196 – Les commentaires de François Jéru

Fallait-il, comme me l’ont demandé plusieurs commentateurs de ce blog, interdire François Jéru d’expression libre sur ce blog?

Connaissant ma volonté de ne pas tomber dans les travers de censeur de  Paul Jorion😉 , j’ai enfin trouvé cette solution qui devrait satisfaire tout le monde; François Jéru est bienvenu pour déposer en commentaires de ce billet 196, tous les commentaires qu’il souhaite et chacun pourra ainsi y répondre également s’il le souhaite. Bien évidemment, je n’accepterai plus aucun commentaire de F.J. sur les autres articles (ils seront supprimés), afin que le débat reste fluide sur ceux ci et « n’écrase » pas les autres commentateurs.

Cette formule ne conviendra peut être pas tout à fait à F.J., mais elle me convient. N’est ce pas le principal ?

Postjorion

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8 commentaires pour 196 – Les commentaires de François Jéru

  1. gilles dit :

    À postjorion : Interdire d’expression François Jéru ? Auparavant, je sautais ses commentaires parce que je ne comprenais rien aux notions qu’il voulait exprimer ! Mais maintenant vous voulez le parquez dans une « réserve pour indiens » alors que je commence à le comprendre quand je le lis. Il a un vocabulaire à lui, que l’on finit par identifier et comprendre. Est-ce que l’on ne prenait pas Newton pour un fou quand il disait que la Terre attirait la pomme, mais aussi que la pomme attirait la Terre ?

    Pourquoi prendre une mesure qui ne vise qu’une seule personne ?

    — Ne pourrait-on pas plus simplement interdire deux contributions successives à tous les intervenants ?

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    • postjorion dit :

      Vous me dites cela, mais en deux semaines j’ai eu 5 courriels de commentateurs m’indiquant qu’ils n’arrivaient plus à suivre un débat.
      Personnellement j’ai l’habitude de lire un développement en comprenant ce que l’interlocuteur veut dire .. ici sur ce blog, ce n’est pas le cas lorsque FJ s’exprime.

      Ce n’est isoler les indiens dans une réserve, c’est protéger tous les autres d’un « enfermement » où leurs propres commentaires deviennent illisibles car noyés dans ceux de F.J .

      Je ne supprimerai pas – sur les autres fils – de messages de FJ renvoyant « ici » sur tous les développements qu’il veut faire.

      Entre nous, est ce que nous avons vraiment besoin de ce genre de liens (ce n’est qu’un tout petit exemple):

      Le mot d’ordre des fascistes

      FAIRE PEUR ! FAIRE PEUR !

      Parmi les suppôts de Satan (Xoffzehr, Morgan House),
      parmi les prosélytes en avant-garde de la propagande innommable,
      parmi les sectateurs

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      • simplesanstete dit :

        OH que oui, de la plus haute nécessité, c’est même Kapital mais on y viendra, vas y François je t’ai presque compris, les antisémites israeliens vaincront, ils en sont presque sûr et leurs collègues outre atlantique judéo protestant aussi, l’argent est une valeur sûr avec où sans débat entre nous.
        Une institution qui se sert de l’état aussi.

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      • catherine dit :

        Tout ce qui se dit autrement que comme ça se dit d’habitude est contre-dit presque en automatique comme un rideau de fer qui tomberait sans qu’on en prenne vraiment conscience. ça ne passe pas par les canaux d’empreinte NF de nos apprentissages soi-disant respectables et raisonnables et tous les qualificatifs qui vont avec ça. Mais il ne faut pas oublier, ne jamais oublier que les traces, les empreintes créent des circuits qui renforcent une atitude à percevoir certaines infrmations et à en négliger d’autres.
        Maintenant, ça ne veut pas dire non plus que tout ce que l’on dit d’une façon un peu étrange vaille son pesant de cacahuètes, non, mais ça veut dire peut-être qu’il faut y mettre davantage d’attention, ne pas rejeter rapidement même si ça énerve parfois car il faut faire des efforts et que l’on y comprend rien mais qu’on aimerait bien comprendre pourtant, attention encore davantage accrue pour tenter dy poser du discernement, mais rejeter une parole au prétexte que c’est difficile, à côté, pas dit comme ça se dit d’habitude, ça peut être lourd de conséquences parfois.
        une vérité qui s’essaie à se dire ne saurait se dire avec les mots usuels sinon ça voudrait dire que ce dire là est déjà conscientisé, digéré, assimilé!

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  2. Et si François Jéru avait raison sur la Banque des Règlements internationaux ?

    Ouvrage : « Le Banquier américain de Hitler »

    de Marc-André Charguéraud

    Extrait :

    Voici l’introduction du livre. Pour rappel la BRI fut créée afin de permettre à l’Allemagne de rembourser sa dette de la Première Guerre mondiale.

    Le 18 juillet 1944, 17 nations alliées sont réunies. Leurs délégués représentent les pays en guerre avec le régime hitlérien. C’est Bretton Woods qui a été choisie, une petite ville de la Nouvelle-Angleterre au nord de Boston. Un havre paisible et bucolique accueille les travaux de ces diplomates. Au même moment, des batailles titanesques font rage au large de cette Amérique lointaine que la guerre a épargnée. Sans la moindre trêve, des centaines de milliers d’hommes périssent. A l’ouest, leurs corps sont engloutis dans les océans ou disparaissent dans la jungle d’îles aux noms aujourd’hui paradisiaques. A l’est, ils meurent en masse dans le bocage normand et la plaine lombarde. Une fois de plus, leur sang abreuve en flots continus les sillons d’une Pologne rendue exsangue par des années de combats sans pitié et par l’extermination barbare de populations civiles entières.
    Loin de ce tumulte apocalyptique, les participants à la Conférence de Bretton Woods doivent décider de la mise en place des organisations qui vont assurer les équilibres financiers et tes financements internationaux du monde brisé et meurtri de l’après-guerre qu’il va falloir relever de ses ruines. Ils se penchent sur les fonts baptismaux qui mettront en place la Banque mondiale et le Fonds monétaire international. Ce jour-là, Henri Morgenthau jr., ministre des Finances du gouvernement Roosevelt, s’emporte ; il dénonce un scandale, il accuse. La Banque pour les Règlements Internationaux (BRI), s’exclame-t-il, « est contrôlée par les Allemands ». Péremptoire, il conclut: « je veux insister sur le fait que je considère la BRI comme un instrument des nazis. »’

    Comment pouvait-il en être autrement ? La BRI conduit toutes ses opérations de son siège situé à Bâle, en Suisse, c’est-à-dire dans un pays qui restera totalement isolé du monde libre pendant toute la guerre, un pays encerclé et de fait prisonnier des armées nazies et fascistes. « Banquier des Banquiers », comme on l’a parfois appelée, la BRI, pour l’essentiel de son activité, traite de transactions entre banques centrales. Pendant le conflit, ces transactions sont pratiquement toutes exécutées entre les banques centrales d’Europe continentale. Or c’est la Reichsbank à Berlin qui domine alors la scène financière européenne. Directement ou indirectement, les opérations conduites par la BRI concernent le Reich. L’Allemagne d’ailleurs ne cache pas l’importanee qu’elle accorde à la BRI. Dès novembre 1939, Emil Puhl, vice-président de la Reichsbank, l’homme fort de la banque, celui qui sera en liaison constante avec la banque de Bâle, écrivait : « La Reichsbank est intéressée à ce que la BRI continue à fonctionner sans interruption. »

    Les faits donnent raison à Morgenthau lorsqu’il parle d’un institut contrôlé par les nazis. Le poids de l’Allemagne dans l’actionnariat de la BRI est décisif. Plus de 70 % des actions sont détenues par des banques centrales qui sont aux ordres de Berlin. Il faut en effet ajouter aux votes détenus par les puissances de l’Axe ceux des banques centrales des pays conquis, occupés ou satellites du Troisième Reich. La direction générale de son côté est inféodée aux autorités du Reich. Le directeur général adjoint est allemand, membre du parti national-socialiste, un ancien de la Reichsbank. Le directeur général est français, mais il est délégué par une Banque de France dont le siège à Paris est sous la tutelle d’un commissaire allemand.

    Entre l’Allemagne hitlérienne et la Russie stalinienne, la BRI favorise le dictateur occidental. Elle a transféré aux nazis qui ont envahi le pays les dizaines de tonnes d’or que la Banque nationale de Tchécoslovaquie avait mis à l’abri à Londres. Dans des circonstances semblables, elle refuse aux communistes russes, au moment de leur conquête des Pays baltes, de leur remettre les dépôts d’or possédés par ces pays en Grande-Bretagne. La BRI a dénié aux Soviets ce qu’elle a accordé aux nazis. Cette politique n’est pas étonnante lorsque l’on constate que la BRI a joué le rôle d’agent payeur pour des exportateurs américains de marchandises vers le Reich. Elle intervient même de façon anonyme pour dissimuler le nom des firmes américaines qui participent à ce trafic inacceptable. Il faudra attendre décembre 1941, leur entrée en guerre, pour que les Américains interdisent les transferts de devises vers l’Europe. Alors cette pratique, qui renforce le potentiel de l’économie de guerre allemande, cessera.

    Il faut signaler ici un handicap de taille qui accentue l’emprise du Reich sur la BRI. L’essentiel des actifs de celle-ci, soit 300 millions de francs suisses, est investi en Allemagne. Il vaut mieux pour la banque rester en bons termes avec un débiteur qui pendant la guerre n’aurait pas eu le moindre scrupule à rayer d’un trait de plume ses engagements. Paradoxalement, l’Allemagne n’hésite pas à montrer une bonne volonté équivoque comme preuve de son attachement à la BRI. Jusqu’à la fin de la guerre, elle réglera ponctuellement les intérêts sur les capitaux placés dans le pays par la banque de Bâle. Cette bonne volonté, on devrait dire cette priorité, peut paraître suspecte. Les rares moyens de paiement en devises fortes dont la Reichsbank manquait continuellement ne devaient-ils pas être avant tout affectés aux importations indispensables à l’effort de guerre allemand ? Il est vrai qu’une partie de ces transferts ont été réglés en or pillé. Ils permettaient ensuite à la banque bâloise de créditer ses actionnaires d’un dividende en francs suisses réguliers et honnêtes. Une véritable opération de blanchiment d’or nazi.

    Comme si ce n’était pas suffisant, la BRI organise pour le compte de la Reichsbank le transport de dizaines de tonnes d’or vers le Portugal et la Yougoslavie. Elle sert aussi de plaque tournante, achetant de l’or allemand pour le revendre plus cher à d’autres pays européens. Dans un rapport officiel récemment publié, Stuart Eizenstat, le Sous-secrétaire d’Etat américain, résume avec une grande sévérité la collaboration de la BRI avec l’Allemagne nazie. Se référant à une enquête menée par le Bureau du gouvernement militaire américain en fin 1945, il écrit : « La BRI a accepté de l’or volé, elle a aidé le Reich à récupérer des avoirs menacés de gel dans des pays neutres. Les intérêts du Reich y prédominaient, elle continua à verser des dividendes aux pays occupés en dépit de l’inévitable confiscation de ces montants par les nazis, elle a fourni des renseignements financiers à la Reichsbank. »

    Qui pouvait présider aux destinées d’un tel établissement ? Un Allemand, voire un banquier européen acquis à l’idéologie fasciste ou du moins proche des milieux totalitaires ? Non, quelques semaines avant le début de la guerre, ce fut un citoyen des Etats¬Unis qui accepta de devenir le « banquier américain de Hitler » : Thomas Harrington McKittrick. Il réussit à gagner puis à conserver la confiance des autorités nazies au point qu’elles approuvèrent le renouvellement de son mandat pour trois ans en 1942. Curieusement, les remontrances parfois sévères des Alliés à son égard n’allèrent jamais jusqu’à la remise en cause des activités qu’il déployait en faveur du Reich. Ce « président américain de la BRI fait des affaires avec l’Allemagne pendant que nos jeunes au front se font massacrer par les Allemands », accusait pourtant un directeur du ministère des Finances américain dans le New York Herald Tribune du 27 juillet 1944 .

    A la fin du conflit, bien que très critiqué, McKittrick fut maintenu à son poste. D’autres ont été écartés de leurs fonctions voire condamnés pour des faits bien plus anodins. Pour la Banque bâloise, il n’y eut pas « d’épuration ». Dans les lignes qui suivent, c’est cette singularité contraire à tout sentiment d’équité qui est examinée. Elle résulte d’une succession de situations plus incroyables et invraisemblables les unes que les autres. On a en effet du mal à imaginer comment en pleine conflagration mondiale, alors qu’ils s’entretuaient par millions dans une lutte sans merci, il fut possible à des Américains, Anglais, Français, Allemands, Italiens et Japonais de travailler ensemble dans la sérénité et le calme de leurs bureaux helvétiques. Certains Anglo-saxons n’hésitèrent pas à qualifier cette activité au service d’une Europe dominée par Hitler de trahison de la cause alliée.

    Editeur : Labor et Fides
    Date edition : 2004
    ISBN ou ref : 2-8309-1125-3
    Support : livre
    Genre : étude historique
    Période concernée : de 1870 à 1945
    Région concernée : Ouest Europe

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    • Croyez bien que j’ai plus de preuves qu’il n’en faut pour développer chacun des paragrahes de cette introduction.
      Aucune ne provient de ce livre que j’ignorais et dont je connais pas le contenu.
      Cela se passe en 1930-1950. Ce « Réseau » existe toujours, mais ce n’est PLUS QUE l’un des Réseaux. Plusieurs sont bien pire.
      Ce n’est pas le chemin de Damas d’Opposùm qui va régler la dfficulté.

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