295 – monnaie pleine

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Dépôts entièrement garantis
Valeur affranchie de l’intérêt
ne dépendant plus du crédit

Il est tout à fait erroné de penser que seule la Banque nationale suisse a le privilège d’émettre de la monnaie. Ce sont les banques privées qui créent la masse monétaire sur la base des crédits qu’elles octroient à leurs clients, c’est de l’argent-dette. L’argent « fiduciaire » qui est émis sur mandat de la Confédération, ne représente que le 10ème de cette masse monétaire. Il est obtenu seulement lors du remboursement d’un montant en monnaie scripturale, lors d’un retrait au bancomat par exemple. Le reste, soit environ les 90% de la masse monétaire en circulation, est constitué de l’argent dit « scriptural ». L’octroi de crédit est guidé par le profit, les banques contrôlent entièrement le financement des initiatives entrepreneuriales et commerciales. La nature du crédit est donc une forme moderne d’asservissement de direction de l’ensemble de la société. La réforme monétaire propose de rendre à la Banque nationale suisse le monopole de l’émission de monnaie ainsi que de faire de la monnaie une valeur fiduciaire réelle et non plus la contrepartie d’une dette ou une marchandise sujette à spéculation. L’argent et son émission deviennent un service public visant à se conformer à l’intérêt national. Ci-dessous, les enjeux et étapes de cette innovation nécessaire.

N’est-il pas vrai que la Banque nationale suisse a le monopole de l’émission de monnaie ? On croit à tort que la BNS est l’institution qui, en Suisse, crée et met en circulation la monnaie. C’est bien ce rôle qui lui est attribué dans les articles 38 et 39 de la Constitution fédérale de 1874 et qui a prévalu à la création de la BNS en 1907. C’est ce même rôle – de « battre monnaie » et celui de mener une politique monétaire « servant l’intérêt général » – que lui reconnait la nouvelle Constitution fédérale de 1999. Mais la réalité est quelque peu différente. Il est vrai que l’argent fiduciaire est fourni par des institutions privées, les billets par la BNS, les pièces par Swissmint. Mais il importe de savoir que cette monnaie n’est obtenable que par le remboursement d’un montant en monnaie scripturale, par exemple lorsque l’on retire de l’argent à un bancomat. C’est ainsi que la monnaie fiduciaire est mise en circulation dans le système économique. Également, la monnaie fiduciaire ne représente que l’argent nécessaire aux petites transactions, elle ne représente que le dixième de la masse monétaire totale. C’est donc bien les banques privées qui créent et mettent en circulation l’ensemble de la masse monétaire, même si notre expérience de tous les jours – par la manipulation quotidienne de billets estampillés de la BNS et de la Confédération par exemple  – semble nous indiquer le contraire.

Seule la monnaie fiduciaire émise sur mandat de la Confédération a « cours légal ». C’est-à-dire que seule cette monnaie est protégée par le Droit et que l’État lui a conféré une « force libératoire » ou « cours légal » en imposant au créancier l’obligation d’accepter en règlement de sa créance la quantité de monnaie dont le montant correspond au montant de cette créance.[1] La monnaie scripturale, n’a quant à elle pas « cours légal » bien qu’aujourd’hui la plupart des gens acquittent leurs créances essentiellement au moyen de cette monnaie.

Qu’en est-il alors de « l’intérêt général » comme but constitutionnel de l’art. 99 ? Les banques privées sont des entreprises à but lucratif. Elles ne travaillent que pour le plus grand bénéfice possible de leurs actionnaires. Il n’est donc pas question pour elles de servir un quelconque intérêt général. En s’appropriant la création monétaire, les banques privées se sont substituées à l’Etat dans son rôle régalien et sans aucune contrainte de responsabilité sociale ! Mais que signifie exactement qu’une banque privée « crée de la monnaie » ?

Lorsqu’un client se présente à la banque pour y solliciter un « prêt », la banque augmente simplement son bilan du montant désiré. En d’autres termes, elle crée simplement une quantité d’argent supplémentaire, qui n’est somme toute, qu’une écriture : de l’argent scriptural. La banque enregistre le contrat de crédit, ie la promesse de remboursement du capital, comme un nouvel actif et elle ajoute le montant correspondant sur le compte du client, donc au passif de la banque. Et c’est pareil pour tout achat : elle n’a pas besoin d’avoir la somme correspondante avant, elle « crée » cette somme. L’argent créé et mis en circulation dans le système économique par le biais des dépenses de l’emprunteur, consiste donc essentiellement en une dette. Tout argent créé et mis en circulation est donc strictement associé à l’octroi d’un crédit, on parle ainsi de l’argent-dette.

La BNS et les banques commerciales privées constituent un réseau et fonctionnent ensemble sur la base d’un système de « réserve fractionnaire ». En simplifiant, on peut dire que ce réseau lie les banque pour n’en former qu’une et que la somme des mouvements de la monnaie scripturale est proche de l’équilibre. En effet, ce réseau forme un système fermé de sorte que l’argent débité d’une banque se retrouve au crédit d’une autre, et vice-versa. Pour chaque banque, les fonds de réserves nécessaires peuvent ainsi être très réduits et ne représenter qu’une fraction du volume des mouvements comptabilisés. La loi fixant des ratios pour l’émission de monnaie, les banques peuvent ainsi jouer au maximum de leur capacité de création monétaire. Il en résulte que les quantités d’argent émises par les banques ne pourraient jamais être converties en monnaie ayant cours légal ! La rareté de l’argent engendre une grande instabilité du système. De plus, dans ce contexte où les banques privées n’ont aucune contrainte de responsabilité sociale, l’économie réelle et l’ensemble des citoyens dépendent entièrement des banques privées et de leur bon vouloir à accorder des crédits, par exemple en période de crise, afin que l’argent ne finisse pas par manquer.

Ainsi, même dans une période de crise due à un surendettement et marquée par la contraction de la masse monétaire, la seule issue pour éviter une raréfaction plus grande de l’argent, consiste en ce que l’endettement global soit plombé plus encore par de nouvelles dettes. La création monétaire laissée aux banques privées est la forme moderne de l’asservissement par la dette, dont sont victimes États, institutions politiques, entreprises publiques et privées et la plus grande majorité des citoyens. La mention faite de « l’intérêt général » dans l’actuel article 99 de la Constitution semble finalement ne faire référence qu’à l’intérêt de quelques particuliers.

On peut donc affirmer que tant que création monétaire et octroi de crédits resteront associés l’un à l’autre, rien ne changera. Si le problème a pu être identifié, nous allons voir comment et pourquoi la modernisation monétaire par la Monnaie Pleine, c’est-à-dire une monnaie concrète et saine, est la bonne solution.

Que prévoit le projet de modernisation monétaire pour remédier à ces situations ? La réforme introduisant la Monnaie Pleine restitue à la seule Confédération le droit régalien. Le droit régalien est le droit exclusif à émettre la monnaie et à en alimenter le système économique. C’est précisément ce droit qui lui est d’abord reconnu dans la Constitution de 1874 et reconduit théoriquement dans la Constitution de 1999.

Le projet de modernisation « Monnaie Pleine » prévoit de faire de la BNS un « 4ème pouvoir » appelé pouvoir monétatif. La Banque nationale suisse voit ainsi ses statuts modifiés et son pouvoir requalifié. Dans ce cadre, la BNS aura pour tâches de créer l’argent conformément aux directives de la Confédération et de veiller à la stabilité de la masse monétaire et des prix dans un véritable souci de responsabilité sociale de rester au plus près des intérêts communs.

Le 4ème pouvoir ”Monétatif” peut apparaitre comme innovation politique majeure dans le contexte de la séparation des pouvoirs. C’est-à-dire qu’aux actuels pouvoirs législatif, judiciaire et exécutif, est ajouté le monétatif dont l’objet est la souveraineté monétaire. La souveraineté du pouvoir monétatif s’exerce la monnaie fiduciaire (comme c’est déjà le cas) et s’étend sur la monnaie « scripturale » dont la création échappe actuellement au monopole d’État.

Autrement dit, la modernisation monétaire fera de l’argent et des banques ce que vous aviez toujours cru qu’ils étaient ! L’argent proviendra exclusivement de la BNS et les banques des entreprises qui administrent les fonds qui leurs sont confiés. Elles fonctionneront comme intermédiaires entre épargnants et emprunteurs, comme vous l’aviez toujours pensé.

L’argent comme une valeur fiduciaire saine, non sujette à spéculation ni à érosion, ni comme contrepartie d’une dette ! Avec la Monnaie Pleine l’argent va changer de nature. Il ne sera plus adossé à une dette, mais sera, également comme vous l’aviez toujours pensé et comme notre expérience de tous les jours nous offre de se le représenter : un symbole fiable ! Du point de vue comptable, les comptes de dépôts seront gérés hors du bilan de la banque comme c’est déjà le cas pour les actions par exemple. Comme pour les actions, l’argent que vous aurez déposé à la banque restera vraiment le vôtre. Aujourd’hui l’argent que vous mettez à la banque, par exemple sur un compte d’épargne, devient légalement la propriété de la banque. Simplement, la banque vous promet de vous le restituer. Mais les derniers événements tels que la crise Chypriote montrent que les promesses ne peuvent pas toujours être tenues et même qu’il ne s’agissait, en fin de compte, que de vaines paroles !

En gérant les comptes épargnes hors bilan, la banque devient une entreprise administrant la Monnaie Pleine. Cet argent reste donc votre argent ! Le système des « réserves fractionnaires » n’a alors plus aucune possibilité d’être. Avec la Monnaie Pleine, les instabilités systémiques sont donc supprimées !

Rendre le monopole de la création de monnaie à la BNS signifie également qu’en définitive, le réseau bancaire ne sera plus constitué comme aujourd’hui de niveaux multiples et particulièrement opaques. Avec la Monnaie Pleine, nous aurons un circuit unique. Ce circuit pourra donc être synonyme de fiabilité, de prévisibilité et de régulation. Ces attributs, sont les conditions nécessaires, non seulement à la participation démocratique et à la prise de décisions économiques éclairées et souveraines, mais également à ce que l’on attend d’un système économique, c’est-à-dire de permettre la réalisation de l’intérêt collectif.

Une réforme monétaire pour tendre réellement vers l’intérêt général : L’objectif essentiel de la réforme proposée est effectivement de tendre au mieux vers l’intérêt général. Aujourd’hui, une grande partie des crédits est absorbée par les marchés spéculatifs, ne laissant, comme l’adage le dit si bien, « que les miettes tombées de la table », à destination du marché économique productif de biens réels en faveur de la population. La Monnaie Pleine – en tant que monnaie concrète garantie par l’État et non adossé à un crédit sera quant à lui mis en circulation par le biais des prestations de l’État. Le projet de modernisation monétaire ne stipule rien quant à la manière d’investir l’argent. La mise en circulation de cet argent est laissée aux choix démocratiques. Cela pourrait être alors réalisé par le paiement de l’AVS, l’attribution de budgets à la formation etc. En ce sens, l’argent lui-même devient un service public ! C’est ainsi que cela devrait être depuis longtemps ! De cette manière l’objectif de réaliser l’intérêt collectif pourra être atteint.

L’introduction du régime de la Monnaie Pleine comporte les points suivants :

Création monétaire par l’État souverain et contrôle de la masse monétaire

1.  Seule la Banque centrale, représentante du pouvoir monétatif, est en droit de créer de la monnaie (tant fiduciaire que scripturale) ainsi que du contrôle de la masse monétaire conformément à l’intérêt général du pays.

2.  Pour l’octroi de crédits, la gestion de fortune et les opérations financières, les banques restent compétentes exactement comme aujourd’hui, c’est là leur rôle.

La monnaie scripturale devient « Monnaie Pleine »

3.  Le jour du changement, tous les dépôts à vue libellés en monnaie scripturale sur les comptes courants (comptes à échéance journalière) seront déclarés Monnaie Pleine, c’est-à-dire moyens de paiements légaux.

4.  Les comptes de virement existant jusque-là deviennent des comptes libellés en Monnaie Pleine bien qu’ils soient évidemment sous forme de monnaie électronique. Ils restent utilisables pour des paiements. D’une part, ils se différencient clairement des comptes d’épargne qui eux sont inutilisables pour des paiements. Et deuxièmement les comptes courant sont sortis du bilan des banques.  De cette manière, les liquidités des clients ne sont pas perdues en cas de faillite de la banque.

La « Monnaie Pleine » est une monnaie « concrète » et sera mise en circulation par l’État et ses prestations de service public.

5.  Les bénéfices liés à l’émission de la Monnaie Pleine captés par la BNS seront mis à disposition de la communauté.

6.  La mise en circulation de la Monnaie Pleine se réalise soit par les dépenses dans les prestations publiques, soit comme dividendes, directement versés aux citoyen(ne)s. En cas de besoin, la BNS peut mettre à disposition des banques des crédits supplémentaires.

Période transitoire

7. Les dettes (en monnaie scripturale) préalablement contractées auprès des banques par les créanciers, deviennent des dettes des banques dues à la BNS en Monnaie Pleine. De cette manière la masse monétaire reste stable après remboursements des emprunteurs.

8. Les sommes payées en Monnaie Pleine aux banques en remboursement des crédits existants, seront alors transmises à la Banque nationale. Cet argent remboursera les dettes de chacune des banques auprès de la BNS. Toute nouvelle émission monétaire additionnelle sera le fait de la BNS.


[1] Charles André Junod “Grand Commentaire de la Constitution fédérale de la Confédération suisse du  du 29 mai 1874” éditions Schulthess, 1988.

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26 commentaires pour 295 – monnaie pleine

  1. brunoarf dit :

    La BCE tente encore une fois clairement l’intimidation qui avait réussi par deux fois à faire céder les pouvoirs en place : en 2010 en Irlande et en 2013 à Chypre. La BCE affirme encore une fois un rôle politique qui n’est guère en accord avec sa soi-disant indépendance. Reste la question : Athènes baissera-t-elle la tête comme jadis Nicosie et Dublin ? Impossible à dire. Ce soir, Athènes a répété qu’il n’était pas question d’accepter la poursuite de l’austérité. La BCE est-elle prête à prendre le risque d’une sortie de la Grèce de la zone euro et le gouvernement grec est-il prêt à abandonner ses promesses électorales ? Toute la question est là.

    http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20150204trib38e533885/grece-le-coup-de-force-de-la-bce.html

    « Rodrigue, as-tu du cœur ? » (Corneille, dans sa pièce Le Cid)

    « Alexis, as-tu des couilles ? » (BA)

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  2. brunoarf dit :

    Après l’ultimatum de la BCE, voici maintenant l’ultimatum de l’Eurogroupe.

    Vendredi 6 février 2015 :

    La Bourse de New York a perdu près de 0,5% vendredi, plongeant dans le rouge en fin de séance après que Jeroen Dijsselbloem, président de l’Eurogroupe, a dit que la Grèce avait jusqu’au 16 février pour demander un prolongement de son programme d’aide, faute de quoi le pays risquait d’être privé de soutien financier.

    http://www.challenges.fr/finance-et-marche/20150206.REU9325/lead-1-wall-street-finit-en-legere-baisse-avec-la-grece.html

    En clair :

    Lundi 16 février, si la Grèce ne demande pas officiellement un prolongement de son programme d’aide, la Grèce n’aura plus aucun soutien financier de la zone euro.

    Et si la Grèce ne reçoit plus aucun soutien financier de la zone euro, elle sera obligée d’en sortir.

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  3. brunoarf dit :

    Dimanche 8 février 2015 :

    Tsipras évoque l’obligation historique à réclamer le remboursement d’indemnités de guerre à Berlin.

    Le Premier ministre grec Alexis Tsipras a évoqué dimanche l’obligation historique et morale de son pays à réclamer le prêt forcé et des indemnités de guerre à l’Allemagne, un sujet sur lequel Berlin a déjà dit non.

    « Il y a une obligation morale envers notre peuple, envers l’Histoire, envers tous les peuples européens qui se sont battus et ont donné leur sang contre le nazisme, une obligation historique à réclamer à l’Allemagne des indemnités de guerre et le remboursement du prêt forcé », a dit M. Tsipras en concluant son discours sur son programme de politique générale devant le Parlement.

    Le parti de la gauche radicale Syriza d’Alexis Tsipras réclame une somme d’environ 162 milliards d’euros à l’Allemagne, soit l’équivalent de la moitié de sa dette publique de plus de 315 milliards d’euros.

    http://www.romandie.com/news/Tsipras-evoque-lobligation-historique-a-reclamer-le-remboursement-dindemnites-de-/563702.rom

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  4. brunoarf dit :

    Lundi 9 février 2015, vers 11 heures :

    La Bourse d’Athènes chute, les rendements s’envolent.

    L’indice ASE des marchés d’actions grecs chute de plus de 6% au lendemain du discours, ferme, de politique générale du premier ministre Alexis Tsipras. Les rendements s’envolent, celui à 3 ans frôlant le seuil des 20%.

    Les banques sont une nouvelle fois les plus touchées. Si l’indice général du secteur chute de 7,04%, Banque du Pirée abandonne 8,1%, Euro Bank 6,68%, Banque nationale de Grèce 5,45% et Alpha Bank 8,79%.

    Autre réaction, celle du marché obligataire, avec une poussée du rendement des emprunts d’Etat à dix ans à plus de 10%, à 10,6032%, contre 9,94% vendredi.

    Pour le seul rendement à trois ans, on approche les 20%, à 19,97%, contre 17,48% vendredi.

    Leçon grecque : plus aucun changement possible sans clash systémique.

    http://yetiblog.org/index.php?post/1362

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  5. brunoarf dit :

    « La possibilité que la Grèce quitte la zone euro est passée, avec ce discours, de 35% à 50% », estime Gary Jenkins, responsable de la stratégie crédit de LNG Capital.

    Lundi 9 février 2015, vers 13h40 :

    A la mi-journée, la Bourse d’Athènes perdait 6,0% et l’indice du secteur bancaire grec chutait de 11,5%, se rapprochant de ses plus bas historiques.

    L’action de la Banque du Pirée abandonnait 15,5%, Eurobank 10,4% et Banque nationale de Grèce 10,6%.

    Sur le marché obligataire, le rendement des emprunts d’Etat grecs à dix ans dépassait 11% et la hausse était plus spectaculaire encore pour le rendement à trois ans, qui dépassait 21%.

    Dans un discours au Parlement dimanche, Alexis Tsipras a déclaré qu’il n’accepterait pas une prolongation du programme d’aide financière dont bénéficie son pays, laissant craindre des tensions lors de la réunion exceptionnelle des ministres des Finances de l’Eurogroupe mercredi et du sommet de jeudi avec les dirigeants de l’Union européenne, favorables à cette solution.

    « La possibilité que la Grèce quitte la zone euro est passée, avec ce discours, de 35% à 50% », estime Gary Jenkins, responsable de la stratégie crédit de LNG Capital.

    http://www.latribune.fr/depeches/reuters/KBN0LD17D/la-confrontation-tsipras-bruxelles-inquiete-les-marches-grecs.html

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  6. brunoarf dit :

    Lundi 9 février 2015 :

    Cameron a présidé une réunion consacrée à un éventuel « Grexit ».

    Le Premier ministre britannique David Cameron a présidé lundi une réunion avec des responsables du ministère des Finances et de la Banque d’Angleterre consacrée à la marche à suivre en cas de sortie de la Grèce de la zone euro (« Grexit »), a dit une source du ministère.

    Le ministre des Finances George Osborne a dit dimanche que le pays accélérait ses préparatifs à une telle éventualité, notant que le rapport de forces entre la Grèce et la zone euro augmentait les risques pesant sur l’économie britannique.

    « Il s’est agi d’une réunion entre le Premier ministre et des responsables du Trésor et de la Banque centrale. Personne ne dit que cela (la sortie de la Grèce de la zone) va avoir lieu, mais il paraît judicieux d’examiner ce risque. Qui serait facteur d’une réelle instabilité », a dit la source.

    La Bourse d’Athènes chutait de près de 6% vers 11h35 GMT, au lendemain du discours de politique générale du Premier ministre Alexis Tsipras, qui a réaffirmé vouloir s’affranchir de la « troïka » et en finir avec l’austérité.

    « Une sortie forcée de la Grèce de la zone euro entraînerait la fin de la monnaie unique », a pour sa part affirmé dimanche le ministre grec des Finances Yanis Varoufakis.

    http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRL5N0VJ25620150209

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  7. brunoarf dit :

    Mardi 10 février 2015 :

    Le ministre allemand des Finances met en garde Athènes.

    Le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble a dit mardi que si la Grèce ne voulait pas d’un nouveau programme, alors tout était fini.

    Le ministre a ajouté que l’Eurogroupe voulait entendre mercredi de la part d’Athènes quelque chose qui l’engage.

    Il a par ailleurs démenti les informations selon lesquelles la Grèce serait parvenue à un accord avec la Commission européenne et a dit que l’Eurogroupe, soit l’ensemble des ministres des Finances de la zone euro, ne négocierait pas de nouveau programme pour la Grèce mercredi lors de sa réunion.

    http://bourse.lesechos.fr/infos-conseils-boursiers/actus-des-marches/infos-marches/le-ministre-allemand-des-finances-met-en-garde-athenes-1030668.php

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  8. brunoarf dit :

    Mercredi 11 février 2015 :

    « La Russie examinera un éventuel appel au financement du gouvernement grec, qui subit comme elle la ligne illégitime des Occidentaux », a assuré mercredi le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov qui recevait son homologue grec, Nikos Kotzias.

    « En ce qui concerne les questions économiques, nous avons discuté aujourd’hui de la situation financière de la Grèce, qui est également dans une situation difficile en raison de la ligne unilatérale, illégitime de nos collègues occidentaux », a indiqué le ministre russe lors d’une conférence de presse avec M. Kotzias.

    Le ministre russe a aussi discuté avec son collègue grec les excellentes perspectives d’un partenariat gréco-russe dans le secteur de l’énergie, compte tenu de l’intérêt d’Athènes pour le gazoduc que la Russie compte construire via la Turquie jusqu’à la frontière grecque pour livrer du gaz aux Européens.

    Le nouveau gouvernement grec, élu le 25 janvier, ne cache pas ses sympathies pro-russes, suscitant des interrogations sur une possible réorientation stratégique de la diplomatie du pays membre de l’UE depuis 1981.

    http://www.romandie.com/news/La-Russie-prete-a-examiner-une-demande-daide-financiere-de-la-Grece/564738.rom

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  9. brunoarf dit :

    Lundi 16 février 2015 :

    L’Eurogroupe s’achève par un « clash » avec Athènes.

    On s’attendait à un nouvel Eurogroupe interminable après celui de mercredi 11 février, qui s’était terminé par un fiasco, après tout de même sept heures de négociations… Lundi 16 février, ce nouveau rendez-vous, prétendument « de la dernière chance », entre ministres des finances de la zone euro pour résoudre le problème de la renégociation de la dette grecque avec le gouvernement Tsipras, de la gauche radicale, n’a duré que quatre heures, et s’est achevé par un « clash ».

    http://www.lemonde.fr/crise-de-l-euro/article/2015/02/16/l-eurogroupe-s-acheve-par-un-clash-avec-athenes_4577661_1656955.html

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  10. brunoarf dit :

    Mardi 17 février 2015 :

    Grèce : Tsipras annonce le vote par le Parlement de mesures sociales dès vendredi.

    Le Premier ministre grec Alexis Tsipras a annoncé mardi le vote par le Parlement de mesures sociales en faveur des Grecs dès vendredi, date-butoir donnée par l’Eurogroupe à Athènes pour demander une extension de son programme d’aide.

    « Ces mesures vont conforter les salariés, les chômeurs, les petites et moyennes entreprise et vont relancer l’économie », a expliqué M. Tspiras.

    Figure parmi elles l’étalement en cent mensualités des remboursements de prêts bancaires pour les personnes les plus défavorisées.

    Les mesures sociales voulues par le gouvernement vont à l’encontre des préconisations du programme d’aide.

    « La Grèce n’accepte pas les conditions et les ultimatums, elle dit non », a lancé M. Tsipras, devant les parlementaires de son parti de gauche radicale Syriza.

    Il a également accusé le ministre allemand des Finances Wolfgang Schaüble d’avoir perdu son sang-froid et de s’être adressé de manière humiliante à la Grèce lors des discussions entourant l’Eurogroupe de lundi à Bruxelles.

    http://www.romandie.com/news/Grece–Tsipras-annonce-le-vote-par-le-Parlement-de-mesures-sociales-des-vendredi/566770.rom

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  11. brunoarf dit :

    Jeudi 19 février 2015 :

    Aide à la Grèce : Berlin rejette la demande d’Athènes. « Ce n’est pas une solution substantielle. »

    Le ministère des Finances allemand a rejeté jeudi la demande déposée par la Grèce d’extension de l’aide de ses partenaires européens, estimant qu’elle ne représentait pas une solution substantielle et ne répondait pas aux critères fixés par la zone euro.

    « La lettre en provenance d’Athènes n’est pas une proposition substantielle de solution », a commenté Martin Jäger, porte-parole de Wolfgang Schäuble, ministre des Finances, dans un bref communiqué.

    « En vérité, elle vise à obtenir un financement-relais, sans remplir les exigences du programme. Le courrier ne remplit pas les critères définis lundi par l’eurogroupe », a-t-il poursuivi.

    Athènes s’est adressé aux ministres des Finances de la zone euro jeudi pour obtenir un prolongement de six mois du soutien financier de ses partenaires, et en prenant un certain nombre d’engagements.

    Le gouvernement grec refuse toutefois de se plier au memorandum qui est associé au programme d’aide, et prescrit au pays de rigoureuses mesures d’austérité.

    Dès mercredi, Berlin avait jugé qu’aides et réformes étaient indissociables, et insisté sur cinq conditions que devrait remplir la demande grecque pour satisfaire la zone euro.

    Parmi elles figurent l’engagement à ne pas détricoter les réformes déjà engagées, à ne pas mettre sur les rails de nouvelles qui pèseraient sur les finances publiques grecques, ou encore un engagement d’Athènes à rembourser tous ses créanciers. Les pays de l’union monétaire se sont entendus sur ces conditions lundi à Bruxelles.

    http://www.romandie.com/news/Aide-a-la-Grece-Berlin-rejette-la-demande-dAthenes-pas-une-solution-substantielle_RP/567535.rom

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  12. brunoarf dit :

    Chiffres Eurostat publiés le jeudi 22 janvier 2015 :

    Dette publique de la Grèce : 315,509 milliards d’euros, soit 176 % du PIB.
    En clair : la Grèce est en faillite.
    Or que lisons-nous aujourd’hui ?

    « L’autre élément important, c’est que la BCE, puisqu’un accord a été trouvé, va pouvoir réintroduire la dérogation qui permettait aux banques grecques de se refinancer normalement à son guichet en utilisant les dettes d’Etat comme collatéraux, autrement dit comme garantie. Ceci permettra, in fine, à l’Etat de financer une partie de ses besoins par l’émission de bons à court terme. »

    http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20150220trib73620a4fa/accord-sur-la-grece-a-l-eurogroupe-sur-un-financement-de-quatre-mois.html

    Dans les quatre mois qui viennent, voici ce qui va se passer :
    1- La Grèce est incapable de rembourser quoi que ce soit.
    2- La Grèce va quand même continuer à émettre des obligations d’État.
    3- Les banques grecques vont quand même acheter ces obligations d’État.
    4- Ensuite, les banques grecques vont refourguer ces obligations d’État à la BCE comme collatéraux.
    5- La BCE va quand même accepter ces obligations pourries, et elle va quand même continuer à prêter des milliards d’euros aux banques grecques.
    6- La Grèce va continuer à se surendetter. De toute façon, elle ne remboursera pas sa dette.
    7- En Grèce, les européistes vont continuer à empiler des caisses de dynamite par-dessus les caisses de dynamite déjà existantes.

    Encore quatre mois à empiler des caisses de dynamite supplémentaires.

    Encore quatre mois de fuite en avant.

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  13. brunoarf dit :

    2008 : dette publique de la Grèce : 263,284 milliards d’euros, soit 112,9 % du PIB.

    En 2008, les autres nations européennes auraient dû accepter de subir des pertes. Elles auraient dû accepter que la Grèce fasse défaut sur la totalité de sa dette publique. Mais, malheureusement, elles n’ont pas voulu subir des pertes.

    En 2008, l’Allemagne, la France, et tous les autres moutons de Panurge bêlent : « C’est pas grave. Nous refusons de subir des pertes. Nous continuons à prêter des milliards d’euros à la Grèce en faillite. »

    2009 : dette publique : 129,7 % du PIB.

    L’Allemagne, la France, et tous les autres moutons de Panurge bêlent : « C’est pas grave. Nous refusons de subir des pertes. Nous continuons à prêter des milliards d’euros à la Grèce en faillite. »

    2010 : dette publique : 148,3 % du PIB.

    L’Allemagne, la France, et tous les autres moutons de Panurge bêlent : « C’est pas grave. Nous refusons de subir des pertes. Nous continuons à prêter des milliards d’euros à la Grèce en faillite. »

    2011 : dette publique : 170,3 % du PIB.

    En début d’année 2012, la Grèce a fait défaut : 115 milliards d’euros de dettes ont été effacés.

    2012 : dette publique : 157,2 % du PIB.

    L’Allemagne, la France, et tous les autres moutons de Panurge bêlent : « C’est pas grave. Nous refusons de subir des pertes. Nous continuons à prêter des milliards d’euros à la Grèce en faillite. »

    2013 : dette publique : 175,1% du PIB.

    L’Allemagne, la France, et tous les autres moutons de Panurge bêlent : « C’est pas grave. Nous refusons de subir des pertes. Nous continuons à prêter des milliards d’euros à la Grèce en faillite. »

    Troisième trimestre 2014 : dette publique de 315,509 milliards d’euros, soit 176 % du PIB.

    L’Allemagne, la France, et tous les autres moutons de Panurge bêlent : « C’est pas grave. Nous refusons de subir des pertes. Nous continuons à prêter des milliards d’euros à la Grèce en faillite. »

    Dans le Quart Livre, chapitre VIII, Rabelais écrit :

    Soudain, je ne sais comment cela se produisit, je n’eus pas le loisir de le considérer, Panurge, sans dire autre chose, jette en pleine mer son mouton criant et bêlant. Tous les autres moutons criant et bêlant sur le même ton commencèrent à se jeter et à sauter dans la mer tous à la file. Le premier à sauter derrière son compagnon était dans la foule. Il n’était pas possible de les en empêcher. Vous savez en effet que c’est le naturel du mouton, de toujours suivre le premier, où qu’il aille. De plus Aristote dit au livre IX de l’Histoire des Animaux que c’est le plus sot et le plus inepte animal du monde. Le marchand, tout effrayé de voir devant ses yeux périr et se noyer ses moutons, s’efforçait de les en empêcher et de les retenir de toutes ses forces. Mais c’était en vain. Ils sautaient tous à la suite dans la mer, et y périssaient.

    http://fr.wikisource.org/wiki/Le_Quart_Livre

    L’histoire de la zone euro se terminera de la même façon :

    « Ils sautaient tous à la suite dans la mer, et y périssaient. »

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  14. brunoarf dit :

    Manolis Glezos, député européen membre de SYRIZA : « Je demande au Peuple Grec de me pardonner d’avoir contribué à cette illusion. »

    Depuis Bruxelles, Manolis Glezos foudroie le gouvernement à propos des manœuvres durant les négociations avec les créanciers et du changement de discours de SYRIZA. Il rappelle qu’ « entre l’oppresseur et l’oppressé, il ne peut être question de compromis, tout comme cela est impossible entre l’occupé et l’occupant. La seule solution c’est la liberté ».

    Manolis Glezos écrit :

    Changer le nom de la troïka en « institutions », celui du mémorandum en « accord » et celui des créanciers en « partenaires », ne change en rien la situation antérieure.
    L’on ne change pas non plus, bien entendu, le vote du peuple Grec aux élections du 25 janvier 2015.
    Il a voté pour ce que SYRIZA avait promis : abolir le régime d’austérité qui n’est pas seulement une stratégie de l’oligarchie allemande mais aussi de celle des autres pays créanciers de l’Union européenne et de l’oligarchie grecque.
    Nous abolissons les mémorandums et la troïka, nous abolissons toutes les lois de l’austérité.
    Au lendemain des élections, d’une seule loi, nous abolissons la troïka et ses effets.
    Un mois est passé et cette promesse n’est toujours pas transformée en acte.
    Dommage et encore dommage.
    Pour ma part, je demande au Peuple Grec de me pardonner d’avoir contribué à cette illusion.
    Mais, avant que le mal ne progresse.
    Avant qu’il ne soit trop tard, réagissons.
    Avant toute chose, par le biais d’assemblées extraordinaires, dans toutes les organisations, quel qu’en soit le niveau, les membres et les amis de SYRIZA doivent décider s’ils acceptent cette situation.
    D’aucuns prétendent que, pour obtenir un accord, il faut savoir céder. En tout premier lieu, entre l’oppresseur et l’oppressé, il ne peut être question de compromis, tout comme cela est impossible entre l’occupé et l’occupant. La seule solution c’est la liberté.
    Mais, même si nous acceptions cette aberration, ce que les gouvernements antérieurs ont fait avec le chômage, l’austérité, la pauvreté, les suicidés, en soutenant les mémorandums, va bien au-delà de toute limite de compromis.

    Manolis Glezos, Bruxelles, le 22 février 2015

    http://www.okeanews.fr/20150222-glezos-je-demande-au-peuple-grec-de-pardonner-davoir-contribue-cette-illusion

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  15. brunoarf dit :

    Mercredi 25 février 2015 :

    Grèce : après l’accord, les questions qui fâchent.

    Quelle forme prendra le « nouveau contrat » que la Grèce veut conclure avec ses partenaires d’ici fin juin ? Le journal allemand Rheinische Post faisait circuler mercredi un chiffre pour un éventuel troisième programme d’aide, 20 milliards d’euros, sur la foi de sources proches de la coalition au pouvoir à Berlin.
    Ce serait pour Athènes un sérieux revers que de devoir se soumettre à nouveau à un programme assorti de conditions draconiennes et alors que les précédents (en 2010 puis en 2012) ont transformé le pays en « colonie de la dette » et volé leur « dignité » aux Grecs, selon les dires du bouillant ministre des Finances Yanis Varoufakis.
    La Grèce préférerait une ligne de crédit, mais « il est plus probable qu’on aille sur un nouveau programme qu’une ligne de crédit », confiait mardi un haut responsable européen.

    http://www.lepoint.fr/economie/grece-apres-l-accord-les-questions-qui-fachent-25-02-2015-1907739_28.php

    Dette publique de la Grèce : 315,509 milliards d’euros, soit 176 % du PIB.

    Si le troisième programme d’aide est mis en place en juillet, la dette publique de la Grèce augmentera de 20 milliards d’euros.

    La dette atteindrait environ 335 milliards d’euros, soit environ 187 % du PIB.

    De toute façon, la Grèce est en faillite, alors un peu plus ou un peu moins …

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  16. jerome dit :

    Je cherche à comprendre un truc…Quand une assurance veut acheter des bons du trésor (pour ses contrats d’assurance vie par exemple), elle paye en monnaie secondaire à une banque secondaire (une parmi celles qui peut en acheter sur le marché primaire). Cette banque les a elle même acheté au trésor en monnaie centrale (que la BCE lui a prêté ou donné en échanges de titres (parfois pourris)). Que fait elle de l’argent secondaire que lui a filé l’assurance? C’est quand même doublement bénéf pour les banques…récupérer de la monnaie secondaire (pour faire ce qu’elles veulent) en refilant aux assurances ou autres fonds des bons achetés au trésor avec de la monnaie centrale, donnée, prêtée par les BC…
    Je me trompe?

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    • A-J Holbecq dit :

      Pas tout à fait…
      Il faut se souvenir que les banques secondaires monétisent leurs dépenses et démonétisent leurs recettes.
      Dans cet exemple, l’acheteur de titres en payant la banque (dont elle est cliente , hypothèse qui simplifie la démonstration), va voir son compte se réduire du montant de l’achat … et ce sera autant de monnaie que la banque ne lui devra plus (les comptes de dépôts sont au passif du bilan).
      Cette monnaie secondaire équivalente aux achats va donc tout simplement être détruite, diminuant ainsi la dette de la banque et améliorant ainsi sa position vis à vis des autres banques.

      Mais dans le cas des compagnies d’assurance, sans trop m’avancer (je ne suis pas certain), je pense qu’elles disposent d’un compte en monnaie centrale à la BC… elles vont donc payer (si je ne me trompe pas) les « primary dealears » directement en monnaie centrale.

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  17. jerome dit :

    Bien d’accord sur la première partie bien sur, je me demandais comment faisaient les différents fonds et les assurances qui détiennent une très grande part des obligations, mais peut être comme vous dites ont-ils un compte à la BC (les fonds aussi? je ne pense pas)…
    Parce que sinon c’est tout bénef pour les banques qui se font racheter des actifs pourris en monnaie centrale par la BC. Avec cette monnaie centrale elles achètent des bons au trésor (par l’intermédiaire des primary dealers) qu’elles vendent aux fonds et assurances contre de la monnaie secondaire (qui je suis bien d’accord va être détruite (comme elle fut créée)) qui va conforter leurs bilans.
    Et comme de toute façon les banques ne savent plus trop quoi faire de cette monnaie centrale (prêtée par la BC pour refaire repartir les crédits…sans efficacité puisque ces derniers ne repartent que quand les carnets de commandes se remplissent ou que les salaires le permettent…) après avoir déjà acheté (spéculé sur) des matières premières, des actifs mobilier ou non….

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  18. brunoarf dit :

    C’est un petit dessin animé, en pâte à modeler, qui dure 7 minutes 23.

    C’est l’histoire de la démocratie française, ou de la démocratie étatsunienne, ou de la démocratie anglaise, ou de la démocratie grecque, etc.

    C’est l’histoire de nos démocraties en 2015 :

    http://tinyurl.com/od69rpe

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  19. brunoarf dit :

    Depuis 41 ans, les élites françaises trahissent la France.

    Depuis 41 ans, les élites françaises vendent la France à la découpe aux pays étrangers en général, aux Etats-Unis en particulier.

    Dernière trahison : la vente d’Alstom à General Electric.

    En clair :

    – Les Etats-Unis sont le suzerain.

    – Le suzerain place ses vassaux à la tête de ses fiefs.

    – La mission de tous ces vassaux : trahir la France pour le plus grand profit du suzerain.

    – Dans les années qui viennent, le peuple français punira les élites qui trahissent la France. A la guillotine, tous ces traîtres.

    Lisez cet article insupportable :

    Vente d’Alstom : le dessous des cartes.

    « Oui, il y a bien une corrélation entre l’étrange défaite de 1940, qui vit en quelques semaines l’effondrement de notre pays et celle, plus insidieuse et plus longue, qui voit le délitement de notre appareil industriel. »

    http://www.lefigaro.fr/vox/economie/2015/01/05/31007-20150105ARTFIG00339-vente-d-alstom-les-dessous-des-cartes-par-jean-michel-quatrepoint.php

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  20. brunoarf dit :

    Dans l’Union Européenne, les élections en France, les élections en Espagne, les élections en Grèce, etc, ça ne sert plus à rien.

    Dans l’Union Européenne, les élections ne servent plus à rien, puisque les nations sont prisonnières des traités européens.

    Les élections ne servent plus à rien, puisqu’il n’y a pas d’autre politique possible.

    TINA !

    There Is No Alternative !

    (TINA, c’était le surnom de Margaret Thatcher.)

    La construction européenne est anti-sociale.

    La construction européenne est anti-populaire.

    La construction européenne est anti-démocratique.

    Elle doit être détruite.

    Mercredi 4 mars 2015 :

    Grèce : Tsipras devra expliquer qu’il ne pourra pas tenir toutes ses promesses.

    Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, estime que le Premier ministre grec va devoir expliquer que certaines de ses promesses électorales ne seront pas tenues, les élections ne changeant pas les traités, dans un entretien mercredi au journal El Pais.

    Alexis Tsipras a fait un pas fondamental: il a commencé à assumer ses responsabilités. Mais il a un problème: il doit encore expliquer que certaines des promesses avec lesquelles il a remporté les élections ne seront pas tenues, déclare-t-il. Les élections ne changent pas les traités.

    Il a posé les bonnes questions, poursuit M. Juncker. Mais n’a jamais donné de réponses. Or, concernant la Grèce et son programme, il y a 19 opinions publiques qui comptent, dans la zone euro. Les élections ne changent pas les traités: il est clair que l’on peut envisager la crise grecque d’une autre manière. On peut faire preuve de davantage de flexibilité, mais la victoire de Tsipras n’ouvre pas le droit à tout changer.

    Evoquant le parti grec Syriza, mais aussi son allié espagnol Podemos, M. Juncker estime que ce type de nouveau parti analyse souvent la situation de manière réaliste en soulignant avec précision les énormes défis sociaux. Mais s’ils emportent les élections ils sont incapables de tenir leurs promesses, de transformer leurs programmes en réalité. Les propositions de ces partis ne sont pas compatibles avec les règles européennes: elles conduiraient à une situation de blocage total.

    http://www.romandie.com/news/Grece-Tsipras-devra-expliquer-quil-ne-pourra-pas-tenir-toutes-ses-promesses/571625.rom

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  21. brunoarf dit :

    Mercredi 4 mars 2015 :

    Subprimes, Saison 2.

    Aux Etats-Unis, l’argent coule à nouveau à flots. Tout se passe comme si les leçons de 2007-2008 étaient oubliées. Sous couvert de l’euphorie retrouvée se prépare le prochain choc systémique mondial. Pire que le précédent.

    Préparez-vous pour la « saison 2 » des « subprimes » quelque part entre 2016 et 2018 : il y a quinze jours, l’institut américain Equifax, mesurant les crédits à la consommation américains, révélait que 40 % de ces crédits (près de 200 milliards de dollars sur 800) étaient souscrits par des emprunteurs « subprime », c’est-à-dire dont le profil de risque est très en dessous de la moyenne. Aux Etats-Unis, l’argent ruisselle effectivement pour les pauvres. Mais sous forme d’emprunt.

    « Same player, shoot again. » Pour avoir vécu de très près cet effondrement du système financier mondial et pour constater aujourd’hui le retour à grande vitesse des pires pratiques du monde financier, avec la passive complicité des gouvernements, il y a quelque chose de désespérant à voir les mêmes causes produire les mêmes effets.

    Après l’euphorie du moment, nous allons donc connaître un nouveau choc systémique mondial. Par rapport à celui de 2008, il aura deux différences majeures : il sera beaucoup plus soudain et plus profond, notamment du fait de l’automatisation massive des flux de marchés ; et cette fois-ci, nous serons à court de munitions monétaires et budgétaires pour l’absorber.

    Je me risque à une seule prédiction pour cette après-crise-là. Elle amènera au pouvoir, des deux côtés de l’Atlantique, des personnalités et mouvements politiques très éloignés de ceux qui se sont couchés face à ce que Franklin Delano Roosevelt appelait dans son discours à Madison Square Garden le 31 octobre 1936 : « les vieux ennemis de la paix – le monopole industriel et financier, la spéculation, la banque véreuse… ceux qui… avaient commencé à considérer le gouvernement des Etats-Unis comme un simple appendice à leurs affaires privées ».

    Après cette crise-là, exacerbée par la remontée des tribalismes et nationalismes partout dans le monde, nous aurons donc, pour le pire, Podémos et/ou les Colonels en Espagne, Syriza ou les colonels en Grèce, la Ligue du Nord et/ou les fascistes de CasaPound en Italie. Le Ukip en Grande-Bretagne. Le Front national en France.

    Ou pour le meilleur, les futurs Franklin Roosevelt, américains ou européens, qui ne sont pas encore identifiés. Mais en attendant, il faut hélas composer avec les héritiers de Herbert Hoover ! Celui qui croyait tant au laisser-faire qu’il a laissé faire la grande dépression de 1929, et ses conséquences pour la paix dans le monde.

    http://www.lesechos.fr/journal20150304/lec1_idees_et_debats/0204195087712-subprimes-saison-2-1098621.php?AKmrujgZhEohkJpV.99

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  22. brunoarf dit :

    La montée aux extrêmes.

    Lundi 9 mars 2015 :

    Elections départementales 2015 : le FN au dessus des 30% ?

    Selon un sondage Odoxa, le FN recueillerait 31% des voix lors du premier tour des Départementales, le 22 mars prochain. Le PS pourrait, lui, sauver les meubles au second tour et l’UMP rafler la mise.

    Sondages après sondages, la possibilité de voir le FN arriver en tête au soir du dimanche 22 mars se confirme. Selon une enquête réalisée pour « RTL » et publiée ce lundi 9 mars, le Front national obtiendrait 31% des voix. L’UMP et l’UDI réunissent 29% des intentions de vote, le PS est troisième à 20%.

    Le Front de gauche recueille 8% des intentions de vote.

    Europe-Ecologie-Les Verts est à 4% des intentions de vote et l’extrême gauche 1%. Les autres partis, dont le MoDem, totalisent 7%.

    http://www.boursorama.com/actualites/departementales-2015–le-fn-au-dessus-des-30-347abdfd945fc9c8251b13f6f1654dd7

    En Europe, il n’y a qu’en Grèce et en Espagne que la montée aux extrêmes profite à l’extrême-gauche.
    Dans les autres nations européennes, la montée aux extrêmes profite à l’extrême-droite.
    Autrement dit : la dynamique historique est à l’extrême-droite.

    Elections européennes du 25 mai 2014 :
    Les quatre pays où les extrêmes arrivent en tête :
    1- La France : Front National = 24,86 %
    2- Le Royaume-Uni : UKIP = 26,60 %
    3- Le Danemark : Parti Populaire Danois = 26,60 %
    4- La Grèce : l’extrême-gauche Syriza = 26,58 % (pour info : les néonazis d’Aube Dorée = 9,40 %)

    Les neuf pays où les extrêmes font une percée :
    1- L’Italie : Mouvement 5 Etoiles = 21,15 %
    2- L’Autriche : FPO = 19,70 %
    3- La Belgique : NVA = 16,35 %
    4- La Hongrie : Jobbik = 14,68 %
    5- La Finlande : « Les Vrais Finlandais » = 12,90 %
    6- La Suède : Sverige Demokraterna = 9,70 %
    7- L’Espagne : l’extrême-gauche Podemos = 7,97 %
    8- La Pologne : KNP = 7,06 %
    9- L’Allemagne : le nouveau parti anti-euro AFD = 7 %

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  23. brunoarf dit :

    Mardi 10 mars 2015 :

    Manolis Glezos : ce que l’Allemagne n’est pas arrivée à faire par les armes, elle l’a réussi par l’euro.

    Dans un entretien accordé au journal chypriote « SIMERINI », Manolis Glezos critique le modèle de l’Europe « allemande » :

    « Cela semble différent, mais l’est-ce vraiment ? Ce que l’Allemagne n’est pas arrivée à faire à l’époque par les armes, c’est-à-dire créer une Europe allemande, elle arrive à le faire de nos jours avec la puissance économique et l’aide des USA et des autres vainqueurs de la 2e guerre mondiale – soviétiques exclus, bien entendu, cela va de soi. La guerre froide a donné aux USA et à leur création, l’OTAN, la possibilité d’imposer leur volonté à l’Europe. Et le fruit de cette volonté, c’est l’Allemagne actuelle. »

    Parlant des réparations de guerre, le cadre historique de la Gauche Manolis Glezos estime que le Parlement européen et les rapports de force n’y sont pas favorables afin que des initiatives se soldent par une réussite. Il pense, néanmoins, que l’Allemagne sera de fait amenée à discuter avec la Grèce à ce sujet :

    « Le gouvernement allemand, ‘mal élevé’ jusqu’à présent à cause des autres européens qui cèdent constamment, ne pourra pas refuser ad vitam aeternam de discuter de la chose avec la Grèce. D’ailleurs, M. Prokopis Pavlopoulos, le nouveau Président de la République grecque, maîtrise parfaitement, en tant que juriste également, la question des dettes de l’Allemagne envers notre pays. En définitive, il apparaîtra à quel point les arguments des Allemands manquent de fondement, s’ils osent procéder à la signature d’un traité de paix avec la Grèce, au lieu de se contenter du régime peu clair de la « situation non-en-guerre » qui est actuellement en vigueur. Alors, ils seront contraints de payer. »

    Le député européen, qui a réuni un très grand nombre de voix aux élections européennes et qui s’est exprimé contre les dirigeants du parti en critiquant fortement l’accord à l’Eurogroupe du 20 février dernier, parle des difficultés auxquelles le gouvernement est confronté, en soulignant que la question de la souveraineté du Peuple et du respect de la Constitution est d’une importance cruciale :

    « Les promesses préélectorales et les déclarations concernant le programme du gouvernement ne peuvent être réalisées que si le pouvoir passe entre les mains du peuple. Syriza a promis la souveraineté populaire qui, pour la Constitution actuellement en vigueur, est le fondement du régime politique, bien que tous les gouvernements au pouvoir à ce jour l’ont ignorée et méprisée. Le peuple attend, avant toute chose, du gouvernement qu’il a élu, d’appliquer la Constitution. »

    http://www.okeanews.fr/20150310-manolis-glezos-ce-que-lallemagne-nest-pas-arrivee-faire-par-les-armes-elle-la-reussi-par-leuro

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  24. brunoarf dit :

    Au titre des réparations de la Seconde guerre mondiale, l’Allemagne doit 162 milliards d’euros à la Grèce.

    Aujourd’hui, le ministre grec de la Justice menace de saisir les avoirs allemands.

    Mercredi 11 mars 2015 :

    Grèce : le ministre de la Justice menace la saisie des avoirs allemands.

    Le ministre grec de la Justice Nikos Paraskevopoulos a menacé mercredi de donner son feu vert pour l’application d’une décision de la Cour suprême grecque remontant à 2000 et restée depuis lettre morte, sur la saisie des avoirs allemands en compensation des dédommagements de la guerre par les nazis.

    « A titre personnel, je crois que l’autorisation d’appliquer cette décision devrait être donnée et je suis prêt à la donner », a dit le ministre au cours d’un débat au Parlement dans la nuit de mardi à mercredi sur la réactivation d’une commission parlementaire sur les crimes de la Seconde guerre mondiale commis en Grèce par les nazis.

    « La revendication des réparations de guerre est un sujet national et la reconstitution de la commission parlementaire vise à sensibiliser l’opinion publique européenne et à renforcer l’argumentation grecque sur ce sujet », a indiqué la députée Syriza et présidente de la Vouli Zoé Konstantopoulou.

    En 2012, une commission parlementaire a été créée sur ce sujet mais ses travaux ont été arrêtées en décembre 2014, lors de l’annonce des élections anticipées. Un rapport de la Comptabilité nationale grecque à l’époque avait évalué le montant des réparations à 162 milliards d’euros.

    Ce total correspondrait aux réparations des infrastructures détruites (108 milliards euros en valeur actuelle, un chiffre basé sur les conclusions de la Conférence internationale de Paris en 1946) et au remboursement d’un emprunt forcé (54 milliards d’euros) contracté par la Grèce auprès du régime nazi entre 1942 et 1944.

    http://www.romandie.com/news/Grece-le-ministre-de-la-Justice-menace-la-saisie-des-avoirs-allemands_RP/573868.rom

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  25. jerome dit :

    Dans notre système actuel qui n’est pas encore celui de monnaie pleine…quelle est la part de monnaie disons permanente (créée par les banques 2° par l’achat d’actifs divers) vs la monnaie temporaire (créée par le crédit des banques 2° aux acteurs économiques et qui sera normalement remboursée et donc détruite)?

    Quelqu’un peut il répondre ? Merci

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