166 – video « la crise de 2008 » 2° volet

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Après le premier volet concernant la création monétaire voici la deuxième partie : l’explication de la financiarisation de l’économie.

Les troisième et quatrième partie sont à venir…
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12 commentaires pour 166 – video « la crise de 2008 » 2° volet

  1. Voici une anecdote révélatrice des arnaques capitalistes de haut vol pratiquées en haut lieu à la Fed avec l’argent public du contribuable américain :
    Cette escroquerie symptomatique révélée le 12 avril dernier par le magazine Rollingstone [sur 3 pages] (traduction), illustre l’aggravation des griefs du peuple américain contre ses banquiers : au titre des bénéficiaires des aides de la Fed, on trouve les femmes de deux grandes figures de Wall Street qui ont créé un instrument sur mesure leur permettant de recevoir 220 millions USD de la Fed pour racheter des créances pourries… les bénéfices leur revenant et les pertes allant à la Fed !
    C’est hélas un exemple parmi beaucoup d’autres qui circulent actuellement sur le Net et qui ont brisé, désormais définitivement, le respect du peuple américain pour son institution monétaire de référence. Une situation explosive dans le contexte de la crise actuelle.
    Aux Etats-Unis, c’est aujourd’hui la vision diabolique qui s’est largement imposée dans l’opinion publique, à la différence de 2008 où, au contraire, les responsables de la Fed semblaient être les derniers recours. Ce changement psychologique n’est pas un détail et contribue fortement à limiter la marge de manoeuvre des dirigeants de la Fed. Et ce n’est pas la défaite judiciaire historique de la Banque centrale US, qui a été obligée de dévoiler les destinataires des centaines de milliards de Dollars d’aide distribuées après la crise de Wall Street de 2008, qui va améliorer cette situation, bien au contraire.

    Le capitalisme est certes à l’agonie (dixit P.J)… mais il a encore de « beaux restes »… c’est une idée fixe ;-)… qui a de plus en plus de sens !

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  2. Pierre Renié dit :

    Il serait possible de faire financer la dette de l’état par la banque centrale, mais pas n’importe comment. D’abord la banque centrale ne « bouche » pas le « trou » du budget de l’état, elle lui fait un prêt qui devra être remboursé. Ça ne peut pas être sans intérêt si l’inflation est élevée (plus de 10% par an en moyenne dans la décennie 1973-1083 en France). Actuellement, avec 2% d’inflation je ne sais pas si c’est possible de prêter sans intérêt, mais le taux pourrait être de 2% (au lieu de 3% ces dernières années). Pour prêter sans intérêt il faudrait que la monnaie que les banques auront déposée à la banque centrale ne soit pas rémunérée, ça fera baisser la rémunération des livrets bancaires et ça favorisera l’investissement et la consommation au détriment de l’épargne. C’est une très bonne chose en ces temps de crise, mais une fois la crise finie l’inflation augmentera et il faudra la maîtriser. Une solution simple est de diminuer la quantité de monnaie présente sur le marché. Il se pourrait que dans une dizaine d’années il n’y ait plus assez de monnaie pour prêter à l’état. Ce n’est évidemment pas un problème puisque l’état aura toujours la possibilité d’emprunter contre intérêt. Dans tous les cas on retrouve cette relation entre inflation et taux d’intérêt qui fait qu’il est très difficile d’avoir des taux d’intérêt inférieurs à l’inflation sans avoir une inflation en augmentation permanente.

    Ce n’est pas la quantité de monnaie qui fait gonfler durablement le prix des actifs, mais les profits réels des entreprises (qui font gonfler la valeur des actions), la demande mondiale de matières premières, la demande d’achat de biens immobiliers, la croissance dans les pays émergeants (qui est une bonne chose)… Et toutes ces richesses sont échangées avec de la monnaie, ce qui explique l’augmentation de la masse monétaire. La banque centrale ne doit pas lutter contre les profits, mais l’état doit normalement taxer une partie de ces profits pour réduire les inégalités, et empêcher les entreprises de se retrouver en situation de monopole.

    Quand le marché est volatil il n’y a pas que de gros profits (pour les spéculateurs intelligents) mais aussi de grosses pertes pour les spéculateurs débiles. Tout cela ne serait pas un problème si ça se passait dans un casino, le problème est que qu’on joue avec l’économie, c’est à dire nos emplois.

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    • A-J Holbecq dit :

      Quel que soit le taux que demande la banque centrale, donc la banque de France, il équivaut à un taux zéro %, puisque la banque de France est propriété à 100% de la collectivité.
      Toute émission monétaire par la BdF équivaut simplement à une émission de monnaie, si possible en lieu et place des banque commerciales.

      Dans le cas de l’euro, si l’émission est le fait de la BCE c’est un peu plus compliqué mais disons que c’est l’équivalent d’une émission à taux zéro si l’émission concernant chaque pays corresponds au pourcentage de sa part dans la BCE (20% pour la France)

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  3. Le dollar va mourir, vive l’euro !

    Le billet vert est devenu la plus grande bulle spéculative de l’histoire et va s’effondrer prochainement. Quant aux attaques à l’encontre de l’euro, elles ne sont qu’un écran de fumée pour masquer la faillite de l’économie américaine, soutient Myret Zaki dans son dernier livre « La fin du dollar ».

    « Un krach du billet vert se prépare. Il est inévitable. Le principal risque planétaire actuel, c’est une crise de la dette souveraine américaine. La plus grande économie du monde n’est plus qu’une vaste illusion. Pour produire 14.000 milliards de revenu national (PIB), les Etats-Unis ont généré plus de 50.000 milliards de dette totale, qui leur coûte 4.000 milliards d’intérêts par an. »

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  4. BA dit :

    – Emprunt à 3 mois :

    Mercredi 20 avril 2011, le Portugal a lancé un emprunt à 3 mois : le Portugal a dû payer un taux d’intérêt de 4,046 %.

    Les taux sont en hausse : c’était 3,403 % lors de la précédente émission.

    – Emprunt à 6 mois :

    Mercredi 20 avril 2011, le Portugal a lancé un emprunt à 6 mois : le Portugal a dû payer un taux d’intérêt de 5,529 %.

    Les taux sont en hausse : c’était 5,117 % lors de la précédente émission.

    Portugal : taux des obligations à 2 ans : 10,312 %.

    Portugal : taux des obligations à 3 ans : 10,639 %.

    Portugal : taux des obligations à 5 ans : 10,878 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPT5YR:IND

    Portugal : taux des obligations à 10 ans : 9,206 %.

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  5. BA dit :

    Trois Etats européens vont se déclarer en défaut de paiement.

    Les marchés internationaux n’ont plus aucune confiance dans la capacité de ces trois Etats à rembourser leurs dettes.

    Irlande : taux des obligations à 2 ans : 10,347 %.

    Irlande : taux des obligations à 3 ans : 11,216 %.

    Irlande : taux des obligations à 5 ans : 10,863 %.

    Irlande : taux des obligations à 10 ans : 10,066 %.

    Portugal : taux des obligations à 2 ans : 10,492 %.

    Portugal : taux des obligations à 3 ans : 10,825 %.

    Portugal : taux des obligations à 5 ans : 11,134 %.

    Portugal : taux des obligations à 10 ans : 9,280 %.

    Grèce : taux des obligations à 2 ans : 22,019 %.

    Grèce : taux des obligations à 3 ans : 22,041 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB3YR:IND

    Grèce : taux des obligations à 5 ans : 16,540 %.

    Grèce : taux des obligations à 10 ans : 14,751 %.

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  6. sentier198 dit :

    @ BA

    comment est-il possible de rechercher sur le site Bloomberg les taux obligataires des différents pays (européens) ?

    merci d’avance

    cordialement

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  7. Assurancetourix dit :

    Les deux premiers volets sont désormais en ligne sur Agoravox.tv :
    La création monétaire et la financiarisation de l’économie pour les nuls

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  8. Assurancetourix dit :

    Impunité totale pour les criminels financiers de Wall Street ! (18 avril 2011)

    Le sous-comité permanent sur les enquêtes du Sénat américain a rendu public (le 13 avril 2011) un volumineux rapport sur le krach de Wall Street de 2008 qui documente combien la fraude et la criminalité sont répandues au sein de tout le système financier et de ses relations avec le gouvernement.

    Le rapport de 650 pages est le résultat d’une enquête qui s’est déroulée sur deux ans et qui comprend 150 entrevues et dépositions ainsi que l’examen de courriels et documents internes de grandes banques, d’organismes de réglementation gouvernementaux et d’agences de notation. Le rapport, intitulé « Wall Street et la crise financière : Analyse d’un effondrement financier », établit que le krach financier et la récession qui a suivi étaient le résultat de fraude et d’escroquerie systémiques de la part des prêteurs hypothécaires et des banques, de connivence avec les sociétés de notation et avec la complicité du gouvernement et de ses organismes de réglementation des banques.

    […]

    Une raison expliquant l’absence de poursuite judiciaire est le pouvoir des individus impliqués, qui exercent tous une immense influence sur les politiciens, les médias et le système judiciaire. Mais les causes sont plus larges que le statut de quelques individus, tout comme ce sordide état de choses n’émerge pas de la cupidité individuelle, mais plutôt d’une profonde crise de tout le système.

    La criminalisation de la classe dirigeante américaine est le résultat de plus de trois décennies durant lesquelles l’accumulation de richesse par l’élite financière et patronale est devenue de plus en plus séparée de toute la production. Dans sa quête du profit, la classe dirigeante a démantelé de larges sections de l’industrie et s’est tournée résolument vers la manipulation et la spéculation financière.

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