308 – Le nécessaire effort pédagogique

Le nécessaire effort pédagogique

lundi, 04.01.2016

Christian Gomez*

Christian Gomez

Il faut être respectueux de ceux qui posent des questions ou avancent des critiques car il est toujours intéressant de voir où se trouvent les difficultés de compréhension du projet défendu et les carences de sa propre communication pour le promouvoir. De ce point de vue, l’article de Daniel Kalt, chef économiste d’UBS pour la Suisse (Investment Office) est un bon exemple de l’effort de pédagogie qu’il nous faut faire, car la liste des incompréhensions, des malentendus et des erreurs d’interprétation, sans parler des divergences théoriques de fond, est longue, comme le montre notre présentation ci-dessous.

Une incompréhension des mécanismes de création monétaire par le crédit bancaire

Il est incorrect de dire que les dépôts sont «mobilisés» pour prêter à un terme plus long. En fait, ils sont créés par le crédit initié par la banque dont l’opération va consister dans l’échange d’une promesse de payer à terme de l’emprunteur contre son propre engagement de payer à vue les dépenses de ce dernier, créant ainsi un dépôt à vue qui va circuler, donc un moyen de paiement. Il s’agit d’un privilège extraordinaire au sens propre, car en générant cette opération, elle perçoit un intérêt sur des sommes qu’elle crée «ex nihilo». D’où la comparaison souvent faite par les plus grands économistes (par exemple, Allais, prix Nobel 1988) avec les opérations des «faux-monnayeurs».

Une incompréhension de la différence entre monnaie et épargne

Il est incorrect de dire que l’action des banques est «seulement» de mobiliser une épargne dont «elles transformeraient les échéances», ce qui, soit dit en passant, crée dans le système monétaire une instabilité majeure qui disparait dans la réforme Monnaie Pleine (MP). Dans l’opération bancaire de création d’un dépôt à vue par l’octroi d’un crédit, il s’agit bien d’un pouvoir d’achat nouveau (le dépôt à vue créé) qui est injecté dans l’économie, avec toutes ses conséquences induites sur les marchés des produits et services ou les marchés financiers. Une épargne, elle, est issue d’un revenu, donc d’une production préalable. Quand elle finance un crédit, elle transfère un pouvoir d’achat existant, elle ne le crée pas.

Une incompréhension des conséquences de cette différence

Il est incorrect de ne pas dissocier les deux cas. Dans le cas d’un financement par l’épargne courante, l’économie évoluera sur un sentier de croissance stable et équilibrée. Tandis que dans le cas d’un financement monétaire par le crédit bancaire, l’alimentation de l’économie en moyens de paiement dépendra des humeurs optimistes ou pessimistes des emprunteurs (envie de s’endetter) et des banques (désir de prêter) avec deux conséquences: 1) une instabilité chronique de l’économie, avec des bulles de toutes sortes dans les phases d’optimisme, ou un marasme chronique (situation de la plupart des pays occidentaux depuis 2008) «quand le cœur n’y est plus» , 2) en cas d’excès de crédit ou de faillites en chaîne, des défaillances possibles d’institutions clefs susceptibles d’entraîner un effondrement complet du système de paiement. Donc de l’économie du pays (en tant que collaborateur d’UBS, cela devrait rappeler quelques souvenirs angoissants à M. Kalt…)

Une incompréhension complète du mode de passage du système actuel au système MP

Il est incorrect de présenter la mise en œuvre de la réforme comme une opération périlleuse présentant des risques cataclysmiques. Elle ne présenterait au contraire aucune difficulté particulièrement en Suisse, en dehors d’une surcharge de travail supplémentaire pour les comptables et les informaticiens. Le jour du Big Bang, dénomination adoptée par M. Kalt: 1) les déposants ne verraient quasiment aucun changement dans la gestion de leurs dépôts à vue qui seront, sur le plan comptable, sortis du bilan des banques et traités pratiquement comme le sont les titres aujourd’hui, 2) Les emprunteurs ne subiraient aucun changement par rapport à la situation actuelle et n’auraient absolument rien à faire, 3) pour les banques, «la tâche colossale… de remplacer les nombreuses relations d’affaires nationales et internationales» serait réduite à rien, puisqu’elle n’existe que dans son esprit. Le financement de la perte des dépôts à vue au passif de leurs bilans risquerait d’être pour la Suisse singulièrement allégé car les gigantesques réserves excédentaires à l’actif (400 milliards de francs fin octobre) n’auraient pas dû échapper à son attention… En tout état de cause, pour répondre complètement à son interrogation, lorsqu’un prêt de la banque centrale apparaît nécessaire (cas de nombreux pays) pour compléter le financement des banques dans la phase de transition, ce dernier ne pose aucun problème lié à d’éventuels défauts de paiement des clients des banques. En effet, les pertes encourues seraient à la charge des banques initiatrices de ces prêts (actionnaires, prêteurs juniors,…), dont M. Kalt loue par ailleurs, pour la Suisse, la solidité financière nouvelle.

Une incompréhension des conséquences de la réforme sur l’offre de fonds prêtables

Il est incorrect de dire que la réforme pourrait entraîner des problèmes de financement dans différents secteurs de l’économie, dont les PME/TPE ou l’investissement résidentiel. Il y a à cela au moins trois raisons: 1) d’abord parce que l’épargne suisse est surabondante, d’où son excédent chronique de balance des paiements courants et la pression constante à la hausse du franc que cette situation implique, 2) parce que la monnaie non créée par les banques serait créée et dépensée ailleurs et que cela engendrerait plus de ressources à placer (moins d’impôts par exemple si tel est le choix des suisses). En tout état de cause, une hausse du revenu par effet multiplicateur d’où un surplus d’épargne pour accompagner la progression de l’économie et du crédit. 3) Enfin, en cas de fluctuations jugées inopportunes de la demande globale ou des taux d’intérêt, la Banque nationale aurait toutes les possibilités pour agir de manière beaucoup plus efficace qu’aujourd’hui et ajuster la trajectoire de l’économie suisse.

Une incompréhension des conséquences de la réforme sur les conditions du crédit

Il est incorrect de dire qu’il y aurait une «montée en flèche» de taux d’intérêt sur les crédits. D’abord, parce qu’il n’y a aucune rareté d’épargne à craindre, comme indiqué précédemment. Ensuite parce qu’un environnement stable et prévisible est fondamentalement favorable pour les placements à long terme. Ensuite, parce que les banques fixent les taux du crédit non en fonction du coût de leurs ressources, mais des conditions du marché (en Libor + marges) afin de pouvoir les titriser sans pertes le cas échéant. Ce qui leur permet d’empocher «plein pot» la rente monétaire entre les taux des crédits et le coût nul des dépôts qu’elles créent. C’est au contraire dans le cadre du système actuel que les conditions du crédit bancaire risquent d’augmenter drastiquement. Pour pallier l’instabilité chronique du système auquel adhère M. Kalt, il faut augmenter le capital et les ressources subordonnées tout en autorisant les possibilités de «bail in» sur les dépôts (réduction des dépôts des déposants pour payer les créanciers de la banque). Un point oublié par l’auteur de l’article, qu’il serait intéressant de discuter….

Le tableau des critiques de M. Kalt ne serait pas complet sans une référence au renforcement du franc en cas de réussite de la réforme (!), afin de finir d’effrayer les lecteurs peu avertis. Nous y répondrons dans un autre cadre, car celui-ci est déjà très fourni. Il nous semble que, dans l’ensemble, l’article de l’économiste de l’UBS vise essentiellement à donner une image négative, voire noire, de la réforme, sans trop se soucier de la rigueur des arguments, pour en détourner aussi vite que possible les citoyens suisses et protéger ainsi les intérêts qui pourraient se trouver fragilisés par une discussion trop approfondie des tenants et aboutissants de l’activité bancaire dans le cadre actuel. Ce n’est pas ainsi qu’un débat fructueux peut s’engager autour d’une réforme qui pourrait s’avérer capitale pour le bien commun des Suisses, et qui fut non le fruit de quelques cerveaux «illuminés», mais l’aboutissement des réflexions des plus grands économistes de tous les temps, de grands libéraux comme des keynésiens.

* Comité Modernisation Monétaire

 

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16 commentaires pour 308 – Le nécessaire effort pédagogique

  1. brunoarf dit :

    L’Europe allemande.

    L’Europe allemande est née en 1992, au moment du traité de Maastricht.

    Depuis 24 ans, l’Europe allemande est en place, à la grande satisfaction des collabos.

    Depuis 24 ans, l’Allemagne décide, les autres exécutent.

    Problème :

    A force, même les partisans de la construction européenne ne supportent plus l’Europe allemande.

    Dernier exemple en date : le premier ministre italien, Matteo Renzi, est un fervent partisan de la construction européenne. Or Matteo Renzi vient juste de critiquer l’Europe allemande ! Même lui !

    Lisez cet article :

    D’après le quotidien Il Messaggero, M. Renzi aurait déclaré à ses conseillers: « le temps est venu de tourner la page à Bruxelles. Nous sommes fatigués que ce soit toujours les mêmes qui y commandent, autrement dit Berlin ».

    http://www.boursorama.com/actualites/entre-bruxelles-et-un-matteo-renzi-sur-de-lui-le-torchon-brule-4398afe7331122e049c8f304cb549310

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  2. RST dit :

    On attend avec impatience la réponse de M.Kalt 😉

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  3. brunoarf dit :

    Mardi 19 janvier 2016 :

    La Chine annonce pour 2015 sa plus faible croissance depuis un quart de siècle.

    La croissance chinoise a ralenti en 2015 à son plus bas niveau depuis 25 ans, a annoncé mardi le gouvernement, alors que l’essoufflement persistant de la deuxième économie mondiale, malgré l’essor des services, exacerbe l’anxiété des marchés mondiaux.

    http://www.romandie.com/news/La-Chine-annonce-pour-2015-sa-plus-faible-croissance-depuis-un-quart-de-siecle/667983.rom

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  4. jerome dit :

    Que penser de l’importance des canaux financiers qui aident à ce que la monnaie puisse circuler pour un optimum de transaction ?
    Est ce que les banques centrales seront assez souples pour augmenter ces flux financiers et donc les canaux qui les font circuler ?
    Certains pensent que la question cruciale se situe là (Brender, Pisani, gagna : Monnaie, finance et économie réelle).
    Mr Gomez n’en parle pas à ma connaissance ?

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  5. brunoarf dit :

    Mercredi 20 janvier 2016 :

    L’Italie est en faillite.

    Les banques italiennes sont en faillite.

    Quant à la Bourse italienne, elle n’arrête pas de s’effondrer : – 4,83 % ce soir.

    Bilan de la journée pour les valeurs bancaires :

    Banca Mediolanum : – 5,79 %

    Banca Monte Paschi Siena : – 22,20 % (cette banque est morte)

    Banca Pop Emilia Romagna : – 7,30 %

    Banca Pop Milano : – 6,52 %

    Banca Popolare : – 10,88 %

    Ubi Banca : – 6,68 %

    Unicredit : – 7,77 %

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  6. brunoarf dit :

    Mardi 12 janvier 2016 :

    Le ministre allemand du développement : « 8 à 10 millions de réfugiés sont en route. »

    « Seulement 10% des réfugiés en provenance de Syrie et de l’Irak ont atteint l’Europe jusqu’à présent, et 8 à 10 millions d’entre eux sont encore sur le chemin. »

    Cette déclaration, c’est celle du ministre allemand du Développement, Gerd Müller (CSU), auprès du journal Bild am Sonntag.

    http://www.bild.de/politik/inland/dr-gerd-mueller/erst-zehn-prozent-der-fluchtwelle-ist-bei-uns-angekommen-44081514.bild.html

    Qui sont les quatre cavaliers de l’Apocalypse ?

    Pour l’année 2016 en Europe, les quatre cavaliers de l’Apocalypse sont :
    – la crise des réfugiés
    – le terrorisme
    – la montée des populismes
    – la sortie du Royaume-Uni de l’Union Européenne.

    Manuel Valls et Jean-Claude Juncker ont eux-mêmes annoncé la couleur :

    en 2016, la zone euro et l’Union Européenne risquent de se disloquer.

    Jeudi 21 janvier 2016 :

    Davos : Manuel Valls craint une « dislocation du projet européen. »

    Le Premier ministre a évoqué la possibilité d’une « dislocation » de l’Union européenne, ce jeudi depuis le Forum économique de Davos.

    Le chef du gouvernement, qui s’exprimait avant une intervention du Premier ministre britannique David Cameron, a évoqué le risque d’une « dislocation du projet européen » à « très court terme », dans « les mois qui viennent », évoquant tour à tour « crise des réfugiés, terrorisme, montée des populismes et le potentiel Brexit, soit la sortie du Royaume-Uni de l’union ».

    Source :

    lexpress.fr/actualite/politique/davos-manuel-valls-craint-une-dislocation-du-projet-europeen_1755867.html

    UE : si Schengen s’effondre, l’euro sera menacé, dit Juncker.

    « Si l’espace européen Schengen de libre circulation venait à disparaître, c’est la monnaie unique, l’euro, qui serait rapidement menacé », a déclaré mercredi à Strasbourg le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker.

    Source :

    zamanfrance.fr/article/ue-si-schengen-seffondre-leuro-sera-menace-dit-juncker-19628.html

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  7. brunoarf dit :

    Il y a une bulle quand la valeur théorique est trop éloignée de la valeur réelle.

    Exemple de bulle :

    La bulle boursière : aujourd’hui, la valeur théorique des actions est trop élevée par rapport à leur valeur réelle.

    Mardi 26 janvier 2016 :

    La Bourse de Shanghai décroche de plus de 5%, ventes massives dans un climat de panique.

    La Bourse de Shanghai chutait mardi de plus de 5% peu avant la clôture, renversant la vapeur après deux séances de hausse, sur un marché plombé par des ventes massives dans un climat de panique générale.

    La Bourse de Shenzhen, deuxième place de Chine continentale, s’effondrait pour sa part de 6,13%, soit 113,18 points, à 1.732,60 points.

    http://www.romandie.com/news/La-Bourse-de-Shanghai-decroche-de-plus-de-5-ventes-massives-dans-un-climat-de/670267.rom

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  8. brunoarf dit :

    Angela Merkel est en train de péter un câble.

    Elle craque car elle est au pouvoir depuis presque 11 ans ?

    Trop de décisions qui se révèlent après coup catastrophiques ?

    Perte de contact avec le monde réel ?

    Trop de pression sur ses épaules ?

    Dépression nerveuse ?

    Samedi 30 janvier 2016 :

    Allemagne : Merkel au bord de la dépression nerveuse.

    http://www.lepoint.fr/europe/merkel-en-depression-nerveuse-29-01-2016-2014017_2626.php

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  9. brunoarf dit :

    Dimanche 31 janvier 2016 :

    La cote de popularité de la CDU de Merkel au plus bas.

    La cote de popularité de la CDU-CSU de la chancelière allemande Angela Merkel est tombée au plus bas depuis juillet 2012, selon un sondage qui met dimanche en évidence une poussée du populisme de droite. La droite conservatrice n’obtient que 34% d’opinions favorables.

    D’après ce sondage publié par le quotidien Bild am Sonntag, la CDU et son partenaire de la CSU en Bavière perdent deux points par rapport au précédent pointage. Le Parti social-démocrate (SPD), qui participe à la coalition au pouvoir à Berlin, recule lui d’un point à 24%, d’après ce sondage réalisé du 21 au 27 janvier.

    En revanche, le parti populiste AfD, qui a suscité un tollé samedi en suggérant que la police fasse « au besoin » usage d’armes à feu pour empêcher les migrants d’entrer en Allemagne, atteint un record à 12%, en hausse de deux points par rapport à dimanche dernier.

    Source :

    romandie.com/news/La-cote-de-popularite-de-la-CDU-de-Merkel-au-plus-bas/671953.rom

    La dernière phrase ahurissante d’Angela Merkel.

    L’année dernière, la bisounours Angela Merkel a fait venir en Allemagne 1,1 million de migrants syriens, irakiens, etc.

    Depuis cette décision, elle commence à comprendre quelles vont être les conséquences politiques et la réaction des autochtones. Voyant ce désastre, elle est en train de faire une dépression nerveuse.

    Angela Merkel a perdu pied.

    Elle continue de vivre dans un monde de bisounours, dans lequel les 1,1 million de migrants retourneraient bien gentiment en Syrie et en Irak :

    « Nous nous attendons à ce que, quand la paix sera revenue en Syrie, quand l’Etat islamique sera vaincu en Irak, ils retournent dans leur pays d’origine, munis du savoir qu’ils auront acquis chez nous » a déclaré Angela Merkel samedi 30 janvier.

    Mais oui, bien sûr.

    Un déni de réalité.

    Un refus d’accepter le monde réel.

    Un refus de vivre dans le monde réel.

    Un acharnement à rester dans le monde des bisounours.

    C’est grave, docteur ?

    http://www.lepoint.fr/europe/merkel-en-depression-nerveuse-29-01-2016-2014017_2626.php

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  10. brunoarf dit :

    Lundi 1er février 2016 :

    Patrick Artus (Natixis) : « La prochaine crise sera extraordinairement violente. »

    http://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/021663280823-p-artus-natixis-la-prochaine-crise-sera-extraordinairement-violente-1196739.php

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  11. brunoarf dit :

    Depuis septembre 2008, toute l’économie mondiale est en lévitation.

    Nous volons dans le ciel, au milieu des nuages, le cul posé sur une bulle.

    Il n’y a pas que la bulle boursière dans la vie.

    Il n’y a pas que la bulle immobilière.

    Il n’y a pas que la bulle de l’extraction pétrolière.

    Il n’y a pas que la bulle de l’art contemporain.

    Il y a aussi la bulle obligataire.

    Exemple : la bulle obligataire française.

    Plus l’économie réelle s’effondre, plus la France emprunte à des taux négatifs !

    Dans le détail, le pays a levé 481 millions d’euros à trois mois (12 semaines) à un taux de -0,420% et 2,995 milliards d’euros sur la même échéance (13 semaines) à un taux de -0,365% contre -0,359% lors de la dernière opération comparable le 25 janvier.

    Le Trésor a également levé 1,393 milliard d’euros à six mois (22 semaines) à un taux de -0,372% contre -0,365% et 1,878 milliard d’euros à un an (48 semaines) à un taux de -0,397% contre -0,376%.

    La France s’endette depuis fin août 2014 à des taux négatifs sur des échéances de court terme, ce qui signifie que les investisseurs, qui cherchent à tout prix des placements sûrs, perdent de l’argent en prêtant à la France, pour qui emprunter sur ces échéances devient rémunérateur.

    Source :

    romandie.com/news/Bonds-la-France-a-emprunte-lundi-un-total-de-6747-mrd-EUR-a-court-terme/672704.rom

    Quand ces bulles vont éclater, toute l’économie mondiale retombera sur terre.

    C’est ça, le défaut des bulles : elles finissent toujours par faire : « Plop ! »

    Patrick Artus (Natixis) : « La prochaine crise sera extraordinairement violente. »

    http://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/021663280823-p-artus-natixis-la-prochaine-crise-sera-extraordinairement-violente-1196739.php

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  12. brunoarf dit :

    Séisme politique au Royaume-Uni !

    Au Royaume-Uni, dans les semaines qui viennent, il y aura un référendum sur le maintien ou la sortie de l’Union Européenne.

    Dans le sondage du vendredi 5 février 2016, les partisans de la sortie de l’Union Européenne explosent leur record !

    Pour rester dans l’Union Européenne : 36 % des personnes interrogées.

    Pour sortir de l’Union Européenne : 45 % des personnes interrogées.

    Ne veut pas voter : 2 % des personnes interrogées.

    Ne sait pas : 18 % des personnes interrogées.

    Ensuite, l’institut de sondage pose la même question en excluant ceux qui ne savent pas et ceux qui ne veulent pas voter. Résultat :

    Pour rester dans l’Union Européenne : 44 % des personnes interrogées.

    Pour sortir de l’Union Européenne : 56 % des personnes interrogées.

    C’est la page 3 :

    https://d25d2506sfb94s.cloudfront.net/cumulus_uploads/document/4mzy46afe7/TimesResults_160204_EUReferendumDay1.pdf

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    • bebecadum dit :

      Je reprends à nom compte la citation de Churchill « Je ne connais rien à l’économie, mais j’en connais assez pour savoir que se débarrasser de Montaigu Norman serait une opération salutaire » (cité par JKGalbraith dans: Tout savoir , ou presque sur l’économie /page 11)
      Montaigu Norman dirigeait alors la Banque d’Angleterre.
      Dit autrement, s’ils s’en vont, bon débarras.

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  13. brunoarf dit :

    Et la bulle du secteur de l’acier ?

    Nous pouvons en parler ?

    Après tout, le secteur de l’acier est aujourd’hui une gigantesque bulle, qui ne demande qu’à éclater.

    Lundi 8 février 2016 :

    Acier : attention au « risque d’effondrement » du secteur (ministres européens).

    Plusieurs ministres européens de l’Economie ont mis en garde lundi dans une lettre commune contre « un risque important et imminent d’effondrement du secteur européen de l’acier », confronté au « dumping » pratiqué par la Chine et à une situation de surcapacité mondiale.

    Dans cette missive adressée à la Commission européenne, les ministres de l’Economie allemand Sigmar Gabriel, français Emmanuel Macron, italien Federica Guidi, polonais Mateusz Morawiecki, britannique Sajid Javid, belge Kris Peeters et luxembourgeois Etienne Schneider appellent l’Union Européenne à « utiliser tous les moyens disponibles » et à « agir fortement pour répondre à ce nouveau défi ».

    http://www.romandie.com/news/Acier-attention-au-risque-deffondrement-du-secteur-ministres-europeens/674354.rom

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  14. lapeyre dit :

    c’est plié…
    Conseil fédéral suisse : Le Conseil fédéral rejette l’initiative «Monnaie pleine» sans contre-projet

    https://www.zonebourse.com/actualite-bourse/Conseil-federal-suisse-Le-Conseil-federal-rejette-l-rsquo-initiative-Monnaie-pleine-sans-contre–21904332/

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    • AJ Holbecq dit :

      Mais non, pas du tout. Le Conseil Fédéral donne son avis (il rejette la proposition) mais le référendum aura bien lieu, c’est au peuple de décider …
      Le référendum aura lieu sans doute début 2017, plus vite mème que si le Conseil Fédéral avait souhaité faire une contre proposition (qu’il ne juge pas nécessaire de faire)

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