans réponse. Pouvez-vous me contacter. Merci.

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    • Hadrien dit :

      Une erreur s’était glssée dans le libellé de mon adresse actuelle.
      J’en profite pour répondre aussi à la remarque précédente:
      Il y a effectivement des périodes inexpliquées par le GIEC comme la fameuse « pause » de 1998-2012, qui a fait couler beaucoup d’encre.

      Mais le véritable enjeu, me semble-t-il, est ailleurs et d’une tout autre nature:
      L’humanité a brûlé pratiquement la moitié de ses réserves fossiles ultimes pour moins de 1°C d’augmentation en température moyenne, et la deuxième moitié le sera d’autant plus rapidement que la consommation grimpe dans les pays émergents, alors que les découvertes de nouveaux gisements arrivent à extinction et que l’on aborde l’ère des productions décroissantes:
      https://comitemeac.com/dossiers-2/dossiers/capsules-energetiques-introduction/quelles-sont-les-reserves-de-combustibles-fossiles-sur-la-planete/
      Il est clair sur les courbes (fin de page-lien) que l’humanité n’aura même pas le temps d’atteindre 1°C supplémentaire avant que se manifeste la pénurie, particulièrement en pétrole et en gaz (EDF et BP confirment une pénurie par épuisement dès 2050).
      Autant dire que nos enfants connaîtront la pénurie totale bien avant de savoir si le niveau des marées a augmenté de 50cm !

      Il est donc urgent de se préparer à un monde sans ces énergies fossiles, mais pour de tout autres raisons que celle du thermomètre… A cet égard, la Marche pour le Climat est en total décalage avec la véritable cible !
      Il est clair, au contraire, que les pays s’y étant préparés seront en bien meilleure position à la fois économique et sociale, pour aborder ce défi de transition énergétique plus qu’écologique. La Chine a déjà misé sur le photovoltaïque avec les panneaux solaires, ce qui n’est pas un mauvais choix: après tout, les énergies fossiles ne que sont de l’énergie solaire en conserves dont le stock s’épuise, et mieux vaut la capter à la source que d’en recueillir les effets secondaires (éoliennes, etc.).
      Mais le caractère distribué et faible intensité du solaire est principalement à usage de proximité, voire domestique, les centrales solaires n’ayant pas tenu leurs promesses. Les transports et l’industrie n’en profiterons guère.
      Pour cela, reste l’énergie nucléaire des surgénérateurs qui s’évalue en siècles (les réserves d’uranium fossile pour la fission classique ne dépassant pas le siècle), et surtout, si l’on y parvient, la fusion thermonucléaire contrôlée qui a le mérite d’aller encore plus à la source, en reproduisant le soleil lui-même en miniature. La France, en pointe dans ces deux domaines, avait pris les devants (cf. ITER), mais les écologistes primaires et les gouvernants qui les ont suivis n’ont guère aidé à faire avancer les choses !

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