78 – La dette: l’éternel refrain!

Ce qui suit est extrait de commentaires par « Hadrien » sur le blog d’Etienne Chouard

http://etienne.chouard.free.fr/Europe/forum/index.php?2009/11/30/102-largent-mode-demploi-un-commentaire-par-andre-jacques-holbecq#c4091

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L’ÉTERNEL REFRAIN DE JEAN PEYRELEVADE : LA DETTE !

Le commentateur krimo nous rappelait dans http://peyrelevade.blog.lemonde.fr/2010/02/26/actualite-7/#comments la propagande effrénée de notre cher banquier tout au long de ses billets:
– Demain la rigueur !
– Le pêché originel
– L’illusion collectiviste
– Au secours l’industrie!
– La rigueur est incontournable…

La logique est toujours la même : prendre argument de la dette pour interdire le déficit public. Et c’est ainsi tout le secteur public et les prestations sociales qui trinqueront… réservant aux grands patrons et aux banquiers de généreuses marges et de mirifiques bonus! Car la dette publique et la compétitivité sont les pierres angulaires de cet édifice argumentaire patiemment construit par notre banquier, invitant le bas peuple à se serrer la ceinture pendant qu’il évolue sur les pistes de ski comme il nous l’a fait joyeusement savoir au retour de ses vacances d’hiver…(nous sommes contents pour lui!).

On a déjà indiqué sur son blog ce qu’il fallait penser (et ce que Maurice Allais pensait) en matière de compétitivité dans le contexte actuel de l’Europe et de la Mondialisation telles que mises en place par son vénéré collègue et banquier Pascal Lamy, d’abord à la tête du commerce international au sein de la Commission Européenne, puis à la tête de l’OMC plus récemment.

Concernant la dette, je n’ai encore que partiellement rapporté ce que révèle au grand jour le petit livre d’André-Jacques Holbecq “Argent, dettes et banques” qui vient de sortir.

Reprenons donc les choses dans l’ordre, en commençant par une source impromptue, prise sur le blog de Paul Jorion : Manuel de préparation aux concours de la Banque de France

Début de citation

MONNAIES, CRÉDIT ET VALEURS MOBILIÈRES
(Centre intersyndical de préparation aux concours de la Banque de France)

B) Le rôle des banques dans la création monétaire

1 ) Le mécanisme de la création monétaire
Les crédits font les dépôts :

Les banques créent de la monnaie en tant que dispensatrices du crédit. Ce processus de création monétaire est lié à la nature essentiellement scripturale de la monnaie. Celle-ci est le résultat d’un jeu d’écritures comptables inhérent à l’opération de crédit. Soit une banque escomptant un effet. Quand elle crédite du produit de l’opération le compte de son client, elle augmente par là même le montant des comptes courants créditeurs, figurant à son passif, autrement dit encore les dépôts reçus de ses clients.

Fin de citation

Toute opération de crédit se fonde ainsi sur une création instantanée de monnaie contrairement à ce que croient Paul Jorion et ses fidèles disciples sur son site, qui ont pris cela pour une erreur…, c’est à dire un compte crédité d’un dépôt comme tout autre dépôt de client. Cette création monétaire ne disparait progressivement qu’avec la dette ainsi contractée par l’emprunteur, par une destruction monétaire équivalente lors des remboursements.

Le service ainsi rendu par la banque à l’emprunteur s’assortit d’une rémunération par des intérêts, qui constituent les seuls montants rémanents finaux (au bénéfice de la banque, bien entendu).

D’où les banques tiennent-elles ce pouvoir? De L’Etat et de sa Banque centrale dont elles ont l’agrément.

Jusqu’en Janvier 1973, l’Etat français, souverain, n’avait que faire des fourches caudines des banques commerciales et se finançait à sa convenance auprès de la Banque de France.

Passons sur les aspects connexes (réserve fractionnaire, démultiplication monétaire) pour en venir à notre propos déjà évoqué dans Hadrien sur le Blog de Jean Peyrelevade, et explicité par André-Jacques Holbecq, de la façon suivante:

Début des citations

” Le grand emprunt, ce n’est pas celui de Juppé-Rocard de 35 Milliards d’Euros, mais bien celui en cours, celui que nous avons accumulé depuis 1973.

Depuis 1973 Président : Georges Pompidou, ancien banquier fondé de pouvoir de la banque Rotschild, l’article 25 de la loi du 3 Janvier précise :

– Le trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l’escompte de la banque de France. Ce qui signifie que notre pays s’est interdit de permettre à la Banque de France de financer le trésor public, c’est à dire de créer la monnaie dont il a besoin pour son propre développement (écoles, routes, ponts, ports, aéroports, hopitaux, bibliothèques, etc.).

Et le traité de Maastricht a entériné pour l’Europe cet état de fait par l’article 123 du traité de Lisbonne, en application depuis peu, qui précise:

– Il est interdit à la Banque centrale européenne et aux Banques centrales des Etats membres, ci-après dénommées banques centrales nationales, d’accorder des découverts ou tout autre type de crédit aux institutions, organes ou organismes de l’Union, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publics des États membres; l’acquisition directe, auprès d’eux, par la Banque centrale européenne ou les Banques centrales nationales, des instruments de leur dette est également interdite.

En clair, les États sont obligés de se financer sur les marchés financiers, en augmentant perpétuellement leur dette à cause d’intérêts…qui ne sont que les conséquences de choix politiques.

Ainsi, la France s”est obligée d’emprunter sur les marchés monétaires en émettant des obligations auprés des plus riches, des rentiers, et des investisseurs institutionnels (assurances, banques, etc.) tous privatisés depuis Balladur en 93, jusqu’à Strauss-Kahn/Jospin…

Au fil des années, cet argent distribué aux plus riches plombe les finances publiques et il faut couvrir par l’emprunt le déficit toujours justement proche du montant des intérêts.

Et, au total, c’est plus de 1 300 milliards d’euros d’intérêts que nous avons payé entre 1980 et 2008 !…

Nous avons payé, en 2008, plus de 55 milliards aux préteurs, pour les seuls intérêts et pour une seule année, ce que l’on appelle la charge de la dette publique. Pour vous donner une idée, c’est l’équivalent de mille Airbus A320… ou un salaire net de 18000 euros annuel (salaire médian en France) pour plus de trois millions de personnes de quoi éradiquer le chômage…! Mais vous pouvez vous demander comment nous arrivons à ces chiffres faramineux? Vous trouverez sur l’adresse ci-après le pas à pas du calcul qui nous permet d’affirmer que, si nous n’avions pas eu d’intérêts à payer, nous n’aurions pas de dette: http://monnaie.wikispaces.com/Arnaque

Le recours à l’emprunt par l’Etat, qui pouvait se concevoir lorsque la monnaie était représentative d’une certaine quantité de métal (or ou argent) qui à un moment pouvait manquer dans les caisses, n’a maintenant plus aucune justification depuis que la monnaie est totalement dématérialisée. Il reste seulement important qu’elle ait, comme toute monnaie, une contre-partie en biens réels ou en créances recouvrables, c’est à dire des actifs sains. ”

” Maurice Allais, Prix Nobel d’économie 1988 propose, lui :

– Toute création monétaire doit relever de l’Etat et de l’Etat seul. Toute création monétaire autre que de la monnaie de base par la Banque centrale doit être rendue impossible de manière que disparaissent les faux droits résultant actuellement de la création monétaire. ”

Fin des citations

Je ne voudrais pas terminer sans citer quelques passages introductifs du livre de Raoul Marc Jennar “Europe, la trahison des élites” (Fayard, 2004) particulièrement prémonitoire de la conjoncture actuelle et de ses acteurs :

Citation

” L’idée selon laquelle les personnes ont non seulement des droits individuels (liberté d’opinion, d’expression, d’association, de presse, de culte…) mais également des droits collectifs (droits à la santé, à l’éducation et à la culture, au travail, au logement, à la sécurité sociale…) est née en Europe. Le modèle européen est devenu ainsi, surtout aprés la seconde guerre mondiale, l’expression la plus forte d’une conception de l’Etat en tant que garant d’une démocratie qui tend vers une égalité effective des chances pour tous.

Cette volonté de dépasser les aspects formels de la démocratie et de lui donner un contenu s’est traduite par l’élaboration de politiques encadrées, garanties, voire gérées par les pouvoirs publics: salaire minimum garanti, durée déterminée du travail hebdomadaire maximum, allocations de chomâge, allocations familiales, caisses d’assurance maladie-invalidité, caisses de pension, minimum garanti d’existence, etc. Ces politiques ont consacré l’existence d’organisations syndicales et de mutualités; elles ont incité à une concertation régulière entre ceux qu’on appelle les partenaires sociaux; elles ont amené les pouvoirs publics, à différents niveaux, à créer et administrer des organismes appelés services publics…

Du banquier Jean Monnet au banquier Pascal Lamy, ce qui a été fait n’a jamais été à l’aune de ce qui était dit. Aussi, l’histoire de la construction européenne apparaît-elle comme celle d’une formidable mystification… Nul ne peut croire que le choix d’une construction européenne à partir du commercial, de l’économique et du financier au détriment du social, de l’environnement et du politique fut le fruit du hasard. Ce choix était le fait de décideurs et d’experts marqués par des liens étroits avec les milieux économiques et financiers dont ils étaient le plus souvent issus… Ces banquiers, ces industriels et ces aristocrates qu’on retrouve aux postes clés de la construction européenne ont ainsi trouvé le moyen, par le haut, si l’on peut dire, en se dissimulant derrière l’idée européenne et la méthode Monnet, de revenir par étapes successives sur tout ce qu’ils avaient dû concéder… »

Fin de citation

La lecture des lignes ci-dessus, ainsi que des nombreux commentaires qui précèdent, devrait suffire, espérons-le, pour que le citoyen se pose les questions qui s’imposent sur l’oligarchie qui prétend continuer de nous gouverner tant au plan économique et financier qu’au plan politique.

48. Le dimanche 4 avril 2010 à 02:55, par Hadrien

DES NOUVELLES DU FRONT:

@ blogueur habsb… qui en redemande,

Aux remarques de cet apprenti-banquier-qui-a-lu-ça-dans-les-livres: « … sans convertibilité or, un Etat pourrait emprunter/émettre une quantité infinie de monnaie, n’ayant aucun intérêt à payer. Pour cette raison tous les plus grands pays du monde ont opté pour une Banque Centrale séparée de l’Etat et interdite d’emprunt à l’Etat. Sauf certains comme le Zimbabwe, où l’Etat émet de la monnaie sans cesse, et où l’on fait ses courses le matin car l’après midi c’est déjà plus cher … »

j’avais, contrairement à ses dires, parfaitement répondu par:

« L’euthanasie du rentier à dose raisonnable n’avait pas mal réussi aux Trente Glorieuses. L’”indépendance relative” de la Fed permet aussi pas mal de souplesse (N’est-elle pas, dit-on en train de faire marcher “la planche à billets” pour racheter en sous-main ses propres bons du trésor américain?) En tout cas, demander 6% à la Grèce de la part de banques commerciales qui se refinancent à 1% auprès de la BCE, serait exclu! »

En clair: aucun pays au monde ne se lie les mains comme le fait aujourd’hui l’Union Européenne.

L' »indépendance » de notre Banque centrale était écrite en lettres d’or dans tous les manuels des années 60, ce qui n’empêchait pas, suivant le sens commun, de « faire marcher la planche à billets » à la convenance du trésor, au moment même où le Plan d’orthodoxie monétaire Pinay-Rueff était en vigueur pour prétendre l’éviter… Cela a donné les trente Glorieuses, avec une croissance supérieure à celle des Etats-Unis, au prix de dévaluations qui ne furent effectives que face au Mark désireux de redorer son blason (Le Franc ne s’est pas dévalué par rapport au Dollar, en moyenne, et s’est apprécié par rapport à la Livre sterling).

Quant à l' »indépendance » de la Fed, elle est tout aussi théorique et consiste en ce moment même à racheter les bons du trésor américain, ce que Paul Jorion désigne, lui aussi, par « faire marcher la planche à billets »!

Enfin, la convertibilité-or de la monnaie fut également tout aussi théorique; c’est même pour ça qu’elle a dû être abandonnée, sans que personne ne s’en émeuve, surtout pas les banquiers.

Comment tout cela est-il possible? demande l’apprenti-banquier. Précisément, parce que ni la France ni les Etats-Unis ne sont le Zimbabwe! Plus précisément: j’avais dit que le calcul de AJ Holbecq (”si nous n’avions pas eu d’intérêt à payer, nous n’aurions pas de dette”) ou la remarque de Maurice Allais (“Toute création monétaire doit relever de l’Etat et de l’Etat seul”) ne concluaient pas sur le détail des modalités optimales à adopter…mais pas au point de ne pas prévenir les lecteurs quant à l’habituel pont-aux-ânes que la plupart, au rang desquels notre apprenti-banquier, s’empressent de franchir. On trouve, à ce effet, dans le petit livre pré-cité de AJ Holbecq, le passage suivant:

 » L’HABITUELLE OBJECTION

L’objection courante est que la dette financée par des émissions monétaires de la Banque centrale serait inflationniste car cette émission équivaut à faire marcher la planche à billets… Cette objection dénote une profonde méconnaissance du processus de création monétaire par les banques: le rachat – par la Banque centrale – des obligations de la dette publique arrivant à échéance ne modifie pas la quantité de monnaie déjà en circulation. A terme, n’ayant plus besoin de nouvelle monnaie nécessaire pour le paiement des intérêts, la quantité de monnaie croîtrait moins qu’elle ne le ferait s’il avait fallu payer des intérêts. Qui peut vraiment penser que c’est l’obligation de payer des intérêts qui limiterait une envie de dépenser des Etats?  » la réponse va de soi par les temps qui courent…

N.B.

Nous avons rajouté déjà à « en circulation », pour souligner le lien avec l’évidence constante que met en lumière AJ Holbecq:

Dès que sont émises – et souscrites par les banques commerciales – des obligations d’Etat, la création monétaire et l’inflation quantitative qui va de pair ont déjà lieu, et subsistent tant qu’elle ne sont pas suivies de la destruction monétaire correspondant au remboursement intégral (cf le manuel des concours à la banque de France, auquel Paul Jorion et consorts n’ont toujours rien compris!)

Ainsi, aujourd’hui, non seulement ce remboursement n’a toujours pas lieu, laissant en circulation la monnaie-crédit ainsi créée, mais la dette augmente. Cela donne-il pour autant l’inflation que redoute l’apprenti-banquier? Manifestement non! Cela signifie que la monnaie ainsi injectée par financement public est bien représentative de la valeur travail de la nation puisqu’elle est aisément absorbée sans inflation. (Contrairement à l’image d’Epinal, il y a une augmentation naturelle de la masse monétaire, pour accompagner les richesses croissantes, fruits de la créativité et de la productivité du travail, qui n’est pas de l’inflation!). En ce sens, on peut même affirmer que le travail est sous-payé tant qu’on n’observe pas de vraie tendance inflationniste (i.e. Zimbabwéenne) ! On voit donc que « détruire cette monnaie » par le remboursement de la dette aux banques qui l’ont créée (cf commentaires précédents) ne peut dans ce cas qu’être d’autant plus néfaste à l’économie.

Mieux: dans ce système actuel, la seule monnaie créée indûment est précisément la seule qui n’est pas détruite, remboursement ou pas; c’est celle de la rente des intérêts allant aux banquiers…ou aux rentiers à qui ils l’ont revendue. Comprenez-vous alors pourquoi ceux-là répètent à tout le monde qu’il faut respecter la dette? Parce qu’ils ont peur qu’on s’aperçoive qu’elle est illégitime!

Dans le système de crédit nationalisé (au programme du Conseil National de la Resistance) mis en place à la Libération, la création monétaire est à la disposition de l’État, comme il se doit, c’est à dire de nous tous et non pas de banques privées. Cette création monétaire, gérée conformément à l’absorption par l’économie, n’a pas à être et ne doit pas être remboursée. La dette publique due au banquier du crédit n’existe plus, parce que ce banquier est l’État lui-même… qui ne ponctionne rien pour cette opération, si ce n’est des frais de structure en salariés de la fonction publique. C’est le système qui a fonctionné pendant trente ans, assurant la croissance jusqu’à… 1973 (Loi de l’ex-banquier Pompidou du 3 Janvier, concomitante à l’entrée de la « City » dans le marché commun le 1er Janvier) !

Ce système, c’est celui auquel Jean-Luc Mélenchon, ATTAC, Maurice Allais, Étienne Chouard, André-Jacques Holbecq et le Cercle des Économistes Citoyens, les Citoyens Résistants d’hier et d’aujourd’hui, etc. recommandent de revenir.

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12 commentaires pour 78 – La dette: l’éternel refrain!

  1. Oppossum dit :

    Sans rapport avec le billet , je laisse ici mon commentaire qui sera peut-être censuré ou bien qui mettra une journée avant d’être validé , ceci pour mémoire (enfin la mienne d’abord😉 )

    Commentaire aux nouvelles acrobaties de JP Voyez , flanqué de son Sancho Pança , alias JF !

    « @ …

    Est-il bien utile de continuer à creuser votre propre trou où vous enfermez à chaque fois un peu plus ? Les économistes mentiraient parce qu’ils iraient à la soupe ? C’est d’un risible consternant , cet argument, utilisable d’ailleurs à tout bout de champs, pour n’importe qui, à propos de n’importe quoi , réversible à souhait.

    Ceci dit, il n’est pas impossible de bâtir une conception théorique des mécanisme monétaires à partir du moment ou le concept de monnaie est redéfini selon un découpage purement personnel.
    Mais cette construction n’a pour elle que la grammaire , mais aucune force ni explicative, ni même de compréhension pour le commun des mortels, qui cherche dans la définition des mots un contenu conceptuel permettant à la fois de réaliser, de comprendre et de fournir des moyens d’action sur la réalité sociale.

    Car nous sommes dans la réalité sociale : et la monnaie est « monnaie » tout simplement parce que non seulement tout le monde la conçoit comme telle , mais de plus parce ce que tout fonctionne ainsi.
    Bien entendu cela ne signifie pas qu’il n’y ait pas des conflits de fonctionnement car il y a conflit d’interprétations lorsqu’on demande à une institution une chose et son contraire …

    Il n’y a pas derrière le fait social une réalité supérieure ontologique : Si vous aviez un minimum de sens dialectique vous auriez au moins tenté de mettre en lumière la contradiction entre la pratique telle qu’elle est conçue et telle qu’elle se joue, et -peut-être- ce qu’il vous semble entr’apercevoir et qui de toute façon ne relève en aucun cas d’une ontologie monétaire, mais d’une autre pratique correspondant éventuellement à une autre réalité juridico-sociale.

    Votre conception est figée, inopérante, castrée. D’ailleurs, mis à part les convaincus, vous n’arrivez jamais ni à convaincre ni même à proposer quelque chose d’un tant soit peu plausible.

    Après lecture de vos arguments, on regarde un peu le réel -même si le réel est toujours le produit d’une certaine fabrication- , et on se dit que non , non , il y a vraiment trop de choses qui ne collent pas entre elles , des plus ‘évidentes’ aux plus ‘subtiles’.
    Trop de choses qu’il faudrait faire semblant de ne pas voir pour pouvoir adopter votre point de vue.
    Et d’ailleurs, sorties de ce blog , vos conceptions ne survivent pas . Personne , strictement personne n’en parle : ça ne prend pas ! (Et Dieu qu’il y en a des esprits friants de théories les plus extravagantes qui soient)

    Il faut croire que le monde entier , depuis des siècles « va à la soupe » .

    Notez qu’à la limite ça en devient beau , extraordinairement beau, cette obstination !
    Et en fin de compte , mis à part quelques internautes interloqués, il n’y a pas grand dégâts.

    Mais je me demande , puisque les uns iraient à la soupe … si ça ne serait pas votre fond de commerce à vous … d’une certaine façon … ça expliquerait bien des choses ….😉

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    • Bruno Lemaire dit :

      @opposum,
      je reprends la lecture du blog de postjorion, après une longue pause. Je n’ai pas grand chose à ajouter à ce que vous dites😉

      Bien à vous, B.L.

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      • Oppossùm dit :

        Merci Bruno.
        Même si j’ai un vilain plaisir à ferrailler , j’aime bien goûter au plaisir de me sentir en accord avec certains …😉

        PS/ Et comme, quand même, le plaisir à débattre avec des contradicteurs tient également à la qualité ou au moins à l’intérêt titillant des idées et des arguments qui vous sont opposés, finalement , vu les rendements décroissants chez PJ, je crois que je vais me passer de fréquenter ces terres un peu stériles.

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  2. Oppossum dit :

    Je n’ai pas le temps de lire le présent billet , mais je voit qu’ on reproche PEYRELEVADE une sorte d’instrumentalisation de la dette . Pas complètement faux, mais enfin il ne faudrait pas en profiter pour réformer ici ou là , non plus …

    Juste pour dire que , à mon sentiment, même si la dette comporte , à la base, une certaine arnaque, le système social est entièrement construit sur la règle fondamentale de la RECIPROCITE . Règle qui ne peut être brisée que par la violence (bon ça s’est fait régulièrement )

    Je n’ai rien contre la répudiation , mais si on ne laisse pas l’inflation faire la salle besogne en douceur et hypocritement, comment faire ?
    Tout est installé en dominos.

    Nier la dette , même injuste, c’est donc reculer (en l’empirant) une échéance inéluctable où nous paieront tous bien plus que le tour de ceinture injuste que nous aurions dû donner bien avant. -Oppossùm a un fond réactionnaire- (Et qui aurait pu alors être adoucit par des luttes sociales ‘classiques’. -Oppossùm ne nie pas des luttes d’ajustement entre des classes-)

    Il reste la ‘révolution’ contre le ‘capitalisme’ : cela a-t-il un sens dans un monde en réseau et de plus en plus multi-polaire ?
    Un monde ou le capitalisme du futur est redessiné et réinvesti , sans vergogne, par une bonne partie du monde non non-occidental ?

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    • Hadrien dit :

      Il ne s’agit aucunement de nier toute forme d’endettement de la part de l’Etat, ni le principe de réciprocité évoqué: si l’Etat recourrait systématiquement à la création monétaire sans remboursement, pour tous ses besoins, l’explosion de l’inflation serait immédiate, comme ce fut le cas dans l’histoire à quelques occasions, en Europe et ailleurs.

      Sur ce sujet, FREDERIC LORDON prévient la question dans un chapitre « Pour un système socialisé du crédit » de son dernier ouvrage « Une crise de trop, Fayard, 2009″, signalé plus loin (80):

      « Avertir du risque d’abus monétaire de l’Etat, n’est nier ni que les allocations monétaires du privé peuvent être fameusement aberrantes, ni qu’il soit possible d’imaginer en principe une politique de crédit public éclairée et justifiée par le financement de besoins sociaux. »

      Aprés avoir rappelé que, récemment, ce sont « les concessionnaires privés de l’émission monétaire [qui] n’ont eu de cesse de surémettre du crédit en direction des opérateurs de la finance de marché, nourrissant la plus extravagante crise de mauvaises dettes qu’on ait jamais vue », il précise son schéma de service public:

      « La nationalisation à grande échelle d’urgence ne devrait être qu’une étape de transition et devrait à terme muter vers une réorganisation complète des structures monétaires et bancaires, restaurant le compromis centralisation-fractionnement, mais évidemmment sous des formes qui ne reconstituent pas le système antérieur, c’est à dire qui refractionnent le système bancaire mais en redéfinissant radicalement le statut des concessionnaires. »

      Suit une description en trois points, à laquelle on peut se référer, la conclusion étant: « Tout cela n’est pas sans faire penser au modèle bancaire mutualiste, mais avec tout de même de sensibles différences et, surtout, avant son formidable dévoiement par les logiques de la finance de marché ».

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  3. A-J Holbecq dit :

    Bonjour Oppossum

    J’ai demandé à post jorion de publier nos propositions – celles que nous essayons de diffuser à droite comme à gauche – en ce qui concerne « la dette » . Vous verrez qu’il n’y a pas que l’inflation.

    PS: le billet est sorti… « 79… »

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  4. vince dit :

    petit extrait intéressant d’un autre commentaire de « Hadrian », sur le même blog :

    28. Le jeudi 11 mars 2010 à 14:54, par Hadrien

    « André-Jacques avait donc raison: Paul Jorion, tout comme son mentor Jacques Attali, est un monsieur qui n’aime pas la contradiction !
    J’avais, comme il apparait dans le texte intégral ci-dessus, appuyé là où ça fait mal en précisant:

    – c’est sur ce même point qu’achoppait ma lecture de  » (Vers) La crise du capitalisme américain », où il est dit (p.226):

    « LE FINANCEMENT « ÉQUILIBRÉ : La principale source de capital des banques commerciales est constituée des dépôts sur les comptes chèques et sur les comptes épargne de leurs clients… Lorsque les fonds sur les comptes des particuliers sont insuffisants pour répondre à la demande des candidats à l’emprunt, les banques peuvent se tourner à leur tour vers le marché financier à la recherche de fonds. »

    Il semble donc bien qu’à cette époque [janvier 2007] Paul Jorion, certes au courant des montagnes de dettes immobilières qu’il côtoyait dans son emploi, et dont il fit son premier livre, ignorait en fait le B-A-BA du « financement » des prêts par les banques, d’où ses réticences aujourd’hui à le reconnaître, jusqu’au point d’auto- censurer ses propres citations. Comme dirait Fabrice Luchini, c’est ENORME! « 

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    • Hadrien dit :

      Cette constatation rejoint d’ailleurs celle que j’avais décelée dans le commentaire surajouté par Claude Roche lors de ma première intervention dans son billet invité par Jorion le 7 mars, à propos de « L’argent, mode d’emploi ». Il s’excusait presque des manquements de Jorion:

      « je ne suis pas d’accord avec PJ sur tout … Mais c’est vrai que DANS la SITUATION ACTUELLE il est important de « faire front » autour de cet ouvrage… »

      Je pense qu’il s’agit de lacunes au plan fondamental de la part de Jorion, qu’il n’a pas encore comblées. Il a eu la chance d’être au coeur du système des subprime quand la crise était mure…et d’y réagir en Européen. Il en a déduit un peu vite qu’il pouvait tout régenter sur son blog… même l’histoire de la relativité!

      A l’extérieur, il est manifestement plus conscient de ses limites, comme on l’a constaté avant hier pour son apparition sur la chaîne parlementaire (Emission de 30 min « ça vous regarde »): face à un chercheur économiste et à Patrick Devedjian, pourtant pas trés brillants en l’ocurrence, il a laissé dire à ce dernier en guise de conclusion un commentaire du style que Frédéric Lordon avait déjà fustigé en début de crise dans la bouche d’Elie Cohen: « dans quelque temps, les affaires reprendront comme avant! » Pour un chargé de la relance économique, ça donne une idée de la responsabilité et de la compétence de nos politiques…

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  5. Auguste dit :

    Référentiel en (1) concret, (2) abstrait, (3) illusion
    Le sens premier du mot complot est le suivant :
    projet secret entre personnes, visant à attenter à quelqu’un ou quelquechose.

    Synonymes :
    cabale, conspiration
    alliance, association, attentat, brigue, cabale, coalition, concert, conciliabule, conjuration, conspiration, coup d’État, coup monté, crime, dessein, faction, intrigue, ligue, machination, manège, manigance, menées, parti, plan, projet, réunion, ruse, sédition, trame, tripotage

    Exemples :
    – Complot Bronswick
    – Complot de Charenton
    – Complot de l’Œillet
    – Complot des blouses blanches
    – Complot du 20 juillet 1944 contre Adolf Hitler
    – Complot papiste
    – Complot révolutionnaire nantais contre les modérés
    – Complot terroriste au Canada en 2006
    – Complot à Versailles

    Locutions dont rumeurs et récits de fiction :
    – XIII Le Complot (Bande dessinée)
    – âme d’un complot
    – Au cœur du complot
    – complot judéo-maçonnique
    – D’un nouveau complot contre les industriels
    – L’Ultime Complot
    – Le Complot des Matarèse (roman)
    – Le Complot des paranos
    – Le complot contre l’Amérique
    – Théorie du complot
    – Théorie du complot juif
    – Théories sur le complot ayant abouti aux attentats du 11 septembre 2001

    le Littré (1880)

    COMPLOT (s. m.)

    1. Résolution concertée secrètement et pour un but le plus souvent coupable. Former, tramer un complot.

    • Celui qui met un frein à la fureur des flots Sait aussi des méchants arrêter les complots (Racine. Athalie. I, 1)

    • Ils font des complots contre St-Paul (BOSSUET Hist. II, 7)

    • Les rois et les princes font des complots inutiles (BOSSUET ib. II, 4)

    • Maximien fit un dernier complot (BOSSUET ib. I, 10)

    Terme de droit. Résolution concertée pour un attentat politique.

    2. Par extension, cabale.

    • Le Parnasse français, ennobli par ta veine, Contre tous ces complots saura te maintenir (BOILEAU Épît. VII)

    Mettre quelqu’un dans le complot, l’informer de ce qui se trame et l’y faire participer.

    HISTORIQUE

    XIIe s.— Quant Sarrasin voient mourir Margot, Plus de vint mille vienent plus que le trot ;
    Chascuns portoit ou lance ou javelot ; Entor Guillaume veïssiez grant complot [foule] (Bat. d’Aleschans, V. 6053)

    XIIIe s.— Moult estera honi qui verra tel complotte [bataille], Et partira du champ…
    (Roman d’Alexandre, f° 22, dans LACURNE)— Bras à bras jurent [ils furent couchés] en la couche ;
    La borgoise ama le complot [lutte amoureuse] (Fabliaux mss. p. 363, dans LACURNE)

    XIVe s.— Et un jour estoient assemblés plusieurs d’iceulx jeunes hommes romains, et
    prindrent complot ensemble de soupper tantost (Ménagier, I, 4)—
    Si avoient pour ce prins complot, si comme ils disoient, d’aler tous ensemble en chascun hostel de chascun d’eulx (ib. I, 6)

    XVIe s.— Demosthenes doncques ayant ouy les maistres d’eschole
    qui faisoient leur complot ensemble de se trouver à ce jugement (AMYOT Démosth. 7)—
    Ils ont, par complot, armé le monde à l’encontre de luy (MONT. I, 97)

    ÉTYMOLOGIE

    On trouve un dérivé de ce mot dans l’ancienne langue : ariere turne al bruiseïs Et au très fier comploteïs, BENOÎT, II, 10491.
    Ce mot est formé de com, et d’un radical plot qui est dans l’anglais où il signifie : morceau de terre, champ, plan, menée, intrigue.
    — Au sens de morceau de terre, se rapporte peut-être complai, terre détrempée : Il ot pleü, si fist molt lai complai (Raoul de Cambrai, 109)
    Maintenant d’où vient l’anglais plot ?
    Y a-t-il deux mots différents, l’un signifiant morceau de terre, l’autre complot, ou bien un seul mot avec une transition de sens qui nous échappe ?
    Diez propose avec doute complicitum, qui peut, il est vrai, à la rigueur, donner complot ;
    mais cette étymologie paraît difficilement conciliable avec le radical plot qui est en anglais, et qui reste, avec le mot français, dans l’obscu

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  6. LeClownBlanc dit :

    Ce qui est LEGAL, selon le dictionnaire, n’est pas son contraire

    Cette semaine, avec un grand brio, Raphael Enthoven co-pilote,
    avec un professeur de français ou philo,
    une série d’émissions pédagogiques,
    sur des façons possibles de répondre à un sujet du bac.

    A l’une des premières étapes d’introduction,
    juste avant ou après
    – une reformulation de la problématique (par ex. par des questions) ou
    – un cas concret à partir duquel le candidat peut brancher des arcs de complexification ajoutant de la finesse
    il est préconisé de produire les définitions du sujet.
    Dans un message antérieur de ce jour, il est fourni la définition du mot complot.
    En effet, selon le dictionnaire COMPLOT serait l’antonyme de LEGAL,
    c.a.d. le synonyme d’une CONSPIRATION ou qqChose d’occulte, furtif… qui ne saurait être qu’ILLEGALE.

    Ce matin, à quelques studios de distance,
    était interrogé M. Paul Jorion qui juxtapose, avec un art singulier,
    toutes les disciplines « Humanités » … les pseudoSciences qui n’en seront jamais.
    De A à Z — Catégories du blog : Anthropologie – Arts – Droit – Ecologie – Economie – Entreprise (Vie de l’) – Ethnologie – Finance – GeoPolitique – Histoire (« le retour à la bifurcation » notamment 1850) – Intelligence Artificielle – Littérature – Math – Matières premières – Micro-économie BankAssur – Monde financier – Monnaie (Bancor Keynes, etc.) – Philosophie – Philosophie des sciences – Physique – Politique – Psychanalyse – Psychologie – Race humaine – Science-fiction – Sciences – Sciences cognitives – Sociologie – Subprime.

    Il n’y a aucune critique de ma part sur le nombre des disciplines.
    Il ne faut pas avoir peur de son incomplétude et de faire des erreurs,
    vu que la sortie crise réclame effectivement un entrelacement en tout cela…
    … La seule issue ? … une véritable métamorphose … un changement de civilisation
    En résumé Ti1A
     » There is One Alternative » et non TINA, « There Is No Alternative »

    Depuis de nombreuse années je travaille également avec l’ensemble des disciplines,
    tout en écoutant France Culture en même temps … toutes les émissions.

    Une première différence dans mon approche :
    A ce jour je n’ai pas encore envoyé un texte quelconque chez un éditeur.

    Une seconde différence ?
    dans le résultat :
    Comme l’affirmait il y a peu M. Peyrelevade (avec M. Viveret) sur cette radio d’Etat
    (et sans doute beaucoup de dirigeants de banque s’ils étaient interrogés)
    contrairement à M. Jorion,
    cette évidence :
    les banques commerciales créent de l’argent pour de multiples raisons, notamment deux :

    – [1] Depuis un siècle les taux de base monétaires sur un marché domestique ne sont jamais nuls;
    on pourrait d’ailleurs se demander pourquoi entre topBanques du meilleur rating n’ayant aucune vocation à disparaitre
    (cf. renflouement des topBanques par les contribuables représenté(e)s par leurs gouvernements régaliens respectifs).

    – [2] Par l’essence même du métier bancaire, il est systématiquement créé (ajouté) un « spread »
    (de l’argent en plus : commission, risque couvert par un écart de taux additionnel, provision, marge bénéficiaire)
    entre le dépôt-dette (source de fonds) au Passif du Bilan de la banque
    et l’engagement de prêt (emploi de fonds) à l’Actif du Bilan de la banque.

    Une troisième différence ?
    L’oubli par M. Jorion,
    l’oubli surement involontaire,
    du colossal marché transocéanique des eurodevises €$, €€, €Y, €£ qui, depuis 1957, n’a pas cessé de gonfler …
    jusqu’à maintenant dépasser les marchés des monnaies domestiques
    [ $_dom aux Usa, €_dom en zone euro, Yen_dom au Japon, etc.]

    Une quatrième différence ?
    L’oubli par M. Jorion,
    de la création monétaire par les créanciers privés de la BIS @ Basel, fednewyork, FMI et topBBA contrôlant le LIBOR.
    où la plupart des actionnaires (hormis qq exceptions connues)
    ne sont que des Etats ultra-endettés …
    (1°) à peine capables de payer annuellement les intérêts et commissions de renouvellement de ces dettes perpétuelles,
    (2°) nullement capables de remboursement le capital.
    France Trésor emprunte à 50 ans.
    Ce n’est donc pas en 2017 que les contribuables français et l’autre moitié
    (si pauvre qu’elle ne peut pas payer d’impôt)
    auront retrouvé la situation saine de 1945.
    Associer « situation saine » à 1945 peut paraitre assez curieux;
    il s’agit de la Dette de la France : alors, elle était NULLE.

    Les nombreuses personnes (99,999%) qui comprennent fort peu ce que j’écris
    peuvent recevoir des aperçus à partir de la version américaine de wikipedia.
    Parcourir, par exemple : Eurocurrency – LIBOR – Offshore bank – Trust_Law
    Exemples:
    http://en.wikipedia.org/wiki/Offshore_bank
    http://en.wikipedia.org/wiki/Trust_law
    ATTENTION :
    Ne faites pas une confiance excessive à wikipedia.
    En Haute Finance, les pièges (occultations, biais, erreurs, colonnes manquantes, etc.) sont nombreux.
    Pour mon travail perso, je suis obligé de tout ré-écrire « dans mes tablettes »
    Toutefois, si vous ne connaissez rien à rien,
    c’est peut-être mieux que rien du tout (c.a.d. Presse et Radio )
    La TV ? … soyez gentil, n’en parlez point.
    Une honte complète

    Revenons au « fil rouge » et au début.

    Ce matin, à quelques studios de distance de ce Forum,
    Marc Voinché,
    sans connivence ,
    interrogeait ainsi M. Paul Jorion.

    « l’idée de complot, vous n’aimez pas trop. N’est-ce pas ? « 

    Vous êtes invité(e) à lire
    ceci

    postjorion.wordpress.com/2010/04/05/77-a-la-demande-de-f-j/#comment-2726

    et ceci

    postjorion.wordpress.com/2010/04/05/77-a-la-demande-de-f-j/#comment-2732

    NE SONT PAS (pas du tout) LES ETAPES d’UN COMPLOT :


    http://en.wikipedia.org/wiki/John_Pierpont_Morgan
    1895 : Crise

    1907 : Panique
    The Panic of 1907 was a financial crisis that almost crippled the American economy. Major New York banks were on the verge of bankruptcy and there was no mechanism to rescue them until Morgan stepped in personally and took charge, resolving the crisis.[13][14] Treasury Secretary George B. Cortelyou earmarked $35 million of federal money to quell the storm but had no easy way to use it. Morgan now took personal charge, meeting with the nation’s leading financiers in his New York mansion;(…)
    Enemies of banking attacked Morgan for the terms of his loan of gold to the federal government in the 1895 crisis,
    for his financial resolution of the Panic of 1907, and for bringing on the financial ills of the New York, New Haven and Hartford Railroad.

    1912. In December, Morgan testified before the Pujo Committee, a subcommittee of the House Banking and Currency committee.
    The committee ultimately found that a cabal of financial leaders were abusing their public trust to consolidate control over many industries:
    the partners of J.P. Morgan & Co. along with the directors of First National and National City Bank controlled aggregate resources of $22.245 billion.
    Louis Brandeis, later a U.S. Supreme Court Justice, compared this sum to the value of all the property in the twenty-two states west of the Mississippi River.[12]

    1913 : JP Morgan obtient de créer son Fedsystem
    http://en.wikipedia.org/wiki/Federal_Reserve_Act

    1930 : JP Morgan avec deux comparses (le proprio de First Nat de Chicago, le proprio de First Nat de New-York)
    obtient, par Traité éternel, de créer sa Banque Centrale des Banques Ventrales [ BiS en Américain, BRI en Français] sise à Basel (Bâle),
    les créanciers privés étant exempts d’impôt.

    1933 : Glass-Steagall Act est le nom sous lequel est généralement connu le Banking Act de 1933 aux États-Unis. Celui-ci a :
    instauré une incompatibilité entre les métiers de banque de dépôt et de banque d’investissement;
    créé le système fédéral d’assurance des dépôts bancaires;
    introduit le plafonnement des taux d’intérêt sur les dépôts bancaires (la Regulation Q).

    1934 : Codification du Secret Bancaire en Suisse.
    [ Rfr : Gumbel, Peter (2002-09-08). « Silence Is Golden ». Time Magazine.
    http://www.time.com/time/search/article/0,8599,348968,00.html. Retrieved 2006-06-16.]

    1944 : Bretton Woods et IMF. Le DynastOgre du FedSystem s’octroit le droit veto sur le FMI (Fonds Monetaire Intl)

    1957 : Deux banquiers, l’un anglais et l’autre russe, mette en place à Londres la première opération €$ qui pour Fednewyork (33 Liberty Street)
    est à considérer comme du dollar_extra-murros (overseas), … géré dans un charmant bureau à Londres, d’où l’expression €$
    ( à une époque ou l’actuel €_domestique de la zone euro accessible au juge n’existait pas )

    1975 : Organisation de l’EUROCLEAR Opérationnel au sein du BO (Brussels Office) de MG Trust ( MGT @ Dover, paradis fiscal)
    1975-2009 : Renforcement des réseaux télématiques d’abord avec Londres ( Euroclear plc)

    1988 : Creation de l’ECB @ Frankfurt (Saxe) : Banque Centrale Européenne
    Les Statuts de l’ESCB : http://www.ecb.europa.eu/home/html/404.en.html
    http://en.wikipedia.org/wiki/European_Central_Bank

    1999 : Abrogation du Glass Steagall Act de 1933
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Financial_Services_Modernization_Act
    http://en.wikipedia.org/wiki/Financial_Services_Modernization_Act
    Il est préférable de ne pas entrer dans les détails

    2007: DSK n’est pas seulement nommé dans un rôle de parade au FMI;
    avec le soutien des photographes people commence la « fabrication » de son image de présidentiable à « vendre » au peuple français.
    99,999% ne veut rien chercher à capter, décrypter, saisir. Ne serait-il pas parfait ?
    déjà riche de belles photos avec Obama, Merkel et auttres têtes d’affiche du moment.
    Au FMI Fednewyork (Ben Bernanke) représenté par un gouvernemental de Washington (Timothy F. Geithner) n’a pas, outre le veto, tous les pouvoirs.
    Vous en doutez ?
    Les 27 Etats membres de l’Union Européenne semblent avoir de façon combinée vote of 710,786 (32.07%).

    2008 : Le « Territoire Offshore Suisse » (TOS) un des champions du monde de l’argent illégal
    affiche des volumes intéressants
    [ Rfr : http://en.wikipedia.org/wiki/File:Swiss_cap_market.png
    [ Rfr : http://en.wikipedia.org/wiki/Banking_in_Switzerland

    2010 : le président d’HSBC devient honorary chairman de BBA (British Bankers’ Association)
    JP Morgan, aimablement assisté d’HSBC, continue de contrôler mieux que jamais le BBA_LIBOR
    http://en.wikipedia.org/wiki/Libor

    – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – –

    Tout est légal.
    D’accord il y a camouflage, diversion, dispositifs furtifs,
    leurres, moyens et procédés occultés, passages secrets, pistes insuivables, etc.
    C’est cela le fun.
    Le seul fait qui est importe : Tout est légal.
    C’est l’opposé même du complot qui, par définition, est conspiration illégale.
    Le dictionnaire des antonymes est clair
    Il stipule : Ce qui est légal est le contraire de ce qui est clandestin.
    Si vous contestez le dictionnaire,
    vous ne jouez pas le jeu.
    La base de la vie en société n’est-il pas de respecter le dictionnaire ?
    Sinon tout dialoge … tout « vivre ensemble » est impossible. Non ?
    Sur ce point que disent les dizaines d’invités d’Antoine Mercier ?
    Ces etapes,
    vous les avez identifiées. Bien
    Aucune n’a l’allure d’une étape de complot; c’est évident. Non?

    Tout ne se déroule t-il pas avec le plein accord des chefs d’Etat…
    (comédien Reagan, etc.)
    … du moment ?

    Chaque étape ne fait-elle pas, en général,
    l’objet de commentaires dans la presse financière ?

    Nul complot; c’est évident.
    Simplement, clairement,
    c’est un élémentaire système supranational (ESS)
    efficace,
    doté de puissants réseaux privés sécurisés et dédoublés
    avec des serveurs dans des campagnes isolées.
    ESS savamment orchestré par des procédures de sécurité du plus haut niveau,
    non sujet à un risque quelconque.
    Le droit de regard des Etats-nations se limite à l’examen des garages à vélos
    et à des tableaux de chiffres bruts que veut bien procurer le gestionnaire du système.

    La sécurité et l’intelligence sont comparables (supérieures) à celles du Réseau Echelon.

    Au cas où vous auriez lu $Révélations,
    vous avez pu noter qu’il n’a pas été nécessaire d’assasiner le directeur général.
    Reference à Gérard Soisson
    http://en.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9rard_Soisson
    directeur général de Clearstream
    http://en.wikipedia.org/wiki/Clearstream

    L’ensemble ci-dessus, l’U3B&F, est plus sûr que le réseau Clearstream.
    Il est propre et net. Rien ne déborde.
    Chaque sous-ensemble a sa galerie au premier rang,
    pour les photographes
    Rien à redire.
    C’est impeccable. Du bel ouvrage.
    Long à réaliser jusqu’à ce degré (1895-2010),
    mais in fine … ~… vraiment du bel ouvrage

    A souligner :
    ces hautes infrastructures ont été ultra-performantes et …
    … et NULLEMENT DEFAILLANTES
    pendant la crise en cours.
    On ne peut pas en dire autant des banques privées de second rang
    (BNP, SG, etc. etc. contraintes un temps de faire appel à des fonds publics)

    Le Sommet du Système Privé de Maitrise des Flux Monétaires, lui a toujours été OK.
    Souvenez vous de mai 2009 [ M. Grayson, congressman, et Mme Coleman, SEC]
    Aucun problème pour Ben Bernake à faire circuler 9.000 milliards de $ à l’insu de tout le monde,
    swapper une part de ces $ contre de l’euro et des montants inconnus avec des banques Ventrales non citées
    Les medias auraient-ils expliqué un point quelconque ?
    Non. Ce n’est pas sur leur feuille de route.
    [ … je me censure … ]

    L’ESS d’U3B&F,
    Système Monétaire NonInternations offre la haute sécurité concevable.
    Autre exemple :
    Qui, parmi les 152 créanciers de la BRI, connait les 4 plus importants ?
    Personne. Pas un seul journaliste de RadioFrance ou de l’AFP.
    C’est beau.
    Techniquement et gaia-politiquement,
    qui pourrait trouver quelquechose à redire
    aux étapes 1895 – 2010
    Rien.
    En à peine plus de 100 ans !

    La seule exclamation possible

    Magnifique !

    J'aime

  7. Auguste dit :

    en attente de modération à 22:47

    J'aime

  8. A-J Holbecq dit :

    Natixis: http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=52696

    Les déficits publics sont financés :
    • aux Etats-Unis par la Banque Centrale et les non résidents (autres Banques Centrales, graphique 5) ;
    • dans la zone euro par les banques commerciales (graphique 6) ;
    • au Royaume-Uni par les banques commerciales et les non résidents (graphique 7).

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