38 – Les limites de la croissance

Parce que le sujet m’intéresse et que je vois apparaitre deux points de vue, je reprends ici les échanges des commentaires du billet 37.

Je pense qu’avant tout il est important de lire les 2 liens données par « ar.blanc » (les résumés des « rapports Meadows »)

ar.blanc dit :
1 septembre 2009 à 18:47 |

Bonjour Jean Bayard

Vous écrivez “Vous avez mis le doigt sur le plus puissant frein de l’activité économique, que la panne actuelle du crédit précipite vers la récession, dont on n’est pas près de sortir.

Je ne pense pas que le problème du crédit soit le vrai problème… les banques offrent du crédit actuellement, mais tous les intervenants hésitent à s’endetter. Bref, pour moi, on ne manque pas d’argent (non, terme mal venu sur ce blog ;) .. disons “monnaie”)

j’ai écrit justement aujourd’hui sur le blog de Jorion (cette fois mes messages, après “modération” plus ou moins longue ont été acceptés) ” Le problème vient plutôt des « limites de la croissance » comme l’a bien montré Meadows (lire : http://www.societal.org/docs/cdr1.pdf et http://www.societal.org/docs/cdr2.pdf ) et on verra toute tentative de relancer la croissance immédiatement suivie (ou précédée) d’une augmentation conséquente du prix des matières premières, de l’énergie et de l’alimentaire, faisant immédiatement retomber cette velléité de croissance.”

  • Jean Bayard dit :
    5 septembre 2009 à 13:57 |

    Bonjour ar.blanc,
    On se tutoie.
    Si ! De mon point de vue, le vrai problème est le crédit, parce qu’il n’y a pas de croissance sans crédit : rappel de la loi macroéconomique définissant l’allure de marche de toute activité nationale: l’épargne fait effet de frein, tandis que le crédit en est l’accélérateur.
    Je doute que les banques offrent du crédit, car elles craignent de ne pas être remboursées. Mais, les agents économiques hésitent à emprunter, les entreprises parce qu’elles n’investissent qu’à la condition que les affaires marchent (ce qui n’est pas le cas actuellement) et les ménages s’endetteraient plus facilement s’ils le pouvaient.
    C’est peut-être une réponse de Normand, mais c’est ma vision actuelle de l’économie.
    L’inondation de monnaie centrale n’a pas les effets supposés, car elle ne sort pas de l’Institut d’émission où elle est enfermée. Elle ne peut s’échanger qu’entre titulaires de comptes ouverts chez lui.
    C’est tout le problème.
    Amicalement à toi
    jean

    • postjorion dit :
    • 5 septembre 2009 à 17:11 |

      Jean

      je m’immisce dans cet échange. Je serais relativement de l’avis d’ar.blanc: Bien sur il n’y a pas de croissance sans crédit, mais ce qu’il(elle?) veut dire, c’est qu’il n’y a plus de possibilités de croissance, avec ou sans crédit, car les “limites (physiques) de la croissance” comme le fait remarquer Meadows, sont largement atteintes et comme le montre les résumés de ces deux livres cités, sauf “miracle” nous sommes devant de vraies impasses.

      • Jean Bayard dit :
        6 septembre 2009 à 09:48
      • Salut postjorion,
        Je ne suis absolument pas d’accord avec toi, pour 2 raisons :
        – la première est vitale : comment accepter que des gens continuent à souffrir de la misère et du chômage ? ils ont les mêmes droits que ceux comme toi et moi mieux nantis,
        – la seconde est que l’esprit humain disposent de ressources incommensurables pour maîtriser la matière.
        Les projections faites par nos têtes pensantes ne prennent pas en compte les ressources futures, ils ne les connaissent pas !
        Amitiés
        jean
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A propos postjorion

Le blog d'André-Jacques Holbecq
Cet article a été publié dans Croissance, Editoriaux. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

3 commentaires pour 38 – Les limites de la croissance

  1. postjorion dit :

    Bonjour Jean

    Pour le point 1, je suis évidemment d’accord. Mais pour obtenir ce résultat il n’y a je crois que 2 solutions:
    – A production constante, partager celle ci
    – augmenter la production, et là on retombe sur les problèmes soulevés par Meadows (bien que de toute façon l’hypothèse précédente n’est pas viable non plus selon lui et ses simulations)

    Bien sur on peut espérer l’arrivée de nouvelles technologies et sources d’énergies … les extraterrestres, peut être ? 🙂

    Je pense qu’il faut attendre d’avoir découvert ces « ressources futures » avant de faire des plans sur la comète et de ponctionner de plus en plus les stocks existants en se disant « on verra bien ».

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  2. ar.blanc dit :

    Jean, tu écris  » Les projections faites par nos têtes pensantes ne prennent pas en compte les ressources futures, ils ne les connaissent pas ! »

    Personne ne peut prendre en compte de nouvelles découvertes « fondamentales » qui pourraient permettre le retour (souhaitable) de la croissance, mais les ressources naturelles sont, elles, très bien connues y compris de nos dirigeants .

    Même si elles sont un peu pessimistes, je te suggère de jeter un coup d’oeil sur les prévisions compilées par « sos planète  » http://terresacree.org/ressources.htm

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