334- Retiré

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A propos postjorion

Le blog d'André-Jacques Holbecq
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4 commentaires pour 334- Retiré

  1. christian gomez dit :

    Cher ami,

    Je partage ton désarroi. Moi aussi,j’ai essayé sous d’autres cieux de faire émerger des idées « nouvelles » (entre guillemets »  » car elles ne sont pas si nouvelles que cela….) en tentant de montrer qu’elles ne sont pas « une » solution parmi d’autres mais « la » solution qui permettrait de résoudre beaucoup de nos problèmes actuels (déficit, dette, régulation de l’économie) en respectant toutes les règles de la rigueur monétaire. Comme toi, je me suis heurté (je me heurte) à la paresse intellectuelle mais surtout à l’ignorance pure et simple, une ignorance d’autant plus redoutable que certains contradicteurs croient « savoir » alors qu’il suffit de creuser un tout petit peu pour s’apercevoir qu’ils ne savent pas grand chose en définitive.

    J’ai lu ton exposé sur les propositions que vous avez présentées à NdA, toi et tes autres compagnons, dont Jacques sapir que je lis toujours avec beaucoup d’intérêt. J’en ai compris l’esprit que j’approuve, bien que je ne sois pas d’accord avec certaines de vos orientations. Au moins, vous lancez le débat, s’il est possible de considérer cela comme un débat car où sont les contradicteurs qui se cachent en général derrière le « il doit y avoir un loup », « too good to be true »?

    Je mettrais de côté ce qui traite du protectionnisme, sur lequel je trouve vos propositions un peu lapidaires, pour me concentrer en quelques mots sur les propositions relevant de la monnaie et du financement.

    A aucun moment, vous ne parlez d’une réforme « monnaie pleine » ou « couverture intégrale des dépôts » pour vous concentrer sur l’utilisation de la Banque Centrale dans le financement de l’économie. Pour moi, c’est une erreur qui peut affaiblir nos positions.

    Dans la réforme monétaire , *il s’agit de nationaliser la monnaie*, mais pas les banques ni le financement de l’économie, et donc de redonner à l’état et à la collectivité le pouvoir régalien par essence, celui de « battre monnaie » avec les bénéfices qui en découlent. Ces bénéfices sont de deux ordres: – la monnaie nouvelle à injecter selon des règles respectant l’équilibre monétaire d’une économie ( ce qui peut, aujourd’hui, pourrait permettre par exemple de règler le problème du déficit budgétaire (mais pas tellement plus) – l’équivalent du stock de dépôts transactionnels dans les livres des banques qui est aujourd’hui une dette circulante des banques vis à vis des déposants (du public) et qui, demain, dans le cadre de la réforme, deviendra une dette des banques vis à vis de la Banque Centrale et donc de la collectivité,* sans que ce mouvement n’ait bien sûr aucun impact tangible sur les utilisateurs actuels de la monnaie circulante*. Ce faisant, la collectivité (la Banque centrale) se crée un actif qui contrebalance tout ou partie de la dette publique existante et qui pourra être « swappé » contre celle-ci à un rythme qui dépendra des circonstances.

    Donc , d’un coup, les problèmes du déficit (immédiatement) et de la dette (dans la durée) sont réglés *sans aucune inflation monétaire. *Et , par la même, le problème de la régulation monétaire.

    J’ai expliqué tout cela « en long et en largeur » à maintes reprises mais je reconnais qu’il faut une certaine habitude dans la manipulation des mécanismes monétaire (économiques et comptables) pour comprendre et assimiler l’ensemble de la réforme.

    Par rapport à vos propositions, j’ai plusieurs objections, car sans réforme monétaire et sans la « rigueur » qui doit l’accompagner, il n’est pas possible de financer le déficit et de monétiser la dette sans créer une base monétaire gigantesque qui rendra la masse monétaire inmaitrisable et donc la régulation économique impossible. Vous oubliez trop que la nouvelle monnaie injectée aura des conséquences immédiates: -internes (elle intervient directement sur le circuit économique en augmentant la demande globale d’une manière exogène) -externes (toute cette monnaie créée va se présenter dans une large part sur le marché des changes) -internes et externes car les deux types d’actions vont interagir les unes sur les autres Tout cela ne peut que mal se terminer……

    Le fait que les politiques de QE aient créé énormément de base monétaire sans les conséquences décrites ci-dessus impliquerait de longs développements que je ne peux faire ici. Je me contenterai donc pour le moment d’un argument « d’autorité »: ce serait une grave erreur d’utiliser ces politiques pour en inférer qu’il est possible de créer de la monnaie  » définitive » ( non en contrepartie d’un actif vendable) sans limites.

    Voilà, cher ami, les quelques remarques que je voulais faire par rapport aux propositions que vous avez adressées à NdA.

    Quand je pense aux prochaines élections, je ne peux m’empêcher de me dire que ce sera encore un coup pour rien. Tout ce que nous voyons et entendons est d’une médiocrité extrême.

    Très cordialement

    Christian

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  2. Hadrien dit :

    Contrairement à la vulgate: LE FRANC, MONNAIE AUSSI FORTE QUE L’EURO !

    Pour comparer les deux monnaies, il suffit d’en juger l’évolution sur leurs périodes d’existence respectives depuis la disparition du Gold Exchange Standard qui a laissé place aux changes flottants généralisés:
    – Fin du Gold Ex. St. (15.08.1971): 1 F = 0,1816 $
    – Cours fin du Franc (01.01.1999): 1 F = 0,1778 $ (-2,1% en 28 ans, soit -0,075% par an)
    et adoption de l’Euro(01.01.1999): 1 E = 1,1667 $
    – Cours act de l’Euro(22.02.2017): 1 E = 1,0513 $ (-1,32% en 18 ans, soit – 0,073% par an)
    (Encore faut-il noter que l’Euro n’a pas fini sa période baissière de Quantitative Easing, contrairement au Dollar)

    Il est donc erroné d’alléguer, en cas de retour au Franc, une forte dépréciation à redouter, comme le prétendent les médias sous influence. L’Euro est en réalité une monnaie dont le cours reflète l’effet de moyenne entre Nord et Sud de l’Europe. La France a la chance d’occuper une position médiane, de sorte qu’un Eurofranc serait très voisin de l’Euro actuel.

    Il en va évidemment très différemment du Mark, qui subirait une très forte appréciation ramenant ses exports à leurs justes proportions, confirmant en celà les récents propos de Donald Trump qui a jugé l’économie allemande « passager clandestin » d’un Euro sous-évalué par la participation des pays ne pratiquant pas la même austérité que l’Allemagne.

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    • Hadrien dit :

      CORRECTION : LE FRANC, MONNAIE BEAUCOUP PLUS FORTE QUE L’EURO !
      Il fallait lire, tous calculs faits:
      FRANC: (-2,1% en 28 ans, soit 0,075% par an ou 0,75% par decennie)
      EURO: (-9,89% en 18 ans, soit 0,55% par an ou 5% par decennie),
      soit une dépréciation de l’Euro sept fois plus forte que celle du Franc, par rapport au Dollar, sur leurs durées de vie respectives en changes flottants.

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