69 – Billet invité: A-J Holbecq « considérations… »

Cet article est volontairement en deux parties.. une première  diffusable partout, une seconde (la suivante) plus spécifique à ce blog « postjorion » . Évidemment, je ne puis empêcher personne de diffuser les deux mais ce n’est pas souhaitable.

1 ère partie

Vous savez tous qu’il y a  création de monnaie (scripturale) ex nihilo par le système bancaire, celle qui est réalisée par une banque en émettant une dette sur elle-même, dette qui va servir de moyen de paiement (dépôt à vue) et que cette création de monnaie bancaire (chaque banque émets en fait sa propre monnaie) consiste simplement à monétiser une créance, c’est-à-dire à porter en actif le montant de la reconnaissance de dette de l’emprunteur, et en passif, sur le compte courant (à vue) de l’emprunteur, le même montant. Il n’y a à ce stade aucun besoin de monnaie centrale pour ce faire.

Vous savez tous que les banques ne puisent pas dans les Dépôts à Vue (les comptes courants) pour les prêter sans vous le dire à un emprunteur … non, en fonction de leurs parts de marché et des disponibilités en monnaie centrale (billets de banque ou excédent – existant ou potentiel –  en Banque Centrale)  elles peuvent ou non émettre de nouveaux crédits, c’est-à-dire procéder à une émission de monnaie nouvelle.

Mais  Maurice Allais écrit

« Fondamentalement, le mécanisme du crédit aboutit à une création de moyens de paiement ex nihilo, car le détenteur d’un dépôt auprès d’une banque le considère comme une encaisse disponible, alors que, dans le même temps, la banque a prêté la plus grande partie de ce dépôt qui, redéposée ou non dans une banque, est considérée comme une encaisse disponible par son récipiendaire. À chaque opération de crédit, il y a ainsi duplication monétaire. Au total, le mécanisme du crédit aboutit à une création de monnaie ex nihilo par de simples jeux d’écriture. »

Parfois, certains se servent de cette explication pour nous dire : vous voyez bien que vous vous trompez (les banques prêtent bien les dépôts sans vous le dire et ne font donc pas de création monétaire: il y a donc conservation des quantités)

Qu’en est t’il ?

Je dois à Christian Gomez de pouvoir vous donner cette explication sur ce qui a longtemps été un sujet de doute pour moi.

Un dépôt à terme par exemple,  est un « proche substitut » d’un dépôt à vue et il peut être considéré par son détenteur, pour tout ou partie,  comme faisant partie de ses liquidités dont il peut avoir besoin pour équilibrer ses recettes et ses dépenses dans tous les cas de figures (y  compris des chocs imprévus).  [N’oublions pas qu’en théorie c’est cette fonction qui distingue la monnaie de l’épargne]

Le principe du raisonnement est simple:

– je fais un dépôt à terme dans une banque et je considère que, compte tenu de ses caractéristiques (préavis pour retrait, intérêts, frais, etc…) et de mes projets d’épargne à long terme, par exemple 20% (chiffre arbitraire lié à la psychologie de chaque détenteur) de ce dépôt équivaut en fait à une disponibilité immédiate (encaisse)  que je peux mobiliser en cas de besoin urgent:

– En fixant mon plan de recettes et dépenses sur une période, je détermine mon encaisse désirée comme étant 100% dépôt à vue + 20% dépôt à terme ( une autre manière de le voir est la suivante: si ce dépôt n’avait pas ses caractéristiques de liquidité et était très illiquide – un titre à  2 ans par exemple – , il faudrait que j’accroisse mes dépôts à vue du montant équivalent à 20% de mon dépôt à terme.)

– En prêtant ce dépôt à terme, la banque va « pour moi » (de mon point de vue) dupliquer les encaisses dans la proportion de 20% de mon dépôt à terme:
* pour 80%, il s’agit d’une épargne vraie, donc une abstention de consommer, donc un montant non dépensé que je TRANSFERE à un autre agent;
* pour les 20% restant, ils vont bien sûr être utilisés par l’emprunteur et entrer dans ses disponibilités « en caisse » , tandis que moi je considère (d’un point de vue psychologique) la même somme comme immédiatement disponible également

Allais aurait simplement pu être plus précis et préciser  «dépôt à terme »  au lieu du simple « dépôt ».

Pour bien comprendre, on peut repartir des schémas ultra-simples d’Allais qui reprennent en fait l’activité bancaire à ses débuts:
Point de départ: Une banque reçoit 100 en lingots d’or.
Elle peut agir de 2 manières pour accroître les encaisses en supposant que, du fait de la loi des grands nombres, elle ait besoin d’une encaisse-or de 10%.
1 – elle prête 900 en escomptant des traites et en multipliant les billets de banque  (création ex nihilo dans sa forme historique)
2 – elle prête  90  en  livrant l’or physique  (création par duplication) ==> on voit bien dans ce cas qu’il y a les déposants initiaux qui eux considèrent bien que 100 est disponible à la banque alors que 90 se baladent dans la nature pour financer de nouvelles transactions :  La masse monétaire en circulation est bien 190 (dépôt initial + 90 montant prêté)

2° partie

Même un esprit aussi affûté que Paul Jorion s’est laissé prendre, mais c’est simplement parce qu’il n’a jamais voulu admettre que les banques créaient bien de la monnaie par le simple fait de la monétisation de créances.

Voyons d’ailleurs ce qu’écrit Jorion dans « l’argent mode d’emploi »

« La confusion, chez Allais, réside bien sûr dans le verbe « considère ». Le fait que quelqu’un « considère » quelque chose  ne  veut  pas dire  que  ce  soit  vrai,  à preuve : « Oscar considère qu’on fabrique le gruyère en coulant le fromage autour des trous. » Là, « le détenteur d’un dépôt auprès d’une banque le considère comme une encaisse disponible » : Eusèbe a de l’argent sur son compte à vue et est convaincu qu’il peut retirer cet argent s’il se rend à la banque. La banque a en réalité prêté l’argent qui se trouvait sur son compte à Casimir : « La banque a prêté la plus grande partie de ce dépôt qui, redéposée ou non dans une banque, est considérée comme une encaisse disponible par son récipiendaire. » Voici deux larrons, Eusèbe et Casimir, qui « considèrent » qu’ils possèdent le même argent. « Quel scandale, s’écrie Maurice Allais : la banque a dupliqué l’argent d’Eusèbe ! » Pas vraiment : le « même argent » ne se trouve jusqu’ici que dans les « considérations » de nos deux compères. Le lendemain matin, ils vont tous deux à la banque et retirent « leur » argent. Casimir reçoit l’ex-argent d’Eusèbe, et celui-ci reçoit de l’argent qu’il « considère » comme sien mais qui n’est en réalité pas le sien, le sien étant dans la poche de Casimir. Quel argent reçoit-il alors ? Je suppose que, selon Maurice Allais, la banque effectue une opération « scripturale » et donne à Eusèbe cet argent ex nihilo.

Note :

1 – Le fait que quelqu’un « considère », nous dit Jorion , ne veut pas dire que ce soit vrai ! Jorion a raison, justement, c’est faux comme je l’ai expliqué dans la première partie.

2- pour lui il s’agit bien du compte à vue : il écrit bien « Eusèbe a de l’argent sur son compte à vue »

3 – « Quel argent reçoit-il alors ? »s se demande Jorion. Et là il nous parle d’argent scriptural alors que dans tout son livre, le seul argent qui vaille est de l’argent banque centrale

En fait, la position défendue par Maurice Allais s’identifie à celle de l’économiste « anarcho-capitaliste » (il est lui-même à l’origine du terme) Murray Rothbard (1926-1995) pour qui un système bancaire sain requiert des réserves fractionnaires de 100 %, autrement dit un système qui cantonne les banques commerciales dans un rôle de coffre-fort, sans jouer le rôle d’intermédiation qui leur est généralement reconnu.

Note  :

Jorion n’a vraiment rien compris : un  système bancaire à réserves « fractionnaires » de 100 % (elles ne sont plus fractionnaires dans ce cas , mais passons), ne permet à ce système de prêter QUE les sommes dont disposent les banques en dépôts à terme mais qui sont couvertes par la même quantité de monnaie centrale. Les banques gardent, dans ce système, le même rôle d’intermédiation qu’actuellement, mais ne peuvent plus monétiser des reconnaissances de dettes en créant de ce fait de la nouvelle monnaie scripturale qui viendrait s’ajouter à celle existante dans les différents types de dépôts.

Le système des réserves fractionnaires permet en fait une démultiplication monétaire qu’on aurait cependant tort de confondre avec une « création monétaire », le principe de conservation des quantités restant d’application, sans être jamais enfreint.

Bien que les réserves fractionnaires soient aujourd’hui en général de 2 %, les illustrations de la manière dont opère le système avancent le plus souvent le chiffre de 10 % et je ne faillirai pas à la tradition. La raison justifiant une fraction plus élevée se comprendra aisément.

Voici comment le système fonctionne : Eusèbe dépose 100 € sur son compte à la banque. La banque est obligée de constituer sur cette somme des réserves fractionnaires de 10 % sur un compte en banque centrale. Le reste, elle a le droit de le prêter. Ce qu’elle fait : Casimir avait besoin de 90 €, et elle les lui accorde. On se retrouve dans la situation décrite par Maurice Allais : deux clients de la banque qui « considèrent » qu’ils possèdent le même argent. Eusèbe « considère » qu’il possède toujours ses 100 €, alors que 90 d’entre eux sont désormais dans la poche de Casimir, qui « considère » lui aussi – et à plus juste titre – qu’il possède cet argent. La somme disponible n’a pas changé : il n’y a toujours que 100 € entre Eusèbe et Casimir, mais, si l’on tient compte maintenant des « considérations » des uns et des autres, la somme de ces « considérations » est de 190 €. Cette somme est très théorique, puisque les 190 € ne peuvent pas être mobilisés simultanément, mais il y a néanmoins, dans les représentations, multiplication de la somme initiale par un facteur 1,9, même s’il n’y a pas eu création de 90 € supplémentaires.

Note : 2 erreurs fondamentales de Jorion :

1 – La banque ne prélève pas 10% sur le compte de d’Eusèbe pour les déposer en banque Centrale : il n’y a aucun lien possible entre monnaie scripturale centrale et monnaie scripturale bancaire (sauf au niveau du compte du Trésor Public). La banque commerciale mets en pension des obligations et en échange la Banque Centrale créditera son compte du montant, ici 10 € . Le système est le même pour la monétisation d’une créance entre banque centrale et banque secondaire, qu’entre banque secondaire et emprunteur.

2 – Si… Les 190 qui sont sur des comptes scripturaux peuvent être mobilisés simultanément, et il y a bien eu création de 90 € scripturaux supplémentaires au compte de Casimir, sans aucun prélèvement sur le compte de Eusèbe. La masse monétaire est devenue 190€

Jorion oublie que la monnaie est un instrument de paiement spécialisé accepté de façon générale par les membres d’une communauté en règlement d’un achat, d’une prestation ou d’une dette.

En fait, c’est simplement parce que la monnaie (scripturale ou fiduciaire/manuelle) est acceptée avec confiance par toute une communauté qui a confiance dans ses banques et dans le système monétaire chapeauté par l’État au travers de sa banque Centrale (qui, faut-il le rappeler est une structure dont le capital appartient à 100% à l’État, c’est-à-dire à nous tous) que la monnaie détient ce rôle et une communauté moderne ne pourrait s’en passer sauf à transférer toute la création monétaire à la Banque Centrale

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19 commentaires pour 69 – Billet invité: A-J Holbecq « considérations… »

  1. NingúnOtro dit :

    Jorion oublie, Jorion se trompe…

    … Jorion, qui ne trouve toujours pas de travail paie l’hébergement de son blog 200€/mois.

    A mon avis, Jorion sait bien ce qu’il fait… il joue l’arbre qui cache la foret.

    La création monétaire par les systèmes bancaires occidentaux suivait le modèle dit de réserves fractionnaires tel qu’il fut organisé par les orfèvres qui se convertirent en banquiers pour sauvegarder l’exploitation de la poule aux œufs d’or qui faisait la concurrence au miracle de la multiplication des pains et des poissons qui relevait de dieu lui-même. Cette poule aux œufs d’or était le constat statistique que seulement 10% des avoirs des clients dans leurs coffres était réellement utilisé en espèces hors de leurs établissements… et qu’en conséquence ils décidèrent qu’ils pouvaient maintenir une illusion de normalité s’ils faisaient circuler le 100% de ce qu’ils avaient dans leurs coffres comme si c’était le 10% qui circulait de tout ce qu’ils avaient dans ces coffres… et fonctionner avec de l’argent virtuel d’une façon beaucoup plus productive, pour eux, que s’ils pouvaient employer seulement l’argent réel.

    Toute la discussion est, grâce à Paul Jorion, cantonné sur l’affaire… Font-ils cela? Ne font-ils pas cela? et on n’avance plus car cet seul arbre nous cache la foret.

    L’important n’est cependant pas ce détail de faire ou ne pas faire.

    L’important c’est… POURQUOI ILS FONT! Qu’est-ce qu’ils gagnent en le faisant… comparés à d’autres qui ne le feraient pas (par exemple les arabes qui n’acceptent pas l’usure)… comparés entre eux de ceux qui le font à un majeur degré que d’autres.

    Puis… la crise des subprimes… c’est quoi? c’est une argutie pour se soustraire à la limite prudentielle qu’ils s’étaient auto-imposées pour ne pas tuer la poule aux œufs d’or. Quelqu’un à osé quand-même… emballer des % de prêts pour les mettre dans le coffre des fonds propres… et il à tue la poule puisque les gens normaux se sont rendus compte que quelque-chose ne tourne pas rond dans le système quand l’argent à commencé à manquer puisque le % qui circulait en espèces est tombé en dessous des 10% statistiquement incontournables, et ils ne font plus confiance au banquiers.

    Maintenant, le vrai problème c’est… A QUI L’EXPLOITATION DU SYSTÈME À PROFITÉ? Ils sont plusieurs, et chacun dans son coin préfère essayer de ressortir du coma dans laquelle ils croient l’avoir plongé leur poule aux œufs d’or. Utiliser la poule est un avantage comparatif si grand… qu’ils ne peuvent l’abandonner tant que la possibilité existe qu’un seul d’eux réussisse à la réanimer. Parce-que celui-la aurait acquis trop d’avantage. Puis, camarades dans le délit, ils souffrent aussi d’un cruel dilemme du prisonnier… qu’est-ce que ils peuvent confesser pour se faire pardonner… qui ne soit pas tant qu’ils n’arrivent pas à s’éviter de passer par la guillotine de la colère des citoyens abusés depuis longue date?

    POURQUOI ILS ONT FAIT? POURQUOI ILS INSISTENT?

    Et alors, nous pourrons continuer avec le problème qui est le notre… COMMENT SE DÉBARRASSER DE /TOUS/ CES ABUS.

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    • Bruno LEMAIRE dit :

      « A mon avis, Jorion sait bien ce qu’il fait… il joue l’arbre qui cache la foret. »
      On peut effectivement le penser.

      D’où aussi cette question : »A QUI L’EXPLOITATION DU SYSTÈME A PROFITÉ?  » ou « POURQUOI ILS ONT FAIT? POURQUOI ILS INSISTENT? »

      On sait plus ou moins par qui Jorion est propulsé. On sait aussi que la plupart des lobbies financiers sont pour le statu quo.

      On constate aussi que, dans aucune discussion « médiatique », la question de la monnaie n’est véritablement posée.

      Si on ne propose pas une solution « clé en mains », je pense qu’il n’y a aucune chance de changfer le contexte.

      On en revient toujours à cela:
      1) Propositions de M.Allais-C.Gomez
      2) Propositions Crédit Social
      3) Propositions et expérimentations « locales »: monnaies complémentaires ou autres.

      J’avoue que, maintenant que je sais que Jorion se trompe – et nous trompe -, que ce soit sciemment ou non ne peut concerner que sa conscience: pour le reste, on sait qu’il favorise, consciemment ou non, le statu quo (ou, peut être une ‘big revolution’ si le désespoir finit par s’emparer du plus grand nombre)

      Amicalement, Bruno.

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  2. Oppossùm dit :

    Voilà de J-A remet cela !😉

    A) Une idée simple me vient : si la création monétaire était bridée par les dépôts , on ne voit plus trop comment la masse monétaire pourrait croître … ni à quoi servirait le système des réserves fractionnaires.

    Ou alors il faudrait supposer que non seulement la banque triche en prêtant en ‘cachette’ nos dépôt … mais qu’elle triche encore plus … en en prêtant beaucoup plus …

    B) Autre chose : j’ai toujours trouvé que la phrase d’Allais : « La banque a prêté la plus grande partie de ce dépôt qui, redéposée ou non dans une banque, est considérée comme une encaisse disponible par son récipiendaire. » avait un gros problème de sens …

    – On dirait qu’Allais pense la monnaie sous 2 angles différents , sous deux conceptions : monnaie pleine / monnaie convention . Or s’il est vrai que les conceptions coexistent dans l’histoire à la foi dans la réalité et dans les mentalités, lorsqu’on raisonne, il faut rester soit dans un cadre soit dans l’autre

    La phrase d’Allais a un sens en monnaie pleine .
    Mais elle ne rime à rien en monnaie conventionnelle puisque cette situation se ‘traduit’ de façon plus direct en disant : la banque n’a pas prêté de dépôt mais elle a fait un pur crédit ex-nihilo.

    Jorion aussi réfléchit en monnaie pleine : la banque a prêté un dépôt.

    Mais là Allais et Jorion diverge à l’avantage très net du premier.

    -Jorion dit alors : la monnaie ne peut être en 2 endroits : le prêteur ignorant et l’emprunteur ont beau ‘considérer’ , il y a en fait une tricherie qui ne ‘tient’ pas , et la monnaie n’est qu’à un seul endroit : je dirais que ce raisonnement bloque toute évolution . C’est à dire qu’ il n’y a plus grand chose à explorer … La piste est close.

    – Allais dit au contraire que cette ‘considération’ déboucherait sur une sorte de duplication monétaire . C’est un peu tiré par les cheveux , mais ce hiatus lui permet de voir correctement les choses : les signes monétaires de l’emprunteur et ceux du déposant peuvent fonctionner et circuler conjointement !!! Comptablement cela marche : des échanges économiques se produisent et il y a donc monnaie de fait.
    Alors on peut dire : il s’agit d’une tricherie qui fonctionne , autrement dit de la fausse monnaie qui roule aussi bien que la vraie (cf Dame de Condé) : on pense alors le ex-nihilo comme une production de faux-droits qui fonctionnerait (Allais parle souvant de ‘faux-droit) ! Le ex-nihilo est bien reconnu, mais par un moyen et un raisonnement alambiqué quoique historiquement intéressant.

    B bis ) Je termine avec Paul J. et son impasse : pour bien montrer que la duplication de monnaie n’est pas, il renvoit sans cesse la vérité d’une monnaie à sa transformation en son gage , c’est à dire dans notre système en monnaie fiduciaire : « … la somme de ces « considérations » est de 190 €. Cette somme est très théorique, puisque les 190 € ne peuvent pas être mobilisés simultanément … »

    Il pense donc le système , lui aussi en monnaie gagée , mais au lieu de parler de tricherie opérante, il nie la qualité de ‘monnaie’ au 90 € supplémentaire , pour nier ensuite leur existence, pour finir par ne pas voir qu’il y a bien eu ‘échange’ économique sur ces 90 là !

    C’est à dire que la fonction fondamentale de la monnaie n’est plus pour Jorion l’échange.
    La monnaie est donc chez lui ramenée et ratatinée à sa fonction de réservoir le plus fiable possible de valeur. Cette fétichisation est assez extraordinaire chez quelqu’un qui se réclame en partie de Lévi-Strauss pour qui le structurant fondamental est l’échange.
    De plus en ratatinant la ‘considération’ qu’ont des choses , les hommes, P.J. évacue toute la force du symbolique , des représentations, des mythes et des actions et institutions en découlant

    C) Autre erreur, à mon avis , de P.J , qui écrit :
    « En fait, la position défendue par Maurice Allais s’identifie à celle de l’économiste « anarcho-capitaliste » (il est lui-même à l’origine du terme) Murray Rothbard (1926-1995) pour qui un système bancaire sain requiert des réserves fractionnaires de 100 % … »

    A ma connaissance l’école autrichienne n’est pas fondamentalement pour un 100% monnaie, contrairement à l’école de Chicago et des monétaristes qui s’en approchent plus.
    L’école autrichienne est plus proche d’un système de banques libres où le bridage du crédit se ferait par un système de banques créant une monnaie solide sur des projets viables , ces banques étant responsables et non plus ‘protégées’ par l’Etat, c’est dire bien plus enclines à réfléchir avant de faire du ex-nihilo à tout va.

    Allais se rapprocherait donc de l’école de Chicago, mais là on l’on surveille (en fait le monétarisme ne s’est jamais vraiment appliqué, mais a plutôt été le faux-nez d’un système de spéculation financière renforcée) , Allais, lui propose d’étatiser.
    (Ca me laisse perplexe même si à priori ça ne me gêne pas)

    P.J. parle alors du rôle d’intermédiation des banques, qui serait détruit … mais ça serait quoi cette intermédiation ?

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  3. Oppossùm dit :

    Beaucoup aimé le dernier billet de Paul …
    http://www.pauljorion.com/blog/?p=8718

    – il revient sur une décision de publier un article … mais en extrait un passage … un peu à sa gloire …
    … (et à sa double gloire puisque ce Henri Brosse (Vade retro satanas) cite l’article de Carrilho qui lui même encense P.J.)

    – il souligne sa bienveillance démocratique puisque que ce billet invité était critique à son égard mais qu’il en faisait une base de discussion.

    – il met en avant sa vigilance : quand cela sent le néo-nazi , on censure -principe de précaution oblige- et ceci même si le néo-nazi dit qu’il pleut et … qu’effectivement … il pleut.

    – ainsi que sa radicalité : j’envoie un mail à 18h30 , pas de réponse à 22h : je sabre !!!

    Bon j’ai l’esprit mal tourné , je sais , et il s’agit d’un péché bien véniel

    PS/ Ca me fait penser que le programme du front national dans sa partie économique s’inspire -plus ou moins bien certes- de pas mal de positions d’Allais et qu’il ne le cache pas.

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    • A-J Holbecq dit :

      On est un peu hors sujet du billet, là, mais un peu d’historique qui va dans le même sens.

      Pourquoi Jorion a t-il fini par censurer tous mes messages?
      Réponse: parce que j’avais soutenu « bankster » (et surtout Paul Grignon par la suite) qui avait écrit dans un commentaire refusé (Saturday, November 22, 2008 9:51 AM – « Le vrai débat sur la monnaie peut commencer »)

      @GHOSTDOG:
      Vous écrivez : « Je crois qu’il s’agit d’une erreur GRAVISSIME d’analyse que de stigmatiser par ex en France les Rotschild et par ailleurs quand on voit ce que cela a donné en 1939, je crois qu’il est de notre devoir de le dénoncer haut et fort. »

      Quelqu’un a stigmatisé les Bauer (Rothschild) en 39 ? vous avez des liens ou des preuves de ce que vous avancez ?

      ROTHSCHILD(vrai nom BAUER, et non pas RED SHIELD devenu rothschild, « a cause de l’enseigne commercial de la famille »), ROCKEFELLER, WARBURG, MORGAN, KISSINGER, et il y en a d’autres.

      Ils ont TOUS financés les 2 camps de TOUTES les guerres.

      Ce qui est GRAVISSIME c’est de croire que l’antisémitisme nous le devons a Hitler, nous devons l’antisémitisme, le terrorisme et toutes les guerres AUX BANKSTERS (les noms cités ci dessus).
      Dans son livre Mein Kampf, Hitler donne le nom de son mentor de l’eugénisme , il est américain, et maintenant cherchez ce qu’il a fait depuis …. vous avez trouvé ? donc vous avez compris…

      Ensuite, Jorion a accusé « bankster » d’être raciste (et antisémite) : Je ne sais plus dans quel billet postérieur, et c’est sans importance, Jorion s’est trouvé une part de sang juif.. expliquant sa colère.

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      • Catherine dit :

        Non A-J, mille fois non, tu es au coeur du coeur du réacteur, bigre, ça coince d’une autre façon, certains mess(a)ge quand tu dis ça, « hors sujet du billet », et ça s’appelle de la censure intériorisée inconsciente!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!ça doit être rappelé ce genre de choses, et tu fais très, très bien de le faire car c’est cela qui fait sens et ordonne le tout, ça éclaire l’imbroglio, c’est l’axe, le pivot, et dis-moi, sans pivot, est-ce que quelque chose peut tourner?
        Non, car dès lors,ça va dans tous les sens, et c’est la confusion la plus noire.

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    • NingúnOtro dit :

      Vous aimerez son actualisation après avoir reçu un mail du sujet. Les limites à sa liberté d’expression existent donc et leur orientation peut être déduite sans trop de peine.

      C’est son droit. Il craint… et fait des choix qui sont orientés par ces préjugés et ces ententes sur la distribution de forces à l’œuvre.

      Il pourrait (mais il doit nager sans mouiller sa chemise) déclarer quelles sont les vaches sacrés auxquelles il ne peut ou ne veut s’attaquer, cela simplifierait le panorama pour ceux qui veulent savoir s’ils peuvent ou pas prétendre l’avoir comme alliée.

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  4. Oppossùm dit :

    Oui, c’est vrai que P.J. a toujours fait preuve d’une très grande prudence constante pour que son blog ne soit jamais pollué par le conflit israélo-palestinien. Ainsi que par la volonté de tenir à l’écart les interprétations complotistes
    Et une partie de ses « réactions » s’explique par ce double souci.

    A cette sagesse hygiéniste et compréhensible (garder le contrôle de son blog, de son outil ) se sur-ajoute une précaution strictement pragmatique et réaliste : ne pas aliéner à son action ni à sa personne, aucun des soutiens disparates, et antagonistes, dont il dispose.

    Paul est un idéaliste mi semi-naïf, mi-moralisateur . Le traitement d’Henri Brosse est édifiant : après que celui ci ait avoué avoir fréquenté des négationnistes des chambres à gaz, mais affirme et confirme avoir abjuré , Paul reçoit son repentir et l’en félicite , mais refuse de rediffuser son billet au motif que ce péché-là ne saurait être entièrement lavé, et que de plus cela pourrait salir et faire du tort au blog de Paul Jorion.

    P.J. est fascinant à observer.

    PS/ J’ai bien aimé son article ‘Feu en la demeure’ … mais je n’ai pas bien compris s’il fallait sauver l’Europe … où bien la laisser aller au terme de sa crise (comme le défend François Leclerc) …
    Je n’ai pas bien compris également si l’interdiction des paris sur les fluctuations des prix était une mesure vraiment urgente ou pas … parce que si le but est que le système s’autodétruise selon sa propre logique … inutile de trop se presser …

    Et si les spéculateurs ne font pas un peu , pour une foi, un salutaire ménage rappelant que -même s’il y a des disparités relatives de richesse au sein de l’UE- , vivre éternellement de crédits et déficits maquillés de tricherie , même quand on est un ‘Etat’, n’est tout de même pas une très bonne méthode.

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    • NingúnOtro dit :

      Les spéculateurs ne peuvent faire salutaire ménage… tant qu’ils se trouvent en compétence les uns avec les autres.

      Cette compétence, cet éternel besoin d’accroitre la compétitivité… est ce qui à instauré la tricherie de la création monétaire ex-nihilo qui fut discipliné par le mécanisme de la réserve fractionnaire en bénéfice permanent de quelques-uns et institutionnalisé par les faits avant que la collectivité soit capable d’en découvrir le coté pernicieux. Ce même besoin de plus de compétitivité est ce qui à conduit à quelques-uns à faire sauter les mesures de contenance et occasionner la crise des subprimes. La cause de la crise des subprimes n’est pas le fait des ninja, ces preneurs d’hypothèques sans propriétés, revenus, etc…. mais l’avidité des banques qui avaient besoin de n’importe qui en quantité industrielle comme excuse pour avoir quelque-chose à titriser. Tant que l’excuse était bonne… celui qui titrisait 1.000 milliards gagnait plus que celui qui n’en titrisait que 100.

      Et puis, les banques ne sont pas Mr. Jekyll sans que les états soient Dr. Hyde… Les états se font la concurrence par l’affichage des PIB dans les statistiques… et les avoirs « volatiles » titrisés, comme toute la finance créative… apporte beaucoup à quelques PIB.

      L’échiquier n’est encore qu’à moitié dévoilé pour le grand public, d’une telle façon qu’on à l’air de comprendre que les gouvernements et les acteurs financiers ne savent pas ce qu’ils font ou doivent faire… mais c’est seulement parce-que on ignore la moitié de leurs contraintes et les fins ultimes qu’ils poursuivent.

      Tout est fascinant à observer si on ne nage pas dans l’obscurité de l’ignorance, car celle-ci inhabilite l’interprétation de la partiture.

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    • Bruno Lemaire dit :

      J’avoue, à ma grande honte, que je ne vais plus sur le blog de P. Jorion. Je ne sais pas si je fais bien, mais je fais autre chose.

      Amitiés, Bruno.

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  5. hellen dit :

    Bonjour à tous,

    Je pense que Paul Jorion se situe constamment sur une position que l’on peut résumer ainsi :
    d’une part il prétend militer pour l’intérêt du plus grand nombre (droit pour tous à une vie décente)
    et d’autre, il préconise des mesures (l’interdiction des paris…) nettement insuffisantes pour atteindre ce but.

    Alors, de deux choses l’une : soit le but est feint, soit P.J. est dans l’incapacité d’envisager de plus amples mesures (crédit social, revenu d’existence…) qui pourraient l’assurer.
    Le fait qu’il refuse clairement de discuter de ces mesures peut faire pencher pour le premier terme de l’alternative.

    Tant qu’il reste sur cette position équivoque, il n’est pas intéressant de le suivre.

    Par ailleurs, appliquer, comme il le fait dans son dernier billet, à la condition humaine une imagerie animalière (des puces et la bête qu’ils parasitent) non seulement n’apporte rien au débat mais le rabaisse à un niveau inacceptable, surtout venant d’un anthropologue.

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  6. Oppossùm dit :

    Hellen,
    attention déjà l’interdiction des paris sur les fluctuations des prix serait la destruction d’un appel d’air à la production de crédit , essentiel.

    Mais rien que cela pose d’ailleurs des problèmes considérables , car je me dis (à priori et avec mes maigres connaissances) que ce serait tarir la source de pas mal de ressources : la spéculation c’est aussi la retraite de millions de personnes, ce sont des rentrées fiscale pour les états au travers de taxes, c’ est le système bancaire qui améliore ses fonds propres et sauvegarde ainsi – dans une certaine mesure – la santé du système monétaire.

    Je me fais un peu l’avocat du diable , mais c’est juste pour dire que la diabolisation ou bien le regard purement moraliste que l’on porte sur la spéculation ne dois pas faire oublier que le système est extrêmement complexe et que lorsqu’une amélioration à long terme passe par une nette dégradation à court terme, nos systèmes démocratiques (et donc également un peu ‘démagogiques’) acceptent difficilement ce genre de solution …

    Bon je dis ça , je dis rien

    PS/ Je ne pense pas qu’on puisse mettre en doute une forme de sincérité de P.J. . Reste une ambiguïté toujours gênante : celle de son radicalisme qui , en fait , n’a rien de révolutionnaire. (Bon je ne suis pas révolutionnaire moi non plus).
    ET même son radicalisme reste bordé par des aprioris (qu’on subodore sans les connaître vraiment, ce qui est gênant)

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  7. Renaud dit :

    Très bon ces échanges ci-dessus. Outre le billet de AJH qui étaie comme souvent des positions bancaires plus proches de la réalité et surtout libérées des hypothèques « d’écoles » et « médialiques ».
    Les commentaires qui suivent sont très « en phase » vis-à-vis de l’attitude de Paul Jorion. Depuis que J. Attali (et je sais pas de choses sur ce dernier) a donné la « pichenette » à l’éditeur La Découverte qui édita le premier livre de P. Jorion en janvier 2007. Ce dernier attend donc comme un infirmier ou un médecin d’urgence qu' »on » l’appelle ou qu’on l’embauche pour soigner le système, et cette « position intermédiaire » de l’interdiction de parier sur la fluctuation des prix est finement calculée au plus près des « forces » encore en équilibre « indifférent(?) » qui pourraient faire basculer Paul d’un côté ou de l’autre selon les « circonstances », en principe absolument inconnues à l’heure qu’il est. Mais le catéchisme « anticonspirationiste » transpire de l’un des axes majeur de structure du système politico-médiatique actuel où l’on déclare antisémites ceux qui génent ce dit système, même s’ils disent la vérité. C’est ainsi que ce même système fait le décomptes de son « personnel » actuel et potentiel.
    Ceci dit, je voulais signaler cette censure qui va dans le sens de tous les comentateurs ci-dessus avec lesquels je suis bien d’accord. J’ai envoyé aujourd’hui un commentaire sur le blog de Paul suite à son billet BFM-Radio ce lundi 8 mars 2010 à 10h46, soit: Rumbo @ le 8 mars 2010 à 13h21 que j’avais terminé en affichant ces deux sites (ci-dessous) de Janpier Dutrieux que j’apprécie particulièrement, et bien le texte est paru, mais Paul a censuré les deux sites.
    Je confesse que je vais parfois sur le blog de Paul surtout par « opportunisme » en pensant au grand nombre de visiteurs et de lecteurs constants. Mais si la censure s’y met, je crois que je n’insisterai plus.
    Voici les sites en question:

    http://www.prosperite-et-partage.org/
    http://fragments-diffusion.chez-alice.fr/

    Amitiés
    Renaud

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  8. Oppossùm dit :

    Oui très intéressant ce Janpier Dutrieux , avec un angle de vue assez anticonformiste à l’intérieur de la démagogie de l’anticonformisme … (Bon , enfin je me comprends )

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  9. Oppossùm dit :

    Paul J. vient à nouveau de clôturer une file, d’office. Il est vrai que ça tourne en rond .

    A) Voici sa justification :

    « 1) En ajoutant le montant des reconnaissances de dette à celui de l’argent (quel que soit son support matériel ou immatériel), on obtient des sommes supérieures à celles obtenues en ne comptant que l’argent. En période de désendettememt, la somme totale diminue nécessairement.

    2) Le support est indifférent. Deux choses ne sont pas équivalentes parce que leur support est le même : un billet de banque est de l’argent mais un billet de loterie n’en est pas. Les flux d’argent immatériel et les reconnaissances de dette ne sont pas identiques parce que leurs traces sont pour tous deux des écritures.
     »

    ==> Le 1) n’appelle pas de commentaire puisqu’il s’agit d’une évidence tautologique : quand on ajoute la somme des truc à celle des machins … il y a en principe plus …
    Je note simplement qu’il distingue , comme toujours, l’argent et la reconnaissance de dette

    ==> pour son 2) :
    Personne à ma connaissance n’a confondu ‘argent’ et ‘reconnaissance de dette’ , sous prétexte que le support ou la trace en écriture pourraient en être les mêmes .
    Mais ce distinguo n’empêche pas que l’on puisse très bien définir comme ‘monnaie’ , ce qui assure les échanges économiques , avec laquelle les agents s’estime réellement payés , et qui soit également considéré comme tel en Droit.

    B) Je note que P.J. ne dit pas les choses de façon précise : il se contente de généralité .
    Ainsi il ne dit plus explicitement que le ex-nihilo n’est pas.

    A mon avis , il se rend compte du peu d’intérêt de sa distinction, en terme de capacité explicative des crises ou même des mécanismes économiques, mais pour sauver la face, il continue à s’y accrocher.

    C) Le problème est qu’il maintient Julien , JF et d’autres dans des visions soit sans intérêt soit baroque, soit fausse (JF) .

    On les voient d’ailleurs se démener dans leurs explications en utilisant tour à tour des bouts de ficelles explicatifs :
    –> le dépôt à vue, puis la vitesse, puis la notion du ‘sentiment d’être payé’ puis la compensation, puis le droit , puis certaines règle comptables , puis des textes un peu confus de personnes isolées, puis la notion de compteurs , puis l’intermédiation etc etc … :
    c’est anarchie et la confusion dans la sur-explication !

    (Je note que Paul laisse également dire des énormités à certains -notamment JF- , du moment que cela va dans son sens … mauvaise méthode à mon avis)

    Le cas de J.P. Voyer est plus complexe : à mon avis il sent bien l’erreur (où l’inintérêt total) conceptuelle , mais c’est un esprit essentiellement ludique et provocateur, de sorte que chez lui l’erreur ne le gêne pas, puisque seule la beauté d’une pure forme , et d’une forme en forme de provocation, peut amener à une vérité.

    D) Paul conclut ainsi :
    « Les discussions sur la monnaie ici finissent toujours par achopper sur le fait que certains intervenants ne pourront pas se résoudre à cela.  »

    M. de La Palisse n’aurait pas dit mieux : une discussion qui se prolonge « achoppe » toujours sur le fait que l’un des deux ne veut pas se ‘résoudre’ à l’autre.
    (C’est même son origine et sa raison d’être, mais passons …)

    Parce que la conclusion ‘naturelle’ de la discussion serait probablement , selon lui, que 95% des personnes qui depuis un siècle ne pensent pas comme lui, se résolvent à admettre et à ‘penser’ la monnaie selon des catégories sans grand intérêt.

    Je pense l’affaire est entendue et que le débat est clos . (Mais alors … Post-Jorion a-t-il encore une raison d’être ?😉 )

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    • postjorion dit :

      Votre commentaire serait mieux dans le « 71 – « , mais vous n’y êtes pour rien, c’est moi qui avait du retard.🙂
      Je me permet de l’y recopier (enfin, je vais essayer)

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  10. Il semble y avoir une faiblesse encore plus évidente dans le raisonnement de Jorion.

    Selon lui, l’argent emprunté ne peut plus être démultiplié car on n’emprunte pas pour déposer de l’argent sur un compte à vue, le taux d’intérêt est prohibitif;

    Est-ce que je me trompe, ou bien l’argent prêté, une fois utilisé à d’autres fin, termine dans une banque et est réalimente le système de manière récursive, jusquà la limite imposée par la réseve fractionnaire?

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