269 – Derudder – Holbecq: Manifeste…

Manifeste pour que l’argent serve au lieu d’asservir !

Une Nation souveraine a le pouvoir et la légitimité d’émettre sa propre monnaie. Dette et austérité sont des choix idéologiques.

Savez-vous que:

–  Les intérêts de la dette publique absorbent la totalité de l’impôt sur le revenu !

–  La BCE a prêté 1000 milliards aux banques mais refuse de prêter aux États pour alléger leur fardeau !

–  Le retour du droit de création monétaire par la Banque Centrale au service des États leur éviterait de dépendre de la spéculation et leur permettrait de financer les urgences sociales et écologiques !

Au lieu de cela en Grèce des familles en sont réduites à abandonner leurs enfants. En France des postes sont supprimés dans la fonction publique et les emplois disparaissent dans les entreprises. Vos revenus diminuent, on vous oblige à travailler plus longtemps, on ferme des hôpitaux, des maternités, des tribunaux pour cause de déficit budgétaire. Peut-être vous interrogez-vous, êtes-vous choqué, dépassé ?

Pourquoi sauver les banques et non pas les peuples ?

Pour beaucoup d’entre nous, c’est parfaitement incompréhensible ! Mais c’est malheureusement l’ignorance dans laquelle les populations sont tenues en matière de fonctionnement du système monétaire qui permet de telles aberrations. Bien sûr on peut se dire que tout cela nous dépasse ou que l’on n’y peut rien à notre niveau. Détrompez-vous ! Nous pouvons non seulement résoudre la question de la dette publique, mais en plus nous donner les moyens de financer les immenses chantiers à mettre en œuvre pour permettre à tous une réelle amélioration de la qualité de la vie.

Pure utopie pensez-vous ? Certainement pas !

Contrairement à ce que croient encore certains, ce ne sont pas les États qui émettent la monnaie, mais le système bancaire privé, simplement lorsqu’il accepte une demande de crédit.

–  Depuis longtemps, les monnaies ne sont plus liées à un bien réel, même le dollar dont la convertibilité en or a été supprimée le 15 août 1971, ce qui les rend totalement virtuelles; leurs quantités sont donc potentiellement illimitées et seules les règles définies par les hommes eux-mêmes en limitent l’émission.
–  Depuis novembre 1993, l’article 104 du Traité de Maastricht (l’actuel article 123 du traité de Lisbonne) interdit à la BCE ou aux Banques Centrales nationales d’accorder un quelconque crédit aux institutions ou organes publics. Et toute l’Europe est dans la même situation. Cela conduit les États à s’endetter pour obtenir, au prix fort auprès de la finance privée, la monnaie dont ils avaient, s’ils le souhaitaient, le pouvoir d’émission antérieurement !

–  C’est ainsi que dans notre pays, de début 1995 à fin 2011 la dette a augmenté de 1150 milliards d’euros. Pendant ce temps nous avons payé (et donc dû emprunter), au seul titre de l’intérêt, plus de 815 milliards d’euros.

Aujourd’hui, pour seulement payer les intérêts, c’est un endettement supplémentaire de plus de 130 millions d’euros par jour. Au final, si nous n’avions pas eu à payer d’intérêts, nous n’aurions qu’une dette publique très faible ne dépassant pas 35% du PIB (Produit Intérieur Brut). Mieux, nous aurions pu, sans risque d’inflation, émettre nos besoins annuels de trésorerie et financer ainsi nos déficits, au lieu de laisser les banques commerciales s’en charger contre intérêt !

Ensemble disons « ça suffit ! »

Réclamons qu’au minimum la Banque Centrale Européenne (ou la Banque de France si nécessaire) puisse disposer du droit d’émission monétaire et de crédit au bénéfice des collectivités – État, Régions, Départements et Communes – pour financer les investissements nécessaires et raisonnables décidés démocratiquement par la collectivité. C’est aux instances représentatives de la Société de décider, après avis des organismes publics concernés, du montant d’émission monétaire imposé à la Banque Centrale. En situation de sous-emploi et de pénurie, alors que les compétences humaines, les ressources naturelles et la volonté sont présentes, l’argent, toujours issu d’une simple ligne d’écriture, ne peut et ne doit pas manquer. Dans ce cadre, une émission monétaire n’est pas inflationniste.

Nous demandons donc aux pouvoirs politiques d’accéder aux demandes suivantes : Pour tout ce qui concerne le financement des projets collectifs de l’Eurozone, la Banque Centrale Européenne (BCE) doit pouvoir être contrainte à une émission monétaire centrale, sans échéance et sans intérêts, directement au bénéfice de la collectivité et non à celui des seules banques – en particulier, pour financer la mutation qu’exige le défi technique, social et écologique de notre époque, la recherche, un enseignement ainsi qu’un système de santé de qualité et, en général, pour tout ce qui sera considéré démocratiquement comme nécessaire pour l’amélioration collective durable de la qualité de la vie. Les statuts et la mission de la Banque Centrale Européenne doivent être revus en conséquence.

A défaut de faire aboutir ce projet au niveau européen, le gouvernement français doit opérer une reprise du droit collectif (donc national) d’émettre la monnaie, éventuellement par émission d’une monnaie nationale complémentaire à l’euro, quitte à se mettre en dissidence à l’égard de l’UE, non par anti européanisme mais pour se donner la possibilité de devenir un modèle d’inspiration des autres Nations.

Tous ces points et bien d’autres sont expliqués et développés dans un petit livre (moins de 100 pages) écrit par Philippe Derudder et André-Jacques Holbecq, et que vous trouverez chez votre libraire habituel ou directement aux éditions Dangles 
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Aidez-nous, aidez-vous, aidons nos concitoyens à faire connaître ce manifeste  et ses propositions, afin que le sujet sorte enfin de l’ombre. Pour soutenir cet appel, faites le circuler par tous moyens à votre disposition :

– En premier à tous vos contacts, car si les choses sont ainsi, c’est qu’elles sont totalement ignorées par la plupart d’entre nous. Comment guérir d’un mal dont on ignore la cause ? Ce sujet doit être exposé au grand jour sur la place publique car ce n’est que par la pression populaire que la classe politique bougera.
– En écrivant aussi directement à votre député et à votre sénateur. Notre objectif est que les envois proviennent, nombreux, d’individus, d’associations, de groupes ou d’organismes citoyens. C’est le seul moyen pour que cette question, si importante pour l’avenir des Peuples et de la Planète, soit enfin connue d’eux et qu’ils puissent la traiter.
Pour ce faire vous pouvez :

Soit télécharger le document et l’imprimer pour l’envoyer par la poste


Soit choisir l’envoi par courriel :

  • Si c’est à destination de votre réseau de contacts, transférez simplement ce message en prenant soin de poster «  Cci » afin que les adresses des destinataires ne puissent être téléchargées et utilisées par des personnes malveillantes.
  • Si c’est pour un élu, c’est la même procédure mais seul le manifeste sans l’invitation à action est à mettre en pièce jointe et le texte d’accompagnement proposé est différent : (1) Pour télécharger et enregistrer le manifeste cliquez ici , (2) Pour un courriel, cliquez ici.

Note : Pour les envois aux élus, nous vous recommandons de le faire plutôt par courrier postal.. Mais si vous choisissez de le faire par courriel, vous trouverez les adresses de vos élus par département (députés, sénateurs, eurodéputés) ici. Un simple copier/coller de l’adresse et le message sera prêt à partir.

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25 commentaires pour 269 – Derudder – Holbecq: Manifeste…

  1. Catherine B dit :

    Ce mani( main, manière) et feste(faire) dit dans sa manière de faire= mani-feste!) CE qu’il nous revient de faire.

    Merci André-Jacques et Philippe pour votre belle, ardente, patiente, rigoureuse et chevonnée « Geste » des temps actuels

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  2. brunoarf dit :

    Vous vous rappelez toutes les belles promesses au moment du référendum sur le traité de Maastricht en 1992 ?

    Vous vous rappelez toutes les belles promesses en 1992 pour nous inciter à voter « oui » à la monnaie unique, « oui » à l’euro ?

    – « L’Europe est la réponse d’avenir à la question du chômage. En s’appuyant sur un marché de 340 millions de consommateurs, le plus grand du monde ; sur une monnaie unique, la plus forte du monde ; sur un système de sécurité sociale, le plus protecteur du monde, les entreprises pourront se développer et créer des emplois. » (Michel Sapin, 2 août 1992, Le Journal du Dimanche)

    – « Pour la France, l’Union Economique et Monétaire, c’est la voie royale pour lutter contre le chômage. » (Michel Sapin, 11 septembre 1992, France Inter)

    En réalité, nous avons eu exactement le contraire.

    En réalité, la construction européenne aboutit à un désastre économique, un désastre financier, un désastre social, un désastre humain.

    Vendredi 25 janvier 2013 :
    France : chômage concernant les catégories A, B, C, D, E :
    5 560 100 demandeurs d’emploi inscrits en fin de mois à Pôle Emploi.

    http://travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/PI-Mensuelle-VHP736-2.pdf

    Espagne :
    Les chiffres effarants du chômage de masse en Espagne.
    Le taux de chômage espagnol a terminé l’année 2012 sur un nouveau record historique à plus de 26% de la population active, tandis qu’il monte même à 55% chez les jeunes. Et la situation a toutes les chances de s’aggraver encore en 2013.

    Grèce :
    Avec 26,8%, le chômage en Grèce va de record en record.
    Le taux de chômage grec a atteint un nouveau record en octobre à 26,8%, contre 26,2% le mois précédent (chiffre révisé), a annoncé jeudi l’agence nationale des statistiques Elstat.
    L’économie grecque devrait subir une sixième année consécutive de récession en 2013.

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  3. brunoarf dit :

    Dimanche 27 janvier 2013 :

    Michel Sapin évoque « un État totalement en faillite. »

    « Il y a un État, mais c’est un État totalement en faillite. » Le diagnostic, dressé par le ministre du Travail, Michel Sapin, ce dimanche sur Radio J, n’est pas nouveau.

    Sous la présidence de Nicolas Sarkozy, François Fillon, quelques mois après son arrivée à la tête du gouvernement, avait usé des mêmes mots lors d’une visite en Corse. Un même constat alarmant plaidant pour des mesures d’économies.

    «C’est la raison pour laquelle il a fallu mettre en place des programmes de réduction des déficits et aucune sirène ne doit nous détourner de cet objectif», s’est justifié Michel Sapin, répondant là aux critiques de la gauche qui s’élèvent contre l’objectif de ramener le déficit public sous les 3 % du PIB à la fin de l’année.

    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2013/01/27/20002-20130127ARTFIG00150-michel-sapin-evoque-un-etat-totalement-en-faillite.php

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  4. Hadrien dit :

    Il fait bon entendre de temps en temps une parole forte comme ci-dessus. Ça contraste agréablement avec le manque de recul ambiant des médias, quand ce n’est pas la propagande larvée des lobbies financiers qui s’emploient à endormir l’opinion.
    Ainsi, ces jours-ci, le banquier Ugeux nous a gratifié sur son blog d’un panégyrique de la City s’intitulant:
    « La France a besoin de la City et de la Grande-Bretagne »,
    auquel j’ai crû bon de répondre en bonne et due forme:

    UN PEU DE RECUL HISTORIQUE

    C’est avec l’habituel empressement de tous les libéraux, notamment financiers, que Georges Ugeux nous assène ici la sempiternelle fable: nous aurions besoin du Royaume Uni et de sa City comme temple du libéralisme financier en Europe… alors que c’est exactement pour la raison inverse que Londres a maintenu son strapontin au sein de l’UE depuis son entrée dans le Marché Commun avec le conservateur Edward Heath, il y a trente ans.
    La diplomatie britannique n’a en effet jamais caché qu’elle s’est insérée dans le système européen pour en contrôler les effets, au besoin en profiter, mais certainement pas pour servir les ambitions d’une unité européenne qui est à l’encontre de sa politique depuis un millénaire.
    Cette politique a toujours consisté à contrecarrer tout ce qui pourrait donner lieu à l’émergence d’une puissance dominante, a fortiori unifiée, sur le « Continent ». Ainsi trouve-t-on le Royaume-Uni avec une belle régularité au tout premier rang des opposants à Napoléon, Hitler et Staline, comme quoi la « splendid isolation » a sa logique.
    Il en va de même avec la décision sus-dite d’entrée officielle dans le Marché Commun le 1er Janvier 1973, suivie deux jours aprés en France par la fameuse loi du 3 Janvier 73 obligeant l’Etat à se tourner désormais vers le secteur privé des banques commerciales pour ses emprunts publics, une condition qui fut, dit-on, discrètement dictée par la City pour des raisons évidentes. Elle est aujourd’hui la première place financière mondiale de l’euro.
    Le paradoxe est que nos dirigeants se sont empressés dans cette voie, avec le libéral Giscard d’Estaing aux finances et l’ancien fondé de pouvoir de la Banque Rothschild qu’était Pompidou, alors que le Royaume-Uni a conservé son privilège d’accès direct à la Banque d’Angleterre, et son indépendance monétaire, ce dont il ne s’est pas privé jusqu’à ce jour. Je vivais à Londres au moment du référendum pompidolien sur l’entrée britannique dans le « Common Market », et le portier Londonien de notre ambassade, à Knightsbridge, avait eu ce mot: « When in Europe, we shall rule it! », traduisant en cela un sentiment très répandu dans la population… qui fut pourtant la dernière à en recevoir un quelconque bénéfice.
    Plus sérieusement, la diplomatie britannique a soigneusement noyauté toutes les instances de décision ou les lobbies d’influence, pour imposer durant trente ans sa politique de la pédale douce sur les ambitions européennes: d’accord pour un grand marché de libre-échange ouvert à tous, conformément à la traditionnelle vocation financière et commerciale du Royaume au delà des mers, mais pas d’accord sur l’intégration politique pouvant amener sur leur territoire ces bizarreries révolutionnaires d’inspiration franco-bismarckienne que seraient l’harmonisation sociale et fiscale de l’Union européenne… C’est ce que déclarait suavement l’ambassadeur britannique interrogé il y peu, sur France 24, en répondant avec un sens inné de l’understatement: tout faire pour préserver la diversité! En clair: plus c’est la pagaille et la dérèglementation, mieux la City se porte!
    C’est aussi ce que confirment les deux derniers livres du néanmoins très libéral Christian Saint-Etienne sur l’aveuglement français, en dépit de nos rodomontades: la France a loupé le coche à Maastricht en laissant s’instaurer dans l’UE les fruits longuement muris de la diplomatie d’outre-Manche, c’est à dire une Europe dominée par la concurrence sociale et fiscale en son sein, venant s’ajouter à un marché ouvert à tous les vents de la mondialisation ambiante.
    On peut donc dire aujourd’hui que Cameron a tout loisir de se permettre le luxe d’un référendum symétrique à celui de Pompidou: pour l’essentiel, le travail est fait! Trente ans de lobbyisme au sein des institutions européennes ont mené à un point d’impuissance politique qui contraste furieusement avec l’importance de l’UE, encore (pas pour longtemps) première puissance économique mondiale. S’il en était besoin, la nomination de lady Ashton par son pays à la tête de l’importante charge européenne que l’on sait, aurait suffi à illustrer ce point, au vu de son rôle dans le concert des insignifiances européennes dans l’actuel conflit Malien.

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  5. brunoarf dit :

    Jeudi 31 janvier 2013 :

    Le scandale de la Monte dei Paschi en Italie sera-t-il le déclencheur d’une nouvelle crise grave de la zone euro ?

    La banque italienne Monte dei Paschi (MPS), la plus vieille banque du monde, fondée en 1472, se trouve actuellement au cœur d’un scandale dont les ramifications menacent les élections italiennes du mois prochain, et le projet de l’UE de créer une union bancaire, affirme Ambrose Evans-Pritchard dans le Telegraph.

    La banque est soupçonnée d’avoir dissimulé des pertes sur des produits dérivés non déclarés, et d’avoir payé un prix excessif pour le rachat de la banque Banca AntonVeneta en 2007, pour la somme de 9 milliards d’euros. Selon la presse italienne, l’enquête aurait révélé un réseau de corruption, ce que réfute la banque.

    Les pertes de la MPS s’élèvent à 6,4 milliards d’euros depuis début 2011 et il se pourrait qu’elle ait perdu une somme additionnelle de 500 millions d’euros dans une opération immobilière appelée « Chianti Classico ». La banque a donc émis un emprunt de 4,5 milliards d’euros pour faire face à ses pertes, et ses actions se sont effondrées de 95%. C’est la troisième fois qu’elle nécessite un plan de sauvetage.

    Mais ce qui fait la particularité de cette affaire, ce sont les liens très proches de la MPS avec le parti démocrate (PD) de Luigi Bersani. En Italie, ce scandale fait la une des journaux et il entame la crédibilité des deux candidats pro-européens et pro-austérité des élections du mois prochain, Luigi Bersani mais aussi Mario Monti. Il rend service à l’autre ex-Premier, Silvio Berlusconi, qui avait jusque-là les plus grandes peines à gagner les faveurs des électeurs, et dont la campagne a largement consisté à attaquer l’UE. La coalition qu’il mène, formée de son parti, le Parti des Libertés (PdL), et de celui de la Ligue du Nord, obtient actuellement 26% de votes.

    L’hypothèse que les eurosceptiques remportent assez de sièges aux élections pour bloquer les éventuelles réformes du nouveau gouvernement, est de plus en plus plausible. Or, les entraves à la nécessaire réforme du pays pourraient entamer la confiance des marchés à l’égard de l’Italie, et obliger la Banque Centrale Européenne à prendre le relai comme elle s’y était engagée en juillet dernier, et remettre en cause la relative accalmie que connait la zone euro actuellement.

    Le scandale touche également Mario Draghi, l’actuel gouverneur de la BCE, qui a été gouverneur de la banque centrale italienne (BCI), en charge de la supervision de la MPS. Selon le Corriere Della Sera, des documents montrent que la BCI avait eu vent de ces irrégularités et qu’elle avait missionné 2 audits. Les juges italiens ont d’ailleurs ouvert une enquête la concernant.

    « Cela pourrait sérieusement entamer la crédibilité de Mario Draghi », estime Stephen Lewis de Monument Securities. « S’il ne savait pas ce qui se passait à la MPS, ils [les Allemands opposés à une union bancaire européenne placée sous la supervision de la BCE] vont dire qu’il n’est pas tout à fait l’homme idéal pour prendre en charge la supervision bancaire de la zone euro ».

    http://www.express.be/business/fr/economy/le-scandale-de-la-monte-dei-paschi-en-italie-sera-t-il-le-declencheur-dune-nouvelle-crise-grave-de-la-zone-euro2/185429.htm

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  6. brunoarf dit :

    Vendredi 1er février 2013 :

    Nous savions que les pays européens périphériques étaient en faillite : Portugal, Irlande, Italie, Grèce, Espagne, Chypre. Nous venons d’apprendre qu’un autre pays européen en faillite frappait à la porte de l’Union Européenne : la Croatie.

    Fin décembre 2012, le taux de chômage de la Croatie est de 21,1 %.

    Pays en faillite, 21,1 % de chômage, la Croatie remplit donc toutes les conditions pour rejoindre l’Union Européenne.

    Le 1er juillet 2013, la Croatie deviendra le 28ème Etat membre de l’Union Européenne.

    Je sens qu’on va bien rigoler !

    Lisez cet article :

    Moody’s abaisse la Croatie au rang d’investissement spéculatif.

    http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/02/01/moody-s-abaisse-la-croatie-au-rang-d-investissement-speculatif_1825783_3234.html

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  7. lambda dit :

    brunoarf,
    ce n’est pas tout de critiquer,
    prenez aussi le temps de lire un peu…

    voici un livre qui pourrait vous intéresser

    http://www.pressegauche.org/spip.php?article10817

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  8. brunoarf dit :

    Lambda, ça fait quatre ans que je suis inscrit sur la liste de la Fondation Copernic et que je suis ses travaux. Vous avez quatre ans de retard.

    Mercredi 6 février 2013, je viens de lire cette phrase dans « Le Monde » :

    « Le Front national se banalise et plus d’un tiers des Français adhèrent à ses idées. »

    Et ça m’a rappelé le score du Front National au premier tour de l’élection présidentielle de mai 2012 : Marine Le Pen avait obtenu 6 421 426 voix, soit 17,90 % des suffrages exprimés.

    Désindustrialisation de la France, usines qui ferment, effondrement de l’industrie en France, chômage qui explose, crise économique, crise financière, crise sociale, appauvrissement des classes populaires, appauvrissement des classes moyennes, « Le Front national se banalise et plus d’un tiers des Français adhèrent à ses idées », etc, etc.

    Alors continuons à répéter le slogan habituel pour nous rassurer :

    « L’euro nous protège. L’euro nous protège. L’euro nous protège. L’euro nous protège. L’euro nous protège. L’euro nous protège. L’euro nous protège. L’euro nous protège. »

    Continuons pendant que le bateau coule.

    Continuons pendant que l’euro coule la France.

    http://www.lemonde.fr/politique/article/2013/02/06/le-fn-se-banalise-aux-yeux-des-francais_1827548_823448.html

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  9. brunoarf dit :

    Vendredi 8 février 2013 :

    Pour la période 2014-2020, le budget de l’Union Européenne sera en baisse de 3%.

    De sources européennes, on souligne que cela correspond à une baisse de 3% du budget pluriannuel 2014-2020 par rapport aux sept années précédentes. C’est la première fois dans l’histoire de l’Union européenne que le budget est en baisse.

    http://tempsreel.nouvelobs.com/la-crise-de-l-euro/20130208.OBS8230/budget-europeen-les-chefs-d-etats-negocient-toujours.html

    En clair : pour la période 2014-2020, le budget de l’Union Européenne sera au niveau minable de 1% du PIB de l’Union Européenne.

    Et en 2021 ?

    En 2021, le budget de l’Union Européenne atteindra le niveau gigantesque de 1,1 % du PIB de l’Union Européenne ?

    Ou alors le budget de l’Union Européenne atteindra le niveau titanesque de 1,2 % du PIB ?

    En 2021, soyons fous, le budget de l’Union Européenne atteindra 1,3 % du PIB ?

    Alors, il faut prendre les choses comme elles sont, car on ne fait pas de politique autrement que sur des réalités. Bien entendu, on peut sauter sur sa chaise comme un cabri, en disant : « l’Europe, l’Europe, l’Europe ! » , mais ça n’aboutit à rien et ça ne signifie rien.

    Charles de Gaulle, 14 décembre 1965.

    La soi-disant « Union Européenne », ça n’aboutit à rien et ça ne signifie rien.

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  10. bebecadum dit :

    Au Moyen-Ages des « docteurs » s’étaient réunis pour trancher une fois pour toutes. Combien de pattes a le mille-pattes ? Ils avaient posé un exemplaire sur la table et discutaient ferme. A un certain moment, un des participants proposa, « c’est tout simple, comptons-les… ». Ils cherchèrent le mille-pattes partout, la bébête avait filé ( à l’anglaise probablement). Ils se rendirent alors compte que le nombre de pattes était secondaire, le plus important étant ; Où va-t-il ? Que fait-il avec ses 1000 pattes ?
    Je reviens en 2013, 960 milliards € c’est une coquette somme. Je me contenterais de beaucoup, beaucoup moins, la question essentielle étant (du moins pour moi).
    Qu’allons nous faire avec ? Ou plutôt que vont-ils faire avec ?

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  11. brunoarf dit :

    En septembre 2011, il y a eu une information importante :

    11 septembre 2011 :

    Budget de l’UE : neuf pays entament un bras de fer contre Bruxelles.

    Neuf pays européens, dont l’Allemagne, la France et le Royaume-Uni vont faire savoir lundi à la Commission que sa proposition de futur budget de l’UE (2014-20) est trop élevée face au contexte de rigueur généralisée, selon des sources diplomatiques.

    « La proposition de la Commission européenne est trop élevée. Les hausses de dépenses du prochain cadre multiannuel sont nettement excessives par rapport à ce qui est requis pour une stabilisation du budget européen », indique un projet de déclaration conjointe obtenu l’AFP, qui doit être rendu public lundi.

    Les ministres des Affaires européennes d’Autriche, du Danemark, d’Allemagne, de Finlande, de France, d’Italie, des Pays-Bas, de Suède et du Royaume-Uni doivent approuver ce document lors d’une rencontre lundi à Bruxelles, avant une réunion avec leurs homologues de l’ensemble de l’UE.

    http://www.20minutes.fr/economie/784994-budget-ue-neuf-pays-entament-bras-fer-contre-bruxelles

    Mais ça, c’était en septembre 2011.

    Ensuite, il y a eu mai 2012, l’élection de François Hollande. Et la France a changé de camp. Après mai 2012, la France a rejoint le camp des Etats européens favorables à une augmentation du budget européen.

    Enfin, il y a eu le vendredi 8 février 2013 : les chefs d’Etats et de gouvernements d’Autriche, du Danemark, d’Allemagne, de Finlande, des Pays-Bas, de Suède et du Royaume-Uni ont gagné une bataille historique.

    Ils ont obtenu une baisse de 3 % du budget européen.

    Et la France se retrouve dans le camp des vaincus.

    Pour la période 2014-2020, le budget de l’Union Européenne sera au niveau minable de 1 % du PIB de l’Union Européenne.

    Et il reste des bisounours qui croient encore à « l’Europe fédérale » ?

    J’éclate de rire !

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    • winphobe dit :

      Brunoarf,

      En effet, notre Europe fédérale n’est pas encore pour maintenant.

      Bébécadum,

      Il faut savoir ce que nous voulons, on n’arrête pas de nous dire que notre monnaie unique (L’euro)doit être en adéquation avec une fiscalité européènne commune afin que cette europe soit viable.
      Comment y arriver si le budget européen n’est que de 1% de toute l’union alors que les états de l’europe devraient plutôt transférer une grande partie de leur budget à l’ europe fédérale.

      « Ou plutôt que vont-ils faire avec ? »

      Est-ce important si les recettes et les dépenses du budget se font dans le cadre des lois.
      J’imagine qu’il y aurait assez d’organisme de contrôle comme pour les états .
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Contr%C3%B4le_de_l%27ex%C3%A9cution_des_lois_de_finances

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  12. brunoarf dit :

    Le dernier sommet européen a montré que le Royaume-Uni était à la tête du camp des pays vainqueurs.

    Les grands vainqueurs du sommet européen de vendredi sont les pays suivants : Autriche, Danemark, Allemagne, Finlande, Pays-Bas, Suède, Royaume-Uni. Ils ont obtenu une baisse de 3 % du budget européen pour la période 2014-2020. Le budget européen sera au niveau minable de 1 % du PIB de l’Union Européenne.

    Et dans l’autre camp ?

    Les vaincus du sommet européen sont la France, l’Espagne, l’Italie, la Grèce, le Portugal, tous les pays qui voulaient une augmentation du budget européen. Ils ont perdu. Ils ont perdu la bataille. Et leur défaite est d’abord une défaite de François Hollande.

    Dans la nuit du jeudi 7 au vendredi 8 février 2013, David Cameron est apparu comme le chef du camp des vainqueurs : l’Autriche, le Danemark, l’Allemagne, la Finlande, les Pays-Bas et la Suède se sont tous ralliés à la logique anti-fédéraliste du Royaume-Uni.

    Alors, au milieu de la nuit, ce pauvre Mario Monti a crié contre David Cameron cette phrase historique :

    « On ne peut pas accepter la logique d’un Etat dont nous ne savons pas s’il sera encore membre de l’Union Européenne en 2017 !»

    Et pourtant, oui, ils l’ont fait, les pays européens du nord ont accepté cette logique.

    Et les pays européens du sud ont perdu la bataille.

    Je trouve cette phrase de Mario Monti historique.

    Ce sommet des jeudi 7 et vendredi 8 février 2013 est historique.

    La soi-disant « Europe fédérale » est morte avant même d’être née.

    L’idée européenne est morte.

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  13. Hadrien dit :

    Les Anglais pourraient quitter l’UE, et…
    Les Allemands DEVRAIENT quitter l’euro !

    Extraits de “L’EURO”, par JP Vesperini, Dalloz, février 2013 (3,50 E)
    (Jean-Pierre Vesperini, major du concours d’agrégation en
    sciences économiques, a enseigné à Paris-Dauphine,
    à l’Institut d’Etudes Politiques, et à HEC)

    Il dresse ainsi le bilan de l’Euro et ses perspectives:

    Deux éléments manquent à l’actif sur lesquels les créateurs de l’Euro fondaient de grands espoirs:
    D’abord, l’Euro n’a absolument pas fait avancer l’Europe politique.
    Ensuite, il n’ a pas permis de créer un vaste marché unifié des capitauxpermettant d’abaisser les coûts de financement des économies européennes.Les marchés financiers se sont au contraire segmentés, faisant apparaître des écarts de taux d’intérêt insupportables entre les nations de la zone euro.
    L’ “actif” se limite donc à la disparition de l’instabilité des changes entre les monnaies européennes.

    En revanche, le passif de l’euro apparaît particulièrement lourd.
    En effet, un peu plus de dix ans après sa création, nous pouvons porter au passif de l’euro le déclin de la France, la stagnation de l’Italie et du Portugal, l’effondrement de l’Espagne et de l’Irlande, et le chaos dans lequel se trouve plongée la Grèce.
    Jamais depuis la fin de la seconde guerre, l’écart qui sépare la croissance de la zone euro et de celle du monde n’a été aussi élevé.
    Le processus de destruction de ces économies européennes est directement le résultat de l’abandon de souveraineté monétaire auquel ont consenti les Etats qui ont adhéré à l’euro. C’est cet abandon qui explique qu’ils aient dû supporter et supportent des taux de change et des taux d’intérêt complètement inadaptés.
    Nous avons payé d’un prix exorbitant le “bénéfice” de la disparition de l’instabilité des changes entre les monnaies européennes.

    D’une manière générale, le système de l’euro produit une divergence spontanée, et une divergence qui s’accroît au cours du temps, entre les pays pour lesquels cette politique est adaptée et ceux pour lesquels elle est inadaptée.
    L’opposition radicale qui sépare les pays de l’ensemble méditerranéen et ceux de l’ensemble germanique
    implique qu’il existe un taux de change de l’euro correspondant aux pays de l’ensemble méditerranéen (environ 1 dollar pour 1 euro) et un taux de change correspondant aux pays de l’ensemble germanique (environ 1,40 dollar pour 1 euro), et par conséquent que la zone euro se scinde en deux ensembles.

    La scission se produira à partir du moment où l’Allemagne considèrera que les inconvénients de son appartenance à la zone euro l’emportent sur les avantages. Pour l’instant, la scission ne se produit pas puisque l’Allemagne est gagnante sur toute la ligne. Elle est d’abord la principale bénéficiaire de l’euro, comme le montrent les excédents qu’elle réalise sur ses partenaires. Et par ailleurs, jusqu’à présent, elle a réussi à ce que la BCE suive la politique monétaire qu’elle désirait, tout au moins jusqu’à la décision du 6 setembre 2012. Mais cette situation est appelée à se modifier progressivement:
    Les avantages diminueront parce que, dans la configuration actuelle de la zone euro, la croissance des pays de l’ensemble méditerranéen est appelée à s’affaiblir. Or, l’Allemagne a besoin de leur croissance qui ne peut revenir que par une scission de la zone euro.
    Et les inconvénients augmenteront au fur et à mesure que la politique monétaire de la BCE s’éloignera des principes de la Bundesbank, et que simultanément les tensions inflationistes s’élèveront en Allemagne.
    L’autre hypothèse de scission dans laquelle ce seraient les pays de l’ensemble méditerranéen qui quitteraient la zone euro serait contraire à la fois à l’intérêt des pays de cet ensemble et à celui des pays de l’ensemble germanique, donc à l’intérêt général de l’Europe. Contraire à l’intérêt des pays de l’espace méditerranéen puisque, dans ce cas, l’augmentation de la valeur de leurs dettes libellées en euro, qui augmenterait par rapport à leurs monnaies, les obligerait à faire défaut sur leurs dettes, ce qui aurait des conséquences catastrophiques sur l’Allemagne et les autres pays de l’ensemble germanique. Pour l’Allemagne, une scission volontaire et négociée, permettant à tous les pays actuellement dans la zone euro de retrouver un équilibre par l’établissement d’une grille de parité convenable, est donc préférable à une scission imposée par le départ d’un ou plusieurs pays de l’ensemble méditerranéen.
    De sorte que, finalement, cette scission négociée de la zone eurofinira probablement par s’imposer.

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  14. brunoarf dit :

    Jeudi 14 février 2013 :

    Grèce : le taux de chômage continue à grimper, à 27% en novembre.

    Le taux de chômage a continué à grimper en Grèce atteignant le seuil de 27%, contre 20,8% un an auparavant, a annoncé jeudi l’Autorité des statistiques grecques (Ase).

    En octobre 2012, le taux de chômage s’élevait à 26,8%.

    La situation est dramatique chez les jeunes : moins de quatre actifs sur dix de moins de 24 ans ont désormais un emploi, tandis que dans la classe d’âge 25-34 ans, le taux de chômage est de 36,2%.

    Les femmes sont aussi les plus touchées, prés d’un tiers d’entre elles (31,1%) étant à la recherche d’un emploi.

    Depuis octobre, plus de 20.000 personnes ont perdu leur emploi, tandis que sur un an, ils sont 323.808 personnes de plus à être frappés par le chômage (+31,5%).

    Au fil de la rigueur et de la récession qui frappent le pays, englué dans la crise de sa dette et les exigences de ses créanciers, la population active est ainsi devenue minoritaire dans le pays avec 3,642 millions de personnes en novembre pour 1,350 million de chômeurs et 3,339 millions de non-actifs.

    Selon une étude de la Fédération des PME, plus de la moitié des foyers grecs sont ainsi menacés d’insolvabilité en 2013, alors que le gouvernement lui même reconnaît recourir à une « hypertaxation » pour tenter de renflouer les caisses publiques.

    http://www.romandie.com/news/n/Zone_euroGrece_le_taux_de_chomage_continue_a_grimper_a_27_en_novembre11140220131324.asp

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  15. brunoarf dit :

    Jeudi 7 février 2013 :

    Jeudi 7 février 2013 : l’Irlande est en défaut de paiement.

    Perte sèche pour la BCE : 20 milliards d’euros.

    Contribuables européens, jeudi 7 février, vous venez de perdre 20 milliards d’euros à cause du défaut de paiement de l’Irlande.

    Lisez cet article :

    https://fr.goldbroker.com/news/scoop-irlande-restructuration-dette-crise-zone-euro-bce-202.html

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  16. brunoarf dit :

    Samedi 23 février 2013 :

    En France, 38 % des sondés considèrent la construction européenne comme une source d’espoir. Dans un sondage de 2003, ils étaient 61 % !

    Les classes populaires et les classes moyennes commencent à comprendre ce qu’est réellement la construction européenne : c’est une construction de riches, faite par des riches, pour des riches.

    Lisez cet article :

    Sondage : l’Europe, on n’y croit plus.

    Une enquête BVA montre le désenchantement des Français à l’égard de la construction européenne. Notamment chez les ouvriers et les plus faibles revenus.

    C’est un sondage qui fera certainement mal au cœur à tous ceux qui défendent encore ardemment l’idée européenne.

    Alors que la crise économique s’accroît et que les plans d’austérité se succèdent dans les 27 pays de l’UE, les Français n’ont jamais été aussi désenchantés vis-à-vis de l’institution bruxelloise.

    Ils sont seulement 38% à considérer la construction européenne comme une source d’espoir, selon une enquête exclusive BVA réalisée pour l’Institut de relations internationales et stratégiques (Iris*). Alors qu’ils étaient 50% fin 2011 et même 61% en 2003 !

    Qui connaît son président ?

    Une dégringolade qui touche surtout les catégories les plus modestes. Car une fracture nette se dessine entre les « gagnants » de la construction européenne (cadres, seniors, urbains, hauts revenus…) et ceux qui se considèrent comme les « perdants » (ouvriers, employés aux revenus modestes, ruraux).

    L’Europe, qui se voulait protectrice face aux dangers de la mondialisation, est désormais vécue comme une entité anxiogène. D’ailleurs, les Français s’accordent massivement — ils sont 75% ! — pour considérer que l’UE a été inefficace ces dernières années. Un constat qui peut paraître sévère au vu des plans successifs d’aide pour sauver la Grèce de la faillite ou des instruments de régulation mis en place comme le mécanisme d’union bancaire.

    Incapable de se mettre d’accord pour aider la France engagée contre les jihadistes au Mali, l’Europe n’est guère incarnée au niveau politique. Qui connaît son président, le Belge Herman Van Rompuy ? Ou celle qui est censée incarner la politique étrangère de l’Union, la Britannique Catherine Ashton ? Evidemment, cela n’aide pas…

    http://www.leparisien.fr/politique/sondage-l-europe-on-n-y-croit-plus-23-02-2013-2592159.php

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  17. brunoarf dit :

    Lundi 25 février 2013 :

    Silvio Berlusconi prône la sortie de l’euro.

    Beppe Grillo prône la sortie de l’euro.

    Ces deux hommes ont réuni plus de 50% des suffrages.

    Vers 19h20 :

    L’Italie submergée par une vague populiste.

    Submergée par la vague populiste, voilà l’Italie telle qu’elle se présente d’après les résultats du dépouillement au Sénat. Les voix des berlusconiens et des « grillini » – les partisans de l’ancien comique Beppe Grillo – atteignent ensemble plus de 50% des suffrages. Ils prônent l’un et l’autre la sortie de l’euro. Il faudra bien sûr attendre les résultats de la Chambre pour avoir une idée définitive mais on devine d’ores et déjà que la situation italienne ne pourra qu’être jugée inquiétante par le reste de l’Europe.

    http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20130225.OBS0031/l-italie-submergee-par-une-vague-populiste.html

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  18. brunoarf dit :

    Mardi 26 février 2013 :

    L’Italie provoque la panique dans les Bourses européennes.

    À l’instar des autres marchés européens, la Bourse de Francfort a flanché mardi, perdant plus de 2 % face aux inquiétudes d’un réveil de la crise de la zone euro à cause de l’incertitude politique régnant en Italie à l’issue d’élections serrées. Nettement dans le rouge toute la journée, l’indice vedette Dax s’est encore davantage enfoncé en fin de séance, pour clôturer en baisse de 2,27 % à 7 597,11 points.

    La Bourse de Paris a plongé elle de 2,67 % mardi, dans un marché effrayé par l’impasse politique qui se profile en Italie et ses conséquences économiques potentielles pour l’ensemble de la zone euro. À la clôture, l’indice CAC 40 a perdu près de 100 points (99,41 points) pour s’inscrire à 3 621,92 points, dans un volume d’échanges nourri avec plus de 4 milliards d’euros échangés.

    Du côté de la City, la Bourse de Londres a clôturé mardi sur une forte baisse de 1,34 %, toujours pour les mêmes raisons, l’indice FTSE-100 des principales valeurs a reculé de 84,93 points par rapport à la clôture de lundi, à 6 270,44 points.

    À Madrid, la bourse termine en baisse de 3,2 %.

    C’est en Italie que la baisse est la plus forte : la Bourse de Milan a connu une journée noire mardi, s’effondrant de près de 5 %. L’indice vedette FTSE Mib a clôturé en baisse de 4,89 % à 16 552 points.

    http://www.lepoint.fr/economie/l-italie-provoque-la-panique-dans-les-bourses-europeennes-26-02-2013-1633178_28.php

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  19. Hadrien dit :

    Quel aveuglement de la pensée unique !

    Voilà plusieurs années que la politique de l’UE, comme celle de l’OMC, abonde dans le sens du libéralisme, ne laissant aucune autre marge de manoeuvre à nos peuples que de se concurrencer sous une monnaie unique imposée, pour le plus grand bonheur des maîtres de ce système…
    et l’on s’insurge, comme à l’annonce des résultats électoraux en Italie, contre les ruades de ceux que l’on croyait définitivement soumis à la doxa.
    On comprend que les bourses et les banquiers soient aujourd’hui désorientés, comme le sont tous ceux qui ont pu jusque là prospérer dans ce système: financiers, économistes en chambre, politiques de la pensée unique, journalistes bien-pensants, etc.
    Au fil de la politique européenne et mondiale menées, les choses n’ont fait qu’empirer et, depuis l’avènement de l’euro, la dégradation s’est accélérée.

    L’alibi tant brandi de l’Agenda 2010 de Gerhard Schröder se révèle aujourd’hui pour ce qu’il est: une régression sociale instaurant un pays à deux vitesses (cf « Made in Germany » de G. Duval) avec:
    – 20% de salaires sous 500E, et 40% sous 1000E !
    – salaires féminins et secteur des services sacrifiés…
    – lois sociales en berne (Hartz IV)

    Mario Monti a voulu être le Gerhard Schröder de l’Italie: une balance primaire excédentaire au prix de la régression et d’un chômage accru, particulièrement chez les jeunes (35,6%), après l’Espagne (56%) et la Grèce (57%) !
    Et l’on nous annonce un Pier Luigi Bersani dans la lignée « normale » de Hollande… qui a commencé à faire la même chose en rendant grâce au Medef et au lobby bancaire au lieu de satisfaire ses promesses, rappelées sur ce blog:
    « – Je séparerai les activités des banques de leurs opérations spéculatives.
    – J’interdirai aux banques françaises d’exercer dans les paradis fiscaux.
    – Il sera mis fin aux produits financiers toxiques qui enrichissent les spéculateurs et menacent l’économie.
    – Je supprimerai les stock-options, sauf pour les entreprises naissantes, et j’encadrerai les bonus.
    – Je taxerai les bénéfices des banques en augmentant leur imposition de 15 %.
    – Je proposerai la création d’une taxe sur toutes les transactions financières »

    Bienheureux italiens qui ont su donner un coup de pied dans la fourmillière !
    C’est un peu comme si, chez nous, Le Front de Gauche et le Front National obtenaient ensemble plus de 50% des suffrages contre les partis de « l’alternance »…

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  20. brunoarf dit :

    En zone euro, il n’y a pas que les pays du sud qui sont en faillite.

    La crise a des conséquences dramatiques sur la vie quotidienne des Irlandais.

    Irlande : les trois quarts des ménages incapables de chauffer leurs maisons.

    Three quarters of households unable to heat homes.

    http://www.independent.ie/business/personal-finance/latest-news/three-quarters-of-households-unable-to-heat-homes-29095871.html

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  21. brunoarf dit :

    Vendredi 1er mars 2013 :

    Les chiffres du chômage en Europe viennent d’être diffusés par Eurostat pour le mois de janvier 2013.

    « Le chômage atteint 11,9% dans la zone euro, un nouveau record.

    Le taux de chômage de la zone euro s’est établi à 11,9% de la population active en janvier, un niveau record, selon les données publiées vendredi par l’office européen de statistiques Eurostat. »

    http://www.liberation.fr/economie/2013/03/01/le-chomage-atteint-119-dans-la-zone-euro-un-nouveau-record_885544

    1- Médaille d’or : la Grèce. Chômage de 27 %.

    2- Médaille d’argent : l’Espagne. Chômage de 26,2 %.

    3- Médaille de bronze : le Portugal. Chômage de 17,6 %.

    4- Slovaquie : 14,9 %.

    5- Irlande et Chypre : 14,7 %.

    7- Lettonie : 14,4 %.

    8- Lituanie : 13,3 %.

    9- Bulgarie : 12,4 %.

    10- Italie : 11,7 %.

    11- Hongrie : 11,1 %.

    12- France et Pologne : 10,6 %.

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  22. brunoarf dit :

    Samedi 2 mars 2013 :

    Beppe Grillo veut renégocier la dette italienne.

    Beppe Grillo, leader du mouvement Cinq Etoiles (M5S), qui a réuni 25,5% des suffrages lors des législatives en Italie, veut renégocier la dette de son pays, a-t-il indiqué à « Focus ».

    « Si la situation financière de l’Italie ne change pas, elle quittera l’euro », estime l’ancien comique.

    « Nous sommes écrasés, non pas par l’euro mais par notre endettement. Quand les intérêts atteignent 100 milliards d’euros par an, on est mort. Il n’y a pas d’alternative » à une renégociation de la dette, a déclaré M. Grillo dans l’hebdomadaire allemand Focus.

    Il a comparé les obligations d’états avec des actions d’entreprises : « quand j’achète une action d’une société, et qu’elle fait faillite, ce n’est pas de chance. J’ai pris un risque et j’ai perdu », a-t-il ajouté.

    Il affirme également que la situation est si précaire en Italie que « dans six mois, on ne pourra plus payer les retraites et les salaires du service public ».

    En Allemagne, des voix se sont déjà fait entendre dans la frange euro-sceptique de la coalition gouvernementale de la chancelière Angela Merkel, pour réclamer une sortie de l’Italie de la zone euro si un gouvernement prêt à continuer les réformes structurelles n’est pas mis en place.

    Rappel :

    La dette italienne franchit les 2.000 milliards d’euros.

    La dette de l’Italie a franchi en octobre pour la première fois le cap symbolique des 2.000 milliards d’euros, selon un document publié vendredi par la banque centrale italienne.

    La dette de l’Italie s’est établie à 2.014,693 milliards d’euros en octobre 2012, contre 1.995,143 milliards en septembre 2012, selon un supplément au bulletin mensuel statistique de la Banca d’Italia.

    http://lexpansion.lexpress.fr/economie/la-dette-italienne-franchit-les-2-000-milliards-d-euros_365178.html

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