45 – De Charybde en Scylla, par François Leclerc

02 11 2009 Publié par François Leclerc

Billet invité du blog de Paul Jorion.


Avec obstination, la machine économique continue à ne pas vouloir bien fonctionner. Afin de ne pas caler après avoir bien failli sombrer corps et âme, deux soutiens permanents lui sont nécessaires : celui des banques centrales (ces mystérieuses entités détentrices du pouvoir régalien de la création de la monnaie), ainsi que celui des pouvoirs publics (ces entités qui nous représentent et nous endettent pour sauver le système financier). Ces deux pompes à phynance doivent tourner afin que la machine ne grippe pas, que les apparences soient sauves, que la fiction d’un capitalisme capable de se réformer conserve sa crédibilité (bien que ses hérauts fassent tout pour démontrer le contraire), sans autre perspective que de continuer à pomper. Comme de vrais Shadoks. Sans non plus sembler mesurer le risque grandissant de préparer une nouvelle crise.

De plus en plus nombreuses, des voix s’inquiètent en effet de la formation d’une nouvelle bulle financière résultant de l’envol actuel du marché des actions grâce à la quasi gratuité de l’argent dispensé par les banques centrales. Craignant, pour les mêmes raisons, les effets de l’exercice à grande échelle du carry trade, avec comme leviers le taux zéro de la Fed et le dollar. Remarquant qu’au grand bal privé du marché des produits dérivés, un nombre restreint de danseurs accapare tous les prix. Constatant que les bilans des banques centrales enflent au fur et à mesure qu’elles accumulent les actifs toxiques en contre partie de leurs prêts, jouant par défaut le rôle des « bad banks » qui n’ont pas été crées. Et l’on n’en finirait pas d’énumérer ces menaces, tandis que le système financier continue à se remettre très lentement de ses aventures en s’appuyant sur nos épaules tout en s’accrochant à notre cou à nous en faire couler. Le deleveraging (le désendettement) se révèle hors de prix et pas dans nos moyens.

De manière parfaitement empirique, plus guidés par ce à quoi ils ne voulaient pas se résoudre que par ce qu’ils devaient accomplir, les pouvoirs publics occidentaux ont tous emprunté une voie similaire, aux variantes finalement secondaires. Ils ont décidé de soutenir prioritairement les institutions financières à coup d’aides financières diverses, faisant le calcul qu’elles finiraient par progressivement retrouver leur santé. Ainsi que de combattre les effets la crise financière sur l’économie par des mesures de relance destinées à être provisoires. Aboutissant, dans un premier temps, à des résultats mitigés dans ces deux domaines, puis aux impasses dans lesquelles nous sommes entrés. Exprimant les deux contradictions majeures suivantes.

Il faudrait ainsi tout à la fois arrêter les injections monétaires cadeaux que les banques centrales continuent de prodiguer, alors même que le marché en est plus que saturé et qu’elles contribuent à la formation d’une nouvelle bulle financière, et les poursuivre. Car c’est grâce à elles que les banques peuvent faire leurs affaires et reconstituer leurs forces. C’est le premier dilemme, celui devant lesquelles se trouvent les banques centrales, qui ne cessent d’annoncer qu’elles vont un jour finir par refermer leur porte-monnaie, tout en le gardant toujours grand ouvert pour y puiser. Commençant même à s’inquiéter, sans pouvoir rien trop y faire, du fait que les banques prennent goût à ces distributions régulières, risquant d’en faire demain un avantage acquis ! Car on est génie de la finance à peu de frais, dans ces conditions  !

Le second dilemme concerne non plus la finance mais l’économie. Le provisoire des plans de relance risque là aussi de s’installer, alors qu’il faudrait l’interrompre, ou au moins ne pas le poursuivre. La croissance retrouvée est en effet à ce prix, car l’initiative privée ne prend pas le relais, mais la dette publique augmente, constituant une seconde bulle tout aussi menaçante que la première. Que faire, poursuivre les relances et accroître encore la dette, ou ne pas les renouveler et abandonner la maigre croissance retrouvée, risquant par la même d’aggraver encore la situation des établissements financiers  ?

Les décideurs professionnels sont enferrés. Ils ne peuvent plus que tergiverser et attendre qu’un Deus ex machina intervienne, comme du temps du théâtre grec. Faire le pari d’une croissance qui ferait boule de neige, mais qui reste introuvable chez eux et marginale chez leurs partenaires des pays émergents, sans l’effet d’entraînement qu’ils espéraient.

Il ne s’agit là que du présent. Si l’on considère l’avenir, les choses ne se présentent pas sous de meilleures auspices. De nombreux économistes considèrent en effet qu’un grand déséquilibre macroéconomique mondial devrait être corrigé, impliquant que les pays émergents réorientent leur activité économique, prioritairement exportatrice, afin d’appuyer désormais leur croissance sur le développement de leur marché intérieur. Et que les pays développé accroissent de leur côté leur épargne, dans un mouvement inverse (l’augmentation de l’épargne est une manière pudique et convenue d’évoquer la diminution de la consommation). Mais cette vision se heurte à des obstacles que ces mêmes analystes négligent ou ne savent pas évaluer, déplorant dans le meilleur des cas (celui de Nouriel Roubini par exemple), que cela n’en prenne pas actuellement le chemin, sans en étudier les raisons, enfermés dans leurs raisonnements économiques.

Si ce grand rééquilibrage tarde à s’opérer, comme il est très prévisible, les mêmes causes vont continuer, des deux côtés, de produire les mêmes effets. Les facteurs d’inertie en cause sont en effet puissants. Comment transformer des sociétés profondément marquées par un développement économique et social inégal, dans lesquelles seule une minorité bénéficie réellement d’une croissance et d’une modernité résultant de l’activité exportatrice ? Comment parvenir, de l’autre côté, à ce que les classes moyennes occidentales acceptent sans réaction de voir leur statut et leur niveau de vie atteints durablement ? Comment gérer nos sociétés démocratiques si les inégalités sociales s’y accroissent et se cristallisent  ? Ces questions, de toute évidence, ne sont pas de l’ordre de l’économique. Ce qui ne les empêchent pas d’être très d’actualité, mais de rester sans réponses.

Dans un second domaine, qui concerne l’avenir, on atteint actuellement des sommets. Il était déjà acquis que la régulation financière, dont les modalités tardent toujours a être définie, pour ne pas dire à être mise en place, a par avance toutes les chances de se révéler à l’arrivée sous la forme d’un sarcophage plein de trous. Laissant le monde financier tout à ses aises, dans l’attente de la prochaine crise qu’il suscitera immanquablement. Mais un débat montait, venant de l’intérieur du sérail, à l’initiative de financiers avertis, auquel il a fallu répondre dans l’urgence pour couper court à toute mise en cause plus vaste. Il s’agissait du danger représenté par les institutions TBTF (too big to fail) bénéficiant d’un aléa moral étendu, d’une totale impunité pour leurs méfaits, pour parler clair. A ceux qui préconisaient, qui une taxe sur les transactions financières, qui le retour à une séparation entre banques de dépôt et d’investissement, l’administration Obama a répliqué avec beaucoup de célérité, montrant qu’elle avait conscience du danger que représentait cette contestation. Un projet de loi en est issu comme un lapin sort de son chapeau, dont le mécanisme, rappelant par la complexité de son échaffaudage celui du PPIP destiné à purger les banques de leurs actifs toxiques, pour l’essentiel abandonné, paraît tout désigné pour l’être lui aussi en chemin.

L’idée est de définir une liste d’entreprises TBTF, tenue secrète, qui feraient l’objet d’une surveillance particulière et qui, en cas de pépin et de démantèlement, devraient assumer au final les coûts de ce dernier. A défaut, les entreprises dépassant le montant de 10 milliards d’actifs pourraient être mises à contribution pour rembourser l’Etat des fonds qu’il aurait engagé, par le biais d’une sorte de mutualisation des risques. L’accent étant mis sur le fait que les coûts du sauvetage ne seraient plus à la charge des contribuables. Cette construction, qui suscite de vigoureux débats aux Etats-Unis, appelle trois remarques. La première est qu’elle vaut reconnaissance du fait que toute les mesures de régulation financière antisystémiques en cours de discussion au Congrès n’empêcheront pas d’importantes institutions financières de sombrer, et qu’il vaut donc mieux déjà s’y préparer. La seconde que la fiction d’une liste d’entreprises TBTF confidentielle (avant d’éviter qu’elles bénéficient d’un aléa moral en connaissance de cause, pouvant toujours organiser leur insolvabilité en cas de problème) est proprement risible. La dernière qu’il est bien peu crédible de penser que la loi, si elle était adoptée, puisse être appliquée si nécessaire sans être contournée. Il faudrait pour mieux en juger connaître ses décrets d’application !

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43 réponses à “L’actualité de la crise: de Charybde en Scylla, par François Leclerc”

dag dit :

2 novembre 2009 à 22:18

Le deleveraging (le désendettement) se révèle hors de prix et pas dans nos moyens.
Dans Blommberg ce soir on peut lire la confirmation très nette d’un professionnel apparemment à l’aise avec la nécessité dune nouvelle bulle .
“Even if things are getting better, we might need another bubble to digest the debt,” said Antoine Drean, chief executive officer of Triago, a Paris-based firm that raises money for private-equity funds and sells existing interests in buyout pools. “The debt will still be a big issue and it’s difficult to take care of today.”

dag dit :

2 novembre 2009 à 22:32

Désolé j’avais oublié le lien

Dans le même article G. Soros parle de la saignée à venir dans le domaine du LBO

http://www.bloomberg.com/apps/news?pid=20601109&sid=atsr3FBrgO7I

Hervey dit :

2 novembre 2009 à 22:32

Merveilleux shadocks.
Pour faire des bulles la recette est simple: de l’eau, du savon et une flute pour insuffler de l’air.
L’Etat fournit l’eau, la banque centrale le savon et les banques peuvent s’époumoner à faire des bulles.
Le Deus ex machina je vois pas. C’est là le problème.
Merci encore François Leclerc pour la justesse ses éclairages.

hagar dit :

3 novembre 2009 à 00:23

Une âme charitable voudrait bien m’expliquer en termes simples pourquoi quand on a le pouvoir de créer de la monnaie ex-nihilo, et via le taux d’intéret de la détruire (j’ai bon ?) on ne peut pas faire disparaitre de la dette ? Toutes ces projection apocalyptiques de ce blog se basent sur le principe que la dette devra être remboursée, la question est quand on peut créer et détruire la monnaie que veut dire la dette ?

Thomas dit :

3 novembre 2009 à 10:46

Nous sommes deux (au moins) , M. Leclerc, je me faisais le même genre de réflexion en lisant votre édito de ce jour…

François Leclerc dit :

3 novembre 2009 à 11:33

L’apocalypse n’est pas mon horizon, je décris ce que je constate. Quant à l’effacement de la dette par l’inflation, le phénomène est simple malgré que l’expression soit trompeuse. C’est souvent le cas dans le domaine de la finance. C’est l’augmentation de la masse monétaire qui en est l’expression qui facilite le remboursement de la dette. Elle n’est donc pas détruite, mais remboursé à moindre frais.

Claude Bohlinger dit :

3 novembre 2009 à 12:09

La dette existe de façon intangible, tant qu’elle n’est pas répudiée.
Je serais alors tenté d’interpréter cette création profuse de monnaie utilisée au temps t par les institutions financières pour procéder alors à bon compte à des acquisitions, à des concentrations, au renforcement des monopoles … comme un moyen permettant ensuite au temps t+x, le jour où les comptes devront être apurés, de faire porter la dette accumulée par le contribuable.
La monnaie comme vecteur permettant le transfert de la dette des plus riches au plus pauvres en quelque sorte.

BA dit :

3 novembre 2009 à 00:27

Aux Etats-Unis, les consommateurs sont fauchés et surendettés. Donc l’Etat soutient les consommateurs en leur distribuant des primes. Le programme surnommé « Cash for houses » est le suivant : un primo-accédant qui achète un logement a droit à un crédit d’impôt de 8000 dollars ! En clair : l’Etat subventionne les consommateurs pour qu’ils achètent des logements !

Lisez cet article :

« L’indice des promesses de ventes des logements s’est inscrit en hausse de 6,1 % en rythme séquentiel à 110,1 sur le mois de septembre. Par rapport à septembre 2008, les promesses de vente affichent une augmentation de 21,2 %, soit un record de hausse annuelle. L’indice atteint ainsi le plus haut depuis décembre 2006.

‘Nous observons un ‘rush’ de primo-accédants avant la date d’expiration du crédit d’impôt, à la fin du mois prochain’ note Lawrence Yun, économiste en chef de la NAR, ajoutant que ‘la valeur des maisons se stabilisera bientôt, plutôt que connaîtra une nouvelle correction’. »

http://www.boursorama.com/international/detail_actu_intern.phtml?num=c0e0be5976d4d86d9099ccbfc1d5b869

Fin novembre 2009, l’Etat ne donnera plus le crédit d’impôt de 8000 dollars aux primo-accédants. Le secteur du logement connaîtra donc un effondrement.

C’est exactement ce qui s’est passé pour le secteur automobile. En juillet et août 2009, l’Etat a distribué une prime énorme aux consommateurs américains pour qu’ils achètent des voitures. Ce programme était surnommé « Cash for clunkers ». Ce programme a coûté aux contribuables américains 24 000 dollars par voiture achetée !

http://money.cnn.com/2009/10/28/autos/clunkers_analysis/index.htm?postversion=2009102910

Mais ensuite, que s’est-il passé ?

Réponse : quand l’Etat a arrêté de donner la prime, le secteur automobile s’est effondré. Voici le graphique :

http://research.stlouisfed.org/fred2/series/ALTSALES?cid=98

Et en France ?

En France, c’est pareil. Les consommateurs français sont fauchés et surendettés. Donc l’Etat soutient les consommateurs en leur distribuant des primes :
– prime de rentrée scolaire (pour acheter des fournitures scolaires)
– prime à la cuve (pour acheter du mazout)
– bonus écologique et prime à la casse (pour acheter des voitures)
– prime sous forme de crédit d’impôt pour les logements écolos (pour acheter des logements économes en énergie).

Un exemple : l’automobile. Début 2010, quand l’Etat français baissera les bonus écologiques et les primes à la casse, le secteur automobile s’effondrera.

Lisez cet article :

Lundi 2 novembre 2009 : « Les ventes de voitures neuves ont bondi de 20,1 % en octobre par rapport au même mois de 2008, dans un marché toujours dopé par les aides gouvernementales, alors que les clients anticipent la réduction de la prime à la casse et le durcissement du bonus écologique au début de 2010. »

http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=5c761a14b6b4102ea4545864383d3ded

Conclusion : aux Etats-Unis, en France, et dans les autres pays occidentaux, les consommateurs sont fauchés et surendettés. Du coup, ce sont les Etats qui se surendettent pour soutenir la consommation. Si l’Etat arrêtait de distribuer des aides et des primes, la consommation s’effondrerait brutalement.

Jusqu’à quand va durer cette fuite en avant ? Je ne sais pas.

Sam’s dit :

3 novembre 2009 à 06:03

@ BA

En clair l’état, le gouvernement, à défaut de pouvoir créer souverainement sa propre monnaie, subventionne non pas les consommateurs mais l’industrie et le commerce. Après plus de 6 milliards injectés dans l’industrie automobile sans contrepartie écologique, l’état en rajoute une couche en poursuivant son plan de primes à la casse qui, si elles n’existaient pas, auraient fait dégringoler les ventes de voitures.

On paiera donc les futurs nouveaux modèles automobiles « propres » trois fois. Une fois par le coût de la recherche, une deuxième fois par l’endettement de l’état et donc par des réformes sociales et le démantèlement des conditions de travail et une troisième fois par le prix final de cette mutation technologique, que nous consommateurs, devrons payer.

Bien joué !

Francois Leclerc dit :

3 novembre 2009 à 06:14

Josef Ackermann, le CEO de Deutsche Bank, s’exprimait hier à Londres à l’occasion d’une conférence organisée à popos de la régulation financière par le FSA, le contrôleur britannique.

A cette occasion, Il a appelé à la création d’un fonds de renflouement des banques, co-financé par les gouvernements et le secteur bancaire, qui aurait pour objet de recapitaliser une banque en faillite.

JBA dit :

3 novembre 2009 à 06:45

Merci pour ce billet et pour les shadoks associés.
La lucidité porte au pessimisme aujourd’hui.Je crois que je vais me resservir une dose de Monty Python.
Au plaisir de vous lire.

A. dit :

3 novembre 2009 à 09:21

Je trouve déplorable que les banques centrales ne monétisent pas plus la dette publique alors que les bulles d’actifs continuent de croître avec les dangers que cela représente pour l’économie réelle.

Pour  à BA sur la question de savoir jusqu’où cela va durer, la question de la dette publique posera une question incontournable aux Etats : va-t-on vers plus d’austérité budgétaire pour la contenir ou innove-t-on ? Lorsque je parle d’innovation, je pense plutôt à laisser tomber les vieilles recettes monétaristes pour quelque chose de neuf. Une nouvelle politique économique et industrielle dont la ligne directrice serait la suivante : la division internationale du travail à l’échelle du monde ne marche pas. Les emplois qui sont détruits en Occident ne sont remplacés de manière suffisante ni en nombre ni en qualité. Quel que soit le modèle de protection social que l’on adopte, ce sera un panier percé que l’on financera par la dette. Pendant trente ans, on l’a maintenu en vie grâce à l’endettement en France. L’Allemagne, sous Schrôder, a fait le choix de le remettre en cause afin de conforter sa spécialisation industrielle. même chose pour l’Angleterre.
Au final, soit on épuise cette logique, i.e, on la mène à son terme quelles qu’en soient les conséquences sociales. Soit, on passe à autre chose.

Thomas dit :

3 novembre 2009 à 09:47

C’est comique, à force, cette idée récurrente que la loi serait le moyen d’agir sur la situation des banques.

Enfin ! Nous savons tous que la loi ne contraint que ceux qui la respectent, c’est à dire vous, moi…..

Mais pas eux, en aucun cas.

BA dit :

3 novembre 2009 à 10:08

Mardi 3 novembre :

Londres dévoile un plan massif pour les banques.

Le gouvernement britannique poursuit son intervention massive du secteur bancaire. Après de premières injections au capital des grands établissements d’outre-Manche il y a plusieurs mois, Londres vient de dévoiler de nouvelles mesures de sauvetage.

– Première banque visée : Royal Bank of Scotland (RBS), qui va recevoir quelque 25,5 milliards de livres sous forme d’achat d’actions B. L’objectif : renforcer ses fonds propres aujourd’hui beaucoup trop faibles. Et Londres pourrait ne pas s’arrêter là, puisqu’il est prêt à ajouter 8 milliards supplémentaires si le ratio de solidité financière « Tier One » était inférieur à 5 %. Conséquence de cette injection de capitaux : la participation de l’Etat britannique au capital de RBS se hissera de 70,3 % à 84,4 %.

– Lloyds Banking Group (LBG) va également étoffer son assise financière. Détenue à 43 % par l’Etat britannique, le groupe va lever quelque 21 milliards de livres, dont 13,5 milliards récoltés grâce à une augmentation de capital.

http://www.lesechos.fr/info/finance/300387158-londres-devoile-un-plan-massif-pour-les-banques.htm

En clair : les banques anglaises sont comme les banques américaines, françaises, allemandes, espagnoles, etc.

Quand ça va bien, les banquiers s’en mettent plein les poches.

Quand ça va mal, les contribuables paient des dizaines de milliards pour sauver les banques.

Quelle est la devise des banquiers ?

« Pile, je gagne. Face, les contribuables perdent, et je gagne aussi. »

fujisan dit :

3 novembre 2009 à 10:47

Il semble aussi que le gouv britannique prévoie de démanteler RBS, Lloyds Banking Group et Northern Rock en créant 3 banques de de détail, dont l’essentiel de l’activité reposera sur les dépôts et les prêts immobiliers.

http://www.lecho.be/actualite/entreprises_finance/Londres_va_creer_3_nouvelles_banques_de_detail.8253762-584.art

yvan dit :

3 novembre 2009 à 10:50

La question que je me pose est :
Est-ce vraiment un sauvetage ou
une consolidation en prévision d’une tempête…???

Pablo75 dit :

3 novembre 2009 à 10:20

Des nouvelles du front:

En Espagne, selon la ministre de l’Emploi, les choses « s’améliorent », puisqu’il n’y a eu que 98.906 chômeurs de plus en Octobre (260.000 de plus les trois derniers mois), ce qui fait 3.808.353 en tout (990.327 de plus en une année).

Et avec 17,9 % de chômage on est loin d’être au bout du tunnel, puisque certains prévoient un chômage à 21 % au printemps 2010.

http://es.biz.yahoo.com/03112009/185/paro-subio-98-906-personas-octubre-3-808-353-desempleados.html
http://www.eleconomista.es/economia/noticias/1635429/10/09/La-tasa-de-paro-puede-tomarse-un-respiro-pero-le-quedan-muchos-meses-de-subida.html

verywell dit :

3 novembre 2009 à 12:27

Ce taux de chômage est effrayant – quand on sait en outre qu’il est sous-estimé.
Heureusement que les Espagnols ne sont sortis du franquisme qu’il y a trente ans et sont logiquement des europhiles béats. Heureusement également que la solidarité familiale joue pleinement son rôle sinon…

yves . dit :

3 novembre 2009 à 10:41

Le gouvernement allemand laisse filer la dette tout comme les autres.
La finalité de toutes ces dettes à travers le monde, ne serait elle pas de se trouver effacées du fait de l’impossibilité de les rembourser?
Ce point commun entre les grandes puissances devenant le préalable à toute négociation pour un nouvel
ordre économique mondial?
Cette idée me trotte dans la tête depuis longtemps, les stratégies mises en place par les uns ou les autres, aboutissent toutes à une aggravation énorme empêchant toute idée de remboursement compte tenu des montants faramineux.
Les USA ayant donné l’exemple, les autres puissances donnent l’impression de vouloir, au plus vite, dépasser
le point de non retour afin de pouvoir avoir le droit de s’asseoir autour de la table.
Cette idée devient petit à petit « une idée fixe » et rien n’est plus désastreux que de construire son raisonnement sur une hypothèse fausse. Ais-je vraiment tord?

yvan dit :

3 novembre 2009 à 12:05

Avec un d, oui. Tort s’écrit avec un t. Vous avez dû lire trop de mes commentaires bourrés de fautes, et j’ai dû aussi vous influencer en étant tordu.
Bon, la forme ne doit pas empêcher de considérer le fond.

Un nouvel ordre économique mondial, nous y allons. De gré (pour les Chinois) ou de force (pour les Américains).
Et c’est cette nuance qui risque de nous amener quelques problèmes.

C’est l’énorme sur-capacité de production de métaux et de béton des Chinois qui me gène.
D’ici qu’ils veuillent nous revendre leur camelote pour rien, je le vois venir.

RIOU René dit :

3 novembre 2009 à 10:59

LA POLITIQUE EXPLIQUEE A MES POTES

La casse des services publics…ça vous dis quelque chose?

Réduction des coûts, réduction des budgets de maintenance, réductions de personnel pour privilégier l’actionnariat,… ça vous dis toujours rien?

L’esprit, la volonté, l’idéal du Conseil National de la Résistance fait sûrement sourire les prolos dans les chaumières de la douce France. Le bon français ne se passionne plus que pour les chanteuses du moment et le sport. Il a tort!

Autres temps, autres mœurs
La télé-réalité est également là pour vous cacher la vraie réalité. Dormez bonnes gens, ne dérangez pas ceux qui transforment en vaches à lait (quitte à faire crever la vache par manque de soins), ces services qui faisaient partie de votre confort quotidien. Ah! les postiers, Ah! les agents EDF, Ah! ces pourris de fonctionnaires…vous en verrez de moins en moins c’est sûr! Il seront remplacés par de pauvres bougres mal payés, mal motivés. En résumé…

Vous paierez plus (faut pas rêver!),
Vous aurez moins (tant pis pour vous!).

Les héritiers-enfants-gâtés que nous sommes ne s’intéressaient même plus à ce patrimoine que leurs vertueux anciens leur avaient laissé. D’autres, plus retors plus âpres au gain, ont raflé la mise. Chacun est libre de ses choix, mais chacun devrait s’informer. Questionnez un syndicaliste du service public. Il se fera un plaisir de vous faire part de ses observations. Comme ça vous saurez.

ON VOUS DIT TOUT
Mais pas assez fort pour que vous l’entendiez…

Qu’est-ce qui vous passionne ? : le foot, les plans cul soft ou peu plus hard? C’est OK vous en trouverez.
Qu’est-ce qui reviens régulièrement sur l’écran? : les trucs les plus creux; les plus vides de sens, les non événements. Du genre…
La reine Trucmuche portait un gilet bleu; le couturier Untel s’est fait lifter; on retrouvé un type (il était au bistrot d’à côté) qui a vu le type qui a dit qu’il ne dirait rien; le Boucher de Senlis à découpé sa femme avec une scie de charpentier et une journaliste baratine pendant une heure devant le seuil d’une maison entouré de barrières type 14 juillet. Heureusement elle a un chouette décolleté. (la journaliste, pas la femme du boucher, la pôvre!)

De quoi ne vous parle t’on JAMAIS ? : de l’argent qui circule…, ou alors en 20 secondes à travers un discours volontairement incompréhensible. De l’utilité de certains budgets, des vrais raisons de notre politique vous n’en saurez rien ou juste ce qu’il faut pour ne rien paner. Vous avez dit démocratie?

COMME ON AIME BIEN RIRE UN PEU

On a le droit de regarder les mecs et les nanas qui nous amusent en pointant nos petits travers mais…
On a surtout pas le droit de regarder les mecs et les nanas qui nous amusent en pointant des sujets un peu plus « chauds «  ou confidentiels ou a fort enjeu économique.
Et pendant ce temps là il s’en passe des trucs…. T’as pas idée.
Tu me crois pas? Et bien parlons d’une certaine crise (dont on à pas fini de payer la facture) et de ce qui s’en est suivi…accroche-toi, tu vas rire!

Plus les shadocks pompaient plus il n’y avait rien qui se passait

Paul JORION lui aussi a bien raison

LES SUBPRIMES

Le système financier est en train de te dévorer et pourtant c’est toi qui l’a nourri en bossant.
D’abord les revenus de ta force de travail ont disparut dans la poche des actionnaires comme tu sais. En même temps en s’attaquant aux services publics, la haute finance a mis la main sur notre bien commun (centrales nucléaires, mutuelles, industrie…et tutti-frutti). JOSPIN, SARKO même boulot.
Il ne te restait plus grand chose pensais-tu. On ne tond pas un œuf. Erreur! On t’appâte avec des crédits dont on sait très bien que tu ne pourras pas les rembourser et on tire un bon coup avec une saisie-arrêt pour faire venir ce qui peut te rester sur le budget nourriture-habillement…par exemple.
C’est une pratique vraiment rentable au point que les banques s’échangent ces dossiers…après les avoir titrisés, c’est à dire transformés en promesses de bonnes affaires.
En clair « Mr MACHIN me doit 100 euros et il est incapable de me rembourser comme le prévoit le contrat scélérat que je lui ai fait signer, donc on peut avec cette reconnaissance de dette lui faire cracher 300 euros » Je vais essayer de trouver quelqu’un qui m’en donne 150 tout de suite. Je gagne moins mais c’est plus rapide pour moi.
La banque BOUFFE-TOUT qui va racheter le dossier MACHIN mettra cette dette dans un petit panier pour le revendre en bourse à la banque JENVEU avec d’autres dossiers. Mr MACHIN, angoissé, crevé de dettes, qui ne sait plus comment subvenir au besoin des siens, accablé de recommandés culpabilisants peut bien aller se pendre, la machine est lancée. Les banques DONEMOITOU et JACAPAR concurrentes de la banque BOUFFE-TOUT veulent elles-aussi de ces dossiers juteux pour les revendre au fond de pension SITENCREV. Il y a de la demande, alors l’offre suit. Les vendeurs de crédit bricolent des formules ingénieuses (maison + bagnole gratos, … si, si), démultiplient les vecteurs d’endettement, la publicité affole les enfants-prescripteurs-d’achat et les cartes de crédit sont distribuées comme des bonbons,….empoisonnés. Le nombre de dossiers de surendettement grimpe à vue d’œil . Les banquiers qui résonnent avec leur estomac se goinfrent au point d’en perdre la raison tandis que le fond de pension SITENCREV se croit à l’abri de valeurs gravées dans le marbre des maisons vendues à crédit.
Les bilans, comme les dossiers de crédit, sont soigneusement truqués car tout le monde veut participer à la curée. Mr MACHIN (qui est, je voulais dire ETAIT, toujours bien habillé) a bien pu déclarer à son pourvoyeur de crédit un salaire annuel de 50000 euros, personne n’a sérieusement vérifié. Les organismes chargés d’évaluer les performances des établissements financiers et qui dépendent d’une manière ou d’une autre de ces mêmes établissements ont continué à leur distribuer des bon points. Et un jour un incident fait exploser la bulle. On connait un peu mieux la suite. Quoique…

LES MAUVAISES LANGUES NOUS DISENT…
IL PARAITRAIT QUE…

Le regonflement de la bulle est TRES temporaire

BOUFFE-TOU, DONEMOITOU, JENVEU et JACAPAR tendent leur sébille à tout va (je dis bien à tout va, l’état, la mafia, qui tu veux). Par ailleurs tout un tas de petits porteurs ont gobé le bobard balancé dans tous les médias d’un rebond de l’activité outre-atlantique et ils ont acheté à tour de bras pour se faire ratisser le lendemain. Les gros mangent les petits, c’est la nature. Les infos juteuses sont réservées aux fortunes sérieuses. Les riches vont rentrer dans leurs fonds. Rassuré….?

BOUFFE-TOU, DONEMOITOU, JENVEU et JACAPAR ne veulent qu’on donne de mauvaises habitudes à la masse des petites gens en laissant filer les salaires.
Mais…
Tu fera pas redémarrer un constructeur si personne n’achète de bagnole ou de maison, ni tourner les services si tout le monde se coiffe à la maison et part en vacances chez tatie Françoise. Pourtant personne n’a prévu d’augmenter les salaires. Sauf les salaires de ceux qui en ont pas besoin. C’est sûrement pour pas créer de sentiment de jalousie entre les ouvriers. Il y a pourtant des boites qui ont les moyens de lâcher un peu plus à leurs employés éventuellement en rognant sur le salaire du PDG. J’ai dit quelque chose qu’il fallait pas dire?

Une bonne guerre, un attentat…ça rend service
Ça efface les traces de malversations contenues dans les dossiers détruits dans les « bombardements »
Ça te bricole un bouc émissaire, avec ou sans barbe, plus vrai que nature.
Ça débarrasse des plus teigneux. (syndicalistes, agitateurs du mauvais bord…)
Ça occupe la conscience populaire qui tremble encore plus fort, cette fois, pour ses mioches en train de tirer sur d’autres mioches…qui avaient rien demandé
Ça crée de l’activité, c’est stimulant pour l’économie (Hitler qui a spolié beaucoup de gens a toujours payé les banques recta, et jusqu’au bout).

Les retraités de SITENCREV n’ont qu’à retourner au boulot (feignants!) Non mais ! Je t’en foutrais moi des retraites! D’ailleurs SITENCREV va fusionner avec VIENPATEPLAINDRE.

Hervey dit :

3 novembre 2009 à 13:48

Il faut attendre que les raisins de la colère arrivent à maturité.
Exploser avant plutôt qu’aprés est un signe de salubrité publique je pense, mais en prenant appui sur la force d’une prise de conscience qui pousse à agir comme il conviendrait. Ce qui n’est pas facile. Il faut éviter de créer plus de dégâts que la crise à elle seule n’annonce. Il faut il faut il faut … je n’en sais pas plus. Ce blog m’aide à y voir un peu plus clair. Non, il faut pas qu’il disparaisse. C’est tout sauf un mur.
A suivre donc les commentaires des uns et des autres comme nous le faisons tous.

claude roche dit :

3 novembre 2009 à 11:34

Je pense que vous avez tort en effet : car en imaginant un tel schéma, vous prêtez aux gouvernants un raisonnement qu’ils n’ont certes pas . Certes nous aimons tous, et nous prêtons tous aux puissants des raisonnements machiavéliques. Mais pour ce faire il faudrait une vision à long terme , – pire : une vision partagée par les chefs d’Etat- et une vision à long terme se construit : et forcément cela passerait par un débat public
Je pense personnellement être plus dans le vrai en faisant le pari de l’honnêteté des dirigeants. Ils n’ont pas prévu la crise ( on sait pourquoi), et donc fatalement ils se rabattent sur les leçons du passé qu’ils appliquent aveuglément : c’est pour cela qu’ils font tous du keynesianisme.
Tant qu’il n’y aura pas le début d’une réflexion théorique – au delà du blog de P Jorion ! – on ne peut qu’attendre un tel comportement. Par contre vous pourrez dire que quelque chose change si l’on commence à percevoir des conséquences politiques de la crise.
Aux Etats Unis : qua nd vous commencerez à lire des articles sur le thème : « nous américains sommes en train de perdre notre hégémonie et de notre crédibilité , il faut faire quelque chose » , ou en Europe » quand vous verrez des articles sur le thème : l’europe doit inventer une nouvelle voie collectivement »
Personnellement je ne vois rien venir de cela. Mais je ne lis pas tout et si des lecteurs on vu des choses , je suis curieux .
amicalement

TARTAR dit :

3 novembre 2009 à 12:19

Celente clamat in deserto?
Mark Faber?

ybabel dit :

3 novembre 2009 à 12:40

« Certes nous aimons tous, et nous prêtons tous aux puissants des raisonnements machiavéliques. Mais pour ce faire il faudrait une vision à long terme , – pire : une vision partagée par les chefs d’Etat- et une vision à long terme se construit : et forcément cela passerait par un débat public »

La vision a long terme existe et elle est partagée par la plupart : obtenir plus de pouvoir et de richesses. Pas besoin de machiavélisme pour ça, mais ca ne l’empêche pas non plus pour les plus doués d’entre eux.
Et c’est partagé avec les entreprises qui ne cherchent essentiellement que plus de profit. Donc, tout cela existe, et est connu du public. Le débat, par contre, c’est autre chose ! lol

yvan dit :

3 novembre 2009 à 15:20

Ybabel, dans la série long terme, j’aimerai vous solliciter afin que mes capitaux placés chez vous me rapportent 20% par an.
Je compte donc sur votre expertise pour « optimiser » mon placement malgré le fait que la croissance moyenne des deux derniers siècles a été en moyenne de 1,5% par an. (et encore)(faudrait-il considérer ce que l’on considère comme « richesse »)(et sans compter la marge que prend le « puissant »)

Et le puissant a trés bien compris qu’il pouvait exploiter votre envie de faire comme lui.

Jean Bayard dit :

3 novembre 2009 à 12:08

@ François

J’apprécie comme toujours vos articles. Sur celui-ci, j’ai deux remarques à vous faire.

1 Il semble que personne, à l’exception des banquiers centraux (?), ne sache pourquoi les centaines de milliards de dollars ne peuvent pas servir, ou très incomplètement, à l’économie réelle. C’est affaire de comptes.

Comme vous le savez, seules les banques et le Trésor ont des comptes ouverts à la banque centrale, ce qui signifie que la monnaie centrale ne peut s’échanger qu’entre titulaires d’avoirs en compte chez elle et que donc elle ne quitte jamais l’Institut d’émission, parce qu’elle ne le peut pas. On peut le vérifier très facilement. Une banque X voudrait prêter une somme de 100.000 unités monétaire (UM) à une entreprise A, en utilisant ses disponibilités à la Banque centrale qu’elle ne le pourrait pas, puisque A n’a pas de compte ouvert à la Banque centrale. Elle se trouve dans l’obligation de créer de la monnaie secondaire pour satisfaire la demande de son client.

Cependant, le Trésor disposant lui aussi d’un compte à la Super banque sert de sas entre les deux monnaies qui sont placées dans deux compartiments étanches. Car, si la monnaie centrale ne quitte pas l’Institut d’émission, la monnaie secondaire ne quitte pas elle non plus le système bancaire qui l’a créée.

Le Trésor, agent non bancaire, sert de passerelle ou de sas entre les deux monnaies, centrale et secondaire, par les échanges qu’il pratique avec les autres agents non bancaires puisque le seul compte dont il dispose est ouvert à la Super banque.

L’interdiction faite par le Traité de Maastricht en Europe a pour conséquence de priver totalement l’économie réelle de monnaie puisque le Trésor Public n’est pas alimenté en monnaie centrale par la Super banque sous forme d’avances ou de prêts. Les Anglais, qui n’ont pas adhéré au traité de Maastricht, ne sont pas tombés dans ce piège.

En Europe, les centaines de milliards d’euros déversée entre les mains des banques ne servent absolument à rien, excepté aux banques entre elles.

2 Il semble qu’ici aussi, on ignore qu’en matière d’échanges internationaux, il existe un règle qui peut s’exprimer comme suit :

Quand il y a un exportateur dans un pays, il y a un importateur dans un autre pays, et comme la valeur de l’échange est la même pour les deux parties, on peut avancer qu’à l’échelle de la planète, les exportations sont égales par définition aux importations.

De cette règle, découle une autre égalité, c’est qu’à la somme des balances bénéficiaires d’un ensemble de pays correspond par symétrie la somme des balances déficitaires de l’ensemble des autres pays. La croissance dont bénéficient certains pays du fait d’excédents commerciaux extérieurs a pour contrepartie symétrique des pertes de croissance résultant des déficits commerciaux pour les autres pays, ce qui veut dire en clair que la croissance des uns se fait, toutes proportions gardées, au détriment de celle des autres.

Comme chacun de ces derniers s’efforce naturellement de réduire l’endettement généré par le déséquilibre de ses échanges extérieurs, créant ainsi une situation conflictuelle, on comprend pourquoi les soldes des balances commerciales restent voisins de zéro. Le cas des Etats-Unis paraît bien être l’exception qui confirme cette règle.

On peut en déduire qu’il n’existe pas d’autre véritable croissance qu’intérieure. Et ceux qui croient tirer avantage du déséquilibre des autres se trompent lourdement, car dans cette guerre « économicide » qui fait rage un excédent commercial n’est jamais acquis.

Enfin, un déficit commercial engendre un déficit financier équivalent dont l’accumulation a très vite fait de constituer une limite naturelle difficile à franchir.

C’est pourquoi, il est vain de croire que tous les pays peuvent exporter. La mondialisation des échanges est une formidable imposture.

Bien cordialement

jean

yvan dit :

3 novembre 2009 à 15:24

Excusez-moi, mais…
Nous reparlerons de cela lorsque le Royaume-Uni ainsi que les Etats-Unis auront coulé.
(le terme Uni est révélateur, par ailleurs)

Ce qui protège une monnaie est que, justement, elle ne soit pas dirigeable par des politiques inconscients.

Auguste dit :

3 novembre 2009 à 12:14

Louis XVI s’est fait couper la tête sans avoir trahi son peuple.
Qu’est-ce que le Tiers Estat pouvait-on alors lui reprocher ?
d’être le descendant de Louis XIV et Louis XV et de pomper trop d’impôt pour « Sa Maison » ?
La France comptait alors 26 millions d’âmes.
Sur ce total 2% vivait au crochet de la Maison Royale ou de l’Eglise (abbayes, monastères, etc.)
Le Clergé monopolisait 40% des richesses foncières. Les féodaux (ducs, comtes, etc.) …
Bref au total 350.000 nobles et 150.000 clergymen (haut et bas clergé).

Les noms des quatre premiers créanciers de la Banque Centrale des Banques Centrales sont secrets,
comme d’ailleurs les 148 plus petits qui suivent. Tout de même inouî ! ça ne choque pas nos Régaleurs Furtifs.
Au moins, Louis XVI, les fançais connaissaient son nom et savaient où il habitait.

Tiens, ClownBlanc, ce courriel venant de Rhône-Alpes est pour toi.
Il te préconise de prendre en compte :
www.financialsecrecyindex.com
et
www.taxjustice.net/cms/front_content.php?idcat=136

LeClownBlanc dit :

3 novembre 2009 à 12:15

FinancialSecrecyIndex – Section 3
Why this matters
The World Bank has endorsed estimates by Washington-based Global Financial Integrity (GFI) in 2005 that illicit financial

flows across borders range between 1.0 and $1.6 trillion per year. In 2009, GFI calculated illicit cross-border flows out of developing countries alone at approximately $850 billion – $ 1 trillion. With annual global foreign aid flows currently

averaging some $100 billion per year, this led Raymond Baker, GFI’s Director, to conclude in testimony before the U.S. House of Representatives that

“for every dollar Western governments have been handing out across the top of the table, crooked Western banks, businesses and middlemen of various descriptions have been taking back up to ten dollars of illicit proceeds under the

table.”

International financial secrecy, and the jurisdictions that sell it, are at the heart of the matter. The time has come to identify the culprits.
Read more…

Which jurisdictions are included in the FSI, and why?
The FSI includes every one of the 60 jurisdictions identified by the Mapping the Faultlines project (see below), our 18 month research programme funded by

the Ford Foundation, which started to come online in early October 2009.
We know from our extensive research that the core selling point of what are popularly known as « tax havens » is not tax, but secrecy. Tax considerations, and others, are always secondary to the provision of secrecy.
We therefore use the term « secrecy jurisdiction » instead. What secrecy jurisdictions do, above all, is to provide facilities that enable people or entities to undermine the laws, rules or regulations of other jurisdictions,

using secrecy as their prime tool.
Read more here about how we selected the secrecy jurisdictions.
Hmm…
Il faudrait rapprocher cela de ce qui suit :
– Transactions interbancaires incontrôlables en eurodevises ( €$, €€, €Y, €£,…)
– Transactions interdynastes des banques ventrales et autres IFM, Institutions Financières Monétaires
– Transactions « Tansnationales Economie Réelle » pour IDE, Investissements Directs à l’étranger (eurodevises et monnaies « domestiques »)
– Transactions « Transnationales Economie Réelle » pour Exports en amont, Prix-de-Transfert Détournés, Imports vers Marché final de consommation

Q: Qui pourrait rappeler combien les banques ventrales ( BRI, fednewyork, BCE, Bank-of-England, FMI, Bank-of-China, etc. ) ont déversé depuis janvier 2008, par trimestre ou

semestre ?

Auguste dit :

3 novembre 2009 à 12:16

Les dysnastOgres [ topCtrl Euroclear+BRI+fedNewyork+BCE+etc] et
leurs séides régaleurs impériaux, furtifs
(Brown+Sarko+Merkel+Mussolini+Obama+Junker+etc)
sont a-anglosaxons, a-arabes, a-chinois, a-européens.

à Paul Jorion, auteur du billet
Paragraphe 2 – Ligne 2


De plus en plus nombreuses, des voix s’inquiètent en effet de la formation d’une nouvelle bulle financière résultant de l’envol actuel du marché des actions grâce à la quasi gratuité de l’argent dispensé par les banques centrales.

C’est la mise à disposition de trillions (euros, dollars) accompagnée de swaps déments, sans aucune traçabilité des opérations qui est apocalyptique et tragique, nullement le fait que les taux soient proches de zéro.
Déjà dans les sphères bancaires (simple intermédiation sans prise de risque par la banque, refinancement auprès d’une Sofaris ou équivalent, etc.) où les risques sont nuls, il devrait être obligatoire d’observer TBB=0 et taux commerciaux inférieurs à

1%.
Quand il s’agit comme en 2008-2009 de faire marcher la planche à billets sans analyse-de-risques par la Banque Centrale
(dans le simple but que les banques épongent leurs pertes, leurs frasques et autres saloperies douteuses ayant mal tournées, à charge pour elles d’évaluer leurx éventuels nouveaux risques)
il n’y a pas llieu de s’étonner que le taux banque centrale soit voisin de zéro; il devrait même être franchement nul.

Maintenant venons progressivement à la voie en impasse.

Parmi les Régaleurs impériaux-et-Furtifs qui se présentent au public avec une casquette à la marque d’un parti qui défendrait l’un des peuples européens, considérons celui à la banderole tricolore : bleu+blanc+rouge,
c.a.d. Monsieur Nicolas Sarkozy.

Dans ce qui suit, il n’y est sans doute pour rien. Je n’en sais rien.
Je ne suis pas sorcier; je ne sais pas lire dans les viscères de crapaud;
Je ne suis pas davantage Madame Irma ou Madame Soleil.
Se serait-il entièrement fait roulé dans la farine par ses amis banquiers ?
Qui pourrait le dire ?
Ce qui est sûr c’est qu’il continue de participer
l’escroquerie la plus gigantesque depuis tous les temps.
Qui peut croire que les Régaleurs impériaux-et-Furtifs ne soient — à 100% — que de misérables petits pantins entre les tentacules des dynastOgres ? N’y avait-il pas moyen de parler avec franchise.

Maintenant l’euro et le dollar sont-elles deux monnaies absolument foutues ?
Serait-ce une question de point de vue ?

Si vous estimez que
l’argent volé par les Amis des Régaleurs (banquiers, non résidents champions en offshore et prix-de-transfert honteux) et
l’argent gagné honnêtement
ont rigoureusement le même « droit de cité » dans la cité
vous vous portez bien si vous êtes « Ami des Régaleurs » (ami des escrocs des banques centrales)
Pour les autres, in fine
votre pouvoir d’achat se sera réduit d’environ 50%.

le jour où la masse monétaire aura doublé par rapport 2006-2007,
en supposant que les actifs n’aient pas eux-mêmes perdus de leur valeur.

Eh oui ! … on ne joue pas avec la monnaie comme si c’était des perles ou des diamants.
perles et diamants peuvent au moins servir à embellir une parure au cirque ou pour un bal costumé
ce n’est pas même une finalité pour la monnaie surabondante.

LeClownBlanc dit :

3 novembre 2009 à 12:16

à : Paul Jorion
Objet : TooBig_to_Fail, TBTF A la fin du billet, je relève ceci


La seconde     que la fiction d’une liste d’entreprises TBTF confidentielle

(avant d’éviter qu’elles bénéficient d’un aléa moral en connaissance de cause,
pouvant toujours organiser leur insolvabilité en cas de problème)
est proprement risible. La (…)

Bien sûr, c’est proprement grotesque,
et encore plus avec les Special Vehicles de l’offshore (sociétés écrans, Trusts, fiducies, & Cie)
( Dover, Francfort, Basel, City-of-London (via Euroclear), Luxemburg (via Clearstream), etc. etc. )
qui débordent de liquidités volées aux contribuables

99.99% des gens ont le besoin IMPERATIF du contraire :
PRIORITE n°1 : Démanteler  les TooBigToFail en priorité

[1] L’équarrissage des banques existantes, avec topPriorité aux megaBanques et banques les plus opaques (commandites,…)
et/ou
[2] la création ex-nihilo de nouvelles banques fraîches avec de nouvelles monnaies
sont
deux options incontournables

Ces deux options sont très différentes.
Considérons la première option
« Equarrir les banques existantes »

Sauriez-vous différenciez :
(a) les euros des escrocs, ceux déversés par centaines de milliards,
par les opaqDynastes et leurs seides furtifs aux Banques ventrales, sans aucun droit de regard par le public
(b) les euros gagnés honnêtement.

Dans l’affirmative comment feriez-vous ?

Très bonne journée
Cordialement

ybabel dit :

3 novembre 2009 à 12:35

Chômage de 10, 15, ou 20% ???
On est plutôt a 50, 60, ou 80% de chômage oui !!!
Quand on voit l’utilité de la plupart des boulots qu’on nous propose …
L’industrie pharmaceutique qui ne fait que produire des nouveaux médicaments qui ne servent a rien.
L’industrie automobile qui ne nous sert que des plats réchauffés.
L’industrie informatique, idem.
On a atteints des paliers dans beaucoup trop de domaines. L’innovation est en panne. On tente de nous vendre les mêmes plats réchauffés encore et encore. Y a un moment ou tout simplement, on vomi.
Et les grosses masses de populations ne font que ça : s’occuper a produire des trucs plus ou moins totalement inutile, et a en renouveler l’apparence pour continuer a vendre, et a en dégrader la qualité pour continuer à vendre.

En vrai, a quoi ca nous de changer de téléphone, voiture, écran télé, etc… tous les 6 mois ???

Je vous le dis, on arrive a bout des ruses pour occuper les gens et masquer que le chômage « objectif » (celui ou on enlève les emplois non productif et non innovants) est plutôt inversé. C’est 10, 15 ou 20% de la population qui font vraiment vivre les autres.

Mathieu dit :

3 novembre 2009 à 14:01

Assez d’accord. Et je mettrais d’abord dans la catégorie des boulots inutiles 90% des gens qui travaillent dans le marketing.

Il faut un nouveau contrat social où on ne demande pas à 80% des gens de faire des trucs stupides (ou carrément néfastes à long terme) pour avoir droit à un toit, de la nourriture, des vêtements et un minimum de soin de santé.

Domend dit :

3 novembre 2009 à 15:29

La loi unique qui gouverne notre civilisation est la loi du nombre. Seule l’opinion de la masse est considérée comme respectable, étant bien entendu par ailleurs que cette opinion est fabriquée et qu’elle ne peut conduire qu’au chaos.
Si votre constat est partiellement exact, il faut cependant reconnaître qu’une place à chacun, donnée, selon ses aptitudes et dispositions, pourrait être assignée. Mais la duperie du temps veut que l’on reporte sans cesse le bonheur (ou désormais le « bien-être ») promis dans un futur indéterminé… Le bonheur, ça se fabrique comment, combien ça coûte, combien tu m’aimes ?

LeClownBlanc dit :

3 novembre 2009 à 12:37

Erreur ci-dessus, je m’adressais à l’auteur du billet, c.a.d. François Leclerc
à Hagar [00:23] et Thomas [10:46]
En complément à ce que dit clairement François Leclerc.
Le taux d’intérêt maléfique initié par BRI, Banques Ventrales (TBB, Taux de Base Bancaire)
et autres gredins-filous au top de la British Bankers Association (BBA) pour les eurodevises
– gonfle les dettes, y compris celles à taux variable « outstanding » (en cours),
– accélère et enfle le travail de sangsues des banques et régaleurs associés
– paupérise les individus dont les revenus (mensuels ou trimestriels) ou les économies antérieures ne suivent la hausse des « protégés de la sale farce ignoble » dont les salaires sont indexés sur l’inflation
En général la Noblesse et le Clergé de l’Empire Furtif
sont indifférents au Tiers Etat et
s’indignent de la liberté de parole de celles et ceux qui critiquent l’Etat

A vrai dire, la tête dans le sable,
elles (et ils) sont persuadé(e)s de tout voir et décrypter très bien

A regarder de près, la partie financière et furtive de ce qui s’appelle « Etat », est m¤ff¤¤s¤,
illégitime au vu des décisions (prises et non prises), mi-irresponsable mi-inqualifiable.

Le mot « Etat » serait-il sacré comme « Dieu » ou « Freud » ou « Ratzinger » ?

TARTAR dit :

3 novembre 2009 à 16:47

Merci aux 3 clowns.

Il semble qu’une vraie purge du système, un changement de paradigme écofinancier mondial doive commencer par le suppression programmée et contrôlée des flux furtifs et des paradis fiscaux.

Ce serait la priorité, mais voilà, quand la city est en tête de liste…comment fait-on?
Les politiques associés volontairement ou non à ces maitres sont incapables d’organiser l’inquisition qui condamnera aussi les 60.

La force?
De quelle faction extrapolitique viendrait-elle?
Vaçlav Klaus est les dernier à capituler.
Qui est le chevalier blanc maintenant?

Innocent dit :

3 novembre 2009 à 13:06

@ybabel

enfin un raisonnement qui sonne juste

vous avez oublié l’industrie des « loisirs » , jeux vidéo, musique , variété , films , etc …
l’exemple le plus flippant .. avec Michael Jackson. nous avons là atteint des sommets dans le recyclage .

ce qui me sidère, c’est les dizaines de personnes, oreillettes sur les oreilles, pendant mes trajets métros/trams, dans ces moments là je rêve de mettre au point l’arme ultime, celle capable d’envoyer des « parasitages » sur tout ces appareils destructeurs de communication orale..

le monde est devenu bizarre…..
réflexion d’un « vieux » en manque de vie plus « normale »..

antoineY dit :

3 novembre 2009 à 13:58

Auguste, avez-vous terminé la cartaographie que vous aviez commencé? Ne serait-il pas temps pour vous de faire un exposé clair et « accessible » à la manière de celui de Paul sur la monnaie, sur le fonctionnement du système « offshore » et les mesures à prendre (comme l’équarissage en 7 parties plutôt que 2, par exemple…).

antoineY dit :

3 novembre 2009 à 14:13

Pour ce qui est de l’Etat, le Dieu mortel, ce dernier est historiquement paré de tous les attributs de la puissance divine reconnus par le christianisme (il faudrait « détailler »). Ce n’est pas la un hasard. Le concept d’Etat est un exemple typique de sécularisation de concept théologique. Comme la quasi totalité de nos concepts politiques. Donc oui l’Etat est sacré, et les fonctionnaires sont de bons chrétiens .

bob dexter dit :

3 novembre 2009 à 14:13

l’argent va à l’argent,il est déconnecté de l’économie réelle à charge pour le politique d’étaler le maquillage à renfort de formules absconses.que peut il résulter d’un tel système si ce n’est l’actuelle distorsion du marché de l’emploi qui va devenir tout à fait insupportable(madrid annonce ce matin plus de 4 millions de personnes à la recherche d’un emploi).c’est celà qui est déraisonnable,la perspective de sociétés exaspérées pretes à toutes les aventures y compris les plus extremes.je vous assure que dans les milieux politiques actifs de plus en plus d’élus prennent conscience de la situation mais n’obtiennent aucune réponse si ce n’est que celà ira surement mieux demain.

philoxenos79 dit :

3 novembre 2009 à 16:46

@F. LECLERC
Quelques solutions sont esqiuissées cà et là, qui viseraient à limiter les conséquences sur l’économie des risques pris par les banques:
– l’augmentation de leurs fonds propres en fonction des risques pris
mais qui identifie les risques et contrôle la congruence des fonds?
– la création de structures interbancaires chargées de recapitaliser les banques en diificulté
mais n’est ce pas encourager une forme de laxisme
– la séparation des banques d’investissement et des banques de détail
mais P. JORION doute que cette séparation soit étanche et évite réellement toute contamination
Il me semble que toute la problématique tourne autour de la nature et du niveau de risque pris par les banques et des modalités de confinement en cas de problème.
Question:
est-il possible de redéfinir le rôle optimum des banques en considération du système économique dans son ensemble et de la collectivité qui finit par payer à un moment où à un autre quand elles sont en situation difficile ?
est-il possible en conséquence d’édicter des règles simples qui permettraient de limiter strictement la nature et le niveau des risques pris par une banque?
Quelles seraient les conditions pour qu’existent enfin des autorités de contrôle des banques indépendantes et efficaces?
PS: si la solution est la nationalisation qui contrôle l’état et avec quels moyens?
Re PS: merci de peser soigneusement vos réponses, elles seront certainement reprises dans les articles de la constitution pour l’économe ……

François Leclerc dit :

3 novembre 2009 à 17:37

Je me lance !

Je ne crois pas qu’un « confinement » soit possible. Pourquoi d’ailleurs faudrait-il accepter que le casino reste ouvert, même si son accès devenait réservé ? Réservé à qui et pourquoi faire ?

Sa fermeture, c’est à dire la prohibition de la grande majorité des produits financiers inventés durant les trois dernières décennies, ainsi que celle des paradis fiscaux, me semble être la seule alternative, aussi radicale qu’elle puisse paraître. Le reste est replâtrage.

Le système financier ne peut avoir d’autre raison d’exister que d’être un instrument au strict service de l’économie et de la société, ce qui implique la fin du capitalisme. On ne voit d’ailleurs pas pourquoi, au regard de la crise actuelle, cet horizon serait en soi indépassable.

Pour commencer, un processus de « définanciarisation » des activités économiques et sociales devrait être engagé. Quant à la question de l’Etat, elle ne se pose pas en terme de « contrôle » mais de refondation. La démocratie économique porte en elle le dépassement des formes actuelles de la démocratie politique.

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