316 – Page wikipedia sur risques d’effondrement

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Les théories sur les risques d’effondrement de la civilisation industrielle sont des théories relatives aux risques de déclin imminent du monde industriel contemporain et qui incluent aussi, à terme, l’éventualité d’une extinction de nombreuses espèces vivantes, dont l’espèce humaine1,2. Ces théories de l’effondrement ne relèvent pas de la preuve scientifique, mais se basent en revanche sur de nombreux indices, fondés quant à eux scientifiquement, ainsi que par des études documentées et à la méthodologie assurée3,4,5.

Les avertissements apocalyptiques (ou de fin du monde) ne sont pas nouveaux6. Ce qui caractérise cette nouvelle pensée de l’effondrement est qu’elle repose sur de nombreux rapports et expertises scientifiques et/ou institutionnels tels que ceux du GIEC7,8, d’ autorités militaires internationales 9,10, de la Banque mondiale11 et du Forum de Davos12.

Sommaire

Définitions et causes d’un risque d’effondrement de la civilisation industrielle

Il y a plusieurs définitions de l’effondrement. Selon les archéologues, l’effondrement est une réduction rapide de la population humaine et/ou de la complexité politique/économique/sociale, sur une zone étendue et une durée importante. L’anthropologue américain Joseph Tainter, complète cette définition principalement en trois points :

  1. « plus une société est complexe, plus elle requiert de l’énergie » ;
  2. « Après avoir épuisé l’énergie bon marché et la dette abordable, elle perd sa capacité à résoudre ses problèmes » (économiques et autres) ;
  3. « L’effondrement est la simplification rapide d’une société »13.

Une autre définition, plus sociale, relative à la conjoncture actuelle, est celle du physicien Yves Cochet : une situation dans laquelle « les besoins de base (eau, alimentation, logement, habillement, énergie, mobilité, sécurité) ne sont plus fournis à une majorité de la population par des services encadrés par la loi »14. Selon Dennis L. Meadows, professeur émérite américain de l’Université du New Hampshire, « un effondrement est un processus qui implique ce que l’on appelle une « boucle de rétroaction positive », c’est-à-dire un phénomène qui renforce ce qui le provoque ». Pour expliquer cette boucle de rétroaction, il prend l’exemple de la situation actuelle en Grèce : la population perdant sa confiance dans la monnaie, elle retire ses fonds des banques, ce qui fragilise d’autant les banques; ce qui inquiète les clients qui, donc, retirent encore plus leur argent des banques, et ainsi de suite…« Ce genre de processus mène à l’effondrement »15.

Les facteurs qui pourraient contribuer à l’effondrement de la civilisation industrielle ont la particularité d’être interdépendants mais globaux, d’où un risque de fortes perturbations mondialisées en cascade. Ils sont étudiés le plus souvent dans les champs environnementaux, économiques, sociaux et culturels, en se basant sur :

  1. La disponibilité des ressources pour le système : par exemple, l’épuisement des ressources énergétiques ou minérales, comme le pic pétrolier, le pic de production de phosphate16 ou d’autres minéraux critiques.
  2. L’entropie créée par le système et ayant un impact négatif sur son développement avec, par exemple, le changement climatique ou l’extinction de l’Holocène.Ainsi, Anthony D. Barnosky, spécialiste américain de biologie évolutive de l’Univesité de Bekerley17 analyse, dans un article de la revue Nature, la possibilité du changement brusque et irréversible de l’écosystème mondial18. Johan Rockström (sv), professeur suédois au Centre de Résilience de Stockholm établit en préambule de son article sur les limites planétaires que « les pressions anthropiques sur le système terrestre ont atteint une échelle où le changement environnemental mondial brusque ne peut plus être exclu. »19. Will Steffen (en), chimiste américain de l’Université Nationale Australienne, conclut, dans un article paru dans la revue Sciences, que « La transgression des limites planétaires crée […] le risque substantiel de déstabiliser l’état Holocène du système Terre dans lequel des sociétés modernes se sont développées. » ; la destruction des écosystèmes et de la biodiversité ayant elles-même plusieurs origines : industrie agroalimentaire de masse, élevage intensif, déforestation massive, pollution marine, déclin des pollinisateurs etc.
  3. La dynamique propre du système, avec l’étude de la surpopulation ou la crise économique et financière ainsi que la trop grande inégalité des répartitions des richesses seraient autant de causes de la possibilité d’un effondrement20.

Chacun de ces facteurs ne provoque pas les mêmes effets (par exemple la fin du pétrole a un impact sur le monde industriel, mais le changement climatique a un impact potentiel sur toutes les espèces vivantes), et c’est aujourd’hui l’interconnexion de tous ces facteurs qui rend possible un effondrement systémique global.

Origines et historique de la notion d’effondrement

La notion d’effondrement appliquée à la civilisation industrielle provient notamment du Club de Rome21. Celui ci, composé entre autres de scientifiques, d’économistes, ainsi que d’industriels de 52 nations, commandite au professeur Dennis Meadows du MIT« une étude sur l’état des ressources naturelles dans le monde » 22et qui donna lieu au Rapport Meadows que le Club de Rome publia en 1972 sous le titre The Limits To Growth23, traduit en français par la question : Halte à la croissance ?. La particularité de ce rapport est qu’il est basé sur la méthode de la dynamique des systèmes et des modèles de simulation informatiques24. Le modèle (world3) montrait que si rien n’était fait pour inverser la tendance, un effondrement aurait lieu durant la première moitié du 21e siècle. Les révisions du rapport de 1993 et de 2004 confirment ce pronostic25. En 2012, le chercheur australien Graham Turner, en compilant 40 ans de données de l’ONU, a montré que le modèle s’était avéré précis et robuste, confirmant ainsi l’imminence d’un effondrement, ainsi que l’apparition des premiers signes26. En mars 2014, une modélisation co-financé par la NASA a montré que les fortes inégalités économiques et une forte prédation des ressources naturelles étaient deux facteurs clés dans l’effondrement d’une civilisation27,28.

Par ailleurs, déjà en 1979, le philosophe allemand Hans Jonas, dans son œuvre majeure Le Principe responsabilité, met en garde contre les dérives technologiques et leurs probables conséquences fatales sur la nature et l’humanité, et développe le principe d’obligation qui nous incombe de protéger les générations futures29,30. C’est en 1986 que parait l’essai qui a fait date31 La société du risque, du sociologue allemand Ulrich Beck, dans lequel il critique « les acteurs qui sont censés garantir la sécurité et la rationalité – l’État, la science et l’industrie – » dans la mesure où « ils exhortent la population à monter à bord d’un avion pour lequel aucune piste d’atterrissage n’a été construite à ce jour. » 32.

Plusieurs scientifiques de renom ont abordé ce sujet durant la dernière décennie. Le terme même d’ effondrement a été popularisé par le biologiste évolutionniste américain Jared Diamond lors de la parution en 2006 de son ouvrage : Effondrement. Comment les sociétés décident de leur disparition ou de leur survie33 dont le titre original est « Collapse: How Societies Choose to Fail or Succeed » (paru en 2005). Il insiste sur le fait que les déclins de civilisations proviennent de la rencontre de plusieurs paramètres dont les plus importants, selon lui, sont « des dommages environnementaux, un changement climatique, des voisins hostiles, des rapports de dépendance avec des partenaires commerciaux, et les réponses apportées par une société »34, auxquels s’ajoutent la surpopulation et l’épuisement des ressources naturelles. En 2013, les biologistes américains Paul R. Ehrlich et Anne Ehrlich, de l’Université Stanford, ont publié un article dans les comptes-rendus de la Royal Society (l’Académie des Sciences de Grande-Bretagne) montrant qu’un effondrement de notre civilisation était plus que probable et difficilement évitable35. En 2015, le chimiste et universitaire italien Ugo Bardi écrit le nouveau rapport du Club de Rome: Le grand pillage – Comment nous épuisons les ressources de la planète36 et insiste sur un point méconnu : la surexploitation des métaux et des minerais (principalement cuivre, zinc, or et uranium) est aujourd’hui telle que le risque de pénurie se rapproche, soit par la raréfaction, soit par le coût prohibitif de leur exploitation37,38.

Par ailleurs, le philosophe australien Clive Hamilton fait paraître en 2010 un ouvrage qui prend acte des menaces qui pèsent sur nos civilisations. Le livre intitulé « Requiem for a Species » est traduit en français en 2013 (titre français: Requiem pour l’espèce humaine)39. Le texte en 4e de couverture annonce que : « Le monde est en train de basculer dans un avenir hostile. Notre obstination à tirer profit de la planète au-delà des limites supportables par son écosystème a déclenché des effets indirects si dramatiques que la crise climatique menace désormais notre existence». En 2013, Dmitry Orlov, ingénieur et écrivain russe-américain, spécialiste de la notion d’effondrement, énumère les cinq stades de l’effondrement, le premier étant, selon lui, déjà en cours de réalisation : 1) l’effondrement financier, suivi de près par : 2) l’effondrement commercial, 3) l’effondrement politique, 4) l’effondrement social, et enfin, 5) l’effondrement culturel ; les 3 derniers effondrements pouvant se chevaucher ou se réaliser de façon concomitante40.

Le sujet dépasse largement le cercle des scientifiques et des intellectuels; le pape, lui-même, s’émeut de l’avenir de la planète et de l’humanité. Il publie le 18 juin 2015 une encyclique (Laudato si’) consacrée aux questions environnementales et à l’écologie humaine41, ce qui est une première dans l’histoire de la papauté42. Le pape y « critique le consumérisme et le développement irresponsable tout en dénonçant la dégradation environnementale et le réchauffement climatique. »43,44. Selon lui, « il ne suffit pas de concilier, en un juste milieu, la protection de la nature et le profit financier, ou la préservation de l’environnement et le progrès. Sur ces questions, les justes milieux retardent seulement un peu l’effondrement. »45.

Le mouvement d’origine américaine Deep Green Resistance estime quant à lui que l’effondrement de la civilisation industrielle est souhaitable et doit même être provoqué, afin de laisser la possibilité à une société humaine plus respectueuse de l’environnement d’exister46.

Réactions à la notion d’effondrement dans l’espace francophone

En France, dès 1973, l’agronome René Dumont reprend les conclusions du club de Rome et en développe les conséquences47. Dans son ouvrage L’Utopie ou la mort ! il évoque déjà, selon ses propres termes, « la fin de la civilisation » pour le début du XXIe siècle. Afin d’y échapper il proposait comme piste : « le contrôle démographique; les économies d’énergie; la coopération internationale avec les pays en voie de développement; la protection et la remédiation des sols. »48. Il défend ses idées et les fait découvrir aux Français en se présentant à l’élection présidentielle française de 197449 ; il sera le premier candidat écologique à se présenter à la présidentielle en France.

L’astrophysicien canadien Hubert Reeves dans son ouvrage Mal de terre paru en 2003 avertit des multiples menaces qui pèsent sur la planète et ses habitants : « son diagnostic est alarmant : si la vie sur Terre est robuste, c’est l’avenir de l’espèce humaine qui est en cause. Le sort de l’aventure humaine, entamée il y a des millions d’années, va-t-il se jouer en l’espace de quelques décennies ? Notre avenir est entre nos mains. Il faut réagir, et vite, avant qu’il ne soit trop tard. »50,51

L’ancien ministre de l’environnement et président de l’Institut Momentum, Yves Cochet, a été, en ce début de millénaire, un des fers de lance de cette nouvelle vague d’alertes sur le risque d’effondrement52,53, en particulier dans son livre Pétrole apocalypse (2005). D’autre part, l’ingénieur polytechnicien Jean-Marc Jancovici, ex collaborateur de l’ADEME (concernant notamment la mise au point du bilan carbone) et participant en 2007 au Grenelle de l’environnement, alerte régulièrement, depuis 200154, sur les menaces directes qui pèsent sur l’humanité, principalement par la conjonction de l’effondrement des ressources énergétiques et des effets du réchauffement accéléré du climat55,56.

En 2013 paraît le livre Du risque à la menace co-écrit par un collectif rassemblant les « contributions des meilleurs spécialistes de la question des risques dans les domaines de l’histoire, de l’économie, de la sociologie, du droit, de l’environnement et de la médecine, (et qui) montre comment les sociétés technologiquement avancées progressent, inexorablement semble-t-il, vers un horizon obscurci par la menace »57,58.

L’ingénieur centralien, Philippe Bihouix, « face aux signaux alarmants de la crise globale », préconise en 2014 de se tourner vers les « low-tech » (expression qui prend le contre-pied de « high tech »), technologies moins énergivores et moins polluantes qui permettraient, selon lui, de « conserver un niveau de confort tout en évitant les chocs des pénuries à venir. »59. En effet, la raréfaction prévisible des métaux condamne à terme la civilisation technologique qui utilise des métaux rares60,61,62.

En 2015 est publié le livre Comment tout peut s’effondrer63, co-écrit par Pablo Servigne et Raphaël Stevens64,65, et qui synthétise les principaux paramètres qui peuvent conduire notre civilisation à l’effondrement. Ils créent le néologisme « collapsologie »66,67 qui se définit, selon leurs termes, par « l’exercice transdisciplinaire d’étude de l’effondrement de notre civilisation industrielle (…) ». Selon les auteurs, les principaux facteurs d’effondrement sont l’approche des limites physiques (manque de ressources et énergie), le dépassement de frontières (seuils de basculement irréversibles des systèmes climatiques et écosystémiques), l’inertie de notre société (phénomène de verrouillage socio-technique), et la fragilité des réseaux (financiers, d’approvisionnement, d’information, etc.).

En 2016, Renaud Duterme publie De quoi l’effondrement est-il le nom ? qui retient le côté politique de la notion d’effondrement en pointant « l’écrasante responsabilité des classes dirigeantes68 ». Cette possibilité est aussi clairement évoquée par l’économiste en chef de l’Agence Française de Développement, Gaël Giraud69.

Paul Jorion, anthropologue, sociologue et économiste belge, docteur de l’Université libre de Bruxelles, indique dans son livre, qui parait en mars 2016, Le dernier qui s’en va éteint la lumière : Essai sur l’extinction de l’humanité que « notre monde est sous l’impact de trois pertes de contrôle majeures »: d’une part environnementale, (en utilisant 1,6 planète pour notre activité économique avec les conséquences qui en découlent : réchauffement climatique, épuisement des ressources etc.), d’autre part économique et financier, et enfin la trop grande complexité, à quoi s’ajoute la question de l’intelligence artificielle.70 Il évoque la fin probable de l’humanité dans 3 générations.71, 72

En novembre 2015, à la veille de la Conférence de Paris de 2015 sur le climat (COP21), le Collège de France s’empare du sujet par le biais du réchauffement climatique et propose trois colloques qui mettent au jour la gravité alarmante des enjeux73,74.

En France, les personnes qui réfléchissent et échangent autour de ce sujet (les collapsologues) se rassemblent autour de l’Institut Momentum présidé par Yves Cochet, du site Collapsologie.fr de Pablo Servigne et Raphaël Stevens, et de l’association Adrastia constituée notamment par le conférencier et auteur Vincent Mignerot75. En Belgique francophone, le groupe de réflexion « Construire un déclin » propose depuis 2015 une docuthèque sur les notions de collapsologie, d’effondrement et de résilience76.

Il existe aussi un nombre croissant de personnes qui se préparent à une telle éventualité, un mouvement très diversifié appelé survivalisme77 et attaché à l’autonomie durable78,79.

Thèses opposées ou nuancées sur le sujet des risques d’effondrement

Même si le grand public, en particulier en Europe, n’avait que peu connaissance du rapport Halte à la croissance ? publié en 1972 par le club de Rome, la classe politique internationale a pris en considération ses conclusions et les différents scénarios d’évolution des sociétés qu’il proposait. Le président Ronald Reagan, quant à lui, a répondu, dans un discours de 1983, aux inquiétudes du collectif d’auteurs du rapport à l’université de Columbia en 1983 : « Il n’y a pas de limite à la croissance, car il n’y a pas de limite à l’intelligence humaine, à son imagination et à ses prodiges. »80.

Les principaux adversaires des conclusions du rapport Meadows furent le « prix Nobel » d’économie Friedrich Hayek « représentant de l’école autrichienne d’économie à tendance libérale »81 ; le docteur en économie et professeur au Balliol College, à Oxford, Wilfred Beckerman82 dans son ouvrage In Defence of Economic Growth ; et enfin l’économiste proche de l’école autrichienne d’économie, professeur d’université à Vienne puis Harvard, Gottfried Haberler dans son livre Economic Growth and Stability83. Tous trois contestèrent la méthode de calcul du rapport Maedows (dit rapport du club de Rome)84.

Après les années 1980, la question du risque d’effondrement a été moins présente dans les débats mais des courants de pensée influents ont prolongé sa critique. La foi en la possibilité d’un développement infini dans un monde fini fait appel au mythe de la corne d’abondance et les défenseurs de cette perspective sont souvent nommés les cornucopiens.

Parmi les acteurs de la critique du risque d’effondrement, certains proposent notamment que l’entropie puisse être contrecarrée, permettant aux sociétés industrielles de progresser indéfiniment en dépassant les contraintes de la fin des ressources et des limites des approvisionnements en énergie : par exemple, selon l’homme politique Lyndon Larouche, grâce à la néguentropie85 et dans sa propre conception de l’économie réelle, l’humain, en comprenant les lois de l’univers, a la capacité d’en égaler la créativité et d’en dépasser certaines contraintes limitantes.

Selon le physicien britannique David Deutsch, « il n’existe pas de barrière fondamentale, aucune loi de la nature ou décret surnaturel, empêchant le progrès. » à partir du moment où celui-ci ne s’oppose pas aux lois de la physique86,87.

Les modèles politiques et économiques du développement durable et de la croissance verte88 estiment par ailleurs que le déploiement de nouvelles technologies plus sobres ainsi que la modification de certaines habitudes de consommation permettraient d’éviter l’effondrement de la civilisation et de maintenir la croissance économique globale. L’ambition d’un découplage entre consommation de ressources et production de richesses est un argument clé dans cette optique.

Le transhumanisme89 qui envisage lui aussi un tel découplage propose également, en s’appuyant sur la notion d’extropie90, de penser un progrès perpétuel, par le développement illimité des sciences et des techniques91.

Certains acteurs de la controverse sur le réchauffement climatique 92 dont le représentant le plus célèbre en France est le géochimiste et politicien Claude Allègre93, estiment enfin que l’action de l’humanité sur l’environnement ne peut pas impacter le climat94 ou que, si l’humanité modifie bien le climat, cela pourrait ne pas avoir d’impact négatif sur les sociétés humaines, et même certains aspects positifs pour leur développement95,96.

Selon le paléoclimatologue australien Robert Carter, enseignant à l’université James-Cook en Australie, le réel danger n’est pas dans le réchauffement climatique auquel il ne souscrit pas mais « dans un refroidissement climatique, dû à la variation de l’activité solaire »97,98. Selon le géologue américain Don Easterbrook, professeur à l’université Western Washington, le réchauffement est passager et prévoit un refroidissement « dû au passage de l’oscillation décennale du Pacifique (ODP) » pour bientôt et jusqu’en 2035 suivi d’une période de faible réchauffement pour arriver à +0,3 °C en 210099.

Le philosophe et ancien ministre de l’éducation Luc Ferry pour sa part, ne conçoit pas de risque spécial à moyen terme lié au réchauffement climatique mais reste beaucoup plus pessimiste quant à l’épuisement des matières premières non renouvelable et prêche non pas pour une décroissance mais pour une croissance non polluante100.

Bibliographie

Bibliographie contradictoire

Notes et références

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  4. http://science.sciencemag.org/content/347/6223/1259855 [archive]
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  94. https://fr.sott.net/article/17705-Le-mensonge-du-rechauffement-climatique-anthropique-une-poule-aux-ufs-d-or-qui-ne-doit-pas-mourir [archive]
  95. http://rmc.bfmtv.com/emission/philippe-verdier-dans-les-gg-il-y-a-des-effets-positifs-au-rechauffement-climatique-919503.html [archive]
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  100. https://www.youtube.com/watch?v=J3Nw80d08MM [archive]
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8 commentaires pour 316 – Page wikipedia sur risques d’effondrement

  1. Vincent Mouret dit :

    Bonjour; je suis l’initiateur (et un des contributeurs) de cet article Wikipédia et je suis particulièrement touché par vos mots et la sauvegarde de cet article qui est effectivement appelé à disparaitre ce dimanche 22 août soir si les votes « Supprimer » dépassent les votes « conserver » en page de discussion (attention, seuls les contributeurs -créateur ou modificateur- à + de 50 articles Wikipedia ont des avis pris en compte. Les autres peuvent toujours soutenir l’article en bas de la page discussion de l’article wikipedia ; ça peut toujours servir et ça remonte le moral !!) Je signale que je viens juste de remanier la page (l’organisation est différente, mais le fond est le même). Je vous remercie vivement de votre soutien !

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    • bebecadum dit :

      Vous avez bien fait.
      Ceux qui arguent que le sujet est traité dans « risques de catastrophe planétaire » confondent la maison et ses occupants. L’ile de Pâques est toujours là, ses occupants ont disparus ( et la planète a continué a tourner.).
      Bien qu’imbriqué le « Le risque d’effondrement de la civilisation industrielle » est un sujet bien différent du « risque de catastrophe planétaire ».
      En un mot les civilisations sont une affaire d’homme, les planètes sont une affaire de…….Dieu seul le sait.

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  2. Vincent Mouret dit :

    je voulais dire : ce dimanche 21 août au soir !!

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    • @ Vincent Mouret
      Ouf , mais  » Conservation par défaut (la question de l’admissibilité pourra être reposée dans quelque temps  » ..
      Je pense qu’il y aurait un ajout intéressant dans la section  » 2011 à nos jours « , c’est l’avis de François Morin dans son livre « l’Hydre mondiale » . J’ai recommandé ce livre que j’avais prêté sans retour ;-), dès que je l’ai je tenterai de vous proposer quelques lignes
      A-J Holbecq

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    • AJ Holbecq dit :

      Je commente sous mon nom cette fois.
      J’ai retrouvé les principaux chiffres de son livre
      Proposition, n’hésitez pas le copier-coller 😉 :
      <>

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      • AJ Holbecq dit :

        « François Morin, économiste et professeur émérite de sciences économiques à l’Université de Toulouse a été membre du Conseil général de la Banque de France et du Conseil d’analyse économique.
        Dans « L’hydre mondiale : L’oligopole bancaire », ed Lux, 2015, (ISBN 978-2-89596-199-4 )il mets en garde sur le fait que le total de bilan des 28 banques de l’oligopole (50 341 milliards de dollars) est supérieur, en 2012, à la dette publique mondiale (48 957 milliards de dollars). Il explique comment seulement 14 banques de taille mondiale constituent un oligopole détenant des produits dérivés dont le montant des valeurs assurées atteint 710 000 milliards de dollars, soit plus de 10 fois le PIB mondial. Certains de ces produits sont très spéculatifs et leur déclenchement peut s’avérer catastrophique en cas de crise. « 

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  3. Renaud dit :

    Merci André-Jacques pour cet énorme dépôt documentaire dont je connais seulement une petite partie.
    Je vais voir ce que je pourrais dépiauter de plus utile et instructif relativement aux temps présents.

    Question sans doute ingénue, quels sont donc les « raisons » de ceux qui voudraient supprimer cette page?

    En lisant cette page, il m’est revenu en mémoire, la lecture en 2000 d’un rapport (qu’il serait intéressant de retrouver) qui aurait été annoncé comme provenant de la CIA. C’était pendant la campagne électorale du président Bush-jr précédant son premier mandat donc en 2000. Ce rapport, qualifié de « confidentiel » était complètement catastrophiste, annonçant (donc en 2000) sous 20-25 ans une détérioration avancée du climat à la grande échelle, un « bondissement » des températures jamais observé, des ouragans, tornades et cyclones à répétition, sécheresses, inondations, épidémies, etc, se succédant s’intensifiant et s’amplifiant… On a tout de suite pensé à de la désinfomation au service de la campagne électorale de Bush. En effet, les organismes opaques comme la CIA étudient des milliers de sujets, mais en général diffusent très peu leurs contenus réservés en principe à la « sécurité » des USA, sauf, bien sûr, quand ça les « arrange »… en tel ou tel moment de la politique des États-Unis… Sous toutes réserves et surtout selon toute apparence seulement, ce rapport ne serait pas si faux avec le recul de 16 ou 17 ans en cette année 2016. Mais : prudence!

    Mais enfin, il n’y a guère moyen de savoir si, sur le long terme, il y aurait nettement confirmé (au moins sur le moyen terme) un réchauffement climatique certain. Maintenant, comme d’autres, on peut penser que, puisqu’il y aurait un phénomène (déterminant??) d’origine anthropique avec, au moins, les émissions croissantes de GES depuis environ 1 siècle ½, à cause des activités humaines, une certaine chaleur piégée dans l’atmosphère favorisant peut-être la fonte du permafrost entraînant ou augmentant un phénomène s’auto-alimentant dangereusement, etc, mais ça serait plus déterminant s’il y avait, en plus, confirmation d’un cycle -naturel- de réchauffement climatique, même modéré. Je n’ai jamais vu dans les articles (sauf omission de ma part car je n’ai pas tout lu, vu et entendu et de loin) d’allusion aux travaux de Milankovitch connus sous le nom de -cycles de Milankovich- (1ère moitié du 20ème siècle) dont les recherches et les théories auraient été validées expérimentalement durant les années 70 et qui seraient probantes par recoupements relativement à ce qu’on sait du Soleil et des ‘fluctuations’ du ballet de la Terre autour su Soleil sur le très long terme. Toujours est-il qu’on constate, sinon un vrai réchauffement climatique(?), du moins une augmentation des -AMPLITUDES-, plus de chaud, plus de froid, plus de tempêtes, de tornades, d’ouragans, de trombes, plus de longs calmes (dans le Pacifique), plus de sécheresses, plus de mouvements erratiques des courants marins, plus de fonte de glaciers mais aussi des épaississements en augmentation des glaces s’accentuant (sauf erreur) en Antartique. Car même s’il y a une augmentation des amplitudes des phénomènes mesurés, la -moyenne- concernée n’indique par forcément une augmentation de la température. Mais, de toute façon, attention quand-même! Car la médiatisation à outrance est une énorme caisse de résonance à laquelle nous ne prêtons presque jamais attention! Comme je le rappelle souvent, si l’éruption littéralement cataclysmique à l’échelle planétaire du volcan Krakatoa (ou Krakatau selon les transcriptions) (1) ayant eu lieu le 26 août 1883 et jours suivants en Indonésie (alors territoire des Pays-Bas) à l’extrême Sud-Est de l’Île de Sumatra, donc très près du détroit de la Sonde qui sépare de quelques kms Sumatra de Java (Djakarta la capitale étant à l’extrême Nord-Ouest de Java, très près du détroit de la Sonde) donc si cette éruption avait lieu aujourd’hui dis-je, où tout le monde a son smartphone dans sa poche, et bien en très peu d’heures la planète entière croirait que c’est la fin du monde…

    Les question respectives de l’entropie et de la néguentropie soulevées ici sont sans doute décisives. Depuis le 19ème siècle, le 2ème principe de la thermodynamique n’a jamais été démenti. Dans l’incertitude de la néguentropie, l’une des attitudes à observer de plus en plus en tous domaines quels qu’ils soient, c’est de ne pas augmenter l’entropie dans notre espace-temps. J’ai toujours été intrigué par le rapprochement phonétique des deux termes : anthropique et entropie; ce qui est -anthropique- accentue l’-entropie-. À cause de cela, j’ai toujours dit qu’il fallait prendre comme modèle de société, le vivant, la biologie cellulaire. La cellule vivante qui a des parois, des frontières filtrantes dans les deux sens entrée et sortie. Ces parois-là aident à la respiration saine et aux échanges féconds, la suppression des parois entraîne l’intoxication et l’étouffement. C’est ce qui se produit avec l’ Europe » et la mondialisation. Dans la « cellule » vivante d’un société, avec le libre-échange forcé contemporain, c’est le risque du sida économique et social, autrement dit, la destruction des défenses internes immunitaires d’un organisme, ici destruction des sociétés. C’est cette entropie massive que nous voyons se développer d’autant plus dramatiquement qu’elle est mal perçue.

    Quant au domaine financier et son emprise globale « déterminante », à mon humble avis, et sauf si un élément extérieur à ce système financier survenait et soit suffisamment puissant et déstabilisateur, et bien (j’espère me tromper lourdement) ce système financier risque de durer indéfiniment sous les regards vides des plus « hauts dirigeants » du poker-menteur économique et financier orchestré par les banques centrales, dont les QE risquent de se perpétuer pour un temps indéterminé (au Japon, ça fait déjà ~26 ans!) sauf si, entre-temps, les sociétés civiles productrices, enfin lucides et enfin fixées sur elles-mêmes, ne renversent pas la table du jeux odieusement truqué pour passer en force à d’autres choses constructives.

    Seulement nous avons peur de perdre le peu que nous avons et ça nous rend pleutres et passivement complices. Mais ce système se fiche du tiers comme du quart pourvu qu’il contrôle tout y compris bien sûr ses « opposants » qu’il récupère et qui servent de leurres. Exemples de noms pris en vrac et évocateurs: Varoufakis, Tsipras-le-fusible, Podemos, Mélenchon, Macron et autres le Pen, etc, et leurs alter-égos en « Europe » et dans le monde, sans doute eux aussi fourbis par des Soros et consorts… À cette heure, ce système mondialiste n’a sans doute pas tiré toutes ses cartouches. Par exemple, des réseaux internet comme: Avaaz, ou plus récent: Change.org, lancent des pétitions « mondiales » pour de « nobles causes », effectivement il y en a. Mais le grand art consiste à mélanger les « bonnes » et les « mauvaises » causes pour faire passer ces dernières dans les chaumières… Ainsi les mauvaises causes sont « cautionnées » par les bonnes causes… et le « peuple » est sensé applaudir à sa perte de possibilités de contrôler son sort. Cela cautionne le système centralisé et mondialisé avec des accents du grand soir libérateur que la « volonté générale » (de qui??? de quoi???) fait s’approcher…

    S’agissant d’effondrement dans d’assez nombreux domaines, il y a des effondrements soudain, inattendus, donc imparables. Il y a des effondrements progressifs, financiers, économiques et sociaux (comme maintenant) d’une durée indéterminée, dont nous suivons vaille que vaille la « progression » ayant vécu des degrés précédent du présent stade d’effondrement, donc nous nous attendons, en principe, à la suite de l’effondrement. Mais du seul fait de s’y attendre, l’effondrement ne devrait pas ressembler à ce que nous attendons… tout en cherchant la plus grande lucidité possible, projections personnelles ou collectives s’abstenir.

    Mais les perspectives de techniques nouvelles ne sont pas absentes, loin de là, bien compris le barrage financier quasi absolu… Ainsi, sauf si des dispositifs scientifiques et techniques devaient émerger plus rapidement et répondre sans dommage à l’environnement à nos besoins de base en énergie, je veux juste évoquer les avancées documentées très réelles des possibilités d’utilisation de l’hydrogène avec -la pile à hydrogène- (ou pile à combustible, c’est pareil) pour autant que cet hydrogène soit produit avec des énergies renouvelables. Bien sûr, nous ne sommes pas sortis de l’auberge (en France, nous aurions 7000 éoliennes, à cette heure, et c’est un gouffre financier… elles ne produirait que moins de 4% de l’énergie en France) les panneaux solaires seraient plus prometteurs étant entendu qu’il faut 5 ans avec les paramètres actuels pour amortir un panneau solaire. Mais, ceci étant (à suivre) la technique de la -pile à hydrogène- (utilisée de longue date dans l’Aérospaciale) est de plus en plus au point, son prix en baisse conjuguée avec le stockage de l’hydrogène, ce qui est décisif, sous forme solide désormais au point. Ces technologies relatives à l’hydrogène sont à la portée de la majorité des pays et l’on peut penser sans trop de risques de divaguer que d’ici à quelques décennies, l’hydrogène (donc à moins que quelque chose d’autre intervienne avant plus performant en rendements propres) aura supplanté le pétrole donc les énergies d’origine fossile, le problème du CO² ne se posera plus. Ce ne seraient plus les forces telluriques et chtoniennes qui nous détermineraient, mais une force céleste provenant très concrètement du Soleil. Quel beau symbole de civilisation !

    Au passage, un élément d’importance à noter dans notre attitude, c’est à dire celle de M et Mme tout le monde. Ce qui est progressif ne nous inquiète pas trop. Les QE (création massive de monnaie par les banques centrales, planches à billets dit-on) sont le chloroforme de nature financière idéale comme « tranquillisant »pour les marchés et les (grosses) banques, pour les politiques et pour les sociétés mais indirectement et sans que ces dernières le sachent vraiment, ainsi les apparences sont sauves… pour le moment… ça peut durer pourvu que rien ne change… Les attentats des islamistes sont très graves, mais suffisamment espacés… Par ailleurs, les Tchernobyl (ex-Urss), les Fukushima (Japon), les séismes dévastateurs (Haïti et d’autres), les tsunamis (Thaïlande) et autres cyclones (Philippines, Amérique-Centrale et d’autres) sont des phénomènes naturels dont certains sont peut-être déclenchés indirectement par les activités des hommes. Ces phénomènes sont terribles et graves, colportés et encore amplifiés par les média. Mais certains phénomènes tout aussi graves mais non spectaculaires et bien plus longs sont tus par les mêmes média, ils sont de longue portée et répétitifs, mai ils ne nous déstabiliseraient « encore » pas trop…. Pourtant, la routine est beaucoup plus importante et « décisive » que le spectaculaire. Ce sont les phénomènes -routiniers- de la pauvreté et de la misère qui sont les plus déterminants, loin des cameras et du vacarme médiatique (vacarme qui va changer demain parce qu’il se sera passé autre choses ailleurs) mais la pauvreté ancienne et nouvelle est toujours là, elle s’étend alors que notre attention est captée ailleurs pendant quelques jours, etc, etc, puis l’on passe à « autre chose »…

    Pour ma part, la sphère financière est l’élément clé. Car c’est la barrière infranchissable pour la plupart de nos contemporains pour obtenir et conserver la valeur (monétaire ET d’usage) des richesses ce qu’ils produisent. L’ « adoration » du marché tout puissant et thaumaturge qu’on nous inculque est un immense fourvoiement de notre entendement tout comme l’était l’ « adoration » du socialo-communisme. Quand J. Attali déclare péremptoirement que : « Dans le monde à venir, ce sera ou le marché ou la Corée du Nord! ». Nous voilà à nouveau placés devant une dialectique qui n’est qu’un hachoir mortifère; dans l’histoire ce n’est pas nouveau, mais chaque fois on tombe dans ce piège dialectique et les drames qui suivent. Dans le monde contemporain bourré de progrès techniques, les progrès dans la production ne sont pas suivis dans leur distribution. Que manque-t-il à cette production prodigieuse? Il manque la clé de la distribution. C’est à dire l’argent représenté part les progrès techniques. Car, aujourd’hui, les progrès techniques n’ont pas leur équivalents monétaires ce qui frustre toutes les sociétés productrices du monde sans que celle-ci comprennent vraiment l’origine du déséquilibre occasionné non pas par le manque de produits ce qui se comprendrait aisément, mais par le « manque d’argent ». Les sociétés productrices actuellement commencent seulement à se rendre compte de l’origine financière des principaux maux dont elles souffrent en tant qu’humanité dite « moderne ». Des solutions existent et à mon niveau infime, j’y participe. Le projet du 100%-monnaie est un bon début, par exemple en Suisse on dit : monnaie pleine. Observer la Suisse est instructif et motivant (pas la Suisse bancaire qui est aussi critiquable que tout le système financier dans le monde, mais la Suisse territoriale s’entend) car l’organigramme politique et social de la Suisse territoriale est la —SUBSIDIARITÉ— le pouvoir politique et économique va de bas en haut, chaque niveau se prend en charge et ce que ce niveau ne peut pas faire est transmis au niveau supérieur. C’est pas tout à fait une boutade, mais il faut demander le rattachement de l’ « Europe » à la Suisse et surtout pas l’inverse. Quel pas en avant!! Là aussi, sujet à ne pas lâcher.

    Renaud Laillier

    (1) il est possible que cette éruption titanesque du Krakatoa en Indonésie, en août 1883 tout au Sud-Est de Sumatra, ait été à l’origine de ce mini épisode de refroidissement terrestre dans les années 80 du 19ème siècle (~6 ans, de fin 1883 à 1889) où l’on constata rétroactivement une baisse remarquable des rendements agricoles sûrement dues aux molécules étant restées en suspension plusieurs années dans l’atmosphère et la haute atmosphère, réduisant d’autant le rayonnement solaire. Jusqu’à la Russie de l’époque faisant don d’un nombre de tonnes de blé considérable à la Suisse qui était alors presque au bord de la famine!

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  4. brunoarf dit :

    Chômage en France : record battu.

    Chiffres de juillet 2016 : catégorie A, B, C, D, E :

    6 513 900 inscrits à Pôle Emploi : record historique battu.

    Variation sur un mois : + 0,2 %

    Variation sur un an : + 1,5 %

    http://dares.travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/pi-mensuelle-kaarpfd3e0.pdf

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