147 – J.Sapir: l’euro peut-il encore être sauvé ?

Jacques SAPIR

Directeur d’études à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales

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Peut-on encore sauver l’Euro ? La question hante désormais les responsables, en dépit des déclarations fracassantes et des rodomontades des uns et des autres. Le sommet européen, que l’on a officiellement salué pour la mise en place d’un dispositif de solidarité après 2013, a été incapable de prévoir des mécanismes permettant de lutter contre la spéculation et la crise de l’Euro en 2011 et 2012. Les gouvernements vont partout répétant que les mesures déjà prises suffiront. Il est évident que c’est faux.

Après la Grèce et l’Irlande, ce sera bientôt au tour de l’Espagne (à qui l’on demande un nouveau tour de vis fiscal et économique) et du Portugal de venir chercher de l’aide. La dégradation des notes de ces pays par les agences de notation ne peut que raviver la spéculation. L’Italie elle-même est attaquée via ses banques, car la communauté financière s’attend à ce que l’État soit obligé de leur venir en aide.

Ensuite, fin janvier, ou en mars au plus tard, nous apprendrons que c’est au tour de la France et de la Belgique de voir leurs notes baissées[1].

Il est clair que, loin d’arrêter la contagion, les mesures prises lors du sommet européen n’ont fait que confirmer les spéculateurs dans leurs choix et leurs options. Pour qu’il en ait été différemment, il aurait fallu que les gouvernements tombent d’accord pour porter remède à la fois aux causes immédiates et aux causes structurelles de la crise de l’Euro.

Si des mesures strictes interdisant et punissant des pratiques spéculatives avaient été prises venant appuyer l’annonce d’une monétisation par la Banque Centrale Européenne des dettes à hauteur de 1000 milliards d’euros, la spéculation n’aurait plus trouvé d’aliments. La monétisation aurait par ailleurs conduit à faire baisser l’Euro, donnant aux États membres de la zone une bouffée d’oxygène bien nécessaire.

Une restructuration favorisant les pays les plus endettés (Grèce, Italie, Belgique) aurait pu, et dû, être entreprise dans la mesure où la dépendance vis-à-vis des marchés financiers pour le financement de la dette aurait été réduite par le rachat de la dette par la BCE.

Ces mesures auraient ainsi permis de traverser les deux années qui nous attendent sans crise grave. La crise structurelle aurait aussi dû être combattue par l’annonce d’un budget communautaire élargi ainsi que par celle d’un plan de relance en Allemagne et aux Pays-bas, venant compenser les effets des divers plans d’ajustement auxquels sont contraints les pays du Sud de la zone Euro.

Mais, de tout cela, il n’a rien été.

 

L’impossible réduction de la dette.

Il faut ici revenir sur ces plans d’ajustements. Ils ont pour objectif affiché d’arrêter la hausse de la dette publique en pourcentage du PIB, dont on dit qu’elle alimente l’inquiétude des marchés financiers. Il est cependant évident qu’en l’état actuel ils sont inadéquats pour cette tache, tout en menaçant gravement les économies concernées d’une retombée dans la récession.

Le tableau suivant le montre.

On a établi le montant du solde primaire (déficit ou excédent) des administrations publiques qu’il faudrait respecter en 2011 pour que le poids, en pourcentage, de la dette publique n’augmente pas. Les chiffres de la deuxième colonne sont éloquents, et il faut savoir qu’ils sont calculés sur la base d’hypothèses complètement irréalistes, qu’il s’agisse de la croissance ou du taux d’intérêt que les pays auront à supporter sur la dette existante. Les colonnes 3 et 4 introduisent la révision des chiffres de croissance qui a été faite dernièrement par la Commission de Bruxelles (colonne 3) ou par des instituts d’études de la conjoncture (colonne 4).

Il faut d’ailleurs noter que les estimations de croissance pour 2011 sont loin d’intégrer complètement les effets des restrictions dues à l’ajustement budgétaire, qu’il s’agisse des hausses d’impôts ou des diminutions de dépenses publiques. En fait, tout laisse à penser que les estimations faites fin 2010 sont loin d’être réalistes.

Même si l’on ne considère que les chiffres de la deuxième colonne, l’écart entre le déficit enregistré pour 2010 et le solde requis pour 2011 pour atteindre cette stabilisation impliquera, même en Allemagne, un effet de récession important. Ajoutons que si tous les pays de la zone font cet ajustement en même temps, ce que l’on préconise pour « calmer » les marchés, il y a fort à parier que ce n’est pas une récession que l’on connaîtra mais une véritable dépression, en raison des effets cumulatifs des ajustements budgétaires.

Dans la réalité, on en restera heureusement loin, mais ceci signifie que les attaques des marchés reprendront dès la « trêve des confiseurs » achevée.

On a donc le sentiment que rien de tout ce qui aurait été nécessaire n’a été fait ou même entamé. On a disserté à loisir sur l’après-2013 justement parce que l’on n’arrivait pas à se mettre d’accord sur 2011 et 2012. C’est bien cette incapacité à se mettre d’accord sur des mesures de bon sens qui constitue l’autre principal problème, à côté des questions plus techniques. Cette incapacité traduit une absence de volonté.

Veut-on sauver la zone Euro ?

Les résultats du dernier sommet européen posent la question de la volonté réelle des pays de la zone Euro à sauver l’Euro. En fait, tout tourne autour de deux pays.

La politique de l’Allemagne s’apparente de plus en plus à ce que l’on appelle en théorie des jeux la position du « passager clandestin ». Un pays veut profiter du système, mais refuse d’en assumer les coûts. Plus profondément, c’est la stratégie globale de l’Allemagne qui est en cause. Tant que ce pays voudra fonder sa croissance uniquement sur ses exportations, il ne saurait y avoir de stabilité dans la zone Euro. Aujourd’hui, la balance commerciale de l’Allemagne se dégrade rapidement dans le commerce avec ses partenaires autres que ses voisins. Le solde commercial est ainsi devenu négatif avec la Chine, s’est fortement réduit avec l’Inde. Quant aux Etats-Unis, le solde commercial est égal au 2/3 de ce qu’il est avec la France… On ne peut impunément fonder sa croissance sur ses voisins avec qui l’on est en union monétaire.

L’Allemagne doit soit sortir de son modèle soit sortir de la zone Euro. Mais on peut comprendre qu’elle rechigne devant l’une ou l’autre de ces alternatives. Le modèle exportateur est solidement ancré dans les traditions et les institutions de l’Allemagne contemporaine. Le remettre en cause, par exemple en procédant à une relance importante par la hausse des salaires et des prestations sociales, aurait des conséquences à court terme importantes sur les profits des entreprises allemandes. Cependant, renoncer à l’Euro voudrait dire que l’Allemagne s’interdirait l’accès de ses principaux marchés, la France, l’Italie et l’Espagne, avec un taux de change garanti. Que l’Allemagne sorte de l’Euro et le Mark retrouvé se réévaluera rapidement, détruisant une partie de la compétitivité de l’industrie allemande.

Dès lors, on comprend que les dirigeants allemands adoptent cette position faite d’intransigeance verbale et de petits accommodements concédés. Mais, ceci n’aura qu’un temps. À refuser de choisir, l’histoire choisira pour eux et ils sont, et de loin, le pays qui a le plus à perdre à la fin de l’Euro.

Mais la position de la France n’est guère plus claire. Notre économie a considérablement souffert de l’instauration de l’Euro comme monnaie unique[2]. On ne peut comprendre l’insistance obsessionnelle de nos dirigeants à « sauver » l’Euro que par la volonté implicite de changer les règles du jeu de la zone. Notre engagement que l’on affirme indéfectible doit donc avoir, dans l’esprit de nos dirigeants, pour contrepartie des changements substantiels. C’est une stratégie en théorie possible, mais qui souffre d’une contradiction rédhibitoire.

En effet, sans la France, et de fait sans l’Italie ni l’Espagne, la zone Euro ne serait guère qu’une zone Mark. Mais, dans ce cas, comment lire la volonté encore réaffirmée par notre Président de coller à la position de l’Allemagne ? Ce n’est pas en acceptant les contradictions de Mme Merkel et de son gouvernement que l’on fera changer les choses. Au contraire, en se liant les mains par une surenchère de déclarations fracassantes, on s’ôte à terme non seulement la crédibilité mais la possibilité même de faire passer des changements substantiels dans l’organisation de la zone Euro. Publiquement, comment faire comprendre à l’opinion française un possible retournement de notre position ? La stratégie adoptée aurait impliqué que soit tracée dès le début une limite claire dans nos concessions indiquant jusqu’où nous étions prêt à aller, mais aussi quelle serait notre attitude si l’Allemagne ne changeait pas de politique. Faute de l’avoir fait nous sommes condamnés soit à aller toujours plus loin dans le sacrifice de nos intérêts nationaux, soit dans une rupture qui sera incomprise tant à l’intérieur qu’à l’extérieur.

En fait, les élites politiques sont terrorisées par la perspective, chaque jour plus probable et plus crédible d’un éclatement de la zone Euro. Ceci remettrait en cause une bonne partie de leur politique.

Alors, on cherche à se rassurer par des déclarations ineptes telle celle proclamant que l’Euro serait défendu car l’éclatement de la zone serait l’éclatement de l’Europe. Un peu de décence! L’Europe, même dans le sens de l’Union européenne, n’est pas la zone Euro. Nombre de pays appartiennent à la première mais pas à la seconde. Croire que pour défendre l’Euro les Français sont prêts à sacrifier leur dernière usine sur l’autel des délocalisations est une chimère aussi stupide que dangereuse. L’Euro, loin de nous protéger a, dans son état actuel, poussé nos économies vers une dépression que nous n’avons pu combattre que par des politiques de relance budgétaire continues mais dont les résultats en termes de déficits publics ont été désastreux[3].

En fait, pour vouloir réellement sauver l’Euro, il faudrait en avoir analysé au préalable les faiblesses et les incohérences et avoir la volonté d’y porter remède[4]. Il aurait fallu s’inquiéter depuis maintenant bien des années du phénomène d’Eurodivergence qui était pourtant bien lisible dans les chiffres[5]. Il nous faut bien constater que tant manque l’analyse que manque la volonté. Le contentement de soi des chantres de l’Euro, leur refus obstiné de regarder la réalité en face est, au même titre que les facteurs bien réels, l’une des causes de la crise actuelle de l’Euro !

Un plan « B » ?

Nous sommes donc confrontés à une trajectoire de crises successives qui vont se dérouler durant 2011. Les mesures qui ont été prises en 2010 ne suffiront plus à calmer le jeu quand celui-ci concernera des pays plus importants que la Grèce, l’Irlande ou le Portugal. L’Espagne est le premier sur la liste, mais ne sera pas le dernier. Ces crises successives ne feront que renforcer le sentiment actuellement dominant sur les marchés que l’Euro est perdu.

Plus grave encore, on va assister à une « fatigue de l’Euro » ; les opinions publiques, et les gouvernements ne seront plus capables de se mobiliser pour réagir en temps utile. Il est probable même qu’une partie des opinions publiques va cesser de soutenir l’Euro, mettant alors les autorités politiques dans une situation intenable où elles devront à la fois combattre les marchés financiers et leurs propres opinions publiques.

On peut donc prédire, sans gros risques de se tromper, que de crise en crise, nous connaîtrons la crise terminale de l’Euro dans l’hiver 2011-2012. La conjonction des temps économiques et politiques, avec les élections présidentielles du printemps 2012 en France, sera redoutable…

Il est donc plus que temps de penser à un plan « B ». Si l’Euro explose, il convient de ne pas sacrifier les principes d’une coordination monétaire avec les pays qui seraient prêts à y souscrire. Mais, pour cela, il nous faut retrouver notre autonomie monétaire et financière. Cela veut dire retrouver notre monnaie, une opération bien moins difficile que l’on veut nous le faire croire. Cependant, recouvrer notre souveraineté monétaire n’aurait pas de sens si cela ne devait pas s’accompagner d’un changement radical de notre politique. Il faut comprendre que la mise en parenthèse de l’Euro, voire son abandon pur et simple, n’aurait de sens qui si la politique économique de la France était profondément modifiée et visait, entre autres, à une re-industrialisation.

Il faut donc proposer comme condition sine qua non à cette coordination la création d’une Zone Européenne Intégrée des Opérations Financières, qui verrait une stricte réglementation des opérations tant en son sein qu’envers l’extérieur, et qui pourrait s’appuyer sur un accord des banques Centrales des pays membres pour procéder selon les besoins aux avances nécessaires aux Trésors Publics, en particulier en cas de crise bancaire.

Cessons de feindre de croire que les contrôles des capitaux sont une chose du passé. La Corée du Sud vient de les ré-instituer[6], après bien d’autres pays. Taiwan aussi a introduit des limitations importantes sur les marchés des « produits dérivés » afin de limiter l’espace ouvert à la spéculation. Il faut systématiser ce genre de pratiques et les accompagner de règles interdisant certaines opérations (ventes à découvert) et même certains marchés (comme les produits dérivés les plus complexes et les moins transparents). Si, aujourd’hui on n’entend pas parler d’une spéculation sur le Yuan, c’est bien en raison de l’efficacité des contrôles.

Les mesures à prendre sont donc nombreuses, mais ne sont nullement impossibles à concevoir et à exécuter.

L’Euro peut éclater de diverses manières, de l’expulsion de certains pays (la Grèce, le Portugal) solution qui semble avoir les faveurs des dirigeants allemands, en passant par la sortie de l’Allemagne de la zone Euro et jusqu’au retour au « chacun pour soi ». Il faut noter que les solutions intermédiaires sont, en réalité, très favorables à la France.

Le choix du type d’éclatement dépendra aussi des décisions que nous serons capables de prendre. Souhaitons nous nous cramponner à l’Allemagne et faire périr notre industrie et à terme notre économie, ou au contraire souhaitons nous développer une zone croissance au Sud de l’Europe ? Des choix stratégiques devront être faits, et il convient qu’ils ne soient pris dans l’urgence ou sous l’empire de la nécessité du moment.

C’est en préparant dès aujourd’hui les solutions pour demain que nous pourrons éviter le pire, qui pour nous, prendrait entre autres la forme d’une union monétaire avec l’Allemagne. Des dirigeants sans courage ni volonté nous préparent une abomination sans fin. Ayons le courage de préparer une fin de l’Euro qui ne soit pas abominable.


[2] S. Federbusch, « La surévaluation de la monnaie unique coûte cher à la croissance » in Libération, rubrique « Rebonds », 26 avril 2006, F. Cachia, “Les effets de l’appréciation de l’Euro sur l’économie française”, in Note de Synthèse de l’INSEE, INSEE, Paris, 20 juin 2008.

[3] J. Bibow, “Global Imbalances, Bretton Woods II and Euroland’s Role in All This” in J. Bibow and A. Terzi (eds), Euroland and the World Economy: Global Player or Global Drag?, New York (NY), Palgrave Macmillan, 2007. J. Sapir, « The social roots of the financial crisis : implications for Europe » in C. Degryze, (ed), Social Developments in the European Union : 2008, ETUI, Bruxelles, 2009.

[4] Sur ce point, je n’ai rien à ajouter ni à retrancher à mon article publié en 2006, J. Sapir « La Crise de l’Euro : erreurs et impasses de l’Européisme » in Perspectives Républicaines, n°2, Juin 2006, pp. 69-84.

[5] J. Sapir, « From Financial Crisis to Turning Point. How the US ‘Subprime Crisis’ turned into a worldwide One and Will Change the World Economy » in Internationale Politik und Gesellschaft, n°1/2009, pp. 27-44

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30 commentaires pour 147 – J.Sapir: l’euro peut-il encore être sauvé ?

  1. Chr dit :

    Bonne synthèse mais il manque l’analyse géopolitique.
    L’Euro n’est que le champ expérimental de la future monnaie transnationale mondiale voulu par l’oligarchie mondiale. Je vois mal nos élites renoncer à un tel projet maintenant qu’ils ont pris conscience de la finitude du monde.
    Je ne sais pas comment ils vont s’y prendre pour sauver l’Euro mais une chose est certaine ils le sauveront pour ne pas compromettre les étapes suivantes qui aboutiront à la future monnaie mondiale, le seul outil vraiment efficace pour contraindre de manière rationnelle tous les peuples de la planète.

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    • A-J H dit :

      @Chr

      Quelque chose me gène dans votre raisonnement.
      Puisque l’oligarchie mondiale, c’est aussi la finance mondiale, pourquoi donc font-ils tout ce qu’ils peuvent en ce moment pour casser l’euro et donc montrer ainsi qu’une monnaie unique ne fonctionne pas, contrairement à ce qu’ils devraient faire croire?

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      • Chr dit :

        Pour remplacer une monnaie par une autre encore un peu plus transnationale puisqu’ils vont nous expliquer que ça ne marche pas parce que justement ce n’est pas assez transnationale.
        La nouvelle étape c’est une nouvelle monnaie qui regroupera dans un premier temps le dollar et l’euro dans une immense zone transatlantique (prévu officiellement par des accords entre Bruxelles et Washington pour 2014 mais ils ont du retard sur le calendrier) face à une zone asiatique qui aura pour vocation de fusionner plus tard et permettre le saint Graal de ces messieurs à savoir une seule et unique monnaie mondiale.
        Cette entreprise est à l’œuvre depuis plus de 50 ans et ils mettront peut être encore 50 ans pour y arriver à moins de provoquer de graves crises pour accélérer le processus. Ce ci dit je ne sais pas s’ils y arriveront face aux populations qui résisteront.

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      • Cyril dit :

        Bonjour,

        Extrait du site d’Arnaud Montebourg
        – cent propositions –

        Le mur de la dette et le piège comptable de la peur
        //
        * Le mur de la dette et le piège comptable de la peur8
        //
        Autoriser la Banque centrale européenne à financer directement les États
        //
        Ce financement direct se ferait par des prêts à taux bas ou nul, afin de réduire la dépendance vis-à-vis des marchés financiers.
        //
        http://www.desideesetdesreves.fr/content/autoriser-la-banque-centrale-europeenne-financer-directement-les-etats

        Cyril

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        • A-J H dit :

          OUI, mais j’aimerais qu’il écrive : « Autoriser la Banque centrale européenne à financer directement le remboursement des dettes des États et les besoins de financement d’équipements (d’investissements) »

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  2. BA dit :

    L’euro ne peut plus être sauvé.

    C’est trop tard.

    Dette publique : la Grèce négocie un délai.

    La Grèce négocie avec des banques commerciales l’allongement du délai de remboursement de sa dette, après avoir conclu un accord semblable avec le Fonds monétaire international (FMI) et l’Union européenne (UE), rapporte vendredi 31 décembre un hebdomadaire athénien.

    Les craintes d’une restructuration de la dette grecque après l’arrivée à terme en 2013 d’une aide d’urgence de 110 milliards d’euros maintiennent les spreads grecs à un niveau élevé. Le gouvernement grec a assuré à plusieurs reprises ne pas envisager une telle opération, mais sans pour autant parvenir à convaincre le marché obligataire.

    Plus de 70 % de la dette grecque est détenue par des investisseurs étrangers. Selon Realnews, qui ne cite pas de sources, l’ancien vice-président de la Banque centrale européenne (BCE) Lucas Papademos, qui conseille actuellement le Premier ministre George Papandréou, est en discussion avec les banques et les fonds qui détiennent de la dette grecque.

    Le journal rapporte que la restructuration envisagée impliquerait un allongement du délai de remboursement compris entre 10 et 30 ans, notamment pour les papiers dont l’échéance était fixée entre 2013 et 2015.

    http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2010/12/31/97002-20101231FILWWW00516-dette-la-grece-negocie-un-delai.php

    En clair : la Grèce ne peut pas rembourser ses emprunts.

    La Grèce sera le premier Etat européen à se déclarer en défaut de paiement en 2011.

    Après la Grèce, d’autres Etats européens se déclareront en défaut de paiement en 2011.

    Bonne année.

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    • Chr dit :

      Si l’euro coule au profit du retour des monnaies nationales c’est qu’il n’y a plus de pilote dans l’avion et que les oligarques ont perdu la partie mais attendons et voyons.

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  3. BA dit :

    Concernant les Etats européens :

    Le Portugal est en faillite.

    L’Irlande est en faillite.

    L’Italie est en faillite.

    La Grèce est en faillite.

    L’Espagne est en faillite.

    La Chine prête à aider l’Espagne à s’extraire de la crise économique.

    Les discussions de M. Li avec le Premier ministre José Luis Rodriguez Zapatero et le ministre des Finances Elena Salgado vont « jouer un rôle-clé » dans la stabilisation financière, a assuré l’ambassadeur de Chine en Espagne, Zhu Bangzao, cité par l’agence Chine nouvelle.

    Les entretiens devraient porter sur l’expansion des relations économiques et commerciales bilatérales et permettre de « restaurer la confiance des marchés », a dit M. Zhu, sans fournir de précision.

    L’économie espagnole, la 5e de l’Union européenne, est tombée dans la récession au second semestre 2008, au moment de la crise financière internationale, et peine à redémarrer.

    Récemment, la Chine, devenue la 2e économie mondiale et assise sur le plus gros matelas de réserves au monde, s’est dite prête à aider les économies européennes les plus exposées à une crise de la dette, après le sauvetage international de la Grèce puis de l’Irlande.

    Fin décembre, se disant « très inquiète » de la capacité des Européens à venir à bout de la crise des dettes souveraines, la Chine a annoncé être prête à « investir ses réserves de change » dans l’Union européenne.

    La Chine s’est engagée à souscrire des d’obligations d’Etat de la Grèce et du Portugal, mais sans préciser la taille de ses investissements.

    http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=58e03f6feb9aa37be5fc95e7b68fb0b8

    La Chine évitera-t-elle à ces Etats européens le défaut de paiement ?

    Ou alors est-il déjà trop tard ?

    Vous le saurez dans le prochain épisode.

    (Quel suspens ! Mais quel suspens !)

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  4. vladimir dit :

    bonjour et meilleurs voeux,

    merci de prendre connaissance de:

    Déclaration Universelle des Droits Monétaires

    samedi 1er janvier 2011

    Préambule

    Ce sont les peuples, par leur travail, qui produisent tous les biens et services mis sur le marché : sans ces biens et services, la monnaie, signe d’échange, n’aurait aucune raison d’être, donc aucune valeur. Par conséquent, le droit à la création de la monnaie appartient aux peuples puisqu’ils en font son existence et sa valeur…….

    http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article15535

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  5. BA dit :

    L’euro ne peut plus être sauvé. La zone euro va exploser.

    Lundi 3 janvier 2011 :

    La Grèce vient de pulvériser son record.

    Grèce : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 12,521 %.

    Vous avez bien lu : 12,521 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB10YR:IND

    Grèce : les dépôts baissent toujours.

    Les dépôts en banque des entreprises et des ménages grecs ont continué de diminuer en novembre, baissant de 1,04 % par rapport au mois précédent, montrent les chiffres publiés lundi par la banque centrale.

    Les dépôts à vue s’inscrivaient à 208,9 milliards d’euros fin novembre, contre 211,1 milliards d’euros fin octobre.

    Depuis décembre 2009, la baisse est de 12,2 %, ou 29,12 milliards d’euros.

    Cette diminution du montant des dépôts a contribué aux difficultés des banques grecques qui doivent s’en remettre à la Banque centrale européenne pour trouver des liquidités, l’accès aux marchés classiques leur étant quasiment impossible.

    (Source : lefigaro.fr )

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    • Chr dit :

      Mais que fait la BCE pour limiter la casse, je veux dire pourquoi ne rachète t elle pas de la dette grecque sur le marché secondaire pour faire baisser le taux d’intérêt grec?
      Elle a tout à fait le droit de le faire (en plus les volumes ne sont pas énormes) je dirais même mieux elle est « payée » pour le faire, c’est une de ses missions mais elle ne fait rien ou pas grand chose, c’est incompréhensible à moins que…

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      • A-J H dit :

        Elle le fait. Il suffit de regarder les évolutions journalières des titres: … ca monte dans la journée et souvent, brutalement, les taux descendent.

        Mais ce ne peut être que des « signaux » dont les investisseurs se fichent! on ne peut tenir bien longtemps une monnaie à bout de bras. Il faut que soit les « PIIGS », soit l’Allemagne et le Luxembourg sortent de l’euro… mais le plus pertinent, c’est l’euro commun.

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        • Chr dit :

          Quand on veut sérieusement gérer la crise obligataire d’un pays de la zone euro, est-ce qu’il suffit d’intervenir en fin de journée quand le mal est fait ou seulement envoyer des signaux?
          Je ne le pense pas, il n’y a aucune volonté des dirigeants de la BCE d’aider sérieusement ces pays, ils préfèrent que ceux ci fassent faillites parce que cela vaut mieux (pour eux) que le risque d’une faillite de l’euro qui correspondrait à une monnaie sans contrepartie (amha).

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        • A-J H dit :

          @Chr

          Est ce qu’une sortie de l’euro de 3 ou 4 pays les uns après les autres (Grèce, Portugal, Irlande, Espagne) n’est pas de toute façon une faillite de l’euro?

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        • Chr dit :

          C’est une bonne question et contrairement à ce que croient la plupart des gens, la faillite d’un ou plusieurs pays de la zone n’implique aucunement la faillite de la monnaie euro et la sortie de ces pays de la zone..bien au contraire!
          La faillite d’un pays en zone euro c’est simplement les créanciers qui ne seront pas remboursés point barre!
          Je ne vois pas en quoi cela ruinerait la monnaie euro, mieux ça ne peut que la sauver car cela évitera la monétisation qui est la fabrication de monnaie sans contrepartie réelle.. c’est la raison pour laquelle les Allemands sont favorables à ce dispositif de mise en faillite prévu pour 2013 le temps sans doute que les créanciers aient le temps de se retourner pour ceux qui le peuvent et ne viennent pas ensuite se plaindre en évoquant l’effet de surprise de ces faillites! (amha)

          Après ces faillites ces pays étant redevenus solvables avec de nouvelles règles de gestion imposées par Bruxelles, je vous garantie que les investisseurs prêteront à nouveau.

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  6. BA dit :

    Mardi 4 janvier 2011 :

    Allemagne : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 2,891 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GDBR10:IND

    Grèce : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 12,591 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB10YR:IND

    La zone euro va exploser.

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  7. BA dit :

    Mardi 4 janvier 2011 :

    Sur le site internet du journal allemand DIE WELT, le sondage du jour pose la question :

    « Glauben Sie, dass die Eurozone 2011 zerbricht ? »

    « Pensez-vous que la zone euro va éclater en 2011 ? »

    Réponse des sondés : oui, à 72 %.

    http://www.welt.de/debatte/kommentare/article11951563/Euro-Rettung-wird-Deutschland-epochal-veraendern.html

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  8. BA dit :

    Mercredi 5 janvier 2011 :

    A propos du Portugal :

    En juin 2010, le Portugal avait lancé un emprunt à 6 mois : il avait dû payer un taux d’intérêt de 1,96 %.

    Mercredi 1er septembre 2010, le Portugal avait de nouveau lancé un emprunt à 6 mois : il avait dû payer un taux d’intérêt de … 2,045 %.

    Mercredi 5 janvier 2011, le Portugal a dû payer un taux d’intérêt de … 3,686 % !

    Conclusion : plus les jours passent, plus le Portugal emprunte à des taux d’intérêt de plus en plus exorbitants.

    Plus les jours passent, plus le Portugal se surendette.

    Plus les jours passent, plus le Portugal se rapproche du défaut de paiement.

    http://www.agefi.fr/articles/Le-Portugal-finance-prix-fort-1163416.html

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  9. BA dit :

    Jeudi 6 janvier 2011 :

    Italie : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 4,767 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GBTPGR10:IND

    Espagne : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 5,460 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPG10YR:IND

    Portugal : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 6,957 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPT10YR:IND

    Irlande : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 9,042 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GIGB10YR:IND

    Grèce : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 12,638 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB10YR:IND

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  10. BA dit :

    Vendredi 7 janvier 2011 :

    Un plan de sauvetage pour le Portugal ?

    Le Portugal finira par avoir besoin d’un plan de sauvetage similaire à ceux accordés en 2010 à la Grèce et à l’Irlande, estiment la plupart des économistes interrogés à ce sujet par Reuters.

    Quarante-quatre des 51 analystes ayant répondu à la question supplémentaire ajoutée à l’enquête mensuelle Reuters sur les taux ont jugé que Lisbonne serait finalement forcée de solliciter une aide financière extérieure.

    Sept sur 51 ont jugé que ce serait aussi le cas de l’Espagne, et cinq analystes sur 51 ont jugé qu’aucun pays n’aurait désormais besoin d’aide.

    L’enquête a été essentiellement menée avant mercredi et l’adjudication de titres à six mois lancée par le Portugal, pour laquelle le rendement de la dette a nettement augmenté, quoique dans les limites attendues. Mais les analystes étaient plus nombreux à estimer ce mois-ci que le Portugal aurait besoin d’aide que lors d’une précédente enquête, conduite en novembre. Ils étaient alors 34 sur 50 de cet avis.

    « Nous prévoyons que la crise de la dette souveraine sera relancée par un plan de sauvetage du Portugal, où les taux d’intérêt seront probablement maintenus à leur niveau actuel encore quelque temps », a déclaré Azad Zangana, économiste chez Schroders.

    http://www.lecho.be/actualite/economie_-_politique_economie/Un_plan_de_sauvetage_pour_le_Portugal-.9006801-3167.art?ckc=1

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  11. BA dit :

    Vendredi 7 janvier 2011 :

    Obligations : les inquiétudes sur les dettes des pays fragiles persistent.

    Les taux des pays fragiles de la zone euro, notamment ceux de l’Espagne et du Portugal, ont poursuivi leur envol vendredi, franchissant de nouveaux sommets dans un marché obligataire toujours inquiet de leur capacité à mener à bien le redressement de leurs finances publiques.

    Vers 18H00 (17H00 GMT), les taux espagnols à 10 ans se tendaient à 5,526 % contre 5,460 % la veille à la clôture, après avoir atteint un plus haut depuis 2000 à 5,543% dans la matinée.

    Les taux portugais s’envolaient à 7,193 % contre 6,957 % jeudi, un record depuis l’entrée du pays dans la zone euro.

    Les propos du Premier ministre portugais José Socrates, qui a réaffirmé vendredi que le déficit du pays serait bien ramené à 7,3 % du produit intérieur brut en 2010, n’ont pas réussi à rassurer les opérateurs.

    « L’Espagne et le Portugal ont une croissance et une inflation faibles. Ajoutez à cela des taux obligataires élevés et le cocktail est explosif », commente Patrick Jacq, stratégiste obligataire chez BNP Paribas.

    Les investisseurs restent aussi prudents car « les vrais tests pour le marché sont à venir la semaine prochaine » où l’on attend des émissions du Portugal (mercredi), de l’Italie et de l’Espagne (jeudi), souligne René Defossez chez Natixis.

    « Il y aura de la demande mais à quel prix ? voilà toute la question. Si les taux d’emprunt sont encore plus élevés, cela deviendra très alarmant », ajoute-t-il.

    http://www.boursorama.com/international/detail_actu_intern.phtml?num=2d8fee2af4db870728273b58eb11b959

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  12. BA dit :

    Samedi 8 janvier 2011 :

    Berlin et Paris veulent forcer le Portugal à demander l’aide de l’Union Européenne.

    Les gouvernements allemand et français veulent contraindre le Portugal à demander à son tour une aide financière dans le cadre du plan de sauvetage européen, affirme l’hebdomadaire Der Spiegel à paraître lundi 10 janvier.

    Sans citer de source précise, Der Spiegel affirme que « des experts gouvernementaux » des deux pays s’attendent à ce que le Portugal ne puisse bientôt plus se financer sur les marchés.

    « Le signal d’alarme a été tiré, selon eux, lorsque le Portugal a dû proposer la semaine dernière 3,69 % d’intérêts pour une émission obligataire à six mois. A titre de comparaison, le même jour, l’Allemagne a placé un emprunt à 2,87 % sur dix ans sur le marché », écrit l’hebdomadaire.

    Le Portugal doit rapidement se placer sous l’assistance européenne pour éviter une contagion à l’Espagne voisine ou à la Belgique.

    Les membres de la zone euro devraient s’engager dans le même temps à fournir tous les moyens nécessaires pour défendre la monnaie unique, quitte à dépasser les 750 milliards d’euros déjà mis à disposition, assure encore le magazine.

    http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5ioU0qkhNoTdqnSNl5BmCiaFhOflQ?docId=CNG.b2faa182515312953f9b79472d025947.b81

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  13. BA dit :

    Lundi 10 janvier 2011 :

    Un sauvetage du Portugal imminent.

    Le gouvernement portugais se débat face aux rumeurs insistantes sur un sauvetage imminent de son économie, après celui de la Grèce et de l’Irlande.

    Selon l’hebdomadaire Der Spiegel, le cas portugais fut au cœur de la rencontre, vendredi, à Strasbourg, entre la ministre de l’Économie Christine Lagarde et son homologue allemand Wolfgang Schäuble. Les deux gouvernements veulent pousser Lisbonne à faire appel, au plus vite, à l’aide financière internationale, afin d’éviter une contagion à l’Espagne et à la Belgique.

    Pour sa première émission obligataire de l’année, à trois mois, le Portugal a dû concéder un prix exorbitant.

    Vendredi, les coûts d’emprunt à dix ans ont battu de nouveaux records à 7,193 %. À ce prix, il devient préférable de se financer via le Fonds européen. D’autant que l’émission, prévue mercredi 12 janvier, de 2 milliards d’euros à trois et neuf ans s’annonce déterminante.

    Mais le premier ministre José Socrates résiste aux pressions. Il redoute les contreparties qui lui seraient imposées par le FMI.

    «Le Portugal fait ce qu’il faut et continuera ainsi… Tout ce que j’ai à dire, c’est que nous allons atteindre l’objectif budgétaire en 2010 qui était de réduire son déficit à 7,3 % du PIB», a-t-il dit samedi. Il n’empêche, la pression monte dans les salles de marchés, mais aussi du côté des politiques, pour un déclenchement du sauvetage.

    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2011/01/09/04016-20110109ARTFIG00223-un-sauvetage-du-portugal-imminent.php

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  14. BA dit :

    Lundi 10 janvier 2011 :
    La BCE rachète de la dette portugaise.
    Selon des traders, la Banque centrale européenne est intervenue lundi sur les marchés pour racheter des emprunts d’Etat portugais à 5 ans et 10 ans.
    Vers 13 heures, les rendements portugais sur ces deux maturités se détendaient d’ailleurs respectivement de 12 points de base et 5 pb, à 5,99 % et 7,01 %.
    La flambée des coûts de financement du souverain, qui devrait encore se vérifier mercredi 12 janvier lors de deux adjudications prévues sur des lignes à 5 et 10 ans, rend cependant probable un recours du Portugal à l’aide européenne.
    La Commission européenne a nié lundi discuter d’une aide d’urgence au pays, un discours déjà entendu en novembre dans le cas de l’Irlande avec le résultat que l’on connaît.

    http://www.agefi.fr/articles/La-BCE-rachete-dette-portugaise-1163922.html

    1- Pour essayer de sauver la Grèce, la BCE a racheté des dizaines de milliards d’euros d’obligations pourries grecques. Mais ça a foiré : le domino grec est tombé.

    2- Pour essayer de sauver l’Irlande, la BCE a racheté des dizaines de milliards d’euros d’obligations pourries irlandaises. Mais ça a foiré : le domino irlandais est tombé.

    3- Pour essayer de sauver le Portugal, la BCE a racheté des dizaines de milliards d’euros d’obligations pourries portugaises. Mais ça va foirer : le domino portugais va tomber.

    Il est gentil, Jean-Claude Trichet. Mais avec ses conneries, les contribuables européens vont ENCORE devoir recapitaliser la Banque Centrale Européenne.

    La BCE est devenue une gigantesque fosse à m…. Le problème, c’est que ça commence à déborder.

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  15. BA dit :

    Le ministre japonais des Finances, Yoshihiko Noda, a annoncé mardi que son gouvernement prévoyait d’acheter des obligations du Fonds européen de stabilité financière (EFSF) afin d’aider à stabiliser la zone euro, ont rapporté des médias.

    (Source : dépêche AFP)

    – Le Japon est hyperendetté.

    – Le Japon consacre 60 % de ses recettes fiscales à payer les intérêts de sa dette (dette publique du Japon : 200 % du PIB).

    – Le Japon va utiliser ses réserves en euros pour essayer de sauver les cinq Etats européens surendettés.

    – Le Japon hyperendetté va-t-il réussir à sauver les cinq Etats européens surendettés ?

    – Vous le saurez dans le prochain épisode.

    – Le suspens est à son comble.

    Mardi 11 janvier 2011 :

    Italie : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 4,860 %.

    Espagne : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 5,581 %.

    Portugal : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 7,015 %.

    Irlande : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 8,923 %.

    Grèce : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 12,295 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB10YR:IND

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  16. BA dit :

    Mardi 11 janvier 2011 :

    Allemagne : taux d’intérêt pour les obligations à 6 mois : 0,480 %.

    France : taux d’intérêt pour les obligations à 6 mois : 0,555 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GFRN6M:IND
    Et la Grèce ?

    Quel taux d’intérêt doit payer la Grèce pour un emprunt à 6 mois ?

    Réponse :

    Le 9 novembre 2010, pour un emprunt à 6 mois, la Grèce avait dû payer un taux d’intérêt de 4,82 %.

    Mardi 11 janvier 2011, pour un emprunt à 6 mois, la Grèce a dû payer un taux d’intérêt de 4,90 %.

    Plus les jours passent, plus la Grèce emprunte à des taux d’intérêt de plus en plus exorbitants.

    Plus les jours passent, plus la Grèce se rapproche du défaut de paiement.

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  17. BA dit :

    – Emprunt à 3 ans :

    Pays-Bas : taux d’intérêt pour les obligations à 3 ans : 1,158 %.

    Allemagne : taux d’intérêt pour les obligations à 3 ans : 1,314 %.

    France : taux d’intérêt pour les obligations à 3 ans : 1,480 %.

    Et le Portugal ?

    Mercredi 12 janvier 2011, pour un emprunt à 3 ans, le Portugal a dû payer un taux d’intérêt de 5,396 % (contre 4,041 % lors d’une opération similaire en novembre dernier).

    – Emprunt à 9 ans :

    Allemagne : taux d’intérêt pour les obligations à 9 ans : 2,934 %.

    Pays-Bas : taux d’intérêt pour les obligations à 9 ans : 3,039 %.

    France : taux d’intérêt pour les obligations à 9 ans : 3,249 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GFRN9:IND

    Et le Portugal ?

    Mercredi 12 janvier 2011, pour un emprunt à 9 ans, le Portugal a dû payer un taux d’intérêt de 6,716 % (contre 6,806 % lors d’une opération similaire en novembre dernier).

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  18. BA dit :

    – Emprunt à 5 ans :

    Pays-Bas : taux d’intérêt des obligations à 5 ans : 2,079 %.

    Allemagne : taux d’intérêt des obligations à 5 ans : 2,150 %.

    France : taux d’intérêt des obligations à 5 ans : 2,264 %.

    Jeudi 13 janvier 2011, pour un emprunt à 5 ans, l’Italie a dû payer un taux d’intérêt de 3,67 % (en hausse : c’était 3,24 % lors de la dernière émission similaire le 12 novembre 2010).

    Jeudi 13 janvier 2011, pour un emprunt à 5 ans, l’Espagne a dû payer un taux d’intérêt de 4,542 % (en hausse : c’était 3,576 % lors de la dernière émission similaire le 4 novembre 2010).

    – Emprunt à 15 ans :

    Allemagne : taux d’intérêt des obligations à 15 ans : 3,291 %.

    France : taux d’intérêt des obligations à 15 ans : 3,777 %.

    Jeudi 13 janvier 2011, pour un emprunt à 15 ans, l’Italie a dû payer un taux d’intérêt de 5,06 % (en hausse : c’était 4,81 % lors de la dernière émission similaire le 12 novembre 2010).

    Conclusion :

    L’Espagne et l’Italie empruntent à des taux d’intérêt de plus en plus élevés.

    L’Espagne et l’Italie se surendettent de plus en plus.

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  19. BA dit :

    Une fuite en avant suicidaire.

    1- Première étape : en 2008, l’horrible vérité apparaît : cinq Etats européens ne pourront jamais rembourser leurs dettes. Les anglophones leur donnent le surnom de PIIGS : Portugal, Irlande, Italie, Grèce, Espagne. Les marchés internationaux n’ont plus aucune confiance dans ces cinq Etats : leurs taux d’intérêt commencent à monter.

    2- Deuxième étape : l’Union Européenne et le FMI décident de prêter 110 milliards d’euros sur 3 ans à la Grèce. L’Union Européenne et le FMI pensent que ça va faire baisser les taux. Ce plan foire lamentablement. Les taux continuent de monter.

    3- Troisième étape : l’Union Européenne et le FMI mettent sur la table 750 milliards d’euros. L’Union Européenne et le FMI pensent que ça va faire baisser les taux. Ce plan foire lamentablement. Les taux continuent de monter.

    4- Quatrième étape : l’Union Européenne et le FMI vont mettre sur la table 1500 milliards d’euros. L’Union Européenne et le FMI pensent que ça va faire baisser les taux. Ce plan va foirer lamentablement. Les taux vont continuer de monter.

    Conclusion :

    Il y a quelques jours, nous avons appris que la Grèce ne pourra pas rembourser le prêt de 110 milliards d’euros sur 3 ans : la Grèce pourra finir de le rembourser en 2043 ou 2045 ! La Grèce rééchelonne sa dette !

    Hier, l’Espagne et l’Italie ont emprunté : comme d’habitude, elles ont dû payer un taux d’intérêt de plus en plus élevé.

    Bref, tout va de mieux en mieux !

    Tout va très bien, madame la marquise Christine Lagarde !

    http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2011/01/13/97002-20110113FILWWW00697-l-ue-discute-d-un-plan-d-aide-de-1500-mds.php

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  20. Ping : Plutôt l’écu que le retour au franc | Cellule de crise

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