170 – Pierre Sarton du Jonchay – monnaie, DTS et dollar

Pierre Sarton du Jonchay – réactualisé par Assurancetourix (ce qui rends cet article un peu plus facilement lisible😉 )

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Le 23 mars 2009, dans un texte intitulé : « Réformer le système monétaire international » (http://www.bis.org/review/r090402c.pdf ), Zhou Xiaochuan, le Gouverneur de la banque centrale de Chine, établissait un bilan précis et étayé de la crise mondiale dans sa dimension monétaire. Il expliquait que l’actuel système international, fondé sur l’utilisation d’une monnaie nationale, le dollar américain, est inédit dans l’histoire monétaire mondiale.

Jusqu’en 1971, le dollar a été admis par les accords de Bretton Woods comme unité de compte et de réserve internationale équivalente à un poids constant d’or à raison de 35 dollars pour une once. En aout 1971, le Président Nixon décidait unilatéralement de suspendre la convertibilité du dollar en or à un prix fixe. À partir de cette date, la monnaie a changé de nature, en rupture avec la conception multi-séculaire qui avait prévalu jusque là. La Réserve Fédérale des États-Unis ne garantit plus la conversion de ses crédits contre une quantité certaine de métal. Le dollar n’est plus alors que la représentation comptable d’un crédit auprès de la Fed, échangeable contre n’importe quel bien ou service réel mais à un prix flottant au gré du marché.

Dans sa déclaration, le Gouverneur de la banque centrale de Chine constate qu’une expérience multi-séculaire de la monnaie a enseigné la nécessité d’aligner la circulation de signes monétaires sur l’offre de biens et services disponibles à la vente. La monnaie doit être émise selon des règles qui ajustent la comptabilité des revenus de toute nature à l’équilibre de l’offre et de la demande. Sans entrer dans le détail du mécanisme de la création monétaire par le crédit, Zhou Xiaochuan pose que l’adossement de la monnaie au crédit n’est pas intelligible sans des règles explicites préalables. Si donc une banque centrale peut piloter l’émission monétaire par sa politique d’allocation de crédit, cette capacité n’existe pas hors de son périmètre de souveraineté. Sans nommer le dollar, Zhou Xiaochuan dénonce la contradiction dans laquelle se retrouve un banquier central qui prétend gérer avec un seul instrument deux équilibres différents, celui de son économie nationale et celui de l’économie mondiale.

Une monnaie sert à exprimer des prix d’équilibre instantané d’offre et de demande pour un bien. Elle sert également à comptabiliser à partir de ces mêmes prix les dettes qui résultent des délais de règlement accordés aux acheteurs par les vendeurs. Quand les prix internationaux sont fixés avec une monnaie nationale, la même banque centrale se retrouve responsable de la liquidité des prix internationaux, de la liquidité des prix domestiques et de la liquidité des crédits entre le marché domestique et le marché international. Elle accorde des crédits selon les besoins anticipés de transaction sur son marché domestique. Elle intègre les transactions des opérateurs domestiques avec l’étranger. Mais elle ignore toutes les transactions des opérateurs étrangers réglées avec sa monnaie hors de son propre champ de régulation. Le banquier central d’une monnaie « de référence », c’est-à-dire utilisée hors de son marché domestique, n’a pas de vision fiable ni du besoin de liquidité des étrangers entre eux ni du crédit réel de son économie nationale face au reste du monde.

Zhou Xiaochuan dénonçait donc il y a deux ans l’absurdité objective du système monétaire international en vigueur. Il conclut logiquement à la nécessité de dissocier l’unité de compte, de règlement et de dette internationale de toute unité de compte nationale. La banque centrale responsable de la liquidité internationale des prix et des dettes ne peut en aucun cas être une banque centrale nationale. La stabilité de la valeur de l’unité de compte internationale doit dépendre d’un système bancaire spécifique dont la gouvernance doit nécessairement être multinationale. Les institutions fondées par les accords de Bretton Woods, le FMI et la Banque Mondiale, répondent en fait à cette exigence et Zhou Xiaochuan note qu’elles ont été dotées à partir de 1969 d’une nouvelle unité monétaire, le Droit de Tirage Spécial (DTS), définie comme un panier de plusieurs monnaies. La valeur du DTS est la moyenne pondérée des taux de change des monnaies nationales qui la composent. Elle est déterminée par les politiques monétaires de plusieurs pays. Mais le FMI n’a aucun pouvoir d’émission autonome lui permettant de gérer la liquidité mondiale.

« Zhou Xiaochuan voit dans le FMI les prémices d’une banque centrale mondiale capable de gérer la liquidité mondiale avec un objectif de stabilité globale des prix en DTS. Mais cela implique l’autonomie d’émission de crédits en DTS et une cotation minimale d’actifs en DTS pour fournir au FMI un référentiel de prix qui mesure la valeur du DTS. Le Gouverneur de la PBC réclame le retour au schéma proposé par Keynes (le Bancor) d’une monnaie internationale distincte dans sa définition des monnaies nationales et il propose en conséquence une redéfinition du DTS par des actifs réels négociables en DTS. La définition rigide par un panier fixe de monnaies est abandonnée. Les contreparties de l’émission du DTS ne sont plus des droits fixes alloués aux États qui engagent leur monnaie dans la composition du DTS mais les réserves de change déposées en fonction de l’activité économique réelle. Zhou Xiaochuan pose donc la règle d’un jeu financier international gagnant-gagnant ajusté au poids et au rôle réels des économie nationales dans le monde.« 

Constatons que deux ans après la prise de position du Gouverneur de la banque centrale de Chine, aucune analyse économique étayée et argumentée n’est venue contredire la demande chinoise. Bien au contraire, la politique de relance budgétaire et monétaire menée avec une certaine concertation au sein du G20 a fait long feu. La croissance s’est maintenue dans les pays émergents – dont la Chine – mais s’est éteinte dans les pays développés après un faible redémarrage. Les dysfonctionnements du crédit à l’origine de la crise des subprimes sont toujours à l’œuvre. La dette publique s’est substituée à la dette privée pour nourrir l’allocation du crédit. Les actifs sous-jacents aux titres subprimes ne sont plus des emprunts ou du capital privé mais des passifs d’État et de banque centrale. Les règles de liquidité du crédit restent opaques pour dissimuler qu’aucune richesse ne s’est créée entretemps en contrepartie de la monnaie créée. Le moteur monétaire de la croissance mondiale est l’endettement des États et il est plus difficile de définir et démontrer la solvabilité des emprunteurs en 2011 que ce n’était le cas en 2008. La Chine et les autres pays émergents ont accumulé des créances internationales en dollar, euro, yen et franc suisse, alors que l’incertitude accrue sur la valeur réelle de ces monnaies nationales.

L’instabilité des monnaies, latente au printemps 2009, est explicite à l’heure qu’il est. L’inondation de dollars ne peut plus être déclarée temporaire puisque la croissance ne redémarre pas aux Etats-Unis et que l’on fait face à une nouvelle inondation. Les déposants internationaux en dollar cherchent à détenir leurs réserves de change dans d’autres monnaies. Ils poussent le dollar à la dévaluation et les monnaies-refuge à la réévaluation. Mais une réévaluation dégrade la compétitivité extérieure et menace la croissance domestique à proportion de l’intégration nationale dans les échanges mondiaux. Les banques centrales nationales, submergées par des afflux de capitaux en quête de protection, ont le choix entre laisser leur change se réévaluer, à l’instar de la Banque Centrale Européenne, et accroître leur émission monétaire, comme la Fed, et noyer leur économie domestique dans l’inflation et les bulles spéculatives sur les actifs domestiques. La liquidité mondiale est de moins en moins contrôlable. Les masses de capitaux circulantes génèrent des plus-values fictives et des capacités d’endettement hors de toute appréciation réaliste de la rentabilité. Des bulles de plus en plus grosses peuvent se créer n’importe où et provoquer la mise en faillite au choix d’un État ou d’une méga-banque.

L’économie réelle est à la recherche de repères fiables pour diriger et mesurer ses investissements. Le calcul économique est entaché d’une telle incertitude que les investisseurs réels limitent leur risque à des perspectives de rentabilité très élevées ou s’abritent sous la garantie publique. Ils accroissent la dette publique latente et la charge fiscale potentielle. Le recul des services publics et des protections sociales, le désendettement public, sont anticipé dans l’épargne de précaution. Le diagnostic esquissé par Zhou Xiaochuan est amplement confirmé par les faits. Les gouvernements et opérateurs financiers connaissent ces faits, les intègrent dans leur anticipations et par là en amplifient les conséquences. Aucune logique collective de substitution ne se forme d’une rationalité monétaire internationale. L’instabilité monétaire engendre la volatilité des prix. Cette volatilité oblige l’économie réelle à mobiliser plus de capital pour ses investissements ou bien à acheter plus cher les instruments financiers de couverture du risque. Dans l’un et l’autre cas l’industrie financière accroît ou maintient sa captation de valeur sur l’économie réelle et se donne l’illusion de sa solidité et de sa rentabilité. Mais la richesse réelle se dérobe derrière l’apparente résistance des prix nominaux. L’épaisseur du plancher sur lequel gouvernements et banques occidentales spéculent et discutent n’a jamais été si mince.

Faut-il attendre une catastrophe pour que les propositions du Gouverneur de la banque centrale de Chine soient sérieusement étudiées ? La puissance militaire des États-Unis permettra peut être de continuer à imposer un prix forcé du dollar au monde entier mais ne parviendra pas à lui restaurer une valeur qu’il n’a pas. Aucune argumentation politique ou financière ne pourra forcer les banques à prêter au consommateur américain dont le déclin des revenus est irréversible. La croissance est morte dans tous les pays développés émetteurs de monnaie de réserve ou de monnaie refuge contre le dollar. La mutualisation des contreparties mesurées réellement à la masse monétaire internationale est indispensable. L’exportateur de valeur réelle réduit ses investissements dans une production future s’il constate que les clients étrangers qui le financent le règlent avec une monnaie dont la valeur est intrinsèquement imprévisible. L’unité de compte des échanges commerciaux et financiers n’a plus de stabilité visible sans la concertation explicite intelligible des États nationaux. La transformation du DTS en monnaie et du FMI en banque centrale mondiale serait bien l’un des moyens de créer le bancor. Mais il implique de lever l’hypothèque du veto de fait dont disposent les États-Unis dans son fonctionnement, conséquence de la logique censitaire de son mécanisme décisionnel, où le nombre de voix est proportionnel à la contribution à son financement. Ce serait là un des moyens de rationaliser la monnaie et la croissance dans une économie mondialisée. Le moyen d’affirmer aussi que les règles du crédit stable ne peuvent pas rester entre les mains des acteurs publics et financiers intéressés en eux-mêmes au crédit dont ils ont besoin.

Zhou Xiaochuan introduit sa démonstration de mars 2009 par l’affirmation capitale de la possibilité de monétiser le crédit pour autant qu’existent des règles explicites et transparentes de calibrage du crédit. Calibrage macro-économique à l’échelle du monde et micro-économique à l’échelle de chaque débiteur. Il pose implicitement que les règles du crédit monétisable doivent pouvoir être soustraites aux juridictions nationales soumises à leurs propres besoins de financement par le crédit. Pour que des dettes soient monétisables, il ne faut pas que l’emprunteur puisse d’une quelconque manière modifier les règles qui mesurent sa propre dette. C’est probablement le verrou logique qui bloque les gouvernements occidentaux dans l’adoption d’une réforme monétaire internationale. Ils espèrent préserver leur solvabilité au moins nominale en gardant la maîtrise des lois qui définissent la nature de leurs engagements. Adhérer à un étalon monétaire international consiste en réalité à tomber d’accord sur des critères fondamentaux universels de solvabilité. Un étalon monétaire international est un étalon de régulation universelle de la stabilité du prix et du crédit.

Pour être étalon de stabilité financière et monétaire, le DTS peut et doit se définir par des actifs réels. Ces actifs réels doivent pouvoir varier en volume et en prix dans la composition du DTS. Un poids invariable des monnaies nationales dans la définition de l’unité de compte international présuppose une contribution figée des économies nationales dans la croissance mondiale. Cette hypothèse est visiblement contredite par l’évolution actuelle des échanges internationaux. De même, une identification figée des actifs entrant dans la valeur d’une monnaie mondiale présuppose une explication immuable des origines de la croissance. L’enjeu d’un étalon monétaire international est le renouvellement permanent des hypothèses d’anticipation des prix et des volumes de la production future. La valeur propre d’une unité de compte internationale est d’engager une mesure du prix de n’importe quelle cause de valeur dans la durée. Cela impose un marché organisé transparent à l’intérieur duquel toutes les anticipations sont possibles à la condition que leur réalisation soit lisible et vérifiable à une échéance engagée.

Le marché spécifiquement international sans privilège de nationalité ni de droit fournit l’équilibre en DTS comptant et à terme de l’offre et de la demande des biens qui s’y négocient. La responsabilité du banquier central de la liquidité mondiale est d’anticiper les prix et les volumes négociés sur le marché en DTS. Si par rapport à son objectif de composition cible de l’étalon monétaire, il achète à terme les actifs qu’il juge correctement évalués ou sous-évalués et vend les actifs sur-évalués, il offre au marché une hypothèse de stabilité qui fait référence commune. La production effective de signes monétaires est alors directement indexée sur la vérification par le marché de l’hypothèse centrale de stabilité monétaire. Le marché génère de la liquidité par lui-même sur la valeur effectivement échangée. Le banquier central produit cette même liquidité par le règlement de ses achats à terme et la restitution au marché des plus-values sur effectivement réalisées sur les anticipations en volume et en prix. Le banquier central absorbe de la liquidité par ses ventes à terme et par la livraison effective des actifs achetés à terme.

Par un marché organisé à cette fin, l’émission de la liquidité internationale est effectivement alignée sur la production réelle de valeur négociée hors des systèmes monétaires nationaux. La solvabilité publique des États nationaux est l’un des actifs négociables sur le marché en DTS comme contrepartie de la liquidité mondiale. Il en résulte la possibilité de caler les parités de change nationales à la fois sur le prix international des dettes publiques et privées et le prix des biens et services échangés dans les flux commerciaux. Offrir par le DTS un outil de garantie des dettes publiques internationales est un argument d’adoption d’un système monétaire régulé que les États-Unis et l’Europe ne peuvent pas récuser devant leurs opinions publiques. Le programme des prochains G20 est là : poser les conditions de réalisation d’un étalonnage mondialisé de la valeur économique qui réponde à la demande chinoise.

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63 commentaires pour 170 – Pierre Sarton du Jonchay – monnaie, DTS et dollar

  1. RST dit :

    Il me semble qu’il y a suffisamment de choses pertinentes à publier sans être obligé d’aller chercher ce genre de charabia !
    En ce qui me concerne je n’ai pas pu dépasser « la même banque centrale se retrouve responsable de la liquidité des prix internationaux, de la liquidité des prix domestiques et de la liquidité des crédits entre le marché »
    C’est quoi la « liquidité d’un prix » ?
    Et je ne vais pas faire comme certains commentateurs chez Jorion qui disent, en gros « je n’ai rien compris mais Dieu que c’est admirable »
    Personnellement, je n’ai rien compris et je pense que l’auteur a un sacré effort à faire si il veut avoir une chance d’être compris.

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  2. RST dit :

    … et dans le titre, c’est « DTS » qu’il faut écrire et non « DST »

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  3. LE BANCOR, FUTURE MONNAIE DE RÉSERVE INTERNATIONALE ?

    Face à la déstabilisation monétaire internationale, il est urgent d’instaurer en substitution du dollar une nouvelle monnaie de référence des échanges internationaux afin de préserver les économies réelles des nations : le bancor – le projet inabouti de John Maynard Keynes

    Abolition des privilèges financiers

    Imputer les pertes abyssales du système financier sur ses créanciers, c’est allumer la lumière dans la chambre noire où la ploutocratie nous a enfermés. Au premier dollar ou premier euro de dette restructurée, c’est la réalité vraie qui est restaurée derrière son masque financier. En l’occurrence, la vraie valeur est politique, sociale et économique et n’a pas grand chose à voir avec les modèles de prix abstraits imposés par des marchés financiers captés par des intérêts particuliers sans nationalité et exonérés de toute responsabilité de bien commun.

    Dans l’actuel système financier mondialisé non régulé capté par des intérêts particuliers, la loi est achetée par la finance pour créer des dettes sur des obligations sans valeur réelle. Les lois sont votées pour acheter une réélection mais ne sont pas financées par la fiscalité et l’économie réelle. La seule façon de donner un début d’application aux promesses électorales est depuis la crise des subprimes d’emprunter sur le marché mondialisé en dollar et euro et de mettre la chose publique sous le contrôle de la finance internationale hors de toute régulation par les lois nationales. Tout abandon d’intérêt ou de principal sur les dettes contractées revient à restaurer le principe du bien commun au-dessus de la finance et à refonder la loi comme compromis d’intérêt général et non comme paravent des intérêts particuliers des ploutocrates.

    Les opinions publiques qui n’ont pas complètement perdu le sens des réalités comprennent de mieux en mieux que les responsables publics qui refusent la restructuration des dettes sont soit dépassés par leurs engagements d’État soit privilégiés de la ploutocratie. Une fois que ce diagnostic sera partagé par l’essentiel de l’opinion publique, il faudra mettre en œuvre un procédé international d’évaluation des pertes financières en fonction de la valeur réelle des démocraties nationales. Ce procédé est le marché commun international des CDS et primes de change cotées en bancor. Il organisera une dévaluation concertée de la valeur nominale des dettes par une restructuration internationale des changes fondée sur une cotation en bancor des matières premières et des économies réelles.

    Le bancor est la seule solution pour restaurer l’État de droit en contrepartie de l’émission monétaire. Il suppose une révolution démocratique qui consiste à poser l’égalité des sociétés politiques devant l’obligation de remplir ses engagements monétaires régulés par la démocratie. Cette révolution est en marche par la vacuité non dissimulable des politiques monétaires et financières actuellement mises en œuvre pour différer la cessation de paiement des États et des banques. Pour que l’issue de cette révolution ne soit pas la disparition des régimes démocratiques, il faut que les peuples réclament l’égalité des nations devant la monnaie. Il faut abolir tout privilège d’émission monétaire et définir la démocratie internationale comme régime de couverture systématique de tout engagement financier par une prime d’option négociée sur un marché de droits transparents garantis par les réserves de change internationale.

    La révolution engagée dont l’issue est en suspens pour peu de temps encore consiste à redéfinir la monnaie comme comptabilité du droit humain et non comme privilège d’opacité financière.

    (Pierre Sarton du Jonchay, le 3 avril 2011)

    N’oublions pas l’actualité 2011 : deux prochains Sommets internationaux se dérouleront en France, les 26 & 27 mai à Deauville pour le G8, et les 3 & 4 novembre à Cannes pour le G20 sous Présidence française avec des priorités affichées en concordances avec la demande chinoise.

    Documents complémentaires :
    Accumulation de réserve et stabilité monétaire internationale – Fonds Monétaire International 13/04/2010 (anglais)
    Note sur le bancor – Paul Jorion 24/10/2010 (français)
    Propositions pour une union monétaire internationale – John Maynard Keynes 19/11/1941 (anglais)

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    • Lorsque PSDJ écrit « Il faut abolir tout privilège d’émission monétaire », il fait sans doute allusion au privilège d’émission dont dispose de facto les Etats-Unis (sans les nommer) et non pas au droit souverain des pays d’émettre de la monnaie.

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  4. RÉCONCILIER L’HOMME ET LA MONNAIE

    I – Monnaie flottante

    I.1 – La monnaie introuvable

    Pourquoi le monde ne se dote-t-il pas d’un vrai ordre monétaire international ?

    Faisons une hypothèse. La valeur économique n’est pas une simple quantité de quelque chose mesurée en unité monétaire. C’est aussi du crédit, c’est à dire quelque chose de proprement humain qui vient du cœur de la personne. Le crédit est l’expression de la foi d’une personne ; elle croit au bénéfice de la relation à l’autre et à la satisfaction que lui apporte cette relation dans la durée. Le crédit est l’enrichissement interpersonnel réciproque qui vient de la relation avec l’autre dans la durée.

    Dans la vraie vie dont le calcul économique cherche à modéliser la rareté, le crédit est une promesse de valeur faite à une personne par une autre personne. C’est un échange de valeur dans le temps. Le prêteur met à disposition de l’emprunteur de la valeur présente qui sera transformée par l’emprunteur en valeur dans le futur. Le prêteur échange la valeur présente dont il dispose avec la valeur future que l’emprunteur lui promet. Un tel échange existe par la foi du prêteur dans la personne de l’emprunteur.

    Le système financier mondial s’effondre du fait que la part inquantifiable de la réalité humaine n’a jamais été intégrée dans les relations financières internationales. Les changes flottants sont le signe présent de cette lacune. L’étalon or avait été l’exclusion nominale de l’inquantifiable humain jusqu’au 15 août 1971. Le monde n’a jamais disposé d’un instrument universel de mesure de la valeur. Keynes l’avait réclamé à Bretton Woods mais n’a pas été entendu.

    I.2 – La monnaie inachevée

    La valeur économique est du crédit et la théorie économique s’arrête à la quantité. Elle ne parvient pas à intégrer la foi de l’homme ni son existence dans la durée. Notre atrophie mentale se cristallise sur la monnaie. Quand nous échangeons de la valeur contre un signe monétaire, la théorie économique oublie d’y voir le crédit. Nous renonçons pourtant à l’utilité immédiate du bien cédé contre la promesse d’utilité future représentée par le signe monétaire. La promesse vient d’un système monétaire. Le système existe par la Loi d’un territoire. La Loi d’un territoire est l’engagement des citoyens qui y vivent.

    La monnaie vient de la Loi ; la monnaie est une loi. La loi d’une société d’accord sur un même étalon de la valeur afin de régir les échanges qu’elle développe en son sein. La monnaie est la loi de transformation de la confiance en quantité. Transformation nécessaire à la maîtrise de la rareté. Les ressources terrestres nécessaires à la satisfaction de l’homme sont quantitativement limitées. Il est définitivement utopique d’imaginer que la vie terrestre nous dispense de compter… et d’avoir foi en l’autre.

    Le 15 août 1971 est l’une des plus grandes révolutions que nous n’ayons jamais connue. La monnaie n’a plus été définie comme une quantité fixe de matière, 35 dollars pour une once d’or, mais comme la contrepartie d’un système de crédit. Révolution inachevée par la limitation de l’adossement monétaire à la seule économie des États-Unis. La décision de Richard Nixon a rapproché la définition de la monnaie de ce qu’elle est en soi : du crédit.

    I.3 – Transformation de la confiance en quantité

    Une unité monétaire est un pouvoir d’achat arbitrairement délimité comme une fraction de toute valeur achetable sur un territoire donné. Une unité monétaire est un crédit de un à échéance indéfinie, remboursable pour un contre n’importe quelle valeur réelle de un. Une unité de pouvoir d’achat de valeur invariable dans le temps.

    L’unité monétaire n’a pas de substance physique en soi ; c’est un effort de foi et de pensée pour quantifier la satisfaction des besoins humains. Satisfaction par des objets dont l’existence est partiellement physique donc quantifiable. Tout objet délimitable même totalement immatériel, auquel on attribue la valeur d’une unité monétaire lors d’une vente, représente une unité de satisfaction humaine. La monnaie est une pure invention de la subjectivité humaine pour réaliser des échanges économiques entre personnes qui veulent augmenter leur satisfaction.

    La substantification de la monnaie par le crédit se lit dans le bilan comptable des institutions financières. En face des dépôts à vue et de l’épargne monétaire se trouvent, pour le même montant monétaire, des crédits. En face des dépôts et titres de créance en dollars dans le bilan consolidé des États-Unis se trouvent les crédits à l’économie américaine et au reste du monde. Si l’on adjoint les titres de propriété aux titres de créance libellés en dollars à l’actif de ce bilan consolidé, s’ajoutent au passif l’épargne financière et la propriété de la valeur libellée en dollar. La propriété de la valeur libellée en dollar sont les fonds propres qui garantissent les crédits en dollars.

    Les fonds propres en dollar appartiennent exclusivement à des ressortissants américains, nationaux ou étrangers sis sur le territoire étatsunien. De même les fonds propres libellés dans toute autre monnaie sont attachés au territoire de la zone monétaire d’émission. La propriété est nécessairement régie par le droit d’un territoire et d’un État identifiés. Il n’existe pas de droit international engageant une autorité publique à légitimer la garantie d’un crédit dans une monnaie par de la propriété dans une autre monnaie. Comme le dollar reste la première monnaie de réserve et de règlement international, les États-Unis se dispensent d’introduire dans leur bilan consolidé des actifs en devise en couverture des passifs libellés en dollar.

    Ils laissent le reste du monde libeller à sa convenance dettes, créances et titres dans la monnaie de son choix dont le dollar. La puissance étasunienne inspire confiance : une part substantielle de l’épargne mondiale est placée en dollar, dépôts ou titres. La foi dans la valeur achetable par le dollar est plus forte que dans n’importe quelle autre monnaie. Cela équivaut à mettre son pouvoir d’achat sous la protection de la Loi étasunienne pour le meilleur et pour le pire. En l’occurrence pour le pire quand un étranger étatsunien ne peut pas apporter des actifs non-dollar en garantie de la masse de crédit en dollar.

    I.4 – Le fardeau des Étatsuniens

    Qu’ils le veuillent ou non, les États-Unis sont engagés à recycler l’épargne qu’ils attirent. S’ils le font bien, la confiance est entretenue, les capitaux s’accumulent en dollar, la valeur du dollar se maintient et les Américains n’ont pas de mal à acheter à l’étranger ce qu’ils ne produisent plus chez eux. S’ils échouent, le dollar s’effondre, les épargnants en dollars sont ruinés, les Américains cessent d’importer, le commerce mondial s’affaisse et les étrangers ne peuvent plus utiliser le dollar pour commercer entre eux.

    La mondialisation et l’innovation financière ont poussé l’actuel système financier international au-delà de sa limite intrinsèque. La mondialisation est une demande de propriété et de crédit internationaux qui ne trouve pas d’offre. L’innovation financière a produit les outils d’évaluation de la demande et du prix de la couverture du risque par la propriété. L’État de droit international ne produit pas d’offre adaptée à cette demande.

    Le dilemme de la Chine en est exemplaire, incompris et absolu. Les Chinois n’ont pas encore de système bancaire fiable. Ils construisent leur croissance sur leur commerce extérieur. Ils ont placé une substantielle part de leur épargne aux États-Unis pour se prémunir de l’avenir et stimuler les importations américaines. La valeur du yuan repose quasi fixement sur la valeur du dollar. L’inflation en yuan s’est nourrie de l’accumulation de créances sur les États-Unis.

    L’effondrement du système financier américain est cataclysmique pour les Chinois. Parce que la foi chinoise n’est de fait qu’une extension de la foi américaine. Comme les Chinois ne sont pas les Américains, leur doute est infiniment plus profond que celui des Américains. Les exportations chinoises s’effondrent, les investissements s’arrêtent, le crédit disparaît, la valeur du yuan fond, le commerce intérieur s’effondre. La Chine retourne au communisme. Les chiffres ne sont plus la mesure de la réalité mais les déclarations du Parti Communiste Chinois.

    L’effondrement du crédit aux États-Unis est l’effondrement de la monnaie dans le monde entier. A cause des changes flottants. Ou plus précisément de l’absence de système international de crédit.

    II – La monnaie rétablie sur le crédit

    II.1 – La monnaie fondée sur la valeur du risque

    La valeur d’une monnaie est définie par une loi. Elle dépend du crédit accordé à toute personne qui obéit à cette loi, qu’elle y soit contrainte ou non. La valeur du dollar dépend du crédit que le monde accorde à toute personne qui contracte en dollar. Même si le dollar se définit légalement comme un pouvoir d’achat sur le territoire des États-Unis, sa valeur est en réalité déterminée par toute personne, ressortissante ou non des États-Unis, qui choisit d’utiliser le dollar.

    L’internationalisation du dollar distord son utilisation réelle de sa définition. Le premier préjudice est pour les États-Unis eux-mêmes. La Réserve Fédérale est expropriée du dollar et dans l’incapacité d’en réguler la valeur. Soit elle cherche à stabiliser le pouvoir d’achat du dollar et le crédit en dollar se renchérit à l’excès. Soit elle alimente suffisamment en liquidités le système de crédit et produit de l’inflation. Le juste milieu est inaccessible.

    L’inaccessibilité actuelle de l’équilibre se trouve au cœur du triptyque risque-crédit-monnaie. La création monétaire repose sur le crédit. Le crédit repose sur l’anticipation de la valeur future. L’anticipation de la valeur future est l’engagement d’une personne qui finance un projet par de l’emprunt et des fonds propres. La réalité du crédit, c’est à dire la certitude que la valeur restituée à l’échéance égale en montant la valeur empruntée, repose sur la suffisance des fonds propres engagés pour pallier tout aléa du futur.

    Au pire, le crédit sûr reste un crédit si la valeur produite à l’échéance avec consommation de tous les fonds propres engagés est au moins égale à la valeur du crédit. Pour qu’un crédit soit sûr il faut suffisamment de fonds propres pour que la part en risque de la valeur future soit dans le pire des cas entièrement couverte par des fonds propres. Comme réserve de valeur appartenant à des personnes identifiables, les fonds propres sont la garantie qu’une promesse de valeur future, dont le montant est annoncé à l’avance, sera sûrement tenue.

    II.2 – Entre inflation et déflation

    En macro-économie, micro-économie, comptabilité et droit, l’insuffisance de fonds propres égale la perte latente sur les crédits, égale la dévaluation latente de la monnaie, égale la disparition du calcul économique, égale la non-croissance de la production de valeur. Quand les États-Unis attirent vers eux l’épargne mondiale, le monde leur fait crédit. Pour préserver la valeur du dollar, ils doivent mobiliser beaucoup plus de fonds propres, c’est à dire de l’épargne financière et de la propriété, que ce qui serait nécessaire à une utilisation du dollar limitée aux ressortissants américains. Plus le poids relatif de l’économie américaine diminue dans le monde, plus la valeur en risque issue de la masse monétaire en dollars représente une proportion élevée de la valeur disponible aux États-Unis. Contradiction absolument intenable.

    Pour ne pas limiter la disponibilité du crédit nécessaire au refinancement de l’économie américaine à l’enveloppe de fonds propres que les américains réservent à la couverture de leur masse monétaire, la Fed fait de l’inflation. Elle déprécie le dollar. Jusque dans la décennie soixante-dix, l’inflation était explicite dans les prix à la consommation aux États-Unis. A partir des années quatre-vingt, la Fed dans un premier temps casse la croissance en resserrant le crédit ; puis dans un deuxième temps profite de la concurrence instaurée par la dérégulation pour relancer le crédit et la croissance.

    L’inflation migre des salaires et des prix vers les actifs financiers. Au lieu de faire monter les prix pour dévaluer le dollar, la sur-liquidité s’évacue vers des bulles financières de plus en plus grosses. Leur éclatement permet de solder l’excès de crédit par un prélèvement sur la valeur nominale de l’épargne monétaire et financière libellée en dollar. Les fonds d’épargne de toute origine sont désormais tellement épuisés que les fonds propres nécessaires au redémarrage de l’économie américaine ne sont plus prêts d’être mobilisés.

    II.3 – Chaos international

    Dans le reste du monde, l’instabilité monétaire du dollar se démultiplie. Le système financier en dollar est la base monétaire du monde. A chaque zone monétaire sa politique de gestion de l’instabilité. Les zones commercialement et financièrement excédentaires ont le choix entre laisser s’apprécier leur monnaie ou importer l’inflation américaine. Les zones commercialement déficitaires ont le choix entre rester en marge du commerce international ou vivre du crédit international libellé en monnaie des autres. La souveraineté est une fiction juridique.

    Toutes les zones monétaires sont de fait également expropriées de leur monnaie. La balance des paiements extérieurs est en conflit permanent avec l’équilibre interne de la liquidité. Plus une zone monétaire a une base économique étroite, plus l’appréciation de l’étranger sur la valeur de sa monnaie détermine le crédit consenti à la zone monétaire. Le crédit extérieur détermine le crédit intérieur indépendamment de toute action de la banque centrale. A chaque instant, plusieurs équilibres sont possibles entre prix interne de la liquidité et prix des changes.

    A l’inverse plus une zone monétaire a une base économique large plus elle est auto-suffisante et susceptible d’attirer des capitaux internationaux en quête de sécurité monétaire. Plus alors le poids du dollar est proportionnellement faible. Et élevée l’incertitude du prix relatif entre monnaies de réserve. Les masses de crédit propres à chaque zone monétaire sont naturellement instables par le seul fait de l’ouverture aux échanges extérieurs. Les flux commerciaux et les flux financiers se déstabilisent réciproquement. L’économie financière s’auto-alimente de sa propre instabilité.

    II.4 – Choisir la justice

    L’ajustement dans une même monnaie de l’épargne financière à la masse des crédits est impossible. Le risque de change s’ajoute au risque de crédit ; la masse de fonds propres à mobiliser pour garantir la valeur des crédits est incompatible avec le taux de croissance désiré par les citoyens. Le casino remplace le calcul économique. La foi dans les personnes est remplacée par la vaine modélisation du hasard.

    Sans création d’un étalon international de la valeur, la seule issue à la crise sera le cloisonnement des zones monétaires et la disparition du commerce international inter-zone. L’alternative est le retour à Bretton Woods et la mise en œuvre du schéma monétaire de John Maynard Keynes : création d’une banque centrale internationale consentant des crédits en bancor.

    Il s’agit d’achever la définition de la monnaie en l’alignant sur ce que les hommes veulent qu’elle soit. A chaque zone monétaire, correspond un système de lois, de crédit et de monnaie pour les hommes qui tirent exclusivement la valeur dont ils ont besoin de la zone où ils vivent. Si des hommes ont besoin du commerce international, besoin d’investir à l’étranger ou besoin d’aider d’autres hommes qui ne sont pas dans leur zone monétaire il leur faut une monnaie dont le pouvoir d’achat stable soit délocalisé.

    Tous les outils existent pour le faire. La finance a justement atteint le degré de maturité technique suffisant. Il manque la responsabilité. Il manque les décisions et les accords internationaux.

    (Pierre Sarton du Jonchay)

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  5. gdm dit :

    @assurancetourix
    Vous dites « Le crédit est l’enrichissement interpersonnel réciproque qui vient de la relation avec l’autre dans la durée ». C’est vrai, mais la formulation de cet enrichissement mutuel peut s’exprimer dans des termes juridiques et économiques.

    En effet, le prêteur possède une reconnaissance de dette. C’est une créance sur l’emprunteur. Cette créance a de la valeur. Elle peut se revendre librement. Parfois, cette créance se nomme obligation. Une obligation est parfois cotée sur un marché. Elle est alors liquide.

    L’emprunteur reçoit de la monnaie. Chaque unité monétaire a de la valeur. L’origine de la valeur de cette monnaie dépend de la monnaie. Au 19e siècle, une unité monétaire avait de la valeur car elle était une promesse commerciale de verser de l’or.

    Aujourd’hui, la monnaie a de la valeur car l’Etat interdit la circulation de toute autre devise sur son territoire. Cette interdiction par l’Etat prend la forme de coûts d’utilisation des devises étrangères. Puisque la monnaie est nécessaire, la seule monnaie autorisée légalement a automatiquement de la valeur.

    La banque préfère posséder une reconnaissance de dette sur l’emprunteur, plutôt que la monnaie versée à cet emprunteur. Sinon elle ne prêterait pas. Pour la banque, cette créance sur l’emprunteur a donc plus de valeur que la monnaie versée. Et, c’est bien logique. La banque recevra des intérêts.

    La reconnaissance de dette de l’emprunteur est une nouvelle richesse marchande crée par le crédit. Cette richesse est négociable.

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    • A-J Holbecq dit :

      Si aujourd’hui, la monnaie a de la valeur ce n’est pas « parce que l’Etat interdit la circulation de toute autre devise sur son territoire « (ce qui n’est pas stricto sensu exact) mais comme vous le dites plus haut  » le prêteur possède une reconnaissance de dette. C’est une créance sur l’emprunteur. Cette créance a de la valeur. Elle peut se revendre librement. Parfois, cette créance se nomme obligation. Une obligation est parfois cotée sur un marché. Elle est alors liquide. L’emprunteur reçoit de la monnaie. Chaque unité monétaire a de la valeur. « 

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    • gdm dit :

      @A-J Holbecq
      Pourquoi un billet de banque a de la valeur? La matière-papier a peu de valeur. Le mot « BCE 10 euros » écrit dessus est donc la cause de la valeur. La BCE me promet un certain pouvoir d’achat grâce à ce billet. Pour me garantir ce pouvoir d’achat, la BCE interdit la circulation des autres devises.

      Vous m’objectez justement que la valeur de la monnaie provient de la valeur des reconnaissances de dette des emprunteurs. Vous me dites tout aussi justement que l’interdiction des devises étrangères n’est pas formelle. En effet, leur usage coûte un peu plus cher. Ce surcoût interdit les devises étrangères, sauf si la monnaie légale s’effondrait. Le surcoût d’utilisation deviendrait alors acceptable.

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  6. Renaud dit :

    «  »La banque préfère posséder une reconnaissance de dette sur l’emprunteur, plutôt que la monnaie versée à cet emprunteur. Sinon elle ne prêterait pas. Pour la banque, cette créance sur l’emprunteur a donc plus de valeur que la monnaie versée. Et, c’est bien logique. La banque recevra des intérêts.

    La reconnaissance de dette de l’emprunteur est une nouvelle richesse marchande crée par le crédit. Cette richesse est négociable. » »

    L’essentiel des graves distorsions et des maladies de la monnaie semblent réunis ici. Je crois que ce passage ci-dessus recèle quelque chose de très vrai s’agissant du « concept » généralisé actuel (mais faux!) de la « monnaie » comportant le très grave gauchissement sémantique du terme même de: monnaie. C’est cette dérive mentale et les attitudes qui en découlent dans le « traitement » de la monnaie chez les banques et chez les usagers de la monnaie qui en financiarisant toute l’économie entraîne dans un drame silencieux cet empoisonnement de l’économie saine et normale, jusqu’aux crises, aux les guerres, etc.

    Je peux me tromper, mais l’auteur de ces lignes-là est ‘installé’ complètement dans le concept de monnaie-marchandise qui, depuis Law, en arrive à véroler littéralement toute la pensée économique et cette monnaie-marchandise est enseignée dans moult écoles et universités pour la confusion généralisée qui nous mine.

    La monnaie, je le répète jusqu’à la fatigue, doit sa valeur, non plus à un métal précieux comme l’or qui est clairement une marchandise en même temps qu’une monnaie très possible, mais – à la capacité de production d’un espace, ou d’une entité économique quelconque – et rien d’autre -.
    La monnaie qui est devenue un – signe – servant à l’achat de biens, doit donc servir à l’achat, elle doit servir le pouvoir d’achat avant toute chose. Donc avant de servir la rente.
    La monnaie doit rester toujours et d’abord un pouvoir d’achat. Elle doit, en cette qualité et par sa quantité calquée uniquement sur la production en train de se réaliser, être entièrement protégée en une « canalisation monétaire » protégée techniquement dans le but de servir à l’achat. En parlant par image, on peut penser que cette canalisation, ou ce tuyau isolant (qu’on peut appeler canalisation M1) cette monnaie-de-pouvoir-d’achat peut ainsi traverser le volume total de monnaie, ou les M2, M3, etc, comme le courant du Rhône traverse tout le lac Léman en se mélangeant peu à l’eau du lac, pourvu que le tuyau du pouvoir d’achat soit prioritaire et isolé. Bien entendu, la couverture à 100%-monnaie serait l’idéal. D’autres en parlent bien mieux que moi.

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    • gdm dit :

      [votre site en référence est inconnu: une faute d’orthographe?]
      oui, vous avez vu juste sur l’auteur. Je me réfère en effet concept de la monnaie telle qu’elle existait au temps de l’écossais John Law. Je me réfère aussi aux banques écossaises du 17e et du 18e siècle. Ces banques étaient alors privées, indépendantes de l’Etat. Il n’y avait ni Banque centrale, ni autorité politique qui contrôle la monnaie. Et l’Ecosse était prospère. Elles émettaient de la monnaie sans le contrôle de l’Etat. Ces banques était des sociétés commerciales ordinaires, sans aucun privilège de l’Etat Ecossais.

      Vous avez encore raison lorsque vous dites que la monnaie actuelle n’est plus une monnaie-marchandise, qu’elle serait un « signe ». La monnaie est devenu aujourd’hui un « OJNI », un objet juridique non identifié. La loi n’indique pas quel est le droit sur cette chose. Mais le bon économiste peut et doit enquêter pour découvrir quels sont les droits et les obligations qui lui semblent définir une unité monétaire de la monnaie actuelle. Un économiste doit raisonner sur des droits définis, soit par la loi, soit par les faits. Il raisonne sur des droits de propriétés.

      Vous dites que la monnaie serait une capacité de production. Je suis encore d’accord avec vous, bien que ce terme « capacité de production » manque de précision. Une reconnaissance de dette d’un emprunteur est la meilleure preuve juridique de l’existence d’une capacité d’une production. L’emprunteur affirme que sa capacité de production est égale au montant de cette dette. En outre, cette capacité de production sera affectée à rembourser sa dette. Elle garantit ainsi que la monnaie recouvre bien une réelle capacité de production.

      Vous dites que la monnaie est un « pouvoir d’achat ». Oui, c’est une des manières de définir valablement la monnaie actuelle. Une précision est utile pour mieux définir la monnaie. La variation de valeur de la monnaie actuelle est mesurée par un indice des prix. C’est une mesure acceptable d’un pouvoir d’achat.

      Votre définition de la monnaie actuelle, amha, ne s’oppose pas du tout à la mienne. Elle l’exprime d’une manière plus idéelle.

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  7. tchoo dit :

    Il me semblait que les banques centrales devaient être un instrument de pilotage économique à disposition des gouvernants.
    Une banque centrale mondiale supposerait un gouvernement mondial.
    Avec « ÇA » on est pas sorti de l’ornière….

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    • Peut-être préférez-vous faire perdurer la situation actuelle où la Fed (et donc les « zuniens ») fait de facto office de « banque centrale mondiale » pour le reste du monde depuis quelques décennies !?

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      • gdm dit :

        @Assurancetourix
        tchoo a raison. Une banque centrale mondiale signifie un gouvernement mondial, un Etat mondial. Or un Etat mondial serait nécessairement totalitaire. Un gouvernement mondial est la pire forme politique à craindre. Tout pouvoir politique tend naturellement à grossir.

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        • Et bien restez gouverné par la la Fed si vous ne trouvez pas cela totalitaire !

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        • La différence (et l’amalgame que vous en faite) entre « banque centrale internationale » et « banque centrale mondiale » ne vous effleure pas ?

          INTER-NATION-ALE : entre les nations !

          SVP, lisez un peu plus profondément ces trois textes avant de réagir de la sorte en sortant vos « épouvantails à évolution » qui ne correspondent pas à l’esprit de ce qui est concrètement proposé.

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  8. @Assurancetourix,
    Merci et bravo. Il faut sortir de cette crise par le haut !

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  9. Assurancetourix dit :

    ET ALLONS-Y – Le FMI prêt à se débarrasser du dollar comme monnaie de réserve!
    (3 articles traduits en français)

    Une architecture financière plus solide pour le monde de demain
    (par Dominique Strauss-Kahn, affiché le 10 février 2011 par le blog du FMI)

    Le Directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn, prône un renforcement du système monétaire international
    (FMI – Communiqué de presse n° 11/36, le 10 février 2011)

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  10. gdm dit :

    @Assurancetourix
    Dans l’article que vous citez, DSK montre l’instabilité monétaire de chacun des systèmes monétaires actuels. Il soutient que c’est la coopération internationale qui aurait évité la « fin du monde ». Ce n’est pas faux. Chaque Etat perdrait trop dans une faillite de l’autre.

    La raison de l’instabilité n’est pas, amha, dans le choix du système monétaire, mais dans des dettes plus importantes que les actifs. Aujourdhui, la dette de l’Etat français est trop lourde. Elle perdure par des renouvellements successifs.

    Comment votre système de 100% money pourrait résoudre cette question primordiale? Un prêt direct de la banque centrale soulagerait le poids des intérêts payés par l’Etat.

    Mais le système monétaire 100%money ne peut pas supprimer la dette de l’Etat. La monnaie émise circule. La monnaie est une dette de l’Etat. Elle est entre les mains des autres Etats, entre les mains des investisseurs du monde entier. Et nul ne peut supprimer la monnaie déjà émise. Nul ne peut supprimer cette dette de l’Etat qu’est la monnaie émise.

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    • Je crois que vous n’avez pas saisi la portée politique de ce que DSK avait commencé à faire au FMI.

      En effet, le FMI de DSK était prêt au remplacement du dollar comme monnaie de réserve internationale : réformer le système monétaire internationale

      Ceci principalement en substituant le dollar par des DTS (SDR) « améliorés » (ou bancor) pour stabiliser le système financier international.

      « L’objectif est d’avoir un actif de réserve pour les banques centrales qui reflète mieux l’économie mondiale, puisque que le dollar est vulnérable aux fluctuations de l’économie nationale et aux changements dans la politique américaine. »

      « En plus de servir de monnaie de réserve, le FMI a également a proposé de créer des obligations en DTS, ce qui pourrait réduire la dépendance des banques centrales par rapport aux bons du Trésor américain. Le Fond a également suggéré que certains actifs, comme le pétrole et l’or, qui sont négociés en dollars américains, pourraient être facturés en DTS. »

      « Les prix du pétrole montent généralement quand le dollar se déprécie. Ses partisans disent qu’utiliser des DTS pour fixer le prix du pétrole sur le marché mondial pourrait contribuer à prévenir une flambée des prix de l’énergie, ce qui se produit souvent lorsque le dollar s’affaiblit considérablement. »

      Voir également le document de synthèse du FMI : Enhancing International Monetary Stability–A Role for the SDR ?

      Tout ceci n’est certainement pas au goût de la FED et des Etats-Unis !!!

      PS : je ne vois pas ce que le 100% monnaie vient faire dans tout cela…

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    • A-J Holbecq dit :

      Gdm écrit  » La monnaie est une dette de l’Etat.  »
      Où est ce que vous avez trouvé ça ?
      La monnaie est une dette des banques commerciales, TOUTE la monnaie. C’est une dette qui circule et qui est acceptée par tous en tant que monnaie.

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    • gdm dit :

      @A-J Holbecq
      La monnaie est une coproduction de la Banque Centrale et des banques commerciale. Le pouvoir d’achat de la monnaie est garantie par la Banque Centrale. La Banque Centrale prête aux banques commerciales. Elle a renoncé à prêter directement aux agents économiques. Une banque commerciale prête la quantité de monnaie autorisée par la banque Centrale. Et la seule monnaie autorisée est la monnaie ayant une valeur identique à la monnaie de banque centrale.

      Certes, sur le compte bancaire d’un client de la BNP, c’est de la monnaie secondaire, ce sont des euro-BNP. Ce n’est pas de la monnaie centrale. Mais la Banque Centrale accepte cette confusion des noms entre « euro-BNP » et « euro de Banque Centrale ». Chaque euro-BNP est une promesse de livrer un euro de banque centrale.

      La Banque Centrale accepte donc que le client de la BNP imagine que les euro-BNP sur son compte seraient des euros de la Banque Centrale.

      La création monétaire d’une banque commerciale est encadrée, limitée étroitement par le règlement de la Banque Centrale. Il est donc excessif de soutenir que les banques commerciales seraient les responsables de la création monétaire.

      Dans cette coproduction de monnaie, la banque commerciale, dite banque secondaire, agit en délégation du pouvoir monétaire de la Banque Centrale.

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      • A-J Holbecq dit :

        1 – Le pouvoir d’achat de la monnaie n’est jamais garanti par la Banque Centrale… même si c’est son mandat🙂 (regardez seulement l’IPC et le prix des actifs immobiliers sur 10 ans …)

        2 –  » Une banque commerciale prête la quantité de monnaie autorisée par la banque Centrale. » … ça dépends ; multiplicateur ou diviseur (regardez comment la BCE s’est faite « ballader » par les banques commerciales entre 2002 et 2007, ou aux USA où certaines banques arrivaient à créer plus de 40 fois les R.O.), et ça dépends aussi de sa part de marché de dépôt (les fuites)

        3-  » La Banque Centrale accepte donc que le client de la BNP imagine que les euro-BNP sur son compte seraient des euros de la Banque Centrale. » Il est tout à fait officiel que la garantie des dépôts est limitée à 100000 € par compte et 140000 € pour un compte joint en France … (et aux USA ou au R.U. ?)

        Bref, je maintiens que la monnaie n’est qu’une dette de banque commerciale et un engagement de celle ci de vous fournir l’équivalent de votre dépôt en monnaie fiduciaire SI ELLE PEUT SE LA FOURNIR par la qualité de ses actifs qu’elle peut déposer en banque centrale (obligations souveraines pour la zone euro).

        Comme l’écrit Pierre-Noel Giraud, la monnaie c’est « le commerce des promesses »

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      • A-J Holbecq dit :

        GDM « Mais le système monétaire 100%money ne peut pas supprimer la dette de l’Etat.
        De fait, pas en totalité, mais je crois que vous n’avez pas bien compris le « 100% monnaie » et surtout la transition du système actuel au système 100% .. lisez au moins http://osonsallais.wordpress.com/2010/02/22/christian-gomez-100-money/#comment-62

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      • gdm dit :

        @A-J Holbecq
        1. Je suis d’accord. Oui, la Banque Centrale a reçu le mandat de conserver un pouvoir d’achat. Oui, la Banque centrale exécute mal son mandat reçu de l’État. Oui, la BC assure mal la garantie de pouvoir d’achat de la monnaie.

        2. La société McDo donne un mandat à un restaurant franchisé de cuisiner et de vendre des sandwich McDo. La société McDo peut revoir unilatéralement ce mandat. Elle est responsable de l’exécution de ce mandat envers les clients du magasin franchisé. La BC est le franchiseur. La banque secondaire est le franchisé. La banque secondaire vend de la monnaie secondaire en ayant le droit d’apposer « euro » sur sa monnaie secondaire. Si le sandwich est avarié, le franchiseur et le franchisé sont tous les deux responsables.

        3. La monnaie scripturale, c’est à dire les euros sur le compte-client de la BNP, est de la monnaie secondaire. Le fait que la Banque Centrale en garantisse une partie ne change pas sa nature de monnaie secondaire.

        Ceci dit, en disant cela, j’ai bien conscience d’un imbroglio du partage des responsabilités entre la BC et une banque secondaire. Un économiste constate que les liens juridiques constatés sont enchevêtrés. Un économiste-enquêteur reste bien perplexe sur la nature des droits de propriété de la monnaie émise. Il tente difficilement d’établir l’étendue des responsabilités respectives de la BC et de la Banque secondaire. Néanmoins, mon sentiment est une écrasante responsabilité de la Banque Centrale dans la création monétaire actuelle.

        4. Oui, la monnaie scripturale est une dette de la banque secondaire. Mais le billet de banque est une dette de l’État, ou une dette de la Banque Centrale. Au choix. De plus, une banque commerciale a besoin du goute à goutte de la BC pour survivre. C’est le règlement qui veut cela. C’est le fonctionnement prévu par la Banque Centrale. Et un autre fonctionnement serait légalement interdit. Les seules liquidités sont les liquidités légales prêtées par la BC. C’est le rôle de prêteur en dernier ressort de la BC. Ne reprochez pas aux banques cette situation de dépendance. Ne leur reprochez pas non plus d’émettre de la monnaie comme le règlement de la BC leur impose de le faire. Elles n’ont aucun autre choix. Elles obéissent au règlement.

        5. La banque secondaire doit acheter et déposer des bons du trésor d’un État à la BC pour avoir de la monnaie. C’est la règle. Mais d’autres actifs seraient tout aussi bons, ou presque. Alors, pourquoi cette limitation? Pour mieux financer les États?

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        • A-J Holbecq dit :

          Le seul engagement de la BC concernant les billets de banque est de les remplacer par d’autres billets de banque de valeur équivalente. De plus, n’oubliez pas qu’il vous aura fallu de la monnaie scripturale (argent dette bancaire) pour vous les procurer.
          Fin de discussion sur ce sujet en ce qui me concerne.

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      • gdm dit :

        @A-J Holbecq
        Il y a deux scénarios de système 100% money. le premier scénario: la Banque Centrale émet la monnaie centrale chaque année par les dépenses de l’État. La Banque Centrale ne prête pas aux banques. Et les banques ne peuvent prêter que la monnaie de Banque Centrale. Elles n’ont plus le droit d’émettre des « euro-BNP ».

        Le deuxième scénario est que la Banque Centrale prête aux banques secondaires, comme aujourdhui. Mais les banques secondaires n’ont plus le droit d’émettre de la monnaie secondaire. La Banque Centrale contrôle mieux la masse monétaire, donc l’inflation selon une théorie.

        Les deux systèmes peuvent fonctionner. Mais au prix d’une grande pauvreté dans le pays. J’ai du mal à choisir entre la peste et le choléra.

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        • A-J Holbecq dit :

          Le second scénario n’est pas le 100% monnaie de Fisher ou Allais, c’est une proposition proche de celle de Robertson.

          Par contre votre conclusion est erronée.. M3 – M1 (ce qui est l’épargne disponible) ne changera que peu ! Je ne vois pas en quoi la pauvreté devrait augmenter et vous non plus sans doute.
          Ce qui devrait vous plaire, par contre, c’est que les taux d’intérêts (hors les bonifications que l’Etat pourrait accorder par exemple au logement ou à des productions stratégiquement nécessaires) seraient la conséquence du « marché libre »

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        • gdm dit :

          Pour dire que le système 100% money appauvrit la population, j’ai recours à raisonnement abstrait, mais d’une parfaite logique. Tout échange volontaire crée de la richesse pour le vendeur et crée de la richesse pour l’acheteur. Deux richesses sont ainsi créées. Un interdiction légale d’échanger est donc une interdiction de créer ces deux richesses. Cette richesse non créée est un cout social, un cout qui nuit indirectement à toute la société.

          Toute entrave à la liberté du commerce, à la liberté d’échanger, appauvrit donc l’acheteur et le vendeur de cet échange non fait. Il appauvrit indirectement toute la population. Un titre financier est une promesse de livrer qq chose. Cette promesse, ce titre financier a de la valeur. Chaque vendeur trouve un avantage à le vendre. Tout acheteur trouve un avantage à l’acheter. Chacun s’enrichit dans un tel échange. Un spéculateur s’enrichit et enrichit la société dans son activité d’achat et de vente. Interdire un tel échange appauvrit la population.

          La monnaie secondaire est un titre financier ordinaire. Ce titre financier est la promesse de livrer une unité de monnaie centrale. En interdire le commerce est de la richesse non créée. Le système 100% money interdit de créer un titre financier qui est la promesse de livrer une unité de monnaie centrale. Or les échanges de ces titres financiers ne nuisent pas à autrui. Leur interdiction légale est donc un cout social.

          Votre système 100% money réduit beaucoup plus la liberté du commerce que le système monétaire de banque centrale. J’en déduis que votre système est destructeur de liberté commerciale et donc destructeur de richesses.

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        • A-J Holbecq dit :

          @gdm
          bla, bla, bla …

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        • gdm dit :

          @A-J Holbecq
          Je signe un papier disant « contre ce papier, je vous verse un euro ». Mon innocent papier est de la monnaie. Le système 100% money est une interdiction totale faite aux banques de faire ces petits papiers. Quel argument avez-vous pour justifier cette violente interdiction faite aux banques?

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        • postjorion dit :

          Non, votre « innocent papier » n’est pas de la monnaie car il n’en a pas les caractéristiques, principalement parce que ce n’est pas un moyen de paiement reconnu dans une large majorité de la population et que je ne vois pas pourquoi je ferait confiance à votre promesse . A ce compte les billets de Monopoly sont plus près de la monnaie que votre reconnaissance de dette
          Pour les arguments, évitez de troller et relisez … ils sont apparent dans quasiment tous les articles et les commentaires.

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        • gdm dit :

          @postjorion
          Lorsque la BNP écrit cet « innocent papier », c’est de la monnaie secondaire. Lorsque j’écris cet « innocent papier », c’est encore et aussi de la monnaie. La promesse d’un euro est de la monnaie.

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        • postjorion dit :

          Justement, c’est ce faux droit (d’appeler « monnaie » une reconnaissance de dette de la BNP) qu’il faut faire disparaitre, car la BNP ment en disant qu’elle peut transformer toutes ses reconnaissances de dette en monnaie de la collectivité (monnaie centrale): ses actifs solides ne sont pas suffisants pour s’en procurer

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        • gdm dit :

          @postjorion
          La promesse de la BNP n’est pas un « faux droit » puisqu’elle la respecte. Ce qui infirme votre accusation. Et si gdm dispose de qq millions, mon « innocent papier » est une monnaie utilisable, une vraie monnaie.

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        • postjorion dit :

          Bien évidemment que la BNP ne dispose pas des actifs permettant de satisfaire un bank run et donc une demande de monnaie centrale équivalente aux dépôts (donc à ses dettes): donc la BNP (ni aucune banque) ne peut respecter son obligation et son engagement.
          Et si vous, GDM, disposez de quelques millions, c’est toujours une dette d’une banque ou d’un agent non bancaire que vous vous êtes « approprié ». Vous avez le droit néanmoins avec ces quelques millions de créer une société financière et les prêter , mais pas plus, ce qui est différent de créer de la monnaie par le crédit bancaire…
          De plus, votre « papier » ne sera pas de la monnaie suivant les définitions reconnues ; ce ne sera ni une monnaie de compte, ni une monnaie de réserve, ni une monnaie de paiement acceptée partout au sein d’une Nation
          Fin de discussion sur ce sujet.

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        • A-J Holbecq dit :

          Je ne puis qu’approuver les réponses de « postjorion », et comme lui je considère que nous passons dans le « trollage » de la part de GDM, à toujours répéter la même chose.
          Nous avons bien compris que GDM est un libertarien : il a le droit, mais ce n’est pas la philosophie générale de ce blog et il a déjà largement exprimé sa pensée et ses arguments sur le sujet du « free banking »

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  11. Voir aussi l’Initiative du Palais Royal (3 février 2011)
    La réforme du système monétaire international : une approche coopérative pour le vingt-et-unième siècle

    Tous ceux qui veulent penser l’après-crise en termes constructifs doivent, à mon sens, se poser la question de la reconstruction d’un véritable ordre monétaire international.
    Tommaso Padoa-Schioppa (†), Le Fantôme du Bancor : La crise et le désordre monétaire mondial, 25 février 2010.

    Préface
    La crise mondiale, qui s’est propagée à la quasi-totalité des économies développées et a réduit la croissance mondiale au cours de la première décennie de ce nouveau siècle, est en voie d’être maîtrisée. Toutefois, son coût en termes humains et financiers a été considérable : le chômage a atteint un niveau inacceptable, des institutions et des marchés financiers ont été ébranlés, les déficits budgétaires menacent de devenir ingérables.

    Le but de ce rapport n’est pas de faire le procès de tous les facteurs qui ont contribué à la crise, qu’il s’agisse de l’importance relative de politiques économiques erronées, des faiblesses structurelles des institutions financières, des défaillances de la régulation et de la supervision ou des carences des dispositifs monétaires internationaux. Certes, des progrès ont été réalisés récemment, mais beaucoup reste à faire dans le secteur financier. Le présent rapport s’attachera à la réforme du système monétaire international. Nous pensons, en effet, que l’on n’a pas consacré une attention suffisante à l’importance du système monétaire international (SMI).

    À l’occasion du Sommet de Toronto, les dirigeants du G20 se sont donné pour objectif commun de « construire un système monétaire international plus stable et résistant ». Les risques inhérents au système actuel (un « non-système » selon nombre d’observateurs) sont, en effet, trop importants pour être négligés. Ce sont notamment le repli sur un système économique éclaté et vulnérable aux pressions protectionnistes, le recours aussi à des politiques nationales ou régionales incompatibles. En un mot, le progrès vers des marchés ouverts et compétitifs à l’échelle mondiale, à l’origine de tant de bienfaits pour une si grande partie de la population mondiale, se trouve menacé.

    Comme anciens ministres, gouverneurs de banques centrales et responsables d’institutions nationales ou internationales1, nous ne connaissons que trop bien les faiblesses et les insuffisances du système actuel. Ce document présente notre diagnostic et quelques orientations de réforme pour une gouvernance plus coopérative du système monétaire mondial, susceptible d’assurer la discipline et la stabilité nécessaires à une croissance soutenable et créatrice d’emplois.

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  12. Un nouvel article de synthèse sur le sujet vient d’être publié sur agoravox.fr :
    Le FMI de DSK était prêt au remplacement du dollar comme monnaie de réserve internationale !

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    • Thierry Meyssan semble abonder dans mon sens :
      Obama, la guerre financière et l’élimination de DSK

      On ne peut comprendre la chute de Dominique Strauss-Kahn sans la replacer dans le contexte du projet qu’il incarnait de création d’une nouvelle monnaie de réserve internationale prévue pour aujourd’hui 26 mai 2011. Un projet paradoxalement attendu par les États émergents tout autant que par la finance apatride, mais refusé par le complexe militaro industriel israélo-états-unien. Thierry Meyssan lève le voile sur le coup-fourré de l’administration Obama pour ne pas tenir ses engagements.

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    • François JERU dit :

      Remarque n°1
      En affaires monétaires et finance internationale, Obama n’a pas voie au chapitre.
      En cette sphère son Bureau_Ovale n’est qu’une barque à deux rames dans l’Océan quelque part entre Philadelphie et Dover (Delaware State)

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    • François JERU dit :

      Préambule à ma remarque n°2 ci-après
      – – – – – — – – – – – – — – – — – – – –

      Le 10 janvier 2011, le Bureau d’évaluation indépendant du FMI (Independent Evaluation Office, IEO),
      a publié un rapport qui juge catastrophique la gestion par le FMI de la crise financière et économique de 2004 à 2007.
      Le rapport de 50 pages analyse l’échec complet du FMI dans sa gestion des événements qui ont conduit à la crise financière mondiale.
      L’IEO dresse une liste de bizarreries
      [ Q1: volontaires ou non ? ]
      Le FMI a été incapable de reconnaître les risques dans le système financier et de donner l’alerte, [ etc…]

      EnSavoirPlus:
      il y a un mois

      blog.florevasseur.com/post/4180369328/le-syndrome-du-larbin-maladie-democratique#comment-177811715

      Remarque n°2
      – – – – – – – –
      Le récit « polar de gare » de Thierry Meyssan apparait se composer
      à X % de faits supposés exacts et
      à (100 moins X) % d’élucubrations diverses (inventées, plausibles, fantaisistes).
      Par rapport au dollar, le DTS est encore plus hors sol, patricien cosmopolite, immatériel, instable, manoeuvrable de façon totalitaire e et imparable pour 99,99%.
      Globalement la finalité de Th. Meyssan (ou l’effet de son texte) m’apparait double:

      • L’entourloupe DTS passe pour un référentiel qui mériterait l’attention admirative du grand public (99.99%)

      • DSK passe pour un brillant financier c.a.d. un homme bien-fondé en économie, qui aurait magnifiquement oeuvré au FMI; c’est ce que disait ce matin Daniel Cohen qur France Culture. C’est faux. Le rapport d’audit commandé par le FMI s’est trouvé obligé de le reconnaitre

      Peut-etre n’y a t-il pas d’autre intention de sa part qu’un récit qui change un peu d’ailleurs ; je n’en sais rien.
      [Nota: Mon éventuel opinion infondé sur les comportements sexuels DSK n’intéresse personne; il est hors sujet ici]

      Jeudi 26 mai 2011
      Bonne soirée.
      Cordialemernt
      François Jéru

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      • Le 10 janvier 2011, le Bureau d’évaluation indépendant du FMI a publié un rapport qui juge catastrophique la gestion par le FMI de la crise financière et économique de 2004 à 2007.

        DSK a pris ces fonctions le 1er novembre 2007, en pleine crise des subprimes !!!

        En ce qui concerne le polémiste Thierry Meyssan, je retiens surtout sa conclusion (avec toutefois quelques réserves et avec discernement) :

        Le projet Zhou

        Pourquoi donc déployer des moyens hollywoodiens et bloquer le FMI durant 10 jours ? Deux réponses sont possibles, et elles sont peut-être liées.

        En premier lieu, le 29 mars 2009, le gouverneur de la Banque centrale chinoise Zhou Xiaochuan a remis en cause la prédominance du dollar comme monnaie de réserve. Déplorant que le projet de l’économiste John Maynard Keynes de créer une monnaie internationale (le Bancor) n’ait pas été concrétisée à l’issue de la Seconde Guerre mondiale, il proposa d’utiliser les Droits de tirage spéciaux du FMI pour jouer ce rôle.

        Cédant à la pression, les États-Unis acceptent un triplement des ressources du FMI et l’émission par le FMI de Droits de tirages spéciaux (DTS) d’une valeur de 250 milliards de dollars, lors du sommet du G20 à Londres, le 2 avril 2009. Ils acceptent également le principe d’un Conseil de stabilité financière auxquels seront associés les grands États émergents.

        Cette idée est discutée au sommet du G8 à L’Aquila (Italie), le 8 juillet 2009. Poussant le pion plus loin encore, la Russie proposa de ne pas se contenter d’une monnaie virtuelle, mais de l’éditer. Dmitry Medevedev, qui avait fait frapper symboliquement des prototypes de cette monnaie, posa quelques pièces sur la table. D’un côté y figuraient les visages des huit chefs d’État et de l’autre la devise en anglais « Unity in Diversity ».

        Le projet est soumis aux experts de la Division des Affaires économiques et sociales de l’ONU. Leur rapport, auquel participe le professeur Vladimir Popov de la New Economic School de Moscou, est étudié le 25 avril 2010 lors d’une réunion jointe du FMI et de la Banque mondiale.

        Le processus devait aboutir, aujourd’hui 26 mai 2011, au sommet du G8 à Deauville (France). Le dollar aurait cessé d’être la monnaie de référence sur fond d’imminente cessation de paiement du gouvernement fédéral des États-Unis. Washington aurait renoncé au financement de son hyper-puissance militaire par la dette pour se consacrer à sa restructuration interne.

        Le dinar libyen, première (et dernière ?) monnaie au monde garantie en or et en Droits de tirages spéciaux du FMI. En 2000, le colonel Kadhafi avait imaginé de créer une monnaie panafricaine basée sur l’or, mais il n’était pas parvenu à faire avancer son idée. Aussi, en 2009, s’était-il spontanément emparé du projet Zhou et l’avait unilatéralement adopté pour son pays.

        Le grain de sable

        Malheureusement, durant les derniers mois de ce processus, des initiatives militaires et politiques ont bouleversé ce plan. Certains États — dont la Russie et la Chine— ont été floués. L’arrestation de DSK montre que Washington était de mauvaise foi et que ses concessions ne visaient qu’à gagner du temps.

        Bien que le détail exact du montage imaginé par Dominique Strauss-Kahn pour créer cette nouvelle monnaie de réserve adossée aux Droits de tirages spéciaux du FMI soit secret, il apparaît que le Libye y jouait un rôle clé : à titre expérimental, c’est la Banque centrale libyenne qui la première avait décidé de fonder sa monnaie, le dinar, sur l’or et au delà sur les DTS. La chose est d’autant plus importante que la Libye dispose d’un fond souverain parmi les mieux dotés du monde (il est même un peu plus riche que celui de la Russie).

        Or, en entrant en guerre contre la Libye, la France et le Royaume-Uni ont provoqué un gel théorique des avoirs non seulement de la famille Kadhafi, mais de l’État libyen. Pis, Paris et Londres ont dépêché des cadres de la banque HSBC à Benghazi pour créer une Banque centrale libyenne rebelle et tenter de s’emparer des avoirs nationaux. Sans que l’on sache si Nicolas Sarkozy et David Cameron se sont laissés emporter par l’ivresse de leur force ou ont agi sur instruction de leurs mandants à Washington, le fragile édifice élaboré par Dominique Strauss-Kahn s’est effondré.

        Selon nos contacts à Tripoli, au moment de son arrestation, DSK partait à Berlin pour trouver une solution avec la chancelière Angela Merkel. Il devait ensuite partir avec un émissaire de Mme Merkel négocier avec des représentants du colonel Kadhafi —voire avec lui directement—. La signature du Guide libyen étant indispensable au déblocage de la situation.

        On assiste désormais à une guerre financière d’une ampleur jamais égalée : alors que la situation économique des États-Unis vacille et que le dollar pourrait devenir rapidement une monnaie de singe, l’accord conclu au G8 et avalisé au G20, mis en œuvre par le FMI en coordination avec la Banque mondiale et les milieux bancaires internationaux dont DSK était le champion, est suspendu. La domination du dollar est intacte quoique plus que jamais artificielle ; ce dollar que les États émergents voulaient relativiser, mais sur lequel le complexe militaro-industriel israélo-états-unien assoit sa puissance.

        Dans ce contexte que vaut l’honneur d’un homme ?

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      • Catherine dit :

        le FMI c’est le système nerveux central de ce nouvel ordonnancement du monde. Mais comme chacun sait ou devrait savoir, le système nerveux central n’est pas neutre, il sélectionne les entrées( les mess-ages!) en fournissant des constantes, et ces dites constantes sont déterminées par les émotions( survivre et réussir) volonté en relation avec la réponse d’adaptation survie, laquelle est déclenchée par des forces internes provenant de l’hérédité et de l’apprentissage, et l’apprentissage qui le fait?????

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        • François JERU dit :

          Le FMI n’est pas le système nerveux central

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        • catherine dit :

          Il a quelle fonction alors selon vous le FMI François?

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        • François JERU dit :

          Bonjour Catherine,
          Cela fait bien longtemps que nous nous étions croisés
          J’avais prévu huit messages successifs à la suite du billet 180 « Burda » (où il n’y a personne) pour répondre à cette question.
          Postjorion ayant censuré les quatre premiers,
          je compte les placer ailleurs avec les quatre derniers en sus.
          Cela me fait penser à Pierre Sarton du Jonchay,
          d’ailleurs en titre du présent billet n°170

          Cela ne lui suffit pas d’être le roi des manipulateurs jouant à masque inversé
          Ce jour sur le blog Paul Jorion il écrit

          Alternative au suicide financier

          La seule alternative au suicide de l’économisme libertarienne est bien la démocratie réelle : la délibération effective du bien commun qui transforme la matérialité par la discussion des finalités humaines. Il est logique que la vérité de la démocratie réelle ne se révèle qu’à l’ère de l’internet. L’échange de paroles sur l’internet subvertit les cadres idéologiques établis, au-dessus des frontières politiques et des réalités économiques. L’internet sans frontière hors de la matérialité suggère la généralité. Mais pour que la discussion libre des finalités et des concepts transforme la réalité matérielle des hommes vivants, les citoyens doivent s’emparer de la réalité hors de la négation néo-libérale de la démocratie. La négation néo-libérale et … blabla

          N’écrivent sur le blog de Jorion que ceux qui s’accordent au plan du Maitre et de ses commanditaires

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        • catherine dit :

          J’avoue François que je ne comprends rien à rien à ce Monsieur qui use de particule peut-être pour faire contre poids à la vacuité de sa pensée!

          ça me donne la nausée d’essayer de le lire et puis aussi un peu mal à la tête.

          J’veux bien faire des efforts quand ça vaut le coup, mais là, se tordre les neurones pour rien en retirer, c’est du temps de perdu je trouve!

          Mais vous me m’avez pas répondu François, peut-être ai-je tort de penser que le FMI est le SNC de cet ordre, mais en quoi ne l’est-il pas selon vous?

          J’espère que vous allez bien, en tout cas, vous ne semblez pas avoir perdu de votre ardeur!

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  13. Catherine B dit :

    Le lien à faire,c’est le pont qui permet de réunir des berges qu’on ne pensait pas pouvoir unir!

    http://www.voltairenet.org/article170056.html

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    • Catherine B dit :

      Je n’avais pas vu le commentaire du dessus, je suis désolée! Mais tout compte fait, tant mieux, ça rentrera mieux! c’est en forgeant qu’on devient forgeron!

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        • catherine dit :

          Salut Gilles,

          Merci pour ton bonjour.

          J’espère que le jour est bon pour toi, moi j’enrage de voir mes enfants dans la panade et ce bordel institutionnalisé partout.

          J’sais plus quoi faire sinon faire ce que je fais dans mon boulot avec la sophro, un travail de fourmi, humblement essayer de remettre les personnes « debout » grâce à l’écoute de leur corps, c’est là que tout est inscrit d’abord, la conscience a ses premiers émois sur cette terre-là.

          La conscience est un processus qui se construit,et ça commence d’abord sur cette empreinte corporelle, qui se dit ensuite en mot, puis en action et toujours dans le sens donné par les premiers « autres » que l’on croise. Ce travail de sophro permet une »possible » distanciation avec tous les problèmes qui ne cessent de nous tomber sur la cafetière, mais c’est pas simple d’essayer d’aller au simple, c’est même furieusement complexe.Mais c’est une voie diablement « politique » que celle-là, car dévoiler les forces potentielles des gens, ça permet d’actualiser des capacités de résistance que les dites personnes n’osaient même pas imaginer.

          Je viens de commander les trois livres de Pierre Hillard, et j’observe ce qui se dit, ce qui se fait, ce qui se tait, ce qui ne se fait pas.

          Malgré tout ce m……, je me dis aussi qu’il y a la loi cyclique qui devrait opérer, ça va trop mal, pour que le mouvement de balancier n’aille pas dans l’autre sens…enfin si on est pas morts d’ici là!

          sourire!

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  14. « La fin du dollar » selon Myret Zaki
    (2 heures d’entretien vidéos entre Myret Zaki, Pierre Jovanovic et Laurent Fendt)

    « Un krach du billet vert se prépare. Il est inévitable. Le principal risque planétaire actuel, c’est une crise de la dette souveraine américaine. La plus grande économie du monde n’est plus qu’une vaste illusion. Pour produire 14.000 milliards de revenu national (PIB), les Etats-Unis ont généré plus de 50.000 milliards de dette totale, qui leur coûte 4.000 milliards d’intérêts par an. »

    Le dollar est devenu la plus grande bulle spéculative de l’histoire et va s’effondrer prochainement. Quant aux attaques à l’encontre de l’euro, elles ne sont qu’un écran de fumée pour masquer la faillite de l’économie américaine, soutient Myret Zaki dans son dernier livre « La fin du dollar ».

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  15. François JERU dit :

    Mon premier réflexe (je l’analyserai plus tard)

    celui qui demande à fednewyork d’être remboursé sera étranglé. Pour le reste (…)

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  16. François JERU dit :

    à : Assurancetourix (ref. 31 mai à 12:31)
    Objet : la fin du dollar selon Myret Zaki
    – – – – – – – – – – — – – – – – – – – –
    Je ne lirai pas cet ouvrage
    de Myret Zaki.
    Il se peut qu’elle ait cherché à faire au mieux. Il se peut que ce soit une désinformation de plus.
    L’auteure commet la plus grave erreur qui soit; elle a une excuse:
    elle est commune à 100% des économistes et beaux-parleurs occupat tout [TOUT=100%] de l’espace médiatique ;
    cela reste une très grave erreur.
    Tout leur cerveau (rationnel, limbique ou autre) est imbibé de la croyance absolue
    (ou de la ruse en cas de dversion, désinformation) que
    les grandes décisions monétaires et économiques sont celles des grands argentiers des Etats [ Reita10 pour la France ] et chefs de guerre (Pentagone).
    Alors tout le squelette de l’argumentaire (dit d’Economie) articule des positions gouvernementales ou nationales.
    Le discours est émaillé de
    « Le Japon (…lalala…) »
    « Les Etats-Unis . . .  »
    « La Chine . . .  »
    « La Grande-Bretagne . . .  »
    « L’Allemagne . . .  »
    « La France (…lalala…) »
    Il faudrait dire Sarkozy comme lui a dit de déclarer Tartempion,
    autre langue du Réseau Echelon ou d’un subLevel de l’Ogre

    Des politiciens ou des commentateurs déclarés « financiers »
    utilisent le nom de la capitale pour faire un peu chic ou vivant
    « Tokyo (…lalala…) »
    « Washington . . .  » ou « A la Maison Blanche . . . lalala …  »
    (alors que le pouvoir d’Obama en matière monétaire et banque intrernationale est nul )
    « Pékin . . .  »
    « Le 10Downing Street. . .  »
    « Berlin ou Mme Merkel . . .  »
    « A Paris (…lalala…) »
    Les auteurs n’ont pas idée des inter-relations réelles entre dollar et euro.
    Autant dire qu’une part de ce qui est écrit est à ré-écrire complètement, autrement.

    – – – –
    A ce stade, j’ai simplement parcouru rapidement l’article publié sur Agoravox et cité par Assurancetourix.
    Je n’ai pas regardé la video

    Exempe entièrement faux

    L’Europe est aujourd’hui la plus grande puissance économique et elle dispose d’une monnaie de référence solide. Contrairement aux États-Unis, c’est un bloc en expansion. Sur le continent asiatique, le Yuan va devenir la monnaie de référence. La Chine est le meilleur allié de l’Europe. Elle a d’une part intérêt à soutenir un euro fort pour diversifier ses placements. D’autre part, elle a besoin d’un allié comme l’Europe au sein de l’OMC et du G20 pour éviter de devoir réévaluer rapidement sa monnaie. Aujourd’hui, l’Europe et la Chine agissent comme deux forces de gravitation qui attirent dans leur orbite les anciens alliés des États-Unis : le Japon et l’Angleterre.
    (…)
    Dans un système monétaire en refonte totale, la Suisse devra choisir son camp. Car je ne suis pas persuadé que le franc suisse puisse continuer à exister seul, son rôle de valeur refuge étant trop handicapant pour l’économie suisse.
    Tout est faux.
    Personnellement je ré-écrirais tout cela bien autrement.

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  17. François JERU dit :

    Maintenant six observations [ référencées A à E ]
    Ce ne sont que de rapides « premiers jets brouillons »
    de type « commentaire-de_blog »
    c.a.d. réaction immédiate approximative, non relue, surement à amender dès la première relecture. Bon, juste manière de justifier un peu ce que j’ai conclu dans le message précédent et ne pas laisser filer comme si j’étais pour le reste d’accord avec cet article

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  18. François JERU dit :

    Note AAA de la Dette_US [ Observation_B ]
    Hypothèse (B): Une agence de notation ôte à la dette américaine sa notation maximale AAA.
    Maintenant une question.
    Vous êtes invité(e) à penser en vous plaçant du point de vue de l’Ogre (supranational, indifférent au sort de la nation X ou Y; c’est d’abord l’hégémonie qui importe). Dit autrement ne vous placez pas dans l’idée d’un plan stratégique (inexistant) du Bureau Ovale ( ses conseillers proches ont avant tout le mandat de faire passer les mots d’ordre de l’Ogre et d’aider à la mise en forme des discours pour les massés américaines toujours plus manipulées : jouer la diversion, faire passer telle ou telle pilule, etc.) :
    Q3: (en pensant au point de vue de l’Ogre) : Et alors ?
    Où serait le problème pour l’Ogre_X2 ?
    General Motors peut bien crever; où est le problème pour l’Ogre ?

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  19. François JERU dit :

    b>Chute de Fednewyork [ Observation_C ] 
    Hypothèse [C] : Il est mis fin à Fednewyork et à son « Système » le FED_System (Network)
    Q4: (en pensant au point de vue de l’Ogre_X2) Et alors ?
    Où serait le problème pour l’Ogre ?
    L’Ogre semble perdre un « allié_interne » précieux quant à la manipulation des taux en $_domestique,
    ce job pourri qu’incarnait Alan Greenspan (lire sa récente biographie, autre habile manipulation)
    Pourquoi écrire « semble perdre » et non pas « L’ogre perd »
    Réponse:
    Parce que l’Ogre a prévu le coup de longue date.
    Le dollar domestique n’a plus guère de réalité
    L’US_Treasury est devenu un « garage à vélo » un peu comme la BCE ou la Banque_de_France.
    Le dollar n’est pas contrôlé à Washington ni même à New-York ?
    Le dollar est contrôlé entre Bruxelles, Londres et Hong-Kong.

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  20. François JERU dit :

    Difficulté du PIB_US Economie Réelle, intra-Usa et Tax Havens [ Observation_D ]
    La chute (hypothétique) des « parts propres taxables » sur le territoire nord-américain
    est nullement un problème pour le niveau hégémonique des transnationales industrialo-commerciales dites « américaines » (ayant une origine historique aux Etats-Unis)
    Q1 : Comment sont internationalement composés les cash flows ?
    Q2 : Où sont délocalisées les plus grosses marges (cf. transfer prices) ?
    Q3 : Maintenant que le dollar est véritablement sans frontière, n’y a t-il pas l’opportunité de gagner davantage en plaçant davantage de fonds propres ailleurs qu’aux USA ?

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  21. François JERU dit :

    Difficulté du PIB_US BankAssur, intra_Usa et Tax Havens [ Observation_E ]
    La chute (hypothétique) des « parts propres taxables » sur le territoire nord-américain
    est encore moins un problème pour l’Ogre_X2 que pour les transnationales industrialo-commerciales qui d’ailleurs font fabriquer en Chine tout ce qui n’est pas ultra-sophistiqué. Verriez-vous une certaine analogie avec une structure sociétale de type féodalité ou mafia ? Non ? La priorité n°1 n’est-elle pas de continuer à contrôler le comté Machin ou la Banlieue_Truc ?
    le fait que les gens à l’intérieur vivent moins bien ou pas n’est-il pas un objectif second ?
    Dit peut être un peu rapidement la Priorité n°1 : Continuer à tenir plus que le haut pavé; faire la loi.
    Serait-ce tellement mieux si 45 millions d’Américains reytrouvaient leur logement ?
    Dans l’immédiat ce qui est sûr c’est que l’Ogre a créé davantage d’écart avec ses vassaux, c’est derniers étant le pllus souvent en grand danger. Plus personne pour venir réclamer un peu plus à la soupe BBA. Moins de banques. Davantage d’emprunteurs à moindre distance.

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  22. François JERU dit :

    Dette_US indispensable (oui ou non) pour financer les guerres [ Observation_F ]
    Où sont fixés les axes d’action que reçoit le quartier général Langley ?
    à Langley ? au Département d’Etat ? à Washington ? à New-York ?

    Constatons que la guerre en Lybie est (apparemment) avant tout menée par deux armées de commandement européen (Uk, Fr).
    C’est pourquoi, il peut paraitre assez erroné de déclarer catégoriquement

    Mais les États-Unis ne peuvent cesser de s’endetter. Cette dette leur a permis de financer les guerres en Irak et en Afghanistan et d’assurer leur hégémonie. Ils en ont un besoin vital.

    Déjà le début de la phrase « les Etats-Unis » commence très mal quand on cherche à modéliser les forces et faiblesses de l’Ogre, ses scenarios, celui qui semble se dégager, le calendrier le plus probable du scénario véritablement en progression.

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  23. Un dessin animé « humoristique » américain (2011) de 30mn à voir : Le Rêve Américain

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  24. François JERU dit :

    Vous avez sûrement remarqué que les petits larbins de Jorion ne cessent de répéter trois expressions magiques qui seront libératrices. L’une de ces trois expressions est « Création d’une chambre de compension supranationale« .
    Vous ne lirez nulle part ce que c’est que cette « Chambre » (ou Place de Marché truquée) ni ce qu’elle est censée compenser :
    des engagements en Bancor ( P. Janson du Ponsay). Personne ne sait.
    En réalité ce n’est que de l’esbrouffre pour impressionner, séduire,
    pré-orienter un coup pendable.
    C’est ce qui saute aux yeux à ce stade; pourquoi ?

    Le Marché avec un grand ‘M’, le ‘Grand_Marché incontrôlable par le G20
    à dominante Mafia Xoffzehr
    a déjà créé TRENTE CHAMBRES DE COMPENSATION TRANSNATIONALES
    Que Xoffzehr veut-il de plus ?

    Les Trente places de marchés innommables :


    Places

    CBOE Chicago Board Options Exchange
    CBOT Chicago Board of Trade
    CJCE Central Japan Commodity Exchange
    CME Chicago Mercantile Exchange
    COMEX Commodity Exchange (une entité du Nymex)
    EUREX Marché des produits dérivés suisse et allemand
    HKE Hong Kong Exchange
    ICE Intercontinental Exchange
    JSE Safex Johannesburg Stock Exchange – Securities Exchange South Africa
    KCBT Kansas City Board of Trade
    KE Korea Exchange
    KFE Korea Futures Exchange
    LCH London Clearing House
    LIFFE London Intl Financial Futures and Options Exchange
    LME London Metal Exchange
    LSE London Stock Exchange
    MATIF Marché à terme international de France
    MCEI Multi Commmodity Exchange of India
    MDE Malaysia Derivatives Exchange
    Mexder Mexican Derivatives Exchange
    MGE Minneapolis Grain Exchange
    MONEP Marché des options négociables de Paris
    MSE Montreal Stock Exchange
    NASDAQ National Association of Securities Dealers Automated Quotation System
    NC&DE National Commodity & Derivatives Exchange
    NYBOT New York Board of Trade
    NYMEX New York Mercantile Exchange
    NYSE New York Stock Exchange
    NZFE New Zealand Futures Exchange
    OMX Bourse suédoie, finlandaise, danoise et islandaise [jt***]

    Un peu à la manière de tout web CIA qui se respecte,
    l’équipe du blog Jorion a trois publics principaux :
    les comparses (les plus causeurs),
    qq affairistes crédules (lecteurs et muets) et
    des personnes honnêtes qui se font abuser.

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