153 – E.Toussaint : face à la dette du nord.

Il faut lire en entier cet article d’Eric Toussaint sur le site du CADTM

______________________________

La première partie est intitulée « Dette des pays en développement : une dangereuse insouciance ».

Lire ici http://www.cadtm.org/1ere-partie-De…

I. Rappel historique : dans la période récente, la dette a commencé à atteindre des niveaux élevés au Nord  (càd les pays les plus industrialisés) dans les années 1980. En effet, après le premier choc pétrolier et la crise économique de 1973-1975, les gouvernements ont tenté une relance keynésienne de l’économie en recourant à l’emprunt. Ensuite, le service de la dette a explosé lorsque la Réserve fédérale américaine a augmenté brutalement les taux d’intérêt (octobre 1979) en opérant une rupture par rapport à 46 années de politique keynésienne initiée lors de la première présidence de Franklin Roosevelt en 1933.

De la fin des années 1980 jusqu’au début des années 2000, la situation des finances publiques s’est dégradée dans des proportions différentes selon les pays. En cause : la « contre-réforme fiscale » menée en faveur des entreprises et des ménages à hauts revenus, avec comme conséquence une baisse des recettes provenant de l’impôt sur les sociétés et sur les personnes physiques, compensée d’un côté par une hausse des impôts indirects (TVA), et de l’autre par un recours accru à l’endettement. La crise actuelle, qui a commencé en 2007, a aggravé de manière brutale et dramatique la situation des finances publiques, avec en particulier l’intervention des États pour sauver les banques en faillite. Dans des pays comme la Grande-Bretagne, la Belgique, l’Allemagne, les Pays-Bas, l’Irlande, les gouvernements ont dépensé des sommes considérables d’argent public pour sauver les banques. A moyen terme, le gouvernement espagnol devra probablement en faire autant pour sauver des caisses d’épargne régionales en faillite virtuelle suite à la crise de l’immobilier. L’Irlande croule sous les dettes provenant de plusieurs grandes banques privées que le gouvernement a nationalisées sans récupérer le coût du sauvetage sur les actionnaires. Les politiques menées depuis 2007 ont radicalement dégradé l’état des finances publiques  .

II. Les créanciers des dettes en Europe sont en majorité des banquiers européens

Par ailleurs, avec les énormes liquidités mises à leur disposition par les banques centrales en 2007-2009, les banques de l’Ouest européen (surtout les banques allemandes et françaises |3|, mais aussi les banques belges, néerlandaises, britanniques, luxembourgeois, irlandaises…) ont énormément prêté (principalement au secteur privé mais aussi aux pouvoirs publics) dans des pays de la « périphérie de l’UE » comme l’Espagne, le Portugal ou la Grèce (les banquiers considéraient qu’il n’y avait aucun danger), ainsi que dans les pays d’Europe centrale et de l’Est anciennement membres du bloc soviétique (Hongrie en particulier), avec comme conséquence une forte augmentation de la dette de ces pays, en particulier de la dette privée. Il faut aussi prendre en compte le fait que l’adhésion à l’euro de certains pays de la périphérie dans l’Union européenne leur a valu la confiance des banquiers des pays de l’Ouest européen, qui leur ont massivement prêté, pensant que les grands pays européens leur viendraient en aide en cas de problème.

Les 3 infographies ci-dessous montrent la nationalité des détenteurs étrangers des titres de la dette privée et publique de l’Espagne, du Portugal et de la Grèce (qui forment une bonne partie de la dette externe des 3 pays)  :

Lire la suite sur : Face à la dette au Nord, quelques pistes alternatives

_______________________

 

Cet article, publié dans Dette publique, est tagué , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

7 commentaires pour 153 – E.Toussaint : face à la dette du nord.

  1. BA dit :

    Le ministre des finances belge, Didier Reynders, s’est prononcé jeudi 13 janvier en faveur d’un doublement des capacités d’aide mises à la disposition de la zone euro, à 1 500 milliards d’euros, et a indiqué que des discussions en ce sens avaient actuellement lieu en Europe.

    Peu après, la ministre de l’économie française, Christine Lagarde, a déclaré qu’une augmentation du fonds de secours européen pourrait être décidée « si nécessaire » afin de « démontrer [la] détermination [de la France] à défendre la stabilité de la zone euro ».

    « Je pense que ce serait un objectif tout à fait raisonnable de doubler les moyens » du Fonds de soutien de la zone euro, a indiqué M. Reynders. « Je pense que doubler le fonds, la facilité actuelle et le mécanisme permanent pour l’avenir [qui sera mis en place à partir de la mi-2013], ce serait la bonne logique », a-t-il précisé.

    Les pays de la zone euro ont mis en place un fonds de secours doté de garanties de prêts à hauteur de 440 milliards d’euros. A ce montant s’ajoutent 250 milliards d’euro de prêts du Fonds monétaire international et 60 milliards d’euros de prêts de l’UE. Les capacités d’aide pour les Etats qui connaîtraient des difficultés atteignent donc au total 750 milliards d’euros.

    DES CAPACITÉS D’AIDE PORTÉES À 1 500 MILLIARDS AU TOTAL.

    Si l’idée du doublement est retenue, « ça voudrait dire doubler les garanties [de la zone euro], qui étaient jusqu’à présent de 440 milliards », a expliqué M. Reynders.

    Le dispositif total portant sur 750 milliards d’euros, « si nous prenons la même démarche, en doublant, on arriverait à 1 500 milliards d’euros », a-t-il ajouté.

    Interrogé pour savoir si les discussions en cours en Europe portaient sur ce montant, M. Reynders a répondu : « Tout à fait. »

    « La Commission européenne, la Banque centrale européenne commencent à évoquer ce genre de possibilités également » dans le cadre de ces discussions, a-t-il ajouté. Les responsables européens ont engagé un débat sur le renforcement des capacités de prêts du Fonds de secours de la zone euro.

    http://www.lemonde.fr/economie/article/2011/01/13/zone-euro-discussions-sur-un-doublement-du-fonds-de-soutien_1465331_3234.html

    Aujourd’hui, vendredi 4 février 2011, nous pouvons comparer cette annonce (le Fonds de soutien va atteindre 1500 milliards d’euros) et la réalité.

    Dans la réalité, ils sont où, les 1500 milliards d’euros ?

    Où sont passés ces fameux 1500 milliards d’euros ?

    J'aime

    • A-J Holbecq dit :

      « 250 milliards d’euro de prêts du Fonds monétaire international et 60 milliards d’euros de prêts de l’UE.  » correspondent à des « vrais » prêts.

      Mais tout le reste ne sont que des garanties offertes aux investisseurs, banques, fonds de pension et assurances-vie qui acceptent de prêter à 4% ou 5%

      Même les 60 milliards de prêts de l’UE, puisque TOUS les pays de l’UE sont en déficit budgétaires (donc emprunteurs) sont issus des emprunts sur les marchés.

      J'aime

  2. BA dit :

    Samedi 5 février 2011 :

    Avec son Pacte, Berlin sème la zone.

    La zone euro va-t-elle ressembler à une grande Allemagne ? Angela Merkel, qui a dû accepter une solidarité financière dont elle ne voulait pas pour sauver la Grèce, l’Irlande et sans doute la monnaie unique, présente sa facture à l’Europe. Et elle est salée.

    Plusieurs gouvernements se sont étranglés lorsqu’ils ont pris connaissance, juste avant l’ouverture du Conseil européen des chefs d’Etat et de gouvernement réuni vendredi à Bruxelles, des sévères réformes que Berlin voudrait introduire dans le futur «pacte de compétitivité» que devront signer les pays de la zone euro afin de renforcer leur intégration économique.

    La Belgique, l’Autriche ou encore l’Irlande ont estimé que c’était leur «modèle» qui était menacé. «L’offensive allemande dans les Ardennes a commencé», grinçait un diplomate belge. Ambiance.

    Parmi les réformes que Berlin veut imposer à ses partenaires pour assurer une solidarité financière ? L’abandon de l’indexation automatique des salaires qui existe encore en Belgique, en Autriche, au Portugal, au Luxembourg ou en Espagne. L’inscription dans les constitutions nationales de l’équilibre budgétaire. Le recul de l’âge de la retraite à 67 ans. L’harmonisation de l’impôt sur les sociétés. L’introduction d’un mécanisme de résolution des crises bancaires. Ou encore une augmentation des dépenses de recherche.

    Berlin a fait fuiter ces conditions juste avant le sommet en laissant entendre que Paris était sur la même ligne, afin de forcer la main de ses partenaires.

    Evidemment, ceux-ci ont hurlé au «diktat franco-allemand». D’autant plus inacceptable que des éléments clés des systèmes sociaux sont menacés.

    Ainsi, les Belges, en pleine crise politique, n’ont aucune envie d’ajouter une crise sociale en abandonnant l’indexation salariale.

    Les Autrichiens estiment eux aussi que les salaires et les retraites doivent rester du domaine national.

    Les Irlandais, pourtant bénéficiaires de l’aide européenne, ne veulent toujours pas renoncer à leur impôt sur les sociétés, l’un des plus bas du monde.

    Même la Confédération européenne des syndicats a fustigé «un pacte nuisible», qui créera «davantage d’inégalités».

    La méthode employée par Berlin n’a guère été appréciée par l’Elysée, qui parle d’une «version allemande du pacte de compétitivité qui décrit une vision allemande de l’Europe».

    Le ouiste Jean Quatremer, sur son blog bruxelles.blogs.liberation.fr

    Fin de citation.

    « Le pacte Merkel » pose la question suivante :

    Est-ce que cette Europe allemande créera de la stabilité ?

    Ou alors est-ce que cette Europe allemande créera des réactions nationalistes partout en Europe ?

    J'aime

  3. BA dit :

    Vendredi 4 février, les 27 chefs d’Etat et de gouvernement européens n’ont pas réussi à se mettre d’accord pour porter le FESF à 1500 milliards d’euros.

    Lundi 7 février 2011 :

    Nordine Naam est stratégiste obligataire chez Natixis.

    Une légère déception a été notée après le sommet de l’Union européenne et la décision des dirigeants des pays de la zone euro de se rencontrer fin mars pour prendre une décision finale sur les moyens de renforcer les moyens de leur Fonds de secours financier. Cela a créé une légère tension sur les taux des pays fragiles, a expliqué M. Naam.

    http://www.tribuforex.fr/forum/viewtopic.php?id=19430

    Les marchés internationaux ont sanctionné cet échec européen en fuyant les obligations des cinq PIIGS.

    Bilan de la journée du lundi 7 février : les taux des PIIGS sont repartis à la hausse.

    Italie : les taux des obligations d’Etat à 10 ans ont augmenté de 1,788 %.

    Espagne : les taux des obligations d’Etat à 10 ans ont augmenté de 1,869 %.

    Irlande : les taux des obligations d’Etat à 10 ans ont augmenté de 0,180 %.

    Portugal : les taux des obligations d’Etat à 10 ans ont augmenté de 1,557 %.

    Grèce : les taux des obligations d’Etat à 10 ans ont augmenté de 0,984 %.

    Bilan de la journée du mardi 8 février : les taux des PIIGS sont de nouveau à la hausse.

    Italie : les taux des obligations d’Etat à 10 ans ont augmenté de 1,325 %.

    Espagne : les taux des obligations d’Etat à 10 ans ont augmenté de 1,216 %.

    Irlande : les taux des obligations d’Etat à 10 ans ont augmenté de 0,266 %.

    Portugal : les taux des obligations d’Etat à 10 ans ont augmenté de 1,876 %.

    Grèce : les taux des obligations d’Etat à 10 ans ont augmenté de 1,302 %.

    J'aime

  4. BA dit :

    Samedi 12 février 2011 :

    La Grèce dénonce une ingérence de l’Union Européenne et du FMI.

    La Grèce a accusé samedi l’Union européenne et le Fonds monétaire international d’ingérence dans ses affaires intérieures, après avoir été invitée par ses créanciers à accélérer ses réformes et à procéder à davantage de privatisations.

    Vendredi, des inspecteurs de l’UE et du FMI sont venus en Grèce examiner la mise en oeuvre du plan de sauvetage qui a permis à Athènes d’échapper à la faillite. Ils ont donné leur feu vert au déblocage d’une tranche d’aide de 15 milliards d’euros, mais ils ont été plus critiques que lors de leurs précédentes visites.

    Après s’être vu reprocher par des médias locaux de n’avoir pas réagi à ces critiques, le gouvernement grec a déclaré que l’approche des inspecteurs était inacceptable.

    Le Premier ministre George Papandréou s’est entretenu avec le directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn, et avec le commissaire européen aux Affaires monétaires, Olli Rehn, a rapporté son secrétariat.

    Dans sa conversation téléphonique avec Dominique Strauss-Kahn, George Papandréou a « transmis le message du gouvernement grec concernant le comportement inacceptable des représentants de la Commission européenne, de la BCE (Banque centrale européenne) et du FMI lors de la conférence de presse d’hier », dit un communiqué du secrétariat de Papandréou.

    Georges Petalotis, porte-parole du gouvernement grec, avait quelques heures auparavant déclaré : « Nous ne demandons à personne de s’ingérer dans les affaires intérieures. Nous ne prenons nos ordres que du peuple grec. »

    Les inspecteurs étaient venus à Athènes évaluer les progrès réalisés au quatrième trimestre sur le plan de consolidation budgétaire de 110 milliards d’euros.

    Ils ont reconnu que le programme était « sur les rails » et ils ont débloqué une nouvelle tranche de 15 milliards d’euros, mais ils ont estimé que le gouvernement grec devait procéder à beaucoup plus de privatisations.

    Les prêteurs ont fixé un ambitieux programme, estimant que les privatisations devraient permettre de recueillir 50 milliards d’euros en 2011-2015. Le précédent objectif du gouvernement était de sept milliards d’euros en 2011-2013.

    Lors de la conférence de presse, Poul Thomsen, chef de la délégation du FMI, a invité les Grecs à ne pas laisser « ceux qui ont des intérêts » personnels empêcher le plus grand nombre de profiter des privatisations.

    Evoquant des groupes opposés à l’ouverture de professions strictement règlementées, Poul Thomsen a dit : « Certains des groupes qui descendent dans les rues, les chauffeurs routiers, les pharmaciens (…) se cachent derrière leurs privilèges qui leur permettent d’extorquer des prix élevés, d’imposer un lourd fardeau au reste de la société ».

    Le ministre des Infrastructures, Dimitris Reppas, a jugé que le nouvel objectif pour les privatisations n’était pas réaliste.

    « Recueillir 50 milliards d’euros d’ici 2015 grâce à la privatisation de biens de l’Etat n’est pas possible », a-t-il affirmé samedi à la télévision publique TV Net.

    Un responsable du ministère des Finances avait néanmoins assuré vendredi que la Grèce avait accepté le nouvel objectif de 50 milliards d’euros.

    Un porte-parole du FMI a déclaré que lors de sa conversation avec Papandréou, Strauss-Kahn avait dit que le programme budgétaire était sur les rails et avait « réaffirmé son respect le plus profond pour le gouvernement et le peuple grecs dans leurs efforts pour relever les défis économiques auxquels leur pays est confronté ».

    http://www.lepoint.fr/fil-info-reuters/la-grece-denonce-une-ingerence-de-l-ue-et-du-fmi-12-02-2011-1294793_240.php

    J'aime

  5. BA dit :

    Dimanche 13 février 2011 :

    Tollé en Grèce sur des privatisations : « regrettable » selon l’Union Européenne et le FMI.

    L’Union européenne et le FMI ont jugé « regrettable » dimanche le tollé provoqué en Grèce par les nouvelles demandes de privatisations massives dont ces institutions ont assorti la poursuite de leur assistance financière.

    « Nous reconnaissons les défis difficiles auxquels est confrontée l’économie grecque et nous avons le plus profond respect face aux efforts énormes consentis par la population grecque », ont déclaré le Fonds monétaire international, l’Union européenne et la Banque centrale européenne, dans un communiqué commun.

    « Il est regrettable qu’une impression différente ait pu avoir été perçue. Notre collaboration avec la Grèce est fondée depuis toujours sur la confiance mutuelle et le restera », ont-ils ajouté.

    Samedi, le gouvernement socialiste grec a jugé « inacceptable la conduite » de ces trois institutions.

    Celles-ci ont accepté vendredi le versement de la quatrième tranche d’un prêt accordé en mai 2010 par la zone euro et le FMI pour éviter la faillite du pays.

    Mais, malgré de gros efforts d’assainissement budgétaire déjà réalisés, elles ont aussi exigé une « accélération significative » et un « élargissement » des réformes structurelles.

    L’annonce qui a le plus frappé les esprits porte sur la révision à la hausse de l’objectif de privatisations souhaité par la troïka : 50 milliards d’euros d’ici à 2015, au lieu de 7 milliards sur trois ans initialement annoncé.

    Dans un premier temps, le ministère grec des Finances a diffusé un document informel semblant avaliser la création d’un portefeuille d’actifs promis à une privatisation et pouvant rapporter « au moins 50 milliards d’euros ». Mais samedi, le gouvernement a fait volte-face et fait réagir son porte-parole, George Petalotis.

    « Nous sommes dans le besoin, mais nous avons aussi des limites (…) Nous ne négocierons les limites de notre dignité avec personne. Nous prenons des ordres seulement auprès du peuple grec », a déclaré M. Petalotis, en soulignant notamment qu’aucune terre appartenant à l’Etat ne serait vendue.

    Tandis que la presse grecque, y compris celle proche des socialistes au pouvoir, se déchaînait, le Premier ministre George Papandreou a fait savoir qu’il s’était plaint personnellement auprès du FMI et de la Commission européenne.

    De son côté, le représentant de la Commission européenne Servaas Deroose a alimenté la fureur grecque en proposant dans le quotidien To Vilma, de « vendre les plages pour développer le tourisme et le marché des propriétés touristiques ».

    La Grèce pourrait facilement lever cinq milliards d’euros en vendant l’ancien aéroport d’Athènes, situé dans une zone côtière lucrative, a-t-il suggéré dans une autre interview à Proto Thema, préconisant la vente de terrains, d’aéroports régionaux et de ports pour un bénéfice de 35 milliards d’euros.

    Des propos jugés dimanche « pour le moins déplacés » par le ministre grec des Finances George Papaconstantinou.

    Le chef de la mission du FMI Poul Thomsen y est allé lui-aussi de ses encouragements à « vendre des terrains, y compris l’ancien aéroport » d’Athènes.

    « Nous sommes à un point crucial où nous avons besoin d’une accélération des réformes », a encore déclaré M. Thomsen, cité par le quotidien Kathimerini.

    (Dépêche AFP)

    J'aime

  6. BA dit :

    Lundi 14 février 2011 :

    Italie : la dette publique a progressé de 4,5 % en 2010 à 1843 milliards d’euros.

    Milan (awp/afp) – La dette publique de l’Italie, l’une des plus élevées du monde en valeur absolue, s’élevait à 1843 milliards d’euros fin 2010, soit une progression d’environ 4,5 % par rapport à fin 2009, a annoncé lundi la Banque d’Italie.

    Fin décembre, la dette avait en revanche reculé par rapport au record historique de 1869 milliards d’euros atteint fin novembre.

    La Banque d’Italie n’indique pas ce que représente la dette publique en pourcentage du produit intérieur brut (PIB).

    Dans ses dernières prévisions économiques datant de fin septembre, le ministère de l’Economie avait indiqué tabler sur une dette de 118,5 % du PIB en 2010, contre 115,9 % en 2009.

    En 2011, la dette devrait encore progresser à 119,2 %, avant de diminuer à 117,5 % en 2012, et 115,2 % en 2013, toujours selon les prévisions du ministère.

    Fin de citation.

    Les prévisions du ministère de l’Economie italienne sont beaucoup trop optimistes selon le FMI.

    En 2012, la dette publique de l’Italie sera de 120,1 % du PIB (ce sont les dernières prévisions du FMI).

    C’est à la page 2 :

    http://www.imf.org/external/french/pubs/ft/fm/2011/01/update/fmindexf.pdf

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s