219 – Dette publique: 1995 à 2010

Évolution de la dette publique entre 1995 et 2010

Au plus on remonte dans le temps pour émettre des hypothèses de type « que se serait-il passé si… ?» au plus les écarts et donc les risques d’erreur s’accumulent.

Voyons donc, avec des données récentes et qui ne peuvent être mises en cause, l’évolution de la dette des administrations publiques (État, administrations centrales, administrations de Sécurité Sociale, administrations locales, parfois représentées globalement sous le sigle « APu ») sur la période 1995 – 2010.

http://tinyurl.com/44mny9x

(taille maxi)

Il existe une légère différence entre les données de l’INSEE et celle d’eurostats, concernant la dette publique
Nous procédons à la moyenne

Nous allons maintenant « déflater » c’est-à-dire corriger une grandeur économique des effets de l’inflation,  d’une part la dette (la moyenne déterminée ci dessus) et d’autre part les soldes primaires des administrations publiques. Les soldes primaires sont les excédents ou les déficits des budgets des APu, avant le payement des intérêts de leur dette.

 

Reprenons, de 1995 à 2010

La dette totale démarre donc de 570 Md€ début  1995,  milliards d’euros courants, qui, déflatés donnent 730 milliards d’euros constants à la valeur 2010

De ce tableau nous extrayons  ce  graphique des différentes valeurs de soldes primaires, en euros constants (valeur  2010)

Puis, l’évolution de la dette (origine fin 1994) telle qu’elle apparaît dans la réalité et telle qu’elle aurait été (dette primaire) si nous n’avions pas eu d’intérêts à comptabiliser dans les budgets bruts

Entre 1995 et 2010, la variation (l’augmentation) de la dette publique fut de 861 Milliards d’euros constants (v. 2010)
Sur la même période, toujours entre 1995 et 2010,  l’accumulation des déficits primaires, augmentation « théorique » de la dette sans intérêts donc, aurait été de # 195 Md€

Entre début 1995 et fin 2008 (14 ans), l’accumulation des soldes primaires, c’est à dire l’augmentation « théorique » de la dette sans intérêts , n’aurait été que de 6,5 Md€,  c’est-à-dire qu’elle aurait pu être « couverte » par une petite monétisation de moins de 500  millions d’euros par an (soit 4 jours d’intérêts de la dette publique actuelle).

Et certains continuent de soutenir que ce ne sont pas les intérêts de la dette qui amplifient la dette ?

 

A-J Holbecq
le 24 novembre 2011

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111 commentaires pour 219 – Dette publique: 1995 à 2010

  1. Opps59 dit :

    C’est pas pour contrarier , mais qui a vraiment dit que les intérêts de la dette n’amplifiaient pas la dette ?

    Par ailleurs que le total des intérêts versés sur x années, à un moment donné soit égal à ce qui reste à payer , est une évidence mathématique propre à n’importe quel prêt.

    Enfin quand on a une dette qu’on entretient indéfiniment et qui de plus s’accroit d’année en année , forcément le service s’alourdit.

    Tout ceci dit sans être en désaccord avec le fait que l’intérêt payé sur des sommes crées ex-nihilo par le système bancaire , posent un problème.
    Je suis d’accord que le 100% pourrait résoudre ce problème en déplacement des marges indues au service de la collectivité, mais franchement que le 100% dérive sur de la création monétaire sans remboursement sous le prétexte que l’Etat sert toujours la collectivité -et c’est bien ce qui transparait plus ou moins furtivement derrière (pas chez Gomez, bien sûr)- , me paraît bien idéaliste et pour tout dire mortifère (Même si c’est à prétention « sociale » avec des dividendes systématiques et universelles : les effets pervers des bonnes intentions (cf + haut …) peuplent l’histoire -il est vrai qu’on en fait plus : le décervellement général sert l’idéologie du système et celle de l’anti-système – )

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    • chris06 dit :

      De plus, je répète ici que ce calcul fait intervenir une correction pour l’inflation (déflateur) qui aurait été complètement différente si les banques centrales avaient monétisé ces dettes.

      En période de croissance comme de 95 à 2007 (c’est à dire sans trappe à liquidités comme depuis 2008), la monétisation des dettes aurait été inflationniste, au lieu de cela on a eu sur cette période l’inflation la plus faible de l’histoire de France!

      sans compter l’influence d’une telle monétisation sur le cours du change avec les monnaies étrangères, évidemment, si on ignore l’extérieur à la zone on arrive à un résultat irréaliste.

      On ne peut pas faire ce calcul car on ne sait pas quel aurait été le cours de l’euro et l’inflation dans la zone si on avait monétisé sans payer les intérêts.

      Il eu fallu changer le SMI des changes flottants, passer au système préconisé par Keynes (cci + bancor) en 95, je ne reviens pas sur mon dada préféré, j’en ai suffisamment parlé sur ce blog.

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    • chris06 dit :

      et puis, il faudra quand même que les adeptes du 100% monnaie répondent à cette question : comment peut on avoir confiance aux pouvoirs publics quand on voit combien ils sont prêts à gaspiller pour soutenir des investissements foireux comme par exemple essayer d’éviter coûte que coûte comme actuellement que l’immobilier s’effondre alors que ceci est tout à fait contre l’intérêt général?

      Combien d’états occidentaux ont dévoyé des sommes colossales vers l’immobilier ces dernières décénies: la France, l’Espagne, le Royaume Uni, l’Irlande, l’Islande, l’Italie, les Etats Unis ;… presque tous à part l’Allemagne.

      Si l’investisseur privé investi son propre argent, il peut et DOIT le perdre s’il investi dans quelque chose de foireux. C’est le principe de destruction créatice cher à Schumpeter. Les bail-outs publics sont la mort du capitalisme, on aurait jamais dû en arriver là, aucune banque ou société privée n’aurait dû être laissé croître à une taille too big to fail : se devrait être la puissance publique qui soit la garante de la juste concurrence or elle n’a pas joué ce rôle, « capturée » par les lobbies des grandes entreprises. Et vous voulez qu’on leur fasse confiance?

      La confiance ne se décrète pas! Elle se gagne!

      Mais avec une licence pour investir l’argent de la communauté sans subir les conséquences d’un malinvestissement, l’état n’a pas affaire à cette destruction créatrice : tant pis, on crééra encore plus d’argent pour soutenir ces malinvestissements.

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      • Renaud dit :

        Tout à fait d’accord chris06. Il faudrait retrouver le passage de Maurice Allais où, je crois, il écrit qu’il faudrait laisser un « pré-carré » (dans le 100%-monnaie) où les « investisseurs soulographes » (c’est moi qui traduit ainsi), voulant faire des beuveries ou des orgies financières et prendre ainsi des cuites financières monumentales, ne pourraient le faire qu’à leur frais et en prenant, seuls, leur responsabilités, l’économie normale étant ainsi protégée. Il y en a vraiment marre d’avoir soi-même la gueule de bois à cause de cuites prises par d’autres…Il est inadmissible que les politiques monétaires des banques, alias leurs poitiques du crédit, soient cautionnées par le personnel politique. Plus que jamais, la symbiose: politique et monde- bancaire étouffe les sociétés qui n’en peuvent mais… ce qui indique bien que le monde bancaire et financier et le monde politique sont les deux faces de la même « monnaie »…
        Malheureusement en écoutant, même distraitement, les Sarkozy et consorts Merkel, Trichet alias Draghi dont beaucoup sont « formatés-maison » par leur passage à Goldmann-Sachs et consorts,.

        Ci-dessous cette vidéo très récente de 49 minutes (ça vaut vraiment le coup!). Pour une fois, il y a là un reflet exact de la réalité du monde financier. Cette réalité déjà détectée par ailleurs et disqualifiée systématiquement. J’ai déjà mis cette vidéo sur internet ici et là, très curieusement, pas de réactions. Il est vrai que je suis toujours tellement en retard pour participer aux débats que j’arrive souvent à la fumée des cierges, il n’y a plus personne. C’est donc ici une enquête faite sur Goldmann & Sachs, on y reconnait la voix de Marc Roche le correspondant du Monde à Londres qui a fait dernièrement une enquête aux États-Unis sur G. & S. et avait déjà publié un livre -Comment Goldmann & Sachs dirige le monde-
        Cette video traduit exactement la réalité de maintes investigations ayant déjà été faites, toujours réfutées avec haussement d’épaules par les fidéicommissaires patentés du système financier actuel…
        Quand je pense que la veille de l’interrogation du sieur Blankfein pdg de Goldmann & Sachs par une commission sénatoriale à Washington enquêtant sur G&S, Paul Jorion écrivait dans son billet: « nous allons avoir la réponse du siècle »! Et bien ce qu’on entend dans cette vidéo (entre tant d’autres éléments jamais mis en relief) ce sont les propos désabusés du sénateur ayant interrogé Blankfein, on reste sans voix devant l’impuissance (ou la complicité non dite) du politique dont les organes nationaux, ici étatsuniens: Sénat, présidence, etc, ne sont là que pour faire semblant et servent à fourvoyer le public. Le résultat et l’actualité parlent d’eux-mêmes…

        http://www.dailymotion.com/video/xmcef9_goldman-sachs-les-nouveaux-maitres-du-monde_news

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    • chris06 dit :

      ce que j’aime avec le 100%M c’est la possibilité d’avoir un système de paiement permanent, détaché du mécanisme de crédit.

      Mais je ne vois pas pourquoi un tel système doit être automatiquement lié à la monétisation des dettes publiques.

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    • @Opps59

      Attention quand on dit mortifère, à l’effet boomerang sur la publicité!

      Il suffit de penser que celui qui légitime l’intérêt financier, peut, (c’est d’ailleurs ce qu’il fait), vivre sur cet intérêt.

      Comme il ne produit RIEN, il doit voler.

      Jusqu’à il y a peu, celui qui produisait et augmentait ses salaires et ses prix de ventes, récupérait ce qui lui avait été volé.

      Mais si vivre sur l’intérêt devient possible pour tout le monde, comme l’annonce la pub (faites travailler votre argent, qu’ils disent partout), personne ne produit et tout le monde meurt d’inanition.!!!

      Il faut choisir son point de vue sur la pub: ou elle ment, ou elle est mortifère !!

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  2. BA dit :

    Vendredi 25 novembre 2011 :

    Londres se prépare à la fin de la zone euro, mais les « plans » sont flous.

    Les autorités britanniques évoquent désormais ouvertement des « plans » pour faire face à un démantèlement de la zone euro, demandant en particulier aux banques de s’organiser en conséquence, mais les mesures envisagées restent à ce stade particulièrement floues.

    Un responsable de l’Autorité des services financiers (FSA), le superviseur des marchés britanniques, a relancé les spéculations en affirmant jeudi que les banques du pays avaient été priées de se tenir prêtes à affronter tous les scénarios, y compris les « pires ».

    « Nous ne pouvons pas ignorer l’éventualité d’une sortie désordonnée de certains pays de la zone euro », a expliqué Andrew Bailey lors d’une conférence à Londres.

    Le ministre des Finances George Osborne avait été le premier à dire, début novembre, que Londres « préparait des plans » en cas d’éclatement de la monnaie unique.

    « Ici, hors de l’euro, il faut nous préparer à toutes les éventualités et c’est exactement ce que nous faisons », avait renchéri un peu plus tard devant des hommes d’affaires le Premier ministre David Cameron, sans donner lui non plus le moindre détail.

    Une crise totale conduisant à la mort de la monnaie européenne est envisagée avec une certaine délectation par une presse largement eurosceptique. Elle est en revanche redoutée par les milieux économiques qui craignent un impact dévastateur sur le Royaume-Uni, qui réalise plus de 40% de ses échanges commerciaux avec ses voisins.

    Du côté du secteur financier, les banques ont déjà largement réduit leur exposition aux pays périphériques de la zone euro, Grèce et Portugal en tête, comme l’ont montré leurs récents résultats trimestriels.

    Mais le degré d’inquiétude est monté de plusieurs crans lorsque l’Italie s’est retrouvée à son tour dans la ligne de mire des marchés : selon les estimations de la presse, les quatre principales banques britanniques détiennent encore pour quelque 40 milliards de livres (46 milliards d’euros) de dette italienne. L’onde de choc d’une faillite de l’Etat italien atteindrait donc rapidement le Royaume-Uni.

    Hormis la vente de ces actifs devenus risqués, les banques devraient être incitées à se constituer un matelas de capitaux supplémentaires en revoyant à la baisse bonus et dividendes.

    Au-delà de ces mesures relativement classiques et attendues, le « plan de protection » britannique reste mystérieux.

    http://www.romandie.com/news/n/CRISELondres_se_prepare_a_la_fin_de_la_zone_euro_mais_les_plans_sont_flous251120111511.asp

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    • Hadrien dit :

      C’est le résultat de l’entêtement monétariste allemand:

      Etats-Unis et Royaume-Uni sont plus endettés que la zone euro, mais se permettent de lui donner des leçons…
      car elle s’ingénie à empêcher sa Banque centrale jouer le rôle que jouent toutes les Banques centrales!

      Si ce n’était si inquiétant, ce serait à mourir de rire…

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      • chris06 dit :

        car elle s’ingénie à empêcher sa Banque centrale jouer le rôle que jouent toutes les Banques centrales

        c’est du pipeau, du « window dressing » comme on dit en anglais…
        la BCE a monétisé pour 11 milliards de bons du trésor par semaine depuis trois mois sans en stériliser aucun. L’Allemagne ne l’a pas empêché, elle n’en a pas les moyens légaux!

        Alors, qu’on arrête de répéter ici ce qu’on entend dans les médias de masse qui s’ingénuent à raconter n’importe quoi, la BCE joue a plein son rôle de prêteur en dernier ressort (PS : 11 milliards/sem. = 550 milliards par an).

        La BCE pourra parfaitement légalement continuer ceci (l’art 123 einterdit la monétisation DIRECTE) et personne, pas même l’Allemagne ne pourra l’en empêcher. Mais ça donne une excuse pour faire croire aux allemands qu’il n’y aura pas d’hyperinflation…

        c’est vraiment à mourir de rire, ces vessies qu’on fait passer pour des lanternes.

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        • Hadrien dit :

          Non, on ne peut pas affirmer:
          « la BCE joue a plein son rôle de prêteur en dernier ressort (PS : 11 milliards/sem. = 550 milliards par an) »

          Depuis le début de la crise (2008/2009), la BCE a monétisé en tout et pour tout 200 milliards d’euros, soit dix fois moins que les Etats-Unis. On loin des 550 Milliards/an avancés de façon fantaisiste… et les 11 milliards/sem, c’est sur quelques semaines !
          Quant à dire que la BCE pourrait « légalement » continuer sa monétisation, contre les vitupérations allemandes, c’est ignorer que « l’indépendance » de la BCE est une hypocrisie… A preuve les multiples réunions et conciliabules incluant la dite BCE.
          Ce qui est vrai, c’est que cette « indépendance » paravent, conçue originellement pour échapper le plus possible aux Etats, échappe principalement… aux Etats qui auraient le plus besoin de donner en ce moment leur avis!

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        • chris06 dit :

          qu’est ce qui te porte à croire que les 11 milliards/ sem. vont s’arrêter bientôt?

          les 550 milliards ne sont pas si « loin » ni si « fantaisiste » : au rythme actuel, plus que 6 mois. Même moins si le rythme s’accélère un peu, la BCE a mis la limite à 20 milliards/semaine si nécessaire.

          On on reparle dans 6 mois ok?
          La BCE ne peut pas stopper son programme SMP d’achat d’obligations, sinon c’est l’euro qui explose. Donc cela continuera autant qu’il le faudra. Vu que la seule solution durable qui rendra ces rachats inutiles c’est les euro-bonds, je pense qu’on a le temps de voir venir…

          oh, et l’Allemagne ne fera RIEN pour s’y opposer, elle continuera a faire croire qu’elle s’y oppose sans s’y opposer, tu parle d’hypocrisie!

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        • Hadrien dit :

          Cette histoire d’eurobonds ne change rien au fond de l’affaire:

          Toute forme de mutualisation suppose un accord sur la répartition de la charge… qu’il s’agisse de:
          – taux d’intérêt commun moindre pour les Etats actuellement les mieux lotis, ou:
          – dilution de la valeur de l’euro par la monétisation des Etats ayant besoin d’aide.
          On en revient toujours là:
          L’accord, quel que soit la formule, ne surgira que si l’intérêt commun à rester ensemble surpasse les inconvénients, comme pour la formation des nations…
          Sauf que la globalisation a rendu les termes du problème moins évidents (on n’est plus à l’époque ou c’était le nombre de paysans, de soldats et de terres possédées qui importait!)

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      • chris06 dit :

        Le QE est le plus grand scandale des temps modernes : c’est un cadeau qui va intégralement dans la poche des riches capitalistes, c’est ça qu’il faut dénoncer et surtout pas cautionner.

        Le QE est un double cadeau aux capitalistes :aux états unis, sur les 2000 milliards ainsi injecté, les chiffres d’une étude d’une université prestigieuse montrent que 99% sont allés dans les poches des capitalistes.

        Comment ça?

        D’une part, ces sommes permettent aux banques d’éviter de perdre des sommes colossales sur les obligations d’état dans leurs portefeuilles, premier cadeau fait par la FED en les rachetant. Deuxième cadeau, les banques se retrouvent avec du cash en réserve qu’elles peuvent placer ou financer les shadow banks en hors bilan sur les actions ou les matières premières et réaliser un bénéfice spéculatif monumental depuis le début du programme de QE en mars 2009.

        C’est un véritable scandale!

        Et c’est cela que les marchés veulent pousser la BCE à faire, non mais ils nous prennent vraiment pour des cons.

        Non, non ,non, le QE est le transfert de valeur ajoutée des travailleurs vers les capitalistes le plus accéléré de l’histoire.

        Et je n’aurais de cesse de le dénoncer.

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        • Hadrien dit :

          Que le « quantitative easing » ait surtout pour résultat de racheter des actifs pourris aux spéculateurs, et d’augmenter le prix des actifs restants par les liquidités injectées, est exact !
          C’est la raison pour laquelle, AJ Holbecq et quelques autres recommandent la monétisation directe qui est un privilège régalien souverain n’ayant pas cet inconvénient.
          Les esprits, englués dans le « libéralisme » qu’on nous a rabaché, ne sont pas encore prêts à admettre… qu’on procédait comme cela, sans tous ces problèmes, avant 1973 (monnaies flottantes généralisées, et loi du 3 janvier en France).

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        • chris06 dit :

          qu’on procédait comme cela, sans tous ces problèmes, avant 1973

          c’est la France qui procédait comme cela… pas les autres pays. Et la dernière fois qu’elle l’a fait, pour être précis, c’était en 1969.
          Et ne pas oublier que cela imposait aux français un strict contrôle des changes. Car sans cela, aucun épargnant aurait gardé des francs dans une banque française sachant qu’il allait se faire plumer par l’état.
          Les esprits n’ont pas besoin d’être « englués dans le libéralisme » pour pas apprécier… il suffit qu’ils cherchent à sauvegarder leur épargne.

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        • Hadrien dit :

          Il n’y a pas que la France qui monétisait à l’ancienne avant 1973. A ma connaissance, l’Italie a en fait bien plus encore !

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        • chris06 dit :

          @Hadrien,

          c’est inexact, la dernière fois que l’Italie a procédé ainsi était le 18 Septembre 1949 !
          Même chose pour la Belgique, les Pays Bas et le Japon, tous ont arrêté en 1949 avec cette pratique. Les USA, le Royaume Uni et l’Allemagne ne l’ont jamais pratiqué.

          La France fut le seul pays de Bretton Woods à pratiquer le financement direct du trésor par la banque centrale jusqu’en 1969. Le seul.

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        • Opps' dit :

          Je rajouterai Hadrien
          que le privilège régalien est fortement surestimé !
          En effet en monnaie pleine ‘étalon or ou autre) , le seigneur ou le roi ne créait pas la monnaie , la monnaie pré-existait !
          Lui ou le roi se contentait de la ‘battre’ c’est à dire de la frapper et de la frapper, en principe de manière honnête, sans la corrompre.

          Ce qui ne veut pas dire que l’Etat n’ait pas à ne pas s’en mêler, nous sommes d’accord!

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        • Hadrien dit :

          Ce que dit chris06 ne fait qu’abonder dans mon sens :
          L’Italie a bien pratiqué la monétisation directe de 45 à 49…
          Le recours ensuite à la monétisation indirecte n’a pas eu les effets modérateurs escomptés, puisque la Lire est la monnaie qui se dévalua le plus durant les trente glorieuses: un ancien franc valait dix lires !
          Comme l’a souvent souligné AJ, ainsi que d’autres, la monétisation indirecte est plus inflationniste que la directe, puisqu’elle laisse au passage des inrérêts cumulés à ceux qui n’en ont nul besoin (Rappelons que l’endettement de l’Etat traduit toujours une pusillanimité de l’impôt sur les riches!).

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        • chris06 dit :

          @Hadrien,

          puisque la Lire est la monnaie qui se dévalua le plus durant les trente glorieuses: un ancien franc valait dix lires !

          encore une fois, c’est totalement inexact, le cours de la lire resta fixé à celui du dollar au taux de 625 L pour 1$ de 1949 jusqu’à la fin des accords de Bretton Woods en 1971.
          C’est une fois passés aux changes flottants et dans le cadre du SME que la lire se déprécia particulièrement par rapport aux principales monnaies.

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        • chris06 dit :

          Pour résumer, l’Italie eu recours à la monétisation directe durant Bretton Woods que jusqu’en 1949, puis eu recours à la monétisation indirecte après le passage aux changes flottants a plusieurs reprises , comme la France (la dernière fois étant en 1983).

          Comparer monétisation directe et indirecte n’a aucun sens puisque chacune dépend du système monétaire. Dans un système à taux fixés par les gouvernements et contrepartie or il n’y a que de la monétisation directe et dans un système de marchés des changes flottants il n’y a que de la monétisation indirecte.

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    • Sam dit :

      Les anglais ont un incroyable culot. Ils ont profité de la zone euro des decennies et maintenant ils se préparent à lever la séance, en continuant à donner leur leçons à deux livres.

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      • chris06 dit :

        et maintenant les capitalistes apeurés de la zone euro s’enfuient tous vers le royaume uni où ils peuvent jouir du plus grand secret bancaire possible en ouvrant des trusts funds.

        Cela devrait être tout simplement INTERDIT. Soit le Royaume Uni les interdit, soit on bloque tous mouvements de capitaux de la zone euro vers ce pays.

        Et c’est un citoyen de sa gracieuse majesté qui l’écrit!

        La city = le plus grand paradis fiscal de la planète via son réseau tentaculaire de recouvrement et blanchissement d’argent.

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  3. BA dit :

    Vendredi 25 novembre 2011 :

    Le Trésor italien au bord de la rupture.

    L’effet « Mario Monti » a fait long feu et l’Italie est de nouveau sous très forte pression pour financer sa dette. Au lendemain du sommet ayant réuni jeudi à Strasbourg le président français Nicolas Sarkozy, la chancelière allemande Angela Merkel et le nouveau président du Conseil italien, le Trésor transalpin a dû concéder ce vendredi un taux record de 7,81 % pour placer 8 milliards d’euros de dette à deux ans, soit plus de 3 points de pourcentage de plus que lors de l’émission réalisée le 26 octobre.

    Rome a également payé un taux record de 6,5 % pour émettre 2 milliards d’euros d’obligations à 6 mois.

    Les marchés ont sans surprise très mal réagi au résultat de ces deux adjudications. En début d’après-midi, le taux référence à 10 ans grimpait de 21 points de base, à 7,32 %.

    La différence de taux avec l’Allemagne, appelée prime de risque ou « spread », est repassée au-dessus des 500 points de base dans le sillage de l’opération pour la première fois depuis le 16 novembre. Signe de l’inquiétude des marchés, la Bourse de Milan a creusé ses pertes après cette émission et cédait 1,84 %. Sur le marché des changes, l’euro est tombé jusqu’à 1,3225 dollar, son plus bas niveau depuis début octobre.

    Outre le fait que ces taux d’emprunt sont jugés insoutenables sur la durée pour la péninsule, dont l’encours de dette atteint 1.900 milliards d’euros, soit environ 120% de son PIB, l’Italie n’a attiré qu’une demande relativement modeste des investisseurs malgré ces rémunérations très attractives. Les intervenants n’ont proposé que 11,7 milliards d’euros sur l’opération à deux ans et 3,2 milliards sur la souche à 6 mois, soit des ratios de couverture respectifs de 1,47 et 1,59.

    Pour l’heure, cela a suffi pour que le Trésor italien emprunte le maximum de 10 milliards d’euros qu’il escomptait ce vendredi, mais les marchés craignent qu’une crise de liquidité empêche à terme Rome de refinancer sa dette, même à des coûts astronomiques. Un phénomène de très mauvais augure alors que se profile lundi et mardi des adjudications à long terme.

    Dans ce contexte de tensions extrêmes, la chancelière allemande a réaffirmé jeudi son opposition aux euro-obligations, jugées par bon nombre de spécialistes comme l’une des clefs de sortie de crise. Autre piste souvent mise en avant, la monétisation des dettes par la BCE, via une création monétaire illimitée, est également au point mort. L’Allemagne et la BCE y sont en effet farouchement opposées, même si l’institution de Francfort a déjà acheté pour plus de 190 milliards d’euros d’obligations périphériques depuis le début de la crise.

    http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20111125trib000666768/le-tresor-italien-au-bord-de-la-rupture.html

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    • chris06 dit :

      c’est toujours la même chose, ce genre d’article raisonne comme si la France était une île isolée du monde extérieur.

      les allégements fiscaux sur les capitalistes ont été rendu nécessaires en France pour contrecarrer leur fuite vers des pays à plus faible imposition, exemple le Royaume Uni juste à côté qui est le plus grand paradis fiscal de la planête! ou bien l’état du delaware dans lequel les entreprises ne paient quasiment pas d’impôts.

      Quans Roosevelt passa le taux d’imposition à un niveau supérieur à 70% , ce fut le cas partout en occident, les capitalistes n’avaient nulle part pour aller, même pas en Chine ou en Russie.

      Combien de fois faudra t’il le dire, sans de véritables frontières aux mouvements de capitaux (pas les passoires qu’on a actuellement), augmenter les prélèvements obligatoires en France ne rapportera pas un centime!

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  4. BA dit :

    Lundi 28 novembre 2011 :

    Alors que des pays comme l’Italie ou la Hongrie ont de plus en plus de mal à se financer à des taux viables sur les marchés, Moody’s écrit que l’élan politique pour mettre en oeuvre une solution efficace à la crise pourrait n’être trouvé qu’après une série de chocs, ce qui pourrait mener davantage de pays à se voir privés d’accès aux marchés du financement pour une période prolongée.

    L’agence Moody’s fait là référence aux pays comme l’Irlande, la Grèce, le Portugal ou encore la Hongrie, qui ont dû bénéficier d’un ou plusieurs plans de sauvetage financier de la part de l’Union européenne ou du Fonds monétaire international.

    Selon elle, d’autres pays pourraient avoir besoin de faire appel à ce genre de solution si l’UE ne parvient pas à trouver rapidement une réponse adéquate à la crise, et ces pays verraient alors très probablement leur note abaissée à celle d’un investissement spéculatif.

    Au vu des événements des dernières semaines, Moody’s indique devoir considérer la probabilité d’un scénario encore plus négatif.

    Selon elle, la probabilité de défaillances multiples d’Etats de la zone euro n’est plus négligeable et ne cesse d’augmenter en l’absence de solution à la crise.

    Si cette probabilité devait se matérialiser, cela augmenterait la probabilité qu’un ou plusieurs pays quittent la zone euro, ajoute l’agence, pour qui ce scénario d’une fragmentation de l’euro aurait des répercussions négatives pour tous les pays de la zone euro et de l’UE.

    http://www.romandie.com/news/n/_Dette_les_notes_de_tous_les_pays_de_l_UE_sont_menacees_281120110611.asp

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  5. BA dit :

    Lundi 28 novembre 2011 :

    Le Trésor italien a émis lundi 567 millions d’euros d’obligations indexées sur l’inflation à échéance 2023 dont les taux d’intérêt ont bondi à plus de 7,3 %, a annoncé la Banque d’Italie.

    Le montant levé s’inscrit dans le bas de la fourchette de l’objectif du Trésor qui comptait émettre entre 500 et 750 millions d’euros.

    La demande est restée soutenue, s’élevant à environ 1,225 milliard d’euros, mais le Trésor peut décider, selon ses besoins, de ne pas émettre le montant maximum, notamment si le taux est trop élevé.

    Signe de la méfiance des investisseurs, les taux de ces titres ont en effet bondi à 7,3 %, contre 4,6 % lors de la dernière opération similaire dont la Banque d’Italie ne précise pas la date.

    Ce taux record n’est toutefois pas une surprise car il se situe au niveau où évoluent actuellement les taux à long terme de l’Italie qui sont jugés insoutenables, sur la durée, pour le pays, qui croule sous une dette colossale d’environ 1.900 milliards d’euros, soit environ 120 % du PIB.

    Les titres émis lundi étant d’un type particulier en raison de leur indexation sur l’inflation, le nouveau véritable test sur les marchés pour l’Italie interviendra mardi, jour où le Trésor compte émettre entre 5 et 8 milliards d’euros d’obligations à moyen et long terme.

    Vendredi, les taux d’emprunt de l’Italie s’étaient envolés à des niveaux record lors de l’émission de 10 milliards d’euros de titres à six mois et deux ans.

    Les taux à six mois avaient bondi à 6,504 %, contre 3,535 % lors de la dernière opération similaire le 26 octobre 2011, et les taux à deux ans avaient bondi à 7,814 %, contre 4,628 % lors de la précédente émission.

    Alors que l’Italie est au bord de l’asphyxie financière, le Fonds monétaire international a démenti lundi discuter avec Rome d’un plan de secours, après des informations du quotidien La Stampa indiquant que le FMI pourrait débloquer entre 400 et 600 milliards d’euros afin de permettre à l’Italie de disposer de 12 à 18 mois pour adopter des mesures budgétaires et des réformes économiques.

    (Dépêche AFP)

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  6. BA dit :

    Mardi 29 novembre 2011 :

    Italie : rendements records pour une adjudication de dette.

    L’Italie a dû accepter mardi un rendement record depuis la création de la zone euro de près 8 % pour pouvoir émettre 7,5 milliards d’euros de papier à trois ans, un niveau qui place le coût de sa dette a un niveau de plus en plus difficilement soutenable.

    La Banque d’Italie avait comme objectif de placer entre cinq et huit milliards d’euros de papier, et la demande a approché le haut de cette fourchette.

    Les obligations à trois ans BTP ont été adjugées à un rendement record de 7,89 %, après 4,93 % lors d’une précédente adjudication du même type fin octobre, a précisé la Banque d’Italie.

    Le ratio de couverture s’est élevé à 1,502.

    Pour le papier à huit ans, le rendement moyen est ressorti à 7,28 %, avec un ratio de couverture de 1,538.

    Les obligations à 10 ans ont été adjugées au rendement de 7,56 %, avec un ratio de couverture de 1,335.

    En Belgique, les rendements des obligations d’Etat à court terme ont atteint un plus haut depuis novembre 2008 lors d’une adjudication de dette à trois et six mois également réalisée mardi.

    http://www.lesechos.fr/investisseurs/actualites-boursieres/reuters_00403450-italie-rendements-records-pour-une-adjudication-de-dette-255706.php

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  7. CHR dit :

    bonsoir tout le monde

    j’ai regardé sur itele Marine Lepen, il me semble qu’elle fait une erreur en proposant 1 euro pour 1 nouveau franc. C‘est commode pour les prix mais elle va nous ruiner. En effet les Français ne vont pas comprendre qu’ayant payé (converti) 6,569 francs pour 1 euro en 2002, on ne leur redonne que 1 nouveau franc pour 1 euro en 2012 parce que le lendemain sur le marché des changes ce nouveau franc ne vaudra pas ce que valait 1 euro ! mais bien ce que valait l‘ancien franc de l’époque (en étant optimiste vu que notre économie s‘est dégradée depuis 2002!)

    Imaginez que les Allemands décident eux aussi de manière arbitraire de convertir 1 mark pour 1 euro par commodité pour les prix, je vous assure que tous les Français si c’était possible iraient ouvrir un compte courant en Allemagne et convertir leurs euros en mark car le lendemain sur le marché des changes cela même après avoir rebasculé en franc seraient 4 ou 5 fois plus riches que le français n’ayant pas fait la manip!

    Donc AMHA (mais là je demande de l’aide au cerveau collectif ), Il faut retourner au franc mais pas 1 euro pour 1 franc , ça ne peut pas se décider de manière arbitraire puisqu’il y a un marché monétaire mondial dont il faut tenir compte, il faut 1 euro pour 6.569 francs au minimum (perso compte tenu de notre triste economie je dirais 1 euro pour 10 franc)

    Quelqu’un peut il me dire si j’ai bon?

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    • Opps' dit :

      Bonjour CHR
      Je pense que tu as tout faux. Mets « carambar » à la place de « franc ».😉

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      • Bruno Lemaire dit :

        Je pense comme oops, mais au lieu de caramba je propose FL (pour franc libéré).

        Actuellement, sur une échelle d0.5 à 1.2, je mets franc2012 (ou FL) à 1 – en barycentre, comme l’euro actuel., la drachme à 0,5, la peseta à 0,8, la lire à 0,9, le FL à 1, le mark à 1.2.
        Cela correspond grosso mode à la puissance économique actuelle des différents pays. L’euro est peut être à sa place vis à vis du dollar, et trop cher par rapport à la monnaie chinoise, mais c’est surtout en interne, à l’intérieur de la zone euro, que cela ne convient pas.

        Très cordialement

        Bruno Lemaire.

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    • chris06 dit :

      parce que tu crois que si c’est 1 euro pour 10 francs et pour 2 mark les français n’auront pas la présence d’esprit de convertir leurs euros en mark plutôt qu’en francs?

      c’est pas gentil de prendre ses compatriotes pour des demeurés!

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    • chris06 dit :

      la pauv’ Marine ne semble pas avoir la moindre idée du sacré bordel qu’un retour aux monnaies nationales va provoquer… elle doit croire que ça sera aussi simple que le passage à l’euro!
      quel sera le taux de conversion est le moindre des problèmes.
      parlons plutôt des vrais problèmes que cela causera, comment seront libellés les dettes, comment stopper les fuites de capitaux, etc…

      mais ça, on en préfère pas en parler, n’est ce pas Marine?

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      • CHR dit :

        salut chris
        c’était juste un raisonnement par rapport au marché des changes et je voulais savoir si il était bon.
        Ce ci dit l’euro est notre prison!!

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        • chris06 dit :

          @CHR,

          Allons bon, tu crois que les peuples américains et britanniques ne sont pas eux aussi en prison? Tu crois qu’ils sont mieux lotis, la bas c’est encore pire, les inégalités sont encore plus extrêmes, les coupes dans les budgets publics sont bien plus grandes que dans la zone euro. Franchement, y a pas photo!

          Je vais te dire, cette prison dont tu parles, et je suis d’accord pour reprendre cette image, elle s’est construite pierre par pierre depuis la fin de Bretton Woods, la libéralisation des changes, la libéralisation des échanges, la libéralisation des mouvements de capitaux, la dérégulation des marchés, la fin de glas steagall, l’explosion du shadow banking … la voilà la vraie prison, alors l’euro, vraiment, il a bon dos.

          Mais bon, ça fait plaisir à la galerie, on évite de parler des véritables causes du malaise des peuples et les démagogues genre Marine Le Pen leur font miroiter monts et merveilles si on revenait aux monnaies nationales. Moi, ça me donne envie de gerber.

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      • Bruno Lemaire dit :

        @Chris06

        Je pense que celle que vous appelez cette « pauvre Marine » a sûrement plus d’un tour – et d’un expert – dans son sac.

        Je dois dire que son intelligence continue à m’impressionner lorsque j’ai l’opportunité de l’entendre sur les ondes – en dehors m^me des occasions où j’ai l’opportunité de lui parler.

        Il ne faut jamais idolâtrer quiconque, mais prendre ses adversaires pour des imbéciles n’est pas non plus très astucieux.

        Très cordialement, Bruno Lemaire.

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    • chris06 dit :

      le plus rigolo c’est que si par malheur Marine LePen gagne au deuxième tour il lui faudra un certain temps pour prendre ses fonctions et passer les mesures d’urgence nécessaires.
      Ce temps sera largement suffisant pour des millions de français pour ouvrir un compte non résident de l’autre côté du Rhin, y transférer tous leurs avoirs pour les mettre à l’abri d’une dévaluation prochaine du Franc-Marine. Cela peut aller très vite, quelques centaine de milliers de gros comptes en banque syphonnés et Marine qui fait la gueule .

      A mon avis, elle ferait mieux de se la fermer pour le moment sur le retour au Franc car c’est le genre de choses qu’il ne faut SURTOUT pas annoncer à l’avance!

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      • Opps' dit :

        Idem pour tous ceux qui pensent que la sortie de l’Euro ne se fera pas sans gros frais ! … à moins de mesures coercitives bien sûr … dont il faudrait également analyser le coût.

        Néanmoins si la crise perdurait et s’amplifiait , il faut également en mesurer le coût … !

        Et encore il faut comparer les coûts sur le même terme choisi. Pas simple.

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        • CHR dit :

          salut Opps’
          y rester va nous coûter encore plus chère sur le long terme, de plus on est parti pour perdre notre souveraineté, l’euro c’est un outil de domination dans les mains de

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        • Opps' dit :

          Oui CHR , je sais
          mais le calcul du coût est bien hasardeux .

          Je conçois que la Grèce pourrais sortir de l’ Euro , car les sacrifices qu’on lui demande sont insensés. Quoiqu’il semble que le peuple grec soit convaincu (mais pendant combien de temps ?) qu’il vaut mieux y rester …

          Que la France sorte de l’Euro … ou que l’Euro explose … ça me parait problématique . Bien sûr les pays qui n’y sont pas rentrés survivent … plutôt pas mal … mais cela ne signifie pas qu’en sortir amène la même chose.

          A vrai dire je suis plutôt pour , mais c’est alors un système de concurrence accrue qui se met en place , où les monnaies seront à leur prix réel dans chaque pays .
          En ce qui concerne la France , égoïstement, on va être coincé entre le mercantilisme et la discipline protestante de l’Europe du nord et le dynamisme retrouvé des pays du sud.

          Bien sûr si on imagine l’éclatement de la zone euro avec ensuite des changes fixes , du 100% money , et des BC qui crée de la monnaie gratuite parce que d’intérêt public , et tutti quanti …. ok , mais , même en étant militant , il faut avouer qu’il y a peu de chance que cela se produise.

          Le système européen n’explosera pas car l’Europe a des atouts considérables dans sa manche . La BCE n’est pas particulièrement endettée et sa force est intacte. La dramatisation -à l’inverse du projet de ceux qui l’ont sur-interprété- nous mène en réalité vers une super intégration européenne probablement vers une Europe à deux vitesses et un QE modéré qui régalera d’abord les marchés et la spéculation.
          De même que l’anti-sarkosysme et la dramatisation outrancière de la situation, par un curieux retournement, favorisera en fin de compte notre médiocre et grossier Nicolas, qui finit , avec les dents et à l’énergie, par apparaître effectivement -moyennant un habile lifting de son attitude- comme l’homme qui arrive tout de même à passer les tempêtes en positionnant le bateau France du mieux qu’il est possible , compte tenu de la situation et des rapports de force .

          Rassure toi je voterai pour pour le capitaine de pédalo , du moins au second tour . Pédalo , car c’est vrai que -même s’il est un homme d’Etat, au fond je pense- , il reste bien conservateur … et je ne sais pas si sa fameuse habileté pourra compenser cette indécision de comportement qu’il laisse perpétuellement.

          Mais je dérive.

          Souveraineté ? Je dirais d’une point de vue français hyper égoïste que si la France arrive à défendre son point de vue , à protéger ses intérêt et à être bien représentée , ça compensera une relative perte de souveraineté de la situation actuelle.

          Bien sûr d’un point de vue plus global et idéaliste , on s’éloigne carrément de certaines idées dont AJH a fini par me convaincre.

          Et on reste dans un système complètement dans le Système .
          Bon le grand Système peut quand même évoluer de par ses immenses contradictions, mais le problème est encore plus compliqué CHR, car la crise actuelle est celle du monde occidental d’abord … et le reste du monde , de plus en plus … « capitalistisé » n’attend que le moment de pousser ses pions pour prendre notre place .

          C’est ça le problème de l’idéalisme : il croit toujours que les « autres » ont le même rêve et que le seul homme à abattre c’est le « riche égoïste » .
          Pour les reste du monde , le riche égoïste c’est nous.
          Amen

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        • chris06 dit :

          @Opps,

          Bien sûr si on imagine l’éclatement de la zone euro avec ensuite des changes fixes , du 100% money , et des BC qui crée de la monnaie gratuite parce que d’intérêt public , et tutti quanti …. ok , mais , même en étant militant , il faut avouer qu’il y a peu de chance que cela se produise.

          je dirais même que cela a plus de chances d’arriver en gardant l’euro qu’en retournant aux monnaies nationales.

          De toutes façons il n’y aura pas d’éclatement de la zone euro puisque la BCE continuera avec sa politique actuelle de « rate caping » (plafonnement de taux), c’est à dire rachetera autant d’obligations italiennes et espagnoles que nécessaire pour maintenir les taux inférieurs à 6%- 7% jusque fin 2013. Ceci plus l’accord sur les swaps euro-dollar jusque fin 2013 annoncé avant hier résoud le problème à court/moyen terme de liquidités auquel était confronté la zone euro.
          Reste bien sûr le problème bien plus fondamental de l’insolvabilité des systèmes financiers occidentaux qui lui ne pourra être résolu qu’à travers une restructuration et réforme profonde du système monétaire et bancaire qui à mon avis ne pourra commencer à être négociée qu’après les élections américaines de Nov. 2012. Je n’ai aucune idée de se qui en résultera (j’ai souvent signalé ma préférence pour un système de changes fixes par rapport à un étalon commun de type DTS) mais je pense que la zone euro aura une carte maîtresse à jouer dans ce processus, les deux autres cartes maîtresses étant celles de la Chine et des Etats Unis.. Ce qui est certain c’est qu’avec un retour aux monnaies nationales les peuples européens n’auront même pas droit au chapitre.

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        • Bruno Lemaire dit :

          Cher Oops,

          Olivier Berruyer estime que les dettes (côté créanciers) sont détenues essentiellement par 10% de la population, et que les dettes (côté débiteurs) sont dues par 80% de la population. voilà déjà une piste à creuser.

          Mais la piste « 100%monnaiecentrale » peut être moins douloureuse à suivre, en étalant objectivement les remboursant tout en n’effrayant pas trop les tristement fameux marchés.

          Très cordialement

          Bruno Lemaire.

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      • Bruno Lemaire dit :

        @chris06

        Il ne s’agit en aucun cas d’un « retour » au franc, mais d’un franc2012 faisant partie d’une série d’autres mesures monétaires et économiques.

        De plus arriver au pouvoir en cachette, sans annoncer ce que l’on va faire ne me semble pas une bonne approche de la démocratie.

        bien à vous

        Bruno Lemaire.

        Mais il est rassurant de penser qu’il y a des millions de français qui ont des avoirs à transférer outre-Rhin. On sait ainsi qu’il y a encore de l’argent disponible en France, et que la question des dettes n’est donc pas insoluble.;-)

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  8. BA dit :

    Jeudi 1er décembre 2011 :

    Le Trésor espagnol a émis jeudi pour 3,75 milliards d’euros d’obligations à 3, 4, et 5 ans, soit le maximum qu’il souhaitait emprunter, mais la tension des marchés s’est fait sentir, l’obligeant à concéder des taux d’intérêt en hausse.

    Les taux ont augmenté par rapport aux dernières émissions similaires, passant au-dessus de la barre symbolique des 5 % :

    – 5,187 % pour les obligations à 3 ans (contre 4,782 % lors de la précédente émission),

    – 5,276 % pour celles à 4 ans (contre 3,639 % la dernière fois)

    – et 5,544 % pour celles à 5 ans (contre 4,045 % avant), selon la Banque d’Espagne.

    http://www.romandie.com/news/n/_ALERTE___L_Espagne_emprunte_375_mds_EUR_le_maximum_prevu_mais_les_taux_montent011220111112.asp

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  9. jerome flon dit :

    la BCE (comme la FED) rachète des titres (bon du trésor, obligations, titres pourris…) aux banques secondaires et non pas aux états et Chris06 sème la confusion en parlant du QE ainsi. Holbecq, Hadrien et tous ceux qui sont pour le QE parlent en fait de prêts directs de la BCE aux états (avec moins d’intérêts donc forcément moins d’inflation potentielle non?).
    Ok cela peut s’appeler monétisation de la dette, mais pourquoi parler de dette, on peut dire financement de la vie de tous plutôt?
    et sans créer plus d’argent pour autant (cela pour ne pas inquiéter nos amis qui craignent l’inflation).

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    • Opps' dit :

      – Oui , mais Jérome le QE c’est injecter de la monnaie et plus spécialement de la monnaie BC, sans préjuger de la manière, et pas forcément en passant par l’Etat.

      Lorsque AJH ou Hadrien parle de la possibilité que l’Etat se finance auprès de sa BC directement, il ne s’agit pas forcément de QE.

      Et lorsque ‘on parle de monétiser de la dette , c’est bien du QE.

      Quant à savoir ce qu’est le rachat par la BC ,aux banques, de titres , cela revient bien à du QE. Bien sûr le trajet n’est pas le même et ce n’est pas la même chose en cours de route.

      – En ce qui concerne l’inflation tu as tout à fait raison : une dose contrôlée d’inflation sur plusieurs années permettraient de résoudre une bonne partie du problème en dégonflant les dettes et en stimulant considérablement les entrepreneurs et les investisseurs actifs : c’est pour cette raison que les marchés apprécient également le QE , base de futur profit.

      Bien sûr toutes les catégories à revenu fixe -et il y en pas mal en France- seraient également sacrément lésées , comme les les retraités , les fonctionnaires , et toutes les personnes subsistant d’allocation diverses … Bien entendu les luttes sociales modéreront ce mouvement -enfin il faut l’espérer- , même si les moins organisés en pâtiront forcément.

      Mais si cela nous permet de désendetter l’Etat, de sortir de la crise , et de renouer avec croissance et profit …
      😉

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    • chris06 dit :

      @jerome,

      le QE c’est l’injection massive de liquidités via le rachat d’obligations sur le marché secondaire. C’est pas moi ni toi qui le défini ainsi, c’est la FED qui fut la première à l’implémenter et à utiliser l’expression.
      Le financement direct est interdit pour toutes les banques centrales qui participent aux changes flottants. Cela ne peut pas être le QE puisque cela n’existe pas alors que le QE, lui, existe bel est bien.

      C’est toi qui sème la confusion.

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      • chris06 dit :

        PS: au Japon, ils ont commencé le QE bien avant la FED et la BoE, mais cela s’appelait 量的金融緩和

        Mais là aussi, il s’agissait toujours d’achats sur le marché secondaire, le financement direct y étant tout autant interdit qu’ailleurs.

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  10. jerome flon dit :

    pour Opps le QE est injecter de la monnaie (BC), je suis d’accord, Chris06 (c’est vrai que je suis certainement confus aussi) précise sur le marché secondaire via le rachat d’obligation, je suis d’accord aussi.
    Est ce que les états peuvent acheter et vendre sur ce marché secondaire?

    Mais mon propos serait de parler du « bon » QE (ou bien changeons de nom), du moins pour certains (hadrien, AJH, tant d’autres…moi…) qui serait uniquement ou au moins autorisé par la BCE directement aux états….
    Voilà ce que l’on dit

    Mais si Chriso6 dit, mais nom bande de…(pour rire , le QE
    ça existe déjà et cela marche pas, nous on répond que l’on ne parle pas du même QE, mais du bon QE ou même un mot différent, bref si la BCE prête aux états la même somme d’argent qu »elle a prêté aux banques secondaires, Bingo para todos!!!

    Bon là dessus, Chris nous explique le problème des changes et de leurs déterminations, des devises etc… je perçois ce qu’il veut dire mais n’arrive pas à bien le comprendre encore, malgré ses nombreuses tentatives ci ou là

    pour Opps, il n’y a pas si longtemps retraites et salaires étaient indexé à l’inflation, ce qui fait que ceux qui n’en voulaient pas étaient surtout nos amis les rentiers (parait qu’il y en a de plus en plus en Allemagne, et que ce n’est pas fini)

    Ceux qui les ont désindexé voulaient certainement avoir un bâton pour faire peur?

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    • Opps' dit :

      Hello Jérome !
      mais nom d’une pipe , personnellement je ne vois plus guère de rentier , il n’y a plus de rentier , il n’y a que des spéculateurs !

      Aujourd’hui le rentier est actif, il place il déplace, il investit, il arbitre, il va vers la production réelle morsqu’elle dégage du profit, vers les actifs soutenus par les bulles , ou vers la dette de l’Etat en temps de crise … et vogue la galère !

      Il va là ou la valeur se dégage , et ok, ce n’ast pas forcémant là ou la richesse est créée !

      C’est quoi ton rentier allemand ? S’il y a bien un pays n’aime pas l’argent facile c’est bien l’ Allemagne non ?

      Il n’y a pas de bon QE : inonder la société de moyens de paiement est une illusion . D’ailleurs c’est complètement contraire à l’esprit du 100% money !!!

      Maintenant je ne dit pas , au point où on est est que ça ne soit pas une façon de s’en sortir . Mais en faire une philosophie … me paraît mortifère.

      En ce qui concerne l’idée que l’Etat ait une banque à laquelle il puisse directement emprunter , je suis pour , oui .
      Seulement ce système est impossible dans l’Europe actuelle . , parce que les autres s’y oppose et d’abord les allemands et ensuite tu imagines la foire que ce serait si chaque pays , et Dieu sait que les pays de l’Europe sont différents, de lui octroyer des moyens monétaires .. à l’un et pas à l’autre … Comment la BCE jugerait-elle de l’intérêt de tel projet et pas de l’autre … ?
      Il faudrait donc revenir aux monnaie nationales. Bon pourquoi pas ? Mais franchement il faudrait une crise kolossale de l’Euro . Or la zone euro n’est malade qu’à l’intérieur et la BCE a une force de frappe, je crois, considérable.
      Bien à toi !

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      • jerome flon dit :

        Ok pour le rentier devenu spéculateur, on parle des mêmes…
        Pour le rentier allemand, c’est une façon de parler d’une population qui va encore vieillir ces 20 prochaines années nous disent les études démographiques (bien faites?) avec des retraités ayant depuis longtemps placés leur argent …c’est pourquoi, en plus de leurs historiques antécédents d’inflation, ils y sont justement plus sensibles que d’autres, à cette menace toute virtuelle mais qui leur fait peur…

        QE ou plutôt que la BC prête directement à l’état ne veut pas dire inonder la société de moyens de paiement.
        Nos amis libéraux estiment (de façon farfelue parait-il) qu’on peut emprunter à hauteur de 60 % du PIB (plus la règle des 3 %), bon ben d’accord, même prêts, pas plus mais directement aux états, le tour est joué…

        Et puis une fois récupérés les 195 (? ou moins) milliards d’euro d’Artis de natixis en taxant le capital à hauteur du travail (plus les 50 milliards annuels économisés si nous arrêtons d’emprunter), on a le temps de payer les profs, les hopitaux, etc..; avant d’inonder qui que ce soit non?

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        • chris06 dit :

          Je ne suis pas persuadé qu’il y ait proportionellement plus de rentiers/spéculateurs en Allemagne qu’en France.Si j’ai bonne mémoire, le patrimoine financier net (c’est à dire les avoirs financiers et immobilier excluant la résidence principale) par tête de pipe est très similaire dans ces deux pays, ainsi qu’en Italie. Et parmi le plus élevé au monde!

          Quand à sa distribution, elle est aussi très similaire : 50% qui n’ont rien, 50% qui ont tout. Parmi la moitié qui a tout, les 10% les plus fortunés possèdent 70% du patrimoine financier net, les 40% restant se partagent les 30% restant.

          Mais il ne faut pas oublier qu’il y a deux siècles, au tout début du capitalisme moderne, ce n’étaient pas 50% qui avaient tout, mais seulement 5%!

          PS: Cette distribution est encore bien plus inégale aux Etats Unis, au Royaume Uni et en Espagne. Et dans les pays émergents, c’est encore pire.

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    • chris06 dit :

      @jerome,

      il n’y a pas de bon ou de mauvais QE. Il y a le QE, qui est ce que pratiquent les banques centrales depuis ces dernières années (la BoJ fut la première, puis la FED, la BoE et maintenant avec plus de reluctance la BCE), c’est à dire la monétisation indirecte des dettes publiques (via le marché secondaire) et il y a le financement direct du trésor par la banque centrale qui ne se pratique plus depuis la fin de Bretton Woods et la démonétisation de l’or.

      Le QE, c’est tout simplement du vol, un transfert massif de valeur ajoutée du travail vers le capital (voir mon commentaire plus haut à ce sujet).
      Le financement direct du trésor par la banque centrale, pourquoi pas, encore que je ne sois pas persuadé que se soit une panacée et qu’il vaut mieux éviter d’en abuser, comment le limiter, c’est là toute la question.. Mais en tous cas, ceci ne sera pas possible dans le cadre actuel des monnaies papier (sans contre partie or) et des changes flottants.

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      • jerome flon dit :

        Bon ben laissons tomber le QE, c’est du vol
        Revenons au financement direct (évidemment qu’il ne faut pas en abuser), comment le limiter : l’état décide au vu de son budget qu’elle doit emprunter disons 150 milliards cette année, bon au lieu de l’emprunter aux banques secondaires (assurances, fonds divers…), c’est la BC qui lui prête la même somme (limitée à cette somme, au total pas plus de 60 % du pib) avec des intérêts moindre, le tour est joué, pas d’abus, limite fixée…

        Et puis pour ne pas en abuser, rappelle toi que si on prends les 195 milliards d’ Artis et les 50 des remboursements d’intérêts, on a de la marge…

        tu écris : « Mais en tous cas, ceci ne sera pas possible dans le cadre actuel des monnaies papier (sans contre partie or) et des changes flottants. » cela m’agace de ne pas mieux comprendre malgré ton insistance et tes efforts…

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  11. CHR dit :

    Salut,
    c’est marrant parce qu’ici vous croyez que l’euro ne va pas exploser alors que chez jorion c’est l’inverse, d’ailleurs lui même a dit sur radiofrance que c’était inévitable et que cela pourrait même arriver dans quelques semaines et puis aussi à force de lire les billets de F.Leclerc je me suis convaincu aussi que s’était inévitable et donc j’essaye de réflèchir à comment cela va se passer concrètement pour le retour au franc mais visiblement selon vous je fais fausse route..bon je crois qu’il va falloir que j’aille plus souvent chez posjorion!

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    • chris06 dit :

      @CHR,

      je pense que sur postjorion tu trouvera des opinions plus diverses que sur jorion, et ce malgré un nombre de commentateurs bien plus réduit.
      Je pense que l’euro n’explosera pas, mais je ne crois pas que ce soit l’opinion de tous ceux qui commentent ici.

      Jorion pense que l’explosion de l’euro est inévitable? On verra. Il annonce aussi la fin prochaine du capitalisme, à mon avis il se trompe là dessus aussi. Comme il s’est trompé sur les conséquences de la perte du AAA des états unis qui devait, selon lui, avoir des conséquences catastrophiques… les taux américains ont encore baissé depuis. Je passe sur les dizaines de billets écrit sur son blog sur Fukushima qui nous annonçaient une catastrophe bien pire que Tchernobyl.

      En tous cas, je suis ravi que tu viennes plus souvent ici.

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      • CHR dit :

        Chris,
        j’ai regardé cette emission de france24 (lien ci dessous) et il y a un truc absolument incroyable, à partir de 8 mn 30 le type (ancien inspecteur des finances )nous explique que l’euro n’est pas une monnaie unique mais une monnaie commune et que c’est un secret bien gardé!!! ce qui est troublant c’est que le gars à l’air de savoir de quoi il parle et que les deux autres ont l’air d’être d’accord, pour ma part je reste sceptique vu que je n’ai pas compris sa démonstration, peux-tu me dire ce que tu en penses? (les autres aussi) merci

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        • chris06 dit :

          cela n’a rien d’un « secret », le véritable émetteur de la monnaie centrale n’est pas la BCE mais le SEBC (Système Européen des banques centrales). La BCE définit la politique monétaire commune à la zone euro mais ce sont les banques centrales nationales du SEBC qui sont chargées de sa mise en oeuvre.

          De là à appeler cela une monnaie commune plutôt qu’une monnaie unique c’est du pinaillage.

          Quand Asselineau utilise ceci pour avancer l’argument que ce fut mis en place pour pouvoir « facilement » défaire l’euro c’est du grand n’importe quoi. Le problème du retour aux monnaies nationales n’est pas technique ou organisationnel, on sait bien qu’on pourrait très rapidement se remettre à émettre des francs et des marks, mais que faire de toutes les créances libellées en euros. Et là, ça devient un bordel gigantesque..

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        • CHR dit :

          merci je commence à comprendre. Donc on sait de quelle banque centrale provient chaque euro créé, ce qui signifie que si un des pays de la zone euro retourne à sa monnaie nationale, les euros de ce pays en compte dans les autres banques centrales se transformeront dans cette nouvelle monnaie nationnale?
          Pour les billets, j’ai remarqué que c’est une lettre qui indique l’origine du pays de la banque centrale emettrice, ce qui doit permettre en principe de sortir de la circulation tout les billets correspondant au pays qui est revenu à sa monnaie nationnale. La banque centrale du pays les récuperant pour les convertir dans sa nouvelle monnaie?

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        • chris06 dit :

          oui, mais les billets circulent à l’intérieur de la zone et dans le monde entier. M’étonnerait qu’un Allemand qui a dans son portefeuille un billet émit en France accepte de l’échanger en Francs…
          Mais les billets sont le moindre des problèmes, la partie émergée de l’iceberg. C’est l’enchevêtrement gigantesque des créances transnationales pour lequel il faudra bien trouver un mécanisme. Banque allemande à une créance de 1 milliards d’euros vis à vis banque espagnole, quid si on retourne aux monnaies nationales? Et on peut y ajouter aux créances les contrats à prix en euros, fournisseur français doit livrer l’année prochaine produit P à prix en euros à entreprise Allemande, quid si on retourne aux monnaies nationales. Et quand on sait qu’il peut ainsi y avoir des accord tripartites, quadripartites ,des montages financiers en chaine, ça se complique à l’infini.
          Il est clair que les nations créditrices nettes comme l’Allemagne voudront recouvrir leur créances en Mark alors que les nations débitrices nettes voudront payer dans leur monnaies, donc cela risque de ne pas être facile de mettre tout le monde d’accord

          C’est là le gros problème du retour aux monnaies nationales, il n’y a aucun espèce de mécanisme prévu a cet effet.

          Sans compter que dés que les investisseurs commenceront à se douter que le retour aux monnaies nationales est inéluctable, ils n’attendront pas jusqu’au jour fatidique pour transférer leurs avoirs en euros vers les pays dont la monnaie appréciera ou même vers le dollar ou la livre, il y aura forcément une fuite des capitaux gigantesque donc RIEN ne peut transpirer d’un quelconque retour aux monnaies nationales avant que tout soit fin prêt, ça complique vachement les négociations entre états, tout doit être fait dans le secret le plus absolu.

          C’est pour cela que quand Asselineau dit que tout cela est « facilement réversible », je me demande s’il a vraiment réfléchi à ces questions. J’ai écouté ces divers exposés et il s’attache principalement à démontrer que c’est procédurailement et juridiquement facile à faire. Oui, le problème n’est pas technique ou juridique, il est celui de négociations de marchands de tapis entre états qui vont tous essayer de tirer le plus finement possible leur épingle du jeu. Le problème est donc avant tout politique!

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      • Renaud dit :

        En général, statistiquement et probabilitairement parlant, lorsque la majorité croit telle chose (surtout si la dite majorité est « pilotée » par les média), ici l’éclatement de l’euro, et bien ça n’arrivera sans doute pas, du moins pas comme ça et pas au moment où on l’attendait.
        Le France et l’Allemagne ne sont aucunement un couple d’union, mais un couple d’équilibre.
        Le « chérie fais mois peur » à la petite semaine de Sarko et Merkel (mais je précise que je peux me tromper) est un duo lassant pour capter les opinions publiques dans les chaumières et ils maintiendront sans doute l’euro (pour le malheur de tous j’en conviens) envers et contre tout et tous. Mme Merkel aura bien montré qu’elle aura traîné les pieds jusqu’au bout avant de passer le mistigri à quelqu’un d’autre, et Sarko est sans doute aveuglé par sa réélection… nous serions électoralement suffisamment c…et masochistes pour ça…

        Alors que la question est d’effectuer une réforme financière, quelqu’en soit l’échelle, en ne considérant plus l’argent comme une marchandise, mais un permis d’acheter (ou équivalent). Mais les réflexes issus de la rente sont ancrés partout dans les cervelles. Si l’on arrivait à effectuer une réforme financière sans que la monnaie reste une marchandise, on pourrait songer, pour contenter les opinions viscéralement attachées à la rente, à réaccepter l’argent-métal et l’or en comme monnaie légale en circulation, mais alors avec des contrôles stricts et un taux d’imposition au moins aussi élevé qu’aujourd’hui uniquement sur la monnaie argent-métal et or.Tout le mon serait rassuré (enfin ceux qui devraient l’être) et tout le monde aurait à nouveau sa chance avec une monnaie-signe d’achat et non plus marchandise.

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    • chris06 dit :

      Je précise que quand je dis que l’euro n’explosera pas je n’exclue pas non plus une forte baisse de son cours par rapport au dollar dans les six mois à venir, peut être même en dessous de EURUSD =1, ainsi qu’un véritable défaut possible en 2012 de la Grèce et du Portugal. Mais je pense que la BCE a les moyens d’éviter que les taux italiens et espagnols augmentent significativement par rapport aux niveaux actuels et que tant que cela sera le cas, il n’y aura pas d’explosion de l’euro.
      A plus long terme (>2013) , une réforme profonde du système monétaire international et une restructuration des dettes de tous les pays de l’OCDE est inévitable mais cela vaut aussi bien pour l’euro que pour le dollar et les autres monnaies du système des changes flottants.

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    • bart dit :

      bon ben… t’as enfin compris que jorionnix c’est la cage à hamsters ?…

      c’est bien ! 😉

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  12. BA dit :

    Selon le dernier point sur ses finances, le FMI peut encore engager 291 milliards d’euros (soit 389 milliards de dollars) pour ses Etats membres. En comparaison, l’Italie a indiqué en novembre qu’elle prévoyait d’emprunter sur les marchés 440 milliards d’euros en 2012.

    http://www.boursorama.com/actualites/le-fmi-fait-un-appel-du-pied-a-la-bce-35bdefcf4413c0bd676ceb848c11ebe1

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  13. A-J Holbecq dit :

    Que pensez vous de la proposition de Jacques Sapir ?
    http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/12/01/requisitionnons-les-banques-centrales_1611913_3232.html#ens_id=1611378

    Depuis quelques semaines, la dégradation constante des taux d’intérêt entérine désormais la fin probable de la monnaie unique. L’attitude de l’Allemagne, qui ne veut ni entendre parler d’une monétisation des dettes ni se résoudre à des transferts budgétaires, mais qui aimerait imposer des règles antidémocratiques sur les budgets sans compensation, précipite cette crise. Il convient désormais de regarder la situation sans fards.

    La hausse des taux d’intérêt est, ou sera sous peu, insoutenable pour de nombreux pays. Plus généralement, la défiance des marchés financiers ne connaît plus de limites : même l’Allemagne est touchée et la perte du triple A français est déjà entérinée par les écarts de taux (spreads) entre notre pays et l’Allemagne.

    Deux solutions sont proposées. La première est que la Banque centrale européenne (BCE) fasse l’équivalent du quantitative easing américain en rachetant aux Etats une partie de leur dette (et non plus sur le marché secondaire auprès des banques). Cela reviendrait à rétablir les pratiques anciennes des « avances au Trésor public » d’avant 1973. Les risques inflationnistes sont très limités du fait de la récession dans laquelle l’Europe est plongée.

    Cependant, des obstacles insurmontables s’opposent à cette solution :

    1. Elle est interdite par le statut de la BCE et toute modification de ce statut exige l’unanimité. Or, des pays sont opposés à une telle solution (Allemagne, Finlande et peut-être Autriche et Pays-Bas).

    2. Le blocage allemand s’enracine de plus dans une impossibilité constitutionnelle pour ce pays. La Cour de Karlsruhe a imposé que les règles de la BCE soient les mêmes que celles de la Bundesbank pour consentir à l’abandon du mark.

    On peut imaginer que l’Allemagne change sa Constitution. Mais il lui faudra au moins dix-huit mois, or le rythme de la crise se compte en semaines. Techniquement, il n’est pas possible d’aller contre l’avis de l’Allemagne dans la gestion de la BCE. La seconde solution est celle de l’émission de titres de dettes au nom de la zone euro. Mais on se heurte alors à des problèmes insurmontables :

    1. Si l’ensemble des pays se portent garants, compte tenu du risque grec et portugais, les agences de notation ont déjà averti que la note de ces eurobonds serait très dégradée (CC). Dans ce cas, il est illusoire de compter sur eux pour donner de l’oxygène aux pays en difficulté.

    2. Ces obligations, si elles étaient garanties par les pays ayant une note AAA, pourraient être placées à des taux d’intérêt acceptables mais en petite quantité. Or, les besoins de financement des pays en difficulté s’élèveront en 2012 à plus de 460 milliards d’euros (dont au moins 335 milliards pour l’Italie).

    3. Enfin, on se heurte à une opposition farouche de l’Allemagne.

    Aucune de ces deux solutions n’est viable. Le pire serait alors un délitement progressif de la zone euro, avec le départ de la Grèce, puis du Portugal, puis de l’Italie et de l’Espagne, nous laissant de fait en tête-à-tête avec l’Allemagne. Un euro centré sur le mark connaîtrait une forte appréciation face au dollar. Cette situation serait la condamnation à court terme de la France comme pays industriel.

    La question se pose donc avec acuité : devant l’inanité des solutions proposées, il faut soit préparer une sortie coordonnée de l’euro, solution de raison préservant la coordination monétaire entre les pays européens, soit considérer des mesures non conventionnelles. Le problème est de savoir comment contourner l’opposition allemande quant à un changement brutal du statut de la BCE. Une solution existe, qui aurait pour avantage de mettre l’Allemagne le dos au mur.

    Les banques centrales des pays continuent d’exister. Elles sont certes liées à la BCE et s’interdisent de procéder à toute création monétaire, mais il s’agit ici d’une interdiction légale qui met en jeu les lois nationales, et non pas d’une impossibilité technique. Il faudrait pour cela procéder à une réquisition des banques centrales (en France, de la Banque de France) pour une période temporaire.

    Dès lors, et sous le contrôle du ministère des finances, la Banque de France pourrait créditer le Trésor Public d’une somme importante, de 500 à 750 milliards d’euros. Elle le ferait par un simple jeu d’écriture, acceptant en échange des titres pour une somme équivalente et portant une rémunération de 0,5 %. Avec cette somme, le Trésor rachèterait en priorité les titres détenus par les non-résidents, ce qui aboutirait à faire baisser le poids des intérêts sur le budget.

    La réquisition existe dans notre droit. Cependant, il est illusoire de croire que l’on pourrait trouver un accord avant de passer à l’action. Il convient donc de procéder à cette réquisition. Les conséquences seront immédiates :

    1. On criera à la rupture des traités. Mais aucun moyen n’existe pour expulser un pays (et donc la France) de la zone euro. Quant à la faire condamner par la Cour de Luxembourg, il nous suffira d’annoncer que nous émettrons autant d’argent qu’il le faudra pour payer une amende.

    2. Ayant montré l’exemple, et l’inanité des mesures de rétorsion, il est certain que d’autres pays nous emboîteront le pas.

    3. L’effet inflationniste de ces mesures cumulées sera très faible, en raison de la récession qui domine en Europe.

    4. En revanche, cette création monétaire devrait faire baisser le taux de change de l’euro par rapport au dollar américain, ce qui pourrait apporter une bouffée d’oxygène bienvenue aux pays d’Europe du Sud et à la France.

    L’Allemagne serait alors mise devant le choix suivant. Elle pourrait décider d’accepter ce coup de force considérant que légalement le statut de la BCE n’a pas changé. Un sommet des pays concernés, où les règles pour fixer la quantité de monnaie à créer seraient déterminées, pourrait se tenir dans les semaines suivant cette décision. Si l’Allemagne n’accepte pas cette solution, la seule possibilité qui lui resterait serait de sortir de l’euro, en prenant le risque que la réévaluation du mark retrouvé se combine avec la tendance à la dépréciation de l’euro et aboutisse à un écart de taux de change de 40 % à 50 %, dont les conséquences seraient négatives pour l’industrie allemande. De plus, elle laisserait la France dans une situation favorable.

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    • chris06 dit :

      Mis à part le fait que cela a à peu prêt 0,0000000000% de chance d’arriver (voir le commentaire de Sonia plus bas) je reste persuadé qu’il ne sera pas nécessaire d’en arriver là.

      L’Allemagne et la BCE ne sont pas débiles. Ils savent très bien que les yeux des investisseurs du monde entier sont actuellement rivés sur une seule et unique chose, les taux des obligations italiennes, espagnoles et françaises.

      Si ces taux continuent à augmenter significativement au delà des niveaux actuels (7% pour l’italie, 6% pour l’Espagne, 3,5% pour la France), ça sera l’explosion de l’euro en 2012 garantie sur facture..

      Un cataclysme planétaire d’une puissance de plusieurs ordres de magnitude supérieure à ce que fut la faillite de Lehman. Un truc qui engendrera une dépression économique mondiale comparé à laquelle celle des années 30 était une promenade de santé.

      Donc la France n’a pas, mais vraiment pas, besoin de forcer la main de l’Allemagne pour que la BCE continue d’intervenir, comme elle le fait déjà depuis quelques mois, pour plafonner les taux italiens, espagnols et français.

      De plus, cerise sur le gâteau, la BCE n’a même pas besoin d’intervenir si massivement que cela pour plafonner ces taux. Il suffit qu’elle le répète un certain nombre de fois pour que les détenteurs de ces titres se calment et arrêtent de vouloir s’en débarrasser.

      Bien entendu tout cela ne résout aucun problème à long terme, mais cela permet de gagner du temps.

      Et nos politiciens c’est tout ce qu’ils cherchent pour le moment, gagner du temps.

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      • jerome flon dit :

        @ Chris
        C’est grâce à des optimistes comme toi que nous allons y arriver…

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        • chris06 dit :

          oh là, je peux te dire que je me sens loin d’être optimiste quand à l’avenir.

          Mais disons que j’essaye de faire la part des choses, essayer de rester lucide c’est à dire tout à fait conscient que le monde va vivre une longue période très difficile qui entraînera des changements systémiques profonds mais en évitant de sombrer dans un catastrophisme et une immédiateté qui domine de si nombreux commentateurs.

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    • chris06 dit :

      Dès lors, et sous le contrôle du ministère des finances, la Banque de France pourrait créditer le Trésor Public d’une somme importante, de 500 à 750 milliards d’euros. Elle le ferait par un simple jeu d’écriture, acceptant en échange des titres pour une somme équivalente et portant une rémunération de 0,5 %. Avec cette somme, le Trésor rachèterait en priorité les titres détenus par les non-résidents, ce qui aboutirait à faire baisser le poids des intérêts sur le budget.

      Je ne comprends pas bien ce passage. Sapir suggère t’il de monétiser 500 à 750 milliards d’euros de bons du trésor? Pourquoi est ce le trésor qui rachète ses propres titres et non la banque de France.

      Aussi, il n’y va pas avec le dos de la cuillère, cela représente entre 30% et 50% de la dette publique française, beaucoup plus que n’ont fait la FED ou la BoE,

      A celà s’ajoute ceci:

      il nous suffira d’annoncer que nous émettrons autant d’argent qu’il le faudra pour payer une amende.

      J’ai de sérieux doutes quand aux conséquences de telles actions sur la perte de confiance en la monnaie qu’elle pourrait générer. Ce n’est pas tant l’inflation qui est le danger, mais véritablement la perte de confiance irrémédiable en la monnaie, autrement dit, tous ceux qui la détiennent essayent désesperement et le plus rapidement possible de s’en dégager, de la convertir en monnaies étrangères ou en actifs tangibles, autrement dit, l’hyperinflation.

      J’ai plutôt l’impression que loin d’éviter l’explosion de l’euro, la proposition de Sapir la provoque. C’est extrêmement risqué.

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      • jerome flon dit :

        c’était de l’humour à propos de ton optimisme..
        Rien n’est impossible et en tous les cas pas le changement de système, et si même ceux comme toi qui ont une bonne compréhension du système monétaire ne croit pas en des solutions comme celle évoquée par Sapir, relayée par AJH (ce que je tentais d’écrire aussi plus haut; alors nous sommes mal barrés pour convaincre!!!
        C’est quand même nous qui avons inventé l’argent et le système, nous pouvons très bien le changer…sans toutefois c’est vrai assurer à 100% que cela marchera, mais là de toute façon nous allons dans le mur…
        Et puis je ne sais pas si c’est bien la place ici pour parler de Mélenchon, mais on ne peut pas dire que nous n’avons pas d’homme politique costaud…

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    • Opps' dit :

      Sapir m’est plutôt sympathique
      mais enfin on dirait une façon compliquée et un peu autiste -en ce sens que le cadre général est peu pris en compte- (quoique très claire et précise dans son enchainement logique) de poser le problème , pour aboutir à une solution astucieuse mais assez baroque ; mais qui n’est qu’une solution parmi les autres solutions possibles bien plus probables qui seront essayées avant.

      Bref cette solution serait intéressante en cas de crise extrême. Mais je me dis qu’en cas de crise extrême , de toute façon chacun reprend ses billes et sa monnaie et qu’à ce moment chacun fait ce qu’il veut comme il le veut … et qu’il n’y a plus a s’embarrasser de solutions tortueuses.

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      • jerome flon dit :

        Mais je ne vois pas où est le tortueux ni le baroque dans ce qu’il présente, c’est en tout cas bien moins tortueux à mon sens que le système actuel…
        encore une fois si la BCE prête les mêmes sommes qu’elle a prêté aux banques secondaires, mais directement aux états (à 0,5 ou 1,5% par exemple), il n’y a pas de risque d’inflation (pas plus mais du reste ce ne serait pas une catastrophe)
        Et puis la crise extrême, nous y sommes pour ceux qui ont déjà perdus leur emploi (faut attendre combien pour dire que c’est extrême?)
        Et les Allemands qui ne peuvent se passer de l’Europe pour les exportations, qui pour un grand nombre sont passé en dessous du seuil de pauvreté (20%?) seront trop isolés ou d’accord avec ces propositions (surtout si plus de 50% des français votent pour un gars qui propose ceci = effet boule de neige assuré en Espagne, en GB, aux USA, Italie, Grèce…partout….

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        • chris06 dit :

          Monétiser 50% des dettes publiques n’est pas inflationniste? Té, on se demande pourquoi tous les pays du monde ne le font pas, s’il n’y a pas de risques et qu’en plus ça diminue de moitié leur endettement, pourquoi s’en privent ils?

          Pardi, l’inflation n’est pas quelque chose de linéaire. Actuellement il est vrai que vu la faiblesse de l’économie monétiser 5% ou 10% des dettes publiques ne provoque pas vraiment d’inflation, comme on l’a vu avec les QE américains et britanniques. Bon il y a eu une montée significative du prix es matières premières mais cela n’a pas résulté en une montée significative de l’inflation dans ces pays, encore que dans les pays émergents cela a eu plus d’effet. La livre a perdu 20% à par rapport à l’euro, le dollar un peu moins mais c’était limité.

          Mais si on passe à 20% de monétisation, 30% ,voir même 50% comme le suggère Sapir, il est fort possible, je dirais que le risque est élevé, que l’inflation ne reste pas limitée mais devienne incontrôlable, que le phénomène de perte de confiance en la monnaie s’emballe et débouche sur une hyperinflation, avec le taux de change EURUSD baissant non pas gentiment vers 1, mais vers ZERO.

          CCe ne sont pas des phénomènes que l’on comprend, ni que l’on sait modéliser, car ils sont principalement d’ordre psychologique.

          Vu que le problème principal dont pâtit l’euro c’est un manque de crédibilité, je pense qu’il y a un risque très significatif que la proposition de Sapir débouche sur l’explosion par hyperinflation de l’euro. Et là après ça on pourra tous faire notre prière.

          Qu’on discute de comment forcer la main des allemands pour accepter une monétisation des dettes publiques en zone euro d’un ordre de grandeur similaire à ce que font les américains et les britanniques, ok. Ce qui est d’ailleurs largement suffisant pour maintenir les taux à des niveaux historiquement bas comme ils en bénéficient.

          Mais 30 à 50% de monétisation des dettes publiques, c’est le scénario de l’apocalypse.

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        • Opps' dit :

          Hello Jérome
          Le système actuel n’est pas tortueux , il est impitoyable, fatal , reflet de notre envers . Celui de Sapir est de satin rose.
          Je ne dis pas qu’il n’est pas réalisable ni qu’il pourrait ne pas se réaliser, je dis qu’il n’intègre pas les paramètres globalement.
          Je dois même te dire que j’ai un respect particulier pour l’ honnêteté de Sapir . Comme d’ailleurs pour les commentateurs de Postjorion qui développent des arguments sincères et … honnêtes toujours dans un souci de vérité et de militantisme intelligent. Quand on n’est pas d’accord on sait pourquoi.

          En ce qui concerne le risque d’inflation , je suis moins en avant que Chris06 , en ce sens que je n’en fais pas un épouvantail , mais je crois qu’il pourrait nous aider, nous aider uniquement à en sortir, mais que les dégats collatéraux sur les plus faibles
          seront considérables.

          Crise extrême ? … pas encore en France si tu compares avec l’extérieur . Sarko , grâce , je le reconnais, à un système gaulois du , tout autant au réalisme de droite qu’ à une archaïsme réactionnaire des grincheux de droite et de gauche en passant par un ‘certain idéalisme patriote de gauche , a réussi à nous protéger jusqu’à présent . Mais là c’est fini .

          En ce qui concerne les allemands , je crois qu’en faire le blocage de la solution facile lais probablement indispensable d’une certaine monétisation est erroné.

          Les allemands contrairement à ce que dit Sapir sont bien plus ‘démocrates’ quant à leurs décisions . Merkel passe par son parlement et leur rend compte à chaque fois , et elle est bridée par ce parlement et par la cour constitutionnelle.
          Les allemands considère que la démocratie en dehors de leurs frontière regarde les autres peuples et qu’elle n’a pas , personnellement à s’en soucier . Ils ne sont pas responsable du système de représentations des autres pays, ni tenus d’en tenir compte. Ca me paraît logique.
          Les allemands sont logiques . Ca ne veut pas dire qu’ils aient raison ni qu’il ne faille pas s’y opposer , mais ils prennent la règle du jeu pour une loi et la respectent.

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        • chris06 dit :

          Je précise bien que ce n’est pas le risque d’inflation qui me fait peur avec la proposition de Sapir, bien au contraire, une inflation à 5%-10% serait bénéfique.

          Non, ce qui me fait peur, c’est la crise de confiance aigüe, la fuite des capitaux vers les monnaies étrangères et l’hyperinflation.

          Actuellement, les investisseurs du monde entier (résidents et non résidents) se posent la question, dois je garder mes titres en euros oui ou non? Pour le moment, ça tient, à peu près, il se sont délaissés de pas mal de titres italiens et espagnols, les actions européennes ont perdu sur l’année un peu plus que les celles des autres zones, l’euro a baissé un peu, mais bon, dans l’ensemble la fuite des capitaux est contenue.

          Maintenant, imaginons, ne serait ce qu’un instant, que l’UMP et le PS se mettent ouvertement à discuter de la proposition de Sapir:

          « La france va monétiser 50% de sa dette publique, en plus, directement, faire fi des traités européens, et s’il y a des amendes, paiera avec la planche à billets »

          Tu crois que ça vachement les rassurer les investisseurs?
          Moi je dis que dans l’environement actuel, il se pourrait bien qu’ils cherchent de façon massive et accélérée à vendre tous les titres en euros qu’ils peuvent vendre, problème on était déjà à deux doigts de la crise de liquidités en euros il y a une semaine avant qu’ils ne passent l’accord sur les swaps.donc la BCE est obligée d’injecter de façon massive des liquidités pour faire face à la demande, puis les investisseurs voudront convertir le plus rapidement possible ces euros en n’importe quelle autre monnaie, mais a quel taux, le tout s’auto alimente et s’emballe et on est dans une situation exacte d’une crise hyperinflationiste.

          Actuellement, nos politiciens n’ont pas le choix, ils sont pieds et poings liés et obligés de tout faire pour renforcer le plus possible la crédibilité en l’euro. La proposition de Sapir fait exactement le contraire.

          Ce n’est pas avec ce genre de stratagèmes qu’on arrivera a se défaire du néolibéralisme et du tout marché.

          Je ne vois pour le moment qu’une seule et unique solution, c’est un accord au plus haut niveau, et dans le secret le plus total, entre les chefs d’états de la zone euro, de sortir l’euro du système de convertibilité avec blocage de tous mouvements de capitaux hors de la zone pour obliger les américains, avec l’aide des chinois (l’idée est du gouverneur de la banque centrale chinoise) à abandonner le système des changes flottants et convoquer un nouveau Bretton Woods.

          Je n’ai aucune idée de s’ils sont en train de tramer quoi que se soit de cette nature mais c’est à mon avis la seule et unique voie practicable.

          Le reste, les propositions de Sapir, Lordon, Jorion, et tutti quanti n’ont strictement pas la moindre probabilité de voir le jour. A moins d’une révolution, mais là, bon, c’est pas demain la veille que ça risque d’arriver dans nos pays où il y a quand même une nette majorité de la population qui cherche coûte que coûte à protéger leur petits et grands privilèges…

          .

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      • A-J Holbecq dit :

        @Chris06
        Je comprends vos inquiétude, mais nous avons un exemple: l’UK
        Y a t-il eu fuite des capitaux ? Y a t-il eu augmentation importante des taux de la dette émise sur les marchés (aujourd’hui à 2,3% sur le 10 ans) ?

        De toute façon, si nous ne faisons rien nous allons dans le mur… alors, faut-il accélérer, freiner, virer à droite ou virer à gauche ?

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  14. sonia dit :

    Solution ingénieuse, mais pour cela il faudrait des politiciens costauds…

    Or, ce n’est pas le cas, hélas…

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  15. jerome flon dit :

    a sonia
    tu ne connais pas Mélenchon?

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  16. jerome flon dit :

    @ AJH
    on va y arriver…

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  17. jerome flon dit :

    té! la dette présente il ne s’agit peut être pas de la monétiser ni de la rembourser d’ailleurs, faisons la part de ce qui est légitime (assurances vie de certains pas trop aisés…) et illégitimes (les spéculateurs)
    Mais le financement direct aux états permet de ne pas en recréer ou presque comme avant 1973

    Tu écris : « Ce ne sont pas des phénomènes que l’on comprend, ni que l’on sait modéliser, car ils sont principalement d’ordre psychologique. »
    je suis d’accord mais là c’est ton rôle de fin connaisseur de leur expliquer qu’on peut essayer pour que psychologiquement tout le monde soit bien…car une fois de plus l’argent ce n’est pas de l’or à trouver, ce sont les hommes qui l’invente à partir de rien….

    Les épisodes d’hyperinflation sont tous aisément explicables, que ce soit la Weimar, l’or espagnol, les assignats….et ceux qui parlent de financer directement aux états ne parlent pas de reproduire ces évènements, encore une fois, si la BCE depuis 2007 avait prêté l’argent à l’état plutôt qu’aux banques, il n’y aurait pas eu plus d’inflation, et tout irait bien…ou presque?

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  18. Hadrien dit :

    Non seulement Sapir a raison, mais cette solution est déjà envisagée par d’autres (cf J Généreux dans son dernier livre avec Mélenchon).
    Le parti-pris de chris06 sur l’hyperinflation est totalement infondé, ainsi que son acharnement à défendre la monétisation indirecte: cette dernière est plus inflationniste, car elle revient à récompenser la spéculation en ajoutant au passage des intérêts indus !
    AJ a assez montré, ici-même, l’effet délétère des intérêts cumulés qui finissent par représenter la seule motivation des dettes!

    L’Italie a pratiqué les deux monétisations (directe et indirecte). J’ai rappelé plus haut que c’est est avec la monétisation indirecte des années 50 que la Lire s’est le plus dévaluée…
    En réalité, le non-dit dans tout cela est qu’il s’agit de pressions hégémoniques de la part des « détenteurs de monnaie », c’est à dire banquiers et rentiers, pour éviter une « monnaie fondante ». Celle-ci fut le cas en France durant les trente glorieuses, ce qui permit aux jeunes ménages d’emprunter aisément et de se loger, au détriment des possédants vivant de leurs rentes et de leurs loyers!

    Il est temps de dénoncer cette légende de l’hyperinflation de la monétisation directe alors que la monétisation indirecte est plus inflationniste et plus dangereuse (cf P. Artus). Elle n’est défendue, comme beaucoup d’autres choses, que par les lobbies conservateurs des possédants et des financiers qui ont tout intérêt à en convaincre le vulgum pecus !

    La solution Sapir-Généreux-(Holbecq?) est la défense idoîne face à ces lobbies qui nous ont enfermé dans l’Europe de Maastricht – Lisbonne. En permettant de (ou incitant à) sortir, s’ils le veulent, les ordolibéraux allemands de cet euro monétisé, elle donne lieu à la solution « en douceur » que je préconisais:
    l’euro restant nominalement la monnaie des autres, c’est lui qui se verrait dévalué, mais avec précaution par les marchés… car c’est dans cette monnaie que leur serait remboursée la dette nominale !

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    • chris06 dit :

      je ne m’acharne pas à défendre la monétisation indirecte, ce que je dis c’est que la monétisation directe est impossible dans un système de monnaies FIAT avec marchés des changes flottants.
      Par contre, dans un système de changes fixés par les gouvernements par rapport à un étalon or, type Bretton Woods, la monétisation directe est possible dans le cadre d’une dévaluation, c’est à dire d’un changement du taux de change dicté par le gouvernement correspondant à une augmentation de la base monétaire (l’augmentaion servant au financement direct du trésor) pour une réserve d’or fixe.

      L’italie, comme tous les pays du monde,n’a jamais experimenté lles deux types de monétisation dans les deux types de systèmes monétaires car c’est une abération de parler de monétisation indirecte dans un système type Bretton Woods ou de monétisation directe dans un système de marchés.

      Quand je parle de risque d’hyperinflation c’est dû uniquement au volume de monétisation préconisé par Sapir, 30% à 50% des dettes publiques.

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      • Od dit :

        Pour quelle(s) raison(s) ne pourrait-il y avoir une part de monétisation directe dans un système de changes flottants ? Un système hybride : monétisation directe et pression des marchés (délestée des stratégies spéculatives de type cds nu) n’est-il pas concevable, pour peu que soit définie prélablement une part de monétisation destinée aux Etats ?

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      • Hadrien dit :

        J’ai été expéditif dans ma phrase, mais la conclusion demeure:

        La lire est bien une des monnaies qui avait le plus dévalué depuis 1945, avant l’introduction de l’euro: elle est passée d’une valeur voisine de l’ancien franc d’après guerre (1/500 du dollar d’alors) à trois et demi fois moins en 2000 (soit 3/10 et non 1/10, confusion avec la peseta…).
        Or, notre franc n’a cessé d’être dévalué par la monétisation (directe ou indirecte) jusqu’à l’euro.
        L’Italie a donc elle-même fortement monétisé… ce qui n’est peut-être pas aussi transparent, vu que la Banque centrale italienne a, je crois savoir, un statut d’actionnariat complexe incluant du privé (comme la Fed) qui remonte à sa création.
        Je me souviens notamment de voyages en Italie dans ma jeunesse, où l’on se voyait proposé un change au noir à l’arrivée (gares, aeroports, etc) par des « changeurs » à la sauvette contournant le contrôle des changes, ce qui laissait quelque doute quant à la sincérité du cours officiel…

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  19. Hadrien dit :

    J’ajoute, pour être bien clair:
    Et aucune crainte de représailles par l’intérêt sur de nouveaux emprunts: avec la monétisation directe, il n’y en a plus !

    Tout cela montre bien que les solutions existent bel et bien. Pourquoi n’en entend-t-on pas parler, ou le moins possible? Parce que les lobbies libéraux font tout pour maintenir les peuples dans la pensée unique qui leur convient: chez nous c’est le PSUMP, outre-Rhin c’est le CDUSPD…

    Qu’on arrête donc cette mauvaise querelle faite à la monétisation directe: la France, pour l’avoir utilisée durant toute la durée des trente glorieuses, s’en est mieux portée que l’Allemagne en termes de croissance, et que l’Italie lorsqu’elle a céssé, et ce malgré deux guerres à notre charge (Indochine, Algérie) durant cette période !

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    • chris06 dit :

      oui, il y a peut être une solution pour se débarrasser du néolibéralisme et du tout marché, mais ce n’est certainement pas en discutant sur la place publique d’un stratagème comme celui de Sapir qui ne peut que réduire à néant toute crédibilité pour l’euro qu’on y arrivera.

      Voir mon commentaire plus haut.

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    • Opps' dit :

      Etienne est positivement adorable .
      Un tissu de naïvetés et de généralisations à partir de l’homme qui a vu l’ours d’un complot , je me suis arrêté vers la minute 8 car on entendait moins le joli fond musical , sans compter les erreurs concernant la création monétaire qui serait depuis « depuis des siècles » .du ressort de l’Etat (confusion entre créer de la monnaie et battre monnaie , mais enfin on la retrouve même chez le pourtant subtil et puissant Werrebrouck !)
      J’aime bien mieux Etienne , surtout lorsqu’il penche la tête à droite et que son regard cherche l’ inspiration en haut à gauche , comme un duende magique et religieux qui illuminerait sa parole, que Jorion le félon crucifié par Couturier sur France Culcul (Et sa justification pitoyable sur son blog, à mourir de rire et de honte pour lui) . Ya pas photo en fait, et de très loin.
      Etienne, mon frère , oui , on dirait mon frère , que j’aime, en fin de repas de noël !
      Prétentieux ? Bon allez je sors, Bisous.

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      • Hadrien dit :

        J’ai dit « dans la même veine »… pour une certaine parenté initiale du blog d’Etienne avec AJ, qui apprécie comme il l’entend.

        Dans « une autre veine », celle propre à Etienne, je recommande son dernier billet, une video sur son passage du temps de l’émission de Masure à la Chaîne parlementaire. Son interlocuteur adverse, un député du plus pur style conservateur d’esprit, ne semble rien comprendre à ce qu’on lui raconte de la stochocratie… A voir !

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      • Opps' dit :

        Oui Hadrien, bon j’ai été un peu taquin , inutilement …, sorry 😉

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  20. Renaud dit :

    L’on voit dans les commentaires ci-dessus que l’interdépendance économique et financière est une glue dont on ne parvient pas à se débarrasser comme le sparadrap du capitaine Haddock. L’interdépendance est une dépendance tout court. Et tout le substrat intellectuel, idéologique, de manipulations de l' »euro-Europe » est à présent coincé et la partie de poker-menteur va sans doute continuer. Tous les politiques étant implicitement d’accord pour gagner du temps dans n’importe quelles circonstances à ce qu’il apparaît, donc, qu’il n’y ait  »surtout » pas de dénouement, élections ou pas, à la crise actuelle. Trois mois par-ci, 15 jours par-là, 6 mois ce serait merveilleux, 1 ans la crise serait finie…
    Je l’ai dit, l’Allemagne et la France ne sont pas un couple d’union mais d’équilibre, ce qui oblige de passer par des filtres, alias protectionnismes que ça plaise ou non.
    Qui est-ce qui va « gagner »? Ou quoi va gagner? Le système apatride comme Goldman & Sachs ? À voir d’urgence, 49 minutes, si pas fait:

    http://www.dailymotion.com/video/xmcef9_goldman-sachs-les-nouveaux-maitres-du-monde_news

    Pour une fois une investigation qui met en plein dans le 1000 sur la pègre en col blanc qui « dirige » le monde !
    Ou alors les sociétés civiles productrices vont arriver de proche en proche, en plus en avalant au passage quelques potions amères, à muter en parvenant à s’imposer des monnaies ajustées à leurs paramètres économiques, culturels, géographiques, etc, chacun retrouvant son espace et son temps, sa sécurité économique minimum avec ses ressources ralayées à des relais monétaires comme une, ou des monnaies communes, surtout pas uniques.

    De toutes façons, on le perçoit bien je crois, dans ces intéressants débats ci-dessus, il y a, sous-jacent à cette lancinante problématique monétaire, plus l’organigramme bancaire actuel qui nous paralyse plus qu’autres choses, ce substrat de la sacro-sainte rente qui empêche à ce stade toute solution, disons en douceur. Que faut-il faire? Euthanasier la rente (à défaut des rentiers) comme disait Keynes, ou ouvrir les vannes de l’inflation?

    Mais tout de même! Ne restons pas à côté de nos chaussures. Les capacités de production, elles, sont là, elles sont réputées stables et croissant naturellement et sûrement. Le savoir faire est bien là avec les compétences qui ne demandent pas mieux que de créer quelque chose de valable et (entre autres) entrer dans une nouvelle ère énergétique et financière.
    Est-ce qu’on va arriver, enfin, à étalonner strictement nos moyens de paiements, la monnaie, sur nos capacités de production? Au lieu de se laisser vampiriser par les faiseurs d’argent d’un autre âge?

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    • Opps' dit :

      Lien très intéressant ! lorsqu’on fait aussi une contre lecture .

      D’abord faire confiance à des blondes et à leurs opinions me paraît sympathique mais j’ai du mal à leur accorder un crédit complet, mais plus généralement on dirait que les personnes interrogées détiennent un avis déterminant et complètement avisé , et qu’il nous révèle une sorte de vérité , alors qu’il ne s’agit de témoignages , avec beaucoup de subjectivité , mais c’est vrai , très intéressants …

      Découvrir que Goldman & Sachs peut jouer à la fois à la hausse ou à la baisse un même actif est édifiant , mais c’est le lot global du monde financier que nous avons laissé se développé , et de toute les banques , les françaises étant légèrement en retrait , par archaïsme probablement plus que par vertu.
      Découvrir -un peu stupéfait- que Goldman & Sachs scie la branche sur laquelle elle est , montre bien que Goldman & Sachs n’est pas à l’origine d’une sorte de complot , mais que c’est un système , c’est même le reflet de notre système.

      Notre système bancaire est dans sa partie obscure un immense casino qui produit de la valeur factice sans produire de richesse.
      Et la crise actuelle a ceci de ‘merveilleux’ qu’elle exacerbe et en fait renforce cette logique diabolique , par le biais du comportement réel de la population masquée par la vague d’indignation d’ordre purement décoratif.
      Car la crise dans laquelle nous sommes amène chaque pays à défendre son système bancaire bancaire et à fermer les yeux sur la partie casino , pour la simple raison que chaque pays cherche à mieux s’en sortir … que les autres … et que le pays dont le système financier pompera le plus de valeur sera forcément favorisé .
      Et non seulement il sera favorisé , mais l’équipe au gouvernement sera reconduite par la population qui a une main sur le coeur, et l’autre -celle qui vote- sur le portefeuille.
      Celui qui voudra laver plus blanc trop vite sera le premier perdant et le premier sanctionné. Et les USA ont donc vitalement besoin de Goldman & Sachs.

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  21. BA dit :

    Zone euro : la bombe à retardement des dettes arrivant à maturité.

    Décembre 2011 :
    La France va devoir emprunter 37,1 milliards d’euros.
    L’Italie va devoir emprunter 22,5 milliards d’euros.
    L’Espagne va devoir emprunter 12,2 milliards d’euros.

    Janvier 2012 :
    La France va devoir emprunter 52,9 milliards d’euros.
    L’Italie va devoir emprunter 15,6 milliards d’euros.
    L’Espagne va devoir emprunter 9,2 milliards d’euros.

    Février 2012 :
    La France va devoir emprunter 35,9 milliards d’euros.
    L’Italie va devoir emprunter 53,1 milliards d’euros.
    L’Espagne va devoir emprunter 14,5 milliards d’euros.

    Mars 2012 :
    La France va devoir emprunter 17,4 milliards d’euros.
    L’Italie va devoir emprunter 44,2 milliards d’euros.
    L’Espagne va devoir emprunter 8,8 milliards d’euros.

    Avril 2012 :
    La France va devoir emprunter 34,4 milliards d’euros.
    L’Italie va devoir emprunter 44,5 milliards d’euros.
    L’Espagne va devoir emprunter 22,7 milliards d’euros.

    Le journal « Der Spiegel » a publié le dessin de toutes ces bombes à retardement : sur ce dessin, les bombes les plus énormes sont les bombes italiennes.

    http://www.spiegel.de/international/europe/bild-800351-287703.html

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    • A-J Holbecq dit :

      Jusqu’aux élections la France pourra sans doute emprunter…
      Ensuite, entre mai et la fin d’année, elle va devoir emprunter # 100 Md€ de renouvellement de dette, 50 Md€ d’intérêts et 50 Md€ de déficit primaire. … total # 200 Md€

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  22. madmax dit :

    der spiegel est en retard d’une bombe !

    « les marches » sont passe par la =
    augmentation tva, non-indexation des retraites

    ils sont donc repus les marches

    t’inquiete, BA

    y sont pas betes
    y vont pas tuer la poule aux oeufs

    tu peux dormir tranquillos amigo

    buenas noces !
    😉

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  23. madmax dit :

    et si tu ne sais quoi faire
    tiens, tu peux aider jorion
    il s’occupe a faire des financiers vertueux !

    http://www.pauljorion.com/blog/?p=31353
    🙂

    c’est facile, tu verras
    et ça peut rapporter

    http://www.pauljorion.com/blog/?p=31353
    😉 MDR

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  24. madmax dit :

    oups ! pardon pour le doublon

    je voulais indiquer la direction cuisine,
    pour rejoindre le grand chef
    voila c’est fait !

    http://www.marmiton.org/recettes/recette_financiers_13690.aspx

    bon courage !
    😉

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  25. Hadrien dit :

    La perspective du traité Merkozyste annoncé est plus grave qu’il n’y paraît:

    C’est subordonner clairement l’ordre institutionnel et juridique des Etats à la main mise des marchés financiers. On le savait déjà avec la nomination de Lucas Papademos et Mario Monti par l’oligarchie: on entre dans l’ère de la gouvernance par les banquiers et les rentiers, c’est à dire les seuls qui ne produisent rien dans la société, mais réclament leur dîme, comme autrefois les aristocrates et le clergé sur le tiers-Etat !
    Car les dettes publiques aujourdhui, ce sont les réductions fiscales des privilégiés que la politique libérale fait payer à tous, en les transformant en emprunts… qui rapportent en outre un intérêt à ceux-là mêmes qu’on a favorisés !

    Le coup du traité, on nous l’avait déjà fait en 2005 avec le TCE, qui avait pour but de graver dans le marbre institutionnel des politiques économiques libérales qui n’avaient rien à faire là: l’économie doit être en débat politique et non légiférée (on l’a bien vu avec l’échec du « pacte de stabilité » devant la conjoncture). Le TCE fut heureusement rejeté, malgré le ralliement des socialistes sous la houlette de Hollande !
    Mais le « traité simplifié » de Lisbonne a appris une chose à nos politiques:
    on peut se passer de l’avis du peuple en s’entendant entre soi. C’est ainsi que le 29 Octobre 2007, Sarkozy reçut Hollande à l’Elysée pour le faire admettre par la voie parlementaire en mettant au point la pantomine de l’abstention socialiste à l’Assemblée Nationale, où Moscovici fut chargé d’une explication de vote laborieuse…
    http://www.marianne2.fr/Entre-Hollande-et-Sarkozy-c-est-encore-et-toujours-oui_a80815.html

    On recommence manifestement aujourd’hui, avec les mêmes:
    Sur France-inter, Hollande s’est contenté de dire qu’il voyait ce traité plutôt après qu’avant les élections ! Ce que son directeur de campagne Moscovici se fera un plaisir de nous expliquer…
    Le divorce des sociaux-démocrates est désormais consommé, non seulement avec le peuple mais aussi avec bien des socialistes:
    Hier, on a vu dans l’émission télévisée « Mots croisés » un Montebourg tenant un vrai discours de chef de l’opposition, face aux UMP Lamassoure et NKM bien en peine pour lui répondre, tant le propos était clair et le verbe haut… En Montebourg, se dessine de plus en plus le recours à gauche lorsqu’il se sera avéré que Hollande et Sarkozy, c’est deux cartes différentes qu’a en main le système pour la même politique euro-libérale !
    Plus tard dans la soirée, l’impression se confirmait de manière frappante avec l’intervention à ce sujet, chez Zemmour et Naulleau sur « Paris-première », du philosophe Michel Onfray. En cas de deuxième tour Hollande-Sarkozy, il préconisa le vote blanc, ce qui risque de tenter beaucoup de français…

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  26. Hadrien dit :

    Les « orthodoxes » ne sont pas du côté qu’on croit…
    Car c’est une théorie bien spéciale que d’avoir prétendu l’indépendance d’une Banque centrale, fût-elle européenne. Aucune ne l’est dans le monde, et toutes concourent à l’intérêt de la nation qu’elles servent, sauf la notre à Francfort:
    Elle est en réalité une arme anti-keynesienne aux mains des lobbies financiers et des gouverneurs centraux (encore des gens au pouvoir d’achat garanti à l’épreuve des balles), enfin dégagés de la tutelle des nations. Une expérience unique… qui risque de finir mal !
    Car, au contraire des autres, à politique coopérative, la Banque centrale européenne repose sur la politique la plus conflictuelle qui soit: « je veux pas qu’un autre (Etat) en profite »…
    Dans ces conditions, c’est le moins-disant qui l’emporte !
    Belle conquête sociale pour les peuples…
    L’Europe a utilisé l’alibi d’une pacification, devenue sans objet depuis l’arme atomique, pour nous plonger dans la pire des belligérences: celle, économique, de tous les jours et sans aucune trève possible. Cf les deux ouvrages jumeaux de Bayrou et Peyrelevade: ces « européens » nous appellent à la guerre économique permanente (Bayrou est autrement plus agressif que Montebourg, en invoquant Clémenceau!).

    Comme le demande un blogueur chez Moscovici, l’Europe « est-ce être de gauche ou de droite » ? Actuellement, c’est le pire: ultra-libéral et anti-social !
    Car il manque dans l’analyse actuelle le sujet tabou que l’euro-libéralisme nous inculque de ne pas aborder: la globalisation brutale se sert des disparités comme vases communicants, mais la plus value de la main d’oeuvre émergente sous-payée ne sert qu’à alimenter les profits capitalistes de la financiarisation croissante de la planète.
    Certains croient faire diversion en montrant du doigt l’Allemagne… comme bon élève de la classe libérale. Hélas, cela ne fait que confirmer la chose: l’Allemagne étant déficitaire dans ses échanges avec la Chine, ses dirigeants ont été les premiers à lui appliquer des mesures de « compétitivité » conflictuelles, dont elle reporte aujourd’hui la pression sur le reste de l’Europe…
    La réponse faite sur la BCE le montre bien: pas de redistribution par la monétisation, ni intérieure (dépenses publiques en faveur des plus défavorisés), ni inter-étatique (soutien des Etats qui en ont le plus besoin).
    Après Lucas Papandréou, Mario Monti et Carlo Draghi, tous anciennement liés à Goldman Sachs, l’égoisme des nantis tient bon la corde… et entend bien ne pas la lacher !

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  27. BA dit :

    Mardi 6 décembre 2011 :

    Standard and Poor’s place sous surveillance négative le fonds de secours européen.

    L’agence de notation Standard & Poor’s a annoncé mardi avoir placé sous surveillance négative la note du Fonds européen de stabilité financière (FESF), conséquence de sa décision de placer sous surveillance les principaux pays de l’Union monétaire.

    La décision de S&P concernant le FESF interviendra dans les trois mois « et si possible avant », indique l’agence de notation, qui entend d’abord finir son évaluation des pays apportant leurs garanties au FESF.

    Le FESF est un instrument financier qui lève de l’argent sur les marchés avec une garantie apportée par les Etats de la zone euro, proportionnellement à leur participation dans le capital de la Banque centrale européenne (BCE).

    Il bénéficie actuellement d’une note triple A qui lui permet théoriquement d’emprunter à des taux avantageux sur les marchés. L’argent qu’il lève est ensuite reversé à des pays en difficulté (Portugal, Irlande) à des taux moindres que ceux qu’ils devraient payer sur les marchés.

    Mais le FESF a été récemment rattrapé par la crise de la dette et a dû payer des taux d’intérêt élevés lors de sa dernière émission de dette en novembre.

    Il avait alors réussi à lever trois milliards d’euros d’obligations à dix ans, mais les acheteurs ne s’étaient pas bousculés, et les taux étaient ressortis en nette hausse par rapport à ses précédentes émissions.

    http://www.boursorama.com/actualites/standard-and-poor-s-place-sous-surveillance-negative-le-fonds-de-secours-europeen-1873d1d1f8a2fd5c31c7d2eff741ac92

    Maintenant, il va falloir surveiller les prochains emprunts du FESF.

    La prochaine fois que le FESF va lancer un emprunt, quel taux d’intéret devra-t-il payer ?

    Il va falloir surveiller ça.

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  28. Renaud dit :

    BA dit :
    @ 6 décembre 2011 à 22:57

    Ce que vous écrivez est intéressant est bien observé, certes, mais qu’est-ce que vous dites de ce que qu’écrit Hadrien juste au dessus ?:

    Hadrien dit :
    @ 6 décembre 2011 à 20:50

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    • A-J Holbecq dit :

      1 – l’Agence France Trésor gère la dette de l’Etat FRANCAIS
      2 – Elle est conseillée par un « Comité Stratégique » (http://www.aft.gouv.fr/aft_fr_23/agence_france_tresor_17/qui_sommes_nous_32/comite_strategique_77/index.html)
      3 – Dans ce Comité Stratégique de 10 membres on trouve Monsieur Peter R. FISHER, ancien sous-secrétaire du Trésor américain et actuellement co-responsable de la gestion obligataire chez BlackRock (voir sur wikipedia anglais la puissance financière que représente Blackrock:  » BlackRock, Inc. is an American multinational investment management corporation and the world’s largest asset manager. « )
      4 – Avec plus de 7 millions d’actions, Blackrock est un des actionnaires principaux de Mc Graw-Hill Companies INC.
      5 – Mc Graw-Hill détient en intégralité le capital de STANDARD & POOR’S

      Marrant, non ?

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    • S’agissant d’Hadrien (plus haut) je viens de répondre
      à 12:07

      A propos de l’AFT et son Comité Stratégique,
      sûrement l’une des premières questions pour les (?) env. 200 milliards € à renouveler au cours des 12 prochains mois
      Q1: Peut-on replacer les titres aux mêmes créanciers ?
      Sont-ils toujours en liquidité ? Ont-ils le désir de restés placés en obligations d’Etat ? Et plutôt la France qu’un autre pays ? Au même taux ?
      Q2: Que peuvent penser les membres du Comité dont l’actionnaire de Standard & Poor’s bien placé pour recevoir de S&P l’opinion de l’Agence qui dispose de repères dans le champ « évaluation du risque comparé entre pays » (taux), moins concernant les volumes (offshore ou domestiques) ?

      Rapport que je n’ai pas encore lu
      http://www.fondapol.org/wp-content/uploads/2011/04/DETTE-2011-03-28-BAG-2web.pdf

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    • BA dit :

      Je suis d’accord avec le message d’Hadrien à 100 %.

      Rien à ajouter.

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  29. Renaud dit :

    A-J Holbecq dit :
    7 décembre 2011 à 11:02

    La boucle est bien bouclée!
    Remarquable trouvaille documentée, bravo AJH (comme toujours du reste!)
    J’aurai l’occasion de m’en servir

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  30. BA dit :

    Mardi 6 décembre 2011 :

    Standard and Poor’s place sous surveillance négative le fonds de secours européen.

    L’agence de notation Standard & Poor’s a annoncé mardi avoir placé sous surveillance négative la note du Fonds européen de stabilité financière (FESF), conséquence de sa décision de placer sous surveillance les principaux pays de l’Union monétaire.

    Autrement dit :

    Pour sauver les Etats européens surendettés, l’Union Européenne avait construit un machin vide, le FESF.

    Comme ce machin vide n’avait pas d’argent, il était obligé d’emprunter sur les marchés internationaux. Ensuite, avec cet argent, il prêtait des milliards d’euros aux Etats européens surendettés.

    Problème : la situation en zone euro est de plus en plus catastrophique, donc les agences de notation vont dégrader le machin vide.

    Donc, le machin vide va être obligé d’emprunter sur les marchés internationaux à des taux d’intérêt de plus en plus élevés.

    Donc, le machin vide va prêter aux Etats européens surendettés à des taux d’intérêt de plus en plus élevés.

    Conclusion : l’Union Européenne va créer un nouveau machin vide, le MES.

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  31. Mon amie m en parlé il y a quelques jours, on peut dire que cela tombe bien

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