270 – Holbecq: que serait la dette publique devenue ?

Je souhaite que les lecteurs considèrent ce qui suit comme un brouillon, donc peu vérifié, mis en ligne pour apporter quelques informations (d’une manière très succincte) à la suite du commentaire de Christian Gomez sur l’article 268
A-J Holbecq
Lien vers fichier excel : que serait la dette publique avec le 100% M

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INTRODUCTION:

Nous allons essayer de répondre à la question: que serait la dette publique devenue, depuis 1980 si, toutes choses restant égales par ailleurs, nous avions appliqué la proposition dite du « 100% monnaie » proposée initialement par Irving Fisher et reprise par exemples par Maurice Allais et Christian Gomez. Cette proposition a pour effet de réserver la création monétaire à la Banque de France et équivaut à une croissance équivalente des recettes fiscales

La première alternative s’appuie sur la proposition de Maurice Allais, celle d’une monétisation directe d’un montant annuel de 4,5 % de la masse monétaire élargie (M1 plus environ 20% de M2-M1), monétisation qui est donc considérée comme une recette budgétaire complémentaire. Nous ne considérerons pas la proposition complémentaire de Christian Gomez consistant à profiter de la mise en place du système pour « geler » entre l’équivalent de dette publique correspondant au « M1 élargi » à la mise en place de l’organisation 100% monnaie.

Une seconde alternative est calculée en considérant la cible de la BCE d’une croissance annuelle de la masse monétaire de 4,5% de M3.

COLLECTE DES DONNÉES ET CALCULS:

Colonnes 1 à 4 : année, PIB en milliards d’euros courants, dette constatée en milliards d’euros courants, dette en pourcentage PIB.

Colonne 5 : les montants représentent la dette constatée de l’année N diminué de la dette constatée l’année N-1, et donc les soldes budgétaires constatés (Md€ courants) . C’est donc, dans une approximation suffisante (des ventes ou achat de patrimoine public peuvent avoir un effet en plus ou en moins sur le solde calculé de cette manière, mais cet article considère « toutes autres choses restantes égales par ailleurs ») le montant des soldes des nouvelles ressources emprunté par les APU au cours de l’année, nonobstant le renouvellement des emprunts en cours.

Effet de la monétisation sur la dette publique :

Colonne 6 : le montant de la « monnaie élargie », somme de M1 + 20% de M2 : C’est le montant de « vraie monnaie » selon Allais, celle qui se retrouvera en banque de dépôts (dites aussi CSM : Compagnies de Sureté Monétaire) et qui est couverte par l’équivalent en monnaie centrale.

Colonne 7 : le montant de la monétisation, soit 4,5% de ma colonne 6

Colonne 8 : ce que seraient devenus les soldes budgétaires compte tenu de la monétisation de la colonne 7

Colonne 9 : solde théorique de la dette compte tenue de cette monétisation

Colonne 10 : la dette calculée, en pourcentage de PIB, avec cette monétisation de la colonne 7.

Colonne 11 : suivant la cible de la BCE, monétisation de 4,5% de M3

Colonne 12 : soldes budgétaires avec injection de cette monétisation de la colonne 11.

Colonne 13 : solde théorique de la dette compte tenue de cette monétisation

Colonne 14 : la dette calculée, en pourcentage de PIB, avec cette monétisation de la colonne 11

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GRAPHIQUEMENT

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CONCLUSIONS :

Il est tout à fait apparent qu’en partant d’une dette publique de 21% du PIB fin 1979, et malgré la crise depuis 2008, l’injection monétaire annuelle d’un montant de 4,5% de « M1 élargi » chaque année dans l’économie aurait permis de voir la dette publique rester à des niveaux soutenables de l’ordre de 50% du PIB, et qu’une monétisation de 4,5% de M3 l’aurait laissée quasi stable (26% contre 21% en 1980).

Mais d’une manière générale, est-il justifié qu’un État soit tenu à payer des intérêts sur sa propre monnaie ? Rappelons que si nous n’avions pas eu d’intérêts à payer la dette cumulée ne représenterait même pas 20% de la dette actuelle.

On peut même se poser la question de savoir si un État, qui, comme l’écrit Lordon « restitue en prestations collectives l’ensemble de ses prélèvements… » ne doit pas être maître, au bénéfice du peuple, de l’ensemble de la création monétaire, pour, comme le souhaitent les néochartalistes, être en périodes de récession, le financeur de l’emploi en dernier ressort (ce qui n’impose évidemment pas que les employés soient fonctionnarisés)

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62 commentaires pour 270 – Holbecq: que serait la dette publique devenue ?

  1. Grienkompri dit :

    Comment peut-on espérer ne pas faire progresser la dette en imprimant des billets ?
    L’Etat, les banques de 2nd rang, la Banque Centrale ne peuvent pas créer de monnaie, ils ne peuvent que créer de la dette.
    Mais c’est vrai qu’on essaie de nous faire croire que la dette est de la monnaie.
    Bref, pour réduire la dette vous nous proposez de l’augmenter de 4,5 % par an.
    Pourquoi pas…
    Cependant elle augmentera moins vite que le système actuel, c’est déjà ça !

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    • A-J Holbecq dit :

      Simplement parce que l’Etat et la Banque Centrale est en fait la même entité (l’Etat est propriétaire à 100% de la BdF). C’est une facilité comptable que de porter à l’actif une obligation d’Etat en disant que c’est une dette correspondant à la monnaie émise. L’égalité comptable reste identique si l’obligation est sans échéance déterminée et sans intérêts.
      Mais je n’ai jamais écrit que la création monétaire devait être illimitée, et elle n’a pas de raison d’être lorsque les entreprises tournent à plein et que le chômage est réduit.

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      • Grienkompri dit :

        Quel malheur que Smith, Ricardo et Marx n’aient pas appliqué leur théorie de la valeur à la monnaie et au taux d’intérêt.
        La théorie keynésienne n’aurait jamais vu le jour…
        On aurait tout de suite compris qui crée la monnaie et qui sont les seuls à pouvoir rembourser la dette émise par les soi-disant créateurs de monnaie.
        De plus Marx aurait sa preuve irréfutable de l’exploitation des travailleurs par le capitalisme.

        Je suppose que vous connaissez cette histoire:

        Un lord anglais, voyageant en train à travers l’Europe centrale au XIXe siècle, se trouva bloqué pendant une semaine par la neige dans l’auberge d’un petit village érigé en principauté indépendante. Comme son stock de pièces d’or avait été dérobé, il proposa de payer sa note en signant une reconnaissance de dette. Etant un Lord fort célèbre, sa reconnaissance de dette fut non seulement acceptée par l’aubergiste mais également par l’ensemble des villageois qui l’utilisèrent comme moyen de paiement au même titre que leur propre monnaie. En 2013, cette reconnaissance de dette est toujours en circulation comme moyen de paiement parmi les villageois de la principauté.
        Qui a réellement payé la note d’auberge du Lord anglais ?

        Débit = crédit, prêt à intérêt, argent-dette, les plus grandes arnaques… et après on s’étonne que le capitalisme provoque crise, chômage et pauvreté.

        Je ne défend pas l’étalon or mais avec un bien réel on a la certitude qu’un homme a versé sa sueur pour l’obtenir, donc que c’est bien de la monnaie.

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        • A-J Holbecq dit :

          Il faut bien qu’il y ait un créateur initial de la monnaie (je propose que ce ne soit QUE la collectivité donc l’Etat sous contrôle du Parlement, du Gouvernement et de la Cour des Comptes, la BC n’étant que le comptable) et la monnaie en elle même n’est pas produite par le travail…
          Maintenant je suis tout à fait d’accord si on considère qu’il faut du travail pour créer des richesses dont la monnaie doit être la contrepartie ; mais svp pas l’or, cette relique barbare, alors que nous avons la chance d’être libérés de ça.

          De plus, vous semblez oublier que la création de monnaie doit PRÉCÉDER NÉCESSAIREMENT la production de richesses.

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  2. On peut effectivement refaire le monde avec des « si on avait ». La question essentielle à mes yeux est : « Que se passerait-il si on appliquait le 100% Monnaie aujourd’hui? ».

    La réponse est : l’évanouissement de 700 milliards d’euros de dette souveraines.
    http://www.centpourcentmonnaie.fr/video.php?num=37

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  3. bravo dit :

    Excellente video ! chapeau !

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  4. brunoarf dit :

    Union Européenne : quatrième trimestre 2012 :

    Portugal : baisse du PIB : – 1,8 %.

    Chypre : baisse du PIB : – 1 %.

    Slovénie : baisse du PIB : – 1 %.

    Danemark : baisse du PIB : – 0,9 %.

    Italie : baisse du PIB : – 0,9 %.

    Hongrie : baisse du PIB : – 0,9 %.

    Espagne : baisse du PIB : – 0,8 %.

    Allemagne : baisse du PIB : – 0,6 %.

    Finlande : baisse du PIB : – 0,5 %.

    France : baisse du PIB : – 0,3 %.

    Royaume-Uni : baisse du PIB : – 0,3 %.

    République tchèque : baisse du PIB : – 0,2 %.

    Pays-Bas : baisse du PIB : – 0,2 %.

    Autriche : baisse du PIB : – 0,2 %.

    Belgique : baisse du PIB : – 0,1 %.

    http://epp.eurostat.ec.europa.eu/cache/ITY_PUBLIC/2-06032013-AP/FR/2-06032013-AP-FR.PDF

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  5. Grienkompri dit :

    Soyez rassuré très cher AJH, je ne défends pas l’étalon or tout simplement parce que je considère qu’imposer une monnaie est de la manipulation.

    Bien sûr qu’il faut un créateur initial, le travailleur est le seul a pouvoir le faire.
    D’ailleurs nous avons tous notre propre monnaie.
    C’est pourquoi je considère que la politique monétaire est l’outil le plus inefficace et anti-démocratique qui existe.
    Examinons les différentes formes de monnaie les plus connues:
    l’or, l’argent, le sel, les briques de thé, les semences, les têtes de bétail, le cuir…
    Vous ne pensez pas qu’il a d’abord fallu suer pour les avoir et que seuls des individus peuvent le faire, et aucune institution.
    Mettre sa face sur une pièce d’or n’est pas créer de la monnaie, c’est de la mégalomanie.
    Donc oui, j’affirme que la production de richesse précède la monnaie.
    Il faut travailler pour avoir de la monnaie, et non pas avoir de la monnaie pour travailler.
    Oui la monnaie est une variable endogène, il n’appartient qu’à nous d’en créer en travaillant et non pas en émettant des dettes.
    Ceux sont les individus qui fixent la masse monétaire par la quantité de travail qu’ils veulent fournir et non pas les institutions, arbitrairement.
    D’ailleurs nous ne nous échangeons pas des biens et services mais notre travail. Les biens et services matérialisent simplement notre travail, donc notre monnaie.
    Je n’apprécie pas du tout l’équation Y = C + I.
    Pour moi, Y = L.

    Tout système qui créera de la dette est donc condamné, que les banques soient scindées, que la spéculation soit bridée, que les revenus soient plafonnés…
    A chaque crise on aggrave la situation en créant toujours plus de dettes.
    Les crises sont endogènes, liées à la conception du système.
    Cependant ce système renaîtra toujours de ses cendres car il repose sur l’illusion monétaire.
    Et on ne peut pas lutter contre une illusion car c’est ce qui fait avancer les Hommes…

    Pour terminer, Keynes disait de se méfier des phénomènes d’illusion monétaire, d’ailleurs vers la fin de sa vie il s’est demandé s’il n’avait pas été victime lui-même d’illusion monétaire.

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    • Hadrien dit :

      Vous me semblez être une victime de la pensée unique diffusée à foison par nos médias: fini le keynesianisme qui a fait la croissance des Trente Glorieuses en prenant soin d’alimenter la marmite, vive le retour à la politique de l’offre dans la mondialisation échevelée qui ravalera nos travailleurs au niveau des travailleurs chinois!
      Ce n’est plus « Prolétaires de tous les pays, unissez-vous », mais désormais: « Prolétaires de tous les pays, concurrencez-vous »… pour le plus grand bonheur des financiers dont vous répétez la maxime:
      « Il faut travailler pour avoir de la monnaie, et non pas avoir de la monnaie pour travailler. »
      L’ennui, dans ce système, c’est que les seuls à avoir vraiment « de la monnaie » sont précisément ceux qui ne produisent rien, banquiers et financiers!

      Un qui avait bien compris la logique inverse fut le Général de Gaulle:
      Pendant dix années de Gaullisme, la bourse fut abandonnée à une chute continuelle (« on ne gouverne pas à la corbeille! »), mais la croissance fut à son maximum (plus de 5% par an). Tous les accomplissements industriels dont nous nous réclamons encore aujourd’hui furent des grands projets dont les investissements furent monétisés par l’État à cette époque:
      Le nucléaire (CEA)
      L’aerospatial (CNES, « Aerospatiale »)
      Le ferroviaire (TGV)
      Les Télécoms (CNET)
      etc…
      Curieusement c’est avec l’arrivée du très libéral Giscard d’Estaing et son « meilleur économiste de France » que cette croissance fut divisée par deux (2,4%), et l’inflation portée à 14% !
      Ce ne fut guère meilleur avec le non moins libéral Balladur qui commit l’exploit de liquider les bijoux de famille (privatisations) tout en faisant exploser la dette !

      Comme quoi il faut aussi se méfier de l’illusion libérale qui voudrait nous faire croire que la monnaie est un but. Elle n’est qu’un outil, dont il faut savoir user et non pas être esclaves.
      La preuve: durant toutes les Trente Glorieuses, l’Allemagne et son orthodoxie monétaire n’ont pas fait mieux que la France en matière de croissance.
      Comme quoi les « cigales » peuvent faire aussi bien que les « fourmis », si on ne les force pas au contre-emploi…

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    • bebecadum dit :

      Cher Grienkompri

      300% d’accord avec vous, (au risque de créer de l’inflation)
      Pour moi la monnaie devrait être l’unité de mesure avec laquelle on quantifie la richesse, et rien, absolument rien d’autre.
      C’est « La Pègre qui nous gouverne », (en gros les banques), qui ont inversé les rôles, et sont parvenues à nous faire croire qu’elles créent de la richesse en créant de la monnaie. C’est la bonne vieille histoire des chevaux qui tirent le coche et de la mouche qui s’en octroie le mérite.

      Je ne coprends pas l’équtions y=c+i et y=l quelles sont les unités?

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    • Grienkompri dit :

      Et c’est ce qui les perd…

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  6. brunoarf dit :

    En 2008, la crise bancaire avait explosé les banques privées irlandaises. L’Etat irlandais avait alors choisi de payer des dizaines de milliards d’euros pour sauver de la faillite les banques privées irlandaises.

    Conséquence : l’Etat irlandais s’était retrouvé en faillite. L’Etat irlandais avait appelé à l’aide. Fin 2010, le FMI, l’Union Européenne et la BCE avaient prêté en urgence 85 milliards d’euros sur trois ans à l’Etat irlandais.

    Problème : aujourd’hui, trois ans après, l’Etat irlandais est incapable de rembourser ces 85 milliards d’euros.

    Mais attention ! Quand c’est un pays anglo-saxon qui est en défaut de paiement, il ne faut pas le dire !

    Il ne faut pas dire : « L’Irlande est en défaut de paiement ».

    A la place, il faut dire :

    « Il ne s’agit pas seulement de l’allongement de la maturité des prêts, on peut vraiment penser à d’autres mécanismes possibles, mais cela inclura certainement l’extension de la maturité »

    L’Irlande a déjà annoncé à la BCE qu’elle remboursera la BCE en 2053 si tout va bien.

    Et aujourd’hui, l’Irlande vient d’annoncer au FMI qu’elle remboursera le FMI … un jour.

    Vendredi 8 mars 2013 :

    Irlande : le FMI « ouvert » à un ajustement du programme d’aide (Christine Lagarde).

    Le FMI est « ouvert » à un ajustement des termes du programme d’assistance financière à l’Irlande afin d’aider le pays à en sortir et à faire son retour définitif sur les marchés, a indiqué vendredi à Dublin sa directrice générale, Christine Lagarde.

    « Nous avons l’esprit ouvert sur de nombreuses questions, de nombreux termes et conditions de la stratégie de sortie (du plan d’aide) jusqu’à un ajustement des prêts », a déclaré devant la presse la patronne du Fonds Monétaire International, lors de sa première visite dans l’un des trois pays de la zone euro placés sous assistance financière internationale, avec la Grèce et le Portugal.

    « Il ne s’agit pas seulement de l’allongement de la maturité (des prêts), on peut vraiment penser à d’autres mécanismes possibles, mais cela inclura certainement l’extension » de la maturité, a-t-elle ajouté.

    Les ministres des Finances européens se sont mis d’accord de leur côté mardi 5 mars sur le principe de rallonger les prêts accordés à l’Irlande et au Portugal et devraient annoncer une décision définitive lors de leur prochaine réunion en avril.

    Plombée par ses banques, l’Irlande avait appelé le FMI et ses partenaires européens à l’aide fin 2010 et obtenu un plan de sauvetage global de 85 milliards d’euros au prix d’une cure d’austérité drastique.

    Le pays, qui a retrouvé une croissance fragile et a entamé son retour sur les marchés l’été dernier, veut sortir à la fin de l’année de ce plan d’aide.

    http://www.romandie.com/news/n/Irlande_le_FMI_ouvert_a_un_ajustement_du_programme_d_aide_Lagarde75080320131230.asp?

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  7. brunoarf dit :

    Vendredi 8 mars 2013 :

    Allemagne : un allié de Merkel évoque une sortie de l’Italie de la zone euro.

    L’un des principaux dirigeants des libéraux allemands, partenaires de gouvernement d’Angela Merkel, a déclaré jeudi soir que l’Italie devait choisir entre un abandon de l’euro ou la poursuite d’une cure d’austérité drastique.

    Les élections législatives des 24 et 25 février en Italie n’ont pas dégagé de majorité en raison notamment de la percée du « Mouvement 5 Etoiles » de Beppe Grillo, virulent détracteur de la politique de rigueur mise en oeuvre depuis novembre 2011, à l’incitation de ses partenaires européens, par Mario Monti. Ce dernier a en revanche essuyé un échec électoral.

    « La décision de s’ajuster à la monnaie unique est une décision que l’Italie doit prendre pour elle-même, ce n’est pas à nous de la prendre. Si l’Italie ne veut pas le faire, elle doit en tirer les conséquences », a déclaré Rainer Brüderle, chef du groupe parlementaire du Parti libéral (FDP) au Bundestag, à l’antenne de la ZDF.

    http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRL6N0C083P20130308

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  8. brunoarf dit :

    Vendredi 8 mars 2013 :

    Italie : Fitch abaisse d’un cran la note du pays à BBB+, perspective négative.

    L’agence de notation Fitch a abaissé vendredi d’un cran la note souveraine de l’Italie, à « BBB+ » contre « A-« , assortie d’une perspective négative, devenant la première agence à dégrader la note du pays, plongé dans une impasse politique à la suite des élections législatives de février.

    « Le résultat peu clair des élections législatives italiennes des 24-25 février rend peu probable la formation d’un nouveau gouvernement stable dans les semaines à venir. L’incertitude politique croissante et le contexte peu propice à de nouvelles réformes structurelles représentent un choc supplémentaire pour l’économie réelle, alors que sévit déjà une profonde récession », explique l’agence Fitch.

    Les statistiques du 4e trimestre 2012 confirment que la récession en Italie est l’une des pires d’Europe, souligne Fitch qui table sur une contraction de 1,8% du PIB en 2013, dans la foulée du recul de 2,4% de 2012.

    Quant à la dette publique de l’Italie, elle devrait atteindre près de 130% du PIB en 2013, estime l’agence, qui rappelle qu’elle tablait sur 125% à la mi-2012.

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  10. brunoarf dit :

    Mardi 12 mars 2013 : mort officielle de la démocratie en Europe.

    Mardi 12 mars 2013 : naissance officielle de l’oligarchie en Europe.

    Strasbourg entérine le contrôle communautaire des budgets nationaux.

    Le Parlement européen a approuvé mardi 12 mars deux nouveaux règlements sur la gouvernance économique de la zone euro, dont l’un accorde un pouvoir de contrôle accru à la Commission européenne sur l’élaboration des budgets nationaux.

    Les gouvernements devront transmettre leur projet de budget 2014 avant le 15 octobre à la Commission européenne, qui veillera à ce qu’il respecte les critères de l’UE, notamment en termes d’endettement et de déficit.

    La Commission européenne pourra formuler des recommandations qui ne seront pas contraignantes, mais les gouvernements qui n’en tiendront pas compte s’exposeront à des sanctions.

    Les membres non-élus de l’oligarchie, qui ont le pouvoir, qui ont le vrai pouvoir, sont les suivants :
    José Manuel Durão Barroso
    Catherine Ashton
    Viviane Reding
    Joaquín Almunia
    Siim Kallas
    Neelie Kroes
    Antonio Tajani
    Maroš Šefčovič
    Janez Potočnik
    Olli Rehn
    Andris Piebalgs
    Michel Barnier
    Androulla Vassiliou
    Algirdas Šemeta
    Karel De Gucht
    Tonio Borg
    Máire Geoghegan-Quinn
    Janusz Lewandowski
    María Damanáki
    Kristalina Georgieva
    Günther Oettinger
    Johannes Hahn
    Connie Hedegaard
    Štefan Füle
    László Andor
    Cecilia Malmström
    Dacian Cioloş

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  11. brunoarf dit :

    Vendredi 15 mars 2013 :

    Espagne : nouveau record de la dette publique à 84,1% du PIB à la fin 2012.

    La dette publique de l’Espagne a fortement progressé au cours du dernier trimestre 2012, pour atteindre un nouveau record historique, à 84,1% du PIB, en raison d’une hausse tant au niveau de l’administration centrale qu’au niveau des 17 régions autonomes, a annoncé vendredi la Banque d’Espagne.

    Dette publique de l’Espagne :
    2007 : dette publique de 36,3 % du PIB.
    2008 : dette publique de 40,2 % du PIB.
    2009 : dette publique de 53,9 % du PIB.
    2010 : dette publique de 61,5 % du PIB.
    2011 : dette publique de 69,3 % du PIB.
    2012 : dette publique de 84,1 % du PIB.

    http://www.google.com/publicdata/explore?ds=ds22a34krhq5p_#!ctype=l&strail=false&bcs=d&nselm=h&met_y=gd_pc_gdp&scale_y=lin&ind_y=false&rdim=country_group&idim=country:es&idim=country_group:non-eu&ifdim=country_group&hl=fr&dl=fr&ind=false

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  12. brunoarf dit :

    Vendredi 15 mars 2013 :

    Pour sauver de la faillite les Etats européens surendettés, les neuneus ont créé le Fonds Européen de Stabilité Financière (FESF). Mais ce Fonds est alimenté par des dizaines de milliards d’euros que doivent payer … les Etats européens surendettés !

    Par exemple, en janvier 2013, la contribution de l’Italie au FESF a atteint 43 milliards d’euros. Du coup, la dette publique de l’Italie a battu son record historique : 2022,7 milliards d’euros !

    Le Fonds de Stabilité ne stabilise rien du tout : au contraire, il aggrave la catastrophe !

    Lisez cet article hilarant :

    Italie : la dette publique atteint un nouveau record historique : 2022,7 milliards d’euros.

    La dette publique italienne dépasse le seuil des 2000 milliards d’euros, marquant un nouveau record historique en Janvier à 2022,7 milliards d’euros, soit une augmentation de 34 milliards d’euros par rapport à décembre, augmentation en grande partie due à la contribution de l’Italie au Fonds Européen de Stabilité Financière.

    LA DETTE – En Janvier 2013, le soutien de l’Italie aux pays de la zone euro en difficulté (ce qui correspond à la part de l’Italie dans les prêts du FESF) s’est élevé à 0,4 milliard d’euros : la contribution totale de l’Italie au FESF créé pour lutter contre la crise de la dette en Europe a atteint 43 milliards d’euros. La dette du «gouvernement central», explique le rapport, a donc augmenté de 34,5 milliards d’euros par rapport à décembre, la dette des «administrations locales» a diminué de 0,5 milliards d’euros.

    En Espagne, la dette a atteint le niveau record de 84% du PIB à la fin de 2012, soit une augmentation de 14,8% par rapport à 2011.

    http://www.corriere.it/economia/13_marzo_15/debito-record-Fitch-taglia-stime-Pil_6141a096-8d5a-11e2-b59a-581964267a93.shtml

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  13. brunoarf dit :

    Samedi 16 mars 2013 :

    Bank-run à Chypre.

    Samedi matin, à Chypre, des dizaines de Chypriotes et d’étrangers, très nombreux sur l’île, étaient visibles devant les banques pour retirer de l’argent des distributeurs automatiques.

    Les ministres des Finances de la zone euro se sont mis d’accord dans la nuit de vendredi à samedi sur un plan d’aide de 10 milliards d’euros pour Chypre.

    Les banques devront y participer via une ponction de 9,9% sur les dépôts, a annoncé un responsable de la zone euro.

    « C’est fait », a indiqué ce responsable européen, qui a précisé que les dépôts inférieurs à 100 000 euros ne seraient ponctionnés qu’à 6,75% et que les intérêts des dépôts seraient aussi taxés.

    Lisez cet article :

    Chypre/aide : colère des épargnants.

    Ces prélèvements sur les dépôts des épargnants, censés rapporter 5,8 milliards d’euros, seront appliqués à toutes les personnes résidant sur l’île méditerranéenne, des employés chypriotes aux oligarchies russe.

    Des tweets de gens en colère se multipliaient samedi sur la Toile même si l’accord n’était pas à la Une de la presse, en raison de sa conclusion tard dans la nuit à Bruxelles.

    Juste après l’annonce de l’accord, des dizaines de Chypriotes et d’étrangers, très nombreux sur l’île, étaient visibles devant les banques pour retirer de l’argent des distributeurs automatiques.

    http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2013/03/16/97002-20130316FILWWW00324-chypreaide-colere-des-epargnants.php

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  14. brunoarf dit :

    Les ministres des Finances de la zone euro se sont mis d’accord dans la nuit de vendredi à samedi sur un plan d’aide de 10 milliards d’euros pour Chypre.

    Les banques devront y participer via une ponction de 9,9% sur les dépôts, a annoncé un responsable de la zone euro.

    « C’est fait », a indiqué ce responsable européen, qui a précisé que les dépôts inférieurs à 100 000 euros ne seraient ponctionnés qu’à 6,75% et que les intérêts des dépôts seraient aussi taxés.

    Samedi matin, à Chypre, des dizaines de Chypriotes et d’étrangers, très nombreux sur l’île, étaient visibles devant les banques pour retirer de l’argent des distributeurs automatiques.

    Lisez cet article :

    « C’est une catastrophe », a dit un Chypriote de 45 ans venu retirer de l’argent.

    « Cela va nous donner envie de sortir de l’euro », dit un autre, un retraité.

    « On essaie tous de retirer un maximum d’argent — mais cela ne marche pas très bien, on ne sait pas si les comptes sont bloqués ou les distributeurs vides, a dit à l’AFP Joseph, employé de banque chypriote. Personne ne s’attendait à cela — et les banques n’étaient au courant de rien ».

    Les agences bancaires étaient fermées pour le week-end, et jusqu’à mardi matin, lundi étant férié sur l’île.

    Ces retraits ne vont toutefois pas empêcher la ponction sur les comptes de toute personne résidant sur l’île. Les montants correspondant à la taxe « sont déjà bloqués et ne peuvent plus être transférés », assure Marios Skandalis, vice-président de l’Institut des comptables publics de Chypre.

    http://www.lemonde.fr/europe/article/2013/03/16/a-chypre-la-population-dans-l-incertitude-apres-l-annonce-du-plan-de-sauvetage_1849491_3214.html

    Conclusion : un Etat est capable de tout.

    Un Etat peut mentir, un Etat peut tromper, un Etat peut aller voler l’argent des épargnants dans les coffres des banques privées, etc, etc.

    Un Etat peut tout faire.

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  15. brunoarf dit :

    Dimanche 17 mars 2013 :

    A Chypre, le gouvernement va voler 6,75 % des dépôts de tous les épargnants.

    Si un épargnant chypriote possède plus de 100 000 euros, le gouvernement va lui voler 9,9 % de son épargne.

    Bon.

    D’accord.

    La question la plus importante est la question que pose Lars Christensen, de Saxo Bank :

    « Maintenant, l’Italie et l’Espagne vont-elles à leur tour confisquer 10 % des dépôts des épargnants ? »

    « Will Italy and Spain also face 10% confiscation on bank deposits ? »

    http://www.romandie.com/news/n/Will_Italy_and_Spain_also_face_10_confiscation_on_bank_deposits__RP_170320130943-30-333976.asp

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  16. brunoarf dit :

    Dimanche 17 mars 2013 :

    Après avoir analysé la situation désespérée de la Grèce, l’économiste Jacques Sapir analyse la situation de Chypre : pour Jacques Sapir, Chypre risque entraîner une réaction en chaîne.

    Lisez cet article :

    Dans ce contexte survient le samedi 16 mars l’annonce de l’accord sur Chypre, et de ses conséquences. Le gouvernement de Nicosie, pour obtenir le soutien de l’Union Européenne, a dû mettre en œuvre une mesure extrêmement dangereuse : un prélèvement direct sur les comptes bancaires. Les effets de cette mesure ne se feront probablement pas attendre dans les autres pays. En effet, à Chypre même, des queues se formaient devant les banques pour retirer l’argent des comptes, mais sans effets car le gouvernement avait gelé la veille les montants. Mais ce qui est arrivé aux Chypriotes va servir de leçon pour les autres pays. Une telle mesure est parfaitement envisageable en Grèce, en raison de l’effondrement des recettes fiscales. La logique de la situation serait que l’on assiste à un « bank run », une panique bancaire en Grèce, puis probablement en Espagne et en Italie.

    Concrètement, la situation de la Grèce a connu une nouvelle aggravation, dont les effets seront manifestes d’ici à juillet prochain. Mais la combinaison de cette situation et du faux-pas des autorités à Chypre risque de confronter les autres pays en crise ouverte, l’Espagne, le Portugal et sans doute l’Italie, à la perspective de paniques bancaires qui, même si elles ne sont pas justifiées, seront extrêmement difficiles à contrôler. La TROÏKA veut continuer de voir couler le sang de la Grèce par ses veines grandes ouvertes, mais ce sang ne va pas tarder à nous éclabousser.

    Jacques Sapir.

    http://russeurope.hypotheses.org/1028

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  17. Catherine B dit :

    Puisqu’il est question de dette, alors offrez vous 5 minutes 40 secondes pour voir et écoutez ceci.

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  18. brunoarf dit :

    Lundi 18 mars 2013 :

    Chypre : les banques de l’île vont rester fermées jusqu’à jeudi.

    Lisez cet article :

    Le Parlement chypriote a reporté à mardi son vote sur le plan de sauvetage européen très impopulaire sur l’île, dont la clause sans précédent prévoyant de prélever une taxe sur tous les dépôts bancaires fait trembler les marchés financiers.

    Malgré ce report, plusieurs centaines de manifestants se sont rassemblés devant le Parlement en milieu d’après-midi, clamant : « non à l’euro », ou encore : « L’Europe existe pour ses peuples, pas pour l’Allemagne ».

    Pour éviter une ruée aux guichets, les banques de l’île vont rester fermées jusqu’à jeudi, selon un responsable de la Banque centrale.

    http://www.romandie.com/news/n/Chypre_le_plan_de_sauvetage_inqui_les_march_le_vote_report_RP_180320131749-30-334569.asp

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  19. brunoarf dit :

    Qui est responsable du chaos à Chypre ?

    Qui a pris la décision de voler les épargnants de Chypre ?

    Réponse : « C’est pas moi, c’est pas moi, c’est l’autre ! »

    Lisez cet article :

    Qui a eu l’idée de taxer les dépôts bancaires à Chypre ? Plusieurs responsables européens se renvoient la balle. Face à la colère des Chypriotes et à l’inquiétude des marchés, la zone euro a replongé dans la cacophonie lundi.

    selon le Financial Times daté de lundi, un haut responsable européen aurait confié au journal qu’initialement les bailleurs de fonds internationaux souhaitaient que seuls les dépôts supérieurs à 100.000 euros soient taxés, et ce, à hauteur de 15,6%. Des dépôts qui sont détenus en grande partie par des Russes, rappelle le quotidien britannique.

    « Avec le FMI, les Allemands ont voulu taxer les déposants à Chypre jusqu’à 40% », a de son côté précisé une source diplomatique européenne sous couvert d’anonymat. « Il y a eu des mises en garde mais ils n’ont pas voulu écouter. Le comble maintenant est qu’ils n’assument pas. »

    Deux jours à peine après avoir difficilement ficelé l’accord, l’Allemagne, la France et la Banque centrale européenne (BCE) affirmaient ainsi ne pas être à l’origine de la proposition de taxer l’ensemble des déposants. Et dès dimanche, le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, avait affirmé que Berlin s’était prononcé en faveur d’une protection des petits épargnants. Le gouvernement allemand, tout comme le FMI, a proposé une solution qui « respecte la garantie des dépôts », a déclaré Wolfgang Schaüble.

    Tout comme l’a fait Pierre Moscovici de son côté, ce lundi. « J’ai plaidé l’exemption des dépôts sous 100.000 euros depuis le départ », a-t-il affirmé à la presse au lendemain d’une nouvelle réunion, téléphonique, avec ses homologues de la zone euro, pour rectifier le tir après l’accord très critiqué sur l’aide à Chypre.

    Pour le ministre des Finances allemand, la faute revient au gouvernement chypriote, à la Commission européenne et à la BCE. Ce sont « eux qui ont choisi cette solution et ils doivent maintenant s’en expliquer auprès du peuple chypriote ».

    http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20130319trib000754763/chypre-mais-qui-a-eu-l-idee-de-taxer-les-depots-bancaires.html

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  20. brunoarf dit :

    Mardi 19 mars 2013 :

    Coup de tonnerre à Chypre !

    Attention, attachez vos ceintures !

    ALERTE – Chypre : le Parlement rejette le plan de sauvetage de l’Union Européenne.

    Le Parlement chypriote a rejeté mardi un très impopulaire plan de sauvetage conclu samedi avec l’Eurogroupe et censé éviter une faillite de l’île, par 36 voix contre, 19 abstentions, et aucune pour.

    Le projet a été rejeté, a affirmé le président du Parlement Yiannakis Omirou.

    Le vote contre le plan qui prévoit une taxe exceptionnelle et sans précédent sur les dépôts bancaires a été accueilli par une explosion de joie par des milliers de manifestants réunis devant l’Assemblée.

    http://www.romandie.com/news/n/_ALERTE___Chypre_le_Parlement_rejette_le_plan_de_sauvetage_de_l_UE60190320131936.asp

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  21. brunoarf dit :

    Le Parlement chypriote a rejeté mardi le plan de sauvetage européen pour l’île après le tollé provoqué par la taxe sans précédent sur les dépôts bancaires qui y est prévue, replongeant la zone euro dans une crise aux conséquences incertaines.

    L’annonce du rejet a été accueillie par une énorme explosion de joie devant le Parlement où des milliers de manifestants s’étaient réunis pour dire Non au texte.

    « Chypre appartient à son peuple », a scandé la foule.

    « Parce que nous sommes petits, ils ont cru qu’ils pouvaient faire ça avec nous. Mais Chypre ne veut pas être un cobaye pour l’Europe », a dit Stefanos Angelidis, un chômeur de 28 ans.

    « Nous savons que ça va être difficile, mais nous sommes prêts à accepter les sacrifices pour sauvegarder notre dignité », a affirmé Maria Hadjisawa, une traductrice de 30 ans.

    http://www.boursorama.com/actualites/chypre-le-parlement-rejette-le-plan-de-sauvetage-europeen-23a5172e9c683dfd8d3c9442192aca9b

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  22. brunoarf dit :

    Mercredi 20 mars 2013, vers 13h30 :

    La situation est en train de dégénérer.

    Lisez cet article :

    La Banque centrale européenne (BCE) a prévenu qu’elle cessait d’alimenter en liquidités les banques chypriotes tant que Nicosie n’accepte pas le plan de sauvetage.

    Aussi policé soit-il, Mario Draghi sait employer la force lorsqu’il le juge nécessaire. C’est la méthode qu’il a choisie, à Chypre, pour forcer le gouvernement à accepter le plan de sauvetage de l’UE et du FMI, rejeté par le parlement chypriote mardi.

    Après avoir «pris acte» du rejet du plan d’aide par Nicosie, la BCE a sorti son arme de dissuasion massive: le blocus monétaire. Elle a prévenu qu’elle n’alimenterait plus les banques chypriotes en liquidités, tant que le plan de sauvetage UE-FMI ne serait pas accepté.

    «Les liquidités d’urgence de la BCE ne sont disponibles que pour les banques solvables, or les banques chypriotes ne sont pas solvables tant qu’elle ne seront pas recapitalisées rapidement», a indiqué Jorg Asmussen, l’un des membres du directoire de la BCE.

    Jamais la BCE n’avait encore brandi une telle menace. Du coup, le ministre des Finances chypriote et le gouverneur de la banque centrale de l’île n’ont pas d’autre choix que de laisser les banques fermées jusqu’à nouvel ordre…

    Eviter des émeutes «comme en Argentine».

    «S’ils ouvrent les banques, alors que la BCE bloque l’accès aux liquidités, ce sera la ruée sur les guichets, et des émeutes comme en Argentine!», prévient Gilles Moec de la Deutsche Bank.

    «Les déposants ne pourraient plus retirer du cash, faute de billets suffisants, et ceux qui voudraient faire des virements à l’étranger se verraient répondre que c’est impossible car la banque n »est plus autorisée à le faire par la BCE…», poursuit Gilles Moec, spécialiste des questions monétaires européennes.

    En attendant, les distributeurs automatiques de billets fonctionnent toujours à Chypre. Ils sont alimentés par les réserves de la banque centrale chypriote. Combien de temps cela va-t-il durer ? Nul ne le sait. Cela dépendra des réserves en «cash» de la banque centrale locale qui, selon les pays, peuvent permettre de «tenir un siège» d’après les experts …

    Plus grave encore : les entreprises, notamment les compagnies aériennes chypriotes ne pourront bientôt plus payer leurs factures de kérosène, faute de pouvoir faire des virements à l’étranger… Si la situation se prolonge, le blocus monétaire peut très vite se transformer en blocus économique. Du jamais vu dans l’Union européenne !

    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2013/03/20/20002-20130320ARTFIG00468-l-europe-organise-le-blocus-monetaire-de-chypre.php

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  23. brunoarf dit :

    Le blocus de Chypre vient de commencer.
    Les masques tombent.
    L’Union Européenne révèle son vrai visage.

    La Banque Centrale Européenne révèle son vrai visage.
    La BCE n’est qu’un gang de maîtres-chanteurs.
    La BCE affame les Chypriotes jusqu’à ce qu’ils cèdent.
    La BCE arrête de fournir des billets en euros aux banques de Chypre jusqu’à ce que les Chypriotes cèdent.

    Les masques tombent.
    L’Union Européenne n’est qu’une dictature.
    Ni plus, ni moins.

    Ceux qui soutiennent cette dictature n’ont aucune leçon à nous donner.
    Aucune.

    Le blocus de Chypre me rappelle le blocus de Berlin. (Le 24 juin 1948, à l’issue d’une longue dégradation des relations entre les quatre occupants de l’Allemagne, l’Union soviétique bloque les voies d’accès terrestre à Berlin-Ouest. Commence alors le « blocus de Berlin », qui dure jusqu’au 12 mai 1949.)

    Ceux qui soutiennent l’Union Européenne sont comme ceux qui soutenaient l’URSS au moment du blocus de Berlin.

    Ceux qui soutiennent l’Union Européenne ont oublié que le blocus de Berlin n’a pas empêché l’effondrement de l’URSS quarante ans plus tard.

    Les dictatures peuvent faire tous les blocus qu’elles veulent : à la fin, les peuples finissent par les détruire.

    Les 15 peuples qui étaient réunis dans l’URSS ont fini par reprendre leur indépendance : aujourd’hui, l’URSS est morte.

    De la même façon, les 27 peuples qui sont réunis dans l’Union Européenne reprendront leur indépendance : demain, l’Union Européenne mourra.

    L’Union Européenne rejoindra l’URSS dans les égouts de l’Histoire.

    Lisez cet article :

    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2013/03/20/20002-20130320ARTFIG00468-l-europe-organise-le-blocus-monetaire-de-chypre.php

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  24. brunoarf dit :

    Mercredi 20 mars 2013 :

    Je vous suggère de lire cet article très important :

    Chypre : Draghi use du Blocus monétaire.

    Le « blocus monétaire » de Chypre qui vient d’être mis en œuvre par la BCE est un acte d’une extraordinaire gravité, dont les conséquences doivent être soigneusement étudiées.

    La décision de M. Mario Draghi porte sur deux aspects : tout d’abord la BCE n’alimente plus la Banque Centrale de Chypre en billets (point qui n’est semble-t-il pas essentiel car les réserves de « cash » semblent importantes) et ensuite la BCE interrompt les transactions entre les banques chypriotes et le reste du système bancaire de la zone Euro. C’est cette dernière mesure qui est de loin la plus grave.

    D’une part, elle condamne à court terme les banques chypriotes (mais aussi les entreprises basées à Chypre, qu’elles soient chypriotes ou non) car désormais elles ne peuvent plus faire de transactions avec le reste de la zone Euro. D’autre part, elle équivaut à un « blocus » économique, c’est-à-dire dans les termes du droit international à une action qui équivaut « acte de guerre ». C’est donc dire la gravité de la décision prise par Mario Draghi. Elle pourrait d’ailleurs se prêter à contestation devant les cours internationales. C’est donc dire la responsabilité prise par Mario Draghi qui pourrait, à ce compte, se retrouver un jour devant un tribunal, international ou non.

    Sur l’interruption des relations entre banques chypriotes et la zone Euro, l’argument invoqué est le « doute » sur la solvabilité des dites banques chypriotes. C’est à l’évidence un pur prétexte car des « doutes » il y en a depuis juin dernier. Tout le monde sait qu’avec les conséquences du « haircut » imposé sur les créanciers privés de la Grèce, on a considérablement fragilisé les banques de Chypre. La BCE n’avait pas réagi à l’époque et ne considérait pas le problème de la recapitalisation de ces banques comme urgent. Elle se décide à le faire au lendemain du rejet par le Parlement chypriote du texte de l’accord imposé à Chypre par l’Eurogroupe et la Troïka. On ne saurait être plus clair.

    Le message envoyé par Mario Draghi est donc le suivant : ou vous vous pliez à ce que NOUS avons décidé, ou vous en subirez les conséquences. Ce n’est pas seulement un message, c’est un ultimatum. On mesure ici que toutes les déclarations sur le « consensus » ou l’« unanimité » qui aurait présidé à la décision de l’Eurogroupe ne sont que des masques devant ce qui s’avère être un Diktat.

    Mais il y a un message dans le message. Mario Draghi vient, d’un seul geste, de faire sauter la fiction d’une décision collective au sein de la BCE, car le Président de la Banque Centrale de Chypre n’a pas donné son accord. Les règles n’ont ainsi même pas été respectées. Il vient, ensuite, d’affirmer au reste du monde que les décisions ne sont pas prises par l’Eurogroupe ou l’Union Européenne mais par lui et lui seul, fonctionnaire désigné et non élu, irresponsable au sens le plus politique du terme.

    La nature profondément tyrannique des institutions mises en place dans le cadre européen se révèle pleinement dans cet incident. Les grands discours sur la coopération et sur l’expertise cèdent la place au froid rapport des forces et sentiment de puissance.

    Il met un terme au concours d’hypocrisie auquel s’étaient livrées les différentes instances européennes parlant d’un accord décidé à l’unanimité (avec le pistolet sur la tempe). Il en va de même avec le “respect du vote” du Parlement chypriote, dont on voit bien que Mario Draghi se moque comme d’une guigne. Désormais les choses sont claires et, en un sens, c’est tant mieux. Mais il ne faudra plus s’étonner si les partis, souvent qualifiés de “populistes”, qui sont opposés aux institutions européennes montent rapidement dans les sondages. De même ne faudra-t-il plus s’étonner si la violence contre les institutions européennes et leurs représentants monte rapidement dans les pays les plus touchés par la crise. Car il est dans la nature des choses que la Tyrannie appelle la violence.

    Les conséquences de cette décision seront, quoi qu’il advienne, dramatiques. Il est possible que le Parlement chypriote se déjuge sous la pression, mais ce faisant il ouvrira une crise ouverte avec son peuple. La tradition de violence politique que l’on a à Chypre ne doit alors pas être négligée. Il est aussi possible que l’on aille jusqu’au bout de cette crise et que Chypre soit de facto expulsée de la zone Euro du fait de la décision de Mario Draghi. Le précédent ainsi établi aura dans ce cas des conséquences profondes pour l’ensemble des autres pays. Nous aurons des indications sur le cours que les événements vont prendre d’ici 48 heures.

    Jacques Sapir.

    http://russeurope.hypotheses.org/1065

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  25. brunoarf dit :

    Nous sommes en train de vivre un conflit ahurissant.

    Il y a deux pouvoirs qui s’affrontent, en ce moment même, en Europe.

    1- Premier pouvoir : le parlement de Chypre.

    Le parlement de Chypre est élu par le peuple au suffrage universel. Le parlement de Chypre est légitime. Or ce parlement de Chypre a voté « non » au plan de la Troïka. Et je précise : aucun député chypriote n’a voté « oui » au plan de la Troïka. Aucun.

    2- Second pouvoir : la BCE.

    La BCE est dirigée par un ancien de Goldman Sachs, Mario Draghi. La BCE exerce un chantage scandaleux sur le parlement de Chypre. Mardi 26 mars, la BCE arrêtera de fournir des billets en euros aux banques de Chypre si le parlement n’a pas voté un plan de la Troïka : en clair, c’est un ultimatum. La BCE dit au parlement de Chypre :

    « Vous avez jusqu’ à lundi soir pour voter un plan de la Troïka. Si vous ne l’avez pas voté lundi soir, nous arrêterons de fournir des billets en euros aux banques de Chypre mardi matin. »

    C’est un diktat.

    La BCE se permet un diktat contre un parlement élu par le peuple.

    C’est un diktat que l’oligarchie européenne impose à un parlement élu par le peuple.

    Dans ce conflit, la BCE a montré son vrai visage.

    Dans ce conflit, l’Union Européenne a montré son vrai visage.

    L’Union Européenne est une dictature.

    Les masques tombent.

    Nous sommes en train de vivre une guerre entre la dictature européenne et les démocraties nationales.

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  26. brunoarf dit :

    Jeudi 21 mars 2013 :

    Chypre : l’Union Européenne craint une fuite de capitaux de 30 milliards d’euros.

    Lorsque les banques rouvriront la semaine prochaine, dans le cadre d’un « plan B » acceptable par toutes les parties, les non-résidents mais aussi certains résidents chypriotes pourraient vouloir transférer leurs avoirs sur des comptes à l’étranger.

    L’Europe a fait ses calculs. Son «erreur de communication» sur le plan de sauvetage chypriote – c’est ainsi que le président de l’Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem l’a qualifié – devrait lui coûter 30 milliards d’euros. Cette somme correspond à la fuite de capitaux redoutée.

    http://www.lefigaro.fr/mon-figaro/2013/03/21/10001-20130321ARTFIG00595-chypre-l-ue-craint-une-fuite-de-capitaux-de-30milliards.php

    On voit maintenant qu’il n’y a pas 36 solutions :

    1- Première solution : les dirigeants européens violent les traités européens.

    Les dirigeants européens imposent un blocage des capitaux à Chypre.

    Problème : les traités européens interdisent absolument toute restriction à la libre-circulation des capitaux. La libre-circulation des capitaux est gravée dans le marbre des traités européens.

    2- Seconde solution : les dirigeants européens respectent les traités européens.

    Les dirigeants européens laissent sortir les capitaux hors de Chypre dès la reprise des activités bancaires mardi 26 mars, à minuit une.

    Problème : les capitaux sortiront par dizaines de milliards d’euros hors de Chypre, dès mardi, à minuit une !

    Je recopie une dépêche AFP :

    « Les autorités chypriotes ont trois choses à faire d’ici mardi : présenter un plan B crédible et viable pour remplacer le plan de sauvetage rejeté par le Parlement, instaurer un blocage sur une longue période des capitaux placés dans les banques, et préparer la fusion entre les deux principales banques en difficultés, a expliqué cette source sous couvert de l’anonymat. Le risque sinon est une sortie de Chypre de la zone euro, a-t-il averti. »

    Quelles seraient les conséquences concrètes de cette seconde solution ?

    Faillite des banques chypriotes.

    Et ensuite sortie de Chypre de la zone euro.

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  27. brunoarf dit :

    Vendredi 22 mars 2013 :

    Medvedev : « la Russie ne ferme pas la porte » à un soutien à Chypre.

    Le Premier ministre russe a, ce vendredi 22 mars, assuré que Moscou n’a pas encore abandonné l’île méditerranéenne. Mais il considère que l’Union européenne et Chypre doivent d’abord trouver eux-mêmes une issue à la crise.

    A l’issue d’une visite de deux jours du ministre des Finances de l’île ce vendredi 22 mars, Moscou s’est montrée inflexible vis-à-vis de son partenaire aujourd’hui au bord de la banqueroute : elle ne compte pas investir davantage à Chypre. Pire encore, elle conseille de quitter les banques et les institutions européennes.

    Le ministre des affaires étrangères russe a ainsi envoyé à toutes ses ambassades un courrier électronique urgent pour enjoindre l’ensemble de ses ressortissants et entreprises de quitter les banques et les institutions financières européennes…

    http://www.bfmtv.com/economie/chypre-russie-se-desolidarise-476052.html

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  28. brunoarf dit :

    Samedi 23 mars 2013 :

    Chypre : taxe bancaire de 25 % au-delà de 100 000 euros envisagée.

    Les autorités chypriotes envisagent de taxer à hauteur de 25 % les comptes présentant un solde supérieur à 100 000 euros détenus à la Bank of Cyprus, a annoncé samedi le ministre des Finances Michel Sarris.

    Cette déclaration intervient au lendemain de l’adoption par le Parlement d’un plan de restructuration des banques.

    L’île, paralysée depuis une semaine, doit conclure un plan de sauvetage avant lundi avec ses partenaires européens pour éviter la banqueroute. Les discussions avec la troïka pourraient s’achever samedi dans la soirée, dans la foulée des premières mesures adoptées vendredi soir.

    La situation est devenue critique pour nombre d’entreprises chypriotes, incapables de payer leurs fournisseurs ou d’être payées. Les banques sont fermées depuis le 17 mars et tous les virements sont interdits.

    http://www.romandie.com/news/n/Chypre_taxe_bancaire_de_25__au_dela_de_100_000_euros_envisagee40230320131310.asp

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  29. brunoarf dit :

    Samedi 23 mars 2013 :

    Un article ahurissant :

    Plan de sauvetage : le président chypriote espère un accord bientôt.

    Le président chypriote Nicos Anastasiades a affirmé samedi soir qu’il espérait bientôt un accord sur un plan de sauvetage de l’île, au moment où il tenait des négociations-marathon avec la troïka pour lever les milliards d’euros nécessaires à l’obtention du plan.

    Nous sommes ici et nous travaillons avec énergie pour sauver l’économie, a écrit le président conservateur sur Twitter. Nous déployons tous les efforts possibles. J’espère avoir un résultat bientôt, a-t-il dit à la veille de son départ prévu pour Bruxelles pour rencontrer les ministres de l’Eurogroupe.

    Des représentants de la troïka composée de l’Union européenne, de la Banque centrale européenne et du Fonds monétaire international étaient samedi soir au palais présidentiel pour poursuivre les négociations, avant une réunion prévue avec les responsables des partis politiques de l’île.

    Faute d’accord avant lundi, selon des sources européennes, les pays de la zone euro sont prêts à en éjecter Chypre pour éviter que la crise ne menace par contagion d’autres pays ployant sous leur dette comme la Grèce, l’Espagne et l’Italie.

    http://www.romandie.com/news/n/_Plan_de_sauvetage_le_president_chypriote_espere_un_accord_bientot63230320132009.asp

    Cette dernière phrase est extraordinaire.

    Les pays de la zone euro sont prêts à éjecter Chypre comme un malade choisirait de se scier un pied atteint de gangrène.

    Je me scie le pied, mais au moins je vais survivre.

    Mais en revanche, si je ne me scie pas le pied, la gangrène va continuer, et après ce sera la jambe …

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  30. brunoarf dit :

    Bank of Cyprus : pour les comptes bancaires supérieurs à 100 000 euros, les déposants subiront une perte de 40 %.

    Lundi 25 mars 2013 :

    Accord sur un plan de sauvetage pour Chypre.

    Un accord a été trouvé, dans la nuit de dimanche à lundi 25 mars, entre le président chypriote, Nicos Anastasiades, et ses bailleurs de fonds internationaux pour parvenir à un plan de sauvetage de Chypre.

    L’accord prévoit que le premier établissement du pays, Bank of Cyprus, soit conservé, mais que les déposants de cette banque, au-dessus de 100 000 euros, subissent des pertes pouvant aller jusqu’à 40 %.

    L’accord prévoit en outre la disparition de la banque Laïki, la deuxième du pays, selon une source européenne.

    Les petits déposants seront épargnés, mais ceux avec des dépôts au-dessus de 100 000 euros subiront des pertes.

    « Les dépôts sécurisés seront mis dans une ‘good bank’ les autres dans une ‘bad bank’. Les dépôts non-sécurisés de plus de 100 000 euros seront gelés et participeront à la recapitalisation nécessaire », a précisé lors d’un point de presse le ministre des finances allemand, Wolfgang Schäuble.

    Interrogé sur la réaction des Russes à cet accord qui les affectera via la restructuration du secteur bancaire, le ministre des Finances de Chypre a reconnu que « nombre de nos partenaires internationaux loyaux sont très déçus ».

    Les banques chypriotes ont prévenu dimanche qu’elles limitaient encore un peu plus les retraits d’espèces aux guichets, à 120 euros pour les clients de la Bank of Cyprus et 100 euros pour ceux de la Popular Bank.

    http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/03/24/reunion-au-sommet-a-bruxelles-pour-sauver-chypre-de-la-faillite_1853427_3234.html

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  31. brunoarf dit :

    Mardi 26 mars 2013 :

    Des mesures de contrôle strict des capitaux, « temporaires » selon le président chypriote Nikos Anastasiades, ont dû être mise en place pour éviter un « bank run » qui pourrait à lui seul causer la faillite de l’île. Bref, le bilan est lourd. « Chypre est un cas spécifique », a tenté de rassurer le chef de file des ministres des Finances de la zone euro Jeroen Dijsselbloem après avoir provoqué la stupeur dans l’après midi en sous-entendant que cette approche pourrait à nouveau être adoptée à l’avenir. La peur d’un précédent est bien là. D’autant que des craintes pèsent désormais sur une autre petite économie de la zone euro au secteur bancaire hypertrofié : la Slovénie.

    http://www.latribune.fr/entreprises-finance/banques-finance/banque/20130326trib000756035/chypre-apres-le-soulagement-l-heure-du-bilan-pour-les-marches.html

    Comment ça, les craintes pèsent désormais sur la Slovénie ?

    Mais les craintes pèsent aussi sur le Luxembourg.

    Les craintes pèsent aussi sur Malte.

    Les craintes pèsent aussi sur Jersey et Guernesey.

    Dans les mois qui viennent, les économies européennes qui ont un secteur bancaire hypertrophié vont subir le sort de Chypre.

    C’est le mektoub.

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  32. brunoarf dit :

    Mardi 26 mars 2013 :

    1- D’abord, il y a eu la Grèce.
    2- Ensuite, l’Irlande.
    3- Ensuite, le Portugal.
    4- Ensuite, l’Espagne.
    5- Ensuite, Chypre.
    6- Demain, ce sera le tour de la Slovénie.

    Slovénie : Moody’s abaisse la note de la deuxième banque du pays NKMB.

    L’agence d’évaluation financière américaine Moody’s a abaissé mardi la note de la deuxième banque slovène NKMB, en raison des craintes concernant l’économie du pays membre de la zone euro, qui pourrait être contraint de demander une aide européenne.

    La note à long-terme de la NKMB, détenue par l’Etat, a été abaissée de deux crans de B3 à Caa2 par Moody’s, la faisant passer au rang de valeur ultra-spéculative.

    L’agence de notation a associé sa décision d’une perspective négative en raison des craintes d’un nouvel affaiblissement du porte-feuille de crédit de la banque.

    Moody’s avait déjà dégradé le 13 mars la note de la plus grande banque slovène Nova Ljubljanska Banka (NLB), de B2 à Caa2, également au rang de valeur ultra-spéculative.

    La NKMB, détenue par l’Etat, pourrait avoir besoin d’une nouvelle injection de capital pour remplir les exigences de l’Autorité européenne des banques (EBA).

    En raison des problèmes de son secteur bancaire acculé par une montagne de mauvaises créances (7 milliards d’euros selon un rapport du Fonds monétaire international), la Slovénie pourrait devenir le prochain pays de l’UE à demander une aide de l’Union européenne, après Chypre.

    En 2012, la NKMB a réalisé 205,5 millions d’euros de perte nette, contre 81,1 millions de perte en 2011.

    Les craintes d’une demande d’aide financière de la part de la Slovénie ont fait bondir les taux d’intérêt des emprunts slovènes à 10 ans sur le marché secondaire. Ils sont passés de 5,04% la semaine dernière à 6,10% mardi.

    En octobre 2012, ils avaient franchi la barre symbolique des 7%, alors que les syndicats menaçaient de bloquer par référendum les réformes du gouvernement de centre-droit du Premier ministre conservateur Janez Jansa.

    Le FMI et l’UE ont demandé au nouveau gouvernement de centre-gauche du Premier ministre Alenka Bratusek de s’attaquer à la crise du secteur bancaire du pays.

    http://www.romandie.com/news/n/_Slovenie_Moody_s_abaisse_la_note_de_la_deuxieme_banque_du_pays_NKMB16260320131540.asp

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  33. brunoarf dit :

    Mercredi 27 mars 2013 :

    Ce qui se passe en Europe, c’est comme quand on joue au tiercé ou au quinté.

    Bon, ça y est, nous savons maintenant qui sera le sixième.

    Pour le moment, nous connaissions les cinq premiers.

    Mais là, c’est bon, il n’y a plus de suspens : nous venons d’apprendre qui sera le sixième.

    Lisez bien cet article :

    Slovénie : Moody’s abaisse la note de la deuxième banque du pays NKMB.

    L’agence d’évaluation financière américaine Moody’s a abaissé mardi la note de la deuxième banque slovène NKMB, en raison des craintes concernant l’économie du pays membre de la zone euro, qui pourrait être contraint de demander une aide européenne.

    La note à long-terme de la NKMB, détenue par l’Etat, a été abaissée de deux crans de B3 à Caa2 par Moody’s, la faisant passer au rang de valeur ultra-spéculative.

    L’agence de notation a associé sa décision d’une perspective négative en raison des craintes d’un nouvel affaiblissement du porte-feuille de crédit de la banque.

    Moody’s avait déjà dégradé le 13 mars la note de la plus grande banque slovène Nova Ljubljanska Banka (NLB), de B2 à Caa2, également au rang de valeur ultra-spéculative.

    La NKMB, détenue par l’Etat, pourrait avoir besoin d’une nouvelle injection de capital pour remplir les exigences de l’Autorité européenne des banques (EBA).

    En raison des problèmes de son secteur bancaire acculé par une montagne de mauvaises créances (7 milliards d’euros selon un rapport du Fonds monétaire international), la Slovénie pourrait devenir le prochain pays de l’UE à demander une aide de l’Union européenne, après Chypre.

    http://www.romandie.com/news/n/_Slovenie_Moody_s_abaisse_la_note_de_la_deuxieme_banque_du_pays_NKMB16260320131540.asp

    Ensuite, tous les Etats européens qui ont un secteur bancaire hypertrophié vont subir le sort de Chypre.

    Dans quel ordre ?

    Jouons au petit jeu des pronostics :

    1- D’abord, il y a eu la Grèce.
    2- Ensuite, l’Irlande.
    3- Ensuite, le Portugal.
    4- Ensuite, l’Espagne.
    5- Ensuite, Chypre.
    6- Demain, ce sera le tour de la Slovénie.
    7- Après-demain, ce sera le tour de Malte.
    8- Après-après-demain, ce sera le tour du Luxembourg.
    9- Après-après-après-demain, ce sera le tour du Royaume-Uni.
    10- Après-après-après-après-demain, ce sera le tour de l’Italie.

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  34. brunoarf dit :

    Mercredi 27 mars 2013 :

    La banque slovène Nova Ljubljanska Banka (NLB) est en faillite totale. Moody’s a dégradé le 13 mars la note de la banque Nova Ljubljanska Banka de B2 à Caa2, au rang de valeur ultra-spéculative.

    Les taux d’intérêt des emprunts slovènes à dix ans ont continué à augmenter mercredi, face aux craintes d’une demande d’aide européenne de la Slovénie. Ils ont frôlé la barre symbolique de 7%, jugée intenable à long terme pour un pays, contre un peu plus de 6% mardi et seulement 5% la semaine dernière.

    Lisez cet article hilarant : vous allez voir, c’est à mourir de rire !

    Slovénie : le Premier ministre exclut une demande d’aide internationale.

    La Slovénie n’a pas besoin de demander une aide internationale après Chypre, a estimé mercredi le nouveau Premier ministre de centre-gauche Alenka Bratusek, affirmant que la priorité de son gouvernement sera de réformer le système bancaire slovène.

    « La Slovénie est capable de s’en sortir toute seule », a clamé Alenka Bratusek au Parlement, lors d’une session de questions au gouvernement.

    « Le redressement de notre système bancaire est notre principale priorité, et le ministre des Finances y travaille jour et nuit », a-t-elle ajouté.

    Le ministre Uros Cufer, ancien analyste du principal institut bancaire du pays Nova Ljubljanska Banka (NLB), dispose « de bonnes connaissances en la matière ».

    http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/afp-00510106-slovenie-le-premier-ministre-exclut-une-demande-d-aide-internationale-553120.php

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  35. brunoarf dit :

    Nous savons maintenant que les dominos européens vont continuer à tomber, les uns après les autres.

    Tous les Etats européens qui ont un secteur bancaire hypertrophié vont subir le sort de Chypre.

    1- D’abord, il y a eu la Grèce.
    2- Ensuite, il y a eu l’Irlande.
    3- Ensuite, le Portugal.
    4- Ensuite, l’Espagne.
    5- Ensuite, Chypre.
    6- Demain, ce sera le tour de la Slovénie.
    7- Après-demain, ce sera Malte, puis le Luxembourg, puis le Royaume-Uni, puis l’Italie …

    Jeudi 28 mars 2013 :

    Voici les dernières nouvelles du sixième domino : la Slovénie.

    Slovénie : un conseiller du FMI pressenti pour diriger la Banque centrale.

    Un conseiller du Fonds monétaire international (FMI), Bostjan Jazbec, est pressenti par les autorités slovènes pour prendre la tête de la Banque centrale, alors que le secteur bancaire est au bord de l’implosion faisant ainsi de la Slovénie un pays candidat à une aide d’urgence de l’Union européenne.

    http://www.romandie.com/news/n/_Slovenie_un_conseiller_du_FMI_pressenti_pour_diriger_la_Banque_centrale76280320130038.asp?

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  36. brunoarf dit :

    Slovénie :

    PIB de la Slovénie : 35,719 milliards d’euros.

    Créances irrécouvrables des banques slovènes : 7 milliards d’euros, soit 20 % du PIB de la Slovénie.

    Parmi les anciens pays communistes, la Slovénie, ex-élève modèle de l’Union européenne et de la zone euro qu’elle a intégrée en 2007, est tombée en récession en 2012 et devrait y rester en 2013. Son système bancaire est confronté à une montagne de créances pourries (7 milliards d’euros, selon un rapport du FMI).

    Lisez cet article :

    Après Chypre, les marchés voient la Slovénie menacée à son tour.

    Si le cas chypriote est présenté par un certain nombre de responsables européens comme « exceptionnel », la gestion du plan d’aide accordé à Nicosie pourrait avoir de lourdes conséquences pour la Slovénie, dont le secteur bancaire montre d’inquiétants signes de fragilité.

    Les rendements des emprunts slovènes à deux ans ont bondi jeudi à près de 7%, dépassant ainsi ceux des emprunts à dix ans, signe que les investisseurs commencent à juger que le risque de défaut est élevé.

    La Slovénie a placé en octobre 2012 sa première obligation à 19 mois, et l’ancien Premier ministre Janez Jansa a prévenu que le pays devrait émettre de nouveaux titres d’ici le 6 juin, date à laquelle 907 millions d’euros de dette à 18 mois arriveront à maturité.

    Le précédent chypriote, par lequel certains déposants ont été lourdement taxés pour permettre à Nicosie d’obtenir une aide de ses partenaires, laisse craindre qu’une situation semblable se produise en Slovénie.

    « Pour eux, juin, c’est encore loin, ils doivent donc faire quelque chose », juge Tim Ash, responsable des marchés émergents chez Standard Bank.

    « Il devient de plus en plus probable qu’ils devront commencer à discuter avec le FMI et la Troïka sur la question d’un plan d’aide. »

    http://bourse.lesechos.fr/forex/infos-et-analyses/apres-chypre-les-marches-voient-la-slovenie-menacee-a-son-tour-866793.php

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  37. brunoarf dit :

    Vendredi 5 avril 2013 :

    Les banques italiennes ont dans leurs livres 125 milliards d’euros de créances irrécouvrables, soit une hausse de 17 % sur un an.

    Lisez cet article :

    Italie/banques : Fitch prévoit encore plus de provisions pour crédits douteux.

    L’agence de notation Fitch prévoit que la tendance à l’accroissement des provisions pour crédits douteux va continuer cette année dans le secteur bancaire italien en raison de la « faiblesse » de l’économie, selon un communiqué publié vendredi.

    La perspective décernée par Fitch au secteur bancaire italien demeure « négative », indique-t-elle, expliquant que « les banques font face à une nouvelle année difficile, dominée par l’incertitude économique ».

    Le montant des prêts douteux a atteint 125 milliards d’euros fin 2012, en hausse de près de 17% sur un an, rappelle Fitch, citant des statistiques de la Banque d’Italie. Une tendance « qui a peu de chance de ralentir tant que l’économie ne se reprend pas », souligne Fitch.

    Le PIB italien devrait reculer de 1,8% cette année, selon l’agence qui prévoit toutefois « un début de reprise au deuxième semestre 2013, ce qui devrait progressivement faire ralentir le flux de nouveaux crédits à risque ».

    L’agence note que nombre de banques italiennes ont amélioré leur capitalisation ces derniers temps en se défaisant d’actifs risqués et qu’il est « important » qu’elles continuent sur cette voie, faute de quoi leurs notes pourraient se retrouver « sous pression ».

    http://www.romandie.com/news/n/Italiebanques_Fitch_prevoit_encore_plus_de_provisions_pour_credits_douteux66050420131301.asp

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  38. brunoarf dit :

    Samedi 6 avril 2013 :

    Olli Rehn, commissaire européen aux affaires économiques et monétaires, a déclaré samedi que le modèle de sauvetage de Chypre était « exceptionnel », mais que les grands déposants des banques européennes pourraient souffrir si une banque venait à faire faillite.

    « Chypre constituait un cas particulier (…) mais la directive bancaire à venir prévoit que la responsabilité d’un investisseur et d’un déposant s’exercera dans le cas d’une restructuration bancaire ou d’une mise en sommeil », a-t-il dit dans une interview accordée à la télévision finlandaise YLE.

    Une directive sur la sécurité bancaire est en cours d’élaboration à la Commission européenne. Elle prévoit d’introduire dans les législations nationales la question de la responsabilité des investisseurs.

    « Mais la hiérarchie est très claire : d’abord les actionnaires, ensuite éventuellement les investissements et les dépôts non garantis. Cependant, la limite des 100.000 euros (de garantie) est sacrée : les dépôts inférieurs à cette somme seront toujours garantis », a ajouté Olli Rehn.

    http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/reuters-00512207-rehn-ue-les-gros-comptes-bancaires-pourraient-etre-touches-555759.php

    Les banques européennes ont dans leurs livres 922 milliards d’euros de créances irrécouvrables.

    Par exemple, les banques italiennes ont 125 milliards d’euros de créances irrécouvrables.

    Dans cette situation de faillites bancaires généralisées, il ne reste plus que l’Etat pour sauver tout le système. Mais comment un Etat surendetté peut-il agir concrètement ?

    Un Etat surendetté peut :
    – Lever des impôts supplémentaires
    – Ou alors voler les dépôts des épargnants supérieurs à 100 000 euros
    – Ou alors demander à la BCE de lancer ses rotatives à plein régime (la demande devra se faire très discrètement !) : c’est la planche à billets
    – Ou alors se déclarer en défaut de paiement
    – Ou alors déclarer la guerre à un pays étranger pour lui voler ses ressources.

    La solution à la mode, c’est la solution chypriote : l’Etat surendetté vole les dépôts des épargnants supérieurs à 100 000 euros.

    Ce que Olli Rehn annonce aujourd’hui, c’est la généralisation du modèle chypriote partout en Europe.

    Le président de l’Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem l’avait déjà annoncé il y a quelques jours.

    Olli Rehn et la Commission Européenne viennent de le confirmer aujourd’hui.

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  39. brunoarf dit :

    Mardi 9 avril 2013 : après l’effondrement de Chypre, nous allons assister à l’effondrement de la Slovénie.

    Lisez cet article :

    La Slovénie doit assainir d’urgence son secteur bancaire.

    La Slovénie, confrontée à une grave récession, doit régler d’urgence la crise de son secteur bancaire et engager de nouvelles réformes pour stabiliser son économie, recommande l’OCDE dans un rapport publié mardi.

    Rétablir un secteur bancaire (viable) est la priorité la plus urgente, estime l’Organisation de coopération et de développement économiques.

    La Slovénie est confrontée aux risques d’une baisse prolongée de son économie et d’un accès réduit aux marchés financiers. Des mesures supplémentaires et radicales sont nécessaires dès que possible afin d’éviter un tel résultat, ajoute-elle.

    Le petit pays de la zone euro a certes déjà mis en place plusieurs mesures de consolidation de ses finances publiques, mais leur nature est trop temporaire, juge l’organisation.

    En premier lieu, la Slovénie doit assainir les bilans de ses banques et assurer la recapitalisation des banques viables, de préférence via des émissions d’actions, afin de relancer le crédit, et par ricochet soutenir l’activité économique.

    Tout en saluant la création d’une bad bank, structure de défaisance rassemblant les actifs toxiques des banques, l’OCDE regrette un manque de transparence dans son fonctionnement et s’inquiète d’interférences politiques potentielles.

    Elle recommande aussi à la Slovénie, issue de l’ex-Yougoslavie, de privatiser les banques publiques – les trois plus grands établissements du pays sont aux mains de l’Etat -.

    Même si les banques ont été à plusieurs reprises recapitalisées par l’Etat, elles restent vulnérables en raison d’une accumulation de mauvais crédits accumulés ces dernières années, et de nouvelles injections de capital seront nécessaires.

    Dans ses dernières prévisions, l’organisation a prédit une récession de 2,1% pour la Slovénie en 2013, suivie d’une croissance de 1,1% l’année suivante.

    http://www.romandie.com/news/n/_La_Slovenie_doit_assainir_d_urgence_son_secteur_bancaire83090420131022.asp

    PIB de la Slovénie : 35,719 milliards d’euros.

    Créances irrécouvrables des banques slovènes : 7 milliards d’euros, soit 20 % du PIB de la Slovénie.

    Parmi les anciens pays communistes, la Slovénie, ex-élève modèle de l’Union européenne et de la zone euro qu’elle a intégrée en 2007, est tombée en récession en 2012 et devrait y rester en 2013. Son système bancaire est confronté à une montagne de créances pourries (7 milliards d’euros, selon un rapport du FMI).

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  40. brunoarf dit :

    Mercredi 10 avril 2013 :

    Slovénie : les banques slovènes ont dans leurs livres 30 % de créances irrécouvrables.

    http://www.zerohedge.com/news/2013-04-10/full-frontal-slovenias-non-performing-loans

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  41. brunoarf dit :

    Vendredi 12 avril 2013 :

    Zone euro : l’Eurogroupe pour une extension des prêts à Dublin et Lisbonne.

    Les ministres des Finances de la zone euro se sont mis d’accord pour une extension de sept ans des maturités des prêts accordés à l’Irlande et au Portugal, a annoncé vendredi le président de l’Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem.

    « Les ministres de l’Eurogroupe souhaitent prendre une décision définitive et positive » sur cette extension après la réunion dans l’après-midi à Dublin avec leurs homologues des 10 pays européens ne faisant pas partie de la zone euro, a-t-il déclaré au cours d’une conférence de presse.

    Le commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn, a salué l’accord de l’Eurogroupe, jugeant qu’il s’agissait « d’une nouvelle étape vers un retour complet au financement par les marchés » pour ces deux pays sous programme d’aide.

    L’Irlande a reçu 85 milliards d’euros de l’Union européenne et du Fonds monétaire international après avoir conclu un plan d’aide international en novembre 2010. Cette année-là, le déficit public de ce pays a atteint 32% du PIB, un naufrage consécutif à la bulle immobilière de 2008 qui a dévasté son secteur bancaire.

    Le Portugal a reçu 78 milliards après avoir conclu avec l’UE et le FMI un plan de rigueur et de réformes en mai 2011 afin d’assainir ses finances publiques et de relancer l’économie.

    L’extension de sept ans de la maturité moyenne de leurs prêts signifie que l’Irlande aura à peu près terminé de rembourser vers 2030 et le Portugal vers 2033.

    http://www.romandie.com/news/n/Zone_euro_L_Eurogroupe_pour_une_extension_des_prets_a_Dublin_et_Lisbonne_dev96120420131708.asp

    Mais avec quel argent ?

    Avec quel argent l’Irlande pourrait-elle rembourser sa dette ?

    Et avec quel argent le Portugal pourrait-il rembourser sa dette ?

    Troisième trimestre 2012 :

    Dette publique du Portugal : 201,003 milliards d’euros, soit 120,3 % du PIB.

    Dette publique de l’Irlande : 190,954 milliards d’euros, soit 117 % du PIB.

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  42. Ping : Holbecq: que serait la dette publique devenue ?...

  43. brunoarf dit :

    Lundi 15 avril 2013 :

    Le tonneau des Danaïdes :

    La Grèce s’accorde avec la troïka pour le déblocage de 8,8 milliards d’euros de prêts.

    En échange de ces prêts, la Grèce doit réduire massivement ses dépenses publiques : elle doit avoir supprimé près d’un cinquième des postes de fonctionnaires entre 2010 et 2015, soit 150 000 postes publics en tout.

    La Grèce ne semble pas pour autant sortie de l’ornière puisqu’en janvier 2013 le taux de chômage a touché 27,2% de la population active (60% de chômage pour les moins de 24 ans), et elle devrait afficher en 2013 sa sixième année de récession.

    Depuis son premier plan de sauvetage en mai 2010, la Grèce a reçu près de 200 milliards d’euros de prêts, sans compter les restructurations de dettes qui ont permis d’effacer une partie de la dette du pays, soit 107 milliards d’euros effacés.

    Fin de citation.

    Dette publique de la Grèce au troisième trimestre 2012 : 301,193 milliards d’euros, soit 152,6 % du PIB.

    Dans la mythologie grecque, les Danaïdes sont les cinquante filles du roi Danaos. Elles épousent leurs cousins et les mettent à mort le soir même des noces sur l’ordre de leur père. Les Danaïdes sont condamnées, aux Enfers, à remplir sans fin un tonneau sans fond.

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  44. brunoarf dit :

    Jeudi 11 avril 2013 :

    Plusieurs Etats de la zone euro foncent vers le défaut de paiement :

    1- Grèce : dette publique de 301,193 milliards d’euros, soit 152,6 % du PIB.

    2- Italie : dette publique de 1995,143 milliards d’euros, soit 127,3 % du PIB.

    3- Portugal : dette publique de 201,003 milliards d’euros, soit 120,3 % du PIB.

    4- Irlande : dette publique de 190,954 milliards d’euros, soit 117 % du PIB.

    5- Belgique : dette publique de 380,923 milliards d’euros, soit 101,6 % du PIB.

    6- France : dette publique de 1818,147 milliards d’euros, soit 89,9 % du PIB. Prévision : la dette publique de la France dépassera 94 % du PIB en 2014.

    7- Chypre : dette publique de 86,5 % du PIB. Prévisions de la Troïka : 2013 : dette publique de 109 % du PIB. 2014 : dette publique de 123 % du PIB. 2015 : dette publique de 126,3 % du PIB.

    L’ex-commissaire européen Bolkestein veut une monnaie parallèle à l’euro.

    Une monnaie parallèle à l’euro pour les pays solvables comme les Pays-Bas et l’Allemagne doit voir le jour, a déclaré Frits Bolkestein, ancien leader des libéraux néerlandais du VVD et ancien commissaire européen au marché intérieur au début des années 2000. Frits Bolkestein a lancé son appel sur une chaîne de télévision néerlandaise.

    Pour l’homme politique néerlandais, la France ne peut être concernée par cette monnaie parallèle car elle est « pratiquement en faillite » et « mal dirigée ».

    La réalisation d’une autre monnaie pour les pays solvables (« appelée mark ») devrait venir de la banque centrale allemande. Pour Bolkenstein, si ce n’est pas pour tout de suite, cela finira bien par devenir une réalité. « Dans cinq ans, ils auront un autre discours », dit-il.

    Selon lui, nous n’en serions qu’au début des problèmes. « Il est grand temps de mettre de l’ordre dans le chaos ».

    Grâce à une autre monnaie, les pays solvables sont en position de déterminer leur propre politique financière. « Les pays déficitaires vont résister comme le diable à de l’eau bénite », prévoit Bolkestein.

    Mais, au final, une « monnaie des pays du nord » plus chère sera une bonne chose pour leur propre concurrence.

    http://www.rtbf.be/info/monde/detail_l-ex-commissaire-europeen-bolkestein-veut-une-monnaie-parallele-a-l-euro?id=7969366

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  52. Charly C. dit :

    A DIFFUSER SANS MODERATION

    A tous ceux qui se demandent pourquoi,
    en dépit de l’évolution technologique magistrale de ces 50 dernières années,
    nous permettant une productivité, un rendement, une efficacité sans précédent dans toute l’histoire de l’humanité,
    nous disposons de moins en moins de moyens, et surtout de moins en moins de temps pour en profiter.

    En 1922 déjà, Henri Ford déclarait :
    « Il est une chance que les gens de la nation ne comprennent pas notre système bancaire et monétaire, parce que si tel était le cas, je crois qu’il y aurait une révolution avant demain matin. »

    Initiative populaire « vollgeld » : Le potentiel grain de sable suisse!
    http://fr.vollgeld-initiative.ch/

    Mon avis à son sujet:
    Fantasme et Illusion MAIS !!!
    En votation cette initiative n’a aucune chance.
    Mais si elle aboutit, le débat SERA inévitable !
    Ce débat portera inexorablement la vérité à la connaissance de la population, qui ne se doute aujourd’hui même pas que cela puisse être possible.
    Quant aux détracteurs, il faudra quand même qu’ils expliquent l’inexplicable!
    C’est pourquoi, pour la 1ère fois de ma vie, je vais apporter ma très modeste contribution à une démarche politique!

    Divers documents très pertinents, dont cependant quelques sujets sont à prendre avec discernement !

    Fonctionnement du système bancaire:

    Vision globale du problème:

    Limite du système:

    Mon commentaire au sujet de cette initiative:
    Fantasme et Illusion MAIS !!!

    La Suisse est le seul pays au monde dans lequel il est possible à une simple petite poignée de personnes (comité d’initiative), de lancer une procédure (initiative populaire) pouvant déboucher sur une consultation officielle de toute la population suisse (votation populaire), elle-même pouvant déboucher sur l’adjonction, la modification ou la radiation d’un ou plusieurs articles de loi de la constitution fédérale. Ce texte devient alors contraignant et applicable sur tout le territoire suisse.

    Quelque utopique et fantasmagorique que soit cette initiative, son soutien par au moins 100’000 signatures entraînerait la consultation de toute la population suisse, à se prononcer pour ou contre ce qu’elle propose.

    Et si la Suisse était « celui par qui le scandale arrive » ?
    En fait, c’est le seul pays au monde à pouvoir ainsi faire trembler la planète.

    Il est évidemment impossible qu’un tel objet passe la rampe de la votation. Quoique,…. si les 70% d’abstentionnistes habituels daignaient, pour une fois,…., je ne parierais pas!

    Mais dans tous les cas, les 100’000 signatures sont possibles. En y mettant la petite obole, et les quelques signatures qui sont en mon « pouvoir », j’y participerai.

    Immaginez: 100’000 signatures! Le comité d’initiative dispose déja de 60’000 promesses!
    Immaginez la campagne de votation!
    Immaginez le BUZZ!
    Immaginez le BUZZ international!
    Immaginez les questions que cela susciterait partout dans le monde!

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