274 – CNR Nice

Ci dessous, le document photocopié distribué à Nice par A-J Holbecq à l’occasion d’une conférence lors du 70 ième anniversaire du CNR .

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Pour que l’argent serve au lieu d’asservir !

Considérant:

Qu’une monnaie nationale est un des attributs d’un pays souverain  qui doit donc pouvoir émettre sa propre monnaie ;

Que les seuls besoins d’emprunt sur les marchés correspondent aux devises extérieures qu’un pays souverain ne peut produire lui-même et dont il ne dispose pas du fait du solde négatif de sa balance des transferts, intégrant le déficit commercial ; 

Qu’un État souverain ne peut être comparé à un ménage ou à une entreprise. C’est lui qui doit émettre la monnaie permettant aux secteurs privés de payer des taxes et impôts ;

Qu’en conséquence la dette publique (et donc la « nécessité » de la financer sur les marchés) est une totale aberration intellectuelle ou une volonté d’appauvrir les peuples ;

Que tant qu’il existe un besoin (collectivement souhaitable), la volonté de le satisfaire, les moyens techniques, les matières premières et énergétiques,  une  main d’œuvre disponible et qualifié, et le savoir-faire, le Trésor Public doit pouvoir financer les besoins d’investissements du pays ;

Qu’à partir du moment où une communauté a le pouvoir de créer sa propre monnaie, les impôts et taxes ne constituent plus une recette mais un outil de régulation de la masse monétaire, de l’orientation de l’économie, de la contribution de chacun aux dépenses communes et de la répartition entre ses membres ;

Que le dogme de l’équilibre des finances publiques est nocif : il faut que l’État soit en déficit (investisse) lorsque le privé est trop frileux ;

Que les dépenses des uns font les revenus des autres lors des séries d’échanges (« mes revenus sont vos dépenses, mes dépenses sont vos revenus ») ;

Qu’une monnaie démocratique moderne c’est et ce n’est que l’engagement d’une collectivité humaine organisée envers les individus qui la constitue : seule cette collectivité peut s’engager et donc émettre sa monnaie, et nul n’a le droit de le faire à sa place.

 

Nous demandons:

Que soit reconnu un champ économique  dont la finalité n’est pas le profit financier mais le bénéfice social et sociétal (amélioration de la qualité de vie).

Le retour aux monnaies nationales non convertibles si ce n’est dans une Unité de Compte Commune avec les pays voulant éventuellement participer à cette « monnaie commune » ;

La  mise en place du 100% monnaie (SMART / Système Monétaire A Réserve Totale) suivant la ligne Allais/Gomez (les banques doivent éclater en 3 entités), mâtiné d’une « philosophie » néochartaliste et post keynésienne afin d’éradiquer le chômage autant que faire se peut, en considérant que lorsque la production privée est en panne c’est la production publique qui doit prendre le relais ;

La fin de l’indépendance de la Banque de France, en donnant au Parlement et au Gouvernement, sous contrôle démocratique, leurs prérogatives souveraines; celles de décider, lors du vote du Budget, de l’émission au bénéfice exclusif du Trésor Public (la collectivité) de la monnaie nécessaire pour satisfaire aux besoins collectifs et de l’utilisation de cette nouvelle monnaie.

 

CNR 2 – Nice le 25/05/2013

A-J Holbecq

 

Auteur (ou co-auteur avec Philippe Derudder) de :
– «Un regard citoyen sur l’économie » -« Une alternative de société :l’écosociétalisme »  – « Les 10 plus gros mensonges sur l’économie » – « La dette publique, une affaire rentable » – « Argent, dettes et banques »- « Une monnaie nationale complémentaire » « Pour que l’argent serve au lieu d’asservir ! ».

Cet article, publié dans Allais, Débat monétaire, Dettes brutes et nettes, Gomez, Holbecq, Monnaie commune, est tagué , , , , , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

13 commentaires pour 274 – CNR Nice

  1. Bravo! les choses sont claires!

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  2. brunoarf dit :

    D’accord à 100 %.

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  3. brunoarf dit :

    Aujourd’hui, il y a deux Europe :

    – l’Europe des pays périphériques : ces pays sont en faillite. Le chômage atteint des niveaux catastrophiques ;

    – l’Europe des pays du nord : ces pays sont en train de sortir de la crise.

    Ces deux Europe s’éloignent l’une de l’autre de plus en plus vite.

    Zone euro : chômage pour le mois d’avril 2013 :

    1- Médaille d’or : Grèce. 27 % de chômage.

    2- Médaille d’argent : Espagne. 26,8 % de chômage.

    3- Médaille de bronze : Portugal. 17,8 % de chômage.

    4- Chypre : 15,6 % de chômage.

    5- Irlande : 13,5 % de chômage.

    6- Italie : 12 % de chômage.

    Et les pays qui ont le moins de chômage ?

    Pays-Bas : 6,5 % de chômage.

    Luxembourg : 5,6 % de chômage.

    Allemagne : 5,4 % de chômage.

    Autriche : 4,9 % de chômage.

    http://epp.eurostat.ec.europa.eu/cache/ITY_PUBLIC/3-31052013-BP/FR/3-31052013-BP-FR.PDF

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  4. brunoarf dit :

    Mardi 28 mai 2013 :

    L’Allemagne craint une révolution si l’Europe jette à la ferraille son modèle social.

    Le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble a averti mardi que perdre la bataille contre le chômage des jeunes pourrait déchirer l’Europe, et que l’abandon du modèle social du continent européen en faveur de normes plus strictes comme aux États-Unis pourrait déclencher une révolution.

    L’Allemagne, la France, l’Espagne et l’Italie veulent une action urgente pour sauver toute une génération de jeunes Européens qui craignent de ne pas trouver d’emploi. Le chômage des jeunes dans l’Union Européenne se chiffre à près de un sur quatre, soit plus du double que le chômage des adultes.

    « Nous devons être plus efficaces dans notre lutte contre le chômage des jeunes, sinon nous perdrons la bataille pour maintenir l’unité de l’Europe », a déclaré Wolfgang Schäuble.

    Alors que l’Allemagne insiste sur l’importance de la consolidation budgétaire, Wolfgang Schäuble, lui, a évoqué la nécessité de préserver le modèle social de l’Europe.

    Si les normes sociales américaines sont introduites en Europe, « alors nous aurons une révolution, pas le lendemain, mais le jour même » a déclaré Schäuble lors d’une conférence à Paris.

    http://www.reuters.com/article/2013/05/28/us-europe-unemployment-idUSBRE94R0D320130528

    Zone euro : taux de chômage des jeunes de moins de 25 ans :

    Slovénie : 24,4 % de chômage.

    Irlande : 26,6 % de chômage.

    Chypre : 32,7 %.

    Italie : 40,5 %.

    Portugal : 42,5 %.

    Espagne : 56,4 %.

    Grèce : 62,5 %.

    http://epp.eurostat.ec.europa.eu/cache/ITY_PUBLIC/3-31052013-BP/FR/3-31052013-BP-FR.PDF

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  5. brunoarf dit :

    L’économiste Jean-Claude Werrebrouck a publié un livre très important : « Banques centrales : indépendance ou soumission ? », édité chez Yves Michel.

    Sur son blog, Jean-Claude Werrebrouck constate que les Etats européens sont aujourd’hui insolvables, et que les grandes banques européennes sont, elles-aussi, insolvables.

    Quel est le seul organisme qui empêche l’effondrement ?

    En Europe, le seul organisme qui fait encore tenir debout le château de cartes s’appelle … la Banque Centrale Européenne.

    Lisez cet extrait de l’article de Jean-Claude Werrebrouck :

    La banque centrale française est bien évidemment plongée dans le système européen de banques centrales et, de ce point de vue, l’Etat qui lui correspond sera de plus en plus tenté de cesser l’aventure ordo libérale. Les rentiers ont massivement profité de ce qu’on a appelé la fin de la « répression financière », mais, parce que dans la tradition française la liberté ne se réduit pas à la propriété et au marché, c’est dans ce dernier pays que la rente financière prend les risques les plus importants, d’où l’attachement considérable des milieux qui en profitent à ce qu’on appelle le « couple franco-allemand ». La banque de France, devenue objet étranger dans son propre pays, sera de plus en plus soumise à de très fortes contraintes impulsées par la crise et la tradition culturelle française.

    Mais l’Allemagne elle-même, sera contrariée dans sa tradition culturelle. Déjà le comportement de la BCE n’est plus en accord avec la grande tradition ordo-libérale. Alors que, naguère, la banque centrale, qu’elle soit européenne ou simplement allemande, se devait d’être l’équivalent d’une cour suprême ou un conseil constitutionnel veillant à la sanctuarisation de la monnaie – exactement comme le principe d’indépendance de la justice et de respect du droit – la BCE est devenue dépendante d’intérêts privés et publics : le système bancaire européen devenu massivement insolvable, qu’il faut aider, et les Etats européens eux-aussi insolvables et qu’il faut, au moins de manière détournée, aussi aider.

    http://www.lacrisedesannees2010.com/article-banques-centrales-la-fin-de-l-universalite-des-valeurs-germaniques-118080235.html

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  6. brunoarf dit :

    Mercredi 5 juin 2013 :

    Le naufrage de l’Union européenne continue.

    L’Union européenne s’enfonce vers le fond de l’océan, lentement, mais sûrement.

    Pourcentage de variation du PIB par rapport au même trimestre de l’année précédente :

    Hongrie : – 0,3 %.
    Allemagne : – 0,3 %.
    France : – 0,4 %.
    Belgique : – 0,5 %.
    Danemark : – 0,8 %.
    Pays-Bas : – 1,3 %.
    Finlande : – 2 %.
    Espagne : – 2 %.
    République tchèque : – 2,2 %.
    Italie : – 2,3 %.
    Slovénie : – 3,3 %.
    Portugal : – 4 %.
    Chypre : – 4,1 %.
    Grèce : – 5,3 %.

    http://epp.eurostat.ec.europa.eu/cache/ITY_PUBLIC/2-05062013-BP/FR/2-05062013-BP-FR.PDF

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  7. brunoarf dit :

    Vendredi 7 juin 2013 :

    Le déficit de l’Etat français s’est creusé de 6,9 milliards d’euros au 30 avril sur un an, en raison d’une série de dépenses européennes exceptionnelles mais aussi de la « faiblesse des rentrées fiscales » due à la crise, a annoncé vendredi le ministère du Budget.

    L’écart s’explique, selon Bercy, par le contrecoup d’une recette exceptionnelle perçue début 2012 en échange de l’attribution des licences de téléphonie mobile 4G (2,6 milliards) ainsi que deux dépenses réalisées début 2013 : augmentation de capital de la Banque européenne d’investissement (1,6 milliard) et dotation au Mécanisme européen de stabilité, le fonds de secours de la zone euro (3,3 milliards).

    Source : boursorama.fr

    Au total, le capital du Mécanisme européen de stabilité doit être de 80 milliards d’euros. Pour sa part, la France doit doter le Mécanisme européen de stabilité de 16,304 milliards d’euros.

    Lisez cette petite phrase, au détour d’un article du site LE FIGARO :

    Au même moment, les engagements pris par la France aux différents fonds de sauvetage de la zone euro ont alourdi de 187 milliards son passif hors bilan.

    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2013/05/28/20002-20130528ARTFIG00604-ces-3090-milliards-de-dette-virtuelle.php

    Les engagements de la France aux fonds de sauvetage de la zone euro ont atteint 187 milliards d’euros.

    Et tout ça en pariant sur le fait que la Grèce va rembourser sa dette, que l’Irlande va rembourser sa dette, que le Portugal va rembourser sa dette, que l’Espagne va rembourser sa dette, que Chypre va rembourser sa dette, etc.

    Malheureusement, c’est un pari perdu.

    Les pays européens en faillite seront incapables de rembourser leur dette.

    Et la France perdra ces 187 milliards d’euros.

    Contribuables français, préparez-vous à payer.

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  8. brunoarf dit :

    Samedi 8 juin 2013 :

    Alors parfois, François Hollande semble regretter les pesanteurs de la Commission européenne et envier le Japon. «Nous avons une situation différente. La France est dans la zone euro, solidaire de ses partenaires, agissant avec eux. Le Japon peut décider de sa politique monétaire en agissant seul», a-t-il expliqué.

    http://www.lefigaro.fr/international/2013/06/07/01003-20130607ARTFIG00598–tokyo-hollande-egratignela-commission-europeenne.php

    C’est bizarre, hein, François ?

    Le Japon a gardé précieusement sa monnaie nationale.

    C’est bizarre, hein, François ?

    En Asie, 17 nations n’ont pas voulu détruire leur monnaie nationale pour créer une monnaie unique.

    C’est bizarre, hein, François ?

    En Océanie, 17 nations n’ont pas voulu détruire leur monnaie nationale pour créer une monnaie unique.

    C’est bizarre, hein, François ?

    En Afrique, 17 nations n’ont pas voulu détruire leur monnaie nationale pour créer une monnaie unique.

    C’est bizarre, hein, François ?

    En Amérique, 17 nations n’ont pas voulu détruire leur monnaie nationale pour créer une monnaie unique.

    C’est bizarre, hein, François ?

    Et dans le monde arabe ?

    Comment ça se passe, aujourd’hui, dans le monde arabe ?

    Dans le monde arabe, 17 nations n’ont pas voulu détruire leur monnaie nationale pour créer une monnaie unique.

    Il n’y a que nous, en Europe, qui avons fait cette expérience de tarés.

    Et le résultat est un désastre.

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  9. brunoarf dit :

    Lundi 10 juin 2013 :

    Grèce : le PIB en repli de 5,6 % à fin mars (deuxième estimation).

    Le PIB de la Grèce s’est replié de 5,6 % au premier trimestre 2013 sur un an, selon des données révisées publiées par le service des statistiques (Elstat). Les premières estimations faisaient état d’une baisse de 5,3 %.

    Au premier trimestre 2012, l’activité de la Grèce avait reculé de 6,7 %.

    Italie / PIB T1: recul plus fort qu’attendu (- 0,6%) (2e estimation).

    Le Produit intérieur brut de l’Italie a reculé de 0,6% au 1er trimestre 2013 par rapport au précédent, a indiqué lundi l’institut des statistiques Istat, qui corrige ainsi une première estimation faisant état d’un recul de 0,5%.

    Sur un an, le recul du PIB du 1er trimestre 2013 a également été revu en baisse, à – 2,4% (contre une estimation provisoire de – 2,3%), selon Istat.

    http://www.romandie.com/news/n/ItaliePIB_T1_recul_plus_fort_qu_attendu__06_2e_estimation38100620131139.asp

    Premier trimestre 2013 :

    Pourcentage de variation du PIB par rapport au même trimestre de l’année précédente :

    Allemagne : – 0,3 %.
    France : – 0,4 %.
    Belgique : – 0,5 %.
    Pays-Bas : – 1,3 %.
    Finlande : – 2 %.
    Espagne : – 2 %.
    Italie : – 2,4 %.
    Slovénie : – 3,3 %.
    Portugal : – 4 %.
    Chypre : – 4,1 %.
    Grèce : – 5,6 %.

    http://epp.eurostat.ec.europa.eu/cache/ITY_PUBLIC/2-05062013-BP/FR/2-05062013-BP-FR.PDF

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  10. brunoarf dit :

    Mercredi 12 juin 2013 :

    La Grèce ravalée au rang de pays émergent par MSCI.

    Le fournisseur d’indices MSCI a sévèrement déclassé la Grèce en lui redonnant un statut de pays émergent, avec une pondération bien plus faible que lorsqu’elle avait quitté cette catégorie il y a 12 ans pour intégrer l’indice des pays développés.

    La décision de MSCI, mardi soir au terme de son examen annuel de reclassement des indices boursiers, contribue à faire reculer la Bourse d’Athènes de 1,5% mercredi à mi-séance, tandis que la courbe des rendements a accentué son inversion, avec des rendements à court terme plus élevés que pour la dette à long terme – signe d’un manque de confiance dans la capacité de la Grèce à rembourser.

    http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/reuters-00527920-la-grece-ravalee-au-rang-de-pays-emergent-par-msci-574776.php

    Au quatrième trimestre 2012, la Grèce avait une dette publique de 303,918 milliards d’euros, soit 156,9 % du PIB.

    Le premier défaut de paiement de la Grèce avait effacé 107 milliards d’euros de dettes. Mais depuis, la dette publique continue à augmenter, à augmenter encore, à augmenter toujours. Le soi-disant « plan de sauvetage » de la Grèce est un échec total.

    La Grèce va de nouveau se déclarer en défaut de paiement.

    Problème : cette fois-ci, ce sont les créanciers PUBLICS qui vont subir des pertes.

    Combien de dizaines de milliards d’euros le deuxième défaut de paiement de la Grèce va-t-il coûter aux CONtribuables européens ?

    Combien de dizaines de milliards d’euros ?

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  11. brunoarf dit :

    Un Etat qui fait faillite, c’est possible.

    On s’est habitué à l’idée que les Etats remboursent toujours leurs dettes. Mais l’Histoire regorge de cas où cela n’a pas été le cas. Même la rigueur allemande a parfois été prise en défaut.

    http://fr.finance.yahoo.com/actualites/un-etat-qui-fait-faillite–c-est-possible–123131635.html

    Au total, l’Allemagne s’est déclarée en défaut de paiement 8 fois (et non pas 7 fois comme il est écrit dans l’article ci-dessus).

    Dans les années qui viennent, quels sont les six premiers Etats européens qui vont se déclarer en défaut de paiement ?

    1- Médaille d’or : la Grèce. Dette publique de 303,918 milliards d’euros, soit 156,9 % du PIB.

    Le premier défaut de paiement de la Grèce avait effacé 107 milliards d’euros de dettes. Mais depuis, la dette publique continue à augmenter, à augmenter encore, à augmenter toujours. La Grèce va de nouveau se déclarer en défaut de paiement.

    2- Médaille d’argent : l’Italie. Dette publique de 1988,658 milliards d’euros, soit 127 % du PIB.

    3- Médaille de bronze : le Portugal. Dette publique de 204,485 milliards d’euros, soit 123,6 % du PIB. Là encore, le soi-disant « plan de sauvetage » a échoué. La dette publique du Portugal continue à augmenter.

    4- Irlande : dette publique de 192,461 milliards d’euros, soit 117,6 % du PIB. Là encore, le soi-disant « plan de sauvetage » a échoué. La dette publique de l’Irlande continue à augmenter.

    5- Belgique : dette publique de 375,389 milliards d’euros, soit 99,6 % du PIB.

    6- France : dette publique de 1833,810 milliards d’euros, soit 90,2 % du PIB.

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  12. brunoarf dit :

    Une des premières banques de l’Histoire est une banque de Gênes, la banque Leccacorvo. A partir de 1244, la banque Leccacorvo se développe. Elle prête des sommes énormes au roi de France, Saint Louis. Grave erreur !

    Lisez cet extrait de livre :

    Lorsque Saint Louis rentre de croisade en avril 1254, il se montre agacé par l’insistance des Génois à vouloir récupérer leurs fonds. Ils ont permis au roi de combattre les infidèles, il serait bien étrange qu’ils en retirent un avantage matériel en plus du prestige et probablement du salut éternel qui découlera du financement de la croisade ! Saint Louis ne négocie même pas avec ces manants, d’autant que leur pratique financière, c’est-à-dire le prêt à intérêt, reste suspecte aux yeux de l’Eglise. En effet, malgré les écrits de Saint Thomas, l’Eglise maintient ses préventions à l’égard des prêts, et le pape Clément V rappellera au début du XIVe siècle que le prêt à intérêt est par nature usuraire. Il faut dire que ça permettra au passage à Philippe le Bel d’essayer de s’emparer de l’or des Templiers. Quoi qu’il en soit, Saint Louis refuse de payer et fait banqueroute.

    (Jean-Marc Daniel, « Huit leçons d’histoire économique », édition Odile Jacob, page 24)

    C’est le premier défaut de paiement de l’histoire de France.

    La conséquence de ce défaut de paiement de la France est la faillite de la banque Leccacorvo, en 1259.

    Quelques années plus tard, à Florence, la banque Peruzzi et la banque Bardi prêtent des sommes énormes au roi d’Angleterre, Edouard III. Grave erreur !

    Lisez cet extrait de livre :

    Edouard III emprunte aux banquiers de Florence pour rassembler une armée nombreuse et attaquer la France. Les hostilités débutent en 1337, et le moins que l’on puisse dire est que cela s’engage mal pour Edouard III. Les Français envahissent la Guyenne alors anglaise et mettent le siège devant Bordeaux en 1339. La ville résiste, mais l’attaque anglaise au nord depuis Anvers supposée contraindre les Français à redéployer leurs forces a du mal à se développer. En effet, Edouard III, pour pouvoir approvisionner ses troupes, a besoin de fonds et il ne les obtient que par une négociation permanente avec les banquiers italiens. Ceux-ci s’impatientent, s’inquiètent, critiquent sa stratégie militaire : où sont les victoires ? Où sont les villes pillées ? Où sont les pays mis à sac ? En 1340, Edouard III, n’obtenant plus de subsides de ses banquiers, commence à différer ses remboursements. En 1343, il fait banqueroute. Résultat, la banque Peruzzi de Florence fait faillite tandis qu’en 1346 c’est au tour de la banque Bardi.

    (« Huit leçons d’histoire économique », page 26)

    Des défauts de paiement d’Etats souverains, il y en a eu des centaines dans l’Histoire.

    Des Etats européens se déclarent en défaut de paiement, et donc ils provoquent la faillite des banques privées.

    On connaît le film : ça fait 800 ans que ça dure.

    Et ça va continuer.

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