363 – Yves Cochet

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362 – PLF 2018

DISPOSITIONS RELATIVES À L’ÉQUILIBRE
DES RESSOURCES ET DES CHARGES

Article 28

I. – Pour 2018, les ressources affectées au budget, évaluées dans l’état A annexé à la présente loi, les plafonds des charges et l’équilibre général qui en résulte sont fixés aux montants suivants :

(En millions d’euros *)
Ressources Charges Solde
Budget général

Recettes fiscales brutes / dépenses brutes

406 573 446 248

À déduire : Remboursements et dégrèvements

119 967 119 967

Recettes fiscales nettes / dépenses nettes

286 605 326 280

Recettes non fiscales

13 232

Recettes totales nettes / dépenses nettes

299 837 326 280

À déduire : Prélèvements sur recettes au profit des collectivités territoriales et de l’Union européenne

60 259

Montants nets pour le budget général

239 579 326 280 –86 702
(dont 41,5 d’intérêts de la dette)

Évaluation des fonds de concours et crédits correspondants

3 332 3 332

Montants nets pour le budget général, y compris
fonds de concours

242 910 329 612

Budgets annexes

Contrôle et exploitation aériens

2 127 2 132 –4

Publications officielles et information administrative

186 173 13

Totaux pour les budgets annexes

2 313 2 305 8

Évaluation des fonds de concours et crédits correspondants :

Contrôle et exploitation aériens

57 57

Publications officielles et information administrative

0 0

Totaux pour les budgets annexes, y compris fonds de concours

2 370 2 362 8

Comptes spéciaux

Comptes d’affectation spéciale

77 662 75 581 2 080

Comptes de concours financiers

128 225 129 392 –1 167

Comptes de commerce (solde)

45

Comptes d’opérations monétaires (solde)

62

Solde pour les comptes spéciaux

1 021

Solde général

–85 673
(dont 41,5 d’intérêts de la dette)
* Les montants figurant dans le présent tableau sont arrondis au million d’euros le plus proche ; il résulte de l’application de ce principe que le montant arrondi des totaux et sous-totaux peut ne pas être égal à la somme des montants arrondis entrant dans son calcul.

II. – Pour 2018 :

1° Les ressources et les charges de trésorerie qui concourent à la réalisation de l’équilibre financier sont évaluées comme suit :

(En milliards d’euros)
Besoin de financement

Amortissement de la dette à moyen et long termes

116,6

Dont amortissement de la dette à moyen et long termes

115,9

Dont suppléments d’indexation versés à l’échéance (titres indexés)

0,7

Amortissement des autres dettes

Déficit à financer

85,7
(dont 41,5 d’intérêts de la dette)

Autres besoins de trésorerie

0,3

Total

202,6
Ressources de financement

Émission de dette à moyen et long termes, nette des rachats

195,0

Ressources affectées à la Caisse de la dette publique et consacrées au désendettement

1,0

Variation nette de l’encours des titres d’État à court terme

Variation des dépôts des correspondants

1,0

Variation des disponibilités du Trésor à la Banque de France et des placements de trésorerie de l’État

2,1

Autres ressources de trésorerie

3,5

Total

202,6  ;

2° Le ministre chargé des finances est autorisé à procéder, en 2018, dans des conditions fixées par décret :

a) À des emprunts à long, moyen et court termes libellés en euros ou en autres devises pour couvrir l’ensemble des charges de trésorerie ou pour renforcer les réserves de change ;

b) À l’attribution directe de titres de dette publique négociable à la Caisse de la dette publique ;

c) À des conversions facultatives et à des opérations de pension sur titres d’État ;

d) À des opérations de dépôts de liquidités auprès de la Caisse de la dette publique, auprès de la Société de prise de participation de l’État, auprès du Fonds européen de stabilité financière, auprès du Mécanisme européen de stabilité, auprès des institutions et agences financières de l’Union européenne, sur le marché interbancaire de la zone euro et auprès des États de la même zone ;

e) À des souscriptions de titres de créances négociables émis par des établissements publics administratifs, à des rachats, à des échanges d’emprunts, à des échanges de devises ou de taux d’intérêt et à l’achat ou à la vente d’options, de contrats à terme sur titres d’État ou d’autres instruments financiers à terme ;

3° Le plafond de la variation nette, appréciée en fin d’année, de la dette négociable de l’État d’une durée supérieure à un an est fixé à 79,1 milliards d’euros .

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361 – l’impossible équation

blog.francetvinfo.fr
Environnement : l’impossible équation décroissante |

Article d’Alexandre Delaigue

Alors que se termine la COP23, que plus de 15000 scientifiques ont lancé un cri d’alarme sur l’état de la planète, les appels à changer de mode de vie se multiplient. Réduire la consommation, limiter la population, réduction des émissions de carbone, sont discutées. La question de la décroissance se pose. Mais lorsqu’on regarde les chiffres de près, de tels scénarios ne semblent guère plausibles.

Sur son blog, l’économiste Branko Milanovic essaie de chiffrer la décroissance. Supposons déjà que l’on bloque le PIB mondial au niveau actuel. Avec le niveau actuel d’inégalités mondiales cela signifierait condamner, à perpétuité, 15% de la population mondiale à vivre dans un état de pauvreté abjecte, à moins d’1.9 dollars par jour; et un quart de la population sous les 2.5 dollars par jour. Bloquer la pauvreté mondiale à un tel niveau serait inacceptable : il faudrait donc réduire le niveau de vie des habitants des pays riches pour compenser.

Milanovic envisage différents objectifs de réduction des inégalités. Premièrement, amener la population mondiale au niveau de vie médian des pays riches, environ 14600 dollars par an par personne. C’est insoutenable : le niveau de vie médian des pays riches vous place aux 91% mondiaux les plus riches. résultat, pour en arriver là, le PIB mondial serait multiplié par 2.7. Si l’on souhaite maintenir le PIB mondial constant et faire disparaître les inégalités, il faudrait viser le PIB mondial moyen, soit 5500 dollars par an par personne [nota: il s’agit de 5500dollars  en « Parité de Pouvoir d’Achat »], qui vous place dans les 73% plus riches mondiaux. Cela correspond au niveau des 10% les plus pauvres des pays riches; pour rappel cela correspond à la moitié de l’actuel seuil de pauvreté français qui est d’environ 1000 euros par mois pour une personne seule.

Il ne s’agit donc pas de réduire les seuls revenus des « riches » mais d’un quart de la population mondiale, qui inclut 90% de la population des pays développés. En moyenne, le revenu des habitants des pays développés devrait diminuer des deux tiers. Les riches perdraient le plus; mais au niveau mondial, un habitant des pays développés se trouve rapidement très haut dans le classement. Vous pouvez aller voir ici ou vous vous situez dans l’échelle mondiale des revenus. Il y a de bonnes chances que vous vous retrouviez avec un revenu qui diminuerait de 80% ou plus.

Milanovic constate qu’une telle réduction des inégalités mondiale est inenvisageable. Les inégalités mondiales sont tout simplement trop élevées pour pouvoir être significativement réduites sans croissance économique. Et on ne sait pas comment faire : historiquement seules des catastrophes majeures ont permis de réduire significativement les inégalités. En Europe, seules les deux guerres mondiales et la peste noire ont réduit significativement les inégalités. Une politique dont le principe est de réduire des deux tiers le revenu de l’ensemble des habitants des pays riches est de la plus haute fantaisie. En guise de comparaison, depuis la crise le PIB grec a diminué d’un tiers environ; même le Venezuela qui s’effondre n’en est pas arrivé à ce point.

Une autre manière de voir les choses est de se focaliser sur les émissions de gaz à effet de serre. En 2015, Chancel et Piketty se sont posé la question des inégalités d’émission de carbone. Leur point de départ est de se demander combien d’émissions de carbone supplémentaires nous pouvons nous permettre si nous voulons limiter à deux degrés la hausse des températures mondiales d’ici 2100.Sur la base de cette estimation, ils déduisent que chaque humain sur la planète peut émettre 1.3 tonnes d’équivalent CO2 par an d’ici 2100. C’est 6 fois moins que le niveau actuel moyen d’émissions par personne, qui se situe à 6 tonnes de CO2 par personne.

Bien sûr ce niveau d’émission actuel moyen est très inégalement réparti : ils montrent que les émissions actuelles sont d’environ 20t/hab par an en Amérique du Nord, 9t/hab en Europe, 8t/hab en Chine, 5.2 en Amérique du Sud, 2.4 en Asie du Sud et en Afrique. En d’autres termes, aucun continent n’est dans la limite et tous devraient réduire leurs émissions (en France on en est actuellement à 5t).

Pour se faire une idée de l’ampleur de l’effort que cela représente individuellement, on peut aller se référer à un calculateur d’empreinte environnementale. Si l’on considère simplement l’alimentation, une grande part de nos émissions provient de la consommation de viande, en particulier de viande bovine. Vous pouvez aller voir sur ce lien l’estimation des émissions de carbone correspondant à quelques types de régime alimentaire. Il en ressort qu’un régime vegan vous place à 1.5 tonnes de carbone par an; 1.7 pour un régime végétarien.

En d’autres termes: rien qu’avec une alimentation végane vous êtes déjà à la limite à ne pas dépasser. Vous devez donc pour tenir le quota renoncer définitivement à la viande, mais aussi cesser toute autre émission de gaz à effet de serre. Cela signifie, plus de trajet en voiture, plus de voyage en avion, plus de possibilité de chauffer votre maison au gaz ou au fioul. Et 100% de l’électricité que vous consommez devrait être non émettrice (donc solaire, vent, ou nucléaire).

Il est possible de vivre avec un tel niveau d’émissions : il suffit d’être plus pauvre que le Vietnam en 2009. Mais il suffit d’en décrire concrètement les implications pour voir l’irréalisme de cette proposition.

Ces différentes estimations nous amènent au même point. Il n’y a pas de moyen crédible de réduire les inégalités mondiales significativement sans croissance économique (jointe à une meilleure distribution des revenus à l’intérieur des pays). Et il n’y a pas de moyen crédible de lutter contre le changement climatique sans envisager des changements technologiques majeurs qui toucheraient l’intégralité de notre consommation et de notre production. Il n’y a pas d’autre voie pour préserver l’environnement et réduire les inégalités mondiales qu’une combinaison de croissance économique, de redistribution, et de progrès technologiques majeurs. La seule décroissance qui marche, c’est une bonne guerre.

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360 – Patrimoine des Administrations Publiques

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359 – Un seul graphique

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358 – Dette: la sonnette d’alarme est tirée

Dette: la sonnette d’alarme est tirée
14 octobre 2017 Par Philippe Riès

Avant la crise de 2007-2008, le monde politico-financier a ignoré les mises en garde de la BRI. Dans un livre réquisitoire, Revolution Required, deux anciens hauts responsables de la « banque des banques centrales » avertissent que la prochaine implosion du « modèle de croissance financé par la dette » sera encore plus catastrophique.

• Désormais retraités de l’institution, deux anciens hauts dirigeants de la Banque des règlements internationaux (BRI – la « banque des banques centrales ») ont substitué au microphone des colloques internationaux le mégaphone des appels au peuple. Leur manifeste, Revolution Required (« On demande une révolution »), est un réquisitoire implacable contre le « modèle de croissance financé par la dette » suivi aveuglément par les principaux pays industrialisés (le G7) et tout spécialement contre les politiques monétaires dites « non-conventionnelles » de leurs banques centrales, accusées d’être les fourriers d’une nouvelle et inéluctable implosion d’un système financier hors de contrôle.

Hervé Hannoun, ancien directeur de cabinet de Pierre Bérégovoy à Bercy et à Matignon, a été directeur général adjoint de la BRI de 2006 à 2015, tandis que l’économiste allemand Peter Dittus a occupé le poste de secrétaire général de cette institution multilatérale bâloise entre 2005 et 2016. C’est depuis l’étage supérieur de cette vigie du système financier international qu’ils ont pu en analyser les dérives fatales, adossés à un travail de recherche dont certains lecteurs de Mediapart peuvent être familiers (voir la liste des articles annexés).
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Vidéos

Mise à jour le 13 novembre 2017

Vous verrez que je ne suis pas très optimiste pour la période qui se profile à l’horizon de quelques années.

Vous avez d’abord ceci

Puis

Vient ensuite la série sur Youtube, de mes chroniques (presque mensuelle) pour la Radio « Ici et Maintenant » , chroniques intitulées « Maintenant ou Jamais » et en 2 parties.
(Les deux premières sont un peu « poussives » .. manque d’habitude ! )


Septembre 2016
, et tous ceux qui suivent.

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