209 – video dette publique

Vulgariser l’origine de la dette publique  en 13 minutes, c’est une gageure qu’a réussi  « MrQuelquesMinutes »

 

 

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54 commentaires pour 209 – video dette publique

  1. Tout simplement remarquable!
    Bravo!

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  2. Jean Jégu dit :

    Bravo ! Depuis des années j’en ai rêvé, d’une vidéo aussi fluide et pédagogique. Eh bien, la voilà sous nos yeux. J’attends les commentaires de politiques « avisés » !
    Mais je ne les attends pas sans rien faire – ce serait trop risqué -: je diffuse très largement à tous mes amis.
    Il serait bien que chacun – convaincu ou pas – en fasse autant, tant l’affaire est de taille !

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  3. Nihil dit :

    Si avec ça, on ne comprend pas ! Même moi qui n’ai jamais aimé les problèmes de robinets…

    @ J Jégu: « vidéo fluide » 🙂

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  4. erick jaffre dit :

    Et maintenant un peu de politique qui propose de sortir de l’UE et donc de s’affranchir de l’article 123, de redonner à la banque de france le pouvoir d’émettre de la monnaie pour les besoins de la collectivité …

    C’est, c’est, c’est l’UPR à écouter les vidéos d’Asselineau qui ne dit que cela depuis 4 ans ….

    http://www.u-p-r.fr

    eric jaffre

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    • chris06 dit :

      S’affranchir de l’art.123 cela ne veut pas seulement dire sortir de l’UE mais aussi sortir ce nouveau franc du système monétaire international des changes flottants. Cela veut dire avoir un franc non convertible, devoir effectuer toutes les transactions avec l’étranger (import, export, capitaux entrants et sortants) dans une monnaie autre que le franc. Cela veut dire aussi que c’est le gouvernement français et sa banque centrale qui fixe les taux de change et contrôle toutes les opérations de change des résidents français vers les autres monnaies.
      Est ce cela que veulent vraiment les français?

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      • erick jaffre dit :

        Rétablir le contrôle des changes, oui et alors ?.

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        • erick jaffre dit :

          Franc non convertible, ou bien convertibilité sous contrôle étatique … parle t on de la même chose Chris ? 🙂

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      • chris06 dit :

        Vu que la France a actuellement une balance commerciale largement déficitaire cela voudra dire rationner un grand nombre de produits d’importation (dont, par exemple, le pétrole et le gaz), fermer ses frontières, limiter toutes les opérations de change à un strict minimum contrôlé par un organisme étatique, mettre en place un corralito, etc…

        Autant je pense que c’est quelque chose qui pourrait être envisagé au niveau d’un ensemble économique comme la zone euro qui a actuellement une balance commerciale en équilibre, autant je suis quasiment certain que les français seraient dans leur grande majorité totalement opposé à faire de la France un pays recroquevillé sur lui même, comme l’Espagne avant 1976. C’est vrai que cela leur a vachement réussi!

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      • « S’affranchir de l’art.123 cela ne veut pas seulement dire sortir de l’UE mais aussi sortir ce nouveau franc du système monétaire international des changes flottants. Cela veut dire avoir un franc non convertible … »

        Mais pourquoi cette désinformation chris06?

        L’article 123 du Traité de Lisbonne stipule que : « 1. Il est interdit à la Banque centrale européenne et aux banques centrales des États membres, ci-après dénommées « banques centrales nationales », d’accorder des découverts ou tout autre type de crédit aux institutions, organes ou organismes de l’Union, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publics des États membres ; l’acquisition directe, auprès d’eux, par la Banque centrale européenne ou les banques centrales nationales des instruments de leur dette est également interdite »

        En clair les états signataires s’interdisent de se financer directement à taux zéro auprès de leur banque centrale ou de la BCE. Ils sont obligés de s’adresser aux banques privées qui leur proposent les taux qu’elles décident tout en se finançant actuellement elles mêmes à un taux quasi nul auprès de la BCE.

        Il est nullement question changes fixes ou flottants dans cet et ne plus appliquer cet article 123 ne signifie donc nullement sortir ce nouveau franc du système monétaire international des changes flottants.

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        • chris06 dit :

          Cherchez mes commentaires sur ce blog, j’ai déjà expliqué plusieurs fois pourquoi l’interdiction faites aux états de se financer auprès de leur banque centrale était une conséquence des changes flottants. Ce n’est pas que la BCE qui a cet interdiction mais aussi la FED, la BoE, la BoJ, la SNB, …etc

          Dés qu’on démonétise l’or et que l’on laisse les marchés déterminer les taux de change et non plus les gouvernements, cette interdiction devient indispensable pour pouvoir flotter les monnaies.

          Une autre obligation qui est une conséquence des changes flottants c’est que les banques centrales qui participent au système s’engagent à maintenir l’inflation dans une bande prescrite à l’avance, c’est le mécanisme de l’inflation targeting framework.

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  5. Duval dit :

    La question que je me pose est la suivante, si un état fait défaut et dit simplement, autoritairement,  » je ne reconnais pas cette dette , je ne rembourse pas « . Par le mécanisme qui est exposé, il n’y a pas eu de valeur prêtée à l’état, mais un jeu de signature, avec pour seule engagement de la banque, de garder 1/6 (ou moins) de la valeur prêtée en réserve à la banque centrale pour couvrir cette dette. Si elle était autorisée à réutiliser la somme en réserve, elle n’aurait rien perdu, je me trompe ?? ( à part les intérêts qu’aurait payé la nation pendant les 1000 années à venir ). Si la banque ne perd rien, il n’y a pas de déstabilisation et de cataclysme avec lesquels on veut nous faire peur. J’ai raté quelque chose ?

    Je trouve cette question centrale, car si on imagine qu’un gouvernement fort disait, ne serait ce que,  » on ne paye plus les intérêts » , à ce rythme, il faudrait 30 ans pour rembourser.

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    • chris06 dit :

      Toute créance qui n’est pas recouverte par une banque représente une perte correspondant à la la valeur comptable de la dite créance. C’est vrai quelle que soit la créance, un prêt à un particulier, une entreprise ou les administrations publiques (des OAT10 par exemple). Cette perte, au moment où elle est comptabilisée, réduit d’autant le montant des réserves que la banque a déposé auprès de la banque centrale. Si la perte est suffisamment grande elle engendrera la faillite de la banque.

      Je ne comprend pas d’où vous pensez qu’une banque ne perd rien si les obligations qu’elle a dans son portefeuille font défaut? Comme toute autre créance d’ailleurs.

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  6. Duval dit :

    « Cette perte, au moment où elle est comptabilisée, réduit d’autant le montant des réserves que la banque a déposé auprès de la banque centrale. »

    C’est exactement ce dont je suis en train de parler.
    Pour prendre un exemple concret, la France doit actuellement dans les 1500 milliards d’euros. Bien évidemment, il n’y a pas eu transport de camion de lingot d’or pour 1500 milliards pour construire nos autoroutes , nos hôpitaux etc…

    Il y a par contre 1500 / 10 = 150 milliard de réserve pour couvrir cette emprunt au niveau d’une banque centrale. C’est la seule vrais valeur qui existe, l’équivalent de 3 ans d’impot sur le revenu. Le reste est « comptabilisée » dans le virtuel. Si la banque centrale autorisait les banques à prêter à nouveau cette argent ou si la France remboursait en 3 ans cette réserve, les banques n’auraient rien perdu puisqu’elles pourraient recréer du crédit avec le même taux de réserve ( le facteur 10 de mon exemple ) .

    Qu’est ce qui n’est pas correcte dans le raisonnement, à part le fait que les banques seraient privées d’une source de revenu quasi éternelle assise sur le dos des nations ?

    Je dois être idiot, mais je ne vois pas le problème dans le raisonnement.

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    • sonia dit :

      en effet, il n’y a a pas eu de lingot, les 1500 milliards sont bien de la monnaie scripturale…mais une fois empruntés, ils sont acceptés sur le marché comme de la vraie monnaie et permettent d’acquérir des biens et services, ils doivent donc être remboursés…
      si mon banquier me prête 100.000e et que j’en achète un appartement, est-ce que je peux lui dire : « je ne te dois rien, car ton argent était une simple écriture sur mon compte » ?..

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      • Duval dit :

         » ils sont acceptés sur le marché comme de la vraie monnaie et permettent d’acquérir des biens et services, ils doivent donc être remboursés…  »

        Pourquoi ? qui serait lésé si le montant de réserve est remboursé ? L’objet de ma question repose sur les valeurs réelles mise en jeux, et qui perd quoi en cas de défaut. Et si ce que j’expose est correcte ou s’il manque un élément.

        « ils doivent donc être remboursés » : est ce vraiment légitime si ça n’a pas réellement était prêté, est ce légitime si ça doit être au détriment de la nation pour plusieurs décennies voir plus ( § la Grèce ) . Mais la légitimité est une autre question. La seule chose qui est certaine c’est que le budget de cet année n’est pas encore à l’équilibre, et que même si on ne payait pas les intérêts il faudrait 30 ans pour rembourser. Donc si on voulait rembourser en 30 ans, en supposant qu’il y ait un budget équilibré, il faudrait doubler les impôts sur le revenu.

        Le parallèle avec un cas individuel est intéressant, mais j’objecterais deux choses :
        – Lorsqu’il s’agit d’un état, qui n’est rien d’autre que la structure d’une nation, les raisonnements sont différents je pense. Actuellement les états sont étranglés par leur dette, et puisque le devoir d’un état est d’agir dans le sens du bien commun de la nation, si il existait la possibilité de ne rembourser que le montant de réserve sans dévaster le système bancaire, pourquoi l’état devrait il s’en priver, puisque au contraire, ce serait son devoir de saisir cette opportunité, même si pour cela il faudrait marcher sur les pieds des banques.

        – Même pour un individu, il est quand même intéressant de savoir ( j’aimerais être primo accédant, mais je ne peux pas) que si je prends un emprunt à la banque pour 35 ans afin de m’acheter une petite maison juste un peu délabrée, je paierai une maison pour moi, et deux pour mon banquier, qui ne m’aura pas prêté le prix de ma maison, mais qui aura simplement bloqué un faible pourcentage de sa valeur globale, disons 10%. Ca nous fait du 2000% de benef sur l’opération globale.

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        • A-J Holbecq dit :

          Le passage au 100% monnaie « gèlerait » 2/3 de la dette publique et équivaudrait à une recette fiscale d’environ 70 à 80 milliards d’euros par an
          http://financerlavenir.fnh.org/propositions/la-proposition-cent-pour-cent-monnaie-andre-jacques-holbecq/

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        • Catherine dit :

          Je trouve votre questionnement plein de bon sens Duval!

          C’est vrai que la « légitimité » d’avoir à rembourser une somme qui n’existe qu’en partie est profondément illégitime au regard des lois élémentaires de réalité commune.

          Car ici, dans cette pseudo-légitimité, c’est comme si on jouait au monopoly, et cette loi inique ne se justifie que par le fait que notre système « démocrassique » favorise les institutions financières au détriment du quidam de base, c’est ça la loi à laquelle nous nous soumettons, la loi du plus fort, la loi de l’argent roi qui bafoue la loi naturelle du 1+1=2.

          Mais comme le disait Wittgenstein, nous ne pouvons plus continuer à jouer à un jeu dès lors que l’on en a appris un nouveau. Mais comment se fait-il que ce nouveau jeu ait rendu le précédent caduc? Car nous voyons alors quelque chose de différent et il nous est impossible de poursuivre naïvement l’ancien jeu!

          Si seulement c’était vrai! jouons autrement, ce jeu-là est truqué et mène le monde à sa perte!

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        • Catherine dit :

          Vous dites Duval;

          « si il existait la possibilité de ne rembourser que le montant de réserve sans dévaster le système bancaire, pourquoi l’état devrait il s’en priver,  »

          Tout simplement parce que l’Etat est un nom qui veut dire intérêts financiers, intérêts financiers et état c’est synonyme aujourd’hui, c’est la même chose, même si les soi-disant représentants de l’état jouent les pleureuses, c’est du bluff tout ça.

          L’état n’existe plus, la souveraineté nationale est ravagée, seuls restent les décombres fantomatiques de ces noms état et souveraineté, c’est la membrane qui reste, ce qu’il y avait dedans c’est parti, volatilisé, envolé! voilà pourquoi ils ne font rien en faisant croire qu’ils font qq chose. Car les intérêts de nos représentants croisent les intérêts de cette clique financière, c’est pas plus compliqué que ça!

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        • chris06 dit :

          @catherine,

          oui mais les intérêts sur les dettes publiques il n’y a pas que « la clique financière » qui les touchent. C’est aussi tous ceux qui épargnent et placent de l’argent en euro, soit sur des comptes à terme, sur livret ou en assurance vies. C’est aussi toute entreprise, qu’elle soit financière ou non financière qui fait un profit.

          Tant qu’on continuera à raconter qu’il n »y a que les banques et les entreprises financières qui touchent un intérêt sur les dettes publiques » on continuera à prendre l’arbre qui cache la forêt pour la forêt : c’est tous les ménages et toutes les entreprises (qu’elles soient des banques ou des sociétés qui fabriquent des produits et des services) qui dégagent un surplus, donc de l’épargne, qui touchent un intérêt sur les dettes publiques.

          Il faudrait quand même que les choses soient claires!

          Si l’état désire spolier tous les ménages et les entreprises françaises qui épargnent en euros ainsi que tous les ménages et entreprises étrangères qui ont des réserves en euro, je ne suis pas certain que cela sera très bien reçu par les peuples!

          Ah mais, par contre, quand ont présente les choses comme la « clique financière se fait de l’argent sur le dos des états », là par contre, c’est tout de suite beaucoup plus populaire de le dénoncer… démagogique et faux, mais populaire.

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        • Catherine dit :

          Je suis bien d’accord Chris, il serait stupide de stipendier des organismes financiers ou des états sans se référer aux éléments qui constituent ces mêmes organismes et ces mêmes états et qui dans leur singularité en tant qu’élément constitutif du tout, récolte les raisins verts qui nous font grincer les dents aujourd’hui.

          Tout est vrai et tout est faux aussi, il n’est question que de degrés entre ces deux berges, le vrai et le faux et donc tout dépend où se place le curseur entre les deux. Certains sont proches de telle berge, d’autres de telle autre, mais aucun ne saurait rester sur la berge car ce n’est pas notre nature d’être des berges. Notre nature est celle du pont, c’est à dire celle du passage, et il est des passages plus glorieux que d’autres, non?

          Bref, le fameux juste mi-lieu que je ne cesse d’appeler de mes voeux se place entre les deux, entre le oui –et– le non, il est le « et » de la con-jonction de co-ordination qui relie et conjugue les deux extrêmes pour offrir une justesse comme plus juste que l’une des deux berges et surtout plus réalistes, moins casse-gueule car plus solide, plus harmonieuse, parfois même on peut y danser sur un pont.

          La responsabilité qui nous appelle à répondre de ce que l’on fait ou de ce que l’on ne fait pas, individuellement et collectivement, vient dire de la nécessité de voir l’arbre mais aussi la forêt bien évidemment.

          Les deux manifestations,singulière et collective sont indissociables au risque de tomber dans une culpabilisation mortifère et stupide. Il faut prendre les deux aspects pour que ça circule sinon y’a plus de jus, c’est mort tu as raison.

          Ce qui nous enferre aujourd’hui, c’est que ce qui fait tenir le bidule machiavélique, c’est que tous ou presque tous avons à des degrés divers et variés des intérêts même minuscules dans cette chienlit pestilentielle et ce sont tous ces petits intérêts enchevêtrés les uns dans les autres qui font tenir l’ensemble, c’est franchement du beau boulot, de la dentelle. Qu’un seul lache de ces intérêts et ça fait un trou dans le tissage, mais il faudra qu’il y en ait un qui commence, qui augure de ce mouvement et ce sera l’aurore d’un nouveau monde, mais il faut qu’il y en ait un, et quel sera-t-il, je ne sais!

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    • chris06 dit :

      @Duval,

      pourquoi dites vous que seul l’argent en réserve auprès de la banque centrale représente de la « vraie valeur »?

      Les réserves des banques commerciales auprès de la BCE représentent 2% des dépôts. C’est quoi le reste, les 98%, si ce n’est de la « vraie valeur’? Celui qui a 10 000 euros sur son compte en banque vous allez lui dire « seul 200 euros est de la vraie valeur », le reste les 9800 euros, « sont comptabilisés dans le virtuel »? Pourtant, il peut s’acheter des chocolats ou toute autre chose avec ces 9800 euros, c’est pas virtuel…

      Si les états font défaut, les épargnants perdront une bonne partie des économies qu’ils ont sur des comptes en banque. Vu que cela représente quand même une bonne partie de la population, pas certain qu’un tel défaut soit très populaire!

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      • Opps' dit :

        Effectivement, … et le problème est que cette vidéo projette l’idée fausse qu’il y aurait de la vraie monnaie … et de la « fausse » issue de l’effet de levier, qui n’existerait pas légitimement . C’est le schéma intellectuel de l’or qu’on projette sur la monnaie BC. Alors qu’en fait tout est levier à partir de zéro puisque la monnaie BC n’est que , soit de l’ex-nihilo , soit l’envers d’une monnaie scripturale déjà existante.

        A partir de là l’idée qu’ un non remboursement ne spolierait personne . Mais personne de précis … c’est … tout le monde … c’est à dire au petit bonheur des rapports de forces sociaux . Car ce n’est parce qu’on refuse de payer que la destruction de valeur n’aura pas lieu, c’est à dire que certains paieront.

        Ce qui ne signifie pas que l’intérêt ne puisse pas être indu parfois. Mais enfin l’Etat français a toujours emprunté à un taux très faible autour de 3% , ce qui n’est pas extraordinaire tt de mm.

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        • chris06 dit :

          Tout a fait. Toute monnaie arrive en existence sous forme de dette. C’est vrai pour la monnaie scripturale qui est créée a partir d’un crédit concédé à un particulier ou a une entreprise, c’est vrai pour la monnaie qui est créée comme « bon à valoir » sur une certaine quantité de biens et services qui seront produits dans le futur.

          Toute monnaie est dette de quelqu’un envers quelqu’un d’autre. C’est d’ailleurs comme cela qu’elle est comptabilisée : soit comme dettes au passif de la banque centrale, soit comme dettes au passif des banques commerciales au titre des dépôts. Vu que l’état « garanti » les dépots jusqu’à 100 000 Euros, les dettes de l’état, des banques centrales et la majeur partie des dettes des banques commerciales sous forme de dépots en tout genres (comptes sur livret, CEL, PEL, etc…) ont tous la même garantie, celle de l’état. De plus une grande partie des dépots sont en fait placés par les banques commerciales en obligations d’états donc les dépôts sont pour ainsi dire entièrement garantis par l’état.

          Donc l’histoire rocambelsque que nous raconte Jorion comme quoi seule la monnaie centrale est de la monnaie car « elle n’est pas dette et elle est garantie à sa valeur nominale par l’état » (le fameux cours légal) c’est de la foutaise car toute monnaie est dette de quelqu’un envers quelqu’un d’autre et les dépôts ont la même garantie de l’état que la monnaie centrale.

          Jorion ne semble toujours pas avoir compris ce qui est une évidence.

          De plus, vu l’identité comptable qui est TOUJOURS vérifiée à tout moment :

          Déficit des admin. publiques = surplus du privé + déficit courant,

          on voit que le déficit de l’état est toujours financé soit par le privé national (les ménages et les entreprises), soit par les créanciers étrangers.

          C’est vrai, quel que soit le déficit de l’état, qu’il y ait des intérêts ou non, il sera financé par le privé ou par les étrangers.

          Donc si l’état finance son déficit par de la création monétaire ex nihilo, cela voudra dire que ceux qui financent l’état, le privé et les étrangers seront remboursés par de la monnaie qui a perdu autant de valeur que l’état en a créé pour payer ses dettes, donc qu’ils feront dorénavant un surplus exactement nul, donc plus d’économies.

          L’état pourrait annoncer que dorénavant les ménages et les entreprises n’épargneront plus rien, et les étrangers qui financent la France seront remboursés en monnaie qui sera dévaluée d’autant que le déficit courant augmente, je ne crois pas que cela sera très bien reçu par la population française et mondiale!

          Qui voudra placer de l’argent dans la monnaie nationale si de toutes manières, il ne pourra rien économiser sur une longue durée. Quel pays étranger acceptera le Franc comme moyen de paiement si de toutes manières, toutes les réserves de change qu’il accumulera en Franc auront toujours une valeur nulle?

          Vous croyez VRAIMENT qu’on puisse bâtir un système la dessus?

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  7. Hadrien dit :

    kazem a écrit sur le blog de Peyrelevade:

    ———————————————————————————–

    Il ne sert à rien de s’abreuver des péripéties au jour le jour du feuilleton des euro-dettes publiques, si l’on n’en extrait pas l’essentiel:

    LE LANCEMENT DE L’EURO COMPORTAIT-T-IL UNE ERREUR INSTITUTIONNELLE… VOULUE ?

    Tous les économistes l’ont souligné: il n’y a pas d’exemple d’union monétaire à devise unique qui ait survécu avec des pays conservant leur souveraineté. L’émission d’emprunts d’Etat, lorsque celle-ci est récurrente, constitue en effet l’épreuve de vérité:
    1/ un pays souverain, qui la main sur sa propre Banque centrale, peut toujours alléger le fardeau par la monétisation, fut-elle indirecte. C’est le cas des Etats-Unis, pourtant plus mal en point que la zone euro, et où la Fed a procédé à près de 2000 milliards de dollars de rachats, depuis la crise.
    2/ un pays qui a renoncé à ce droit au profit d’une entité commune, se voit contraint d’en référer aux autres membres en cas de nécessité. Si les autres acceptent d’en partager les conséquences (accrocs à la BCE, FESF, bons européens, etc.), cela revient à faire bourse commune.
    Or, faire bourse commune c’est le fondement même de la fédéralisation…
    Croire que les iniateurs de la création de l’euro, où tous les banquiers centraux étaient partie prenante, auraient été inavertis de cette logique, serait leur faire injure.
    La zone euro n’a donc plus le choix qu’entre deux alternatives:
    – le retour en arrière par la dissolution de la zone… car la divergence grecque touchera vite d’autres pays.
    – la fuite en avant par le pas décisif de la fédéralisation monétaire… qui entraîne sans peine les suivants.
    Les politiques et les opinions ont beau se débattre, les faits et les échéances sont là! De Merkel et Papandréou, le plus piégé des deux n’est peut-être pas celui qu’on pense.
    Ainsi se vérifie la stratégie esquissée par Jean Monnet lorsqu’il prononça les mots célèbres:
    L’Europe ne se fera pas d’un coup, mais par petites touches, à petits pas…
    l’un de ces pas dans l’esprit du banquier Monnet (c’était fatal) étant celui d’une monnaie européenne susceptible de disputer un jour au dollar son rôle de monnaie de réserve.
    Il semble qu’Obama commence ait commencé à l’intégrer à son discours… et aux tensions récentes à l’égard des banques européennes de la zone euro.

    ——————————————————————————–

    A en croire l’interview ci-dessous, Peyrelevade, lui, ne l’a pas encore intégré, et répète comme tout le monde:
    http://lexpansion.lexpress.fr/entreprise/jean-peyrelevade-les-banques-francaises-sont-fragiles_262628.html

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  8. sonia dit :

    Cette vidéo prétend décrire le mécanisme du crédit et propose une solution à la dette.
    D’accord pour les robinets et la baignoire, la description est correcte et facilement compréhensible.

    Cependant, l’auteur élude pas mal d’aspects…

    Il affirme, d’un ton insinuant, que le banquier prête ce qu’il n’a pas.
    Mais où est le problème, tant que ce qu’il prête fonctionne comme de la vraie monnaie et permet, donc, à l’emprunteur d’acquérir des biens réels ?
    Par contre, l’auteur se garde bien de dire que si le banquier n’est pas remboursé, il devra bien payer à la place de son débiteur, même s’il lui a prêté ce qu’il n’avait pas.

    De même, l’auteur souligne le fait que le banquier demande des intérêts.
    Ah bon ? Au nom de quoi ne devrait-il rien demander en échange d’un service qu’il rend ?

    Pour l’auteur, la solution de la dette serait la suppression des banques privées et l’utilisation, à des fins de crédit, de la seule banque centrale (alors qu’il avait lui-même dit auparavant que cette pratique pouvait provoquer une inflation importante ! comprenne qui peut…).
    Cette affirmation ne suffit pas. Il manque la démonstration qu’une banque centrale pourrait faire face à la demande de crédit de la part de l’Etat, des entreprises et des particuliers et à un éventuel non-remboursement.

    Tout cela fait peser des doutes sur la véritable intention de l’auteur.
    Veut-il simplement expliquer ou bien veut-il orienter l’opinion ?

    Ce qui est certain c’est qu’on ne peut expliquer la question de la dette en quelques minutes…
    eh non, ce n’est pas juste une histoire de baignoire ! 😉

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    • A-J Holbecq dit :

      Expliquer la monnaie et la dette en 13′ est une gageure et il est évident que l’auteur a bien du éluder quelques aspects.

      Le banquier est le seul « fabriquant » à demander des intérêts.. personne ne propose qu’il ne soit pas payé, mais il pourrait bien demander des honoraires – qui ne seraient pas proportionnels au montant créé mais au travail fourni – comme toutes les professions libérales, non ?

      Oui le 100% monnaie pourrait créer de l’inflation, comme le système actuel à réserves fractionnaire peut aussi en créer: ni trop de monnaie, ni trop peu; mais une monnaie collective, nationalisée et non pas privée et payante.

      La critique du système actuel (boom et récessions) a été faite par Fisher et Allais et Gomez plus près de nous: la masse monétaire ne peut être régulée dans un système privé.

      La proposition 100% ne considère pas qu’une Banque Centrale doive financer par création monétaire les particuliers et les entreprises (et donc risque de non remboursement), mais seulement la collectivité (l’Etat); le financement des particuliers et des entreprises – si ce n’est les commandes d’utilité publique par l’Etat – se fait par l’épargne.

      Si l’Etat ne rembourse pas la Banque Centrale (en considérant qu’il est positif de ne pas le faire), la seule conséquence est une augmentation permanente de la masse monétaire (au lieu d’une augmentation temporaire)

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    • Nicoco dit :

      Bonjour,
      Je pense qu’il y a quelques points que vous avez mal saisi dans la vidéo…

      Le problème n’est pas de savoir si le fait que les banques prêtent ce qu’elles n’ont pas, et qu’on les rémunère pour ça (par l’intérêt) est « normal » ou pas…
      Le problème est que TOUT l’argent est aujourd’hui créé de la sorte. La société doit donc payer perpétuellement des intérêts sur l’argent qu’elle possède. Et il n’y a pas d’alternative ! Quel est l’utilité d’un tel système ?
      Mais le plus idiot est que pour éviter la faillite générale, il faut emprunter toujours plus (a cause des intérêts), faisant croitre la dette exponentiellement…
      En plus d’être idiot, c’est un système mathématiquement instable !

      Quant a la solution proposée, il ne s’agit pas de supprimer les banques privées, mais de leur supprimer le droit de création monétaire, pour qu’aucun intérêt ne soit appliqué a la création monétaire, source d’instabilité.
      Il n’y a aucune raison que cela engendre plus d’inflation, car il ne s’agit pas de créer de l’argent en plus, mais de remplacer un mode de création monétaire par un autre…

      Ce n’est pas un service que les banques nous rendent, mais c’est plutôt un privilège incroyable dont elles disposent: celui de l’ EXCLUSIVITÉ de la création monétaire, et d’en tirer les bénéfices. Et franchement, vous pouvez difficilement imaginer plus grand privilège…

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    • Jean Jégu dit :

      @ Sonia
      Dois-je vous l’avouer, votre intervention matinale m’a quelque peu énervé. Cette vidéo « prétend », écrivez-vous … « l’auteur élude » …. »il affirme d’un ton insinuant … » il « se garde bien de dire … » « tout cela fait peser des doutes sur la véritable intention de l’auteur »…
      Eh, bien , voyez-vous Sonia, j’ai moi aussi des doutes, ou plutôt un soupçon, ou peut-être une intuition : ce matin n’auriez-vous pas rédigé ce billet juste avant de courir vers votre banque où vous seriez cadre, cadre tout à fait compétente je n’en doute pas ? Je me trompe ? Peut-être mais c’est sans importance car il ne s’agit pas batailler contre les cadres de banque. Au contraire, les amateurs comme moi, les appelleraient plutôt à l’aide tant il y a, entre eux et nous, de problèmes de vocabulaire. C’est ainsi qu’une cadre supérieure de banque s’est un jour amicalement mais fermement opposée à moi en niant que les banques commerciales créent quelque monnaie que ce soit puisqu ‘  » il est bien connu que ceci est réservé à la Banque Centrale. Les banques commerciales ne font que des crédits ». Il fallait naturellement comprendre que la création de monnaie de base ( la seule vraie monnaie pour les banques) est réservée à la Banque Centrale, ce que personne ne nie. Elle concédait aussi que les crédits bancaires faisaient les moyens de paiements de l’économie. Le problème c’est que tout le monde ( sauf les banquiers donc ! ) appelle monnaie tout ce qui est moyen de paiement ! Il est bien dommage que le dialogue entre nous soit si difficile à initier. C’est pourtant avec la plus grande sympathie que je comprenais le mécontentement de cette interlocutrice qui me confiait en avoir assez de se faire traiter de gauchiste dans sa banque et de banquière dans l’association où elle se dévouait.

      Mais venons-en au fond.

      Vu le contexte, votre accord initial ( » D’accord pour les robinets et la baignoire, la description est correcte et facilement compréhensible. ») est le plus bel éloge qui soit pour l’auteur de la vidéo.

      Le banquier prête ce qu’il n’a pas ; où est le problème puisque ça marche, dites-vous. De faux billets peuvent souvent marcher aussi. Il y a pourtant problème dans ce cas, n’est-ce pas ? Mais vous avez raison, le mécanisme fait penser à du faux-monnayage. Maurice Allais ne s’y est pas trompé : « Dans son essence la création de monnaie ex nihilo actuelle par le système bancaire est identique… à la création de monnaie par des faux monnayeurs. Concrètement, elle aboutit aux mêmes résultats. La seule différence est que ceux qui en profitent sont différents. »

      Il n’est pas dit que le banquier subit une perte si l’emprunteur ne rembourse pas. Il n’est pas dit le contraire non plus et il faut faire court. Chris06 a rappelé la chose dans son message du 2 octobre à 15:19. Personnellement, je préférerais d’ailleurs parler de « manque à gagner » plutôt que de perte. On ne gagne pas à tous les coups , n’est-ce pas, et le risque de non-rembourrsement a bon dos pour aider à justifier la perception d’intérêts. C’est un peu l’assureur contre l’incendie qui déplorerait d’avoir à payer une maison qui a brulé !

      L’auteur souligne que le banquier demande des intérêts. Comme l’a fait remarquer AJ.Holbecq, il pourrait ne demander que des honoraires, non proportionnels, cela va de soi, à la somme prêtée. Le travail est-il si différent entre prêter 1000 € et 10000 € ? Mais ne croyez-vous pas que sans la perception des intérêts il n’y aurait plus de banquiers du tout. C’est bien le moteur de cette profession et non pas comme elle voudrait nous le faire croire, le service de l’économie. Mais en cela elle n’est pas à critiquer ; nous servons tous nos intérêts que nous soyons banquiers ou pas . C’est pourquoi il ne faut pas leur demander de veiller à l’intérêt général. Ce n’est pas leur rôle. Il faut une autre solution.

      Concernant le risque d’inflation, qui est naturellement évoqué et donc reconnu comme étant à surveiller, j’ajouterai que l’inflation n’est pas l’enfer pour tout le monde. Si vous saviez comme je suis reconnaissant à l’inflation des Trente Glorieuses. L’inflation n’est qu’un paramètre parmi beaucoup d’autres.

      Quant à votre dernière objection : « Il manque la démonstration qu’une banque centrale pourrait faire face à la demande de crédit de la part de l’Etat, des entreprises et des particuliers et à un éventuel non-remboursement. « , je ne la comprend pas. On lit et on constate que les Banques Centrales ont une capacité de monétisation illimitée, ce qui ne veut pas dire qu’elles doivent l’utiliser ; mais craindre une quantité insuffisante de monnaie me parait ici sans objet.

      Mais ce dernier point me conduit à formuler, moi aussi, une petite critique à cette vidéo – toute petite critique car la brièveté est aussi sa qualité. Elle met toute la création monétaire bancaire sur les crédits bancaires. Ce n’est pas tout à fait exact. Vous savez que les banques rachètent des devises étrangères en créant la monnaie correspondante. Elles le font sans détruire ces devises. Il y a donc doublement des moyens de paiement. Ceci n’est pas dit et c’est fort bien ainsi.

      Mais il y a aussi un autre moyen pour une banque de créer ( ou détruire) de la monnaie bancaire. C’est un peu le  » chainon manquant », le « chainon tu » – du verbe taire. Je ne l’ai jamais trouvé sous la plume d’un banquier. Je vous laisse le soin de le découvrir. Mais sachez que le plus simple serait que les états en usent intelligemment, c’est dire autant que de besoin mais sans plus, par le moyen de leurs banques centrales.

      suggestion de recherche : google-iser :  » monétisation acquisition actifs dépenses banque ».

      Cordialement.
      J.J.

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  9. Sam dit :

    Beau travail pédagogique où l’on voit que l’art. 123 tient une place centrale.
    La question de fond est bien celle du Marché contre l’État, pour imager celle du Chaos contre l’Harmonie.

    On nous explique que le système monétaire du Marché est souple et permet le commerce tout azimuts, que vérifier la valeur des produits, etc, à partir d’une règle serait trop compliqué, trop coercitif.

    Deux remarques :
    le libre change n’est positif quasiment que pour l’argent. Il place tout le reste de la société, les citoyens, les entreprises et les institutions publiques dans une guerre de tranchée perpétuelle où le rationnement, la crainte et la contrainte font la loi.

    Donc, le retour à la règle – et non pas la régulation qui est un faux-nez du contrat – est nécessaire. Des solutions de bon sens au plan monétaire, comme celles qui émergent des échanges au-dessus de ce message, vont dans le sens d’une maîtrise de l’argent.
    Mais, ce qui compte c’est une maîtrise des valeurs. L’idée d’un monde solidaire, donc organisé, planifié, étatisé doit redevenir dominante, car elle est incontournable. Et pas besoin d’appeler un dinosaure schumpéterien comme Madelin pour crier au Rouge, pour savoir d’emblée que les solutions collectives que peut représenter l’Etat ne seront en rien celles d’hier.

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    • Opps' dit :

      Sam, la question n’est as celle du rouge ou pas rouge …

      mais de savoir qui a dans sa besace un mode d’organisation suffisamment « démocratique » pour pouvoir confier à l’Etat non seluement une étatisation-planification-organisation , mais en plus, comme tu sembles le défendre , l’administration/définition de nos « Besoins », et donc in fine , de nos Valeurs ?

      Dans ce cas , je vote pour le système d’Etienne de représentation par tirage au sort …

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      • Sam dit :

        @Opps

        Si, c’est bien la question. Les problèmes monétaires, in fine, résultent de choix politiques. Pour l’heure, il y a deux grandes conceptions politiques qui constituent le paradigme politique, me semble-t-il.
        L’Etat ne définit pas nos besoins et nos valeurs, dans une démocratie réellement représentative, il met en musique ce que les citoyens définissent eux-mêmes comme valeurs et besoins.

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    • chris06 dit :

      @sam,

      L’idée d’un monde solidaire, donc organisé, planifié, étatisé doit redevenir dominante, car elle est incontournable.

      Quel pourcentage de la population mondiale penses tu serait d’accord avec cela? En Allemagne, en Europe de l’est, au Royaume Uni, aux Etats Unis, en Chine, en Inde…etc en fait dans la plupart des pays tu serait surpris de voir comme le « plus d’état » est impopulaire…

      A mon avis, c’est pas joué que cela redevienne la position dominante. Et il faudra que les états améliorent sacrément leurs performances démocratique, gestionnaire et stratégique. Parce que jusqu’à présent, je ne peux pas dire que je leur donnerais plus de 6/20. Et pour certain gouvernements, comme celui de la Grèce, c’est zéro pointé!

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      • Sam dit :

        C’est une bonne question, Chris, mais je te la retourne. Dans le monde dérégulé où nous vivons, en voie de désétatisation, combien de citoyens sont d’accord avec ça ?…A mon avis, ce n’est pas la majorité, si l’on en croit les performances des acteurs privés et des états soumis à la pression dans un monde de « libre-échange », de « concurrence libre et non-faussée » et de changes flottants vers une instabilité mortifère perpétuellement.
        Il y a eu il y a quelques mois un sondage international sur l’adhésion au capitalisme. Je n’ai malheureusement pas gardé le lien. Mais la France n’apparaissait pas comme une adhérente à ce système, et loin de là.
        D’accord avec toi que les états doivent s’améliorer, mais le peuvent-ils dans le système dans lequel nous sommes ?..Tu sais bien que non.

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        • chris06 dit :

          Je suis d’accord qu’il nous faut absolument un système beaucoup plus régulé, plus résilient au risque systémique. Ceci veut il forcément dire « plus d’état »? Je n’en suis pas certain. Mais cela pose surtout la question de qui doit réguler, et comment? Des politiciens de carrière nationaux qui ne comprennent pas les marchés qu’ils sont censé réguler et se font « capturer » par les intérêts particuliers et les lobbies qui fournissent les experts et deviennent les donneurs d’ordres? Cela fait plus d’un siècle que l’on connait le problème de capture du régulateur, et ça fait plus d’un siècle que personne n’a jamais rien fait pour essayer de le résoudre.

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        • catherine dit :

          Bien sûr, parce qu’au fond, ce qui arrive aujourd’hui, c’est tout à fait ce qui a été voulu et construit petit à petit, du beau boulot à vrai dire.

          Les autorités ( autorité ds le sens de produire quelque chose, et Dieu sait si elles en produisent des choses ces autorités) qui ont voulu arriver à ce résultat, ont réussi et tous les petits valets gouvernementaux qui ne gouvernent rien car ils se font gouverner par d’autres, et qui semblent pourtant dire le contraire, ne sont QUE les articulations d’un mouvement qui les dé-passe, qui passe par eux, pour aller au-delà d’eux, c’est tout, ce sont juste des instruments LES GOUVERNEMENTS, au service d’un intérêt plus grand qu’eux.

          Ce qui est essentiel est caché, ce qui est dit est mensonge

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        • chris06 dit :

          @catherine,

          les autorités ont elles voulu ce résultat? Je n’en suis pas si sûr. Est ce qu’elles se sont dit, il y a plus de 30 ans, allez, on va mettre en place un système qui nous conduira dans 30 ans vers une crise systémique majeure? C’est leur prêter une une capacité visionnaire et une malice qu’elles n’ont pas!
          Je pense plutôt qu’elles ont mis en place un système croyant que les « théories » des économistes qui le justifiait (l’école de Chicago, le consensus de Washington, le néo-libéralisme…) étaient les bonnes, sans avoir la moindre idée à priori qu’elles nous conduiraient là où elles nous ont conduit.

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        • catherine dit :

          En guise de réponse, voilà ce que j’écrivais chez Etienne et qui répond en partie à ton commentaire Chris!

          Tout le monde a aujourd’hui intérêt à se bouger mais personne ou très peu le fait, pourquoi la population se réfugie-t-elle dans un assentiment passif et mortel au final?

          Car on lui fait croire , les médias et consorts qu’il y a un fatalisme auquel elle ne saurait s’opposer et qu’elle ne saurait donc vaincre c’est lié et qu’elle n’a d’autre choix au final que de s’y soumettre comme on se soumet aux lois de la gravitation terrestre, presque une loi d’essence divine…

          Or, il n’en est rien. Tout cela participe d’une construction savamment orchestrée..

          L’homme se juge en fonction de son environnement , ce sont des choses qui sont bien comprises par les publicitaires, si l’on veut que l’homme se perçoive différemment c’est sur son milieu qu’il faut opérer ( par voie de conséquence ses pensées seront autres et son agir aussi bien évidemment) et c’est tout à fait ce qui a été réalisé , les représentations mentales ont été complètement chamboulées, mais tout doucement afin qu’il n’y ait pas de prise de conscience possible( si vous ouvrez une porte brutalement , la différence de température sera tout de suite perçue, en revanche si vous laissez un petit cran ouvert, rien ne sera perçu et les transformations de température se feront en douceur sans que vous le ressentiez vraiment) notre environnement a été modifié de fond en comble, toutes nos représentations mentales qui sont à la base de notre être au monde et notre action sur le monde ont été transformées. Pensez deux secondes à ce qu’était votre vision du monde il y a dix ou quinze ou même vingt ans , ce que nous vivons quotidiennement et qui est justifié par cette soi-disant crise, nous ne l’aurions pas même imaginé,pas même pensé , c’est d’une réelle construction dont il s’agit , ça ne tombe pas du ciel ,et c’est à la source de notre pensée et de notre agir dans ce monde, rien d’autre.

          Je ne dis pas que c’est une horde de méchants qui s’est réunie pour ourdir un plan machiavélique contre l’humain ( quoique à lire Bernays, y’aurait de cela!) je pense en revanche de façon plus certaine ,que lorsqu’on laisse faire certaines choses elles se font c’est tout, c’est le cours naturel des choses, comme l’eau qui coule si on la laisse couler, et là n’ayant rien perçu de ce que voulait cette convergence d’intérêts toujours obnubilée par davantage de profit , ne l’ayant pas perçue, ils ont fini forcément ces fameux intérêts par prendre toute la place que nous laissions vacante , et qu’à ce jeu là quand on avance pas on recule, et c’est bien d’une reculade dont il s’agit et c’est bien modéré de le dire en ces termes.

          Si nous avions perçu tout le danger de telles transformations nous n’aurions pas laissé faire, c’est sûr, mais là peu à peu ce sont tous les fondements humains qui ont été cassés un à un,la spiritualité, le savoir,le temps de “rien” qui permet la réflexion, la coopération interhumaine, la famille, en mettant dans la tête des gens des réalisations”individuelles” sur un piédestal comme un leit-motiv , c’est mortel au final, comme s’il était possible de se réaliser sans que les autres le soient, la famille affaiblie, cassée, et les enfants à leur tour affaiblis et plus sujet à influence nocive, c’est l’affaiblissement qui rend influençable, la force permet la résistance, enfants affaiblis dans des familles affaiblies et dès lors les problèmes arrivent, normal ma foi, l’étymologie du mot problème est parlant, c’est ce qui est mis devant, et ça occupe tout l’espace qui reste et ferme la perception du dehors,question de proximité humaine, on s’occupe d’abord des problèmes chez soi avant de s’occuper des problèmes du dehors même s’ils sont liés, il y aurait plein, plein de choses à dire, on pourrait en faire des livres et des livres, mais au bout du compte nous avons un humain le plus souvent très affaibli, donc influençable, appauvri dans sa relation au monde, sans le recours du savoir et du spirituel, balloté par des événements qu’il perçoit mal, secoué de plein fouet par les effets dévastateurs du milieu social qui lui porte atteinte de plus en plus sans qu’il puisse y répondre de façon adéquate et donc en générant de plus en plus de maladie , une peste qu’il mesure à l’aune de son quotidien et qu’on arrive à faire passer sans qu’il soit trop agressif en lui disant que c’est la faute à machin ou à truc, à la crise, aux hérétiques musulmans etc, etc, y’a florès en la matière

          Mais il ne suffit pas d’envoyer un message, encore faut-il qu’il soit entendu!

          On nous a construit des lunettes déformantes pour lire le réel et la plupart d’entre nous tombe dans le panneau , lit mal le texte qu’ils ont sous les yeux,et n’entend plus ce qu’il est nécessaire d’entendre tant le brouillage cacophonique est tout puissant et occupe tout l’espace, le réel est dé-formé pour servir un ordre précis, nous devons toujours avoir cela en mémoire.

          Mais les erreurs mettent sur la voie, car on sait dès lors que c’est faux au regard des fruits que ça porte et qu’il faut abandonner ces façons de faire, et cette perception fausse, il faut parvenir à la retourner , en faire une opportunité-un cheval de bataille que le public va lui-même enfourcher( Bernays) .

          Voilà- devons-nous dire, il y a ce réel-douloureux- mortifère- et cette autre chose que chacun ne peut manquer de désirer.

          Alors faisons en sorte que chacun se ré-approprie cet espace là- ce désir d’autre chose-

          Chacun doit se saisir de ça- se l’approprier- ce qui s’édifie sans moi n’est pas mien nous dit Simone de Beauvoir ne l’oublions pas, s’approprier de ce qui nous revient, car il revient à chacun de sauver sa peau, et l’on ne peut sauver sa peau sans sauver celle des autres, chacun doit être pétri de cette idée, il nous revient à nous et à nous seuls, que les choses soient autre et s’orientent différemment, c’est notre responsabilité, nous aurons à répondre de cela, face aux générations montantes et face à nous-mêmes sans mauvaise foi espérons-le.

          On sait que l’action est mûe par une volonté , sous-tendue par une pensée, elle-même insufflée par une émotion au service de notre survie, on bouge alors en fonction d’une boussole interne, celle de l’évaluation de l’environnement-y’a que c’est nos critères d’évaluation qui ont été chamboulés.

          Alors il faut porter toutes ces idées fausses à la conscience du grand public, et surtout au niveau local.

          Changer notre attitude mentale et changer la nature de notre stratégie.

          Notre société , enfin ce qu’il en reste, justifie ses actions en fonction de la loi, alors prenons ces gens qui s’en réclament sur leur propre terrain, celui de la loi, et apportons leur la contradiction, appuyons -nous sur leur affirmation, et renvoyons tout simplement à la fausseté de cette affirmation, établissons des cahiers de doléances dans chaque commune, établissons des liens inter-communaux, départementaux, inter-départementaux, régionaux inter-régionaux et bientôt nationaux, rétablissons le lien entre citoyens, réunissons-nous dans ce désir commun de voir la majorité des êtres vivants recouvrer leur humanité pleine et entière, ce n’est pas une utopie, c’est tout à fait réalisable, il faut juste sentir que c’est faisable, et dès lors que nous le voudrons nous le pourrons.

          .

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        • Sam dit :

          Bon esprit, ton texte, Catherine…
          « ce qui s’édifie sans moi n’est pas mien »
          Ca me plaît ça.
          Tout à fait d’accord avec ta proposition de cahiers de doléances. Ca avait commencé à être fait par les Indigènes de la République, mais ça n’a pas essaimé, alors que pourtant ça semble la première chose à faire.

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  10. nfaibis dit :

    Très bonne vidéo ! Bravo à son auteur!

    Il y a tout de même quelques erreurs. Le taux de réserves dans la Zone Euro est de 2% et non pas « d’approxiamtivement 15% ». La dette des entreprises est bien en deça de 7000 milliards d’euro mais est approximativmeent équivalent à la dette publique.

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    • A-J Holbecq dit :

      @Nathanael
      Il dit « plus de 6 fois ce qu’elles possèdent en monnaie centrale » donc l’inverse c’est un peu plus de 15%… bien sur il aurait du préciser la part des réserves obligatoires et des fuites de monnaie fiduciaire… mais il voulait rester le plus simple possible. C’est toujours le problème de l’équilibre lors de vulgarisations

      La dette des entreprises françaises non financières est de 7158 Md€
      ( http://www.insee.fr/fr/indicateurs/cnat_annu/base_2005/donnees/xls/t_8200_2010.xls )

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      • chris06 dit :

        Attention: 7158 milliards c’est le passif financier des entreprises non financières. Le passif est constitué de dettes et de capitaux propres.

        Les dettes à proprement parler sont PF3+PF4+PF7, 3000 Md€, on retrouve les 150% de pib qui représentent à peu près la moitié des dettes totales (publiques et privées) de la France.

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        • sonia dit :

          @ Chris

          Vos remarques sont toujours intéressantes…

          on s’aperçoit que vous êtes très informé et avez du recul
          sur ces vastes sujets…

          autodidacte ? professionnel de la banque ? enseignant ?…
          si ce n’est pas indiscret…

          pourriez-vous indiquer une biblio qui vous semble essentielle
          pour les profanes ?

          et chouette, si vous aviez le temps de répondre à leur questions !…

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      • chris06 dit :

        Ou encore, dettes = total de l’actif – fonds propres = 8901 – 8915 = 2986 = PF3+PF4+PF7 = 400 + 1624 + 962

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      • nfaibis dit :

        @ A-J

        Merci pour le fichier excel. Pour le coup, je suis de l’avis de Chris sur la question.

        En ce qui concerne, les réserves, je pense que le taux de 2% est si faible qu’il pêut réellement frapper l’imagination du grand public/

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  11. BA dit :

    Mardi 4 octobre 2011, vers 23 heures :

    Un événement d’une importance historique :

    Italie : Moody’s abaisse la note souveraine de la dette italienne.

    L’agence d’évaluation financière américaine Moody’s a annoncé mardi qu’elle abaissait à A2 la note souveraine de l’Italie, contre Aa2 auparavant, en raison des risques pour le financement sur les marchés de la dette à long terme, de l’atonie de l’économie et des incertitudes politiques.

    Moody’s a assorti sa décision d’une perspective négative, ce qui signifie qu’elle pourrait encore abaisser la note des obligations d’Etat italiennes à l’avenir.

    Pour les émissions d’obligations publiques à court terme, l’agence a maintenu sa note de Prime-1.

    Moody’s a donné comme premier motif au déclassement italien l’accroissement des risques pour le financement des dettes publiques élevées dans la zone euro pour des pays comme l’Italie en raison de l’érosion soutenue et non cyclique de la confiance des investisseurs.

    Deuxième raison: les risques négatifs croissants pour la croissance économique liés à des lacunes structurelles et à un affaiblissement des perspectives de croissance au niveau mondial.

    Selon Moody’s, une troisième raison pour déclasser l’Italie réside dans les risques et le temps dont aura besoin le gouvernement pour atteindre ses objectifs de réduction du déficit et pour inverser la tendance à l’accroissement de la dette publique en raison des incertitudes économiques et politiques.

    L’agence avait annoncé le 16 septembre qu’elle prolongeait la période d’examen de la note souveraine de l’Italie entamée à la mi-juin, pour prendre le temps d’examiner des mesures budgétaires adoptées à la mi-septembre.

    Une autre agence de notation, Standard and Poor’s, a abaissé la note italienne (à A contre A+) le 19 septembre en raison de perspectives de croissance jugées trop faibles.

    http://www.romandie.com/news/n/_Italie_Moody_s_abaisse_la_note_souveraine_de_la_dette_italienne041020112310.asp

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  12. Sam dit :

    Vite fait :

    05/10 10h31

    Le CAC est positif à 2,20; Société Générale à +5,16…
    Du yo-yo considéré comme un des beaux-arts.

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  13. BA dit :

    Grèce : situation « assez désespérée » (selon le ministre grec de l’Economie).

    Le ministre grec de l’Economie Michalis Chryssohoïdis estime dans une interview à paraître jeudi en Allemagne que la situation de son pays « est assez désespérée ».

    « Notre situation est assez désespérée. Car nous réduisons de manière toujours plus drastique le revenu des gens. Les Grecs vivent la situation présente de manière très douloureuse », a-t-il dit à l’hebdomadaire Die Zeit qui a diffusé l’entretien à l’avance.

    « Quand verrons-nous la lumière au bout du tunnel ? Nous ne pouvons pas le dire », a ajouté M. Chryssohoïdis dans cette interview.

    « Le gouvernement grec est totalement isolé avec cette politique de réforme. L’opposition assure qu’elle pourrait renégocier nos conditions de crédit. Et la gauche radicale veut quitter l’UE. Nous sommes seuls », affirme-t-il.

    Selon le ministre, « notre principal problème est celui de l’insécurité » alimentée par les spéculations incessantes dans le monde entier sur une faillite imminente du pays.

    « Une faillite d’un pays de la zone euro serait une catastrophe car elle aurait un effet domino. Ne serait-ce que pour cette raison, nous ne pouvons décider seuls d’un défaut de paiement », a dit M. Chryssohoïdis.

    Le ministre allemand de l’Economie Philipp Rösler se rend cette semaine en Grèce, avec pour objectif de développer les investissements allemands dans le pays et de proposer l’aide de l’Allemagne pour la réforme de l’économie grecque.

    http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2011/10/05/97002-20111005FILWWW00437-grece-situation-assez-desesperee.php

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  14. Duval dit :

     » Tant qu’on continuera à raconter qu’il n »y a que les banques et les entreprises financières qui touchent un intérêt sur les dettes publiques » on continuera à prendre l’arbre qui cache la forêt pour la forêt : c’est tous les ménages qui touchent un intérêt sur les dettes publiques.  »

     » Si l’état désire spolier tous les ménages et les entreprises françaises qui épargnent en euros ainsi que tous les ménages et entreprises étrangères qui ont des réserves en euro, je ne suis pas certain que cela sera très bien reçu par les peuples!  »

    1600 milliard d’euro de dette / 60 millions de français = 27 000 euros par personne ( je suis gentil d’avoir équilibré, en fait, la pression fiscal est essentiellement sur la classe moyenne, et le cout par personne de la classe moyenne doit être nettement plus élevé que ça encore ).
    Si l’on prends une famille classique, marié, deux enfants, ça fait 108 000 euros. Si l’idée est qu’une annulation de la dette ferait que les familles qui ont plus de 108 000 euros de placés dans des produis basés sur la dette publique, pourraient être perdante, j’ai comme l’impression que la grande majorité des autres familles seraient gagnantes si on regarde le problème de ce point de vue.

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  15. A-J Holbecq dit :

    Reçu d’Étienne Chouard

    Mon commentaire :

    À cette explication technique très pédagogique et très complète, il manque pourtant, à mon avis, LA RESPONSABILITÉ DES ÉLUS qui, depuis 40 ans, votent des budgets en déséquilibre (font dépenser l’État plus qu’il ne gagne en baissant les impôts des riches, et le forcent ainsi à emprunter, de plus en plus), ce qui est une des pinces de la tenaille qu’il ne faut pas négliger.

    Cette lacune, je l’explique dans la troisième vidéo des entretiens que je viens d’avoir à la maison avec Sylvain Durain :

    http://www.sylvaindurain.fr/chouard/

    Tout se passe COMME SI les élus de nombreux pays étaient, depuis 40 ans EN MISSION (une mission pour le compte de ceux qui financent leurs campagnes électorales et à qui ils doivent leur pouvoir et leur statut social renouvelé), la mission d’endetter l’État, progressivement, insensiblement, mais dans des proportions finalement asphyxiantes.

    Et cet endettement progressif n’est pas du tout créé par augmentation des dépenses, il est essentiel de le rappeler fortement : DEPUIS 30 ANS, LES DÉPENSES PUBLIQUES SONT GLOBALEMENT STABLES : CE SONT LES RECETTES QUI BAISSENT (sabordage, trahison…), ET PAS N’IMPORTE QUELLES RECETTES : DEPUIS 30 ANS LES ÉLUS FONT BAISSER LES IMPÔTS DES RICHES.

    (D’ailleurs, J. K. Galbraith souligne, dans son formidable petit livre où il explique la crise de 1929, que la baisse des impôts des riches est un marqueur fiable pour prévoir une prochaine catastrophe : quand le niveau de corruption des élus a atteint un tel point que les riches arrivent à faire baisser leurs impôts, c’est que ça va bientôt péter.)

    C’est ça, la cause véritable de la dette publique : l’assèchement des ressources de l’État par nos prétendus « représentants », de « droite » comme de « gauche », (ils sont tous de droite, en fait, tous au service des privilégiés), pendant des décennies : on retrouve là le mode opératoire universel et éternel de L’ASSERVISSEMENT PAR LA DETTE.

    Mais ça ne tombe pas du ciel, c’est le résultat d’une politique : une politique antisociale, une politique de droite.

    Et je pense que les mécanismes qui sont au cœur du gouvernement représentatif, en donnant progressivement 100% du pouvoir politique à ceux qui ont déjà 100% du pouvoir économique (via le financement des campagnes électorales qui fait des élus des débiteurs), est une cause plus importante encore (en amont).

    Finalement, si on remonte encore plus loin, en cherchant la source, la racine du mal, on tombe sur l’absence de vraie Constitution et, in fine, sur un processus constituant minable (où les hommes au pouvoir écrivent des règles pour eux-mêmes et programment toujours notre impuissance politique).

    Mais au bout du bout, tout ça vient de NOTRE PROPRE NÉGLIGENCE AU SUJET DU PROCESSUS CONSTITUANT, C’EST NOUS QUI LES LAISSONS FAIRE : LA VOILÀ, LA CAUSE DES CAUSES.

    Et la solution ne passera pas par un « élu »… C’est L’ÉDUCATION POPULAIRE, ENTRE NOUS, À LA BASE, QUI PEUT FAIRE RECULER CETTE NÉGLIGENCE POPULAIRE.

    Il faudrait que l’éducation populaire visant à remettre la qualité du processus constituant en première priorité pour le plus grand nombre devienne une activité VIRALE : un virus bienfaisant, un virus de justice sociale, en essayant de ne plus laisser le droit du droit (la Constitution) nous échapper.

    Étienne.

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  16. J Mcintyre dit :

    tres bien fait. J’aimerais devenir un de vos assidus lecteurs.

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    • Bonjour J. Mcintyre
      Au XIXe siècle, un de mes ancêtres épousa à l’île Penang (actuellement Malaysie) une McIntyre, prénommée (si ma mémoire est bonne) Emilie. Son père était négociant en épices en cette partie du monde Malacca

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