300 – Collapsologie

Paru sur Bastamag  http://www.bastamag.net/L-effondrement-qui-vient le 6 juin 2015

« Nous sommes en train de vivre une mosaïque d’effondrements »

la fin annoncée de la civilisation industrielle.

par Ivan du Roy 8 juin 2015

Sur les neuf frontières vitales au fonctionnement du « système Terre », au moins quatre ont déjà été transgressées par nos sociétés industrielles, avec le réchauffement climatique, le déclin de la biodiversité ou le rythme insoutenable de la déforestation. Transgresser ces frontières, c’est prendre le risque que notre environnement et nos sociétés réagissent « de manière abrupte et imprévisible », préviennent Pablo Servigne et Raphaël Stevens, dans leur livre « Comment tout peut s’effondrer ». Rappelant l’ensemble des données et des alertes scientifiques toujours plus alarmantes, les deux auteurs appellent à sortir du déni. « Être catastrophiste, ce n’est ni être pessimiste, ni optimiste, c’est être lucide ». Entretien.

Basta ! : Un livre sur l’effondrement, ce n’est pas un peu trop catastrophiste ?

Pablo Servigne et Raphaël Stevens : [1] La naissance du livre est l’aboutissement de quatre années de recherche. Nous avons fusionné des centaines d’articles et d’ouvrages scientifiques : des livres sur les crises financières, sur l’écocide, des ouvrages d’archéologie sur la fin des civilisations antiques, des rapports sur le climat… Tout en étant le plus rigoureux possible. Mais nous ressentions une forme de frustration : quand un livre aborde le pic pétrolier (le déclin progressif des réserves de pétrole puis de gaz), il n’évoque pas la biodiversité ; quand un ouvrage traite de l’extinction des espèces, il ne parle pas de la fragilité du système financier… Il manquait une approche interdisciplinaire. C’est l’objectif du livre.

Au fil des mois, nous avons été traversés par de grandes émotions, ce que les anglo-saxons appellent le « Oh my god point » (« Oh la vache ! » ou « Oh mon dieu ! »). On reçoit une information tellement énorme que c’en est bouleversant. Nous avons passé plusieurs « Oh my god points », comme découvrir que notre nourriture dépend entièrement du pétrole, que les conséquences d’un réchauffement au-delà des 2°C sont terrifiantes, que les systèmes hautement complexes, comme le climat ou l’économie, réagissent de manière abrupte et imprévisible lorsque des seuils sont dépassés. Si bien que, à force de lire toutes ces données, nous sommes devenus catastrophistes. Pas dans le sens où l’on se dit que tout est foutu, où l’on sombre dans un pessimisme irrévocable. Plutôt dans le sens où l’on accepte que des catastrophes puissent survenir : elles se profilent, nous devons les regarder avec courage, les yeux grand ouverts. Être catastrophiste, ce n’est ni être pessimiste, ni optimiste, c’est être lucide.

Pic pétrolier, extinction des espèces, réchauffement climatique… Quelles sont les frontières de notre civilisation « thermo-industrielle » ?

Nous avons distingué les frontières et les limites. Les limites sont physiques et ne peuvent pas être dépassées. Les frontières peuvent être franchies, à nos risques et périls. La métaphore de la voiture, que nous utilisons dans le livre, permet de bien les appréhender. Notre voiture, c’est la civilisation thermo-industrielle actuelle. Elle accélère de manière exponentielle, à l’infini, c’est la croissance. Or, elle est limitée par la taille de son réservoir d’essence : le pic pétrolier, celui des métaux et des ressources en général, le « pic de tout » (Peak Everything) pour reprendre l’expression du journaliste états-unien Richard Heinberg. A un moment, il n’y a plus suffisamment d’énergies pour continuer. Et ce moment, c’est aujourd’hui. On roule sur la réserve. On ne peut pas aller au-delà.

Ensuite, il y a les frontières. La voiture roule dans un monde réel qui dépend du climat, de la biodiversité, des écosystèmes, des grands cycles géochimiques. Ce système terre comporte la particularité d’être un système complexe. Les systèmes complexes réagissent de manière imprévisible si certains seuils sont franchis. Neuf frontières vitales à la planète ont été identifiées : le climat, la biodiversité, l’affectation des terres, l’acidification des océans, la consommation d’eau douce, la pollution chimique, l’ozone stratosphérique, le cycle de l’azote et du phosphore et la charge en aérosols de l’atmosphère.

Sur ces neuf seuils, quatre ont déjà été dépassés, avec le réchauffement climatique, le déclin de la biodiversité, la déforestation et les perturbations du cycle de l’azote et du phosphore. L’Europe a par exemple perdu la moitié de ses populations d’oiseaux en trente ans (lire ici). La biodiversité marine est en train de s’effondrer et les premières « dead zones » (zones mortes) apparaissent en mer. Ce sont des zones où il n’y a carrément plus de vie, plus assez d’interactions du fait de très fortes pollutions (voir ici). Sur terre, le rythme de la déforestation demeure insoutenable [2]. Or, quand nous franchissons une frontière, nous augmentons le risque de franchissement des autres seuils. Pour revenir à notre métaphore de la voiture, cela correspond à une sortie de route : nous avons transgressé les frontières. Non seulement nous continuons d’accélérer, mais en plus nous avons quitté l’asphalte pour une piste chaotique, dans le brouillard. Nous risquons le crash.

Quels sont les obstacles à la prise de conscience ?

Il y a d’abord le déni, individuel et collectif. Dans la population, il y a ceux qui ne savent pas : ceux qui ne peuvent pas savoir par absence d’accès à l’information et ceux qui ne veulent rien savoir. Il y a ceux qui savent, et ils sont nombreux, mais qui n’y croient pas. Comme la plupart des décideurs qui connaissent les données et les rapports du GIEC, mais n’y croient pas vraiment. Enfin, il y a ceux qui savent et qui croient. Parmi eux, on constate un éventail de réactions : ceux qui disent « à quoi bon », ceux qui pensent que « tout va péter »…

L’alerte sur les limites de la croissance a pourtant été lancée il y a plus de 40 ans, avec le rapport du physicien américain Dennis Meadows pour le Club de Rome (1972). Comment expliquer cet aveuglement durable des « décideurs » ?

Quand un fait se produit et contredit notre représentation du monde, nous préférons déformer ces faits pour les faire entrer dans nos mythes plutôt que de les changer. Notre société repose sur les mythes de la compétition, du progrès, de la croissance infinie. Cela a fondé notre culture occidentale et libérale. Dès qu’un fait ne correspond pas à ce futur, on préfère le déformer ou carrément le nier, comme le font les climatosceptiques ou les lobbies qui sèment le doute en contredisant les arguments scientifiques.

Ensuite, la structure de nos connexions neuronales ne nous permet pas d’envisager facilement des évènements de si grande ampleur. Trois millions d’années d’évolution nous ont forgé une puissance cognitive qui nous empêche d’appréhender une catastrophe qui se déroule sur le long terme. C’est l’image de l’araignée : la vue d’une mygale dans un bocal provoque davantage d’adrénaline que la lecture d’un rapport du GIEC ! Alors que la mygale enfermée est inoffensive et que le réchauffement climatique causera potentiellement des millions de morts. Notre cerveau n’est pas adapté à faire face à un problème gigantesque posé sur le temps long. D’autant que le problème est complexe : notre société va droit dans le mur, entend-on. Ce n’est pas un mur. Ce n’est qu’après avoir dépassé un seuil – en matière de réchauffement, de pollution, de chute de la biodiversité – que l’on s’aperçoit que nous l’avons franchi.

Ne pouvons-nous pas freiner et reprendre le contrôle de la voiture, de notre civilisation ?

Notre volant est bloqué. C’est le verrouillage socio-technique : quand une invention technique apparaît – le pétrole et ses dérivés par exemple –, elle envahit la société, la verrouille économiquement, culturellement et juridiquement, et empêche d’autres innovations plus performantes d’émerger. Notre société reste bloquée sur des choix technologiques de plus en plus inefficaces. Et nous appuyons à fond sur l’accélérateur car on ne peut se permettre d’abandonner la croissance, sauf à prendre le risque d’un effondrement économique et social. L’habitacle de notre voiture est aussi de plus en plus fragile, à cause de l’interconnexion toujours plus grande des chaînes d’approvisionnement, de la finance, des infrastructures de transport ou de communication, comme Internet. Un nouveau type de risque est apparu, le risque systémique global. Un effondrement global qui ne sera pas seulement un simple accident de la route. Quelle que soit la manière dont on aborde le problème, nous sommes coincés.

Les manières dont l’effondrement pourraient se produire et ce qui restera de la civilisation post-industrielle est abondamment représentée au cinéma – de Interstellar à Mad Max en passant par Elysium – ou dans des séries comme Walking Dead. Cet imaginaire est-il en décalage avec votre vision du « jour d’après » ?

Parler d’effondrement, c’est prendre le risque que notre interlocuteur s’imagine immédiatement Mel Gibson avec un fusil à canon scié dans le désert. Parce qu’il n’y a que ce type d’images qui nous vient. Nos intuitions ne mènent cependant pas à un monde version Mad Max, mais à des images ou des récits que nous ne retrouvons que trop rarement dans les romans ou le cinéma. Ecotopia, par exemple, est un excellent roman utopiste d’Ernest Callenbach. Publié aux États-Unis en 1975, il a beaucoup inspiré le mouvement écologiste anglo-saxon, mais n’est malheureusement pas traduit en français. Nous ne pensons pas non plus que ce sera un avenir à la Star Trek : nous n’avons plus suffisamment d’énergies pour voyager vers d’autres planètes et coloniser l’univers. Il est trop tard.

Il y a une lacune dans notre imaginaire du « jour d’après ». L’URSS s’est effondrée économiquement. La situation de la Russie d’aujourd’hui n’est pas terrible, mais ce n’est pas Mad Max. A Cuba, le recours à l’agroécologie a permis de limiter les dégâts. Mad Max a cette spécificité d’aborder un effondrement à travers le rôle de l’énergie, et de considérer qu’il restera encore assez de pétrole disponible pour se faire la guerre les uns contre les autres. Les scientifiques s’attendent bien à des évènements catastrophistes de ce type. Dans la littérature scientifique, l’apparition de famines, d’épidémies et de guerres est abordée, notamment à travers la question climatique. L’émigration en masse est déjà là. Il ne s’agit pas d’avoir une vision naïve de l’avenir, nous devons rester réalistes, mais il y a d’autres scénarios possibles. A nous de changer notre imaginaire.

Existe-t-il, comme pour les séismes, une échelle de Richter de l’effondrement ?

Nous nous sommes intéressés à ce que nous apprennent l’archéologie et l’histoire des civilisations anciennes. Des effondrements se sont produits par le passé, avec l’Empire maya, l’Empire romain ou la Russie soviétique. Ils sont de différentes natures et de degrés divers. L’échelle réalisée par un ingénieur russo-américain, Dmitry Orlov, définit cinq stades de l’effondrement : l’effondrement financier – on a eu un léger aperçu de ce que cela pourrait provoquer en 2008 –, l’effondrement économique, politique, social et culturel, auxquels on peut ajouter un sixième stade, l’effondrement écologique, qui empêchera une civilisation de redémarrer. L’URSS s’est, par exemple, arrêtée au stade 3 : un effondrement politique qui ne les a pas empêchés de remonter la pente. Les Mayas et les Romains sont allés plus loin, jusqu’à un effondrement social. Cela a évolué vers l’émergence de nouvelles civilisations, telle l’entrée de l’Europe dans le Moyen Âge.

Quels sont les signes qu’un pays ou une civilisation est menacé d’effondrement ?

Il y a une constante historique : les indicateurs clairs de l’effondrement se manifestent en premier lieu dans la finance. Une civilisation passe systématiquement par une phase de croissance, puis une longue phase de stagnation avant le déclin. Cette phase de stagnation se manifeste par des périodes de stagflation et de déflation. Mêmes les Romains ont dévalué leur monnaie : leurs pièces contenaient beaucoup moins d’argent métal au fil du temps. Selon Dmitry Orlov, nous ne pouvons plus, aujourd’hui, éviter un effondrement politique, de stade 3. Prenez le sud de l’Europe : l’effondrement financier qui a commencé est en train de muter en effondrement économique, et peu à peu en perte de légitimité politique. La Grèce est en train d’atteindre ce stade.

Autre exemple : la Syrie s’est effondrée au-delà de l’effondrement politique. Elle entame à notre avis un effondrement social de stade 4, avec des guerres et des morts en masse. Dans ce cas, on se rapproche de Mad Max. Quand on regarde aujourd’hui une image satellite nocturne de la Syrie, l’intensité lumineuse a diminué de 80% comparé à il y a quatre ans. Les causes de l’effondrement syrien sont bien évidemment multiples, à la fois géopolitiques, religieuses, économiques… En amont il y a aussi la crise climatique. Avant le conflit, des années successives de sécheresse ont provoqué des mauvaises récoltes et le déplacement d’un million de personnes, qui se sont ajoutées aux réfugiés irakiens, et ont renforcé l’instabilité.

Même simplifiée, cette classification des stades nous permet de comprendre que ce que nous sommes en train de vivre n’est pas un événement homogène et brutal. Ce n’est pas l’apocalypse. C’est une mosaïque d’effondrements, plus ou moins profonds selon les systèmes politiques, les régions, les saisons, les années. Ce qui est injuste, c’est que les pays qui ont le moins contribué au réchauffement climatique, les plus pauvres, sont déjà en voie d’effondrement, notamment à cause de la désertification. Paradoxalement, les pays des zones tempérées, qui ont le plus contribué à la pollution, s’en sortiront peut-être mieux.

Cela nous amène à la question des inégalités. « Les inégalités dans les pays de l’OCDE n’ont jamais été aussi élevées depuis que nous les mesurons », a déclaré, le 21 mai à Paris, le secrétaire général de l’OCDE. Quel rôle jouent les inégalités dans l’effondrement ?

Les inégalités sont un facteur d’effondrement. Nous abordons la question avec un modèle nommé « Handy », financé par la Nasa. Il décrit les différentes interactions entre une société et son environnement. Ce modèle montre que lorsque les sociétés sont inégalitaires, elles s’effondrent plus vite et de manière plus certaine que les sociétés égalitaires. La consommation ostentatoire tend à augmenter quand les inégalités économiques sont fortes, comme le démontrent les travaux du sociologue Thorstein Veblen. Cela entraîne la société dans une spirale consommatrice qui, au final, provoque l’effondrement par épuisement des ressources. Le modèle montre également que les classes riches peuvent détruire la classe des travailleurs – le potentiel humain –, en les exploitant de plus en plus. Cela fait étrangement écho aux politiques d’austérité mises en place actuellement, qui diminuent la capacité des plus pauvres à survivre. Avec l’accumulation de richesses, la caste des élites ne subit l’effondrement qu’après les plus pauvres, ce qui les rend aveugles et les maintient dans le déni. Deux épidémiologistes britanniques, Richard Wilkinson et Kate Pickett [3], montrent aussi que le niveau des inégalités a des conséquences très toxiques sur la santé des individus.

Le mouvement de la transition, très branché sur les alternatives écologiques, s’attaque-t-il suffisamment aux inégalités ?

Le mouvement de la transition touche davantage les classes aisées, les milieux éduqués et bien informés. Les classes précaires sont moins actives dans ce mouvement, c’est un fait. Dans le mouvement de la transition, tel qu’il se manifeste en France avec Alternatiba ou les objecteurs de croissance, la question sociale est présente, mais n’est pas abordée frontalement. Ce n’est pas un étendard. La posture du mouvement de la transition, c’est d’être inclusif : nous sommes tous dans le même bateau, nous sommes tous concernés. C’est vrai que cela peut gêner les militants politisés qui ont l’habitude des luttes sociales. Mais cela permet aussi à beaucoup de gens qui sont désabusés ou peu politisés de se mettre en mouvement, d’agir et de ne plus se sentir impuissant.

Le mouvement de la transition est venu du Royaume-Uni où, historiquement, le recours à l’État providence est moins fort. « N’attendons pas les gouvernements, passons à l’action », est leur leitmotiv. Il s’agit de retrouver des leviers d’action là où une puissance d’agir peut s’exercer, sans les politiques ni l’État : une rue, un quartier, un village. Le rôle des animateurs du mouvement est de mettre chacun, individu ou collectif, en relation.

Le mouvement de la transition semble être configuré par les espaces où un citoyen peut encore exercer sa puissance d’agir : la sphère privée, sa manière de se loger ou de consommer, son quartier… Le monde du travail, où cette puissance d’agir est actuellement très limitée, voire empêchée, mais qui demeure le quotidien de millions de salariés, en est-il de fait exclu ?

Pas forcément. C’est ce qu’on appelle la « REconomy » : bâtir une économie qui soit compatible avec la biosphère, prête à fournir des services et fabriquer des produits indispensables à nos besoins quotidiens. Cela ne se fait pas seulement sur son temps libre. Ce sont les coopératives ou l’entrepreneuriat tournés vers une activité sans pétrole, évoluant avec un climat déstabilisé. Ce sont aussi les monnaies locales. Tout cela représente aujourd’hui des millions de personnes dans le monde [4]. Ce n’est pas rien.

La transition, c’est l’histoire d’un grand débranchement. Ceux qui bossent dans et pour le système, qui est en voie d’effondrement, doivent savoir que cela va s’arrêter. On ne peut pas le dire autrement ! Il faut se débrancher, couper les fils progressivement, retrouver un peu d’autonomie et une puissance d’agir. Manger, s’habiller, se loger et se transporter sans le système industriel actuel, cela ne va pas se faire tout seul. La transition, c’est un retour au collectif pour retrouver un peu d’autonomie. Personnellement, nous ne savons pas comment survivre sans aller au supermarché ou utiliser une voiture. Nous ne l’apprendrons que dans un cadre collectif. Ceux qui demeureront trop dépendants vont connaître de grosses difficultés.

Ce n’est pas un peu brutal comme discours, surtout pour ceux qui n’ont pas forcément la capacité ou la marge de manœuvre d’anticiper l’effondrement ?

La tristesse, la colère, l’anxiété, l’impuissance, la honte, la culpabilité : nous avons successivement ressenti toutes ces émotions pendant nos recherches. Nous les voyons s’exprimer de manière plus ou moins forte au sein du public que nous côtoyons. C’est en accueillant ces émotions, et non en les refoulant, que nous pouvons faire le deuil du système industriel qui nous nourrit et aller de l’avant. Sans un constat lucide et catastrophiste d’un côté, et des pistes pour aller vers la transition de l’autre, on ne peut se mettre en mouvement. Si tu n’es que catastrophiste, tu ne fais rien. Si tu n’es que positif, tu ne peux pas te rendre compte du choc à venir, et donc entrer en transition.

Comment, dans ce contexte, faire en sorte que l’entraide et les dynamiques collectives prévalent ?

Le sentiment d’injustice face à l’effondrement peut être très toxique. En Grèce, qui est en train de s’effondrer financièrement, économiquement et politiquement, la population vit cela comme une énorme injustice et répond par la colère ou le ressentiment. C’est totalement légitime. La colère peut être dirigée, avec raison, contre les élites, comme l’a montré la victoire de Syriza. Mais elle risque aussi de prendre pour cible des boucs émissaires. On l’a vu avec le parti d’extrême droite Aube dorée qui s’en prend aux étrangers et aux immigrés. Traiter en amont la question des inégalités permettrait de désamorcer de futures catastrophes politiques. C’est pour cela que les syndicats et les acteurs des luttes sociales ont toute leur place dans le mouvement de la transition.

Recueilli par Ivan du Roy

En une : déchets et pollution sur une plage de Malaisie / CC epSos .de
Photo de Pablo Servigne : © Marie Astier / Reporterre
Photo de Raphaël Stevens : © Jérôme Panconi


- A lire : Comment tout peut s’effondrer ; petit manuel de collapsologie à l’usage des générations présentes, Pablo Servigne, Raphaël Stevens, Ed du Seuil (collection anthropocène), avril 2015, 304 p. 19€.

- Face aux risques d’effondrement, découvrez notre carte des alternatives en France ainsi que notre rubrique Inventer.


- Comparatif entre les prévisions du Club de Rome de 1972 et la situation actuelle en matière d’épuisement des ressources, de production agricole et industrielle, d’accroissement de la population, d’augmentation de la déforestation et de la pollution globale…

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25 commentaires pour 300 – Collapsologie

  1. AJ Holbecq dit :

    Pour ma part je pense que d’ici peu (3 / 4 ans?) une des 28 banque systémiques se retrouvera en défaut de payement (ces 28 banques détiennent par exemple plus de 10 fois le PIB mondial en produits dérivés). A partir de ce moment là tout ira très vite: effondrement mondial du système monétaire, effondrement des réseaux de distribution (monétaire, alimentaire, transport, pétrole électricité, eau, hygiène, santé, etc) , guerre civile mondialisée pendant plusieurs mois, immigration « fatale » vers les pays encore producteurs alimentaires…
    Ce pourrait bien être suivi d’une « reprise en main » par un système politique dictatorial ou les militaires… tous les deux aux ordres du grand capital!

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    • jerome dit :

      Super, un nouvel article excellent!!!
      Pardonne moi AJH (de sortir du contexte), mais connais tu quelques papiers à propos de l’article de sterdyniak sur le 100 % monnaie (mauvaises herbes), car il fait mal..à mon degré de connaissance…

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      • AJ Holbecq dit :

        Je ne suis pas certain que les défenseurs du 100% monnaie aient une quelconque envie d’engager le débat avec Sterdyniak qui est facilement d’une totale mauvaise foi🙂
        J’ai travaillé un peu avec Christian Gomez ces derniers mois sur ce sujet , j’attends son autorisation de diffuser les 39 pages qu’il a pondu et auxquelles j’ai apporté une toute petite contribution… mais il n’y a pas de « débat » avec qui que ce soit, juste une partie de réponse aux objections « générales ».

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        • jerome dit :

          aimer c’est attendre écrivait Malraux, alors j’attends ces pages…Merci encore et toujours pour le boulot…

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  2. Ping : 300 - Collapsologie | Comment va ma Plan&egrave...

  3. L'enfoiré dit :

    Bonjour,
    Un livre qui questionne surtout quand on sait que c’est un Algérien qui l’a écrit:
    http://www.babelio.com/livres/Sansal-2084-La-fin-du-monde/723809

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  4. brunoarf dit :

    Dette totale mondiale :
    59 700 milliards de dollars.

    1- Etats-Unis : 29,05 % de la dette totale mondiale

    2- Japon : 19,99 % de la dette totale mondiale

    3- Chine : 6,25 % de la dette totale mondiale

    4- Allemagne : 4,81 % de la dette totale mondiale

    5- Italie : 4,61 % de la dette totale mondiale

    6- France : 4,35 % de la dette totale mondiale

    7- Royaume-Uni : 3,92 % de la dette totale mondiale

    8- Canada : 2,70 %

    9- Brésil : 2,49 %

    10- Inde : 2,06 %

    Les Etats-Unis, le Japon et l’Europe représentent 75 % de la dette totale mondiale.

    Le diagramme est ici :

    http://www.visualcapitalist.com/60-trillion-of-world-debt-in-one-visualization/

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  5. brunoarf dit :

    Chiffres Eurostat publiés le vendredi 23 octobre 2015 :

    1- Médaille d’or : Grèce. Dette publique de 300,064 milliards d’euros, soit 167,8 % du PIB.

    2- Médaille d’argent : Italie. Dette publique de 2204,637 milliards d’euros, soit 136 % du PIB.

    3- Médaille de bronze : Portugal. Dette publique de 227,079 milliards d’euros, soit 128,7 % du PIB.

    4- Chypre : dette publique de 19,216 milliards d’euros, soit 109,7 % du PIB.

    5- Belgique : dette publique de 442,554 milliards d’euros, soit 109,2 % du PIB.

    6- Irlande : dette publique de 204,429 milliards d’euros, soit 102 % du PIB.

    7- Espagne : dette publique de 1053,996 milliards d’euros, soit 97,8 % du PIB.

    8- France : dette publique de 2105,400 milliards d’euros, soit 97,7 % du PIB.

    9- Royaume-Uni : dette publique de 1638,895 milliards de livres sterling, soit 89 % du PIB.

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  6. brunoarf dit :

    Lundi 2 novembre 2015 :

    A propos de l’arrivée des migrants dans l’Union Européenne :

    La Suède compte environ 9 793 000 habitants.

    En Suède, Margot Wallström est la ministre des Affaires Etrangères. Elle est membre du Parti Social-démocrate Suédois des Travailleurs (SAP). Margot Wallström vient de déclarer :

    « A long terme notre système va s’effondrer »

    « Je pense que la plupart des gens pensent que nous ne pouvons pas maintenir un système où peut-être 190 000 personnes arrivent chaque année – à long terme, notre système va s’effondrer. Et cet accueil des migrants ne va pas recevoir le soutien populaire, » a dit Margot Wallström.

    Article en langue anglaise :

    « In the long run our system will collapse »

    « I think most people feel that we cannot maintain a system where perhaps 190,000 people will arrive every year – in the long run, our system will collapse. And that welcome is not going to receive popular support, » said Wallström.

    http://www.thelocal.se/20151030/in-the-long-run-our-system-will-collapse-in-sweden

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  7. brunoarf dit :

    Mardi 3 novembre 2015 :

    Le chaos.

    Il va y avoir le chaos en Europe.

    Migrants : record historique battu en octobre.

    Le Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR) a fait ses comptes : 218 394 migrants ont traversé la Mer Méditerranée pour le seul mois d’octobre.

    Cette arrivée des migrants pose question :

    Dans les pays européens, quelle va être la conséquence politique de l’arrivée des migrants ?

    Autrement dit : dans les années qui viennent, pour quels partis politiques vont voter les peuples européens ?

    Lisez cet article :

    Migrants : record de 218.000 arrivées via la Méditerranée en octobre.

    Jusqu’à présent, le HCR prévoyait que 700.000 migrants allaient chercher refuge en Europe cette année en empruntant les routes périlleuses de la Méditerranée, et qu’ils seraient au moins aussi nombreux en 2016.

    Mais étant donné que plus de 744.000 sont déjà arrivés, le HCR va revoir à la hausse ses estimations et les publier d’ici la fin du mois.

    http://www.leparisien.fr/flash-actualite-monde/migrants-record-de-218-000-arrivees-via-la-mediterranee-en-octobre-02-11-2015-5240213.php

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  8. brunoarf dit :

    Mercredi 4 novembre 2015 :

    Le Premier ministre suédois est un social-démocrate.

    Il refuse de garder sur le territoire suédois les 190 000 migrants qui sont arrivés depuis le 1er janvier 2015. Il veut que les autres Etats de l’Union européenne acceptent d’accueillir une partie des migrants qui sont arrivés en Suède.

    Lisez cet article :

    La Suède va demander à l’UE de relocaliser une partie de ses migrants.

    La Suède va demander la relocalisation dans d’autres pays européens d’une partie des migrants arrivés sur son sol pour y demander l’asile, a annoncé mercredi le Premier ministre.

    « Le gouvernement exige une répartition des réfugiés de Suède et leur accueil dans d’autres Etats membres », a écrit Stefan Löfven dans un courriel dont l’AFP a obtenu une copie.

    « La Suède a pendant longtemps pris beaucoup de responsabilité par rapport aux autres pays de l’UE et nous sommes désormais dans une situation extrêmement tendue. Il est temps que d’autres pays prennent leur responsabilité », a-t-il expliqué.

    http://www.romandie.com/news/La-Suede-va-demander-a-lUE-de-relocaliser-une-partie-de-ses-migrants/645497.rom

    La Suède compte environ 9 793 000 habitants.

    En Suède, Margot Wallström est la ministre des Affaires Etrangères. Elle est membre du Parti Social-démocrate Suédois des Travailleurs (SAP). Margot Wallström vient de déclarer :

    « A long terme notre système va s’effondrer »

    « Je pense que la plupart des gens pensent que nous ne pouvons pas maintenir un système où peut-être 190 000 personnes arrivent chaque année – à long terme, notre système va s’effondrer. Et cet accueil des migrants ne va pas recevoir le soutien populaire, » a dit Margot Wallström.

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  9. brunoarf dit :

    Du 1er janvier au 31 octobre 2015, l’Union Européenne a vu arriver 800 000 migrants. Certains pays, comme la Suède, sont déjà saturés.

    Une situation inédite en Europe depuis plus de 1 000 ans ?

    Jeudi 5 novembre 2015 :

    Migrants : la Suède est « aux limites de ses capacités » d’accueil.

    Stefan Löfven est un fervent partisan de l’ouverture des frontières de l’Union européenne aux migrants qui fuient la violence, mais son pays, la Suède, est aujourd’hui arrivée « aux limites de ses capacités ». En Europe, c’est celui qui accueille le plus de réfugiés ou de demandeurs d’asile proportionnellement au nombre d’habitants.

    Une situation inédite en Europe depuis plus de 1 000 ans ?

    Des populations qui se lèvent et qui se mettent en marche, l’Europe n’en a pas connues à grande échelle depuis les invasions des vikings au IXe siècle de notre ère. Or, on sait que ces migrations sont annonciatrices de profonds remodelages de civilisations. Alors, selon le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, autant s’y préparer.

    C’est le sens d’une lettre qu’il a adressée mercredi, conjointement avec M. Tusk, aux dirigeants des pays du G20, qui se réunissent ce mois-ci en Turquie pour travailler à la résolution de la crise migratoire. La missive compte six paragraphes. Celui qui traite des flux migratoires est le plus court (à peine sept lignes), mais il est aussi le plus important, le plus urgent aux yeux des deux signataires, explique notre correspondant à Bruxelles Quentin Dickinson.

    Jean-Claude Juncker soutient qu’on aurait tort de tenir le chaos actuel, qui se déroule aux portes et à l’intérieur de l’Union européenne, pour un phénomène ponctuel et limité et dans le temps et dans l’espace. Les réfugiés d’aujourd’hui venus en Europe fuient des guerres civiles impitoyables, nées de rivalités multiples entre Etats, de logiques économiques à courte vue, de conflits religieux…

    Ces ingrédients-là, à l’état latent ou actif, se retrouvent sur tous les continents, plaide le président de la Commission européenne. S’y ajoutent les désordres climatiques, d’où des inondations, des sécheresses, des récoltes perdues… Les migrations constituent donc une réalité durable et mondiale, que les pays riches du G20 ont devoir et intérêt à canaliser, disent MM. Juncker et Tusk.

    http://www.rfi.fr/europe/20151104-suede-premier-ministre-refugies-migrants-stockholm-donald-tusk-allemagne

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  10. brunoarf dit :

    Jeudi 5 novembre 2015 :

    Bruxelles estime que 3 millions de migrants arriveront d’ici à 2017 dans l’Union Européenne.

    Dans son rapport de plus de 200 pages de prévisions économiques, la Commission européenne a estimé qu’« au total trois millions de personnes supplémentaires devraient arriver dans l’Union européenne » de 2015 à 2017.

    http://www.lemonde.fr/europe/article/2015/11/05/bruxelles-predit-l-arrivee-de-trois-millions-de-migrants-d-ici-a-2017-dans-l-ue_4803964_3214.html

    Oh putain …

    – Où allons-nous loger ces 3 millions de migrants ?

    – Quels emplois allons-nous trouver pour ces 3 millions de migrants ?

    – Quelle sera la réaction des peuples européens ?

    – Dans les années qui viennent, pour quels partis politiques vont voter les peuples européens ?

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  11. brunoarf dit :

    Union Européenne : le retour des frontières nationales.

    Mercredi 11 novembre 2015 :

    ALERTE – Migrants : la Suède rétablit provisoirement les contrôles à ses frontières.

    http://www.romandie.com/news/ALERTE–Migrants–la-Suede-retablit-provisoirement-les-controles-a-ses-frontieres/647800.rom

    Migrants : la Slovénie installe des barbelés à sa frontière avec la Croatie.

    La Slovénie a annoncé mercredi avoir installé des barbelés à sa frontière avec la Croatie après avoir présenté la veille son intention de mettre en place des obstacles techniques pour mieux contrôler l’arrivée des migrants.

    « Nous avons commencé à installer des obstacles techniques à la frontière sud dans deux régions », a déclaré le porte-parole du ministère de l’Intérieur Bostjan Sefic, lors d’une conférence de presse.

    Déployée dans les champs des zones frontalières de Gibina (nord-est) et de Rigonce, plus au sud, l’armée slovène avait installé 1,5 km de clôture en milieu d’après-midi, d’une hauteur de 1,80 mètre, selon un photographe de l’AFP à Gibina.

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  12. brunoarf dit :

    Vendredi 13 novembre 2015 :

    Migrants : l’Autriche va construire 3,7 km de clôture à la frontière slovène.

    Le gouvernement autrichien a annoncé vendredi qu’il allait installer une clôture de 3,7 km de long, sous la forme d’un grillage simple, à sa frontière avec la Slovénie pour renforcer le contrôle du passage des migrants.

    « Il s’agira d’une clôture simple destinée à marquer clairement la frontière et pas d’une fermeture », a déclaré lors d’une conférence de presse le ministre social démocrate (SPÖ) Josef Ostermayer.

    La ministre de l’Intérieur Johanna Mikl-Leitner a affirmé que l’UE avait été informée de cette mesure, qui devrait constituer une première entre deux pays de la zone Schengen de libre circulation.

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  13. brunoarf dit :

    Vendredi 13 novembre 2015, vers 23 heures :

    Nous sommes en guerre.

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  14. brunoarf dit :

    Samedi 14 novembre 2015, vers midi :

    ALERTE – Dans un communiqué, l’Etat islamique revendique les attentats de Paris :

    « Communiqué sur l’attaque bénie de Paris contre la France croisée »

    Extrait du communiqué :

    « Dans une attaque bénie dont Allah a facilité les causes, un groupe de croyants des soldats du Califat, qu’Allah lui donne puissance et victoire, a pris pour cible la capitale des abominations et de la perversion, celle qui porte la bannière de la croix en Europe, Paris. »

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  15. brunoarf dit :

    A propos des djihadistes infiltrés au milieu des migrants :

    Parmi les terroristes de Paris, il y avait des djihadistes qui étaient arrivés en Europe, infiltrés au milieu des migrants.

    1- Par exemple, le Syrien Ahmed Almuhamed (ou Ahmad Almohammad) était âgé de 25 ans. Ahmed Almuhamed est d’abord entré en Grèce, sur l’île de Leros, parmi les migrants. Le 3 octobre, il a été enregistré par la police grecque.

    Ensuite, il est passé en Macédoine, puis en Serbie le 7 octobre. Il a séjourné avec les autres migrants dans le camp de réfugiés de Preševo, en Serbie. Il a déposé une demande d’asile. Ensuite, il est passé en Croatie, en Slovénie, puis en Autriche.

    2- Parmi les terroristes de Paris, un deuxième djihadiste infiltré au milieu des migrants était arrivé lui-aussi par la Grèce. C’est un Syrien dénommé Mohammed Almahmod.

    Lisez cet article :

    Attentats de Paris : le billet de ferry d’un des kamikazes retrouvé en Grèce.

    Le site de l’hebdomadaire people grec Protothema a récupéré les billets de ferry de l’un des djihadistes qui s’est fait exploser aux abords du Stade de France vendredi soir. Un autre ticket portant quasiment le même nom de famille a également été retrouvé, sans que l’on sache si cet homme figurait aussi parmi les kamikazes. Protothema publie en exclusivité le nom des suspects : Ahmed Almohammad et Mohammed Almahmod.

    C’est un passeport syrien retrouvé près d’un corps qui avait mené les enquêteurs jusqu’à l’île de Leros. Samedi, le vice-ministre de la protection civile, Nikos Toskas, avait confirmé l’information : les services grecs ont pu établir que le détenteur du passeport « est arrivé, le 3 octobre dernier, sur l’île de Leros, dans le Dodecannèse, où il a été enregistré selon les règles de l’Union Européenne ».
    Leur embarcation de fortune, raconte Protothema, aurait sombré au large de l’île de Léros. Ils ont été secourus par les autorités grecques, puis ont été enregistrés le 3 octobre. Le surlendemain, ils se sont rendus à Kalymnos pour prendre le ferry pour le Pirée et arriver à Athènes. Le site précise que ce jour là, le 3 octobre, à Leros, il n’y avait pas assez de personnel pour vérifier l’authenticité du passeport syrien. Enfin, les autorités serbes affirment qu’ils ont été enregistrés en Serbie le 7 octobre.

    Débordée par l’afflux de migrants ces derniers mois, la Grèce est équipée depuis peu par Frontex, l’agence européenne de surveillance des frontières, d’un nouveau système informatique permettant de relever les empreintes des arrivants, afin de les identifier. Voyageant parmi un groupe de 69 réfugiés, les terroristes présumés ont pu – après avoir donné leurs empreintes – obtenir leur statut de demandeur d’asile, pour se rendre à Athènes et rejoindre la France.

    http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2015/11/15/01016-20151115ARTFIG00055-attentats-de-paris-le-billet-de-ferry-d-un-des-kamikazes-retrouve-en-grece.php

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  16. brunoarf dit :

    Parmi les terroristes de Paris, il y avait des djihadistes qui étaient arrivés en Europe, infiltrés au milieu des migrants.

    Les djihadistes infiltrés parmi les migrants entrent en Europe par la Grèce.

    Ensuite, ils peuvent rejoindre très facilement la France, cachés au milieu des migrants.

    Question :

    Quelle route ont pris les djihadistes infiltrés pour rejoindre la France et y commettre les attentats de Paris ?

    1- Par exemple, un des kamikazes du Stade de France avait un passeport syrien au nom d’Ahmad Almohammad. Il est d’abord entré en Grèce, sur l’île de Leros, parmi les migrants. Le 3 octobre, il a été enregistré par la police grecque. Le gouvernement grec l’a confirmé.

    Ensuite, il est passé en Macédoine, puis en Serbie le 7 octobre. Il a séjourné avec les autres migrants dans le camp de réfugiés de Preševo, en Serbie. Il a déposé une demande d’asile. Le gouvernement serbe l’a confirmé.

    Ensuite, il est passé en Croatie. Il a séjourné avec les autres migrants dans le camp de réfugiés d’Opatovac le 8 octobre. Le gouvernement croate l’a confirmé.

    Ensuite, des sources non confirmées par les gouvernements hongrois et autrichien indiquent qu’il est passé en Hongrie, puis en Autriche.

    2- Deuxième exemple : parmi les terroristes de Paris, un deuxième djihadiste infiltré au milieu des migrants était arrivé lui-aussi par la Grèce. Il avait un passeport syrien au nom de Mohammed Almahmod.

    Lisez cet article :

    Un kamikaze du Stade de France avait emprunté la route des Balkans.

    L’homme a ensuite probablement gagné la Hongrie, qui, à cette date, laissait encore les migrants passer librement sa frontière avec la Croatie, sans les enregistrer. La clôture antimigrants n’a été totalement fermée que le 16 octobre. Il aurait ensuite atteint l’Autriche. Le ministère de l’intérieur autrichien ne pouvait pas confirmer ce passage, mais la presse autrichienne rappelait que le pays, débordé, n’enregistrait pas tous les migrants à cette date.

    Le fait qu’un terroriste ait pu emprunter cette voie conforte les craintes autour de la présence de membres de l’organisation Etat islamique (EI) au sein des réfugiés, même si l’immense majorité des migrants arrivant de Syrie sont des civils qui fuient la guerre.

    http://www.lemonde.fr/attaques-a-paris/article/2015/11/16/un-kamikaze-du-stade-de-france-avait-emprunte-la-route-des-balkans_4810817_4809495.html

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  17. brunoarf dit :

    Lundi 16 novembre 2015 :

    Un djihadiste s’est fait exploser devant le Stade de France. Il avait un passeport syrien. Grâce à ses empreintes digitales, la police française a découvert qu’il était entré en Europe au milieu des migrants :

    La police grecque a confirmé que ce sont les mêmes empreintes digitales que celles d’un homme entré sur l’île grecque de Leros le 3 octobre.

    La police serbe a confirmé que cet homme était ensuite entré en Serbie, toujours au milieu des migrants. La police serbe l’avait enregistré dans le camp de réfugiés de Presevo, en Serbie.

    Le djihadiste infiltré a rejoint tranquillement la Croatie, toujours parmi les migrants.

    Son voyage s’est arrêté devant le Stade de France.

    Un avocat s’interroge sur la poursuite de la politique d’accueil des migrants.

    Thibault de Montbrial, avocat au barreau de Paris, était l’invité de BFMTV lundi soir. Spécialisé dans les questions de terrorisme, il a commenté la découverte d’un passeport syrien près du corps d’un terroriste qui s’est fait exploser lors des attentats de Paris.

    « S’il est établi que pour la première fois, un membre d’un commando infiltré parmi les migrants a participé à l’un des plus grands massacres de l’histoire européenne, alors c’est un tournant majeur et ça doit nous conduire à nous interroger sur la poursuite de cette politique d’accueil des migrants », a affirmé l’avocat.

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  18. brunoarf dit :

    Grâce à ses empreintes digitales, la police française a découvert qu’un djihadiste du Stade de France était entré en Europe par la Grèce, infiltré au milieu des migrants.

    La police grecque l’a enregistré le 3 octobre, avec d’autres migrants.

    La police française a reconstitué l’itinéraire du djihadiste.

    Le djihadiste a voyagé dans plusieurs pays européens, caché au milieu des migrants :

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  19. brunoarf dit :

    La police serbe l’a enregistré dans le camp de réfugiés de Presevo le 7 octobre.

    La police croate l’a enregistré dans le camp de réfugiés d’Opatovac le 8 octobre.

    Ce soir, la police française lance un appel à témoin pour connaître son identité réelle, car ce djihadiste avait sur lui un faux passeport :

    http://www.europe1.fr/faits-divers/la-police-lance-un-nouvel-appel-a-temoins-pour-identifier-lun-des-kamikazes-du-stade-de-france-2622051

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  20. brunoarf dit :

    Jeudi 19 novembre 2015 :

    Sur France 2, Manuel Valls a eu beaucoup de mal à reconnaître la vérité qui dérange : des djihadistes se sont infiltrés au milieu des migrants.

    Des djihadistes sont entrés en Europe parmi les migrants, sur l’île grecque de Leros.

    Ensuite, ils ont voyagé en traversant plusieurs pays européens, toujours cachés au milieu des migrants.

    Valls n’a pas réussi à finir sa phrase, tellement c’était douloureux pour lui de reconnaître cette vérité.

    Lisez cet article :

    20 heures 41 :

    Certains « ont profité de la crise des réfugiés pour se glisser » en France

    Le premier ministre Manuel Valls a affirmé que certains des auteurs des attaques de vendredi contre Paris et Saint-Denis « ont profité de la crise des réfugiés pour se glisser » en France.

    « Ces individus ont profité de la crise des réfugiés, notamment au moment de ce chaos, peut-être, pour certains d’entre eux, se glisser… » en France, a indiqué Manuel Valls, sans finir sa phrase. Il a aussitôt ajouté que « d’autres étaient en Belgique, déjà. D’autres, je veux le rappeler, étaient en France », a-t-il assuré.

    http://www.lefigaro.fr/actualites/2015/11/19/01001-20151119LIVWWW00005-daech-execute-deux-nouveaux-otages-et-menace-new-york.php

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  21. brunoarf dit :

    C’est officiel : la radio France Inter est discréditée.

    Les grands journaux de la presse papier sont discrédités.

    Plus généralement, tous les médias français qui nous disaient qu’aucun djihadiste n’était infiltré parmi les migrants sont discrédités.

    Vendredi 20 novembre 2015, vers 19 heures 30 :

    Sur le site LEMONDE.FR, nous avons la confirmation que deux djihadistes du Stade de France étaient entrés en Europe par la Grèce, infiltrés au milieu des migrants.

    Ensuite, les deux djihadistes infiltrés ont voyagé ensemble. Ils ont traversé plusieurs pays européens, toujours cachés parmi les migrants.

    Lisez cet article :

    Les trois kamikazes du Stade de France identifiés :

    l’homme qui s’est fait exploser porte D à 21 h 20, et à côté duquel un passeport syrien, sans doute faux, a été retrouvé, avait été contrôlé en Grèce, le 3 octobre. Il avait traversé l’île de Leros en octobre, après être passé par la Turquie. Il avait ensuite fait une demande d’asile en Serbie, avant de rejoindre le camp croate d’Opatovac puis de partir pour la Hongrie.

    l’homme qui s’est fait exploser rue Rimet, porte H, à Saint-Denis a été formellement identifié vendredi comme étant un individu dont les empreintes papillaires correspondent à celles relevées lors du même contrôle en Grèce le 3 octobre.

    Bilal Hadfi, 20 ans, s’est fait exploser à proximité du Stade de France.

    http://www.lemonde.fr/societe/live/2015/11/20/en-direct-la-france-va-intensifier-ses-frappes-contre-l-ei-en-syrie-et-en-irak_4813872_3224.html

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  22. brunoarf dit :

    Une vidéo exceptionnelle.

    A la 13ème minute, un djihadiste belge est présent en Syrie. Depuis la Syrie, ce djihadiste parle de la société française, de la société belge, de la société néerlandaise, etc.

    Ce qu’il dit est très important :

    « Jamais vous ne serez en sécurité. Sachez juste qu’il y a des frères qui se cachent partout dans le monde. Ils attendent juste l’ordre qu’on leur donne pour attaquer, et ils attaqueront. On a grandi dans cette société. Depuis tout petit, on a grandi avec eux. On sait comment ces gens-là ils réfléchissent. Ca veut dire qu’aujourd’hui, il n’y a pas de peur de la police, des services de renseignement ou de quoi que ce soit. On sait comment faire pour passer inaperçu. Si je pars, c’est pas possible qu’ils me retrouvent. Les frontières, c’est du gruyère. »

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