161 – l’emprunt à la banque centrale

Paru le 28 mars 2011 sur le blog d’Alain Grandjean, sous le titre : L’emprunt à la banque centrale : proposition détaillée

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La transition écologique et sociale de nos sociétés nécessite des investissements aujourd’hui non financés, que ce soit par le secteur privé dominé par le court terme ou par le secteur public, privé de moyens. La Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme propose de recourir à une troisième source de financement pour que les États soient en mesure d’investir dans l’avenir : l’emprunt à la banque centrale.

Le dispositif sera présenté et discuté en détail lors du séminaire du 30 mars : “Financer l’avenir sans creuser la dette”.

Notre synthèse présente le dispositif, ses dimensions techniques et légales, ainsi qu’une foire aux questions et des réponses aux objections les plus courantes.

Pour le télécharger : http://www.scribd.com/document_downloads/51704006?extension=pdf

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45 commentaires pour 161 – l’emprunt à la banque centrale

  1. gdm dit :

    Un Etat qui emprunte à sa Banque Centrale, c’est la main droite qui emprunte à la main gauche. Le sujet est comique. L’Etat peut tenter de fabriquer une illusion fiscale efficace avec une telle idée. Un des moyens d’illusion fiscale est de faire en sorte que le public n’y comprenne rien.

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    • A-J Holbecq dit :

      Vous croyez le public idiot?
      Il sait très bien que ce droit de création monétaire nous a été subtilisé par les orfèvres devenus banquiers qui ne prêtent que des promesse de vraie monnaie centrale …

      De plus n’est ce pas normal (naturel et juste)que ce soit la collectivité qui crée la monnaie puisque c’est elle qui produit les richesses ?

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  2. gdm dit :

    @A-J Holbecq
    Il a deux semaines, vous me disiez très justement que 90% des gens ignorent les mécanismes monétaires. Et ces gens ne sont pas idiots. Ils choisissent d’ignorer ces questions, de ne pas y consacrer leur précieux temps, puisqu’ils n’y peuvent rien changer. C’est la loi de l’ignorance rationnelle. L’État fabrique habilement des illusions pour habiller d’innocence et de lin blanc les motifs de son action. Et ces illusions étatiques fonctionnent très bien.

    Votre évocation aux orfèvres banquiers fait une utile incursion dans le passé. A l’époque, chaque billet de banque était une promesse commerciale de verser de l’or. En Écosse, pendant 130 ans, un tel système bancaire a fonctionné sans perte pour aucun utilisateur. Et il n’y avait pas de banque centrale. Il y avait 30 banques privées commerciales et concurrentes. Toutes les promesses des billets de toutes les banques furent honorés en 130 ans! C’est une performance monétaire inconnue depuis que l’État se mêle de gérer la monnaie.

    Une Banque Centrale est inutile, et même nuisible. Elle est un puissant outil de spoliation du peuple. Revenons au thème de votre article. Il illustre si bien l’outrecuidance des thuriféraires de l’État. Une Banque Centrale est mandatée par l’État pour gérer la monnaie. La Banque de France est une partie intégrante de l’État français. L’État français emprunte à une de ses administrations. Cela ne change rien aux dettes de l’État envers les tiers.

    Vous parlez de « collectivité ». C’est bien vague la « collectivité ». Chacun met ce qu’il imagine dans un tel concept flou. Je vois que l’État est endetté. Cette dette est comptable, mesurable. C’est du concret.

    Vous parlez de « création de richesse ». Avant de parler de collectivité, je vois, je constate que chaque agent économique crée de la richesse ou en détruit. C’est comptable, c’est concret. Parler en terme de collectivité est flou et n’est pas opérationnel pour une pensée cohérente.

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    • A-J Holbecq dit :

      Je ne suis pas certain que cette histoire des banques en Écosse qui auraient fonctionné sans problème pendant 130 ans ne soit pas une « légende urbaine »… Vous avez une référence sérieuse (et « originale », par exemple une étude universitaire)?

      Pour le reste, une fois de plus, je ne veux même pas discuter…

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      • gdm dit :

        L’économiste américain George Selgin a beaucoup écrit sur la banque libre. Une de ses références est la banque écossaise du 18e. Un de ses livres a été traduit en français. « théorie de la banque libre », édition les belles lettres.

        Il y a quelques exemples de banques libres sans Banque Centrale. Ainsi de 1800 à 1804 en France, les banques ont bien fonctionné sans Banque Centrale. Chaque billet de banque était alors un contrat commercial promettant de l’or. Napoléon a ensuite instauré brutalement le monopole monétaire de la Banque de France. Lui et ses amis en étaient les actionnaires.

        en faisant google, je vois aussi:
        http://analyseeconomique.wordpress.com/2010/12/03/george-a-selgin-the-theory-of-free-banking-money-supply-under-competitive-note-issue-1988-1111/

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        • A-J Holbecq dit :

          Dans le lien que vous me donnez et ici
          http://mises.org/journals/rae/pdf/rae2_1_15.pdf

          .. le mythe du « free banking » en Ecosse…

          Votre affirmation….

          En Écosse, pendant 130 ans, un tel système bancaire a fonctionné sans perte pour aucun utilisateur. Et il n’y avait pas de banque centrale. Il y avait 30 banques privées commerciales et concurrentes. Toutes les promesses des billets de toutes les banques furent honorés en 130 ans!

          …. est donc complètement bidon jusqu’à preuve du contraire!

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  3. M.H. dit :

    A-J.H,

    La critique formulée par Rothbard à l’encontre de la banque libre écossaise a deux composantes :
    -la Banque d’Angleterre a joué le rôle de la Banque Centrale à la fois pour le Royaume-Uni et l’Écosse
    -les billets n’étaient pas convertibles

    Ce papier de 1988 répondait à l’ouvrage de White, Free Banking in Britain, 1984. Depuis, il a réécrit ce bouquin, et une deuxième édition a vu le jour en 1996. Il a répondu à toutes les critiques qu’on a pu lui faire entre-temps : Sechrest, Rothbard, Goodhart, Rolnick et Weber…

    Les crises étaient moins nombreuses, mais surtout, sans conséquences pour les déposants (unlimited liability). Les banques écossaises n’auraient jamais pyramidé leur crédit sur les billets de la BoE. Les billets étaient convertibles, dans une moindre mesure.

    http://analyseeconomique.wordpress.com/2011/04/01/free-banking-in-scotland-1716-1844-controversy-and-reply/

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  4. gdm dit :

    @M.H.
    merci pour ce lien sur votre étude sur le free banking en Écosse. Elle est instructive et bien documentée. Elle montre que la free banking a fonctionné en Écosse. Et ce free banking semble avoir un peu mieux fonctionné que le système de Banque Centrale autour de Londres à la même époque.

    Un système monétaire à Banque Centrale n’est donc pas le seul possible pour la monnaie. Il est nécessaire de le comparer à une zone en free banking, c’est à dire à la banque libre.

    Hayek, prix Nobel d’économie, soutenait qu’il fallait privatiser la monnaie, « dénationaliser la monnaie ». Il a consacré plusieurs livres à cette question. C’est un débat politique et technique majeur.

    @A-J Holbecq
    Une Banque Centrale est mandataire de l’État. Elle est une administration de l’État, quelque soit son statut juridique. Une Banque Centrale qui prête à l’État, c’est la main droite qui prête à la main gauche. C’est la réalité nue, sans dissimulation. C’est la réalité économique des emprunts étatiques.

    C’est avec beaucoup de soin que l’État dissimule cette évidence. Ainsi, Napoléon disait qu’il fallait que la Banque de France fut différente de l’État, mais pas trop. La FED prête directement et indirectement à l’État US. La Banque Centrale Européenne prête indirectement aux État. En effet, le prêt direct à un État est interdit par un règlement hypocrite.

    Les banques commerciales jouent leur rôle d’intermédiaires rémunérés pour dissimuler une identité fonctionnelle entre l’État et la Banque Centrale. Bas les masques! La Banque Centrale va prêter directement à l’État. Au moins, ce sera plus clair pour chacun. Ce serait la fin d’une illusion étatique.

    Toute action de l’État est accompagnée d’une illusion étatique qui l’habille de probité, de lin blanc et de bonnes intentions. Un prêt direct à l’État supprime cet habillage, supprime cette illusion. L’État dépense énormément afin de fabriquer des illusions. Chaque illusion est toujours plus importante que l’action étatique permise grâce cette illusion fabriquée ah hoc. Supprimer l’illusion de la différence entre État et Banque Centrale provoquerait une hostilité populaire envers l’État.

    Lorsqu’un étatiste propose que l’État emprunte directement à la Banque Centrale, c’est qu’il n’a pas compris l’importance politique de la nécessité de l’illusion étatique.

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    • A-J Holbecq dit :

      Une Banque Centrale qui prête à l’État, c’est la main droite qui prête à la main gauche.
      Non, c’est l’Etat qui crée la monnaie dont l’économie a besoin, une « monnaie permanente centrale » qui n’est pas une « monnaie dette privée », et c’est toute les différences : il n’y a pas d’intérêts à se payer à soi même et l’économie n’est plus sous la coupe des banques privées qui décident la distribution de nouvelle monnaie et donc la variation de la masse monétaire. Lisez donc Allais (autre prix Nobel d’économie et libéral également)…

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  5. gdm dit :

    @A-J Holbecq
    Aujourdhui, l’État emprunte à une banque de second rang, dite banque secondaire. Une règle administrative arbitraire limite la production de monnaie secondaire. Cette règle fait en sorte qu’une unité de monnaie centrale permet à une banque secondaire d’émettre environ quatre unités monétaires en monnaie secondaire. En empruntant de la monnaie secondaire, l’État paye des intérêts aux banques secondaires. Pour produire la monnaie secondaires du prêt à l’État, les banques secondaires empruntent à la Banque Centrale une somme égale au quart du prêt à l’État. L’État, au travers de sa Banque Centrale, récupère ainsi un quart des sommes versés par l’État au titre des intérêts.

    La question posée dans ce débat est de savoir si l’État aurait avantage à emprunter directement à sa Banque Centrale. Dans un tel cas, l’État paye en monnaie centrale ses salariés et ses fournisseurs. Après avoir été payés, ceux-ci remettent l’argent reçu à leurs banques commerciales. Ces banques commerciales sont ravies de recevoir de la monnaie centrale gratuitement. En effet, chaque unité de monnaie centrale permet d’émettre quatre unités de monnaie secondaire. C’est un afflux inespéré de monnaie centrale dans leur comptabilité. Ces banques secondaires pourront alors émettre quatre fois plus de monnaie secondaire, et ainsi gagner quatre fois plus.

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  6. A-J Holbecq dit :

    C’est quoi cette  » règle administrative arbitraire [qui]limite la production de monnaie secondaire. » ?

    Déjà, la base de votre raisonnement est fausse: l’Etat n’emprunte pas de monnaie secondaire …

    Quand à savoir si l’Etat aurait avantage à emprunter directement à sa banque centrale, vous trouverez sur ce blog ci au moins une vingtaine d’article argumentant ceci: vous enfoncez des portes ouvertes.

    Pour le reste vous démontrez une fois de plus votre méconnaissance du système monétaire : je vous suggère de lire attentivement « économie monétaire et financière » collection Grand Amphi (ed Breal) … j’aurais pu vous citer aussi « Argent, dettes et banques »🙂

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  7. gdm dit :

    @A-J Holbecq
    Le principe du coefficient multiplicateur est un procédé de limitation de la monnaie secondaire. Ce procédé est arbitraire et pragmatique. Il fonctionne en ce moment et pour un certain temps. Mais ce multiplicateur du crédit n’a pas pas fondement économique.

    Vous me dites que l’Etat n’emprunte pas de monnaie secondaire. L’Etat n’emprunterait-il alors que de la monnaie centrale? Si oui, quelle serait, selon vous, la raison de cette limitation?

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    • A-J Holbecq dit :

      Soit les réserves (en monnaie centrale) préexistent à la distribution du crédit (c’est l’approche par le multiplicateur), soit les réserves en monnaie centrale résultent de la distribution du crédit (la Banque Centrale est « contrainte »); c’est l’approche du diviseur. Mais en aucun cas vous ne trouverez de « règle administrative » … évitez donc d’écrire n’importe quoi.

      L’Etat n’emprunte qu’en monnaie centrale car il n’a qu’une banque (le Trésor Public) et pas de compte dans les banques secondaires (c’est différent aux USA). De ce fait les échanges entre banques commerciales et lui ne peuvent avoir lieu qu’en monnaie centrale.
      L’Etat « fabrique » de la monnaie secondaire lorsqu’il paye ses dettes à des agents non bancaires, mais les banques secondaires se feront payer par lui en monnaie centrale.

      Au lieu de vouloir tout inventer, prenez un peu le temps de lire les livres que je vous ai recommandé (Je rajoute « l’essentiel de la monnaie » de François Combe, ed Gualino , 10€) ou lisez les articles de ce blog référencés « monnaie ».

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  8. gdm dit :

    1. la monnaie libre émise en free banking est, selon moi, une monnaie naturelle, normale. Le système de banque centrale crée une monnaie qui est une construction arbitraire provenant des règles de l’Etat. Les règles administratives régissant la monnaie sont pragmatiques, modifiées sans cesse pour leur fonctionnement. Il s’agit bien de règles administratives.

    2. L’Etat impose de n’avoir « qu’une seule banque, le Trésor Public ». C’est un règlement arbitraire de l’Etat. Il n’a pas de logique économique.

    3. L’Etat ne fabrique pas de la monnaie secondaire. La monnaie secondaire n’est fabriquée que par les banques secondaires. L’Etat émet de la monnaie centrale en payant ses salariés et autres fournisseurs. cette monnaie centrale autorise les banques secondaires à « fabriquer » de la monnaie secondaire. C’est peut-être ce que vous vouliez dire au travers de votre formule « l’Etat fabrique de la monnaie secondaire ».

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    • A-J Holbecq dit :

      Fin de discussion… décidément, vous ne comprenez rien à rien…

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    • gdm dit :

      @A-J Holbecq
      Vous disiez que la monnaie secondaire est fabriquée par les banques secondaires. Vous dites ensuite que « L’Etat fabrique la monnaie secondaire ». Voyez-vous une contradiction?

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    • A-J Holbecq dit :

      Ahhh, je vois que GDM vous a répondu…:-)
      Manifestement il s’y connait mieux que les économiste de la Fondation Nicolas Hulot qui ont proposé une solution similaire à celle que vous suggérez …

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      • (r)évolutionnaire dit :

        Ce n’est en effet qu’une variante présentée différemment pour passer chez PJ…
        D’ailleurs je reprends leur argumentaire pour répondre à gdm qui possède la qualité de me permettre de développer le sujet.😉

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    • A-J Holbecq dit :

      Je précise (pour gdm) que l’Etat n’a nul besoin de justifier une quelconque « productivité » (rentabilité) de ses investissements: seule reste importante la justification sociétale d’un investissement, son utilité au sens large

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      • (r)évolutionnaire dit :

        gdm a réagi comme cela parce que ma variante est axée sur les investissements publics « productifs », notamment pour éviter les objections classiques :
        http://www.pauljorion.com/blog/?p=22838#comment-165992

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      • gdm dit :

        @A-J Holbecq
        Vous parlez au nom de gdm sans l’accord de gdm! C’est bien de tenter de comprendre la pensée libertarienne. Malheureusement, c’est un échec.

        Néanmoins, j’aimerai savoir ce que vous désignez derrière ce terme abscons de « justification sociétale ». Et un autre concept bien mystérieux pour moi de « utilité au sens large ».

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  9. (r)évolutionnaire dit :

    Jean-Pierre Pagé (économiste) « réponds oui à la suggestion concernant la relance par l’investissement public productif selon les modalités proposées » par une variante de la proposition des économistes de la fondation Nicolas Hulot :
    http://www.pauljorion.com/blog/?p=23030#comment-168034

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    • A-J Holbecq dit :

      Très bien..
      Il faudra qu’on reparle des « investissements non rentables » (« non productif » ?)

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      • gdm dit :

        @A-J Holbecq
        Les prix sont des indications de la valeur moyenne des marchandises échangées. A condition que le vendeur vende ce qui lui appartient. Et à condition que l’acheteur achète avec son argent à lui, son bon argent qu’il a gagné avec ses mains.

        Or les investissements « publics » sont dépensés par des fonctionnaires dont la loi a organisé l’irresponsabilité. Ce sont des irresponsables institutionnels. Ils exécutent une politique non pas venue de leur préférence individuelle, mais venue d’ailleurs. Il est donc impossible de connaitre les véritables prix de vente ni les véritables prix d’achats de ces investissements. Il est ainsi impossible de connaitre la rentabilité des investissements publics.

        Les prix publics artificiels tentent de se comparer aux prix dans le privé afin de reconstituer des prix qui singeront la réalité économique. C’est ainsi que fonctionnaient la fixation des prix dans les régimes communistes. On peut ainsi tenter d’évaluer une rentabilité des investissements publics. Mais les chiffes seront nécessairement arbitraires. Ils dépendront de ceux qui les choisiront.

        Un investisseur est mille fois plus attentif lorsqu’il décide de dépenser pour lui-même. C’est ainsi que le privé investit. L’investisseur privé confie prudemment son argent à au directeur général en vérifiant attentivement. Ainsi, la rentabilité de l’entreprise tourne autour de 10%. Pour cette seule raison de l’attitude du décideur, un investissement étatique ne peut être rentable que par hasard. A priori, il sera non rentable.

        Il est éloquent de constater que nulle étude économique publique ne cherche à connaitre la rentabilité des investissements publics. Nulle étude publique n’explore si les subventions atteignent ou non leur cible pré-supposée. Ou plutôt chaque étude, aussitôt étouffée, montre que les subventions n’atteignent presque jamais leur cible. Dès lors comment parler de rentabilité? et rentabilité pour qui?

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  10. Les vidéos des tables rondes et des débats du séminaire de réflexion du 30 mars 2011 de la Fondation pour la Nature & l’Homme sont désormais en ligne sur agoravox.tv :
    Financer l’avenir sans creuser la dette

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    • François JERU dit :

      C’est une proposition inqualifiable
      — le mot « malade » m’apparait impropre —

      La Banque Centrale devrait déjà être déclarée en faillite !
      Elle n’est rigoureusement rien cette BCE, si ce n’est un leurre,
      un moyen offert aux medias et « politiques des Sommets » de cacher un peu plus le Réel.
      les comptes, abusivement maquillés, sont incapables de mener une politique d’investissement. L’idée même d’une Agence Publique d’Investissement, seule habilitée à recevoir les financements du type proposé (…) est susceptible de couvrir de boutons purulents les personnes un peu sensées
      Investissement par les esprits, embrumés et diplomés, qui se croient une élite ! Il n’y a rien à attendre de l’Etat et a fortiori de Reita10 maître aberrant en Investissement. En un rien de temps cette caste subalterne
      a fait grimper la Dette de 900 miliards € à bientôt 1800 miliards €
      les prix grimpent alors que les salaires stagnent ou disparaisse (chômage, précarité) — Le pouvoir d’achat réel chute
      Les fonctionnaires et leurs seides ou commanditaires se portent bien (PIB en croissance) uniquement parce que la Dette explose … que l’on bâtit n’importe quoi n’importe où
      Il ne nous reste plus qu’à avoir l’inflation de l’Espagne, la Grèce, la Tunisie ou l’Egypte et ce sera complet
      Le « Service de la Dette » (les intérêts à payer) finira par arriver en titre dans les journaux. Tout l’impôt IRPP est déjà avalé entièrement par le Service de la Dette alors que les taux sont bas !

      Mais à quoi songez-vous ?
      Pour qui travaillez-vous ?
      Axa Offoshore ? BNP Offshore ? CDC gribouille ?

      La tromperie ne dure qu’un temps
      N’êtes vous pas fatigué(e) de cet esprit « Après moi le Déluge » ?

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      • postjorion dit :

        A qui vous adressez-vous dans votre dernière phrase ?

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        • François JERU dit :

          A l’auteur du papier affiché sur Agoravox proposé à la lecture et qui s’intitule A TORT

          Financer l’avenir sans creuser la dette

          C’est rigoureusement le contraire
          On croit rêver.
          Pour emprunter il faut présenter des garanties et maintenant, assurément, ce que les banquiers nomment
          SURETES REELLES
          c’est-à-dire du tangible qui n’a rien à voir avec le baratin ambiant
          D’ailleurs je serais très curieux de connaitre les garanties (non monétaires), écrites sur de discrets petits papiers , déjà distribuées par AFT
          AGENCE FRANCE TRESOR

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        • A-J Holbecq dit :

          @François JERU
          C’est épouvantable de débattre avec vous parce que vous mélangez tout sans rien avoir compris.
          Justement la proposition FNH (je le sais aussi parce que j’y participe) c’est d’imposer à la Banque Centrale (BCE ou BDF laquelle je vous le rappelle appartient à 100% à l’Etat qui en est le seul actionnaire) de MONETISER directement (que ce soit un prêt ou non n’a aucune importance) au lieu d’imposer à l’Etat de passer par des banques privées et de payer des intérêts aux zinzins…

          L’AFT ne gère que les emprunts de l’Etat auprès justement des banques en direct ou des SVT.

          Justement dans la proposition FNH (qui a ouvert aujourd’hui un site internet où vous trouverez tous les renseignements : http://financerlavenir.fnh.org/ ) nous évitons de passer par ces intermédiaires et revenons à un système beaucoup plus logique où des investissements non commercialement rentables » mais « socialement utiles ») ne seront plus financés par une augmentation de la dette auprès des zinzins mais par notre propre banque… de la même manière que les banques privées financent le privé.

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        • François JERU dit :

          Ma confiance dans les grands argentiers de l’Etat est en dessous de zéro. Idem pour les membres du Conseil d’Analyse Economique.

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        • François JERU dit :

          à A-J Holbeck (supra 15:30)
          – – – – – – – – – – – – – – –
          Objet: BCE
          – – – – – – – – – – – – – – –
          C’est bien joli d’être propriétaire d’une banque en faillite
          Q: Qui sont les créanciers de la BCE ,
          c.a.d. les véritables détenteurs du Pouvoir ?

          Q: Indifférents à tout ?

          Q: Sans packs de clauses de sauvegarde et autres savants dispositifs de coercition ?
          Vous rêvez d’une banque centrale de rêve qui n’existe pas à ce jour

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      • A-J Holbecq dit :

        En quoi cette proposition de financement de l’avenir (investissements principalement énergétiques et écologiques) sans augmenter la dette publique serait « inqualifiable » d’après vous ?

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        • François JERU dit :

          Inqualifiable pour le motif indiqué ci-dessus à 15:22.
          Les investissements sont à financer
          – autrement qu’en monnaie plein emploi (lambda)
          – autrement qu’en euro
          – autrement que d’une façon unique
          – autrement que par l’Etat
          – autrement que par un procédé identique pour toutes les Branches Economiques
          – autrement que sans politique « Affaires Etrangères »
          – etc.
          – autrement qu’en croyant que tout cela n’est pas sans interdépendances y compris pour les ventes d’armement ou de pétrole
          – autrement qu’en ne considérant les conversions de monnaie que comme cela exista au XXe siècle
          – autrement qu’en ne voyant des intermédiations que par des organismes bancaires
          – etc.
          Une des clefs est dans les sas étanches
          Par exemple il n’y a pas de « pont direct » entre la circuiterie « Flux monétaires en lambda de plein emploi » et la circuiterie « Approvisionnement en pétrole auprès de l’OPEP ». Une ossature bien fondée est entre les deux
          Concrètement j’explique cela avec le métier des distributeurs d’essence au détail sur le territoire. C’est un utile exemple pour répondre d’un coup à de nombreuses questions. Le temps est compté; je le sais; il m’est impossible de progresser plus vite vu le nombre des trucs neufs, synthèses juxtaposées sur des enjeux multiples corrélés, définitions neuves, modes d’ingénierie inédits, etc.
          Le Plan Budgétaire de l’Etat m’est d’aucune utilité.
          Au contraire c’est un frein. Il faut cependant en tenir compte; il faut pouvoir cohabiter avec l’existant, avec les très lourds wagons de boulets existants : circuiterie toxique, têtes d’autruche imbibées de There_Is_No_Alternative se confortant auprès de leurs voisins pensant à l’identique
          Alors c’est « On continue » … comme disent les chefs (ou Le_Chef) et après ??? … de toute façon le responsable ce n’est pas moi, c’est le G20 ou ailleurs
          Voilà à peu près ce qu’évoquait
          Après moi le déluge chez cet auteur, proche semble t-il de €€LV
          €urop€coloLesVerts
          Bonne journée
          C’est écrit en direct donc pas impeccable
          Je vous saurais gré de m’en excuser

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        • A-J Holbecq dit :

          Quand vous aurez pris en compte tous les « autrement », il n’y aura simplement plus de financement possible …vous rêvez m’sieur Jéru

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      • François JERU dit :

        à A-J Holbeck [ Ref. 26 mai 15:50 ]
        De façon très aimable vous écrivez

        C’est épouvantable de débattre avec vous parce que vous mélangez tout sans rien avoir compris

        A l’exception de l’emploi du verbe « MONETISER » que vous adorez comme le Veau d’Or alors que je ne le comprernds pas,
        je ne vois aucune différence entre les fumisteries irresponsables du journaliste Nicolas Hulot et les manoeuvres inqualifiables de Ben Bernanke qui inondent le monde de centaines de milliards additionnels
        Une sorte bizarre (à caractériser) d’inflation inouie à salaires stagnants est en marche. iL ME SEMBLE que 99,99% vont être COUPES A LA SERPE ou à la FAUX, y compris les bons petits fonctionnaires touchant leurs soldes en euros de pacotille.
        Quand ils seront dans les godasses des fonctionnaires grecs ils commenceront à s’interroger. Pour l’instant ils préparent (ou sont) en congé

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        • A-J Holbecq dit :

          Vous oubliez que la monnaie ça s’émet (monétiser) mais que ça peut aussi être détruit (démonétiser)

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        • François JERU dit :

          La différence avec la politique
          irresponsable ou responsable (mais pour qui ?)
          de Ben Bernanke ?

          Merci de répondre

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        • A-J Holbecq dit :

          Bernanke a distribué de la monnaie aux banques ce qui leur a permis de spéculer un peu plus.. l’économie réelle n’en a pas profité.
          Notre (je ne suis que quelques pourcents dans celle ci) proposition affirme la nécessité d’une utilisation ciblé.

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  11. Sangha dit :

    Central, central, central, banque centrale, gouvernement central, tout ça c fini. On décide à notre place depuis des siècles et voila l’état du monde de nos élites oligarchiques. Tout pouvoir central attire les vautours et les sangsues. La monnaie sera construite sur la création de valeur sociétale de chaque citoyen et chaque échange créera une monnaie négative d’un coté et positive de l’autre. Une création ex-nihilo comme font les banksters, mais à la suite ou en prévision d’un échange de biens ou de services réels.

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  12. Sangha dit :

    Il ne s’agit plus de rafistoler le système ou de revenir en arrière mais d’inventer un nouveau modèle.

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  13. Sangha dit :

    La création monétaire et son utilisation doit être consciente, par chaque citoyen. Un nouveau modèle démocratique doit aussi être inventé. L’un n’ira pas sans l’autre.

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