271 – Chomage et monnaie – plan de sortie de crise

Un excellent article sur le site « Chômage et Monnaie

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Plan de sortie de crise 2013

8 avril 2013 par Gabriel Galand

Nous avons exposé dans l’éditorial d’Avril 2013 pourquoi la situation exigeait un plan énergique de relance pour sortir de la grave crise dans laquelle nous sommes. Le présent document détaille un tel plan de relance.

Bases théoriques

Les résultats des actions menées sont calculés en utilisant une théorie originale que nous appelons « le multiplicateur global ». Cette théorie prolonge les travaux de J.M. Keynes et ceux qui ont suivi, et en tire toutes les conséquences. On trouvera une description de cette théorie sous la forme abrégée d’une Fiche Technique N° 17, ou dans un document plus complet et plus théorique. En quelques mots, ce modèle s’appuie sur trois idées. La première est que les revenus circulent, donc un revenu créé donne naissance à plusieurs transactions. La deuxième idée est que la création initiale doit être réalisée par un agent économique, soit une entreprise qui investit et dépense dans un projet, soit un ménage qui consomme ou achète un logement, soit l’Etat qui investit et dépense de son côté.

La troisième idée est que si chacun dépense ce que l’autre lui a remis, il n’y a pas de croissance. Si de plus certains épargnent en retirant de la monnaie du circuit, c’est encore pire. Dans l’absolu, pour qu’il y ait croissance, il faut que la création de moyens de paiement nouveaux excède les retraits de ces moyens de paiement par l’épargne. Dans le système actuel, la création monétaire se fait par endettement auprès des banques secondaires. Mais l’Etat peut aussi bénéficier de création monétaire par la Banque Centrale. Chaque fois que nous parlerons de l’endettement pour générer de nouveaux revenus, il pourra s’agir pour l’Etat soit d’endettement classique, soit de fonds en provenance de la Banque Centrale. Dans ce dernier cas nous parlerons de « création monétaire directe » ou CMD.

La suite sur « Chômage et monnaie »

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16 commentaires pour 271 – Chomage et monnaie – plan de sortie de crise

  1. brunoarf dit :

    Mardi 16 avril 2013 :

    Le FMI abaisse sa prévision de croissance mondiale, plombée par la zone euro.

    Le FMI a abaissé mardi sa prévision de croissance mondiale et prédit une reprise économique semée d’embûches, plombée par l’incertitude dans la zone euro, notamment à Chypre et en Italie.

    Le produit intérieur brut (PIB) mondial devrait finalement progresser de 3,3% en 2013, contre 3,5% attendus jusque-là, avant de prendre de l’ampleur l’année suivante, a indiqué le Fonds monétaire international en prélude à son assemblée générale à Washington.

    http://www.romandie.com/news/n/_ALERTE___Le_FMI_abaisse_sa_prevision_de_croissance_mondiale_plombee_par_la_zone_euro52160420131503.asp

    Remarquez l’euphémisme : « une reprise plombée par l’incertitude dans la zone euro, notamment à Chypre et en Italie » !

    Italie : la dette publique atteint un nouveau record historique : 2022,7 milliards d’euros.

    La dette publique italienne dépasse le seuil des 2000 milliards d’euros, marquant un nouveau record historique en Janvier à 2022,7 milliards d’euros, soit une augmentation de 34 milliards d’euros par rapport à décembre, augmentation en grande partie due à la contribution de l’Italie au Fonds Européen de Stabilité Financière.

    Chypre : la Troïka vient de publier ses prévisions.
    2012 : dette publique de 86,5 % du PIB.
    2013 : dette publique de 109 % du PIB.
    2014 : dette publique de 123 % du PIB.
    2015 : dette publique de 126,3 % du PIB.

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  2. brunoarf dit :

    Jeudi 18 avril 2013 :

    L’euro n’est plus une monnaie unique !

    Ce sont deux articles dans des journaux allemands qui ont révélé l’affaire : Die Welt a publié dimanche 14 avril un article intitulé « La planche à billets incontrôlable », alors que son confrère l’hebdomadaire Wirtschaftswoche accuse la Banque de France d’être l’éminence grise qui a incité la BCE à violer ses règles de fonctionnement.

    De quoi s’agit-il exactement ?

    La BCE a mis en place un marché baptisé STEP qui permet aux banques centrales nationales, comme la Banque de France, d’échanger avec la BCE des actifs toxiques contre de l’argent frais.

    En clair, cela veut dire que la Banque de France transforme dans ses comptes des titres qui ne valent potentiellement plus que des clopinettes en de bons vrais Euros bien réels.

    Les journalistes allemands accusent la Banque de France d’avoir transformé cette lessive artisanale du linge sale des banques françaises en une lessiveuse industrielle, afin d’épurer les actifs toxiques qui plombent les comptes des quatre plus grandes banques françaises, notamment le Crédit Agricole, dont les bilans seraient gravement dans le rouge.

    Pour les Allemands, transformer du papier sans valeur en Euros, c’est faire fonctionner la planche à billets, chose qui reste leur pire cauchemar depuis l’hyper-inflation de la république de Weimar.

    Mais au delà des réticences de l’Allemagne, cette planche à billets franco-française qui contourne les règles de la BCE, avec sa complicité, sonne le glas de la monnaie unique Européenne.

    En effet, il y a désormais plusieurs Euros.

    Pour les Grecs et les Chypriotes, c’est l’Eurodrachme, une monnaie forte imposée par l’Allemagne. Pour sauver leurs banques, on ruine le pays, on se sert dans les comptes des particuliers, mais pas question de faire marcher la planche à billets.

    Pour sauver le Crédit Agricole, on invente l’Eurofranc, une monnaie qui faiblit puisqu’on en produit des masses à partir de rien.

    Evidemment, l’Euro reste la monnaie commune, mais ce n’est donc plus une monnaie unique. C’est comme si le taux de change entre l’Eurofranc, l’Euro-drachme était fixé arbitrairement comme le fait la Chine pour le Yuhan, un équilibre fictif. Voilà donc que réapparait une sorte de « serpent monétaire européen » où chaque pays fait fluctuer le volume de monnaie dans son coin.

    Si on en est venu là, c’est pour une raison simple : le système de l’Euro fort n’est pas viable car il ruine les pays du sud dont l’économie n’est pas capable d’équilibrer les échanges avec l’Allemagne.

    Jusqu’à présent, l’Allemagne a imposé sa vision d’Euro fort en écrasant les pays du sud sans pitié, mais elle ne peut pas se permettre de se comporter avec la France comme elle l’a fait avec la Grèce, le Portugal ou Chypre. Imagine-t-on une troïka venir à Paris donner des ordres au peuple français ? Ca serait la révolution. Aussi, l’Allemagne a bien dû accepter que la France fasse ce qu’elle a interdit à Chypre et à la Grèce : jouer les faux-monnayeurs aux dépens des autres pays de l’Eurozone.

    Mais cette situation nouvelle n’est pas moins intenable que la précédente. La France évitera à moindre coût la faillite des ses quatre grandes banques en transférant leurs actifs toxiques à la BCE, c’est-à-dire en nationalisant les pertes, mais on ne peut pas imaginer que la France utilise indéfiniment son monopole de faire de la planche à billets sans que l’Eurozone n’explose, soit à cause de la révolte des autres pays qui jouent le rôle de vaches à lait, soit à cause des tensions au sein de ce « serpent monétaire européen » nouveau genre.

    Tout va très bien madame la marquise.

    Tout va très bien, tout va très bien !

    http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/l-euro-n-est-plus-une-monnaie-134470

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  3. brunoarf dit :

    Dans l’Antiquité et au Moyen Age, les alchimistes essayaient de transformer le plomb en or.

    Les alchimistes sont des petits joueurs.

    Mario Draghi, lui, a fait plus fort : il a transformé la merde en euros !

    Les banques françaises ont dans leurs livres des centaines de milliards d’euros d’actifs pourris, de créances irrécouvrables, bref des merdes, … mais des merdes françaises.

    Pour s’en débarrasser, les banques françaises donnent leurs merdes à la Banque de France.

    Ensuite, la Banque de France donne à Mario Draghi ces merdes françaises … et Mario Draghi lui donne en échange des milliards d’euros, tout beaux, tout neufs, tout propres.

    Ensuite, la Banque de France donne ces milliards d’euros aux banques privées françaises, qui les utilisent pour acheter les obligations de l’Etat français.

    Et tout le monde est content !

    Les banques espagnoles font pareil avec la Banque d’Espagne, les banques italiennes font pareil avec la Banque d’Italie, etc, etc, Mario Draghi est un très grand alchimiste !

    Bon, évidemment, les journalistes allemands et les hommes politiques allemands disent que la BCE a tort de recevoir toutes ces merdes et de donner en échange tous ces milliards d’euros aux pays européens du sud : France, Espagne, Italie, etc.

    Schäuble en faveur d’une action de la BCE pour réduire les liquidités.

    Le ministre allemand des Finances verrait d’un bon oeil une action de la Banque centrale européenne (BCE) pour réduire les liquidités en circulation dans la zone euro, selon un entretien à WirtschaftsWoche, mais juge que cela est difficile dans la situation actuelle.

    « Il y a beaucoup d’argent sur le marché, selon moi trop d’argent », a déclaré Wolfgang Schäuble dans un entretien au magazine allemand à paraître lundi, mais dont des extraits ont été publiés vendredi.

    Donc « si la BCE essaie d’utiliser sa liberté d’action pour réduire un peu cette grande quantité de liquidités, je ne pourrais que le saluer », a-t-il ajouté.

    Mais la liberté d’action est minime actuellement en raison de la crise qui frappe nombre de pays de la région, a-t-il aussi souligné. « Nous ne devons pas oublier en Allemagne que beaucoup de pays européens sont encore dans une situation de croissance précaire ».

    http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/afp-00515597-schauble-en-faveur-d-une-action-de-la-bce-pour-reduire-les-liquidites-560016.php

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  4. brunoarf dit :

    Lundi 22 avril 2013 : chiffres de la dette publique pour le quatrième trimestre 2012.

    La dette publique de plusieurs Etats européens atteint des sommes inimaginables.

    La dette publique de plusieurs Etats européens est devenue hors de contrôle.

    L’Union Européenne, la BCE et le FMI ont échoué dans leurs soi-disant « plans de sauvetage ».

    Tous les « plans de sauvetage » sont un échec total.

    En Europe, plus personne ne contrôle quoi que ce soit.

    1- Médaille d’or : la Grèce. Dette publique de 303,918 milliards d’euros, soit 156,9 % du PIB.

    Le premier défaut de paiement de la Grèce avait effacé 107 milliards d’euros de dettes. Mais depuis, la dette publique continue à augmenter, à augmenter encore, à augmenter toujours. La Grèce va de nouveau se déclarer en défaut de paiement.

    2- Médaille d’argent : l’Italie. Mario Monti laisse derrière lui une dette publique de 1988,658 milliards d’euros, soit 127 % du PIB. Mario Monti a fait la preuve de sa nullité. Mario Monti a fait la preuve de son incompétence.

    3- Médaille de bronze : le Portugal. Dette publique de 204,485 milliards d’euros, soit 123,6 % du PIB. Là encore, le soi-disant « plan de sauvetage » a échoué. La dette publique du Portugal continue à augmenter.

    4- Irlande : dette publique de 192,461 milliards d’euros, soit 117,6 % du PIB. Là encore, le soi-disant « plan de sauvetage » a échoué. La dette publique de l’Irlande continue à augmenter.

    5- Belgique : dette publique de 375,389 milliards d’euros, soit 99,6 % du PIB.

    6- France : dette publique de 1833,810 milliards d’euros, soit 90,2 % du PIB.

    7- Royaume-Uni : dette publique de 1387,436 milliards de livres sterling, soit 90 % du PIB.

    8- Chypre : dette publique de 15,350 milliards d’euros, soit 85,8 % du PIB.

    9- Espagne : dette publique de 883,873 milliards d’euros, soit 84,2 % du PIB.

    10- Allemagne : dette publique de 2166,278 milliards d’euros, soit 81,9 % du PIB.

    http://epp.eurostat.ec.europa.eu/cache/ITY_PUBLIC/2-22042013-AP/FR/2-22042013-AP-FR.PDF

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  5. brunoarf dit :

    Mercredi 24 avril 2013 :

    A propos de la zone euro, Olivier Berruyer écrit :

    Je rappelle mon analyse : les contraintes nécessaires au maintien d’une monnaie unique sur une large zone sont très lourdes. Aucune zone n’est jamais véritablement optimale, mais une monnaie tient dans un pays car les écarts sont limités, et la volonté populaire de rester ensemble permet des transferts plus ou moins importants de personnes et d’argent.

    La Zone Euro est bien trop hétérogène, et surtout aucune volonté réelle de faire les efforts de transferts financiers entre pays n’existe, raison pour laquelle la quasi-totalité des unions monétaires passées ont échoué.

    L’euro disparaîtra donc probablement ; et comme personne n’a le courage de reconnaître que, bâti avec les meilleures intentions du monde, c’est néanmoins une regrettable erreur technique, péché d’orgueil, sa dissolution sera assez brutale.

    Espérons qu’elle sera assez bien contrôlée, et que d’autres propositions de coopérations européennes se feront alors jour, mais raisonnables, et non bâties sur une lubie « d’États-Unis d’Europe », joli rêve mais bien loin des attentes réelles des peuples.

    Dans ces temps troublés, conserver certains acquis, et construire un tout petit peu plus (en particulier sur le plan social et démocratique) serait déjà un très grand succès… À trop vouloir, à tout jouer à quitte ou double, on finira par tout perdre…

    Olivier Berruyer.

    http://www.les-crises.fr/miscellanees-2013-04-24/

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  6. brunoarf dit :

    Jeudi 25 avril 2013 :

    Le chômage en Espagne a encore progressé au premier trimestre 2013, atteignant le nouveau seuil historique de 27,16%, avec plus de six millions de sans-emploi, alors que le pays reste plongé dans la récession.

    A la fin mars, l’Espagne, quatrième économie de la zone euro soumise à un effort de rigueur sans précédent, comptait 6 202 700 chômeurs, soit 237 400 personnes de plus qu’au trimestre précédent, selon les chiffres publiés jeudi par l’Institut national de la statistique.

    Parmi les pays de l’Union européenne, le taux de chômage en Espagne se situe juste derrière celui de la Grèce, le plus fort de la région, qui atteignait 27,2% en janvier.

    Dette européenne : Pimco réduit ses positions sur l’Italie et l’Espagne.

    Pimco, premier gestionnaire obligataire au monde, réduit ses positions sur les dettes espagnole et italienne, sans préciser le montant de ce changement, a indiqué mercredi au Wall Street Journal son directeur de la gestion des portefeuilles européens Andrew Balls.

    Cette action intervient alors que les dettes espagnole et italienne bénéficient d’une forte détente de leur taux d’emprunt depuis plusieurs jours. Ces taux, qui évoluent en sens inverse des prix, se situent désormais à leurs niveaux de 2010.

    Cet engouement pour des pays longtemps jugés fragiles résulte de la mise à disposition de liquidités par les grandes banques centrales, occultant pour le moment les problèmes économiques et budgétaires en zone euro, explique M. Balls au Wall Street Journal.

    http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/afp-00516879-dette-europeenne-pimco-reduit-ses-positions-sur-l-italie-et-l-espagne-561543.php

    Andrew Balls n’est pas sensible à « la mise à disposition de liquidités » par la Banque Centrale Européenne.

    Pourtant, la BCE fait de l’alchimie.

    Depuis cinq ans, la BCE reçoit dans ses livres des centaines de milliards d’euros d’actifs pourris, en provenance des banques privées françaises, des banques privées espagnoles, des banques privées italiennes, etc.

    En échange, la BCE fournit des centaines de milliards d’euros à toutes ces banques privées, par l’intermédiaire de la Banque de France, de la Banque d’Espagne, de la Banque d’Italie, etc.

    En clair : depuis cinq ans, la BCE reçoit de la merde en provenance d’Europe du sud, et elle transforme la merde en euros.

    Mais ça, Andrew Balls ne peut pas le dire, car c’est un homme poli, courtois.

    A la place, Andrew Balls dit : « Cet engouement pour des pays longtemps jugés fragiles résulte de la mise à disposition de liquidités par les grandes banques centrales, occultant pour le moment les problèmes économiques et budgétaires en zone euro. »

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  7. brunoarf dit :

    La France est en faillite, l’Italie est en faillite, l’Espagne est en faillite, mais au moins l’Espagne, elle, elle a le mérite de truquer ses chiffres !

    Le problème, c’est que tout le monde sait que l’Espagne truque ses chiffres !

    Samedi 27 avril 2013 :

    Espagne : les chiffres officiels mis en doute.

    Peut-on encore croire les chiffres donnés par l’Espagne ? Le gouvernement espagnol a revu à la baisse ses objectifs de déficit et ses prévisions de croissance pour les trois prochaines années lors du conseil des ministres du vendredi 26 avril. Pour reprendre les termes de la numéro deux du gouvernement, Soraya Saenz de Santamaria, le gouvernement a « réordonné ses chiffres ».

    Mais pour certaines données, comme le déficit prévu en 2014, (5,5 % selon Madrid), le gouvernement reste encore très au-dessous des prévisions de Bruxelles ou du Fonds monétaire international (FMI), qui l’estiment respectivement à 7,2 % et 6,9 % du PIB.

    Or l’expérience passée impose la méfiance. Les chiffres du déficit de 2011 ont été revus à la hausse à trois reprises l’an dernier. Le dérapage de trois régions et l’ajout de factures non payées avaient finalement porté le déficit de 8,5 % prévu initialement à 9,4 %…

    Pour 2012, il semble déjà que l’histoire se répète. Les chiffres que le gouvernement a publiés en février ont été contredits par Eurostat un mois plus tard : estimé à 6,7 % du PIB selon Madrid, le déficit serait en fait selon l’institut de statistiques européen de 7 %.

    L’opposition soutient qu’il n’est pas impossible que ce chiffre soit encore inférieur à la réalité. En mars, le porte-parole économique du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), Pedro Saura, avait accusé le gouvernement de « maquiller les comptes » en gonflant de 10 milliards d’euros les revenus publics perçus en 2012. Selon lui, le gouvernement aurait notamment retardé les remboursements des trop-perçus d’impôts afin qu’ils soient comptabilisés sur 2013 au lieu de 2012.

    Ces accusations s’ajoutent aux doutes exprimés par certains économistes. La Fondation des études d’économie appliquée (Fedea) a relevé certaines données inexplicables, « bizarres » même, lors de la présentation du dernier rapport de l’observatoire fiscal des régions autonomes, le 18 avril.

    L’économiste Juan Rubio-Ramirez, professeur à l’université de Duke, s’est étonné que les dépenses courantes en biens et services aient chuté de 38 % en Cantabrie et de 26 % en Castille-La Manche et aux Baléares. Selon lui, pour parvenir à une telle réduction des dépenses, ces régions auraient dû fermer une grande partie de leurs établissements scolaires et hôpitaux, ce qui n’a pas été le cas.

    Les régions dans leur ensemble sont parvenues à baisser leur déficit de 3,31 % à 1,73 % en 2012, selon le gouvernement.

    Plus étonnant est l’effort qu’aurait réalisé la Castille-La Manche, baissant son déficit de 7,8 % à 1,5 % en un an…

    Faute d’explications détaillées par le gouvernement, difficile de savoir si ces résultats sont bien réels, s’ils sont erronés ou si ce sont les résultats des années précédentes qui ont été gonflés.

    Quoi qu’il en soit, les doutes sont là, comme en témoigne l’avertissement de l’agence de notation Moody’s. Le 9 avril, elle a maintenu la note de l’Espagne, Baa3, avec une perspective négative, en avertissant que « les révisions répétées des chiffres, ajoutées au manquement répété aux objectifs fixés, détériorent clairement la crédibilité du plan de rigueur espagnol. »

    Vendredi, le ministre de l’économie, Luis de Guindos, a insisté sur la fiabilité des nouvelles prévisions macro-économiques, qu’il a qualifiées de « très conservatrices ». Pourtant certaines données n’ont pas manqué d’étonner la presse.

    C’est le cas du taux de chômage prévu en 2013 : 27,1 %, un taux que le pays a déjà atteint au premier trimestre, selon l’Institut national de statistiques. Or si la récession est effectivement de 1,3 % du PIB cette année, comme l’affirme le gouvernement, il semble peu probable que le chômage n’augmente pas encore.

    « La chute de la croissance, le chômage qui ne cesse d’augmenter, tout cela témoigne que ce dont souffre l’Espagne n’est pas une récession mais une dépression, souligne l’économiste en chef d’Intermoney, José Carlos Diez. Le gouvernement devrait le reconnaître pour défendre auprès de ses partenaires européens la mise en place d’une politique de croissance. »

    http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/04/27/espagne-les-chiffres-officiels-mis-en-doute_3167715_3234.html

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  8. brunoarf dit :

    Aujourd’hui, les banques de l’Union Européenne ont dans leurs livres 1500 milliards d’euros d’actifs pourris.

    Je dis bien : 1500 milliards d’euros d’actifs pourris.

    Ce sont des actifs pourris, des obligations pourries, des créances irrécouvrables, … bref ce sont des merdes.

    http://www.pauljorion.com/blog/?p=52911

    Comment les banques de l’Union Européenne se débarrassent de toutes ces merdes ?

    Réponse :

    Les banques françaises donnent les merdes françaises à la Banque de France, qui les donne à la Banque Centrale Européenne.
    En échange, la BCE donne à la Banque de France des dizaines de milliards d’euros tout beaux, tout neufs, tout propres. Ensuite, la Banque de France donne ces liquidités aux banques françaises …
    … et les banques françaises utilisent ces liquidités pour acheter les obligations de l’Etat français.
    Conséquence : l’Etat français peut continuer à emprunter sur les marchés internationaux. Son taux d’emprunt ne cesse de baisser.
    Conclusion :
    Tout le monde est content !

    Dans tous les pays européens du sud, le mécanisme est le même : en Italie, en Espagne, etc.

    Les banques italiennes donnent les merdes italiennes à la Banque d’Italie, qui les donne à la Banque Centrale Européenne.
    En échange, la BCE donne à la Banque d’Italie des dizaines de milliards d’euros tout beaux, tout neufs, tout propres. Ensuite, la Banque d’Italie donne ces liquidités aux banques italiennes …
    … et les banques italiennes utilisent ces liquidités pour acheter les obligations de l’Etat italien.
    L’Etat italien peut continuer à emprunter sur les marchés internationaux. Son taux d’emprunt ne cesse de baisser.
    Tout le monde est content !

    Mario Draghi est un alchimiste : il transforme la merde en euros !

    Bon, évidemment, les journalistes allemands et les dirigeants politiques allemands ne sont pas contents.

    Vendredi 19 avril 2013 :

    Schäuble en faveur d’une action de la BCE pour réduire les liquidités.

    Le ministre allemand des Finances verrait d’un bon oeil une action de la Banque centrale européenne (BCE) pour réduire les liquidités en circulation dans la zone euro, selon un entretien à WirtschaftsWoche, mais juge que cela est difficile dans la situation actuelle.

    « Il y a beaucoup d’argent sur le marché, selon moi trop d’argent », a déclaré Wolfgang Schäuble dans un entretien au magazine allemand à paraître lundi, mais dont des extraits ont été publiés vendredi.

    Donc « si la BCE essaie d’utiliser sa liberté d’action pour réduire un peu cette grande quantité de liquidités, je ne pourrais que le saluer », a-t-il ajouté.

    Mais la liberté d’action est minime actuellement en raison de la crise qui frappe nombre de pays de la région, a-t-il aussi souligné. « Nous ne devons pas oublier en Allemagne que beaucoup de pays européens sont encore dans une situation de croissance précaire ».

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    • winphobe dit :

      bonjour BA

      « 1500 milliards d’euros d’actifs pourris »

      Pourquoi tu cites le blog de popol pour cette information ?
      Une recherche Google nous donne pléthore de sites où on peut pêcher cette info et la retransmettre ad nauseam
      ah! le copier collé.

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  9. Grienkompri dit :

    L’économie est définitivement une matière morte.
    C’est bandant !!!
    J’attends toujours mon prix Nobel de la Connerie…
    On me l’a promis.

    Gros bisous à Jacques Le Cacheux et Jean-Paul Fitoussi.
    Leur échec est total !!!

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  10. brunoarf dit :

    Vers une nouvelle monnaie européenne.

    Sur son blog, l’économiste Yanis Varoufakis souligne l’importance historique du document de la Bundesbank publié dans le journal Handeslblatt. Ce document de la Bundesbank montre que l’Allemagne est en train de suivre une Grande stratégie :

    l’Allemagne souhaite créer une nouvelle monnaie, qui réunirait tous les pays situés à l’est du Rhin et au nord des Alpes.

    La monnaie actuelle, l’euro, resterait la monnaie des pays d’Europe du sud et de la France.

    Lisez cet article :

    Faites votre choix, cher lecteur : voyons-nous une Grande erreur de la Bundesbank ? Ou alors une Grande stratégie, dont l’objectif est d’aboutir à une nouvelle monnaie à l’est du Rhin et au nord des Alpes, nouvelle monnaie inutilisée par les pays en déficit et par la France ? Je sais sur quelle interprétation je parierais de l’argent.

    You take your pick, dear reader: Do we behold a Bundesbank Grand Error or a Grand Strategy, the purpose of which is to bring about a new hard currency east of the Rhine and north of the Alps, unencumbered by the deficit countries and France? I know which interpretation I would place money on.

    http://yanisvaroufakis.eu/2013/04/27/intransigent-bundesbank-mr-jens-weidmanns-surreptitious-campaign-to-bring-back-the-greater-deutsch-mark/

    Rappel des chiffres du chômage en Europe :

    1- Médaille d’or : la Grèce. 27,2 % de chômage.

    2- Médaille d’argent : l’Espagne. 26,7 % de chômage.

    3- Médaille de bronze : le Portugal. 17,5 % de chômage.

    Et les pays qui ont le moins de chômage ?

    24- Pays-Bas : 6,4 % de chômage.

    25- Luxembourg : 5,7 % de chômage.

    26- Allemagne : 5,4 % de chômage.

    27- Autriche : 4,7 % de chômage.

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  11. wordpress dit :

    Pour compléter le sujet, voir également cet article qui fait le lien entre « Monnaie et endettement » (aborde également le thème des banques centrales en Europe)

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  12. brunoarf dit :

    Un exemple de pipeau :

    Italie / PIB : recul de 1,4% prévu en 2013, croissance de 0,7% en 2014.

    L’institut italien de statistiques Istat a annoncé lundi tabler sur une contraction du Produit intérieur brut (PIB) de 1,4% cette année en Italie et sur une croissance de 0,7% l’an prochain grâce à une reprise de la demande interne.

    La prévision 2013 d’Istat est nettement plus faible que celle publiée en novembre dernier (baisse de 0,5% du PIB). Cette différence est due à des révisions des statistiques nationales et à une contraction plus forte que prévu de la consommation privée, explique Istat.

    Le recul du PIB initié au 3e trimestre 2011 « devrait se poursuivre, avec une moindre intensité, au moins jusqu’au troisième trimestre 2013 », note Istat.

    L’institut déclare par ailleurs tabler sur un taux de chômage à 11,9% en 2013, et à 12,3% en 2014, selon le communiqué.

    http://www.romandie.com/news/n/ItaliePIB_recul_de_14_prevu_en_2013_croissance_de_07_en_2014_Istat17060520131043.asp

    Pipeau !

    En Italie, en 2013, le chômage sera de 11,9%.

    En 2014, le chômage augmentera encore : il atteindra 12,3%. Et malgré cette augmentation du chômage, l’Italie connaîtra « une croissance de 0,7% l’an prochain grâce à une reprise de la demande interne » ! ! !

    L’Italie, c’est magique !

    Quand il y a une augmentation du chômage, il y a « une reprise de la demande interne » ! ! !

    On connaissait les statisticiens grecs : ils sont balèzes.

    On connaissait les statisticiens espagnols : ils sont balèzes.

    On vient de rencontrer des statisticiens encore plus balèzes : les statisticiens italiens !

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  13. brunoarf dit :

    Ce qui était prévu, c’est que l’Irlande et le Portugal commencent à rembourser les autres pays européens à partir de 2015 !

    Mais comme d’habitude, ce qui était prévu ne se produira pas dans le monde réel !

    Le Portugal sera incapable de rembourser le plan d’aide de 78 milliards d’euros.

    L’Irlande sera incapable de rembourser le plan d’aide de 85 milliards d’euros.

    Ni en 2015, ni en 2016, ni en 2017, ni en 2018, ni jamais.

    Lisez cet article :

    Le sauvetage de l’euro va coûter 69 milliards à la France d’ici 2015.

    Porter secours à ses voisins a un prix. La France a ainsi participé aux différents mécanismes de sauvetage permettant de préserver l’intégrité de la zone euro, alourdissant sa dette en conséquence.

    Le programme de stabilité qui a été transmis à Bruxelles, le 17 avril dernier, chiffre le poids de ces aides sur les finances publiques françaises à 62,5 milliards d’euros d’endettement pour 2013, soit 3 points de PIB.

    Dans le détail, sur ces 62,5 milliards, 11,4 milliards d’euros sont liés à des prêts bilatéraux accordés par la France à la Grèce, dans le cadre du premier plan de sauvetage du pays méditerranéen en mars 2010.

    38 milliards d’euros seront dus aux emprunts du Fonds européens de stabilité financière (FESF), que la France garantit à hauteur de 21,83%.

    Enfin, 13 milliards d’euros seront consacrés à la capitalisation du Mécanisme européen de stabilité (MES), l’autre fonds de secours de la zone euro.

    Et l’année prochaine, l’ardoise va encore s’alourdir : les montants engagés par la France représenteront 68,7 milliards d’euros.

    Mais ce dernier chiffre n’augmentera plus ensuite. En effet, le FESF n’émettra plus aucune dette, étant désormais remplacé par le MES.

    Quant à ce dernier fonds, les États membres ne doivent comptabiliser dans leurs comptes publics que l’argent qu’ils ont mis en jeu pour le doter en fonds propres. Or la France assumera, dès 2014, sa part entière dans le capital, soit 16,3 milliards sur les 80 milliards d’euros.

    Le pacte de stabilité prévoit même que l’endettement de la France dû au soutien financier de la zone euro diminue ensuite, en 2016, à 67,5 milliards d’euros.

    Le document table, en effet, sur les premiers remboursements de l’Irlande et du Portugal, à partir de 2015. Mais cette dernière hypothèse semble désormais à oublier : le 12 avril dernier, les ministres des Finances de l’Union européenne ont donné leur feu vert à un allongement des prêts accordés aux deux pays. Ce qui va ainsi reporter le versement de leurs premiers remboursements.

    Par ailleurs, sur un total de 68,7 milliards d’euros, la Grèce représente à elle seule 43 milliards d’euros (11,4 milliards de prêts bilatéraux et 31,6 milliards de prêts du FESF garantis par la France). Un chiffre que BFMBusiness.com avait révélé dès novembre dernier.

    http://www.bfmtv.com/economie/cout-sauvetage-leuro-france-69-milliards-deuros-498270.html

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  14. brunoarf dit :

    Les banques de l’Union Européenne ont dans leurs livres 1500 milliards d’euros d’actifs pourris.

    Par exemple, en Italie, les banques ont 131 milliards d’euros d’actifs pourris.

    Lisez cet article :

    Italie / Banques : les créances douteuses en forte hausse en mars.

    Les créances douteuses détenues par les banques italiennes ont connu en mars leur plus forte hausse sur un an depuis décembre 2011, selon des données publiées jeudi par la Banque d’Italie.

    Leur montant a atteint 131 milliards d’euros, une hausse de 21,7% par rapport au même mois de 2012, qui se compare à une augmentation de 18,6% en février.

    Cette accélération, reflet des difficultés des banques alors que le pays connaît sa pire récession depuis 20 ans, fait craindre que la situation n’atteigne pas un pic au premier semestre comme ce qui était prévu jusqu’ici.

    L’Istat, l’office italien de la statistique, a réduit cette semaine ses prévisions de croissance et anticipe désormais une contraction de 1,4% de l’économie cette année, soit trois fois plus que sa prévision précédente (-0,5%).

    Selon les données de la Banque d’Italie, les prêts aux entreprises non financières ont baissé de 2,8% en mars après déjà un recul de 2,7% en février.

    Toujours selon la banque centrale, les banques du pays ont renforcé leurs avoirs en obligations souveraines italiennes, à 363 milliards d’euros au total, contre 351,6 milliards en février. Ce montant est le plus élevé depuis 15 ans que la Banque d’Italie en compile la statistique et il représente une augmentation de près de 25% depuis mars 2012.

    http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/reuters-00520264-italie-banques-les-creances-douteuses-en-forte-hausse-en-mars-565185.php

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  15. brunoarf dit :

    A propos de l’Italie :

    Toujours selon la banque centrale, les banques du pays ont renforcé leurs avoirs en obligations souveraines italiennes, à 363 milliards d’euros au total, contre 351,6 milliards en février. Ce montant est le plus élevé depuis 15 ans que la Banque d’Italie en compile la statistique et il représente une augmentation de près de 25% depuis mars 2012.

    http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/reuters-00520264-italie-banques-les-creances-douteuses-en-forte-hausse-en-mars-565185.php

    Les banques italiennes préparent l’avenir : les banques italiennes se chargent en obligations de l’Etat italien.

    Quand la prochaine crise bancaire arrivera, les banques italiennes diront à l’Etat italien :

    « Maintenant, tu vas lever des impôts supplémentaires pour nous renflouer. Si tu le fais, tout ira bien. Si tu ne le fais pas, nous faisons faillite, mais nous t’entraînons dans notre chute. Il n’y aura plus personne au monde pour te prêter de l’argent. Quant aux milliers de milliards d’euros que vont perdre les épargnants italiens, tu t’expliqueras avec eux. »

    En clair : les banques italiennes tiennent l’Etat italien par les c… , et elles le tiennent très fort.

    Pronostic :

    – Les banques italiennes vont faire faillite ET AUSSI l’Etat italien va se déclarer en défaut de paiement.

    – Les banques grecques vont faire faillite ET AUSSI l’Etat grec va se déclarer en défaut de paiement.

    – Les banques irlandaises vont faire faillite ET AUSSI l’Etat irlandais va se déclarer en défaut de paiement.

    – Les banques portugaises vont faire faillite ET AUSSI l’Etat portugais va se déclarer en défaut de paiement.

    – Les banques espagnoles vont faire faillite ET AUSSI l’Etat espagnol va se déclarer en défaut de paiement.

    – Les banques chypriotes vont faire faillite ET AUSSI l’Etat chypriote va se déclarer en défaut de paiement.

    – Les banques slovènes vont faire faillite ET AUSSI l’Etat slovène va se déclarer en défaut de paiement.

    – Les banques belges vont faire faillite ET AUSSI l’Etat belge va se déclarer en défaut de paiement.

    (Liste non exhaustive)

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