162 – Hollande, un enarque + qui n’a rien compris

François Hollande, diplômé d’HEC, de l’Institut des Études Politiques, et de l’École Nationale d’Administration, en plus d’être licencié en droit,  se présente aux primaires socialistes avec l’espoir de devenir Président (de la France).
Mais s‘il est battu, il acceptera peut être de devenir le ministre des finances de Strauss Kahn?
Et pourtant, il n’a rien compris!
Je crains d’ailleurs que du côté UMPS il ne soit pas seul…

Sale temps pour la France!

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6 commentaires pour 162 – Hollande, un enarque + qui n’a rien compris

  1. Werrebrouck dit :

    Bravo!
    A diffuser

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    • gdm dit :

      @Werrebrouck
      Cette question de l’emprunt direct à la Banque Centrale n’est pas du tout évidente. C’est un choix de gestion qui tient compte du cout de l’information.

      Aujourd’hui, la BCE prête indirectement aux États. Les banques prêtent aux État à un taux supérieur du taux de refinancement des banques. Pourquoi existe-t-il cette différence de taux? Les banques ont suffisamment d’emprunteurs à satisfaire à un taux plus élevé. Leur masse de monnaie à prêter est limitée. La demande de monnaie est importante. Il s’établit un équilibre entre l’offre et la demande de monnaie. Un État est un emprunteur comme un autre. Il paye donc un intérêt comme tout autre emprunteur. Le taux d’intérêt payé par l’État est un taux moyen, un taux du marché. L’État paye le prix « normal » de ses emprunts. L’État n’a pas de tarif préférentiel. C’est exactement ce qu’a rappelé François Hollande. Hollande a eu raison de rappeler ce mécanisme monétaire élémentaire.

      Mais Hollande n’a pas répondu à la question qu’on lui posait. Pourquoi l’État ne pourrait-il pas emprunter à taux nul à la Banque Centrale. Cette thèse semble logique, voire évidente. En effet, une Banque Centrale est un mandataire de l’État. Une Banque Centrale exécute la mission que lui a confié l’État. Il suffirait donc à l’État de légiférer pour que sa Banque Centrale lui prête de la monnaie à un taux d’intérêt nul.

      Cette question se pose dans toute entreprise industrielle qui serait utilisatrice de sa propre production. A quel prix EDF payera-t-il la consommation d’électricité de ses agences, de ses usines? A quel prix les agences d’un constructeur d’ordinateur paieront-ils les ordinateurs de la même marque? Dans telle entreprise industrielle d’ordinateurs, les agences achètent les ordinateurs aux revendeurs de cette marque. Les agences n’achètent pas au siège social.

      Dans ces entreprises industrielles, il est important de savoir ce que coute chaque agence. Une bonne manière d’évaluer ce cout est le marché, lorsque cette formule est techniquement possible. La vérité des couts passe par la vérité des prix. Maitriser ses couts permet alors une gestion plus efficace, plus rentable, qu’une gestion administre en interne de distribution de la production. Ainsi chaque agence de l’industriel connait ses couts de production avec précision grâce à une comptabilité analytique fondée sur des couts exacts. Le gain d’une fourniture directe des agences et filiales par le siège social engendrerait un gaspillage supérieur au gain espéré.

      Dans d’autres industries, cette logique d’achat aux distributeurs de la marque par les agences ou filiales ne serait pas rentable. Caque groupe choisit selon des principes de bonne gestion. Il n’existe aucune évidence dans ce domaine de gestion. Hollande, ancien HEC, est surement sensible à cette question que se pose tout bon gestionnaire d’entreprise. A quel taux une administration publique, un conseil général, une ville ou un ministère, doit-il emprunter? Ce taux serait-il celui du marché? A qui emprunterait-elle?

      Chaque choix de gestion de chaque administration publique dépend du taux d’intérêt. Un intérêt nul serait la porte ouverte à un endettement massif et incontrôlable. Or chaque unité monétaire émise est une obligation supplémentaire pesant sur la Banque Centrale. Augmenter la dette, c’est augmenter les obligations futures de l’État. La monnaie n’est jamais créée ex nihilo. La monnaie est créée en contrepartie d’obligations futures de la Banque Centrale, donc de l’État.

      Alors, comment concilier une certaine vérité des prix et un cout moindre pour la somme des intérêts versés? Une astuce envisageable est qu’il existe une banque publique qui détienne le monopole des prêts aux diverses administrations publiques. Pour simuler les conditions du marché, elle prêterait à un taux proche du taux du marché. Les administrations publique n’auraient alors pas le droit d’emprunter ailleurs qu’à cette banque publique, même si une banque commerciale proposait un taux moindre. La lourdeur du cout de gestion d’un tel monstre bancaire risquerait fort d’être supérieur aux gains espérés.

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  2. égalité et désintégration dit :

    Si, ce bouffi a compris qu’il fallait maigrir pour le reste c’est business as usual, ces trafiquants d’espérances continuent sur leurs lancées, 12O ans d’expériences, déjà, de comédie socialiste.C’est poisson d’Avril tous les jours avec cette engeance. La France va comme elle peut R A S. Les gens de gôche sont de plus en plus désespérés et désespérants, ils auront Dominique Strotsky et Ségo 1ere pour les consoler. / et le FN comme exorcisme.

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    • Catherine dit :

      Gauchis qu’ils sont les pôvres, c’est écrit sur leur nom d’ailleurs, c’est comme le Port Salut, mais encore faut-il « ça-voir » lyre!!!! c’est vrai qu’y a beaucoup de dyslexiques parmi le monde, ceci explique cela sans doute, bigre!!! enfer et damnation, c’est actuel, c’est du carpe diem ça!

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  3. Catherine dit :

    Si les gens étaient un tantinet libres, juste un tantinet, ils n’accepteraient pas d’entendre les bruits et les fureurs de ces hollandesqueries graves, très graves, des conséquences qu’elles font germer en notre quotidien.

    Ces gens-là sont des mauvaises herbes, et les mauvaises herbes, ça s’arrache, pour permettre au germe de respirer dans une terre plus légère qui lui permette de se déployer généreusement.

    Nul besoin de spécialistes en ceci ou cela, ces gens-là sont déformés par la socio-culture qui les déifie comme des idoles. Mais les idoles, il faut les ignorer et ne voir que le soleil qui nous permet de faire se succéder un jour à un autre jour.

    Toute autre lumière « artificielle » peut illusionner quelque temps certes, les gogos qui fleurissent mieux que le chiendent on connait, c’est le tout venant, mais quand même une mauvaise herbe c’est pas la même chose qu’un beau brin d’herbe verte et souple qui se laisse rencontrer généreusement par le Vent!

    Tout cela manque cruellement de vent, d’esprit et c’est bien pour cela que ça sent le renfermé! c’est mort, et la vie ça a du souffle, c’est de souffle qu’il faut, il est chaud et caressant et exigeant aussi, mais lui seul porte en lui la noblesse que l’homme peut laisser passer en lui.

    L’homme n’est pas le vent, il n’est pas l’esprit mais il peut laisser le souffle chaud de l’esprit passer en lui, juste ouvrir les portes, permettre la respiration, soyons des passeurs de vent au vrai sens du terme et non pas au faux sens du terme comme aujourd’hui, juste des passeurs, et la vie refleurira partout.

    Perdons notre arrogance, nos prétentions, laissons-la parler, Elle, la Belle parmi les Belles, et le monde sera plus beau, plus noble, plus vibrant!

    C’est pourtant pas compliqué, mais si pourtant que ça l’est, car c’est le simple qui est le plus difficile à faire émerger, il faut enlever, enlever toutes les mauvaises herbes, y’a du boulot et être intransigeant, rude et ferme mais le monde n’est que mollesse et acceptation passive!

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  4. Renaud dit :

    « Je crains d’ailleurs que du côté UMPS il ne soit pas seul… »
    Tu ne peux pas mieux dire AJH, le 4 mars 2011, j’ai eu un rendez-vous avec le député UMP Jean-Pierre Giran de Hyères (Var) la région PACA, vétéran de l’Assemblée Nationale, qui m’a répondu à peu près mot pour mot ce qu’a répondu ici François Hollande le 31 janvier 2011… « UMPS »: même combat pour la plus mauvaise cause!

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