247 – un grand éclat de rire

Si vous voulez vous payer une bonne pinte de rire, lisez donc le dernier article de Pierre Sarton du Jonchay intitulé « MONÉTISER LA RELATIVITÉ GÉNÉRALE DU PHYSIQUE «   sur le blog de Jorion (oui, je sais, je lui envoie des lecteurs qui améliorent ses statistiques dont il est si fier.. mais là, vraiment, c’est avec plaisir)

Quand vous aurez lu par exemple

« Le risque financier réellement contenu par le capital est la partie imaginaire du prix de la réalité objectivée dans le prix nominal. En théorie financière vraie rationalisée par la morale, le prix objectif est le crédit négocié entre l’acheteur et le vendeur ; la réalisation temporelle du prix dont l’existence est future est définie par la théorisation libre des sujets ; laquelle doit contenir deux possibilités d’écart de prix : premièrement de la théorie à la pratique et deuxièmement du réel présent à la réalité future. Le prix théorique du crédit est garanti en réalisation future par l’imagination numérique d’un capital à quatre dimensions, deux matérielles et deux théoriques. »

si vous n’avez  pas compris, ne vous étonnez pas trop, vous n’êtes sans doute pas le seul!

Ce qui n’empêche pas Jorion d’écrire

1 juin 2012 à 00:41

Pierre Sarton du Jonchay existe et je l’ai rencontré. Lui et moi écrivons dans des styles très différents. Sa pensée analytique est sans égale et mon blog s’honore de publier ses textes.

Intéressante est la critique d’un dénommé Thomas sur les affirmations « scientifiques » de PSDJ…

Thomas
31 mai 2012 à 21:50

Bonjour,

Je rechigne habituellement à trop faire part de mon avis sur ce blog, étant bien loin des hautes sphères de la pensée économique, sociale ou anthropologique, mais maintenant qu’il est question de science, je suis nettement plus à l’aise avec le sujet, et je peux donc, je l’espère, faire des remarques nettement plus pertinentes.

Les coordonnées complexes d’un point dans un espace à trois dimensions posent un espace de mesure à quatre dimensions à la fois réel et imaginaire.

Cette phrase n’a aucun sens mathématique. En effet, un nombre complexe (noté z) peut être représenté comme la somme d’un nombre réel (les fameux nombres qui mesurent des quantités réelles), noté x, et d’un autre nombre réel, noté y, mais multiplié par le fameux nombre i, qui vérifie l’étrange propriété i² = -1. D’habitude, n’importe quel nombre élevé au carré est positif, pas celui là.

On a donc un nombre complexe z = x + i*y qui est en réalité un élément d’un espace à deux dimensions. On ne peut donc pas parler de coordonnées complexes dans un espace (supposé réel au vu de la suite ?) à trois dimensions, puisque de la même façon que x et y sont des réels, les coordonnées d’un point sont aussi des réels. Par ailleurs, la phrase à d’autant moins de sens que si on comptait les coordonnées d’un point en nombres complexes, la dimension de l’espace considéré tiendrait compte du fait que les nombres complexes imposent deux dimensions.

Le sens positif ou négatif d’une mesure est pensable dans l’imaginaire de l’espace physique positif à trois dimensions ; la quatrième dimension de mesure des phénomènes positivement observables introduit le calcul de la négativité, de l’inversion ou de la courbure de la réalité.

Tout ceci m’apparaît comme un salamigondis de choses sans rapport les unes avec les autres. Le sens positif ou négatif est avant tout une notion d’orientation de l’espace. Ainsi, ma théière à 1m sur ma droite est à -1m sur ma gauche, ce qui ne constitue pas un jugement de valeur sur sa position réelle. De la, la proposition secondaire de la phrase perd tout sens, et la courbure de la réalité n’a pas grand chose à voir là-dedans.

Ainsi la science physique va-t-elle unifier l’espace temps en quatre dimensions par l’attribution d’une valeur de réalité imaginairement négative à des phénomènes réels non directement présents à l’observateur qui mesure. La relativité générale d’Einstein exprime l’existence réelle de la mesure complexe.

Le passage des nombres complexes à l’unification de l’espace-temps est ardu et absurde. Ni historiquement, ni mathématiquement, la relativité s’est construite sur ce principe là. D’ailleurs, l’unification spatiotemporelle est une question de relativité restreinte, et non de relativité générale. Maintenant, attribuer une valeur à des phénomènes n’est pas vraiment l’objet de la physique, qui attribue des valeurs à des grandeurs (position, vitesse, énergie etc.). Il est d’ailleurs à noter que toutes les valeurs (numériques) des grandeurs mesurables en physique sont réelles, quand bien même une étape du calcul pourrait nécessiter l’usage des nombres complexes comme « artifice mathématique ». En effet, la physique vit dans le monde réel.

Il ne faut donc pas faire dire n’importe quoi à la relativité d’Einstein. Elle dit beaucoup de chose, mais clairement pas cela.

L’existence réelle non sensible à l’observateur humain est indéniable si la même cause identifiée dans l’invisible reproduit toujours les mêmes effets en tout espace et en tout temps. En conséquence, deux observateurs d’un même phénomène physique ne peuvent pas aboutir à la même évaluation exacte simultanée d’une énergie et d’une masse identifiées sans associer leurs imaginaires par une communion de pensée théorique.

Là encore, un terrible micmac. La relativité restreinte d’Einstein prévoit qu’il existe trois « domaines » : le passé, l’avenir (le présent étant situé au croisement des deux) et l’ailleurs, qui regroupe tout ce qui n’est pas accessible à l’expérience, pour la raison simple que l’information correspondante ne nous est pas encore arrivée (celle-ci ne pouvant aller plus vite que la lumière). Ainsi, d’après ladite relativité, aucun événement dans l’ailleurs ne peut avoir de conséquences dans le présent.

La conséquence de cette prémisse fausse est par ailleurs saugrenue : il s’agit du principe d’incertitude de Heisenberg, qui respose sur des bases théoriques complètement différentes, et n’a absolument rien à voir. D’ailleurs, énergie et masse ne sont pas reliés par le principe d’incertitude.

La relativité d’Einstein développée et confirmée dans la mécanique quantique rend l’énergie divisible et multipliable par le temps à cause de la continuité de l’espace temps

La relativité d’Einstein n’a pas été développée ni confirmée dans la mécanique quantique. Les développements des deux théories ont été indépendants, et Paul Dirac a réussi à tenir compte des résultats de la relativité restreinte dans les calculs quantiques, ce qui a conduit a rationaliser la notion de spin. La relativité générale reste incompatible avec la mécanique quantique.

L’énergie n’est ni divisible ni multipliable par le temps… Mais ce sont des opérations qu’on peut faire, nous, êtres humains, pour définir des grandeurs appelées respectivement la puissance et l’action, et ça n’a absolument rien à faire avec la continuité de l’espace-temps.

L’origine du temps est visible dans la lumière ; l’origine de la matière est visible dans la masse. Lumière et masse se multiplient en énergie ; mais le temps soustrait de l’énergie à un phénomène par la distance physique entre les expérimentateurs. Ainsi le chat de Schrödinger peut-il être mort pour un observateur en étant vivant pour l’autre.

L’origine du temps n’est pas visible dans la lumière. On ne la connaît pas. La matière nous est donnée comme information sensible par l’existence d’une masse. Même si, pour reprendre Jean-Claude van Damme, l’air ne pèse pas grand chose, mais est là quand même.
Le temps ne soustrait aucune énergie, c’est une fadaise. Lumière et masse ne se multiplient pas en énergie, la formule E = mc² se contente d’exprimer une équivalence entre masse et énergie. De la même façon qu’un glaçon et de la vapeur reste de l’eau, tout en étant différent.

Et le chat de Schrödinger n’a rien à voir là-dedans, il ne s’agit que d’une expérience de pensée illustrant le caractère contre-intuitif des prévisions quantiques.

Depuis plus d’un siècle, la réalité connue moyennant la théorie est à la fois continue dans l’espace-temps et discontinue par la confrontation scientifique des observations.

C’est faux. L’horloge retarde. Depuis 1905, on sait que certains phénomènes sont discontinus. C’est le fondement de la théorie quantique. Il ne faut pas confondre la continuité des nombres (qui pourraient prendre n’importe quelle valeur) et d’autres choses.

Si l’objectivité scientifique est la réalité posée indépendamment de ses observateurs, alors la relativité générale requiert explicitement une discipline de la subjectivité radicalement investie dans la matière physique. Pour former réellement la causalité, la théorie doit être abstraite de la réalité par conviction vraiment partagée des auteurs absents de leur égo.

Là encore, méconnaissance des réalités historiques : l’interprétation de Copenhague de la mécanique quantique (admise à ce jour, même s’il y a des controverses) indique qu’on renonce à décrire la réalité physique, mais uniquement l’information qu’on peut en extraire. Ce qui consacre la nécessité d’un observateur dans le processus.

Par ailleurs, la théorie est nécessairement confrontée à la réalité, pour être validée, et donc emporter la conviction.

Le phénomène de l’entropie entre le passé et le présent ainsi qu’entre les auteurs d’une même observation scientifique n’est pas mesurable sans la certitude d’une théorie stable entre plusieurs observateurs dans l’espace-temps. La déformation de la matière et de l’énergie par l’espace et le temps n’est pas mesurable sans production de forme par l’esprit des sujets hors de l’espace et du temps. La stabilité de la théorie doit être imaginaire pour expliquer réellement la réalité spatio-temporelle.

L’entropie : le dernier poncif qui manquait à cet article…

Il n’y a pas de relation entropique entre les auteurs d’une même observation. Ni même entre auteurs d’expériences analogues. Juste des dérives statistiques.

Par ailleurs, l’existence d’expériences de pensée ne préjuge pas de l’irréalité d’une théorie. Ainsi, on visualise bien l’image de la nappe déformée parce qu’une boule de pétanque y est posée, mais on a plus de mal de se représenter l’équivalent tridimensionnel, parce qu’on est nous même coincés dans un espace à trois dimensions (spatiales)

La numération complexe est une réalité scientifique en même temps qu’une nécessité pour exprimer la relativité de toute mesure de réalité ; relativité entre les sujets de toute mesure grâce et à cause du temps et de la distance physique. Le médiateur de la relativité physique est la lumière imperceptible et non mesurable en soi faute de masse. La preuve de l’existence spécifique et causale de la lumière est indirecte par la conscience subjective partagée dans le langage scientifique. La théorie de la distance et du temps liés par le concept de vitesse est intrinsèque à la matière physique étudiée.

Encore beaucoup de cafouillis et une grosse macédoine.

Les nombres complexes ne servent pas à cela : ils servent à élargir le champ du possible en matière de calcul mathématique. Ils n’ont pas été inventés pour la physique.

Par ailleurs, tous les objets physiques sont mesurés via les conséquences qu’ils ont sur un appareil de mesure, que ce soit une masse ou une charge électrique par exemple. La lumière, quoique n’ayant pas de masse, à d’autres conséquences parfaitement réelles.

Enfin, la distance et le temps ne sont pas reliés physiquement par la vitesse, ce sont juste trois grandeurs ayant une relation entre elle. Si on entre dans le détail de la théorie, il s’avère que c’est plutôt la masse qui relie les deux.

La lumière est donc cause de la masse qui fait matière dans la conscience par la vitesse

En réalité, la cause de la masse n’est pas connue. On soupçonne le boson de Higgs, le photon a été mis hors de cause depuis fort longtemps.

La science pervertie par la finance de spéculation quantique

Je cite le titre pour me référer à la partie correspondante. Je comprends l’argument, mais que vient faire la relativité générale là-dedans ? La théorie d’Einstein n’a absolument rien à voir avec ces considérations, indépendamment du fait que les réalités humaines sont obérées par le cache-sexe d’une soi-disant rigueur arithmétique.

De même, pourquoi affubler de l’adjectif quantique la religion ? Rien à voir avec la théorie physique, même si j’adhère au propos correspondant par ailleurs.

La subordination complexe du réel à l’imaginaire exprime à l’origine l’imperfection existentielle de l’essence humaine des mathématiques. L’efficacité scientifique de la mathématisation du réel n’épuise pas la réalité librement connaissable ; le sens des mesures scientifiques reste incertain à cause de la partialité des théories ; la réalité mesurable par la subjectivité humaine excède infiniment les théories et les quantifications produites ; enfin il est devenu imprudent de ne pas reconnaître à chaque sujet d’humanité son propre référentiel de mesure déterminé par l’existence personnelle.

L’imperfection existentielle de l’essence humaine des mathématiques a néanmoins mis sur la table l’étude des nombres complexes… Elle n’est donc pas si imparfaite…

Par ailleurs, même si chaque sujet a son propre référentiel de mesure, chaque scientifique effectue des mesures dans des conditions précises, transparentes et reproductibles, de telle sorte qu’elles puissent être soumises à la confrontation et à la réfutation.

Le risque financier réellement contenu par le capital est la partie imaginaire du prix de la réalité objectivée dans le prix nominal.

J’aime beaucoup cette idée ! Il serait néanmoins opportun de dérouler la théorie des complexes dans ce cas, pour essayer d’établir une correspondance entre les objets mathématiques et les objets financiers correspondants, mais pourquoi pas ?

Pour conclure par rapport à tout ceci : je trouve les théories développées intéressantes, en matière de finance, mais tout le discours achoppe sur un écueil de taille : en invoquant des théories scientifiques de façon fantaisiste, il tombe dans l’excès qu’il dénonce ! Se parer des vertus de la physique pour parler de finance est non seulement hors-propos, mais également dangereux. Les comparaisons sont parfois utiles, mais quand elles sont utilisées de façon pertinentes, et il est manifeste que les paragraphes physique de l’article traduisent des incompréhensions flagrantes de tout ce dont il est question, pour aboutir à une macédoine de patascience.

Je terminerai sur cet aphorisme d’Albert Einstein, puisqu’il en a beaucoup été question :

L’essentiel est de rendre les choses aussi simples que possible ; mais pas plus simples

Cet article, publié dans Compléments de "postjorion", Pour rire un peu, est tagué . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

33 commentaires pour 247 – un grand éclat de rire

  1. RST dit :

    Les grands esprits se rencontrent🙂
    Pierre Sarton du Jonchay ou l’art de l’amphigouri:
    http://ecodemystificateur.blog.free.fr/index.php?post/Pierre-Sarton-du-Jonchay-ou-l%E2%80%99art-de-l%E2%80%99amphigouri

    J'aime

  2. arnaud dit :

    merci ! je viens de vivre un grand moment de bonheur …. quant aux commentaires de Thomas, rares et précieux, un lecteur doué d’un sens critique et d’un savoir qui sort de l’ordinaire.

    J'aime

  3. sonja dit :

    C’en est tellement comique qu’il serait tentant de croire que PSDJ
    a pondu un canular pour se moquer de Jorion !

    Et que Jorion le publie pour se moquer de l’auteur ! 🙂

    Hélas, ce n’est pas le cas: Ces messieurs se prennent
    réciproquement au sérieux !

    Au secours, Bouvard et Pécuchet sont de retour !…. 😉

    Quant à la pertinence de la pensée philosophique jorionique,
    elle a déjà été disséquée minutieusement :

    http://www.actu-philosophia.com/spip.php?article227

    L’auteur de l’article en a surpris un aspect majeur :

     » rien n’est pire que la fausse subversion philosophique, c’est-à-dire le conformisme se croyant subversif « …

    On pourrait dire exactement la même chose de sa pensée économique…

    Eh ben,,, il recherche la célébrité, il l’aura :
    la postérité appellera « jorion » l’unité de mesure du conformisme
    qui se fait passer pour subversion ! 😉

    J'aime

  4. sonja dit :

    et pour faire bonne mesure (sic !) , on appellera :

    – « sarton » : l’unité de mesure de la fantasmagorie scientifique

    – « fralec » : l’unité de mesure de la désinformation

    – « julien » : l’unité de mesure du syndrome du larbin !!!
    🙂

    J'aime

  5. BA dit :

    Espagne : taux des obligations à 10 ans :
    Jeudi 7 juin 2012 : le taux du 10 ans était de 6,090 %.
    Vendredi 8 juin 2012 : le taux du 10 ans était de 6,220 %.
    Lundi 11 juin 2012 : le taux du 10 ans était de 6,508 %.

    http://www.bloomberg.com/quote/GSPG10YR:IND

    Conclusion : les investisseurs internationaux n’ont pas du tout été rassurés par le plan de sauvetage des banques espagnoles.

    Italie : taux des obligations à 10 ans :
    Jeudi 7 juin 2012 : le taux du 10 ans était de 5,710 %.
    Vendredi 8 juin 2012 : le taux du 10 ans était de 5,770 %.
    Lundi 11 juin 2012 : le taux du 10 ans était de 6,032 %.

    L’Espagne et l’Italie foncent vers un défaut de paiement total.

    J'aime

  6. BA dit :

    Mardi 12 juin 2012 :

    Espagne : le taux à 10 ans au plus haut depuis la création de l’euro.

    Le taux à 10 ans de l’Espagne a atteint un plus haut depuis la création de la zone euro mardi en milieu d’après-midi, la méfiance des marchés à l’égard de la dette du pays s’accentuant malgré l’annonce du plan de sauvetage des banques.

    Vers 16H10 (14H10 GMT), le rendement espagnol se tendait à 6,756%, contre 6,487% lundi soir.

    La situation de l’Espagne est pire que la semaine dernière, a estimé un opérateur pour qui le plan annoncé samedi n’a pas apaisé les craintes sur la situation du pays.

    http://www.romandie.com/news/n/_ALERTE___Espagne_le_taux_a_10_ans_au_plus_haut_depuis_la_creation_de_l_euro95120620121616.asp

    J'aime

  7. BA dit :

    Mercredi 13 juin 2012 :

    L’Italie emprunte 6,5 milliards d’euros à un an, mais ses taux s’envolent.

    Le Trésor italien a emprunté mercredi comme prévu 6,5 milliards d’euros à un an, mais a vu ses taux d’intérêt s’envoler alors que la péninsule est revenue depuis le début de la semaine dans la ligne de mire des marchés, a annoncé la Banque d’Italie.

    Les taux de ces obligations à un an se sont inscrits à 3,972%, contre 2,34% lors de la dernière opération similaire le 11 mai.

    http://www.romandie.com/news/n/_ALERTE___L_Italie_emprunte_65_mds_EUR_a_un_an_mais_ses_taux_s_envolent85130620121112.asp

    Fin 2011, l’Italie avait une dette publique de 120,1 % du PIB.

    120,1 % du PIB, soit 1897,179 milliards d’euros.

    J'aime

  8. BA dit :

    Mercredi 13 juin 2012 :

    Considérant que l’Union Européenne était à un moment « crucial », le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a décoché de son côté des flèches en direction de celles des « capitales » qui ne mesurent pas l’urgence de la situation.

    « Nous avons un problème systémique devant nous, nous devons avoir un cap et le maintenir. Je ne sais pas si l’urgence est bien comprise par toutes les capitales aujourd’hui », a-t-il déclaré devant le Parlement européen à Strasbourg.

    http://www.boursorama.com/actualites/italie-monti-affiche-sa-serenite-malgre-la-flambee-des-taux-d-emprunt-80574aa0b4cacf171c2e010311c52766

    José Manuel Barroso vient de dire la phrase la plus importante :

    « Nous avons un problème systémique devant nous »

    J'aime

  9. BA dit :

    Mercredi 13 juin 2012 : les dominos tombent les uns après les autres.

    Portugal, Irlande, Italie, Grèce, Espagne, Chypre : six Etats foncent vers un défaut de paiement total.

    1- Espagne : l’agence d’évaluation financière américaine Moody’s a abaissé mercredi la note d’endettement de long terme de l’Espagne de trois crans, à « Baa3 ». Celle-ci se situe juste au-dessus de la catégorie « spéculative », une sanction sévère pour le gouvernement de Mariano Rajoy.

    2- Chypre : l’agence d’évaluation financière Moody’s a abaissé mercredi de deux crans la note d’endettement de long terme de Chypre à Ba3, l’enfonçant encore plus loin en catégorie spéculative.

    Considérant que l’Union Européenne était à un moment « crucial », le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a décoché de son côté des flèches en direction de celles des « capitales » qui ne mesurent pas l’urgence de la situation.

    « Nous avons un problème systémique devant nous, nous devons avoir un cap et le maintenir. Je ne sais pas si l’urgence est bien comprise par toutes les capitales aujourd’hui », a-t-il déclaré devant le Parlement européen à Strasbourg.

    http://www.boursorama.com/actualites/italie-monti-affiche-sa-serenite-malgre-la-flambee-des-taux-d-emprunt-80574aa0b4cacf171c2e010311c52766

    José Manuel Barroso vient de dire la phrase la plus importante :

    « Nous avons un problème systémique devant nous »

    J'aime

  10. brunoarf dit :

    Portugal, Irlande, Italie, Grèce, Espagne, Chypre : les dominos tombent les uns après les autres.

    L’Espagne et l’Italie foncent vers un défaut de paiement total.

    Jeudi 14 juin 2012 :

    L’Italie emprunte 4,5 milliards d’euros à moyen et long terme, bond des taux.

    L’Italie a vu ses taux flamber et dépasser les 6% sur les échéances les plus longues jeudi lors d’une émission de dette très suivie, alors qu’elle est de nouveau sous la pression des marchés, mais elle a atteint son objectif maximum en levant 4,5 milliards d’euros.

    Le Trésor italien a emprunté 3 milliards d’euros de titres à trois ans à un taux de 5,30%, contre 3,91% le 14 mai, dans un marché tendu, marqué par la dégradation de la note de l’Espagne de trois crans par Moody’s, qui a propulsé les taux de Madrid à des nouveaux sommets sur le marché secondaire.

    Selon le résultat de l’opération communiqué par la Banque d’Italie, Rome a en outre émis 627 millions d’euros de titres à échéance 2019 et 873 millions à échéance 2020.

    Sur ces deux maturités, les taux ont franchi la barre symbolique des 6%.

    Pour l’emprunt à 7 ans, l’Italie a dû payer un taux de 6,10%, contre 5,21% lors de la précédente émission le 27 avril.

    Pour l’emprunt à 8 ans, l’Italie a dû payer un taux de 6,13%, contre 5,33% lors de la précédente émission le 14 mai.

    Mercredi, Rome avait déjà enregistré un bond de ses taux à 3,972%, contre 2,34% le mois dernier lors de l’émission de 6,5 milliards d’euros de titres à un an.

    L’Italie, qui avait réussi à regagner la confiance en début d’année grâce aux mesures de rigueur et aux réformes du gouvernement Monti, alimente à nouveau l’inquiétude des marchés.

    A présent que l’Espagne a accepté un plan d’aide pour ses banques, certains analystes craignent que l’Italie, dont la dette colossale dépasse les 120% du PIB, ne soit le prochain domino de la zone euro à tomber.

    (AWP / 14.06.2012 12h00)

    J'aime

  11. sentier198 dit :

    brunoarf

    vous écrivez ,
    « ..L’Italie, qui avait réussi à regagner la confiance en début d’année grâce aux mesures de rigueur et aux réformes du gouvernement Monti, alimente à nouveau l’inquiétude des marchés…. »

    il faut bien préciser que vous faites une erreur de diagnostic en utilisant le terme inquiétude….

    en effet , les spéculateurs (les marchés , comme vous les appelez pudiquement) deviennent carrément angoissés quant à l’idée de perdre ++++++ le capital et les plus-values qu’ils ont investi dans différentes affaires (notamment les bons du trésor émis par les états) …..

    ce qui explique leur agressivité et leur volonté de récupérer un maximum de leurs mises avant la volatilisation de leurs débiteurs..

    ils savent qu’il n’y aura que peu d’élus qui pourront récupérer les assurances (CDS) prévues , voire personne..

    la marge de manoeuvre est délicate ( sauver ses billes avant que le voisin ne s’aperçoive qu’elles ne sont plus là) , et explique toute l’hystérie actuelle , avec ses feux , ses contre-feux , son pseudo-suspense depuis (au moins) 2008…..

    nous assistons à une violente bagarre générale entre possédants qui se disputent ++nos derniers biens++ que nous ne possédons , nous , que virtuellement (à crédit)

    c’est de l’angoisse basique , archaïque , totalement irrationnelle , ce qui devrait nous inquiéter vraiment , tant l’histoire humaine nous rappele la façon dont souvent se termine ces crises

    J'aime

    • Opps' dit :

      Un petit détail à avoir quand m^me a avoir en tête.

      L’épargne des français , très abondante, (et celles des autres aussi ), quand ils n’ont pas fait le choix d’aller en bourse directement ou bien par des produits qui y vont via un gestionnaire, se retrouve en grande partie sur les marchés financiers.
      Le système est bien verrouillé😉 : les banques … c’est notre argent … et derrière les marchés financiers … c’est aussi nous pour une bonne partie … et derrière la spéculation c’est encore nous -lorsqu’on recherche de la rentabilité pour conserver de la ‘valeur’- , et aussi nos institutions financières.

      Ps/ Ca y est , Normal 1er est en train d’acter -via ses manoeuvres grossières et vexatoires , et les déclarations éminemment maladroites de Jean-Marc avec sa derrière rectification , le lien de vassalité envers l’Allemagne.
      L’avantage c’est que la réalité est bien mise en lumière .
      Et le lien de connivence (chacun pensant que l’autre est un idiot utile) entre la finance prédatrice de Goldman Sachs et le keynésianisme de complaisance , également saute bien au yeux.

      J'aime

    • sentier198 dit :

      @ Opps

      tout à fait d’accord avec ta remarque….sauf que ce n’est pas moi qui gère « macroscopiquement » mon épargne (j’ai toujours refusé de boursicoter) ,potentiel financier qui par définition n’est pas utilisé (pour le moment) .

      d’aucuns s’en servent vraisemblablement pour « spéculer » …

      j’ai tout à fait conscience qu’en cas de crise brutale de confiance je risque de ne pas pouvoir en disposer , ce définitivement….

      ce qui ne m’angoisse pas plus que cela..j’ai tout à fait conscience que ce n’est pas le cas de tout le monde.

      ce que j’essaye de faire passer ici (ou ailleurs) , c’est qu’il est possible de travailler sa propre psychologie dans son rapport à l’argent (à la perte , ce besoin de « stocker » , se traduisant depuis 5 siècles par ce que nous appelons « le capitalisme ») de façon à en être moins dépendant , ce qui permet d’ouvrir la fenêtre vers une autre façon de vivre ensemble qui ne tombe pas dans ces biais aboutissant aux mêmes crises de plus en plus violentes.

      bon , il est possible de développer…

      J'aime

      • Opps' dit :

        Juste une remarque … c’est vrai qu’il y a une pathologie du stockage.
        Mais la vie étant ce qu’elle est , le problème de la conservation de la valeur à travers le temps est comme inhérent à notre condition de mortel condamné au vieillissement.

        J'aime

      • sentier198 dit :

        @ Opps

        tu dis « ..Mais la vie étant ce qu’elle est.. »
        qu’en sais-tu ????

        mon propos est de dire qu’il va falloir obligatoirement (cad. sous peine de disparaitre) dépasser cette problématique , d’autant que celà est POSSIBLE , de ma propre expérience.

        J'aime

        • Opps59 dit :

          Tu ne dépassera jamais la problématique d’assurer sa propre survie et son propre avenir personnel, familial, etc … de préparer l’avenir dans une certaine sécurité.
          Et donc de la conservation de la ‘valeur’ dans le temps.

          Je dirais même que c’est la chose la plus fondamentale -même si c’est une perception comportant de la subjectivité- qu’un peuple demande à son gouvernement.

          Il m’est évident que la spéculation , au niveau où elle est pratiquée actuellement , est à la fois ruine de l’ âme, destruction de la notion de travail -donc de service- , et source d’inégalité.

          Mais enfin , à présent que nous sommes en crise, donc dans un cadre où le rapport de force devient objectivement plus ‘payant’ que le mode coopératif, quelle personne , quel pays accepterait de se priver de l’outil obscur de la spéculation ?
          Qui peut accepter de laisser fondre sa ‘valeur’ dans un environnement extrêmement incertain?

          La spéculation se nourrit de l’excès de monnaie, fondamentalement.

          Cela fait 30 ans que les post-keynésiens et les brigands surtout anglo-saxons , jouent avec la monnaie et poussent à la création de liquidité, partant de cette idée stupide que l’injection de liquidités crée mécaniquement de la richesse à postériori.

          Cet excès , non seulement a mené à des productions de pseudo-richesses , mais , l’inflation étant bridée par la globalisation de la concurrence, à une formidable bulle spéculative … qui à présent se nourrit des risques qu’elle a générés … et dont l’ENVERS est un formidable endettement paralysant.

          Je me trompe peut-être mais malgré la lourde responsabilité qu’on les allemands dans la crise de l’Europe , par leur politique mercantiliste, ce sont les seuls à s’opposer à ces dérives … et à oeuvrer pour qu’on arrête de s’auto-ruiner nous-même.

          La création de liquidités sans discontinuer pour boucher des trous sans fin ni fond (pensons à la Grèce et à tout ce qui a été déversé sans l’ombre d’une amélioration) , tout en créant d’autres trous , peut faire illusion en repoussant les ajustements et crises qu’ils faudrait affronter, ne fait qu’empirer les choses.

          Mais comme l’a écrit je ne sais plus qui, « les choses condamnées peuvent toutefois durer bien plus longtemps qu’on le pense, mais elles s’écroulent ensuite à une vitesse insoupçonnable » !

          D’un certain point de vue Hollande par ses maladresses est en train d’oeuvrer pour que la crise éclate.
          Mais qu’elle éclate ou pas , le seul problème est qu’il mesure très mal le rapport de force avec l’Allemagne et que de ce fait , dans tous les cas de figure, la France risque d’en sortir plutôt perdante , et dans le meilleur des cas inféodé à l’Allemagne.

          J'aime

    • sentier198 dit :

      pour ce qui concerne le tamdem GSachs-Keynes , OK aussi.

      c’est véritablement un tandem…qui se relaie pour ne pas se casser la gueule….depuis longtemps….1930-1970 , c’est K. qui pédalait…1980-2010 c’est GS…….là on est en roue libre , si quelqu’un ne remet pas les gazs , on se casse la gueule…

      problème : plus de carburant , à savoir l’énergie consumériste est en panne ….. (plus de pétrole (plus d’énergie quasi gratuite) , catastrophe écologique en vue ,inégalités sociales insupportables…)

      J'aime

      • Catherine B dit :

        Main—tenant, c’est inter—dit!

        J'aime

        • Catherine B dit :

          Rébus à d’or mire deux bouts!
          a l’en-vers, allant vers!
          Tenant- main, dit l’inter!
          A vos décodeurs selon votre inter-prétation

          J'aime

      • sentier198 dit :

        @ Catherine B.

        à tout prendre , je préfère étre dysorthographique que dyssémantique

        pourquoi tu es aussi défensive (defense’Yves) ?

        J'aime

        • Catherine B dit :

          Le sens Yves, c’est nous qui le donnons et c’est notre responsabilité. Autant de lecteurs autant de lectures, non? N’est-ce pas la réalité qui parle ainsi il y a beaucoup de parleurs du réel, et tous n’ont pas le même sens, d’où l’importance d’une boussole!

          J'aime

  12. BA dit :

    Samedi 16 juin 2012 :

    Allemagne : un responsable conservateur lance un avertissement aux Grecs.

    L’un des responsables conservateurs allemands, Wolfgang Bosbach, a estimé samedi que si la gauche radicale grecque l’emporte lors des élections de dimanche, la sortie de la Grèce de la zone euro ne « sera qu’une question de temps ».

    « Si la gauche radicale s’obstine à dire qu’elle souhaite avoir les aides des autres pays de la zone euro dans leur intégralité mais qu’elle ne veut pas apporter de contreparties, alors ce ne sera qu’une question de temps avant que la Grèce ne sorte » de la zone euro, a souligné M. Bosbach, président de la commission des Affaires intérieures à la chambre des députés, et proche de la chancelière Angela Merkel.

    Ce responsable de l’Union démocrate-chrétienne (CDU) assure en outre qu’indépendamment du vote de dimanche, la Grèce ne remplit pas les conditions pour être membre de la zone euro.

    « Il manque au pays le dynamisme de son économie, de la compétitivité et une administration efficace. Et ce ne sont pas les nouveaux milliards d’aide qui vont changer ça fondamentalement », a souligné M. Bosbach dans l’édition dominicale du « Frankfurter Allgemeine Zeitung », selon des extraits diffusés samedi.

    Selon lui, toutefois, une sortie éventuelle de la Grèce ne sera pas décidée « dans les semaines à venir » mais l’Europe devra aider le pays économiquement dans la phase de transition.

    http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/afp-00449674-allemagne-un-responsable-conservateur-lance-un-avertissement-aux-grecs-334541.php

    Considérant que l’Union Européenne était à un moment « crucial », le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a décoché de son côté des flèches en direction de celles des « capitales » qui ne mesurent pas l’urgence de la situation.

    « Nous avons un problème systémique devant nous, nous devons avoir un cap et le maintenir. Je ne sais pas si l’urgence est bien comprise par toutes les capitales aujourd’hui », a-t-il déclaré devant le Parlement européen à Strasbourg.

    Fin de citation.

    José Manuel Barroso vient de dire la phrase la plus importante :

    « Nous avons un problème systémique devant nous »

    J'aime

  13. brunoarf dit :

    Lundi 18 juin 2012 :

    Dette : le taux de l’Espagne inverse la tendance et se tend au-delà des 7%.

    Le taux d’emprunt à 10 ans de l’Espagne inversait la tendance lundi matin et se tendait très nettement pour dépasser les 7% et afficher un nouveau record, signe que les craintes sur la zone euro ont repris le dessus malgré le vote grec.

    A 10H12 (08H12 GMT), le rendement de l’emprunt espagnol de référence, qui évolue en sens inverse de la demande, montait à 7,061%, contre 6,838% vendredi soir.

    Ce taux s’était pourtant nettement détendu en début de séance, grâce au bref répit permis par la victoire de la droite pro-euro en Grèce.

    http://www.bloomberg.com/quote/GSPG10YR:IND

    J'aime

  14. brunoarf dit :

    Lundi 18 juin 2012 :

    Espagne : taux des obligations à 10 ans : 7,158 %. Record historique battu.

    http://www.bloomberg.com/quote/GSPG10YR:IND

    L’Espagne emprunte désormais à plus de 7 %, le seuil de déclenchement des plans de sauvetage en Grèce, en Irlande et au Portugal.

    Ni les 100 milliards d’euros promis aux banques, ni la victoire électorale de la droite en Grèce censée éviter une contagion… Rien ne semble rendre aux marchés la confiance qu’ils refusent à l’Espagne. Ce lundi, le taux d’intérêt des obligations espagnoles à 10 ans a pour la première fois franchi le chiffre de 7 %, le seuil de déclenchement des plans de sauvetage en Grèce, en Irlande et au Portugal.

    Dix jours après l’annonce de l’intervention bancaire, les investisseurs associent le sort incertain des établissements de crédit à celui de l’État espagnol. Les deux acteurs, en effet, se tiennent mutuellement par les dettes. L’État sera le garant du remboursement des 100 milliards d’euros débloqués par l’Eurogroupe pour recapitaliser les banques. Et les banques espagnoles, à leur tour, sont l’acheteur principal des obligations d’État.

    Cette liaison périlleuse explique la réaction des marchés. Lorsque les banques donnent des ­signes de faiblesse, la dette souveraine paie les pots cassés. Ce jeudi, la Banque d’Espagne a dévoilé l’évolution des créances douteuses, qui atteignaient, en avril 2012, 152 milliards d’euros, soit 32 % de plus qu’en avril 2011. Elles représentaient 8,72 % du total des crédits, un record depuis 1994.

    L’Espagne souffre également d’un effet collatéral plus inattendu : la victoire des conservateurs en Grèce pourrait placer l’Europe dans de meilleures conditions pour négocier les conditions de l’aide accordée à Athènes… Mais ce qui est pris dans le pot commun pour sauver la Grèce est autant de manque pour aider l’Espagne.

    Les élections grecques, du coup, sont une douche froide pour Madrid. Jusque-là, l’exécutif se réfugiait derrière ce scrutin pour expliquer la nervosité des marchés. Jeudi dernier, le ministre de l’Économie, Luis de Guindos, appelait encore à la «tranquillité»: la volatilité financière, disait-il, était liée à l’incertitude grecque.

    Le gouvernement espagnol en revient désormais à ses fondamentaux : défendre les réformes entreprises et assurer que Mariano Rajoy tiendra le cap. En félicitant par écrit François Hollande après le succès des socialistes aux législatives, le chef de l’exécutif a rappelé qu’il s’appuyait sur une majorité absolue : «Le gouvernement de la France bénéficie comme celui de l’Espagne d’une garantie de stabilité politique pour les prochaines années», écrit Rajoy.

    La détermination du gouvernement est la base que Madrid utilise pour réclamer une fois encore une intervention de la Banque centrale européenne. «La BCE doit répondre avec la plus grande fermeté à ces marchés qui essaient encore de bloquer le développement du projet commun de l’euro», a lancé ce lundi le ministre des Finances, Cristobal Montoro.

    J'aime

  15. BA dit :

    Mardi 19 juin 2012 :

    L’Espagne a emprunté mardi 3,040 milliards d’euros à douze et dix-huit mois et a vu ses taux d’intérêt s’envoler.

    La somme levée est certes légèrement supérieure à l’objectif (2 à 3 milliards). Mais les taux concédés sont en très nette hausse par rapport à la dernière émission similaire, le 14 mai : 5,074 % à douze mois (contre 2,985 % lors de la précédente émission) et 5,107 % à dix-huit mois (contre 3,302 %).

    Seul indice rassurant, la demande des investisseurs reste forte, dépassant mardi les 8 milliards d’euros.

    Cette envolée du niveau d’emprunt était attendue alors que l’Espagne inquiète toujours les marchés, impatients de connaître le montant que devra avancer la zone euro pour redresser ses banques.

    Si Madrid prend la totalité de l’enveloppe disponible, soit 100 milliards d’euros, alors sa dette publique devrait grimper immédiatement de dix points et avoisiner en fin d’année les 90 % du PIB, un niveau qui rend les taux d’intérêt actuels très préoccupants.

    Le taux des obligations espagnoles à dix ans, qui a franchi lundi, pour la première fois depuis la création de la zone euro, la barre symbolique des 7 %, restait mardi au-dessus de ce niveau jugé insoutenable à moyen terme, à 7,043 %.

    (Dépêche AFP)

    J'aime

  16. brunoarf dit :

    Mercredi 20 juin 2012 :

    L’Espagne devrait faire une demande d’aide jeudi à l’Eurogroupe.

    L’Espagne devrait demander officiellement l’aide de la zone euro pour son secteur bancaire jeudi lors d’une réunion de l’Eurogroupe, a indiqué mercredi un diplomate européen sous couvert d’anonymat.

    Madrid devrait faire une demande d’aide via le Fonds de secours de la zone euro (FESF) lors de la réunion de l’Eurogroupe qui se tient jeudi à Luxembourg, a fait savoir ce diplomate.

    Cette demande interviendrait après la publication d’un premier audit sur les banques espagnoles par les cabinets allemand Roland Berger et américain Oliver Wyman, qui est attendu d’ici jeudi.

    Madrid en a besoin pour chiffrer exactement ses besoins pour le plan de sauvetage européen destiné à ses banques, qui prévoit une aide pouvant atteindre 100 milliards d’euros.

    L’absence de détails sur le plan d’aide espagnol a été nuisible, a estimé ce diplomate. Le mouvement de défiance envers l’Espagne sur les marchés a été alimenté par les incertitudes entourant le sauvetage des banques espagnoles, notamment sur la somme dont Madrid a besoin.

    Autre sujet qui inquiète les marchés : le choix du fonds de secours pour venir en aide au secteur bancaire espagnol.

    Il y a une préférence marquée pour avoir recours au Mécanisme européen de stabilité (MES) au sein de nombreux pays de la zone euro, mais tout dépend de l’entrée en vigueur de ce fonds de secours, a indiqué un haut responsable européen sous couvert d’anonymat. En cours de ratification, le MES devrait entrer en vigueur le 9 juillet.

    Seul le Fonds de secours de la zone euro (FESF) est donc utilisable dans l’immédiat. Cette option est celle que préfèrent les marchés car dans le scénario extrême d’une restructuration de la dette espagnole, en tant que créancier, le FESF serait logé à la même enseigne que les autres prêteurs.

    En revanche, les prêts du MES sont dits seniors, c’est-à-dire que le fonds serait remboursé en priorité par rapport aux autres créanciers, un scénario qui peut entretenir les doutes des marchés, lesquels craignent que les investisseurs privés ne soient lésés.

    http://www.romandie.com/news/n/_Espagnebanques_Madrid_devrait_faire_une_demande_d_aide_jeudi_a_l_Eurogroupe_76200620121117.asp

    J'aime

  17. brunoarf dit :

    Mercredi 20 juin 2012 :

    Chypre va solliciter l’aide de la zone euro pour ses banques « probablement la semaine prochaine » et demander à la Russie de lui prêter entre 3 et 5 milliards d’euros dès cette semaine, a indiqué mercredi une source diplomatique européenne sous couvert d’anonymat.

    A Bruxelles, on s’attend à ce que Chypre « règle d’abord la question du prêt bilatéral et dépose la demande pour les banques probablement la semaine prochaine » sur le modèle du sauvetage que l’Espagne va obtenir pour son secteur bancaire, a indiqué cette source au fait des discussions.

    L’aide sollicitée auprès de la zone euro pour les banques pourrait être de la même ampleur que le prêt demandé à la Russie, a confié cette source.

    Chypre, dont l’économie est très dépendante de la Grèce, est sous pression, en particulier son secteur bancaire qui a souffert de l’opération d’effacement de la dette grecque. L’exposition des banques chypriotes à la dette grecque s’élève à 3,5 milliards d’euros pour un budget national d’environ 7 milliards.

    http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/0202129498843-chypre-va-demander-l-aide-de-la-zone-euro-et-de-la-russie-335906.php

    – La Russie va prêter entre 3 et 5 milliards d’euros à Chypre.

    – La zone euro va prêter entre 3 et 5 milliards d’euros à Chypre.

    – Portugal, Irlande, Grèce, Espagne, Chypre : les dominos tombent les uns après les autres.

    – Prochain domino qui va tomber : l’Italie.

    J'aime

  18. brunoarf dit :

    Jeudi 21 juin 2012 :

    L’Espagne paye très cher pour réussir son émission.

    Madrid a émis plus de 2 milliards d’euros d’obligations à moyen-terme à des taux très élevés. Sur les titres à 5 ans, l’Espagne a dû s’acquitter de taux d’intérêt jamais expérimentés depuis la création de l’euro.

    C’est dans la douleur que l’Espagne a couvert aujourd’hui 60% de son programme d’émission à moyen et long terme pour 2012. Le Trésor espagnol a réussi à placer ce matin 2,2 milliards d’euros d’obligations à deux, trois et cinq ans, dépassant son objectif maximum de 2 milliards grâce à une bonne demande, mais au prix de taux d’intérêt très élevés.

    Les rendements moyens sont ainsi ressortis à 4,706% sur les titres à deux ans, à 5,457% sur ceux à trois ans, et 6,072% sur ceux à cinq ans, contre respectivement 2,069% en mars, 4,876% et 4,960% en mai.

    Selon Reuters, les taux concédés par le Trésor sur les titres à 5 ans sont les plus élevés depuis la création de l’euro.

    http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/0202131494640-l-espagne-paye-tres-cher-pour-reussir-son-emission-336263.php

    Conclusion :

    Plus les jours passent, plus l’Etat espagnol emprunte à des taux de plus en plus élevés.

    Plus les jours passent, plus l’Etat espagnol se surendette.

    Plus les jours passent, plus l’Etat espagnol se rapproche du défaut de paiement.

    J'aime

  19. brunoarf dit :

    Vendredi 22 juin 2012 :

    Boule de neige : l’Etat espagnol précipite ses banques dans une crise à la grecque.

    La situation de l’Espagne s’aggrave parce qu’elle emprunte à des taux de plus en plus élevés, cela nous le savons. Mais il se produit également un autre phénomène qui aggrave la crise que connaît ce pays, et qui l’entraîne droit vers la situation de la Grèce : ce sont essentiellement les banques espagnoles qui achètent – à crédit – la dette émise par Madrid. Il faut bien lire ce passage d’un article des Echos :

    « La taille modeste de l’opération d’aujourd’hui [émission de 2 milliards d’euros d’obligations à moyen-terme] a permis aux acheteurs domestiques d’absorber l’offre », explique Nicholas Spiro, directeur de Spiro Sovereign Strategy. Depuis les injections de liquidités de la Banque centrale européenne (BCE), les banques espagnoles ont pris le relais des investisseurs étrangers, qui fuient le marché de la dette publique espagnole.

    Les investisseurs étrangers sont partis, ils ne prêtent plus à l’Espagne, ni d’ailleurs à ses banques, plombées par la bulle immobilière. Ces dernières n’ont donc plus accès au marché interbancaire, elles se tournent alors vers la BCE à qui elles empruntent de l’argent à 1% (le taux directeur de la BCE) pour acheter de la dette espagnole qui rapporte 4 à 6%.

    Les banques espagnoles le font parce que Madrid les oblige à le faire (sinon personne n’achèterait ses obligations !), et comme le pouvoir soutient les banques en difficulté, elles ne peuvent pas refuser. Elles le font aussi parce que c’est rentable (emprunter à 1% et acheter des obligations qui rapportent 4 à 6%). Cependant ce bénéfice reste minuscule par rapport à leurs créances immobilières douteuses, mais cela apporte une amélioration temporaire.

    Ce faisant, la quantité de dette dans le système (BCE-banques espagnoles-Etat espagnol) augmente, on ne fait ici que gagner du temps. Et les banques espagnoles remplissent ainsi leur bilan d’obligations espagnoles : quand l’Espagne devra restructurer sa dette, cela impactera toutes ses banques, et il faudra – encore – les renflouer ! C’est exactement ce qui se passe en Grèce en ce moment. Et la situation devient inextricable car tout le système financier plonge, tandis que l’Etat a toujours besoin d’émettre des obligations parce que son déficit ne diminue pas.

    L’étape suivante, on la connaît, c’est le bank run. Les populations se mettent – légitimement – à douter de la solidité de leurs banques, elles retirent leur argent pour le placer à l’étranger ou dans des filiales de banques étrangères. Ce mouvement existe depuis 2011 en Grèce, depuis quelques semaines en Espagne, et il a pour conséquence d’aggraver – encore – la situation des banques, qui doivent emprunter encore plus à la BCE…

    La hausse des taux auxquels empruntent les Etats n’est qu’un aspect du problème de la crise de la zone euro, il se développe également une gigantesque bulle obligataire qui risque d’éclater un jour ou l’autre.

    Philippe Herlin, chercheur en finance, chargé de cours au CNAM.

    http://www.atlantico.fr/decryptage/effet-boule-neige-comment-etat-espagnol-est-en-train-entrainer-propres-banques-dans-crise-grecque-philippe-herlin-397254.html

    Conclusion :

    Les six Etats européens périphériques foncent vers le défaut de paiement.

    Le Portugal, l’Irlande, l’Italie, la Grèce, l’Espagne, Chypre, sont en faillite.

    Malgré cela, les Etats européens du nord refusent toujours de DONNER des centaines de milliards d’euros aux six Etats européens périphériques.

    L’idée européenne est morte.

    L’Union Européenne va mourir.

    J'aime

  20. idoin dit :

    Commentaires très amusants à lire aujourd’hui 15 septembre 2012…

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s