241 – Lettre à Hollande

Monsieur François Hollande,
Tout laisse à penser que vous affronterez au second tour de cette élection le président sortant, Nicolas Sarkozy. Dans le même temps, l’abstention monte dans les sondages. Cela vous inquiète à juste titre.
Le choix de millions de Français va se faire entre deux candidats qui ne sont pas ceux auxquels iraient spontanément la sympathie des électeurs, ni nos engagements ou nos convictions. Ceci explique cela.
La situation économique et financière aujourd’hui semble s’être améliorée depuis la tempête de décembre dernier. Mais, cette accalmie n’est que temporaire et conjoncturelle. Déjà, les différents indicateurs passent les uns après les autres au rouge. Les taux se tendent à nouveau sur l’Espagne et l’Italie. La Grèce est au bord du gouffre et le Portugal est dans une situation critique. Quant à la France, elle a retrouvé l’écart de taux d’intérêts avec l’Allemagne qu’elle avait avant la création de l’Euro. Soyez en convaincu, monsieur François Hollande, nous allons connaître de graves problèmes économiques dans les prochains mois. La crise de l’Euro n’est pas finie, bien au contraire.
Vous avez dit des choses justes sur ce sujet. Vous avez dénoncé le 28 octobre l’accord européen conclu la veille. Vous savez qu’il ne règle rien. Vous le savez aussi, les politiques d’austérité, en raison de leur cumul, nous conduisent à la catastrophe. Il est évident, depuis l’épisode de la déflation allemande du Chancelier Brüning (1930-1932) qu’elles sont financièrement contre-productives, économiquement désastreuses et qu’elles engendrent de tragiques conséquences politiques.
Et pourtant, en dépit de tout, vous continuez de vous placer sur le terrain de votre adversaire et validant dans les faits les plans de rigueur tant actuels que futurs.
Ceci se conjugue aujourd’hui à une politique monétaire fortement restrictive mise en place par les banques privées qui vont contracter leurs crédits pour une période indéterminée et ce en dépit des crédits à bon marché qu’elles obtiennent de la Banque centrale européenne. Voilà qui aura des conséquences extrêmement néfastes sur l’activité économique et les conséquences en seront cumulatives.
Les perspectives de croissance pour notre pays ont déjà été réduites. Elles devraient l’être encore dans les mois à venir si rien n’est fait pour rompre avec la situation actuelle. La baisse de l’activité engendre une baisse plus que proportionnelle des ressources fiscales. Vous serez dans l’obligation d’ajouter de l’austérité à l’austérité, ainsi que le propose M. Cahuzac, le président socialiste de la commission aux finances de l’Assemblée Nationale, plongeant progressivement notre pays qui est, ne l’oublions pas, la seconde économie de la zone Euro, dans une récession de plus en plus profonde.
Dans ce contexte, vous proposez une renégociation du pacte budgétaire européen et du Mécanisme européen de stabilité. Mais, nombre de vos conseillers s’en vont disant qu’un simple protocole additionnel suffirait à rendre acceptable un traité qui dépouille les Français d’une part de leur souveraineté et qui les condamne à une politique de misère. Qui nous faut-il alors croire ? Le François Hollande qui dit des choses fort justes sur l’impératif de croissance qui seul est à même de nous faire sortir de la crise de la dette, ou le François Hollande qui s’accommode de la rigueur et qui renvoie la croissance à des jours meilleurs ?
Face à un président discrédité, vous représentez, à tort ou à raison, un certain espoir. Mais nous ne croyons pas nous tromper en disant que de très nombreux Français – qui font partie de votre électorat naturel et qui pourraient voter pour vous – hésitent à le faire. Ils pourraient alors se réfugier dans l’abstention lors du deuxième tour, le vote blanc n’étant pas reconnu.
Vous mesurez certainement les conséquences d’un tel comportement. Au pire, ceci pourrait vous coûter votre victoire. Au mieux, cela conduirait à une situation où votre légitimité serait chancelante ; vous deviendriez alors un Président mal élu, en proie à des critiques incessantes et des contestations multiples. Incapable de faire face à la crise et d’y porter remède, ballotté entre les exigences des uns et les appétits des autres, témoin de la souffrance du plus grand nombre, il n’est pas sûr que vous puissiez accomplir votre mandat jusqu’à son terme. Voulez-vous donc être le George Papandréou français ?
Les relations entre les États de l’Union européenne, et de la zone Euro, sont régies par les rapports de force. On peut le regretter ; il nous faut le constater.
Si vous voulez imposer dans ce traité des clauses qui soient réellement efficaces et non de pure forme, il faudra les imposer aux gouvernants de plusieurs pays, dont l’Allemagne. Ainsi, on pourrait penser à l’émission d’un grand emprunt de plusieurs centaines de milliards d’Euro – gagé sur l’argent mis en réserve dans le MES – pour relancer la croissance dans les pays qui sont aujourd’hui étranglés par une rigueur assassine (la Grèce, le Portugal et l’Espagne). De même, un programme de grands travaux d’infrastructures, destiné à financer la transition vers une économie respectueuse de l’environnement, réconciliée avec la diversité humaine et naturelle, avec la robustesse des territoires et la résilience des sociétés européennes, s’impose. Ces mesures pourraient faire en sorte que la zone Euro – dont la croissance a été particulièrement faible depuis dix ans – retrouve rapidement le chemin de la prospérité. À chaque fois il vous faudra construire ce rapport de force et construire une crédibilité qui impressionne nos partenaires et ne leur fasse pas douter de la résolution de la France à imposer cette politique. Cette crédibilité, vous ne pourrez la construire que sur la légitimité d’un vote populaire.
Si donc vous êtes sérieux dans votre projet de renégociation, il vous faut impérativement construire ce rapport de force, et le faire dès maintenant. La Constitution de la Vème République vous en offre le moyen.
Si vous annonciez dès aujourd’hui, et en tout état de cause avant le second tour, votre décision de soumettre à référendum le traité que vous proposez de renégocier, en disant clairement que vous appellerez à voter « non », vous disposeriez d’une arme puissante et redoutable. Un « non » massif vous renforcerait et vous donnerait un pouvoir de négociation décisif. Il mettrait entre vos mains un mandat populaire nettement ciblé et sans aucune ambiguïté. Vous pourriez imposer alors des mesures à l’efficacité réelle, ou alors faire la démonstration que certains de nos partenaires se refusent à sauver l’Euro. Il vous faudrait alors avoir le courage d’en tirer les conséquences.
De plus, vous auriez l’occasion de renouer avec une pratique à la fois dans l’esprit de la Constitution et politiquement digne de la procédure référendaire, alors que le Président sortant se propose de le dévoyer. Vous feriez de manière décisive la preuve que vous êtes un homme d’État répondant à l’avance aux interrogations que votre personne suscite.
L’appel au peuple, sur un point précis, vous redonnerait sans aucun doute une incontestable légitimité que vous risquez de ne pas avoir sur ce terrain.
Un tel référendum pourrait se tenir dès le début du mois de septembre, voire avant si vous le décidez. Il vous permettrait d’aborder la zone des tempêtes qui s’approche en situation de force.
Tel sera donc le point sur lequel nous nous déciderions, et avec nous, j’en suis persuadé, de très nombreux Français de toutes opinions politiques, pour voter. L’engagement solennel pris devant les Français de soumettre le traité, certes signé mais non encore ratifié, est le signe qu’attendent des électeurs de tous bords pour se décider à voter pour vous au deuxième tour. C’est ce qui peut faire la différence avec votre adversaire. C’est aussi ce qui peut vous donner les moyens de mettre en œuvre une politique qui soit autre chose qu’une réponse à la pression des marchés.
Monsieur François Hollande, vous êtes à un tournant décisif de votre campagne.
Un geste de votre part suffirait pour arracher notre adhésion.
Mais, si ce geste n’était pas fait, et en dépit de l’aversion que suscite en nous votre adversaire, nous sommes des centaines de milliers qui pourraient se décider à nous abstenir. Sachez-le : nous jugerons sur pièces.
Hervé JUVIN Économiste, Eurogroup Consulting 
Philippe MURER Économiste, professeur de finances à Paris-IV La Sorbonne, ancien intervenant sur les marchés financiers 
Bertrand ROTHÉ Economiste, professeur des universités, Université de Cergy-Pontoise 
Jacques SAPIR Économiste, directeur d’études à l’EHESS. 
Jean-Claude WERREBROUCK Économiste, ancien professeur à l’Université de Lille
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92 commentaires pour 241 – Lettre à Hollande

  1. catherine dit :

    C’est à la fois beau et singulièrement irréaliste de penser qu’un Hollande reverrait sa copie au prétexte de ceci ou de cela.

    Il n’en n’a rien à faire de toutes ces considérations ce François qui adoube l’autre François, que l’on disait « Mitte et rend  » il bouffait le tissu qui soutient tout le bidule le dit monsieur, un imposteur de première qui réduit à néant la posture noble de l’improbable homme que l’on cherche en vain.

    Et puis, toujours à la bandoulière, cette fameuse croissance, comme si elle était la solution à tous les rébus.

    Croissance de quoi dites-moi? Je ne suis pas pour la décroissance au même titre que je ne suis pas pour la croissance, car de quelle nature est cette fameuse croissance, c’est elle qu’il faut définir et alors peut-être que l’on pourra s’en-Tendre. »

    Pour ma part, désabusée comme je suis de tout processus démon-cratique qu’offrirait, on se demande bien pourquoi, le vote, je voterai quand même, et je voterai pour Mélanchon, tout en ayant une fibre qui vibre, vibrante pour Nicolas Dupont-AIGNAN

    Drôle d’époque!!!!

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    • zelectron dit :

      Et bien et si vous votiez Hollande ? et puis pour la troisième mi-temps pour les candidats du centre et de la droite modérée ainsi que pour les socialistes « libéraux » qui n’ont pas fait allégeance au candidat de gauche … Je vous laisse imaginer l’effet vis à vis de la classe politique française désavouée et l’onde de choc internationale de cette nouvelle forme de révolution inédite ! (encore le génie français?)

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      • Opps' dit :

        Encore une cohabitation !?
        Oui c’est bien le génie français , tiens , avec la dilution des responsabilités et la croyance que quelque part au milieu se trouve la vérité !

        Laissons à Hollande son intérêt : aller au bout de la contradiction et même hâter la crise par cet ensemble de mesures qui ne relèvent d’aucune logique.

        Et même d’un point de vue de droite, on peut imaginer que malgré sa démagogie tranquille et mesurée, il sera bien obligé -de part ses fondamentaux très ‘systèmes’- de faire le sale travail d’affronter la méga-crise européenne qui s’annonce

        Le problème étant qu’en tant que capitaine de pédalo des réformettes faciles , ce n’est certainement pas lui qui protègera égoïstement nos intérêts strictement français, ni dans le cadre européen ni mondial, même dans son reniement programmé.

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  2. BA dit :

    Jeudi 19 avril 2012 :

    Quelles possibilités de couverture contre un scénario d’éclatement partiel de la zone euro ?

    Avec la remontée récente des taux d’intérêt sur les dettes périphériques, la question de la pérennité de la zone euro dans sa structure actuelle se pose pour de nombreux agents économiques exposés à la monnaie unique.

    Parmi un ensemble des possibles très vaste, allant de la sortie d’un seul pays comme la Grèce à l’explosion totale de la zone euro, nous retenons un cas intermédiaire, à savoir la sortie de la Grèce, du Portugal et de l’Espagne. Ce choix est motivé par le risque de crises politiques et sociales que les niveaux de chômage atteints, notamment parmi les jeunes, font peser sur ces pays.

    Nous estimons les impacts potentiels sur les changes et les taux d’intérêt des pays sortants et des pays core puis proposons des stratégies de couverture sur les marchés obligataires souverains et corporates, actions et matières premières.

    http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=63603

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  3. BA dit :

    Vendredi 20 avril 2012 :

    Les banques se préparent à l’éclatement de la zone euro.

    Pour faire suite à mon dernier texte sur Atlantico, « Petit manuel de survie en cas d’éclatement de la zone euro » (article le plus lu du site hier !), cette possibilité d’une explosion de la zone euro reste bien sûr d’actualité, comme le prouve cette étude publiée hier par la banque Natixis :

    « Quelles possibilités de couverture contre un scénario d’éclatement partiel de la zone euro ? »

    (commentaire : initiative louable, mais il y a encore des efforts à faire, l’or n’est pas considéré comme une bonne protection, hum…).

    Il est évident que chez les banques et les investisseurs, ce « risque » est de plus en plus pris en compte. On a vu comment l’Europe avait tremblé avec la Grèce, qui ne représente que 2% de son PIB (et ce n’est pas fini), alors avec l’Espagne et l’Italie…

    Après l’embellie artificielle du premier trimestre 2012 (provoquée par les LTRO de la BCE, deux fois 500 milliards prêtés aux banques), l’Espagne et l’Italie empruntent désormais à des taux trop élevés pour espérer une quelconque stabilisation de leur dette. La crise est devant nous. Un petit conseil : même si elles s’y préparent, ne comptez pas sur les banques pour protéger vos économies, ne comptez que sur vous.

    Philippe Herlin, chercheur en finance, chargé de cours au CNAM.

    http://ladettedelafrance.blogspot.fr/2012/04/les-banques-se-preparent-leclatement-de.html

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  4. Opps' dit :

    Hou la là , et dire qu’il y a WERREBROUCK dans cette bouillie!

    Malgré les affirmations malhonnêtes des auteurs, la gravité de la crise n’a évidemment pas échappé ni à Sarko , ni à Hollande.

    Mais la radicalisation des attitudes et les kits de « prêt-à-sauver-la- France-sans-effort-ni-casse » rend la dramatisation difficilement vendable à l’électeur pour ceux qui se situent dans le cadre de la réalité d’un système : il faut un peu faire peur et exciter l’indignation , mais aussitôt après dire qu’on a des solutions fermes mais adaptées.

    Mais venons au fond de l’article qui est de dire que « les politiques d’austérité, en raison de leur cumul, nous conduisent à la catastrophe » …

    … mais enfin peu-on vraiment dire qu’en France avec Sarkosy nous avons une véritable politique d’austérité , compte tenu de l’ampleur des déficits multiples mécaniquement reconduits , de l’accroissement de la dette dans tous les secteurs , et surtout lorsque l’on compare avec ce qui se passe dans les autres pays du monde occidental et européen ?

    … sans parler du fait que dans la réalité , même si le discours est en décalage et si l’Allemagne freine (mais pas des 4 fers) , on assiste bien à de la création monétaire … pour faire ‘tenir’ les bilans de toutes les institutions privées et publiques tant bien que mal.

    De temps en temps , même en étant critique , contestataire et avec des valeurs de gauche , il faut un peu ouvrir les yeux.

    Faut-il rappeler que la France est un des pays où la redistribution sociale est la plus forte, les inégalités les plus faibles, les dépenses de santé les mieux couvertes, la fonction publique la plus prospère, les dépenses d’enseignement parmi les plus importantes etc …

    Bien ou mal, réformable ou à accentuer , c’est la réalité et ne pas voir ce qui est ne peut qu’aboutir à des diagnostics foireux et à une destruction des côtés positifs de ce système.

    Tout ceci dit , je ne dis pas qu’il n y ait pas une aggravation des choses et des difficultés à vivre pour certains , mais pas pires (pour l’instant en France) que ce qu’on a pu connaître déjà , même sous des gouvernements de gauche.

    Pour l’instant la France est relativement protégée de la crise, sa politique étant structurellement keynésienne , et l’Europe fait les entorses successives à ses dogmes pour que le système tienne sans que l’on sombre dans la création monétaire systématique .

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    • jerome flon dit :

      « on assiste bien à de la création monétaire » : on peut rappeler que certains voudraient que cette création se fasse directement de la BCE aux états sans passer par la case départ (les banques secondaires) à bien moindres frais, il n’est donc pas tout à fait correct d’écrire que de la création monétaire se fait (sans préciser le chemin).

      Inconvénient n°1 de la crise : la perte d’emploi… Comment dire aux millions de chômeurs que la France est « relativement protégée » ou que c’est pire ailleurs…
      Autant rassurer les amputés des jambes en disant que ceux qui ne le sont pas ont parfois mal aux pieds!

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      • Opps' dit :

        Bonjour Jérome

        Tu as tout à fait raison, et en ce qui me concerne , je pense que les Etats devraient pouvoir emprunter à une Banque Centrale à taux préférentiel , (banque centrale que je conçois comme indépendante du pouvoir tout en y étant adossé , surtout en temps de crise.)

        Le système actuel est déplorable , mais je pense que la création monétaire se fera , même par des chemins idiots, pour maintenir l’existant .
        Bien sûr au total c’est pas mal pire.

        Mon sentiment est que déverser des tonnes de liquidités ne relancera rien du tout et aggravera la situation en gonflant la dette.
        Il faut donc effectivement créer de la liquidité juste pour que cela ne s’écroule pas et que les politiques d’austérité n’en arrive pas à un cycle effrayant de destruction de richesse réelle.
        Hollande s’inscrira exactement dans cette perspective qui est celle des allemands derrière laquelle malgré les demandes d’accommodement , lui et Sarko , et bien d’autres, se cachent.

        Mais on n’échappera pas à une certaine austérité , et au moins l’austérité minimale consistant à ne pas dépenser plus que l’on ne gagne de façon éternelle – je mets de côté le déficit ponctuel qui correspond à un véritable investissement débouchant sur un minimum de rentabilité ou si le mot te choque, à une certaine efficacité (à moins de changer les règles comptables et de considérer que l’Etat -puisqu’il serait d’emblée le représentant omniscient du Bien commun- peut dépenser sans compter donc sans rembourser : c’est possible de penser ce système -, mais les risques de dérives sont incalculables)

        En ce qui concerne ta phrase
        « Comment dire aux millions de chômeurs que la France est “relativement protégée” ou que c’est pire ailleurs… » ?

        Je pense qu’il faut dire ce que l’on constate , même si c’est cruel. Il n’y pas de politesse possible avec ce qu’on pense être honnêtement vrai. Car tordre le réel c’est faire forcément un faux diagnostic.

        Maintenant on peut choisir de vivre dans le mensonge … tant qu’on a les moyens de le financer … et de manipuler la perception des choses

        A force de ne pas voir que nous vivons dans un pays qui nous protège bien plus que les autres , nous allons finir par détruire les conditions même de cette protection.

        Je te rappelle par ailleurs que l’épargne des français est considérable , que beaucoup de familles ont 2, 3 résidences secondaires, que la bourgeoisie , allez ne soyons pas pingre , et fixons la à au delà de 10.000 € mensuel par foyer , est nombreuse , que notre monde artistique , journalo-médiatique, mondain, et germanopratin aurait largement les moyens d’aider les vrais déshérités et la franges des enfermés dans la trappe à chômage .
        Bref , il y aurait des secteurs où l’on peut « taper » si tu ne veut pas désespérer les chomeurs … Cette richesse là , on sait aller la chercher rapidement sans passer par les difficultés de déloger la richesse ‘globalisée’ due à la spéculation , soigneusement planquée , dans cet ailleurs (au coeur du système) qu’on a laissé se fabriquer.

        Pour revenir au fond , pour moi le budget de l’Etat aurait du être équilibré depuis longtemps . Je conçois bien que la politique de la monnaie forte que l’idéologie de gauche a validée , et qui ne correspond pas à notre mentalité entrainait fatalement une dérive , mais enfin le résultat est là : un très grand désordre dans la dette avec création d’autres dettes (de la monnaie) pour boucher les trous les plus dangereux.

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    • chrisinams dit :

      @jerome flon,

      imaginons que les gouvernements de l’eurozone se mettent d’accord pour annuler l’art. 123 du traité de Lisbonne et se mettent à financer leurs besoins par création monétaire de la BCE plutôt qu’en empruntant sur les marchés obligataires.

      Je pose à tout hasard cette question: comment font ils pour rembourser le principal des 8000 milliards d’obligations qui arriveront à maturité dans les années qui viennent?

      vu qu’ils n’émettent plus de nouvelles obligations pour rembourser celles qui arrivent à maturité, il ne leur reste plus que la planche à billets.

      Donc annuler l’art.123 est équivallent à annoncer un QE (pour utiliser le vocable de la FED) gigantesque de 100% des dettes publiques.

      C’est sûr que ça ferait passer les deux QE de la FED (qui représentent une monétisation de 12% des dettes publiques américaines, mais bon, il faut dire aussi qu’ils ont le privilège exorbitant d’émettre la monnaie de réserve dominante du système des monnaies fiduciaires flottantes) pour de la roupie de sansonnet, mais « nous on peut » comme prétendent certains…

      Franchement, qu’est ce que vous croyez qu’il arriverait à notre monnaie, dans ce cas?

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  5. Opps' dit :

    Hou la là , et dire qu’il y a WERREBROUCK dans cette bouillie!

    La seconde idée de l’article est de faire semblant de croire aux promesses de Hollande , pour l’ adjurer d’aller bien plus loin.

    Et ceci avec cette menace d’un ridicule achevé , qui montre bien l’idéalisme des auteurs : « Au pire, ceci pourrait vous coûter votre victoire. Au mieux, cela conduirait à une situation où votre légitimité serait chancelante ; vous deviendriez alors un Président mal élu »

    Risible menace quand on sait que tous les sondages indiquent qu’il sera très probablement un des présidents les mieux élus (même si l’enthousiasme est factice), bref Hollande est en position psychologique de très grande force et n’a aucune raison de bouger.

    Mais venons au fond de l’inanité du raisonnement de ces auteurs en relisant ceci :
    => « Les relations entre les États de l’Union européenne, et de la zone Euro, sont régies par les rapports de force. On peut le regretter ; il nous faut le constater.
    Si vous voulez imposer dans ce traité des clauses qui soient réellement efficaces et non de pure forme, il faudra les imposer aux gouvernants de plusieurs pays, dont l’Allemagne »

    Et oui, les relations inter-nationales sont basées sur le rapport de force … et c’est pour cette raison que notre bon Hollande ne pourra rien imposer à l’Allemagne et à l’Europe du Nord qu’elle ne soit déjà prête à concéder dans son propre intérêt.

    Malgré la solidité de son immobilier (au prix d’une pénurie) , malgré la force des fondements de son épargne privé (le véritable élément de fiabilité de la France face à l’océan des déficits) , malgré la France de « propriétaires » (élément de stabilité), la France n’est pas en mesure d’imposer une autre conception de la politique à l’Europe des pays forts.

    Et s’imaginer qu’un club des pays en difficulté (France/Espagne/Italie/Portugal/Grèce ) pourrait imposer sa vision à l’Europe du club Allemagne est pur idéalisme . Sans parler que je vois mal Monti et Rajoy se joindre à un pareil mouvement

    Allons plus loin dans la stupidité des stratégies imbéciles :

    => « Si vous annonciez dès aujourd’hui, et en tout état de cause avant le second tour, votre décision de soumettre à référendum le traité que vous proposez de renégocier, en disant clairement que vous appellerez à voter « non », vous disposeriez d’une arme puissante et redoutable. »

    Bien que Hollande ne fera jamais celà , car si le bras de fer avec l’Allemagne , et le reste de l’ Europe (sans parler du mouvement de fond qui s’élèvera chez tous les béât-europhiles , et il y en a de nombreux à gauche) est entamé , le prix à payer sera bien plus colossal pour la France que pour l’Allemagne . En 6 mois de désordre financier les plus divers nous perdrions tout crédit et Hollande serait carbonisé.

    De plus c’est à l’opposé de l’habileté naturelle de Hollande , roi de la neutralisation de ses ‘rivaux-partenaires’ en les enfermant dans leurs rivalités réciproques …. (mais cela marche-t-il au niveau international ? je ne le pense pas)

    Terminons par une note humoristique …😉
    => « Un geste de votre part suffirait pour arracher notre adhésion … nous sommes des centaines de milliers qui pourraient se décider à nous abstenir »

    Y’a de quoi impressionner Hollande … !!!

    L’aint-sarkosysme primaire a , en fait, enfermé la gauche dans un ‘réformisme’ qui sera probablement plus conservateur que la politique bouillie de Sarko (après la courte et certainement modérée distribution de sucettes aux catégories sociales l’ayant soutenues) .

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    • jerome flon dit :

      C’est là qu’arrive Mélenchon…

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      • Opps' dit :

        Merci de ta lecture

        Oui Mélenchon ne m’est pas antipathique par bien des aspects. Mais enfin sa solution à tout faire à tous les problèmes c’est : « on va faire une loi pour les forcer à … »
        Une sorte de sarkozysme à l’envers qui n’examine jamais les dommages collatéraux.

        Il est vrai qu’à force de vouloir ménager tout, on ne fait plus grand chose , et on laisse à l’inertie du système et aux résistances des corps intermédiaires le soin de se perpétuer les rentes de situations

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  6. Opps' dit :

    Hou la là , et dire qu’il y a WERREBROUCK dans cette bouillie!

    Bref, le ton prétentieusement menaçant de cette lettre est d’un grotesque achevé. Tant sur le fond que sur la forme.

    AU delà de tous les signes qui montre qu’ Hollande n’est pas un réformateur dans son caractère , au delà du contenu de son discours qui montre que sa critique du système est superficielle , au delà de la situation française que nous nous sommes choisie où nous ne sommes pas en position de force en Europe …

    … au delà de tout cela , on mesure la vaste comédie , les poses intellectuelles , les stratégies, qui se jouent autour de cette accession programmée au Pouvoir , autour de lui.

    Hollande est en réalité ,et cela m’impressionne beaucoup je dois dire, un calculateur rusé et opportuniste de grande envergure.

    Rien n’enthousiasme vraiment ses électeurs chez lui mais il réussi toujours à se nicher dans un recoin où il ‘force’ « l’autre » à le soutenir , et où la critique ne peut l’atteindre.

    Et la façon qu’il a de faire des promesses contenant souvent déjà implicitement la sorte de clause d’excuse qui le protégera en cas de non réalisation, est particulièrement astucieuse.

    En fait une partie de son énergie est déployée pour se protéger lui-même dans son parcours et rendre possible d’aller plus loin .

    Mais au delà de tout cela lorsque je regarde son parcours politique et les politiques ou décisions auxquelles il a apporté son soutien … je vois

    – les nationalisations imbéciles (quoique pas catastrophiques au fond)

    – la politique de franc fort du Bérégovoy

    – la construction d’une Europe bureaucratique et peu démocratique au fond

    – l’ Euro fort , qui étouffe les pays du sud

    – les privatisations extrêmement importantes de Jospin

    – des soutiens discrets mais constant à la bourse (toujours florissante sous la gauche qui adore l’argent ‘facile’ , la valeur sans sueur) et en fin de compte aux riches où à la richesse

    – Le recours systématique aux déficits

    – La manie de faire des , petites et timorées c’est vrai, politiques de relances par la consommation qui fouettent un chouïa l’activité (souvent à l’étranger d’ailleurs) , pour ensuite plomber l’activité puis qu’après l’endettement (la monnaie est dette) vient toujours le remboursement.

    – l’adoration du libre échange et du non protectionnisme concret et discret, malgré , bien entendu, un discours anti-marché de façade (jusqu’au moment où l’on lache que « l’Etat ne peut pas tout » comme son ami Jospin l’a fait)

    – l’internationalisation de la dette française qui nous met à la merci des secteurs financiers spéculatifs non nationaux

    – La croyance idiote que la fabrication de monnaie et de liquidité supplémentaire (création de banques publiques « d’investissement » !!!) est un moyen de résoudre des problèmes , et que cela va magiquement créer de la richesse , alors que cela ne crée que de la spéculation et de la valeur creuse (quoique réelle en chiffre, sur le compte du spéculateur) …

    .

    Bref l’adhésion aux soi-disantes valeurs de la gauche me paraît bien ambigüe … quant à ce soutien autour de Hollande , il est basé sur un malentendu total … mais magique !

    On devrait donc connaître une période de « non politique » bien pire que l’agitation de Sarko, qui aboutira à un moment de vérité en ce sens que la réalité (la volonté de « l’autre » joint à nos contradictions) s’imposera à nous cruellement.
    Terminons par une note positive , Hollande a le sens de l’Etat et une fibre patriote . Il a les moyens de trahir élégamment des soutiens qui sont d’ailleurs plus anti-sarko que pro-hollande.

    Mais enfin pour de grandes réformes de fond , où il ne s’agit plus de distribuer ce qu’on ne sait plus reprendre aux secteurs ‘enrichis » , et même pour la ‘réforme’ du secteur spéculatif financier, faudra pas compter sur lui , à priori !

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  7. Opps' dit :

    Je rajoute même que le raisonnement des auteurs est particulièrement court . En effet , plus le score de Hollande sera large, et moins sa politique sera de ‘gauche’

    La meilleure façon de peser est de faire monter Mélenchon un max , puis de le rendre indispensable à Hollande par une victoire moins importante que prévue, qui permettra à Méluche de bien négocier les ’emplois’ de députés , puis de peser à l’Assemblée.

    Si je n’ai pas de révélation, demain je plouffe entre Dupont-Aignan, Bayrou et Melenchon !😉

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    • A-J Holbecq dit :

      La politique économique prônée par Bayrou nous emmènerait à mon avis dans un « trou noir » (sans possibilité d’en échapper).
      Pour les deux autres c’est un choix tout à fait concevable. (AMHA)

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  8. jerome flon dit :

    « mais je pense que la création monétaire se fera  » tu fais bien de penser cela puisque cela se fait déjà depuis longtemps par la BCE. Nous sommes de plus en plus nombreux sur la terre, heureusement que la création se fait…On essaye d’effrayer les gens sur un truc qui existe déjà.
    On peut le faire plus (pas trop cependant) ou par un autre chemin, sauf que cela ne plait pas aux prêteurs qui préfèrent qu’on leur emprunte….

    « Mon sentiment est que déverser des tonnes de liquidités ne relancera rien du tout et aggravera la situation en gonflant la dette » : j’espère que tu ne te fis pas trop à te sentiments, parce que les sentiments, tu sais bien aussi…
    Bon qui parle de déverser des tonnes de liquidités???
    Quelle dette ? Pourquoi mille sabords faudrait-il que l’argent créé par nos soins et nécessaire soit une dette? .

    « Je pense qu’il faut dire ce que l’on constate » cela m’arrive aussi de confondre mon interprétation perso avec la vérité ultime…

    Mélenchon, tu trouves qu’il ménage beaucoup??

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    • Opps' dit :

      Jérome ,

      va lire mon commentaire à Tétef et tu comprendra pourquoi , actuellement , et même dans un 100% , la monnaie ne peut être qu’une dette au départ. (pour répondre à « Pourquoi mille sabords faudrait-il que l’argent créé par nos soins et nécessaire soit une dette »)

      Par contre la question des intérêts sera différente suivant les système , mais je te rappelle que l’argent gratuit (sans intérêt) comporte des dangers également

      Quelques remarques

      – oui j’ai été très obscur « mais je pense que la création monétaire se fera » : je voulais dire que la monétisation des dettes se fera fatalement , car la BCE fera tout pour que l’Europe et l’euro ne tombe pas. Bien entendu la forme de cette monétisation n’est vraiment pas top et à la limite nuisible.

      – Tu écris « Bon qui parle de déverser des tonnes de liquidités??? » , et bien les tenants du 100% money par expl (au moins dans un 1er temps … mais comment résister ensuite à la pression ‘démocratique’ de l’argent … facile ?) , et en général les keynésiens (renseignes-toi un peu), la gauche ( les rois de l’argent facile) et bien entendu toute la partie pourrie de la finance gangster qui va de W.S. à la City.

      – « cela m’arrive aussi de confondre mon interprétation perso avec la vérité ultime… »

      Disons que certaines personnes raisonnent avec des arguments qu’on peut partager ou en tout cas qui me semble relativement objectifs . Je t’en donne un exemple : André-Jacques . J’essaie donc d’en faire de même
      Et c’est intéressant -en tout cas pour moi- parce que cela m’oblige moi aussi (subjectivement ou phénomélogiquement) à ce que je m’imagine être l’objectivité maximale (tu vois je suis prudent) . Au final c’est plus clair , sans parler du gain de temps pour aller à l’essentiel.

      Parfois d’autres personnes sont dans une telle confusion de la pensée et de l’explication que malgré une sorte de tentative d’objectivité de leur part, l’échange est impossible (Jégu, ou bien cette lettre confuse ou simpliste au possible)

      D’autre fois on se sent d’accord et intéressé avec un point de vue , mais pour d’autres raisons que celles développées (F.Jéru,Catherine)!

      Et puis il y a des personnes qui ont d’abord une croyance et qui ensuite tordent la réalité et les faits les plus évidents pour les faire rentrer dans leur conception … souvent leurs arguments sont peu intéressants car il y a peu de recherche personnelle et de réflexion . C’est pourquoi tu me pardonneras d’en rester là.
      De plus je dois voter … et en procédant par élimination je tombe sur mon préféré NDA !😉

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      • A-J Holbecq dit :

        @Opp’s
        C’est une très mauvaise interprétation du « 100% monnaie » que tu fait.
        Cette proposition ne vise qu’à remplacer la croissance annuelle de la masse monétaire actuellement réalisée par les banques commerciales suivant la demande des agents non bancaires, par une croissance annuelle stabilisée à « inflation probable ou souhaitable + croissance possible » , donc, disons, de 4 à 5%, et ce d’une manière régulière sur plusieurs années, avec des variation décisionnelles faibles
        Il faudrait que cette croissance de la masse monétaire soit déterminé lors du vote du budget par le Parlement (après avis de la Banque Centrale et de la Cour des Comptes), et si possible pour quelques années. Il faudrait que l’utilisation de ces nouveaux moyens de paiement (dont bénéficie uniquement le Trésor Public) soit elle aussi déterminée de la même manière.

        Il n’y aurait donc pas plus (et même plutôt moins que maintenant sans doute) de nouvelle monnaie déversée dans le circuit économique.

        Je ne développe pas ici les nombreux autres avantages découlant de la séparations des « banques » en 3 types et en particulier leur impossibilité de créer de la monnaie de crédit pour spéculer.

        Ta réaction prouve – et je t’en remercie – que nous n’avons pas encore suffisamment expliqué le 100% monnaie.

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        • A-J Holbecq dit :

          Je précise que la vraie « masse monétaire » qui serait issue de la mise en place du 100% M serait de l’ordre de 1200 milliards pour la France. Une émission annuelle de 60 milliards soit 4% , la ferait augmenter in fine d’environ 40/50 milliards puisqu’une partie serait transformée en épargne qui, dans la proposition 100% M n’est plus de la monnaie et transfèrerait # 10/20 milliards en épargne supplémentaire disponible et donc crédits…

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        • Opps' dit :

          C’est à dire A-J. qu’entre tous ses présentateurs , le contenu du 100% varie beaucoup quand même … du moins dans ses prolongements
          A +

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        • A-J Holbecq dit :

          Franchement je ne trouve pas… ou alors ce n’est pas du 100% M tel que nous le définissons sur ce site me semble t-il.
          Les avis différents de ce que j’ai expliqué au dessus ne sont pas nombreux et portent en général sur des détails.

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  9. jerome flon dit :

    C’est cela qu’il faut comprendre, il ne s’agit pas de créér plus d’argent, mais d’en créér par un moyen moins onéreux (pour l’état et donc nous) mais ce moyen rapporte moins à ceux qui veulent prêter…

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    • Opps' dit :

      Mais nous sommes bien d’accord sur cela !

      à ce détail près tout de même

      La Banque de France , même avant 73, a toujours prêté à l’Etat pour des opérations d’investissement où il y avait un retour sur investissement . C’était une époque où les budgets étaient relativement en équilibre de surcroît et ou le fonctionnement était assuré par les impôts.

      A partir des années 80 , il est vrai que la politique du franc fort des Delors et bérégovoy puis de l’Euro fort , entraine un ajustement par la dette . C’est un mouvement général qui touche d’ailleurs d’autres institutions .

      Mais en France l’emprunt de l’Etat devient une façon de faire fonctionner des dépenses de fonctionnement de toutes sortes . Et ce sont bien nos socialistes qui libéralisent le marché en autorisant des produits financiers qui rendent possible aisément une source de financement pour l’Etat.
      Emprunt qu’ils n’auraient JAMAIS PU FAIRE AVEC LA BANQUE de FRANCE.

      Tout provient de la grande confusion de la notion d’investissement et de fonctionnement , surtout dans des activité hors marché où la notion d’efficacité existe bien et bien mais est très difficilement mesurable et où le retour sur investissement , même réel ne donne pas lieu à une source financière qui permettrait de rembourser un éventuel emprunt.

      L’enseignement est bien entendu un investissement , mais le salaire de l’enseignant doit d’évidence être une dépense de fonctionnement financé par l’impôt et par un emprunt de l’Etat.
      Idem pour le salaire du fonctionnaire, et pour toutes les dépenses « sociales » ou de santé.

      Cette confusion dans les esprits (surtout de gauche il faut avouer) mène à une idéologie particulière selon laquelle il suffit de mettre de l’argent dans un secteur pour créer magiquement du retour sur investissement , même externalisé.

      L’Educ. Nationale ? ne réformons rien , mais créons et dépensons comme si la dépense en elle-même était productive ou au moins efficace d’emblée.
      Mais investir ça veut dire réfléchir et se réorganiser un minimum aussi et pas étaler des dépenses nouvelles sur les anciennes. Bien sûr lorsque le service n’a aucune estimation de coût , c’est difficile de savoir ce qui est efficace ou pas et la politique devient alors déterminée par le pur jeu des rapports sociaux.
      C’est d’ailleurs pourquoi tout en étant pour un accès à la culture pour tous , je pense que le tout gratuit mène , généralisé, à la destruction de la richesse par destruction de la bonne valeur. En passant par la case de l’asservissement « du pain et des jeux » pour tous.

      Mais revenons à nos mouton :
      A un moment donné construire des routes ne sert plus à rien et l’argent (donc l’activité humaine) est plus utile ailleurs

      Je sais qu’A-J n’est pas d’accord , mais j’entends des personnes de gauche l’avouer (jusqu’à Clémentine Autain il y a peu) : notre dette finance des activités qui devrait relever du pur fonctionnement financé par des impôts.
      (Il peut bien sûr y avoir des exceptions à cela sur des périodes particulières, je ne suis pas idiot)

      Bref , lent glissement collectif vers la dette au travers de l’Etat ! … Et j’ai encore en mémoire de longs articles du Monde Diplomatique expliquant que la dette est une illusion , quelque chose qui ne compte pas et n’a pas d’importance.
      Que la force des intérêts composés et la manne versée aux prêteurs ait pu échapper aux brillants économistes plutôt de gauche m’a toujours ‘etonné’.

      La seule excuse qu’on puisse faire est que notre gauche a suivi avec entrain (et la droite idem ,même en trainant un peu les pieds) un mouvement général qui s’est produit un peu partout à des doses diverses.
      (Et à présent entendre Hollande vouloir faire de la finance son principale ennemi -tout en rassurant les marchés en sous-main- , est d’un risible achevé)

      Et pour finir je ferai observer ceci .

      En admettant une Banque de France qui créerait plus ou moins indéfiniment des liquidités à l’Etat pour financer n’importe quelle activité , avec une exigence de remboursement un peu souple (On serait d’ailleurs limite planche à billets ainsi) , mais alors t’imagines-tu la pression sur les politiques pour faire financer par l’Etat TOUTES les DEPENSES ?
      L’Etat deviendrait le grand distributeur direct , le grand UBU financeur de TOUT pour TOUS. Et il n’est pas idiot de penser que la dette serait peut-être tout aussi élevée pour un bénéfice global tout aussi maigre , même si entre-temps des personnes auront bien vécu en faisant des choses à perte … sur le dos de ceux qui remboursent la Dette quelques dizaines d’année ensuite.

      Tout ceci dit , je ne suis pas , dans la situation actuelle contre une monétisation directe de la dette . J’ai toujours défendu l’idée que la BdeF puisse prêter directement à faible taux à l’Etat , mais pas pour n’importe quoi .
      Et peut-être même que le 100% est envisageable , ma condition étant alors que même si l’orientation ou la politique monétaire restent naturellement du ressort de l’Etat, le pouvoir de création financiaire , donc la Banque Centrale , soit autonome dans des circonstances normales avec une mission de contrôle de la masse monétaire plus que de sa manifestation toujours décalée, l’inflation.

      Mais je pense que ce 100% sera difficile à piloter , car la quantité de liquidité dont a besoin l’économie est difficilement estimable à l’avance et par ailleurs il y a TOUJOURS chez beaucoup de gens la croyance keynésienne qu’injecter de la monnaie crée obligatoirement et presque magiquement de la richesse et de la « croissance » (quitte à faire faire des trous dans son propre jardin par son voisin) …

      Et donc le 100% , s’il dérapait , pourrait être également bien néfaste puisque le mal sera alors au coeur de la matrice.

      En fait le 100% , les socialistes , ils vont pas aimer du tout. De plus ça va revaloriser l’ épargne … un truc également un peu vieillot (Ne pas consommer , se priver , quelle horreur et contresens économique mon cher Keynes ! ) , un truc que la gauche n’aime pas trop , (sauf sous la forme infantilisante des petites économies des petites gens sagement rémunérées sans prendre auncun risque qui permet un clientélisme pas trop cher)

      Tout ceci est un peu brut de fonderie , je ne suis pas économiste, et des aspects peuvent m’échapper, ma seule ‘prétention’ étant de tenter une vision pas trop étroite ni simpliste

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      • A-J Holbecq dit :

        Je ne trouve pas la part des dépenses de fonctionnement si excessives que ça, même si on peut mieux faire (mais attention que des transferts en moins ce sont du pouvoir d’achat en moins donc de l’activité induite en moins

        Dépenses des administrations publiques 2010
        Dépenses de fonctionnement
        (y compris cotisations SS imputées) : 376,2 Md€ 19,5% PIB
        Intérêts 50,5 Md€ 2,6% PIB
        Prestations sociales 496 Md€ 25,7% PIB
        Autres transferts et subventions 111 Md€ 5,7% PIB
        Acquisition nette d’actifs non financiers (dont investissement : 59,2) 61 Md€ 3,2%PIB
        Total des dépenses et transferts sociaux des APu
        1094,7 MD€ 56,6% PIB

        Tu écris « Mais je pense que ce 100% sera difficile à piloter , car la quantité de liquidité dont a besoin l’économie est difficilement estimable à l’avance »…
        Non, les valeurs sont relativement stables et le besoin de liquidité peut aussi être compensé par les variations (conséquence offre/demande) des taux d’intérêts, auquel on peut ajouter une variation de la vitesse de circulation de la monnaie. Ce serait de toute façon un système beaucoup plus stable que celui qui a cours aujourd’hui.

        Ne pas oublier que l’épargne n’est qu’un transfert: l’épargne des uns c’est la consommation d’autres: pourquoi emprunter si ce n’est pas pour consommer ou investir… et cette consommation ou investissement est également un transfert de monnaie permettant aux suivants de faire de même ou d’épargner une partie qui à nouveau…(le seul problème reste la fuite des capitaux dans la balance négative des transferts internationaux – https://postjorion.wordpress.com/2011/05/08/171-balances-des-transactions-en-2010/

        D’accord avec toi que la BdF ne devrait, dans le 100% M ne créer de nouvelle monnaie au bénéfice de la collectivité (le Trésor Public) QUE pour des investissements considérés utiles par la population (pas des ronds points partout par exemple) … mais ne mélangeons pas l’utilité du 100M avec son utilisation.

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  10. BA dit :

    Lundi 23 avril 2012 :

    Espagne : c’est encore pire que ce qu’on pensait.

    La nouvelle était attendue, mais les chiffres annoncés lundi 23 avril vont au delà des craintes. La Banque d’Espagne a estimé que le PIB du pays avait accentué son recul au premier trimestre, avec une baisse de 0,4 % par rapport au dernier trimestre 2011, où il avait déjà diminué de 0,3 %. Ces mauvais indicateurs marquent le retour de l’Espagne en récession.

    Deux trimestres de recul du PIB signifient en effet l’entrée d’un pays en récession, dont l’Espagne n’était sortie que début 2010.

    « L’économie espagnole commence 2012 en situation de rechute », souligne la Banque d’Espagne, qui estime que « son évolution dans les prochains trimestres est sujette à l’incertitude et à certains risques à la baisse, en lien avec les possibles développements de la crise de la dette souveraine » en zone euro.

    En rythme annuel, le PIB au premier trimestre a baissé de 0,5 %, ce qui met fin à sept trimestres consécutifs de hausse et montre l’aggravation de la situation économique de l’Espagne. Après une faible croissance, de 0,7 %, en 2011, le gouvernement prévoit un recul de 1,7 % du PIB sur l’ensemble de 2012.

    L’Espagne, privée dès 2008 de son moteur, la construction, au moment même où éclatait la crise internationale, oscille depuis entre récession et croissance atone, tandis que le nombre de sans-emploi monte régulièrement.

    Le gouvernement a d’ores et déjà prévu un taux de chômage à 23,4 % en 2012, après 22,85 % à la fin 2011. Au premier trimestre, « l’emploi a encore diminué avec intensité, avec un recul annuel estimé à près de 4 % », écrit lundi la Banque d’Espagne. Dans ce contexte, « la demande intérieure a continué à baisser, comme c’est le cas ces quatre dernières années » tandis que l’apport de la demande extérieure (tourisme et exportations), bien que positif, a été « inférieur au trimestre précédent ».

    (Dépêche AFP)

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  11. BA dit :

    Les investisseurs internationaux n’ont plus aucune confiance dans la capacité de l’Espagne à rembourser ses dettes.

    Les taux d’emprunt de l’Espagne explosent.

    Mardi 24 avril 2012 :

    L’Espagne paie beaucoup plus cher pour se financer à court terme.

    L’Espagne a levé mardi 1,933 milliard d’euros en bons à 3 et 6 mois, dans le haut de la fourchette visée, mais a dû concéder des taux d’intérêt en forte hausse dans un climat de tension sur les marchés, avec une Bourse madrilène à ses plus bas niveaux en trois ans.

    La demande des investisseurs est restée forte, dépassant les 9,4 milliards, ce qui a permis au Trésor espagnol d’atteindre son objectif d’emprunter 1 milliard à 2 milliards, mais à un coût presque doublé par rapport à la dernière émission similaire, le 27 mars : 0,634% sur trois mois (contre 0,381%), et 1,580% sur six mois (contre 0,836%), selon la Banque d’Espagne.

    http://www.boursorama.com/actualites/l-espagne-paie-beaucoup-plus-cher-pour-se-financer-a-court-terme-bcd7c68edaebc656987f1f72e0ce524a

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  12. BA dit :

    Mercredi 25 avril 2012 :

    Le Neuneu d’or 2012 a été attribué à Mario Draghi !

    Bravo, Mario !

    Draghi espérait un effet plus rapide sur l’économie des prêts de la BCE.

    Le président de la Banque centrale européenne (BCE) Mario Draghi a convenu mercredi qu’il avait espéré que les prêts massifs consentis ces derniers mois par l’institution aux banques européennes profiteraient plus rapidement à l’économie réelle.

    La BCE a prêté quelque 1.000 milliards d’euros sur trois ans à des conditions très avantageuses aux banques de la zone euro lors de deux opérations exceptionnelles en décembre puis en février, espérant stimuler ainsi l’octroi de crédit et par là-même l’activité économique dans son ensemble.

    « Mais dans l’économie à l’heure actuelle la demande est contenue donc la demande de crédit est contenue », a déclaré M. Draghi lors d’une audition devant des députés européens.

    « Les opérations de prêts ont certes amélioré la situation financière et permis de gagner du temps, a dit M. Draghi, ce qui n’est pas négligeable, mais nous ne pouvons pas suppléer au manque de demande », a-t-il ajouté.

    Le président de la BCE a ajouté que l’un des effets notoires de ces prêts géants avait été de faire augmenter le portefeuille d’obligations d’Etat des banques.

    http://www.romandie.com/news/n/_Draghi_esperait_un_effet_plus_rapide_sur_l_economie_des_prets_de_la_BCE64250420121014.asp

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  13. Hadrien dit :

    Étrange débat que celui sur ces miettes de croissance que l’on pourrait encore arracher à un traité européen modifié, car vicié à la base. C’est bien là toute la contradiction du programme social-démocrate dans sa construction de l’Europe…

    Peut-on rappeler tout simplement les trois règles de ce néolibéralisme que l’administration bruxelloise a imposé à marche forcée à l’Union Européenne, avec la bénédiction de la social-démocratie européenne:
    Il s’agit de la libre circulation des capitaux, des marchandises, et des personnes.

    C’est ainsi que le schéma bancal d’une monnaie unique pour des économies dissemblables a été la principale cause de l’acuité spécifique de la crise des dettes en zone euro; c’est ainsi que la soumission idéologique inconditionnelle au libre-échangisme de « tous ces gens intelligents et compétents » a apporté à la finance sa principale nourriture: jouer avec la vulnérabilité aux différences (de taux, de coûts, de profits, de niveaux de vie, etc.) pour se constituer en superstructure de l’économie mondiale qui dicte sa loi au profit d’une oligarchie dans l’accumulation du capital; c’est encore ainsi que l’ouverture immigrationniste amènant à nos portes « l’armée de réserve » propre à faire plier toute résistance syndicale et sociale a reveillé partout en Europe une extrême-droite que l’on croyait condamnée au rôle de vestige depuis la dernière guerre mondiale.
    Au regard de cette actualité brûlante, qui donc peut encore croire que « C’est-pas-la-faute-à-Bruxelles » ?

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  14. BA dit :

    Jeudi 26 avril 2012 :

    L’Italie lève 8,5 milliards d’euros à six mois, mais à des taux d’intérêts très élevés.

    latribune.fr (source AFP)

    L’Italie a emprunté comme prévu jeudi 8,5 milliards d’euros de titres de dette à six mois dont les taux d’intérêt ont progressé en raison du récent regain de tensions en zone euro, a annoncé la Banque d’Italie.

    Comme prévu, l’Italie a pu emprunter 8,5 milliards d’euros de titres de dette à six mois. Mais le récent regain de tension en zone euro par rapport aux crises de la dette a fait monter en flèche les taux d’intérêts.

    Les taux de ces obligations se sont inscrits à 1,772%, contre 1,119% lors de la dernière opération similaire le 28 mars, a précisé la Banque d’Italie.

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  15. BA dit :

    Jeudi 26 avril 2012 :

    L’agence d’évaluation financière américaine Standard and Poor’s (S&P) a annoncé jeudi avoir abaissé de deux crans la note de solvabilité financière de l’Espagne, de A à BBB+.

    Cette décision relègue Madrid dans la catégorie des émetteurs de qualité moyenne en mesure de faire face à leurs obligations de manière adéquate.

    La perspective associée à la nouvelle note de l’Espagne est négative, ce qui signifie que l’agence envisage la possibilité d’un nouvel abaissement.

    http://www.romandie.com/news/n/_ALERTE___SP_abaisse_la_note_de_solvabilite_de_l_Espagne_de_deux_crans84260420122319.asp

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  16. BA dit :

    Vendredi 27 avril 2012 :

    Espagne : le chômage atteint 24,4 %.

    L’Espagne, quatrième économie de la zone euro, a renoué au premier trimestre avec la récession, deux ans à peine après en être sorti, avec un produit intérieur brut (PIB) qui aurait reculé de 0,4%, selon la Banque d’Espagne.

    Secteur bancaire inquiétant.

    Cela complique le strict programme budgétaire auquel le gouvernement s’est engagé, promettant de réduire le déficit public de 8,51% du PIB en 2011 à 5,3% en 2012 et 3% en 2013. L’agence Standard and Poor’s prévoit, elle, 6,2% en 2012 puis 4,8% en 2013.

    De plus, « nous percevons une probabilité croissante que l’Etat espagnol doive fournir un soutien budgétaire supplémentaire au secteur bancaire », ajoute-t-elle.

    Le secteur bancaire espagnol est l’une des grandes sources d’inquiétudes des marchés, car il est fragilisé depuis l’éclatement de la bulle immobilière en 2008. Mercredi, le FMI avait appelé l’Espagne à aller plus loin dans l’assainissement de ses banques afin de « remédier aux faiblesses qui demeurent ».

    Chômage record.

    Par ailleurs, l’Espagne compte 5,7 millions de chômeurs à la fin du 1er trimestre, et atteint ainsi un taux de chômage de 24,44%, le plus élevé depuis le début de la série statistique en 1996, selon les chiffres officiels publiés vendredi.

    La progression du chômage s’est accélérée : 374 000 personnes ont perdu leur emploi au premier trimestre de cette année, contre 295 300 durant le dernier trimestre 2011.

    (Dépêche AFP)

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  17. BA dit :

    Bilan de la semaine : l’Espagne et l’Italie ont lancé des emprunts cette semaine. A chaque fois, les taux étaient en hausse. Italie : 5,84 % pour l’emprunt à 10 ans d’aujourd’hui.

    Vendredi 27 avril 2012 :

    L’Italie emprunte près de 6 milliards d’euros, hausse des taux.

    L’Italie a emprunté vendredi 5,95 milliards d’euros à moyen et long terme à des taux en hausse dans un marché nerveux après la dégradation de la note de l’Espagne par Standard and Poor’s, a annoncé la Banque d’Italie.

    La demande des investisseurs s’est élevée au total à environ 9,5 milliards d’euros, permettant au Trésor italien, qui comptait émettre entre 3,75 et 6,25 milliards d’euros, d’être proche de son objectif maximum.

    Dans le détail, Rome a émis 2,416 milliards d’euros de titres à cinq ans et 2,5 milliards de titres à dix ans, dont les taux ont progressé respectivement à 4,86% et à 5,84%, contre 4,18% et 5,24% lors de la dernière opération similaire le 29 mars.

    Le Trésor a émis en outre 492,7 millions d’euros de titres à quatre ans à un taux de 4,29% et 536,6 millions de titres à sept ans à un taux de 5,21%. Les taux de ces deux émissions ne sont pas comparés par la Banque d’Italie avec ceux enregistrés lors d’émissions similaires.

    http://www.romandie.com/news/n/_L_Italie_emprunte_pres_de_6_milliards_d_euros_hausse_des_taux25270420121206.asp

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  18. Hadrien dit :

    LES « GRANDES MARGES DE MANOEUVRE »

    La croissance est un sujet trop sérieux pour qu’on le laisse aux mains des économistes. Tel est le constat que l’on devrait faire en se référant à l’histoire:

    Ce n’est qu’à partir des années cinquante que la notion a fait son apparition dans les milieux économiques. Jusque là, le dogme libéral imposait de voir « l’équilibre général » en économie comme l’équilibre statique étudié par Walras et qui vit son apogée avec les résultats terminaux de Arrow-Debreu à cette même époque des années cinquante.
    A peine entrevus, ces résultats furent donc battus en brêche par la constatation que l’économie n’est jamais en équilibre, mais sujette à un constant mouvement de croissance sous l’effet de la créativité humaine: nouvelles inventions, nouvelles possibilités et nouveaux produits sécrètent une nouvelle productivité, de nouvelles consommations et de nouveaux besoins. Cet accroissement, qui s’accompagne nécessairement de création monétaire pour être consommé, était jusqu’alors suffisamment imperceptible pour n’être considéré qu’à l’échelle des siècles, sous le nom ancien de progrès.

    Comment le mesure-t-on ? Par l’augmentation du PIB (parfois plus finement, par quelques autres critères additifs spécifiques à l’éducation, la santé, etc.).
    En divisant par le nombre d’habitants, l’évolution du PIB par habitant donne une idée de l’augmentation de productivité humaine.
    On constate, depuis 1975-1980, et plus nettement à partir des années 1980, que la rémunération salariale moyenne n’est plus proportionnellle à cette productivité, soit par le nombre d’où le chômage, soit par le nominal d’où la paupérisation des travailleurs et l’endettement privé. La part de l’État et des services publics ne suit pas davantage, d’où la paupérisation des États et l’augmentation des dettes publiques.
    Voir, à ce sujet, la quatrième courbe dans:
    http://www.marianne2.fr/Depuis-30-ans-les-salaires-baissent-sauf-au-sommet_a183144.html
    Où passe donc la différence ? Certainement pas dans la poche des vrais innovateurs qui sont le plus souvent des chercheurs, ingénieurs ou techniciens salariés des secteurs public et privé.
    Elle se retrouve sous la forme d’accumulation du capital dans les dividendes aux actionnaires, les primes aux grands patrons, les bonus des traders, etc. Lorsque l’un d’eux se trouve un tant soit peu « novateur » au titre commercial ou managérial, la presse spécialisée en fait grand cas, au point d’en faire l’égal d’un prix Nobel ! Ce fut le cas récemment avec Steve Jobs à qui l’on attribua l’invention de la « souris » qui était en fait un brevet existant, issu d’un concurrent… Parallèlement, ces rémunérations par l’accumulation du capital atteignent plusieurs dizaines de fois le prix Nobel chaque année pour les interessés ! Cherchez l’erreur…

    De fait, on oublie de plus en plus que l’accumulation détournée de la productivité humaine par l’appropriation pure et simple de sa plus-value n’est autre que le sujet central mis en évidence dès le XIXe siècle par Marx dans « Le capital ».
    Sa croissance accélérée et son extension sous l’emprise de la mondialisationsous ne viennent aujourd’hui qu’en exacerber les effets, visibles de tous !
    Et ce ne sont pas les « petites marges de manoeuvre » brandies en dernier ressort par François Hollande ou celles, encore plus limitées, de Mario Draghi qui changeront significativement le cours des choses.
    Quand on pense que Marx écrivait dans « Das Sozial Demokrater », on est bien obligé de constater que la doxa néolibérale a fait son oeuvre…

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    • Opps' dit :

      La croissance est un concept fondamentalement erroné …

      … assez nocives dans un cadre idéologique de droite mais vaguement ‘sauvé’ par une dynamique ou une certaine énergie …

      … mais carrément débile dans le cadre des idéologies / idéologues de gauche qui prétend sauver ce concept par un ensemble de pratiques qui aboutissent à la fabrication de la fausse monnaie ‘facile’ …
      La financiarisation de l’économie repose sur cette fantastique accroissement de la masse monnétaire , et c’ est l’entourloupe fondamentale donnant la double impression à la fois de richesse et d’une grande injustice : l’une et l’autre sont des illusions d’optique.
      La valeur factice détruit toujours la vraie richesse , le travail, et le pseudo-social.

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      • Hadrien dit :

        Ce que vous prétendez est démenti par les faits:
        Outre la courbe ci-dessus, qui est incontestable, la détérioration de l’économie française s’est avérée dès que cessa la politique des grands projets financés par la monétisation, dont nous sommes encore redevables (Espace, Aéronautique, Nucléaire, TGV).
        Qui dirait qu’il y a là une « valeur factice » ? Ce sont au contraire les seuls acquis qui nous restent ! (Révisez votre Keynésianisme: les emprunts à 0% pour investissement ne sont que des avances sur recettes)
        Comme le rapporte ce blog, l’accumulation de la dette auprès des marchés due à l’arrêt de la monétisation a commencé dès après la loi de 1973.
        C’est elle qui nous a menés là, par mimétisme trop crédule de l’orthodoxie allemande (pendant les trente glorieuses, même l’Allemagne a connu une croissance moyenne légèrement inférieure à la notre) !

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        • Opps' dit :

          Vous me comprenez mal , l’innovation et la recherche, l’amélioration de la façon de vivre ne sont à condamner au contraire.
          C’est l’idée d’une croissance éternelle , systématique , consistant en une consommation de produit surtout matériel d’ailleurs , et un faux social perpétuel surtout financé par de la dette au lieu d’une répartition affrontant le réel , et consistant en un simulacre d’élimination du risque , c’est cete croissance qui est dans la tête des gens , qui me paraît foireuse.

          Evidemment , la racine est profonde et suppose une redéfinition de la valeur , non pas hiérarchique (qui partirait exclusivement de l’Etat ou des comités d’experts) , mais d’une réflexion globale (Etat/Société civile/Marchés dans son sens global)

          De même que je ne conteste pas du tout , surtout face aux errements du marché dus à la fois à son court-termisme et à des régulations qui lui enlèvent ses qualités, la nécessité d’un pilotage ou d’une impulsion étatique sur les grands projets , mais avec une respiration pragmatique entre l’espace public et le marché et ceci d’autant plus que l’Etat est facilement pris dans des stratégies démagogiques ou de pure facilité.

          Pour ce qui est du Keynésianisme , mon opinion est faite que c’est un système mortifère à haute dose, qui dénature la monnaie. Sinon je n’ai aucune objection au financement de l’Etat à taux zéro directement par une B.C autonome dans la mesure ou les projets financés sont au moins viables et consiste en de l’investissement véritable et pas des dépenses de fonctionnement
          Et le salaires des fonctionnaires de l’E.N. n’est pas un investissement mais relève du fonctionnement , même si d’évidence ça participe fondamentalement à la préparation de l’avenir.

          Quant à l’accumulation de la dette , elle trouve bien évidemment son origine dans cette loi de 73 , mais c’est bien sous la gauche -en France- et sous l’emprise de l’idéologie de gauche -une peu partout en Europe- et avec la complicité bien évidemment des marchés et des spéculateurs les plus divers , que cela a pris de l’ampleur.

          Relisez la littérature de gauche socialiste d’il y a quelques années : la dette n’ est qu’une illusion , c’est sans importance.

          Quant à dire que la politique française s’est calée sur l’allemande c’est hyper faux , c’est juste une ligne de mire que droite comme gauche agitent , uniquement lorsque ça les arrangent . La droite française , les patrons français, les syndicats français ne fonctionnent absolument pas et ne veulent pas fonctionner comme les allemands.

          Et le concept de l’ « Europe » joue le même rôle ! C’est le paravent idéologique avec lequel les socialistes nous ont fait avaler les pires dérégulations qui soient et la monstruosité de l’Euro dans laquelle ces crétins ont cru enfermer l’hégémonie allemande.
          A un degré moindre la droite fait jouer le même rôle à l’Allemagne , mais dans la réalité on sait bien que notre droite française aimerait beaucoup également une politique beaucoup plus souple de la BC , avec open bar perpétuel , et que nos patrons ne cracheraient sur quelques dévaluations compétitives qui rendent les choses plus simples. (Je ne dis pas que je sois contre jusqu’à un certain point)

          L’Allemagne était d’ailleurs omni présente dans ce débat où les mensonges élégants de Hollande ont eu raison de la trivialité grossière du petit Nicolas.
          Car enfin cette Allemagne merveilleuse qu’Hollande agite sans cesse pour nier les performances de l’exception française , ne doit sa suprématie qu’à une politique de rigueur dans tous les domaines , à l’inverse total des promesses de notre gauche actuelle.

          Et j’ai beaucoup aimé la charge de Hollande contre l’interdiction faite à la BCE de prêter directement à taux quasi-zéro aux Etat : il n’en croit pas un mot (et ça se sent car ce n’est pas au coeur de son discours , mais une simple concession de forme à Montebourg , sur laquelle il ne risque pas grand chose tant il sait que c’est un point de non discussion avec les Allemands …
          Hollande sera redoutable lorsqu’il deploiera son argumentation pour expliquer ses renoncements à son électorat … il est vrai que la distributions de sucettes et lentilles sur le dos de la dette … donc in fine des plus faibles qui resteront solvables , rendra les choses plus aisées !
          La séquence du Grand Mensonge contre ses propres fondamentaux occultées, va être passionnante : si encore cela nous faisait sortir du carcan de l’Euro , mais connaissant le bonhomme et son équipe , on va aller encore plus loin dans une Europe paralysée et ouverte à tous les vents.

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  19. BA dit :

    Vendredi 27 avril 2012 :

    Un appel franco-allemand d’économistes pour une sortie paisible de l’euro.

    Bruno Bandulet, Rolf Hasse, Wilhelm Nölling, Karl Albrecht Schachtschneider, Wolf Schäfer, Dieter Spethmann, Joachim Starbatty,

    Alain Cotta, Jean-Pierre Gérard, Roland Hureaux, Gérard Lafay, Philippe Murer, Michel Robatel, Jean-Jacques Rosa.

    http://www.marianne2.fr/Un-appel-franco-allemand-d-economistes-pour-une-sortie-paisible-de-l-euro_a217204.html

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    • Opps' dit :

      La sortie de l’Euro , en tant que solution à la crise , est une hypothèse possible. (Mais couplé a du protectionnisme c’est débile. )

      Cette solution contient au travers du processus classique de la DEVALUATION le double avantage
      – de faire payer , par exemple à la Grèce, sa Dette , en quelque sorte par un appauvrissement général forcé par rapport à l’Extérieur (La Grèce se brade)
      – MAIS également , et c’est le versant dynamique, d’être dans une situation de compétitivité sur laquelle elle peut rebondir

      Mais attention ‘compétitivité’ signifie non-protectionnisme de la part de l’Extérieur !!!

      Ainsi si on sort collectivement de l’Euro ET qu’on met en place du protectionnisme ça n’a aucun sens !!!

      Aussi je m’étonne de cette inconséquence de la part d’un grande partie de cet aréopage , Cotta et surtout l’excellent Rosa exceptés du côté des französichs

      Ps/ Cependant la sortie de l’Euro a tout de même été spécialement verrouillée par les technocrates socialistes essentiellement , et notamment les français qui pensaient ‘enfermer’ ainsi l’hégémonie allemande, ainsi que par la droite libéro-libérale .

      Bref , une sortie paisible et volontaire me paraît bien improbable techniquement et psychologiquement .

      Ce seront les peuples qui l’imposeront par des processus démocratiques certes mais sur fond de violence latente, et cela se fera dans le cadre d’un rapport de force entre pays , et malheureusement la France par son laisser-dans le faux social et son endettement sans marge de manœuvre compte tenu du taux des prélèvements obligatoires, en sortira plutôt mal (du moins dans un premier temps, tant que les gaulois ne se ré-uniront pas en ouvrant les yeux sur le « réel »)

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      • Hadrien dit :

        Je réponds tout d’abord ici, par manque de place plus haut, à votre commentaire précédent:

        – « Vous me comprenez mal , l’innovation et la recherche, l’amélioration de la façon de vivre ne sont à condamner au contraire.
        C’est l’idée d’une croissance éternelle… qui me paraît foireuse. »

        Si vous admettez la première phrase, alors la seconde n’a plus de justification: c’est la multiplicité croissante des innovations et des améliorations de notre façon de vivre qui rendent précisément la croissance sans fin; celle de l’information, avec les ordinateurs personnels, les téléphones portables, la localisation GPS, etc., est particulièrement inépuisable. Et l’accès de nouvelles populations mondiales à l’éducation et la consommation qui va de pair ne fera qu’alimenter le phénomène.
        Une seule crainte à avoir: celle qu’un jour, toute une vie ne suffise plus à assimiler la maîtrise de tous les objets qu’aura créé l’imagination humaine.
        Mais d’ici là, les progrès de la génétique nous auront peut-être dévoilé les secrets de la longévité. Les biologistes ne disent-ils pas que la dégénérescence par sénilité n’est inscrite dans nos gènes que parce que la survie de l’individu, après l’age de procréation, était inutile pour la sélection naturelle des espèces qui a régi le monde sexué jusque là ? Les systèmes ouverts, qui se nourrissent de l’environnement, ne sont-t-ils pas théoriquement viables éternellement (ex: les amibes) ?

        – « Pour ce qui est du Keynésianisme , mon opinion est faite que c’est un système mortifère à haute dose, qui dénature la
        monnaie. »

        On ne doit pas être esclave de la monnaie, qui n’est qu’une unité de compte. Ce qui importe est la production humaine et le nombre de ceux qui peuvent en profiter par la consommation.
        Le Keynésianisme est une façon de faire entrer le plus de gens possibles dans ce cercle vertueux en l’accélérant.
        Reprenons le raisonnement précédent:
        L’augmentation de masse monétaire, à prix constant, est de toutes façons nécessaire pour traduire l’augmentation des biens et services croissants en circulation, de par l’innovation.
        Mais cette augmentation est très lente si l’on ne compte que sur les économies des plus riches, ou des moins nécessiteux, pour alimenter le mouvement.
        Keynes observa que l’Etat peut y pourvoir par une politique de création monétaire alimentant de grands travaux ou des besoins sociaux, quitte à recourir à l’intérêt réel négatif (i.e. inférieur à la croissance). Même dans ce dernier cas, la redistribution ainsi opérée alimente une consommation de
        masse qui ne peut être que bénéfique à long terme à « l’investisseur » clairvoyant. Elle ne spolie que le thésaurisateur ou la rente purement monétaire (loyer de l’argent). Même le rentier en actions ou en immobilier y gagne.
        Conclusion: l’orthodoxie monétaire austro-allemande est inutilement nuisible à la croissance. C’est bien ce que l’on observe aujourd’hui; si tous les pays européens la suivaient, on serait depuis longtemps en récession, car les excédents
        allemands sont essentiellement absorbés par l’Europe.

        Petit bémol: Le raisonnement ci-dessus, valide pour un système économique donné, est invalidé s’il s’ouvre sans condition à un système économique extérieur différent et
        non-coopératif. C’est le cas avec la globalisation, où les « investisseurs » profitent de plus bas salaires ailleurs pour empocher la différence. Tout le monde comprend que ça ne peut que niveler par le bas et retarder la progression sociale, sinon détruire les acquis, dans nos pays… et la disparition de notre modèle encouragera d’autant moins les autres à le poursuivre.
        C’est là que je rejoins votre commentaire présent, car la « compétitivité » rabachée par Sarkozy, Hollande (et, encore plus, Bayrou) tombe dans ce panneau, avec une absence totale de lucidité !
        Il est vrai que la doxa néolibérale qui s’est répandue dans les cercles économiques et les médias, n’est pas faite pour éclaircir les choses…

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  20. Hadrien dit :

    Petite précision:

    Les diverses primes des grands patrons, bonus des traders, etc. sont autant de formes d’interessement au profit des actionnaires qui ont été salarisées, de sorte que leur formidable accroissement à la fin des années 90 apparaît faussement sur les courbes comme une inflexion favorable aux salariés.
    Sans parler des stock-options.
    Ces points ont été étudiés en détail par Michel Husson sur son hussonet disponible en ligne.

    De la différence de progression entre salaires et productivité, dont il est question dans le lien ci-dessus, il faut donc retenir qu’elle est bien passée du travail au capital.

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  21. tchoo dit :

    Tout ceci dit , je ne dis pas qu’il n y ait pas une aggravation des choses et des difficultés à vivre pour certains , mais pas pires (pour l’instant en France) que ce qu’on a pu connaître déjà , même sous des gouvernements de gauche.

    je ne sais pas où vous vivez.
    Mon grand âge m’a permis de vivre sous des gouvernements de gauche.
    Et je désolé de vous dire que ce que nous vivons, ce que vivent nos enfants qui entrent dans la vie active est pire que ce qui est arrivé aux dernières générations nées après la guerre!

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  22. zelectron dit :

    soit Hollande risque d’être président, sauf que l’assemblée nationale peut très bien l’obliger à former un gouvernement d’union ou à demissionner (avec des parlementaires du centre et de droite modérée fraichements élus) !

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  23. BA dit :

    Lundi 30 avril 2012 :

    L’Espagne continue de faire trembler le Cac 40 : – 1,64 %.

    Début de semaine difficile sur les marchés financiers : le retour de la récession en Espagne et des indicateurs mitigés aux Etats-Unis ont fait plier le Cac 40. L’indice de référence parisien abandonne 1,64 % à la clôture, à 3.212,80 points. Aucun mastodonte de la cote n’a échappé à la vague vendeuse, à l’exception de Bouygues, qui prend 0,59 %. En cette veille de jour férié, le volume d’affaires est demeuré faible, à 2,29 milliards d’euros.

    Les autres indices européens n’ont guère fait mieux : Londres finit en repli de 0,68 %, Francfort perd 0,59 %, Milan recule de 1,26 % et Madrid lâche 2 %.

    Une fois de plus, l’Espagne cristallise les inquiétudes des opérateurs. Outre un chômage massif, qui frappe 5,6 millions de personnes à la fin du premier trimestre, soit 24,44 % de la population active, s’ajoute la bascule en récession de l’économie ibérique. Selon les données préliminaires de l’institut national des statistiques, le produit intérieur brut (PIB) s’est contracté de 0,3 % au premier trimestre 2012 par rapport aux trois mois précédents, où l’activité avait déjà accusé une baisse similaire.

    Ce retour en récession est un non-événement puisque le ministre de l’Economie, Luis de Guindo, l’avait annoncé il y a deux semaines mais les opérateurs n’en restent pas moins inquiets. Le pays a d’ailleurs vu sa note dégradée de deux crans par l’agence américaine Standard & Poor’s en fin de semaine dernière.

    «Il a fallu moins de cent jours pour que le nouveau gouvernement espagnol soit confronté à sa première grève générale le 29 mars et, compte tenu des mesures d’austérité supplémentaires planifiées, de nouveaux troubles sont très probables», observe Valentijn van Nieuwenhuijzen, responsable de la stratégie d’ING Investment Management. « Les banques espagnoles, qui sont fortement exposées à la bulle immobilière qui se dégonfle, devront probablement être recapitalisées si l’économie reste dans l’impasse», ajoute-t-il.

    Source : lesechos.fr

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  24. BA dit :

    Mercredi 2 mai 2012 :

    France : nouvelle contraction confirmée dans l’industrie en avril.

    L’activité du secteur manufacturier français a de nouveau ralenti en avril, selon les résultats définitifs de l’enquête Markit auprès des directeurs d’achats publiés mercredi, qui sont moins bons que ceux annoncés en première estimation.

    L’indice PMI s’est établi à 46,9 le mois dernier, un niveau inférieur à la première estimation (flash) de 47,3. Il s’était inscrit à 46,7 en mars, repassant sous le seuil de 50 qui distingue croissance et contraction.

    L’indice de la production manufacturière se redresse mais continue d’indiquer une contraction, à 47,5 contre 47,7 en première estimation et 45,6 en mars.

    L’indice des nouvelles commandes recule de nouveau à 43,5 contre 45,1 en première estimation et 43,8 un mois plus tôt.

    « La faiblesse du secteur manufacturier français persiste en avril, les fabricants signalant une diminution particulièrement inquiétante du volume des nouvelles commandes », déclare Jack Kennedy, économiste senior chez Markit.

    « Les entreprises interrogées font de nouveau état d’une demande intérieure fragile, mais signalent également la faiblesse des ventes sur les marchés européens. Les replis annuels de l’indice PMI en janvier et en février 2012 laissent présager des données officielles sur la production industrielle française conformes à une nouvelle contraction dans le secteur », ajoute-t-il.

    http://www.latribune.fr/depeches/reuters/nouvelle-contraction-confirmee-dans-l-industrie-en-avril.html

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  25. BA dit :

    Mercredi 2 mai 2012 :

    Italie : le chômage se rapproche des 10% en mars sur fond de récession.

    Le taux de chômage a atteint un nouveau record en mars en Italie à 9,8% de la population active, se rapprochant ainsi de la barre symbolique des 10%, alors que le pays s’enfonce dans la récession, selon une estimation provisoire publiée mercredi par l’Istat.

    Ce niveau est le plus élevé depuis le début de la série statistique des chiffres mensuels de l’emploi qui remonte à janvier 2004.

    En février, le taux de chômage s’était établi à 9,6%, selon une donnée révisée en hausse par l’institut de statistiques dont la première estimation était de 9,3%.

    Chez les jeunes de 15-24 ans particulièrement touchés par la crise, le taux de chômage a bondi en mars à 35,9%, ce qui est également un record, contre 33,9% en février, a également annoncé l’Istat dans un communiqué.

    Selon des données corrigées des variations saisonnières, le nombre de personnes à la recherche d’un emploi s’est élevé à 2,506 millions en mars dans le pays, ce qui représente une hausse de 2,7% sur un mois (+ 66.000 personnes) et un bond de 23,4% sur un an (+ 476.000 personnes).

    Le chômage progresse fortement en Italie depuis l’été dernier, période où l’économie du pays, empêtré dans la crise de la dette et plombé par des plans d’austérité à la chaîne destinés à rassurer les marchés, a commencé à se contracter.

    L’Italie est entrée officiellement en récession au quatrième trimestre 2011 avec un repli de son PIB de 0,7%, après un recul de 0,2% au troisième trimestre.

    http://www.romandie.com/news/n/_Italie_le_chomage_se_rapproche_des_10_en_mars_sur_fond_de_recession26020520121030.asp

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  26. BA dit :

    L’Espagne paie plus cher pour emprunter, après la sanction de Standard and Poor’s.

    L’Espagne a levé jeudi 2,516 milliards d’euros lors d’une émission obligataire à trois et cinq ans, la première depuis la dégradation de deux crans de sa note souveraine par Standard & Poor’s, et sans surprise ses taux d’intérêt ont donc grimpé.

    La demande des investisseurs est restée forte, dépassant les 8 milliards d’euros, ce qui a permis au Trésor d’emprunter un peu plus que la fourchette prévue (1,5 à 2,5 milliards), mais à un coût plus élevé, les taux passant au-dessus des 4% sur les deux échéances, selon un communiqué de la Banque d’Espagne.

    Le taux moyen de l’émission à trois ans a ainsi atteint 4,037%, contre 2,617% lors de la dernière émission similaire, le 1er mars.

    Ceux des émissions à cinq ans, avec deux références proposées, ont été de 4,752% et 4,960%, bien plus que ceux des dernières émissions comparables, 3,565% le 2 février et 3,696% le 17 février 2005.

    L’Espagne vit depuis quelques semaines un regain de tension sur les marchés, qui s’est encore ressentie mercredi, amenant la Bourse de Madrid à clôturer en forte baisse, de 2,55%, à son plus bas niveau en trois ans.

    Le pays, mis sous pression par ses partenaires pour assainir ses finances publiques, inquiète aussi en raison de son secteur bancaire.

    Ce dernier, ayant accordé des crédits à tout-va pendant la bulle immobilière, est fragilisé depuis son éclatement en 2008.

    Selon la Banque d’Espagne, fin 2011, il accumulait 184 milliards d’euros d’actifs immobiliers problématiques, soit 60% de son portefeuille.

    http://www.leparisien.fr/flash-actualite-economie/l-espagne-paie-plus-cher-pour-emprunter-apres-la-sanction-de-standard-poor-s-03-05-2012-1982746.php

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  27. Hadrien dit :

    LA CAMPAGNE ET LE DÉBAT N’ONT RIEN ÉCLAIRÇI…

    Sarkozy ne cesse d’invoquer la valeur travail et de fustiger le manque de « vrai travailleurs ». Or, le pays regorge de demandeurs d’emplois, que nos statistiques ont bien du mal à dissimuler (10% officiels).
    C’est donc l’offre qui fait défaut de la part des propriétaires des moyens de production, d’autant que tout est privatisé depuis que Jospin/DSK ont achevé la tâche de Balladur, Chirac et Juppé avant eux. Et l’on ne peut même pas dire que les « investisseurs » manquent de capital puisque le pays, là encore, regorge d’épargne en capital (17%, record des pays développés)…
    Où ce capital s’en va-t-il donc s’investir, en nouveaux moyens de production ? Dans les délocalisations à bas coût salarial, qu’il s’agisse d’Europe (Roumanie, Pologne, etc.) ou du Monde (Chine, Asie de Sud-Est, etc.).
    Mais cela, Hollande et Sarkozy se sont bien gardés de le développer devant les français.

    En revanche, Sarkozy, Hollande (et Bayrou) se gargarisent tous de « compétitivité », dont l’Allemagne serait le meilleur exemple. Mais peut-on citer des délocalisations de nos « investisseurs » vers l’Allemagne ?
    C’est donc bien la recherche d’une réduction des coûts salariaux, et non celle de l’innovation et de la « vraie » performance !

    Avec l’ouverture des frontières par l’UE et l’OMC, toutes les conditions sont ainsi réunies pour un nivellement par le bas de la valeur travail, après les années d’effort qu’avaient été les trente glorieuses.

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    • zelectron dit :

      les 30 glorieuses … avec le concours des travailleurs immigrés, des ressources de l’empire colonial puis ex-colonial, dont les français de souche ont bien profité (complices en cela du capitalisme éhonté et encore aujourd’hui!)

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      • Hadrien dit :

        Lisez la réponse que j’ai ajoutée plus haut pour Opp’s, et vous comprendrez pourquoi ce raisonnement est invalide:
        – les « ressources d’empires coloniaux » en bas salaires n’ont jamais favorisé les salaires métropolitains, bien au contraire. Elles les ont retardés (les pays socialement les plus avancés, à l’issue des trente glorieuses, étaient les pays scandinaves, sans aucun empire colonial).
        – les « ressources d’empires coloniaux » en matières premières ou fossiles, n’ont jamais assuré leur prospérité à terme. Exemple historique: les mines d’or d’Amérique furent le tombeau de la civilisation espagnole. Seule importe la créativité humaine. C’est la raison pour laquelle de Gaulle abandonna finalement le conflit sur le pétrole saharien, convaincu par certains économistes historiens [sic].

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  28. BA dit :

    Jeudi 3 mai 2012 : les banques espagnoles ont dans leurs livres 225 milliards d’euros d’actifs pourris.

    « Les banques espagnoles ne reconnaissent pas tous les risques. Beaucoup de leurs débiteurs sont les promoteurs immobiliers, avec des capitaux propres négatifs, ils ne peuvent même pas payer les intérêts de leur dette », a déclaré jeudi Fernando R. Rodriguez de Acuna, président du conseil, dans une interview téléphonique accordée à Reuters.

    Rodriguez a déclaré que, selon les données publiées par 92 % des banques espagnoles à la fin de l’année 2011, les crédits problématiques pourraient s’élever à 225,200 milliards d’euros, près de 50 milliards d’euros de plus que les dernières données officielles de la Banque d’Espagne, datant du premier semestre de 2011.

    « Los bancos no reconocen todos los riesgos. Muchos de sus deudores son promotoras inmobiliarias con un patrimonio negativo, que no pueden ni siquiera pagar los intereses de su deuda », dijo el jueves Fernando R. Rodríguez de Acuña, presidente de la consultora, en una entrevista telefónica con Reuters.

    Rodríguez dijo que, de acuerdo con los datos publicados y extrapolados por el 92 por ciento de los bancos y cajas al cierre de 2011, el crédito problemático del sector podría ascender a 225.200 millones de euros, casi 50.000 millones por encima de los últimos datos oficiales del Banco de España, que datan del primer semestre de 2011.

    http://lacartadelabolsa.com/leer/articulo/un_informe_advierte_de_mas_riesgo_inmobiliario_para_la_banca

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  29. BA dit :

    Samedi 5 mai 2012 :

    Le glas sonne pour l’Espagne.

    Le glas se remet à sonner sur l’économie européenne et, par extension, sur les marchés mondiaux. Cette fois, les mauvaises nouvelles partent de l’autre rive de la Méditerranée : une Espagne en situation critique pourrait occuper l’actualité des prochains mois.

    Depuis la Grèce, le scénario, connu, obéit à une mécanique infernale. Quelles sont les étapes qui ne manqueront pas de se produire avant la fin 2012 ? L’État espagnol devra lever des fonds pour rembourser la part de sa dette arrivant à échéance. La situation se dégrade si vite que les investisseurs exigeront des taux d’intérêt intenables. Le gouvernement en appellera à la solidarité européenne ; l’audit mené sans doute encore par la « troïka » (Communauté européenne, BCE et FMI) rendra un diagnostic attendu : l’Espagne est incapable, à moyen ou à long terme, d’honorer la plus grande partie de sa dette. Les créanciers perdront donc les fonds prêtés. Ceux qui devront prendre les pertes seront d’abord les banques privées, sommées depuis des années de souscrire les bons émis par leur propre ministre des Finances.

    C’est là qu’interviendra la variante espagnole, différente du cas grec ou irlandais. Ces banques espagnoles sont parmi les plus importantes du monde. Plusieurs ont été déclarées « systémiques » par les autorités monétaires internationales, c’est-à-dire susceptibles, en cas de faillite, d’entraîner la totalité du système financier planétaire. En clair, les pertes liées à un défaut de l’État espagnol feraient exploser l’Europe, et en suivant, le reste du monde.

    Donc, il n’y aura pas le choix : il faudra renflouer, et la facture sera très lourde pour les rares cautions de la zone. Le singulier suffirait en l’espèce : la seule garantie digne de ce nom se nomme l’Allemagne, dont la capacité de résistance se trouverait alors mise à rude épreuve. Dès lors, le colmatage impératif deviendrait le seul sujet de conversation des chefs d’État d’Occident, reléguant aux calendes « grecques » d’hypothétiques plans d’investissement ou de relance.

    D’autant que le cas espagnol illustre à quel point le mal est ancien, profond et récurrent. Le déséquilibre de l’économie ibérique date de près de vingt ans, quand il devenait nécessaire de trouver un relais aux premières décennies de démocratie, de transferts européens et de comblements des retards en tous genres. Au lieu d’une croissance certes lente, mais solide et structurelle, on préféra une fuite en avant, fondée sur le développement immobilier, des réseaux de transports surdimensionnés, des équipements publics aberrants. À titre d’exemple ou de symbole, on peut citer l’un des plus beaux aéroports d’Europe, à Ciudad Real, près de Madrid, censé absorber le trafic low-cost. L’aéroport est neuf, superbe… et vide. Une structure fantôme, inutile, dramatique.

    Le résultat de ces politiques à courte vue ? Un système bancaire espagnol chargé d’actifs surévalués, donc de pertes potentielles, une spécialisation à outrance de la main-d’œuvre locale, mise au chômage en même temps que s’arrêtaient les innombrables chantiers de la Péninsule. Le travail n’est pas près de revenir, à moins, bien sûr, que des apprentis sorciers ne décident de relancer pour quelques mois encore la folie furieuse, pour finir en krach plus dramatique encore.

    La seule solution passera par une restructuration de la société espagnole, de fond en comble, supposant notamment un effort titanesque de formation, que le pays ne pourra assumer sans aide extérieure ; et avec peut-être aussi un début de tutelle : il fut révélateur de constater que les milliards d’euros libérés par la Banque centrale européenne furent utilisés par les banques espagnoles ces dernières semaines à… racheter à bas prix leurs propres dettes pourries.

    La tentation du pire anime une population désespérée, et l’Europe se doit de constater que son bien commun le plus précieux, la démocratie, pourrait se trouver en danger, ne serait-ce qu’en raison des scandales de corruption dans les « comunidades », les entités régionales, toutes en quasi-faillite. Il est terrible d’ajouter à ce sombre tableau la brusque déconsidération de l’un des derniers ciments du pays, la famille royale, dont l’image est écornée par plusieurs scandales, touchant même la personnalité du roi.

    Pour les pays de l’Union approche le moment de vérité, où les choix du long terme devront prendre le pas sur ceux du court terme.

    Philippe Dessertine, économiste.

    http://www.sudouest.fr/2012/05/05/le-glas-sonne-pour-l-espagne-706439-4668.php

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    • Opps' dit :

      Le glas pour les espagnols ?
      Sûr que ça va chauffer , mais il ne connait pas la mentalité et la résistance des espagnols ce gars là !

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  30. ducon dit :

    arretez de nous citer de ces zéConomistes savants qui n’ont rien vu venir
    marre des pyromanes qui crient au feu !

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  31. BA dit :

    En Grèce, le chaos politique ravive le spectre de la faillite.

    La Bourse d’Athènes a dégringolé de 7,6% lundi 7 mai, au lendemain d’élections législatives qui ont lourdement sanctionné les deux partis pro-austérité et envoyé pour la première fois des néonazis au Parlement.

    Que se passera-t-il si la Grèce rejette l’austérité ?

    Si aucun accord de gouvernement n’intervient au terme du processus de négociations, de nouvelles élections pourraient être convoquées dès le mois prochain. Un agenda politique qui est difficilement compatible avec l’agenda de consolidation budgétaire fixé par l’UE et le FMI. D’ici à juin, le nouvel exécutif est en effet censé de nouvelles coupes budgétaires, d’un montant d’environ 11,5 milliards d’euros. Une baisse des salaires des fonctionnaires et des retraites est à prévoir. 150 000 postes de fonctionnaires doivent être supprimés d’ici 5 ans. Or si de nouvelles élections ont lieu, les partis extrémistes pourraient encore monter en puissance, estime Elena Panaritis. Et empêcher le vote de nouvelles mesures d’austérité. L’Europe et le FMI pourraient dès lors refuser de verser à la Grèce les prêts qui lui sont nécessaires pour continuer à rembourser sa dette et à payer ses fonctionnaires. En juin, le pays est censé recevoir une tranche d’environ 30 milliards d’euros de nouveaux prêts. S’il ne les reçoit pas, il fera défaut sur sa dette et sera en faillite. Une sortie de la zone euro pourrait s’en suivre.

    « C’est le scénario du pire qui risque de se réaliser, tant pour la Grèce que pour la zone euro, explique Patrice Gautry, chef économiste d’Union Bancaire Privée. La Grèce, qui ne peut plus se financer sur les marchés, verrait son déficit commercial se creuser en cas de sortie de la zone euro, son inflation augmenter et le pouvoir d’achat de ses citoyens se dégrader. Quant à l’argent prêté depuis deux ans par le FMI et l’Europe [environ 400 milliards d’euros], il serait définitivement perdu en cas de faillite grecque. Sans compter que cela créerait un précédent en zone euro et que les autres pays fragiles – Portugal, Espagne, Irlande, Italie et voire même la France – seraient alors attaqués par les marchés. Ce serait la fin de la zone euro. »

    http://lexpansion.lexpress.fr/economie/en-grece-le-chaos-politique-ravive-le-spectre-de-la-faillite_293623.html

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  32. BA dit :

    Mardi 8 mai 2012 :

    Marchés européens : plombés par l’instabilité politique en Grèce.

    Les Bourses européennes ont fini en nette baisse mardi, les investisseurs s’inquiétant de la situation en zone euro face au blocage politique en Grèce, après la victoire aux législatives des opposants à l’austérité.

    Deux jours après les élections, la Grèce semble ne pas être en mesure de forger une coalition gouvernementale qui puisse garantir l’application du plan d’austérité, nécessaire à la poursuite de l’aide financière internationale.

    « Le risque est celui d’un défaut de la Grèce sur l’une de ses prochaines échéances, avec un degré de probabilité élevé, mais aussi le début des démarches nécessaires pour organiser la sortie de la Grèce de la zone euro », préviennent les stratégistes du Crédit Mutuel-CIC.

    Le président de l’agence de notation Fitch a évoqué ouvertement « une sortie de la Grèce de la zone euro, qui ne signifierait pas la fin de la devise européenne » selon lui, dans une interview au Spiegel Online.

    La Bourse de Paris a plongé de 2,78%, le CAC 40 terminant à 3124,80 points dans un volume d’échanges assez faible, mardi étant un jour férié en France.

    L’indice vedette de la Bourse de Milan, le FTSE Mib, a perdu 2,37%, à 13 937 points.

    L’indice Dax de la Bourse de Francfort a perdu 1,90% à 6444,74 points.

    A la Bourse de Londres, le FTSE-100 a reculé de 1,78% à 5554,55 points.

    La Bourse d’Athènes a lâché 3,62%, clôturant à 620,54 points, au plus bas en 20 ans, tandis que l’indice des valeurs bancaires poursuivait sa dégringolade à – 9,56%.

    (Dépêche AFP)

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  33. BA dit :

    Lundi 7 mai 2012 :

    Nicolas Doze parle de la sortie de la Grèce de la zone euro, de l’éclatement de la zone euro, et du retour aux monnaies nationales.

    Concernant la France et le retour au franc, Nicolas Doze déclare :

    « Le seul moyen pour redonner de l’espoir, une dynamique et une chance aux jeunes de France, c’est de les libérer de la dette. Car, compte tenu du stock de dette que nous avons, il n’y a qu’un seul moyen pour libérer notre pays de la dette, c’est de reprendre la main sur notre politique monétaire, de dévaluer la monnaie, ce qui sera suivi d’une forte inflation. Il n’y a pas d’autre solution. »

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    • Opps' dit :

      Ca c’est le bon sens
      Mais il y a une autre solution (une fois que la Grèce nous aura quitté -ce qui est certain à présent -ce que seuls qq économistes de droite iconoclastes avaient prévu-) …

      … c’est intégrer plus encore l’Europe et nous enfoncer dans l’Euro ! … et avec François on y va franco (Et dire qu’il n’y aura plus que Merkel pour résister à ce kauchemar!)

      On mourra donc soit étouffé par le remède d’une dette sans fin , soit étouffé par un euro en pleine santé !

      Bravo les euro/philes/crates !

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  34. BA dit :

    Mercredi 9 mai 2012 :

    La zone euro est en train de se disloquer sous nos yeux.

    La zone euro est en train de se disloquer en deux groupes :

    1- Premier groupe : en ce moment, les taux d’intérêt des Etats européens du nord baissent, baissent encore, baissent toujours.

    2- Second groupe : en ce moment, les taux d’intérêt des Etats européens périphériques montent, montent encore, montent toujours.

    En clair : ça diverge. Et ça diverge de plus en plus.

    La zone euro va éclater.

    http://www.romandie.com/news/n/_Crise_grecque_la_dette_allemande_recherchee_le_taux_de_l_Espagne_a_6_RP_090520121132-25-175781.asp

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  35. BA dit :

    Mercredi 9 mai 2012 :

    Merkel appelle chacun à s’en tenir au pacte budgétaire décidé.

    « Tous les pays ayant signé le pacte budgétaire doivent respecter cet accord », a déclaré mercredi la chancelière Angela Merkel, lors d’une conférence de presse à Berlin.

    « Chacun doit s’en tenir à ce que nous avons décidé. Vingt-cinq pays ont signé le pacte budgétaire », a déclaré Mme Merkel, qui a félicité la Grèce, le Portugal et la Slovénie pour avoir déjà ratifié ce traité de discipline budgétaire.

    http://www.romandie.com/news/n/_ALERTE___Merkel_appelle_chacun_a_s_en_tenir_au_pacte_budgetaire_decide75090520121403.asp

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  36. BA dit :

    Vendredi 4 mai 2012 :

    Le fonds souverain norvégien s’est débarrassé au cours du premier trimestre 2012 de la majorité des obligations souveraines dépréciées qu’il détenait au sein de la zone euro.

    Le fonds a vendu ses obligations souveraines portugaises et irlandaises, et a également réduit ses investissements dans les dettes de plusieurs pays, dont l’Italie et l’Espagne, a précisé son directeur général Yngve Slyngstad.

    http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2012/05/04/97002-20120504FILWWW00583-la-norvege-se-mefie-de-la-zone-euro.php

    Jeudi 10 mai 2012 :

    China Investment Corporation ne veut plus de dette de la zone euro.

    « Nos équipes cherchent toujours des opportunités d’investissement en Europe, mais nous ne voulons plus acheter d’emprunts d’Etat »… La remarque serait anodine si elle provenait d’un investisseur lambda. Le problème est qu’elle a été formulée par le président de l’un des principaux fonds souverains chinois, China Investment Corporation (CIC). Créé en 2007, celui-ci gère la bagatelle de 440 milliards de dollars, ce qui le positionne comme le cinquième plus gros fonds souverain au monde selon le Sovereign Wealth Fund Institute.

    S’agit-il d’une volte-face des autorités chinoises ? En février, le gouverneur de la banque centrale, Zhou Xiaochuan, indiquait que l’institution était prête à investir dans les fonds de sauvetage européens et qu’elle continuerait à acheter de la dette souveraine de la zone euro. Pas forcément. En effet, CIC n’est pas le seul fonds souverain chinois et, contrairement au fonds SAFE (State Administration of Foreign Exchange), sa priorité n’est pas d’investir sur le marché obligataire. Fin 2010, les obligations représentaient seulement 27 % de son portefeuille.

    Nombreux sont les investisseurs qui, à l’instar de CIC, se tiennent à l’écart de la dette des pays de la zone euro, depuis que la tension est montée d’un cran, suite aux élections législatives en Grèce, qui ont composé une chambre à la fois sans majorité et dominée par les opposants aux plans de rigueur dictés par l’Europe.

    Selon un sondage effectué par Bloomberg auprès de quelque 1.500 investisseurs, analystes et traders, 57 % des opérateurs de marché estiment qu’au moins un pays aura abandonné l’euro d’ici à la fin de l’année. 80 % d’entre eux s’attendent à une détérioration de la situation sur le marché obligataire.

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  37. BA dit :

    Vendredi 11 mai 2012 :

    La zone euro peut supporter une sortie de la Grèce, estime Schäuble.

    « La zone euro peut supporter une sortie de la Grèce », a estimé le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, dans un entretien au quotidien régional allemand Rheinische Post, paru vendredi.

    A la question « La zone euro peut-elle supporter une sortie de la Grèce », M. Schäuble répond : « Nous voulons que la Grèce reste dans la zone euro. Mais elle doit aussi le vouloir et remplir ses devoirs. Nous ne pouvons forcer personne. L’Europe ne coule pas aussi facilement. »

    http://www.romandie.com/news/n/_ALERTE___La_zone_euro_peut_supporter_une_sortie_de_la_Grece_estime_Schauble93110520120816.asp

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  38. brunoarf dit :

    Samedi 12 mai :

    Grèce : un nouveau sondage confirme la première place du parti d’extrême-gauche Syriza : 27 % des intentions de vote.

    Ce signal a accru l’exaspération qui monte en Europe face à l’instabilité grecque et aux tergiversations du pays à tenir ses engagements : « la zone euro peut supporter une sortie de la Grèce », a ainsi estimé le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, dans un entretien au quotidien régional allemand Rheinische Post, paru vendredi.

    Le ministre allemand des Affaires Etrangères, Guido Westerwelle a pour sa part souligné devant le parlement allemand vendredi matin que le versement de nouvelles aides à la Grèce restait conditionné au respect par Athènes de ses obligations et des réformes convenues.

    Dans ce contexte, un sondage de l’institut Marc, réalisé sur un échantillon supérieur à 1.000 personnes et paru vendredi dans le quotidien Ethnos montre qu’une large majorité de Grecs (62,7%) souhaite voir la formation d’un gouvernement de coalition, dont 53% avec la participation du Syriza.

    Seuls 32 % se déclarent en faveur de nouvelles élections, inévitables si les responsables politiques grecs n’arrivent pas à s’entendre.

    Mais en cas de nouveau scrutin, l’enquête d’opinion fait apparaître un résultat marquant : l’arrivée en tête du Syriza avec 27% des intentions de vote, suivi par la Nouvelle Démocratie à 20%, le Pasok, toujours troisième à 12,6% puis les Grecs indépendants (droite anti-mémorandum) à 10%.

    Une telle montée en puissance du Syriza changerait complètement la donne car le parti d’Alexis Tsipras, qui dispose actuellement de 52 sièges, bénéficierait alors de la prime de 50 sièges accordée au parti vainqueur, le mettant en position de force pour nouer des alliances.

    Les communistes du KKE et le groupe néonazi, Chryssi Avghi (Aube dorée), qui sont les deux autres partis entrés au parlement depuis dimanche, reculeraient eux légèrement, respectivement à 7% et 5,7%.

    http://www.romandie.com/news/n/_La_Grece_reprend_des_tractations_cruciales_pour_se_trouver_un_executif52110520121030.asp

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  39. brunoarf dit :

    Lundi 14 mai 2012 :

    Grèce : pas de gouvernement d’union possible, dit le chef de la gauche modérée.

    « Il ne sera pas possible de former un gouvernement d’union nationale en Grèce », a déclaré lundi matin Fotis Kouvelis le leader du petit parti Gauche démocratique (pro-européen) Dimar, dont la position est jugée cruciale pour permettre au pays d’éviter de nouvelles législatives qui font craindre une faillite et une sortie de l’euro.

    « Aucun gouvernement d’union ne pourra émerger », a déclaré Fotis Kouvelis à la télévision Antenna, relevant le refus du parti de gauche radicale anti-austérité Syriza de rejoindre une coalition. Des discussions sur la formation d’un éventuel gouvernement doivent reprendre lundi autour du président grec.

    http://www.romandie.com/news/n/_ALERTE___Grece_Pas_de_gouvernement_d_union_possible_dit_le_chef_de_la_gauche_moderee69140520120808.asp

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  40. brunoarf dit :

    Lundi 14 mai 2012 :

    Italie : la Bourse de Milan chute de 2,74 %.

    Coup de massue de Moody’s sur les banques en Italie.

    L’agence de notation Moody’s a infligé lundi un coup de massue aux banques italiennes, en abaissant la note de 26 d’entre elles, dont les deux plus grandes du pays, UniCredit et Intesa Sanpaolo.

    Elle a invoqué la détérioration de la conjoncture dans l’économie de la péninsule, dans son secteur financier, et un « accès restreint aux financements de marché ».

    Pour toutes les banques concernées, la perspective est « négative » ce qui signifie que Moody’s envisage d’abaisser encore ces notes, si les problèmes de financement s’aggravent, en cas de « récession prolongée » ou encore en cas d’abaissement de la note de l’Etat italien (actuellement à « A2 »).

    « Les notes des banques italiennes font maintenant partie des plus basses chez les pays européens avancés, reflétant la vulnérabilité de ces banques à un contexte économique défavorable en Italie et en Europe », a expliqué Moody’s dans un communiqué.

    « Nous reconnaissons, toutefois, que les banques italiennes évoluent dans un contexte moins tendu que, par exemple, les banques portugaises », a ajouté l’agence.

    http://www.boursorama.com/actualites/coup-de-massue-de-moody-s-sur-les-banques-en-italie-85c69be87e9699f23d8d768d740a8de5

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  41. brunoarf dit :

    En Grèce, le bank run s’accélère.

    Mardi 15 mai 2012 :

    Grèce : 700 millions d’euros retirés des banques grecques lundi.

    Les retraits d’argent dans les banques grecques ont atteint 700 millions d’euros lundi, a indiqué le président de la République Carolos Papoulias aux chefs des partis politiques grecs qu’il a reçu, selon les actes publiés mardi sur le site de la présidence.

    « Lors d’un entretien téléphonique avec le gouverneur de la Banque de Grèce, Georges Provopoulos, ce dernier m’a informé que la situation des banques était très difficile et que le système bancaire était actuellement très faible. Les retraits ont atteint la somme de 700 millions d’euros jusqu’à 16H00 lundi » a déclaré Carolos Papoulias, estimant par ailleurs que la situation serait pire au cours des deux prochains jours.

    « M. Provopoulos a dit qu’il n’y avait pas de panique, mais qu’il y avait une grande inquiétude qui pourrait se transformer en panique », a ajouté M. Papoulias.

    L’inquiétude est provoquée par l’incertitude politique qui a suivi le scrutin législatif du 6 mai, au cours duquel aucun parti n’a reçu de majorité, plongeant le pays dans une paralysie politique.

    Le chef de l’Etat a présidé lundi et mardi des réunions des chefs de partis, tentant en vain de former un gouvernement de coalition. Finalement, le pays doit avoir recours à de nouvelles élections en juin.

    En février, l’ancien ministre des Finances, Evangélos Vénizélos, avait chiffré à quelque 16 milliards d’euros les sommes déposées à l’étranger depuis 2009, début de la crise de la dette, dont 32% dans des banques au Royaume-Uni, et 10% dans des banques en Suisse.

    http://www.romandie.com/news/n/_Grece_700_millions_d_euros_retires_des_banques_grecques_lundi_96150520122138.asp

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  42. brunoarf dit :

    Les anglophones ont inventé un nouveau mot : la Grexit.

    La Grexit est un mot qui signifie : « sortie de la Grèce de la zone euro », en anglais « Greek Exit ».

    La Grexit est un mot qui va revenir souvent dans les conversations de l’année 2012.

    Grexit and Bank Run Prospects Continue to Weigh on the Euro.

    Under the spotlight again, Greece is now at the brink of an exit from the European Monetary Union (EMU). Breakdown in coalition talk further puts pressure on the euro. German Finance Minister Wolfgang Schaeuble is calling the vote a « referendum on whether the country stays in the euro » as noted in Bloomberg.com. If the re-election puts an anti-bailout parilament leader in charge ie. Evangelos Venizelos of the socialist Pasok party, we can expect direction of a Greek Exit (Grexit).

    Greek bank run fears are surfacing as well. According to President Karolos Papoulias’s website, « Anxious Greeks have withdrawn as much as 700 million euros ($893 million) from the nation’s banks since the inconclusive May 6 election ». Just the prospect of a Grexit can cause a run on the banks because the exit would shut out funding except from the ELA as noted on ZeroHedge.

    The hope of many EU bankers and political leaders is that Greece reforms and stays in the EMU. It will be painful, and unpopular, but necessary for the existential safety of the Eurozone. However, at the markets are losing hope, and this can be seen in the currency markets as the Euro slides across the board.

    http://www.ibtimes.com/articles/341400/20120515/grexit-bank-run-prospects-continue-weigh-euro.htm

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  43. brunoarf dit :

    Mercredi 16 mai 2012 :

    Game Over.

    Voilà que la sortie grecque – ou plutôt son éviction ! – devient quasi chose faite. Citibank l’évalue à 75%, tandis que les bookmakers anglais ne prennent plus aucun pari tant l’affaire semble « pliée »…

    Les Grecs sont d’une part complètement saturés d’austérité sachant que, par ailleurs, les Allemands (en tout cas Madame Merkel, son ministre Schauble et leurs suivants) ne donneront plus leurs sous sans davantage de régime minceur grec. Certes, de nouvelles élections grecques sont agendées au 17 Juin prochain, mais pourquoi les résultats seraient-ils foncièrement différents des précédentes ? De fait, ils le peuvent, mais dans le sens inverse que celui attendu car celles et ceux ayant protesté par leurs suffrages contre la rigueur se mobiliseront – et mobiliseront – indubitablement davantage. Attendons-nous, en d’autres termes, à l’affaiblissement supplémentaire des partis de gouvernement grecs et à une installation des extrêmes, donc des partis contestant l’austérité imposée par Bruxelles et par le F.M.I..

    Dans un tel contexte, les officiels allemands – qui se sont préparés depuis déjà plusieurs mois à l’éventualité d’une sortie grecque – familiarisent et rassurent désormais leur opinion publique en déclarant haut et fort que l’Allemagne et que l’Union Européenne s’en accommoderont sans problèmes majeurs. La presse allemande s’en fait également l’écho, voire l’espère, tant elle est exaspérée par l’insupportable fourmi grecque. Le très ironique titre du Spiegel – « Acropolis Adieu » – paru il y a quelques jours ne signifie rien d’autre…

    Les marchés tangueront, certes, mais les Allemands semblent sûrs de leur coup et sous-entendent avoir concocté un « plan Grèce » qui n’éclabousserait pas trop l’Euro. Pourtant, absolument personne – les Allemands pas plus que les autres – n’est en mesure de prévoir les ravages de la contamination d’une sortie grecque. Mais l’Allemagne se rend-elle seulement compte qu’elle joue avec le feu ?

    Elle peut ériger des protections autour de ses banques. Elle peut même augmenter le Fonds de Stabilité et se coordonner avec le F.M.I. afin que les marchés financiers ne soient pas trop sonnés. Elle peut également sommer et sermonner les Grecs. Une sortie grecque de l’Union Européenne en ce printemps ou été 2012 ne sera toutefois que le prélude à un tourbillon qui frappera d’abord le Portugal et juste après l’Espagne. A moins que cet ordre ne soit inversé, sachant que l’Italie se retrouvera à un moment donné à son tour sur un siège éjectable.

    Quelles sont les conséquences de la cassure d’une union monétaire ? Les experts allemands peuvent-ils seulement le savoir ? Intuitivement, il est possible d’anticiper une fuite cataclysmique des capitaux hors des pays à risques, et une ruée pour se désister des billets de banque espagnols et italiens. La panique est capable de bouleverser et de rendre caducs en un rien de temps l’intégralité des simulations allemandes – et elle le fera !

    Quant à la Grèce, ce qui reste de son économie et de sa société civile s’effondreront : plus de services publics, plus de soins médicaux, plus de police, plus de justice, une masse d’exilés déferlera sur le reste des pays européens qui finiront pas leur fermer leurs frontières… Nul ne peut prédire les effets dramatiques – économiques, financiers mais également politiques voire sécuritaires – d’une sortie de la Grèce. Les responsables politiques sont certes connus pour leur vision court-termiste mais il est (encore) temps pour la classe politique européenne de réagir et de raisonner le gouvernement allemand actuel. Il ne faut pas attendre les résultats des élections en Grèce car il sera alors trop tard.

    Michel Santi, économiste, analyste financier.

    http://www.gestionsuisse.com/

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  44. brunoarf dit :

    Mercredi 16 mai 2012 :

    La Banque centrale européenne (BCE) a confirmé mercredi avoir cessé de fournir des liquidités à certaines banques grecques en raison de leur sous-capitalisation, confirmant ainsi une information diffusée par Reuters dans la journée.

    « En attendant la recapitalisation des banques grecques qui sont gravement sous-capitalisées en raison de la récente opération PSI (échange de dette ndlr), certaines banques grecques ont été transférées à l’Assistance d’urgence à la liquidité », a déclaré un responsable de la BCE, confirmant des informations publiées par Reuters plus tôt dans la journée.

    « Une fois le processus de recapitalisation finalisé – et nous espérons qu’il le sera bientôt – les banques grecques auront à nouveau accès aux opérations habituelles de refinancement de l’Eurosystème », explique-t-on.

    La nouvelle a entraîné l’euro à la baisse face au dollar, dans un climat de craintes croissantes sur les marchés que la Grèce ne sorte de la zone euro.

    Ce dernier développement souligne l’état de faiblesse du système bancaire en Grèce où les ménages procèdent à des retraits massifs sur leurs comptes en banque.

    La BCE ne fait d’opérations de refinancement qu’avec les banques solvables. Toutefois, les banques qui ne respectent pas les règles de la BCE mais sont jugées solvables par la banque centrale du pays concerné peuvent s’adresser à leur banque nationale pour la fourniture de liquidités d’urgence (FLU).

    Le nombre de banques concernées n’est pas connu, mais cette décision souligne le nombre croissant de banques grecques qui dépendent de prêts d’urgence de la Banque de Grèce.

    Selon une source proche du dossier, quatre banques grecques vont si mal qu’elles fonctionnent avec des fonds propres négatifs.

    Une autre source de la Banque Centrale Européenne a indiqué que les banques grecques ont été exclues des opérations de prêts de la BCE en faveur des opérations d’urgence (FLU), car vue l’impasse électorale dans laquelle se trouve le pays, les chances d’une recapitalisation de ces banques s’évaporent.

    (Dépêche Reuters)

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  45. brunoarf dit :

    Jeudi 17 mai 2012 :

    Grèce : vent de panique sur le secteur bancaire.

    Combien d’argent les Grecs ont-ils prélevé sur leurs comptes bancaires depuis lundi, jour où il est apparu évident que les responsables politiques seraient incapables de former un gouvernement d’unité nationale ? Les chiffres varient, mais il est probable que ce montant s’élève à quelque 1,2 milliard d’euros rien que pour les deux premiers jours de cette semaine. Des retraits en cascade qui s’ajoutent à ceux opérés depuis l’éclatement de la crise et qui font que plusieurs banques grecques sont désormais à court de liquidités.

    Depuis le printemps 2010, les Grecs ont retiré entre 2 et 3 milliards d’euros par mois en moyenne avec un pic en janvier de 5 milliards d’euros. On calcule que les dépôts bancaires ont fondu de 30 % sur l’ensemble de la période (environ 70 milliards d’euros). Sans compter les exportations illégales de capitaux générées par l’économie souterraine (environ 65 milliards d’euros), soit plus que les économies réalisées dans le cadre des deux mémorandums.

    La panique des épargnants s’est accrue lorsqu’on a appris par les derniers sondages que les deux grands partis pro-mémorandum, la Nouvelle Démocratie, conservatrice, et le Pasok, social-démocrate, cèdent encore du terrain au profit notamment de l’extrême gauche de la Coalition de la gauche radicale (Syriza), farouchement opposée au plan.

    Si ces deux grands partis ne parviennent pas à remonter la pente d’ici aux prochaines élections anticipées du 17 juin, la Grèce ne sera pas en mesure de constituer un exécutif qui appliquera les conditions imposées par les Européens et le FMI en échange d’un second programme de financements. La Grèce ferait alors défaut et sortirait de la zone euro. Une éventualité que le Premier ministre sortant, Lucas Papadémos, a qualifié de « désastreuse » pour le pays dans une lettre ouverte adressée hier à ses concitoyens. L’ancien banquier central cède son poste au Premier ministre intérimaire, Panagiotis Pikrammenos, le président du Conseil d’Etat chargé d’organiser les nouvelles élections.

    Alors que l’agence de notation Fitch a abaissé jeudi soir la note de long terme de la dette grecque en devises et en euros à « CCC » contre « B- » jusque là, les bailleurs de fonds internationaux prennent déjà les premières mesures de précaution en vue d’un hypothétique abandon de la monnaie unique par ce pays. Mercredi, la BCE a confirmé qu’elle cessait de fournir des liquidités à des banques grecques sous-capitalisées.

    Selon Crédit Agricole CIB, en janvier, le système des banques centrales de la zone euro était exposé à hauteur de 57 milliards d’euros vis-à-vis des banques grecques dans le cadre de son programme spécial d’assistance aux instituts de crédit. Une coquette somme à laquelle il faut ajouter 107 milliards d’euros dans le cadre des opérations normales de prêt.

    Frappés par les retraits massifs d’économies, les établissements bancaires grecs attendent avec impatience d’être renfloués par les créanciers internationaux dans le cadre du second programme de financements. Ce plan, suspendu jusqu’au vote, prévoit le versement de 48 milliards d’euros aux banques grecques, dont 25 milliards sont d’ores et déjà mis à la disposition de la banque centrale du pays, qui attend le feu vert définitif pour les transférer aux destinataires finaux. Un coup de plus pour une économie qui agonise et qui a plus que jamais un urgent besoin de crédits.

    http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/0202068275590-grece-vent-de-panique-sur-le-secteur-bancaire-324454.php

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  46. brunoarf dit :

    Vendredi 18 mai 2012 :

    L’Espagne revoit à la hausse son déficit public 2011 à 8,9% du PIB.

    Le gouvernement espagnol a annoncé vendredi qu’il révisait à la hausse son déficit public 2011 à 8,9% du Produit intérieur brut, contre 8,51% prévus jusqu’à présent, en raison du dérapage budgétaire de certaines régions espagnoles.

    Le ministère des Finances estime que les dernières données fournies par les Communes autonomes (régions) ont eu un impact de 0,4 point dans les comptes publics ce qui porte le déficit à 8,9% du PIB, indique un communiqué.

    http://www.romandie.com/news/n/_ALERTE___L_Espagne_revoit_a_la_hausse_son_deficit_public_2011_a_89_du_PIB_42180520122316.asp

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  47. brunoarf dit :

    Vendredi 18 mai 2012 :

    Vent de panique et fuite des capitaux en Grèce et en Espagne.

    Le scénario du pire pour la zone euro serait en train de devenir réalité : le bank run, la panique bancaire, touche désormais de plein fouet la Grèce et semble s’étendre à l’Espagne.

    Les Grecs auraient retiré entre 2,5 et 3 milliards d’euros de leurs comptes en banque depuis les élections du 6 mai, avec un pic à 800 millions d’euros pour la seule journée du lundi 14 mai. Depuis 2009, ce sont en moyenne 2,5 milliards d’euros qui ont quitté le pays chaque mois.

    Pragmatiques, les investisseurs se préparent eux aussi à une sortie de la Grèce de la zone euro. Les grands acteurs financiers de la City, comme Barclays ou HSBC, ont déjà adapté leurs systèmes informatiques à un retour de la drachme.

    En Espagne, la principale inquiétude porte sur la fragilité du système bancaire. L’agence américaine de notation financière Moody’s a dégradé, jeudi 17 mai, la note de seize banques. Certains établissements sont désormais rangés dans la catégorie des obligations pourries. Au-delà, c’est toute la péninsule qui fait face à la défiance des investisseurs. Les taux d’emprunt de la dette souveraine ont dépassé 6 %. Un niveau insoutenable pour l’Espagne.

    http://www.lemonde.fr/a-la-une/article/2012/05/18/vent-de-panique-et-fuite-des-capitaux-en-grece-et-en-espagne_1703794_3208.html

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  48. brunoarf dit :

    Lundi 21 mai 2012 :

    Espagne : l’Union Européenne demande de la « clarté » dans les comptes publics.

    La Commission européenne a souligné lundi la nécessité pour les autorités espagnoles de faire preuve de « clarté » dans les comptes publics, après l’annonce d’un déficit 2011 revu à la hausse, et a annoncé la visite cette semaine en Espagne d’experts de son institut de statistiques Eurostat.

    Le Commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn, « a toujours souligné l’importance d’avoir de la clarté par rapport aux comptes publics des régions pour pouvoir faire une évaluation précise de la situation budgétaire de l’Espagne », a déclaré lors d’un point de presse à Bruxelles son porte-parole, Amadeu Altafaj.

    Il réagissait à l’annonce vendredi par le gouvernement espagnol d’une révision du déficit public 2011, à 8,9% du Produit intérieur brut, contre 8,51% annoncés jusqu’ici, en raison du dérapage budgétaire de certaines régions.

    http://www.romandie.com/news/n/Espagne_l_UE_demande_de_la_clarte_dans_les_comptes_publics75210520121930.asp

    Vous avez aimé les comptes publics de la Grèce ?

    Vous adorerez les comptes publics de l’Espagne.

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  49. brunoarf dit :

    Mardi 22 mai 2012 :

    Italie : l’Istat plus pessimiste que le gouvernement sur le PIB en 2012 : – 1,5 %.

    L’institut italien de statistiques Istat a annoncé mardi tabler sur une contraction du produit intérieur brut (PIB) de 1,5% cette année en Italie, dont l’économie a été plombée par l’austérité, alors que le gouvernement de Mario Monti mise sur un recul de 1,2%.

    Selon l’Istat, ce recul marqué du PIB sera dû à une « contraction de la demande intérieure » de l’ordre de 3,3%, qui ne sera « pas pleinement compensée » par les exportations qui devraient progresser de 1,2%, et aux « effets des plans d’assainissement budgétaire ».

    Bruxelles, l’OCDE et le FMI sont également plus pessimistes que le gouvernement Monti et prévoient respectivement une contraction de 1,4%, de 1,7% et de 1,9% du PIB italien cette année.

    L’Italie, entrée officiellement en récession fin 2011 avec deux trimestres consécutifs de repli du PIB, s’y est enfoncée au premier trimestre 2012, avec une nouvelle contraction de son activité économique de 0,8%, sous le poids des plans d’austérité adoptés à la chaîne depuis 2010 pour rassurer les marchés.

    http://www.romandie.com/news/n/CORRItalie_l_Istat_plus_pessimiste_que_le_gouvernement_sur_le_PIB_en_201220220520121315.asp

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  50. brunoarf dit :

    L’euro baisse : le marché se prépare à une sortie de la Grèce de l’euro.

    L’euro baissait face au dollar mardi, plombé par des commentaires de l’ancien Premier ministre grec selon lequel le risque d’une sortie de la Grèce de la zone euro est réel, alors que les cambistes attendaient nerveusement une rencontre des dirigeants européens mercredi.

    En fin d’échanges new-yorkais, dans un marché faible en volume, les déclarations de l’ancien Premier ministre grec Lucas Papademos déclarant que « le risque que la Grèce quitte l’euro était réel », selon l’agence Dow Jones Newswire, a fait plonger la monnaie unique face au dollar, considéré comme une valeur refuge.

    « On a vu une chute prononcée de l’euro en fin d’après-midi, avec les déclarations assez délétères de M. Papademos », a noté Sébastien Galy, de la Société Générale. Ces propos ont eu selon lui un effet « psychologique » déclencheur sur les cambistes, qui bien qu’ils anticipaient déjà une sortie de la Grèce de l’euro, se préparent désormais plus sérieusement à cette éventualité.

    « Mais cela reste un mouvement de recul modeste en ligne avec l’évolution anticipée de l’euro à la baisse » à court terme par rapport au dollar. « Tout le monde est positionné pour une baisse de l’euro face au dollar », a continué le cambiste.

    De nombreux observateurs craignaient en outre mardi que la crise frappant la Grèce se propage vers d’autres pays membres de la zone euro, particulièrement l’Espagne dont le secteur bancaire était fragilisé par ses actifs immobiliers risqués.

    Preuve de la défiance des investisseurs, si l’Espagne a pu emprunter mardi 2,526 milliards d’euros en bons à 3 et 6 mois, elle a dû une nouvelle fois concéder des taux d’intérêt en hausse.

    De plus, les cambistes restaient sur la défensive à la veille d’une réunion informelle des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne (UE) pour discuter de la relance de l’économie, ont noté les analystes de Commerzbank.

    Cependant, « il y a peu de marge pour voir une avancée majeure cette semaine car les responsables de la zone euro continuent de n’agir que dans leur intérêt propre », a tempéré David Song, analyste chez DailyFX.

    http://www.romandie.com/news/n/DEVISESL_euro_baisse_le_marche_prre_ne_sortie_de_la_Gr_de_l_euro_RP_230520120914-22-183150.asp?

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  51. brunoarf dit :

    L’Eurogroupe est la réunion mensuelle (et informelle) des ministres des Finances des États membres de la zone euro, en vue d’y coordonner leur politique économique.

    Mercredi 23 mai 2012 :

    L’Eurogroupe appelé à étudier un abandon de l’euro en Grèce.

    Le comité de préparation de l’Eurogroupe a demandé aux gouvernements de la zone euro de préparer chacun de leur côté un plan d’urgence dans l’éventualité d’un abandon de la monnaie unique par la Grèce, a-t-on appris mercredi de deux responsables européens.

    Cette initiative a été approuvée lundi au cours d’une téléconférence du groupe de travail chargé de préparer les réunions mensuelles des ministres des Finances de la zone euro. Les membres du groupe de travail constituent aussi le conseil d’administration du FESF, le Fonds européen de stabilité financière.

    Outre la confirmation de deux responsables européens, Reuters a pu consulter une note de travail rédigée par un Etat membre qui détaille notamment le coût potentiel, pour chaque pays de la zone euro, d’une sortie de la Grèce du bloc.

    Ce document estime que si un tel scénario devait se produire, un « divorce à l’amiable » devrait être recherché, et qu’un soutien de l’Union européenne et du Fonds monétaire international (FMI) pourrait accompagner Athènes dans sa sortie de la monnaie unique.

    « Pour l’heure, rien n’a encore été préparé au niveau de la zone euro, de crainte que cela s’ébruite », a précisé l’un des responsables.

    Un deuxième responsable a confirmé l’existence de l’accord conclu lundi.

    Les Bourses européennes sont en net repli à mi-séance, alors qu’une sortie grecque de la monnaie unique n’est plus considéré comme un tabou et que les investisseurs redoutent qu’aucune solution concrète pour stimuler la croissance n’émerge du sommet européen informel prévu dans la soirée.

    http://fr.reuters.com/article/businessNews/idFRPAE84M06820120523

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  52. BA dit :

    Jeudi 24 mai 2012 :

    Les Européens chiffrent le coût d’une sortie de la Grèce.

    Le tabou est tombé. A la Banque centrale européenne, comme dans les capitales de la zone euro, des groupes de travail ont été mis sur pied pour évaluer les conséquences d’une sortie de la Grèce de l’union monétaire et son coût.

    L’élaboration de ces plans d’urgence accroît la pression sur la Grèce à l’approche des élections législatives du 17 juin. Faut-il sacrifier Athènes à la zone euro, ou l’inverse ? La question du « Grexit » (pour « Greek exit » ou « sortie de la Grèce ») divise les politiques et les économistes.

    http://www.lemonde.fr/a-la-une/article/2012/05/24/les-europeens-chiffrent-le-cout-d-une-sortie-de-la-grece_1706791_3208.html

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  53. BA dit :

    Vendredi 25 mai 2012 :

    Les banques préparent des plans d’urgence sur la Grèce.

    Les banques françaises, qui font partie des établissements bancaires étrangers les plus exposés à la Grèce, préparent dans le plus grand secret des plans d’urgence dans l’éventualité d’une sortie de la République hellénique de la zone euro, ont indiqué à Reuters des sources informées des préparatifs.

    D’après des responsables de la zone euro, le comité de préparation de l’Eurogroupe avait demandé aux gouvernements de la zone de préparer chacun de leur côté des plans d’urgence pour se préparer au retour de la drachme en Grèce.

    « Chaque banque a désormais une équipe spéciale chargée de regarder les conséquences possibles d’un retour de la drachme », a dit à Reuters un banquier parisien sous couvert d’anonymat.

    Ni BNP Paribas, ni le Crédit agricole, de loin la banque française la plus exposée à la Grèce, ni la Société générale n’ont souhaité faire de commentaires.

    (Dépêche Reuters)

    http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/reuters-00445699-les-banques-preparent-des-plans-d-urgence-sur-la-grece-327366.php

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  54. BA dit :

    Dimanche 27 avril 2012 :

    Sur son blog, Olivier Berruyer met en ligne un dessin hilarant :

    « ils vont sauver le monde »

    Les surendettés vont sauver le monde :

    Dette totale (dette publique + dette privée) :
    Irlande : 663 % du PIB.
    Japon : 512 % du PIB.
    Royaume-Uni : 507 % du PIB.
    Espagne : 363 % du PIB.
    Portugal : 356 % du PIB.
    France : 346 % du PIB.
    Etats-Unis : 340 % du PIB.
    Italie : 314 % du PIB.
    Allemagne : 278 % du PIB.

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  55. BA dit :

    Lundi 28 mai 2012 :

    L’Espagne pourrait demander l’aide du fonds de secours européen.

    Le gouvernement espagnol pourrait demander l’aide du fonds de secours européen, si la tension sur les marchés persiste, afin d’injecter 30 milliards d’euros dans son secteur bancaire, en plus des 19 milliards demandés par Bankia, affirme lundi le journal El Mundo.

    « Si la crise grecque continue et si la prime de risque espagnole (surcoût que doit payer l’Espagne pour emprunter à dix ans, par rapport à l’Allemagne, considérée comme référence du marché) reste autour du niveau élevé des 500 points, l’Espagne pourrait demander de l’aide au Fonds européen de stabilité financière (FESF). C’est une possibilité, même si maintenant toutes les hypothèses sont possibles », a expliqué une source gouvernementale au quotidien de centre-droit.

    Une autre possibilité envisagée par le gouvernement est de demander l’aide du FMI, écrit le journal.

    Contactée par l’AFP, une porte-parole du ministère de l’Economie a elle assuré que la position du gouvernement, de ne demander aucune aide extérieure, n’avait pas changé.

    Selon El Mundo, l’Etat espagnol devra injecter 30 milliards d’euros de fonds publics dans les trois établissements bancaires placés sous tutelle en raison de leurs grandes difficultés: CatalunyaCaixa, NovacaixaGalicia et Banco de Valencia.

    Cette somme s’ajoute à l’aide record de 19 milliards d’euros sollicitée vendredi par Bankia, troisième banque du pays par le nombre d’actifs et la plus exposée au secteur immobilier, avec plus de 30 milliards d’euros d’actifs problématiques, car à la valeur incertaine (crédits risquant de ne pas être remboursés, logements saisis…).

    En comptant l’aide de 4,5 milliards d’euros déjà apportée par l’Etat, le sauvetage public de Bankia atteint 23,5 milliards d’euros, un record historique pour le secteur financier espagnol.

    Ce qui ferait donc un total de plus de 50 milliards d’euros que l’Espagne devra réunir pour renflouer son secteur bancaire, de quoi susciter des doutes sur sa capacité à apporter seule ces fonds, à un moment où sa discipline budgétaire est étroitement surveillée par les marchés et l’Union européenne.

    Signe des inquiétudes provoquées par cette situation, la prime de risque espagnole a atteint lundi matin un nouveau record historique, à 509 points de base.

    http://www.romandie.com/news/n/_L_Espagne_pourrait_demander_l_aide_du_fonds_de_secours_europeen_64280520121057.asp

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  56. BA dit :

    Lundi 28 mai 2012 :

    L’Italie emprunte 4,25 milliards d’euros à des taux en hausse.

    L’Italie a emprunté lundi 4,25 milliards d’euros sur le marché, atteignant ainsi son objectif maximum, à des taux en nette hausse dans un marché tendu, dominé par les inquiétudes des investisseurs sur l’état de santé du secteur bancaire espagnol, a annoncé la Banque d’Italie.

    Le Trésor italien a levé 3,5 milliards d’euros de certificats du Trésor zéro coupon à échéance 2014 à un taux de 4,037%, contre 3,355% le 24 avril.

    Il a émis en outre 418 millions d’euros de bons du Trésor indexés sur l’inflation à échéance 2016 à un taux de 4,39%, contre 2,71% le 24 février.

    Il a aussi levé 333 millions d’euros de bons du Trésor indexés sur l’inflation à échéance 2017 à un taux de 4,6%, contre 3,88% le 24 avril.

    Lundi matin, le marché obligataire était dominé par les vives inquiétudes des investisseurs à l’égard de l’état de santé du secteur bancaire espagnol.

    Sous l’effet de ces craintes, les taux à dix ans de l’Espagne s’approchaient de 6,5%, tandis que sa prime de risque, c’est-à-dire le surcoût que le pays doit payer pour emprunter à dix ans par rapport à l’Allemagne, s’inscrivait à un niveau record de 509 points de base.

    http://www.romandie.com/news/n/BONDSL_Italie_emprunte_425_milliards_d_euros_a_des_taux_en_hausse61280520121200.asp

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  57. BA dit :

    Mardi 29 mai 2012 :

    L’Italie emprunte 8,5 milliards d’euros à six mois à des taux en nette hausse.

    L’Italie a emprunté mardi comme prévu 8,5 milliards d’euros à six mois, mais a dû concéder des taux en nette hausse en raison des fortes tensions sur les dettes des pays fragiles de la zone euro, sous l’effet des inquiétudes concernant l’Espagne, a annoncé la Banque d’Italie.

    Les taux de ces obligations se sont inscrits à 2,104%, contre 1,772% lors de la dernière opération similaire le 26 avril.

    Le marché obligataire est secoué par les craintes des investisseurs à l’égard de l’état de santé du secteur bancaire espagnol, ce qui entraîne une tension des taux espagnols et des taux italiens dans leur sillage.

    (©AFP / 29 mai 2012 11h25)

    Portugal/Banque centrale : risque de contagion « très accentué »

    Le Portugal, qui s’efforce de reconquérir la confiance des marchés en appliquant un exigeant plan d’aide international, est menacé par un risque de contagion « très accentué » alors que la crise de la dette continue de sévir, en Grèce et en Espagne notamment.

    L’économie portugaise et son système financier sont confrontés à « un risque très accentué de contagion des effets des développements adverses au plan international », a estimé la Banque du Portugal (BdP) dans un rapport publié mardi.

    « Au plan international, les principaux risques sont associés à l’éventuelle aggravation de la crise de la dette souveraine en zone euro et à une performance économique plus mauvaise que prévu chez les principaux partenaires commerciaux du Portugal », a souligné la BdP dans son Rapport de stabilité financière.

    La banque centrale portugaise s’inquiète ainsi de l’impact d’une dégradation de la situation en Grèce, dont la sortie de la zone euro semble de plus en plus envisageable, et en Espagne, voisin du Portugal et son principal marché d’exportation.

    Au plan interne, la BdP relève également des risques liés « à la capacité d’appliquer de façon efficace les mesures nécessaires au respect du programme » de redressement négocié avec l’Union européenne et le Fonds monétaire international en échange d’un prêt de 78 milliards d’euros.

    Tout en affirmant que ce plan d’aide avait évité un ajustement « abrupt et désordonné », la Banque du Portugal juge qu’il « devrait continuer à impliquer un ralentissement de l’activité économique en 2012, avec la conséquence d’une hausse du chômage et du nombre d’entreprises en faillite ou insolvables ».

    En raison d’une cure d’austérité sans précédent, l’économie portugaise devrait connaître cette année une récession de plus de 3% du PIB, tandis que le taux de chômage a déjà atteint un niveau record avoisinant les 15%.

    http://www.romandie.com/news/n/PortugalBanque_centrale_risque_de_contagion_tres_accentue_dev16290520121545.asp

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  58. BA dit :

    Jeudi 31 mai 2012 :

    La zone euro doit agir si elle veut éviter la « désintégration » (Olli Rehn).

    « La zone euro n’a pas le choix et doit prendre des mesures sous peine de risquer la désintégration, qui mènerait à la dépression », a averti jeudi le commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn.

    M. Rehn, qui s’exprimait devant le Brussels Economic Forum, a plaidé pour faire le nécessaire afin d’empêcher la contagion de la crise financière, « si nous voulons éviter une désintégration de la zone euro et si nous voulons qu’elle survive ».

    Il a estimé qu’il fallait agir sur trois fronts: « d’abord rester sur la voie de la consolidation budgétaire, deuxièmement mettre en oeuvre des réformes structurelles, troisièmement soutenir les investissements publics et privés pour alimenter le moteur de la croissance ».

    En l’absence d’action, une « désintégration de la zone euro mènerait à une dépression terrible en Europe et dans le monde », a-t-il averti.

    M. Rehn a en revanche estimé que les euro-obligations n’étaient pas une solution aux problèmes actuels de la zone euro. « Nous ne parviendrons pas à surmonter nos problèmes en nous focalisant sur l’émission de dette », a-t-il jugé.

    La Commission est pourtant la première institution à avoir défendu l’introduction d’euro-obligations, des titres mutualisant la dette dans la zone euro, auxquelles la France est favorable, mais l’Allemagne y est opposée.

    Une des porte-parole de la Commission a cependant indiqué la semaine dernière que si leur introduction était « possible », ce serait à une date « pas spécifiée ».

    (AWP / 31.05.2012 11h15)

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  59. BA dit :

    Vendredi 1er juin 2012 :

    L’agence de notation Egan-Jones abaisse la note de l’Italie de « BB » à « B+ », avec une perspective négative au vu de « l’état misérable » de son économie.

    Lisez cet article :

    Les Bourses ont terminé en forte baisse vendredi de part et d’autre de l’Atlantique, des chiffres décevants sur l’emploi aux Etats-Unis s’ajoutant aux craintes liées à la situation financière et économique de la zone euro et au ralentissement de la croissance chinoise.

    L’économie américaine n’a créé que 69.000 emplois en mai, un chiffre inférieur de plus de moitié au consensus Reuters et le plus faible depuis un an. Le taux de chômage est reparti à la hausse, à 8,2%.

    Ces chiffres sont venus s’ajouter aux mauvaises nouvelles en provenance d’Europe, où se multiplient les signes de ralentissement de l’activité, et où aucun signe encourageant n’est venu apaiser les craintes liées à la crise de la dette dans la zone euro, ainsi que de Chine, où l’industrie a confirmé son ralentissement dans les dernières enquêtes auprès des directeurs d’achats.

    Selon une enquête Reuters réalisée après la publication des chiffres de l’emploi américain, Wall Street juge de plus en plus probable que la Fed engagera un nouveau cycle d’assouplissement monétaire pour préserver la reprise fragile de l’économie américaine.

    Sur le front de la crise de la dette en zone euro, l’agence de notation Egan-Jones a abaissé dans la soirée la note de l’Italie de « BB » à « B+ » avec une perspective négative, faisant part de ses doutes quant à la capacité du pays à soutenir ses banques sans aide extérieure au vu de « l’état misérable » de son économie.

    http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRL5E8H1JK120120601

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  60. BA dit :

    Samedi 2 juin 2012 :

    Chers amis Lecteurs,

    Il n’est pas dans mon habitude de partager le fruit des recherches internes de Gavekal, cependant il me semble que nous sommes aujourd’hui face à une des pires paniques financières de l’Histoire. Ainsi, et comme nous avons tissé des liens, voilà ce que je pense des positions à prendre pour ceux que cela intéresse.

    Derrière cette panique, on trouve la fin de l’Euro et la politique monétaire désastreuse des Etats-Unis, ainsi que la résultante des capitaux fermés de la Chine . Nous sommes dans la dernière travée avant la panique totale.

    De là, l’étape d’après devrait être :

    1/ La chute des prix du pétrole et des matières premières (Enorme levier sur ces deux axes).

    2/ C’est également le moment pour acheter des obligations de sociétés corporate comme ce fut le cas après la grande dépression, après Pearl Harbor, après Lehman, sur la base de la valeur réelle.

    3/ Des actions également, qui est le seul scénario apportant de la valeur, si et seulement si nous n’entrons pas dans une dissolution compléte du monde financier tel que nous le connaissons.

    4/ Des achats de Dollars US (bien répété par tous normalement)

    5/ Quiconque conserverait des obligations d’Etats depuis les trois derniéres années ne devrait pas s’attendre à la moindre rémunération, et ce pour les années à venir.

    Je crois sincérement, de toute mon expérience, que nous sommes à la veille d’une panique magistrale.

    Charles Gave.

    http://institutdeslibertes.org/2012/06/02/point-financier-du-2-juin-2012/

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  61. BA dit :

    Lundi 4 juin 2012 :

    Pékin se préparerait à une possible sortie de la Grèce de l’euro.

    Le gouvernement chinois a demandé à des institutions telles que la banque centrale de présenter des plans d’urgence dans le cas d’une sortie de la Grèce de la zone euro, ont déclaré lundi à Reuters trois sources proches du dossier.

    Préserver la stabilité du yuan, augmenter les contrôles des mouvements de capitaux transfrontaliers et accélérer les mesures de stabilisation de l’économie intérieure pourraient constituer autant de mesures à l’étude, ont ajouté les sources.

    La Commission nationale de développement et de réforme, ainsi que l’autorité de tutelle du secteur bancaire ont également été sollicitées par Pékin, ont dit encore les sources.

    « C’est très urgent », a affirmé l’une d’elles. « Le gouvernement a demandé à tous les ministères d’analyser des mesures en cas de sortie de la Grèce de la zone euro et de présenter leurs propositions le plus vite possible ».

    http://fr.reuters.com/article/businessNews/idFRPAE85304E20120604

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  62. BA dit :

    Mardi 5 juin 2012 :

    L’Espagne, boudée par les marchés, se juge trop grande pour un sauvetage.

    L’Espagne a assuré mardi qu’elle « ne peut techniquement pas faire l’objet d’un sauvetage » en raison de sa taille importante, admettant toutefois que le moment de tension extrême qu’elle vit lui ferme l’accès aux marchés financiers.

    Le pays est la quatrième économie de la zone euro, dont il représente 12% du PIB total, contre seulement 6% pour l’Irlande, le Portugal et la Grèce réunis. Les plans de sauvetage de ces trois pays ont coûté respectivement 85 milliards, 78 milliards et 292 milliards d’euros… ce qui laisse augurer d’un coût encore plus élevé pour Madrid.

    Depuis la demande d’aide publique historique de 23,5 milliards d’euros formulée en mai par Bankia, troisième banque du pays par actifs, l’Espagne est au coeur des inquiétudes des marchés, les investisseurs craignant qu’elle ne puisse assumer seule ses obligations financières et doive demander une aide extérieure.

    Mais cela ne sera pas le cas, « entre autres parce que l’Espagne ne peut techniquement pas faire l’objet d’un sauvetage », a affirmé le ministre du Budget Cristobal Montoro.

    Ce qui ne l’a pas empêché de reconnaître l’importance des turbulences actuelles : « ce qu’indique la prime de risque (surcoût que l’Espagne doit payer pour emprunter par rapport à l’Allemagne, ndlr) c’est que la porte des marchés n’est pas ouverte à l’Espagne, que comme Etat, nous avons un problème à l’heure d’accéder aux marchés, à l’heure de refinancer notre dette ».

    Des déclarations inquiétantes à deux jours d’une émission obligataire très attendue, où Madrid espère lever un à deux milliards d’euros, sur l’échéance symbolique des dix ans notamment.

    http://www.boursorama.com/actualites/l-espagne-boudee-par-les-marches-se-juge-trop-grande-pour-un-sauvetage-e162728c59f9f85c9b9131bd96db7ab7

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  63. BA dit :

    Mercredi 6 juin 2012 :

    L’Espagne va devoir s’adresser au FESF, estime un proche de Merkel.

    Le chef de file des députés conservateurs allemands, Volker Kauder, a estimé mercredi que l’Espagne devait demander de l’aide au fonds de secours européen FESF, à cause de ses banques.

    « L’Espagne va devoir prendre une décision, et je pense qu’elle doit se placer sous la protection du FESF à cause de ses banques », a dit dans une interview télévisée M. Kauder, un proche de la chancelière Angela Merkel qui dirige le groupe parlementaire des Unions chrétiennes CDU/CSU.

    http://www.romandie.com/news/n/_L_Espagne_va_devoir_s_adresser_au_FESF_estime_un_proche_de_Merkel_RP_060620120849-11-190680.asp

    Le FESF va devoir intervenir pour sauver l’Espagne. Mais qui est derrière le FESF ?

    Réponse :

    1- L’Allemagne apporte au FESF une garantie de 211,045 milliards d’euros, soit 27,06 % du FESF.

    2- La France apporte au FESF une garantie de 158,487 milliards d’euros, soit 20,32 % du FESF.

    3- L’Italie apporte au FESF une garantie de 139,267 milliards d’euros, soit 17,85 % du FESF.

    4- L’Espagne apporte au FESF une garantie de 92,543 milliards d’euros, soit 11,86 % du FESF.

    En clair : pour sauver l’Espagne, le FESF va intervenir et va lui prêter 50 milliards d’euros.

    Mais le FESF est une coquille vide. Comme le FESF ne possède pas ces 50 milliards d’euros, le FESF va devoir les emprunter sur les marchés internationaux, pour pouvoir ensuite les reprêter à l’Espagne !

    L’Espagne est écrasée sous des montagnes de dettes. Et donc on va empiler des montagnes de dettes supplémentaires sur les montagnes de dettes qui existent déjà !

    Et on va continuer à croire que ces montagnes de dettes peuvent monter jusqu’au ciel !

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  64. BA dit :

    Jeudi 7 juin 2012 :

    L’Espagne emprunte 2,074 milliards d’euros, mais à un coût très élevé.

    L’Espagne a levé jeudi 2,074 milliards d’euros en obligations, un peu plus que prévu, grâce à la forte demande des investisseurs, mais a dû concéder des taux d’intérêt en hausse sur l’échéance-phare à dix ans, au dessus de 6%.

    Le taux à 10 ans a atteint 6,044%, contre 5,743% lors de la dernière émission similaire, le 19 avril 2012, selon un communiqué de la Banque d’Espagne.

    Les taux sont également en forte hausse pour les obligations à plus court terme : pour l’emprunt à quatre ans, le taux a atteint 5,353%, contre 4,319% lors la précédente émission comparable.

    Enfin, pour l’emprunt à deux ans, le taux a atteint 4,335%, contre 3,463% lors de la précédente émission.

    L’Espagne est au coeur des inquiétudes des marchés, depuis la demande d’aide publique historique de plus de 23 milliards d’euros formulée en mai par Bankia, troisième banque du pays par actifs, les investisseurs craignant qu’elle ne puisse assumer seule ses obligations financières et doive demander une aide extérieure.

    Les analystes chiffrent la facture entre 60 et 200 milliards d’euros, mais le ministre espagnol du Budget a assuré mardi que le chiffre ne serait pas très élevé.

    (©AFP / 07 juin 2012 11h32)

    En clair :

    L’Espagne est foutue.

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  65. BA dit :

    Jeudi 7 juin 2012 :

    Le fonds chinois CIC réduit ses avoirs UE.

    Le président du fonds souverain chinois CIC, Lou Jiwei, a déclaré que son institution réduisait ses avoirs en actions et en obligations européennes, en considérant que le risque d’éclatement de la zone euro augmente, dans une interview au Wall Street Journal aujourd’hui.

    « Il y a un risque d’éclatement de la zone euro et ce risque augmente », a dit M. Lou au quotidien économique.

    « Actuellement, nous trouvons qu’il y a trop de risques sur les marchés publics européens », a ajouté le président du CIC dans son premier entretien accordé depuis cinq ans à un média étranger, toujours selon le Wall Street Journal.

    M. Lou a précisé que le CIC avait réduit depuis longtemps son exposition aux pays européens périphériques.

    Il n’a pas précisé ce qu’il entend par pays périphériques, mais l’expression fait probablement référence à la Grèce, à l’Irlande et au Portugal et peut-être à l’Italie et à l’Espagne, selon le Wall Street Journal.

    http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2012/06/07/97002-20120607FILWWW00528-le-fonds-chinois-cic-reduit-ses-avoirs-ue.php

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  66. BA dit :

    Samedi 9 juin 2012 :

    Le FESF va devoir intervenir pour sauver l’Espagne. Mais qui est derrière le FESF ?

    Réponse :

    1- L’Allemagne apporte au FESF une garantie de 211,045 milliards d’euros, soit 27,06 % du FESF.

    2- La France apporte au FESF une garantie de 158,487 milliards d’euros, soit 20,32 % du FESF.

    3- L’Italie apporte au FESF une garantie de 139,267 milliards d’euros, soit 17,85 % du FESF.

    4- L’Espagne apporte au FESF une garantie de 92,543 milliards d’euros, soit 11,86 % du FESF.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/FESF

    En clair : pour sauver l’Espagne, le FESF va intervenir et va lui prêter entre 40 et 100 milliards d’euros.

    Mais le FESF est une coquille vide. Comme le FESF ne possède pas ces milliards d’euros, le FESF va devoir les emprunter sur les marchés internationaux, pour pouvoir ensuite les reprêter à l’Espagne !

    L’Espagne est écrasée sous des montagnes de dettes. Et donc on va empiler des montagnes de dettes supplémentaires sur les montagnes de dettes qui existent déjà !

    Et on va continuer à croire que ces montagnes de dettes peuvent monter jusqu’au ciel !

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  67. BA dit :

    Dimanche 10 juin 2012 :

    L’Espagne va demander « une aide financière européenne » pour redresser son secteur bancaire, a annoncé à Madrid le ministre de l’Economie Luis de Guindos, après une réunion téléphonique des ministres des Finances des 17 pays de la zone euro.

    M. de Guindos a expliqué que cette aide serait considérée comme de « la dette publique » espagnole, qui va donc augmenter, et « devra absolument être remboursée ».

    http://www.boursorama.com/actualites/l-espagne-se-resigne-a-demander-une-aide-pour-ses-banques-26c3d6049ab14c996e697db42de7303a

    C’est toujours le même remède. Mais ce remède ne guérit pas le malade : ce remède ne fait qu’empirer la maladie. Ce remède aggrave la maladie.

    L’Espagne est déjà surendettée. Et donc on va rajouter du surendettement au surendettement qui existe déjà !

    L’Espagne est écrasée sous des montagnes de dettes. Et donc on va empiler des montagnes de dettes supplémentaires sur les montagnes de dettes qui existent déjà !

    Et on va continuer à croire que ces montagnes de dettes peuvent monter jusqu’au ciel !

    Mais les montagnes de dettes NE peuvent PAS monter jusqu’au ciel. Il arrive toujours un moment où tout s’effondre. Ce moment précis, ça s’appelle un défaut de paiement.

    Le Portugal, l’Irlande, l’Italie, la Grèce, l’Espagne, Chypre, etc, foncent vers un défaut de paiement total.

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