273 – Evolution des patrimoines publics

(Transmis par AJH: reformulation et compléments le 29/05/2013)

patrimoines APU 1979-2011 (5)

Administrations publiques, dettes et patrimoines en pourcentage de PIB entre 1979 et 2011

1- En tiretés bleus, la dette brute  est passée de 21% à 86% du PIB

2 – En tiretés verts, le patrimoine financier brut est passé de 30,7 % du PIB à 46,2% du PIB, donc en légère augmentation

3 – La courbe mauve représente le patrimoine financier net (dette brute diminuée des avoirs financiers) a varié d’un montant positif de 9,6% en basculant, en 1985, vers un solde négatif de 39,8% en 2011, après avoir fluctuée entre 20 et 30% du PIB entre 1994 et 2007 (courbe mauve)

4 – La courbe saumon représente le patrimoine non financier,  passé de 57,9% à 88,3% du PIB (du en partie à l’appréciation immobilière)

5 – La courbe rouge représente le solde net de patrimoine (financier et non financier) a atteint deux points haut en 1980 (72%)  et en 2007 (64%) et un point bas en 1998 (30%). Il est de 48,5% en 2011

6 – Le patrimoine total brut est passé de 88,6% du PIB à 134,5% (non représenté)

Fichier excel  (v5) Evolution du patrimoine des Apu en % PIB-5

Cet article, publié dans Dette publique, Dettes brutes et nettes, est tagué , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

7 commentaires pour 273 – Evolution des patrimoines publics

  1. Hadrien dit :

    Incidemment, J. Sapir et J.J. Rosa signataires du
    « European solidarity Manifesto… in the face of the eurocrisis » :
    http://european-solidarity.eu/signatories.php
    En clair (rappel):
    L’EURO OU COMMENT S’EN SORTIR EN DOUCEUR (Hadrien, 2011)

    J'aime

  2. Ping : 273 - Evolution des patrimoines publics | Econo...

  3. brunoarf dit :

    D’abord, il y a la cause.

    La cause, c’est ça : les banques européennes ont dans leurs livres 1500 milliards d’euros d’actifs pourris. En clair : en Europe, il va y avoir une cascade de faillites bancaires.

    La BCE s’inquiète du poids des créances douteuses en zone euro.

    La Banque centrale européenne (BCE) s’inquiète de plus en plus de voir le poids des créances douteuses dans les portefeuilles de prêts des banques européennes entraver le redémarrage du crédit dans un contexte de priorité donnée au renforcement des fonds propres, selon plusieurs responsables de l’institution.

    Selon KPMG, les créances douteuses des banques européennes atteindraient près de 1.500 milliards d’euros, dont 600 milliards pour les seuls établissements britanniques, espagnols et irlandais.

    Ensuite, il y a la conséquence de ces faillites bancaires en Europe.

    La conséquence, c’est ça :

    Un projet européen prévoit de moins protéger les gros déposants.

    Un projet de législation européenne approuvé lundi par une commission du Parlement européen prévoit que l’épargne des petits déposants sera protégée à concurrence de 100.000 euros, tandis que les titulaires de comptes disposant de soldes supérieurs risqueront de devoir passer des pertes en cas de faillite bancaire.

    Ce projet fait écho à la solution retenue dans le dossier chypriote dans le cadre duquel les déposants les plus fortunés avaient été contraints d’accepter de passer des pertes pour éviter un naufrage du système bancaire local.

    Pour entrer en vigueur, ce projet doit encore être approuvé par les 27 ministres des Finances de l’Union européenne et par les Parlementaires européens.

    http://tempsreel.nouvelobs.com/economie/20130520.REU4530/un-projet-europeen-prevoit-de-moins-proteger-les-gros-deposants.html

    Des Chypriotes.

    Nous allons devenir des Chypriotes.

    Ce qui s’est passé à Chypre va être étendu à toute l’Europe.

    J'aime

  4. brunoarf dit :

    A propos de l’Italie :

    Mario Monti laisse derrière lui une dette publique de 1988,658 milliards d’euros, soit 127 % du PIB. Mario Monti a fait la preuve de sa nullité. Mario Monti a fait la preuve de son incompétence.

    Concernant le secteur privé en Italie, lisez cet article :

    Le Nord de l’Italie « au bord du précipice économique » (Confindustria).

    La crise qui frappe l’Italie touche aussi le Nord très industrialisé et traditionnellement prospère qui est « au bord du précipice économique », a affirmé jeudi le patron des patrons Giorgio Squinzi.

    Si le Nord s’effondrait, « il entraînerait à sa suite tout le pays qui retournerait en arrière de 50 ans et serait exclu de l’Europe qui compte », a déclaré M. Squinzi en ouverture de l’assemblée annuelle de la Confindustria, l’organisation patronale italienne, à Rome.

    Le patron des patrons italiens s’est dit très préoccupé aussi par la poussée du chômage (11,5% et 38,4% chez les actifs de 15-24 ans).

    « Le manque de travail est la mère de tous les maux sociaux », a souligné M. Squinzi en appelant à affronter ce problème « sur le plan structurel et de façon équilibrée en intervenant à la fois sur les coûts, la productivité et la réglementation ». Selon lui, « les entreprises sont prêtes à soutenir l’action du gouvernement par des investissements et des embauches ».

    Il a souhaité que le gouvernement dirigé par Enrico Letta qui est le premier de l’après-guerre à rassembler la gauche et la droite, ait « devant lui le temps de mettre en oeuvre les politiques nécessaires ». Le patronat voudrait en particulier « une fiscalité qui soutienne qui crée de la richesse et la distribue, qui soit transparente et respectueuse des droits des citoyens et des entreprises ».

    Selon lui, la relance de l’économie italienne doit « avoir comme pilier porteur la politique industrielle ».

    Le président du Conseil Enrico Letta assistait à cette réunion et a estimé qu’il faut « redonner la priorité à l’industrie » dans les économies européennes.

    « On a pensé en Italie et en Europe pouvoir se passer de l’industrie, faisant de la croissance sans industrie ou en laissant la tête ici et en envoyant le reste ailleurs », a expliqué M. Letta. Mais cette phase s’est terminée « par des résultats non positifs: l’UE a perdu son leadership ». Selon lui, l’Europe doit être la force de propulsion pour atteindre de « grands objectifs comme porter le PIB de l’industrie manufacturière à 20% du total en 2020 ».

    M. Squinzi a aussi évoqué « le drame » du secteur de la construction « une crise si profonde que nous demandons à vous, Monsieur le président (du Conseil) une intervention spéciale pour sauver ce volant fondamental de l’économie ».

    Le patron des patrons a aussi évoqué la nécessité de contrecarrer « la troisième vague de menace de credit crunch (réduction radicale des crédits alloués par les banques) », illustrée par le fait que le stock de crédits accordés a chuté de 50 milliards d’euros ces 18 derniers mois alors qu’ « un tiers des entreprises ont des liquidités insuffisantes par rapport à leurs besoins d’activité ».

    http://www.romandie.com/news/n/ItalieLe_Nord_de_l_Italie_au_bord_du_prpice_nomique_Confindustria_RP_230520131339-26-361755.asp

    J'aime

  5. brunoarf dit :

    Vendredi 24 mai 2013 :

    Jens Weidmann souhaite qu’un pays de la zone euro puisse faire défaut à l’avenir.

    Le président de la Bundesbank (Buba), Jens Weidmann, a plaidé vendredi pour qu’un pays de la zone euro puisse à l’avenir faire défaut, une option que les Européens ont à tout prix cherché à empêcher pendant la crise.

    « Avec la crise, nous avons fait très attention à éviter les risques de défaut, par crainte d’un effet de contagion », a expliqué M. Weidmann, réputé pour sa défense stricte de l’orthodoxie monétaire et budgétaire, lors d’une conférence organisée par la Banque de France et la banque centrale d’Allemagne.

    Il a, en revanche, laissé ouverte une telle possibilité à l’avenir.

    « A long terme, nous devons faire en sorte qu’un Etat puisse, en dernier ressort, faire faillite », a relevé le patron de la Buba, ajoutant que cette possibilité était un élément clé pour permettre de discipliner les marchés.

    « C’est pour cela que nous travaillons au fait de découpler les Etats et les systèmes bancaires », a-t-il par exemple fait valoir.

    1- Médaille d’or : la Grèce. Dette publique de 303,918 milliards d’euros, soit 156,9 % du PIB.

    2- Médaille d’argent : l’Italie. Dette publique de 1988,658 milliards d’euros, soit 127 % du PIB.

    3- Médaille de bronze : le Portugal. Dette publique de 204,485 milliards d’euros, soit 123,6 % du PIB.

    4- Irlande : dette publique de 192,461 milliards d’euros, soit 117,6 % du PIB.

    5- Belgique : dette publique de 375,389 milliards d’euros, soit 99,6 % du PIB.

    6- France : dette publique de 1833,810 milliards d’euros, soit 90,2 % du PIB.

    7- Royaume-Uni : dette publique de 1387,436 milliards de livres sterling, soit 90 % du PIB.

    8- Chypre : dette publique de 15,350 milliards d’euros, soit 85,8 % du PIB.

    9- Espagne : dette publique de 883,873 milliards d’euros, soit 84,2 % du PIB.

    10- Allemagne : dette publique de 2166,278 milliards d’euros, soit 81,9 % du PIB.

    http://epp.eurostat.ec.europa.eu/cache/ITY_PUBLIC/2-22042013-AP/FR/2-22042013-AP-FR.PDF

    J'aime

  6. brunoarf dit :

    29 mai.

    C’est un jour anniversaire : il y a huit ans, le 29 mai 2005, c’était le référendum sur la constitution européenne.

    Le 29 mai 2005, nous avons dit « non » à la Constitution européenne.

    Par référendum, nous avons dit « non » : nous avons fait sortir la Constitution européenne par la porte.

    Trois ans plus tard, le même texte est rentré par la fenêtre.

    Trois ans plus tard, le Traité de Lisbonne a été adopté par l’Assemblée Nationale, puis par le Sénat, MAIS SANS ETRE SOUMIS AU REFERENDUM !

    Valéry Giscard d’Estaing présidait la Convention qui avait écrit la Constitution européenne. Valéry Giscard d’Estaing avouait, au détour d’une phrase, que le Traité de Lisbonne reprenait 98 % du texte de la Constitution européenne !

    l’ancien président de la Convention qui a négocié la Constitution européenne a regretté que le traité « simplifié » de Lisbonne, bien qu' »identique dans sa substance à 98 % » au texte qu’il avait inspiré, se présente comme « un catalogue de modifications dont la lecture devient impossible ».

    http://www.lemonde.fr/europe/article/2008/01/17/valery-giscard-d-estaing-ne-veut-pas-de-tony-blair-a-la-tete-de-l-europe_1000446_3214.html

    Le Traité de Lisbonne aurait dû être soumis au référendum. Il ne l’a pas été. Il a été adopté par le Parlement français.

    Les dirigeants politiques français n’ont pas voulu soumettre le Traité de Lisbonne au référendum car ils savaient que le peuple français aurait voté « non » encore une fois. Alors ils l’ont fait voter par le Parlement.

    C’est un véritable coup d’état anti-démocratique.

    La construction européenne est anti-démocratique.

    J'aime

  7. brunoarf dit :

    Mercredi 29 mai 2013 :

    Lisez cette petite phrase, au détour d’un article du site LE FIGARO :

    Au même moment, les engagements pris par la France aux différents fonds de sauvetage de la zone euro ont alourdi de 187 milliards son passif hors bilan.

    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2013/05/28/20002-20130528ARTFIG00604-ces-3090-milliards-de-dette-virtuelle.php

    Les engagements de la France aux fonds de sauvetage de la zone euro ont atteint 187 milliards d’euros.

    Et tout ça en pariant sur le fait que la Grèce va rembourser sa dette, que l’Irlande va rembourser sa dette, que le Portugal va rembourser sa dette, que l’Espagne va rembourser sa dette, que Chypre va rembourser sa dette, etc.

    Malheureusement, c’est un pari perdu.

    Les pays européens en faillite seront incapables de rembourser leur dette.

    Et la France perdra ces 187 milliards d’euros.

    Contribuables français, préparez-vous à payer.

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s