371 – Gilets jaunes et loi de 1973

Les Gilets Jaunes ont repris le combat concernant cette « loi  du 4 janvier 1973 » (souvent appelée « loi Pompidou/Giscard »). Cette loi n’existe plus mais les conséquences qu’elle a imposé au peuple existent, elles,  toujours et se sont renforcées.

La loi de 73 a été remplacée, d’abord lors de la transcription dans la loi française (Loi n° 93-980 du 4 août 1993 relative au statut de la Banque de France ) imposé par la signature en 1992 du Traité de Maastricht [TUE]  et de son article 104

Ensuite l’article 104 est devenu l’article 123 du Traité de Lisbonne,

Ces articles et ces loi n’ont eu que pour volonté d’interdire  aux Banques Centrales Nationales de financer les déficits publics. Ce sont les statuts actuels de la Banque de France Art. L. 141-3  qui ont aujourd’hui  force de loi: « Il est interdit à la Banque de France d’autoriser des découverts ou d’accorder tout autre type de crédit au Trésor public ou à tout autre organisme ou entreprise publics. L’acquisition directe par la Banque de France de titres de leur dette est également interdite » sont la retranscription en droit français de ces anciennes lois et des Traités en cours.

Voici la conséquence la plus évidente (je n’ai plus réactualisé ce graphique depuis quelques années, j’ai assez prêché dans le désert, à bientôt 77 ans je suis fatigué de devoir me répéter sans arrêt,  mais sachez que fin 2018 ces courbes sont sensiblement identiques … seuls les pourcentages ont un peu augmentés.)

La courbe bleue montre l’évolution de la dette publique en pourcentage de PIB de 1970 à 2012. La courbe rouge montre l’évolution de cette dette si nous n’avions pas du payer d’intérêts , si nous avions imposé à la Banque de France (laquelle appartient à 100% à l’Etat, donc au Peuple) de financer les déficits primaires – c’est à dire les déficits hors les intérêts des dettes –  des Administrations publiques (Etat, Administrations locales, Sécurité Sociale)

De plus, une grande partie de cette dette résiduelle (dette sans intérêts, courbe rouge) aurait pu être monétisée/financée directement par la Banque de France tout au long de ces années, sans plus augmenter la masse monétaire que ne l’ont fait les banques commerciales. En ce cas, les Administrations n’auraient plus de dettes du tout !

Alors, si vous voulez en savoir un peu plus et voir ma réponse à certaines « critiques » (dont l’accusation de diffusion de « fake news ») concernant mon interprétation de la loi de 1973? lisez cet  article  de 2012 sur ce blog  ou achetez la 3 ième édition de « la dette publique, une affaire rentable » !

 

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370 – Gilets Jaunes: votre première revendication

Propositions d’un Gilet Jaune pour faire aboutir le mouvement conformément aux attentes de l’immense majorité des Français, sans blocages, sans violence, sans guerre civile ni dictature, mais dans l’affirmation ferme et définitive de la souveraineté du peuple.
A partager massivement si vous adhérez !
Nous sommes le peuple. Nous venons d’horizons politiques divers, mais nous sommes réunis sous le même uniforme d’un jaune rayonnant qui annonce le printemps.
Le Pouvoir, que nous contestons radicalement puisque nous rejetons la politique qu’il mène avec une telle force que nous allons jusqu’à souhaiter la démission de celui qui l’incarne, tente de nous diviser pour nous affaiblir.
C’est ainsi que sur les 42 revendications qui émanent de notre mouvement, les experts nous font savoir que 28 d’entre elles se retrouvent dans le programme de la France Insoumise et 20 autres dans celui du Rassemblement National. Écartelés entre Mélenchon et Le Pen, la droite extrême et la gauche radicale, à quoi pourrions-nous aboutir, sur quoi pourrions-nous converger ?
Une idée commence à s’imposer dans nos rangs : mettre en avant non pas des mesures programmatiques (annulation des taxes, de la hausse de la CSG, rétablissement de l’ISF, interdiction des délocalisations etc.) mais un outil institutionnel, le RIC (référendum d’initiative citoyenne) qui nous permettra d’obtenir sans manifestations ni grèves ni blocages, par de simples votations, toutes les choses que nous demandons à la seule condition de réunir une majorité de suffrages sur nos propositions.
L’association Article 3, dont la principale cheville ouvrière est Yvan Bachaud, un retraité de la région lyonnaise, a élaboré dès 2013 une reformulation de l’article 3 de la Constitution visant à y introduire le principe du RIC. (www.article3.fr/petition). Mais qui peut modifier la Constitution ?
L’article 89 dispose qu’une révision de la Constitution peut intervenir à l’initiative du président de la République « sur proposition du Premier Ministre », ou des membres du Parlement. Et elle peut être votée par le Parlement à la majorité qualifiée des trois cinquièmes (soit 60 % des voix) ou bien soumise à référendum par le président.
La porte de sortie de cette crise n’est donc pas seulement à Paris, mais aussi dans nos régions, dans nos circonscriptions, en chaque lieu où se trouve la permanence parlementaire d’un député ou d’un sénateur !
Je propose donc que l’acte V, samedi 15 décembre, soit organisé de la manière suivante :
– Que chaque groupe de Gilets Jaunes imprime la proposition de loi constitutionnelle « clé en mains » qui figure au bas de cet article.
– Qu’un porte-parole soit désigné, et que rendez-vous soit pris à la permanence du parlementaire (député ou sénateur) le plus proche.
– Que la presse locale et nationale soit informée de cette démarche, et des journalistes invités à « couvrir » l’évènement.
– Que cette proposition de loi d’origine citoyenne soit remise au député ou au sénateur au cours d’une « cérémonie » brève mais solennelle :
– D’abord le porte parole s’adresse au député (ou sénateur) dans les termes suivants :
« Au nom du peuple français, je vous donne officiellement mandat pour déposer à l’Assemblée nationale (ou au Sénat) la présente proposition de loi constitutionnelle visant à inscrire le référendum d’initiative citoyenne dans l’article 3 de notre Constitution. Vous veillerez personnellement à ce que le texte soit voté exactement dans les termes indiqués, sans débat ni amendement.
La modification de l’article 3 voulue par les citoyens n’est pas négociable.
Cette proposition de loi constitutionnelle affirme le seul principe du référendum d’initiative citoyenne. Les modalités précises devront être définies dans une loi organique que nous souhaitons élaborer dans une démarche de démocratie participative, ce qui veut dire que le peuple décidera, mais que les élus seront invités à participer à nos délibérations. »

_________________

PROPOSITION DE LOI CONSTITUTIONNELLE

visant à instaurer le référendum d’initiative citoyenne,

(Renvoyée à la commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l’administration générale de la République, à défaut de constitution d’une commission spéciale dans les délais prévus par les articles 30 et 31 du Règlement.)

présentée par Monsieur / Madame …………………………….

député.

EXPOSÉ DES MOTIFS

Mesdames, Messieurs,

Notre pays traverse une crise politique sans précédent : la défiance des citoyens envers leurs représentants atteint des niveaux records (comme le montrent les enquêtes successives du CEVIPOF) et se traduit lors des échéances électorales par une montée de l’abstention ou du vote extrémiste. L’écart entre les promesses électorales et les réalisations concrètes (« les promesses n’engagent que ceux qui y croient ») affaiblit la légitimité des élus, tandis que l’aggravation de la situation sociale remet en question l’efficacité du politique face aux décideurs économiques et au monde de la finance. Ce divorce entre les élus et les citoyens montre que notre modèle démocratique est à bout de souffle et qu’il est d’autant plus urgent de le réformer que le mouvement des Gilets Jaunes de cet automne 2018 nous plonge dans une situation quasi insurrectionnelle.

Il devient indispensable et urgent de permettre une véritable participation des citoyens à la gestion des affaires du pays. C’est d’ailleurs un droit fondamental inscrit dans l’article 6 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen : « La loi est l’expression de la volonté générale. Tous les citoyens ont droit de concourir personnellement ou par leurs représentants à sa formation ».

Il ne saurait être question de limiter cette contribution personnelle à la formation de la loi aux rares occasions où, sous la Cinquième République, les Français ont été amenés à se prononcer par référendum. D’une part parce que, s’ils peuvent donner leur réponse, ils sont dans l’impossibilité de choisir eux-mêmes la question, et d’autre part parce que le traitement réservé au résultat du référendum du 29 mai 2005 (avec le vote du Traité de Lisbonne en 2008) a grandement contribué à l’impression, partagée par 89 % des Français, que les hommes politiques ne tiennent aucun compte de leur avis (source : CEVIPOF 2014). Le référendum à l’initiative du pouvoir (exécutif dès 1958 ou législatif depuis la révision de l’article 11 en 2008) n’est donc pas un outil démocratique, bien au contraire : il expose notre pays au risque de dérive plébiscitaire, et s’il a pu avoir une certaine utilité au tout début de la Cinquième République (pour appuyer la légitimité de la politique du général De Gaulle sur le peuple en court-circuitant un Parlement sans majorité stable et déchiré par des querelles partisanes) il apparaît aujourd’hui obsolète : le « fait majoritaire » et l’inversion du calendrier qui place les élections législatives juste après les présidentielles assurent au Président une majorité stable pour gouverner, comme on a encore pu le constater lors des législatives de 2017.

Il s’agit donc de démocratiser notre système politique et d’établir un meilleur équilibre des pouvoirs grâce à l’outil du référendum d’initiative citoyenne, qui a fait ses preuves dans d’autres pays, et qui est souhaité par 83 % de nos concitoyens selon une enquête IFOP d’avril 2017. Nous voulons en inscrire le principe dans l’article 3 de la Constitution, tout en laissant au Parlement le soin d’en définir les modalités dans une loi organique qui sera élaborée avec des citoyens dans une démarche de démocratie participative.

La présente proposition de loi constitutionnelle impose aussi un « toilettage » de plusieurs autres articles de la Constitution pour les mettre en adéquation avec les modifications qui seront apportées à l’article 3.

PROPOSITION DE LOI CONSTITUTIONNELLE

Article 1er

L’article 3 de la Constitution est ainsi modifié : le point final du premier alinéa est remplacé par « d’initiative citoyenne, en toutes matières y compris constitutionnelle et de ratification des traités ; cet article ne peut être modifié que par voie référendaire. ».

[Art3 actuel : La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum. Aucune section du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice. Le suffrage peut être direct ou indirect dans les conditions prévues par la Constitution. Il est toujours universel, égal et secret. Sont électeurs, dans les conditions déterminées par la loi, tous les nationaux français majeurs des deux sexes, jouissant de leurs droits civils et politiques.]

Article 2

Les articles 11, 24, 39, 60 et 89 sont modifiés pour prendre en compte la nouvelle rédaction de l’article 3.
L’article 11 est supprimé.

[Art 11  actuel: Le Président de la République, sur proposition du Gouvernement pendant la durée des sessions ou sur proposition conjointe des deux assemblées, publiées au Journal officiel, peut soumettre au référendum tout projet de loi portant sur l’organisation des pouvoirs publics, sur des réformes relatives à la politique économique, sociale ou environnementale de la nation et aux services publics qui y concourent, ou tendant à autoriser la ratification d’un traité qui, sans être contraire à la Constitution, aurait des incidences sur le fonctionnement des institutions.
Lorsque le référendum est organisé sur proposition du Gouvernement, celui-ci fait, devant chaque assemblée, une déclaration qui est suivie d’un débat.
Un référendum portant sur un objet mentionné au premier alinéa peut être organisé à l’initiative d’un cinquième des membres du Parlement, soutenue par un dixième des électeurs inscrits sur les listes électorales. Cette initiative prend la forme d’une proposition de loi et ne peut avoir pour objet l’abrogation d’une disposition législative promulguée depuis moins d’un an.
Les conditions de sa présentation et celles dans lesquelles le Conseil constitutionnel contrôle le respect des dispositions de l’alinéa précédent sont déterminées par une loi organique.
Si la proposition de loi n’a pas été examinée par les deux assemblées dans un délai fixé par la loi organique, le Président de la République la soumet au référendum.
Lorsque la proposition de loi n’est pas adoptée par le peuple français, aucune nouvelle proposition de référendum portant sur le même sujet ne peut être présentée avant l’expiration d’un délai de deux ans suivant la date du scrutin.
Lorsque le référendum a conclu à l’adoption du projet ou de la proposition de loi, le Président de la République promulgue la loi dans les quinze jours qui suivent la proclamation des résultats de la consultation.]

  • Le premier alinéa de l’article 24 est ainsi modifié : « La loi est votée par le Parlement ou par référendum d’initiative citoyenne. Le Parlement contrôle l’action du Gouvernement. Il évalue les politiques publiques. ».

[Article 24 actuel : Le Parlement vote la loi. Il contrôle l’action du Gouvernement. Il évalue les politiques publiques. 
Il comprend l’Assemblée nationale et le Sénat. 
Les députés à l’Assemblée nationale, dont le nombre ne peut excéder cinq cent soixante-dix-sept, sont élus au suffrage direct. 
Le Sénat, dont le nombre de membres ne peut excéder trois cent quarante-huit, est élu au suffrage indirect. Il assure la représentation des collectivités territoriales de la République. 
Les Français établis hors de France sont représentés à l’Assemblée nationale et au Sénat.]

  • Le premier alinéa de l’article 39 est ainsi modifié : « L’initiative des lois appartient concurremment au Premier ministre, aux membres du Parlement et aux citoyens. ».

[Art 39 actuel : L’initiative des lois appartient concurremment au Premier ministre et aux membres du Parlement.
Les projets de loi sont délibérés en conseil des ministres après avis du Conseil d’Etat et déposés sur le bureau de l’une des deux Assemblées. Les projets de loi de finances et de loi de financement de la sécurité sociale sont soumis en premier lieu à l’Assemblée nationale. Sans préjudice du premier alinéa de l’article 44, les projets de loi ayant pour principal objet l’organisation des collectivités territoriales sont soumis en premier lieu au Sénat.
La présentation des projets de loi déposés devant l’Assemblée nationale ou le Sénat répond aux conditions fixées par une loi organique. 
Les projets de loi ne peuvent être inscrits à l’ordre du jour si la Conférence des présidents de la première assemblée saisie constate que les règles fixées par la loi organique sont méconnues. En cas de désaccord entre la Conférence des présidents et le Gouvernement, le président de l’assemblée intéressée ou le Premier ministre peut saisir le Conseil constitutionnel qui statue dans un délai de huit jours. 
Dans les conditions prévues par la loi, le président d’une assemblée peut soumettre pour avis au Conseil d’État, avant son examen en commission, une proposition de loi déposée par l’un des membres de cette assemblée, sauf si ce dernier s’y oppose.]

  • L’article 60 est ainsi modifié : « Le Conseil Constitutionnel veille à la régularité des opérations de référendum prévues aux articles 3 et 89 et au titre XV. Il en proclame les ré ».

[Art 60 actuel : Le Conseil constitutionnel veille à la régularité des opérations de référendum prévues aux articles 11 et 89 et au titre XV. Il en proclame les résultats.]

  • L’article 89 est remplacé par : « L’initiative de la révision de la Constitution appartient concurremment au Président de la République sur proposition du Premier ministre, aux membres du Parlement et aux citoyens.
    Le projet ou la proposition de révision doit être examiné dans les conditions de délai fixées au troisième alinéa de l’article 42 et voté par les deux assemblées en termes identiques. La révision est définitive après avoir été approuvée par réfé
    Toutefois, le projet de révision n’est pas présenté au référendum lorsque le Président de la République décide de le soumettre au Parlement convoqué en Congrès ; dans ce cas, le projet de révision n’est approuvé que s’il réunit la majorité des trois cinquièmes des suffrages exprimés. Le bureau du Congrès est celui de l’Assemblée nationale. L’initiative citoyenne de révision de la Constitution est définitive si elle a obtenu lors de la consultation la majorité des trois cinquième des suffrages exprimés.
    Aucune procédure de révision ne peut être engagée ou poursuivie lorsqu’il est porté atteinte à l’intégrité du territoire.
    La forme républicaine du Gouvernement ne peut faire l’objet d’une révision. ».

[Art 89 actuel : L’initiative de la révision de la Constitution appartient concurremment au Président de la République sur proposition du Premier ministre et aux membres du Parlement.
Le projet ou la proposition de révision doit être examiné dans les conditions de délai fixées au troisième alinéa de l’article 42 et voté par les deux assemblées en termes identiques. La révision est définitive après avoir été approuvée par référendum.
Toutefois, le projet de révision n’est pas présenté au référendum lorsque le Président de la République décide de le soumettre au Parlement convoqué en Congrès ; dans ce cas, le projet de révision n’est approuvé que s’il réunit la majorité des trois cinquièmes des suffrages exprimés. Le bureau du Congrès est celui de l’Assemblée nationale.
Aucune procédure de révision ne peut être engagée ou poursuivie lorsqu’il est porté atteinte à l’intégrité du territoire.
La forme républicaine du Gouvernement ne peut faire l’objet d’une révision.]

 

Article 3

Les articles de la Constitution, dans leur rédaction résultant de la présente loi constitutionnelle, entrent en vigueur dans les conditions fixées par la loi organique nécessaire à leur application.

Article 4

Si les articles de la Constitution ne sont pas entrés en vigueur dans les modalités fixées par l’article 3 dans les six mois suivant la promulgation de cette loi constitutionnelle ou la dernière dissolution de l’Assemblée nationale, l’Assemblée nationale est dissoute ; les élections générales ont lieu vingt jours au moins et quarante jours au plus après la dissolution.

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369 – Commentaires d’Hadrien (2)

NOTRE EFFONDREMENT CLIMATIQUE… ?

Dans mes précédents commentaires, j’ai tenu à illustrer deux des trois aspects énumérés en introduction du billet:
– notre effondrement financier (par soumission des politiques aux lobbies de la finance mondiale)
– notre effondrement économique (par complicité des mêmes avec la globalisation libérale)
Si le troisième aspect reçoit un gros point d’interrogation de ma part, c’est qu’il risque fort d’être l’alibi d’une diversion face au plus grave effondrement, social et démocratique celui-là.
Sa particularité est d’être propice à l’enrôlement convaincu des meilleures volontés, comme c’est souvent le cas sur les questions touchant à l »écologie.
J’en veux pour preuve ce que l’on a pu lire à ce sujet sur le blog d’Olivier Berruyer, élu naguère meilleur blog de France (économie/finance) pour la qualité de sa documentation et de son illustration. Il s’était pourtant, déjà, opposé aux thèses d’AJ Holbeck sur le rôle crucial de la monnaie comme instrument de la politique publique, citant comme exemple à ne pas suivre l’inflation de l’immédiat après-guerre, en oubliant que c’est cette abondante création monétaire qui remit la France au travail dès la Libération et permit la Reconstruction ainsi que la mise en oeuvre des mesures sociales dictées par le CNR que Macron veut aujourd’hui mettre à bas.
C’était mettre dans un même sac la cause et ses effets secondaires.
O. Berruyer a depuis lors élargi sa thématique (et son audience), notamment aux thèmes de l’environnement et singulièrement celui du réchauffement climatique, bien fait pour exacerber les mêmes erreurs d’optique si l’on n’y prend garde.
Sa série impressionnante de billets sur le climat est la suivante, d’abord quant aux causes présumées :
1 – Les gaz à effet de serre
2 – CO2 et Méthane
3 – Les pays émetteurs
4 – Le Cycle du Carbone
5 – Concentration atmosphérique des gaz à effet de serre
6 – Le réchauffement climatique global
7-1 – Le réchauffement climatique local (Europe, France…)
7-2 – Le réchauffement climatique local (Paris)
8 – Analyse du réchauffement climatique
9 – Le Soleil
10 – Les taches solaires
11 – En direct du Soleil…
12 – Les cycles solaires courts
13 – Les cycles solaires longs
14 – Les cycles de Milankovitch
15 – Modélisation millénaire des températures
16 – El Niño et La Niña
17 – Modélisation des températures récentes
La série continue ensuite, par autant (ou presque) de billets supplémentaires sur le réchauffement qui développent abondamment les conséquences envisagées dans tous les domaines, constituant un résumé du bréviaire GIEC auquel se réfèrent tous les décideurs « progressistes » à l’instar de Macron.
Et voici la conclusion essentielle terminale (billet 17) sur laquelle tout repose:
–  » Les scientifiques ont montré que la tendance à la hausse est très probablement liée à l’effet de serre du CO2. Rapprochons donc cette tendance de celle de la concentration en CO2 (cf fig.) impressionnant, non ?
…il y a une incroyable corrélation entre les deux. [Et] la tendance récente est criante…
On peut donc dire qu’il semble bien que 100 ppm de CO2 induisent 1°C de plus à conditions identiques. »

J’y retrouvais l’essentiel de mon très antérieur commentaire, posté dès les billets 4,5 et rappelé au billet 8 :

CORRÉLATION CO2 ET RÉCHAUFFEMENT

» Je suis fort aise de retrouver ici sous la plume d’Olivier Berruyer l’essentiel de mes remarques faites il y a plusieurs mois […]. Je retrouve également avec plaisir les deux courbes d’évolution durant les dernières centaines de milliers d’années, permettant de remettre sur la sellette la question essentielle restée sans réponse :
– les concentrations reconstituées du CO2 (ppm) au cours des millénaires font apparaître des variations totales de 100 ppm, périodiques tous les 100 000 ans, pour une variation totale de température de l’ordre de… 10°C.
– une variation supplémentaire des mêmes 100 ppm depuis 1880 a donné une variation totale de la température… de 0,9°C, soit plus de dix fois plus faible !  »

Face à cette anomalie qui crève les yeux, Olivier Berruyer conclue néanmoins:
–  » Il n’est guère besoin de long commentaire : la corrélation est jusqu’à présent parfaite… »

J’avais pourtant accompagné cela de quelques attendus instructifs:
“L’astronome Milutin Milankovitch (1879 – 1958) a étudié les variations de la rotation de la terre autour du soleil ainsi que l’inclinaison de l’axe de la terre. Il a développé une théorie expliquant comment ces variations cycliques et les interactions qui existent entre elles sont à l’origine des variations climatiques à long terme.
À sa suite, quelques scientifiques russes comme Khabiboullo Abdoussamatov, ont expliqué le réchauffement global du climat de la Terre varie par l’intensité de l’énergie diffusée par le Soleil.
Et l’augmentation de la concentration de gaz carbonique qui en découle dans l’atmosphère, comme une conséquence de l’élévation de la température de l’océan mondial, due à l’augmentation de l’intensité du rayonnement solaire.
Il y a 40 000 milliards de tonnes de CO2 dissous dans les océans, en interaction permanente avec l’atmosphère, car le phénomène est réversible, sans compter 100 000 000 de milliards de tonnes sédimentées.
Or, l’homme n’a brûlé que 200 milliards de tonnes de pétrole durant l’ère industrielle depuis 1880.
Par conséquent, l’idée, largement répandue, du rôle déterminant de l’activité industrielle de l’homme dans le réchauffement climatique global, serait due au fait que l’on a pris la conséquence pour la cause, explique le chercheur cité.”
Si, comme le pense le scientifique russe Khabiboullo Abdoussamatov, c’est la température qui est la cause et non l’effet, l’inertie étant exclue (cf. site CNRS), cela expliquerait que nos rejets anthropiques actuels n’aient qu’une influence si marginale sur elle…
Ce qui devrait inciter à la prudence tous les extrapolateurs hatifs. »

» Cela explique sans doute pourquoi, depuis le début de l’ère industrielle, la température ne s’est élevée que de 0,9°C malgré les 200 Gt de pétrole déjà brûlé, soit la moitié du stock total estimé !
Cela explique aussi, inversement, pourquoi le passé récent post-glaciaire a connu des variations de température moyenne dix fois plus importantes, avec moins de gaz à effet de serre qu’aujourd’hui.
L’effet causal primaire est en effet dans l’autre sens: 10°C de plus ont produit l’équivalent nos rejets anthropiques de façon naturelle (dégagements des gaz dissous dans les mers), mais cette même quantité de rejets apportée en supplément par l’homme ne produit, en sens inverse, que 0,9°C d’augmentation !
Il serait donc sage, pour une information objective, de représenter sur les mêmes graphiques (i.e. depuis 800 000 ans) les variations de température en même temps que les concentrations. On y verrait la faible correlation inverse évoquée, sous la forme d’une température qui ne suit pas l’augmentation de concentrations brutale affichée à l’âge industriel.

Ces attendus justifièrent plus tard les billet 14 (Les cycles de Milankovitch) et 15 (Modelisation millénaire des températures) de la part d’O. Berruyer, ce qui ne l’empêchait pas de déclarer, au stade précoce sus-dit :
“les modèles montrent que ces variations d’ensoleillement devraient entraîner des variations de température d’environ 0,5 à 1°C”
Apparemment, la nature, tous les 100 000 ans environ, faillit gravement à de tels modèles…
Avertissons-là d’urgence de bien vouloir s’y conformer et marcher dans les clous !

AMPLITUDE DES VARIATIONS

Dans un autre billet précédent, je relevais les remarques pertinentes de l’intervenant Kandide
(C’était moi, sous un autre pseudo, pour ne point encourir les foudres de la censure qui s’était déjà manifestée) :
» L’abondance de considérations savantes sur le passé et le présent cache mal l’insignifiance relative des projections finales.
C’est la même impression de malaise qu’à la lecture du dernier numéro de La Recherche qui titre en couverture “Climat, ce qui nous attend vraiment” pour introduire la paléanto-climatologue V. Masson-Delmotte dont le livre (Climat, le vrai et le faux) est pourtant plus qu’ambigu à cet égard, comme on peut en juger::

Idées reçues (encadré dans le texte):
“L’accélération du réchauffement: L’impact radiatif des rejets… n’est pas proportionnel à leur concentration, mais au logarithme de leur concentration” (donc, effet de forte saturation et non d’amplification exponentielle).
“L’emballement par rejets de méthane: Les mesures récentes de la composition isotopique du méthane emprisonné dans les glaces suggèrent qu’une telle déstabilisation ne s’est pas produite pendant la dernière déglaciation, qui représente pourtant une réorganisation massive du système climatique.”

Cela rend d’autant plus incrédule à la lecture du passage, dans ce billet:
“On estime que l’extinction massive d’espèces lors du Permien-Trias il y a 250 millions d’années (disparition de 95 % de la vie marine et 70 % des espèces terrestres) pourrait avoir été causée par un tel emballement”,
surtout lorsqu’on apprend (Wikipedia) que cela fut d’origine tellurique, provoqué par une vague d’éruptions volcaniques liées à la tectonique des plaques, et privant l’athmosphère de la majorité de son oxygène.
On est loin de l’échelle anthropique !

En définitive, ce n’est pas la concentration en rejets qui est indicative pour nos conditions de vie, mais la variation de température elle-même, et surtout ses conséquences.
Or, les prévisions les plus pessimistes à ce égard restent très inférieures au réchauffement qu’a connu l’homme à la dernière déglaciation, il y a moins de vingt mille ans.
A titre indicatif, V.Masson-Delmotte rappelle que la variation du “niveau moyen des océans” fut alors “de 120 à 130 m”, alors que le GIEC prévoyait en 2007 pour la fin du siècle une fourchette de 18 à 59cm (à peine celle de la marée moyenne en méditerranée, qu’on considère habituellement comme négligeable voire inexistante). Même pas de quoi reculer sa serviette en bord de plage ! Sans doute est-ce la raison des révisions du GIEC en 2013: la fourchette devient 26 à 98cm en 2100. Là, il faudra être carrément en bord de plage atlantique ! On tremble à l’idée des migrants de la Côte d’azur demandant l’asile en Côte basque, au nom du droit au moindre effort…

C’est cette insignifiance relative des projections finales qui m’a fait dire en commentaire du billet “Cycle du carbone” qu’elles laissent une impression de malaise, face à l’activisme déployé par certains (GIEC, etc).
En revanche, l’épuisement des ressources fossiles elles-mêmes est en vue pour bientôt, et personne ne semble en prendre la mesure: ainsi, cette semaine, un député écologiste intervenait à l’assemblée pour critiquer les crédits alloués au programme ITER ! Là, les arguments inverses sont évoqués: une issue en 2050, voire la fin du siècle, semble alors une éternité aux impatients, plus nostalgiques, semble-t-il, de “la lampe à huile et la marine à voile”, comme disait le Général !

RAPIDITE DES VARIATIONS

Je ne voudrais pas laisser l’impression d’une quelconque « roublardise » d’O. Berruyer, qui fait montre, au contraire d’une honnêteté peu commune chez les auteurs en mettant en exergue lui-même (billet 8) un autre commentaire apocryphe critique (Jérémie), et non des moindres puisqu’il détruit l’une des dernières lignes de défense des « alarmistes » :

» Dans la série de graphiques, vient celui de l’évolution des températures sur 800 000 ans. A première vue, ce graphique prouve que sur une échelle de temps suffisamment grande, la situation qui nous “affecte” aujourd’hui n’a probablement rien d’anormale, surtout que nous voyons tous qu’elle correspond en gros au cycle (en fait, toutes ces données ont achevé de me convaincre).
Vous le savez, et reprenez alors le contrôle du lecteur :
– Ce que nous vivons est unique, car le réchauffement s’opère à une vitesse jamais vu : le réchauffement observé durant les 30 dernières années s’observait dans le passé plutôt sur 1 500 à 3 000 années !
Puis, plus loin :
– Ce qui se passe actuellement est sans conteste possible de nature différente de ce qui se passait lors des périodes de glaciations-déglaciations.

Pour commencer, si, désolé, mais c’est parfaitement contestable. Et j’entends même démontrer que votre affirmation ne repose sur rien à la lumière des données présentées.

Je voudrais m’adresser à tous et rendre une chose parfaitement claire sur les graphiques et les données à grande échelle de temps. Si vous constatez que les courbes sont nettement plus lisses à mesure qu’on s’éloigne de notre ère, c’est parce que lorsqu’on remonte loin dans le temps, il n’est POSSIBLE d’estimer la température moyenne QUE sur de très longues périodes. C’est pour CETTE raison que les 4 précédents réchauffements majeurs apparaissent si joliment réguliers (sur le graphique 800k ans), et EN AUCUN CAS parce qu’ils l’étaient réellement.
Il est impossible, étant donné les moyens à notre disposition, d’estimer les variations de la température moyenne il y a 100 000 ans sur des périodes inférieures à 5 000 ans (et je suis gentil).
PERSONNE, sur cette PLANÈTE, ne peut affirmer quoique ce soit sur les variations, de l’ordre du degré à peine et sur des périodes de 30 ans, qui s’opéraient il y a 20 000 ans et ne parlons pas de 200 000 ou 800 000.
Vous ne pouvez donc absolument pas affirmer que “le réchauffement observé durant les 30 dernières années s’observait dans le passé plutôt sur 1 500 à 3 000 années” dans le cadre de cette démonstration. Ni dans aucun autre cadre, puisqu’il n’existe pas de moyens de collecter les données qui permettrait cette affirmation.
La seule chose que ces graphiques prouvent, c’est qu’il est PROBABLE que notre situation actuelle n’ait rien d’anormale au vue des cycles à grande échelle qui rythment la Terre.
Pour le percevoir, il faut garder en tête : l’échelle des variations “anormales” observées dans le présent et le passé proche (< 1°), l’amplitude des variations à très grande échelle de temps (~12°) et l’imprécision des données quand on dépasse quelques milliers d’années.

Pour finir, mesdames et messieurs, je vous prie de croire que la communauté scientifique ne serait pas divisée si quoi que ce soit était prouvé (revoir la définition d’une preuve scientifique). D’autre part, les « spécialistes » que les médias choisissent d’éclairer ne sont pas forcément ceux qui ont raison ; en revanche vous savez tous que les prophéties de fin du monde font couler plus d’encre et imprimer plus de papier que les « ben non tout va bien en fait ». Just saying.
J’aimerai donc vous soumettre une devinette pour conclure mon argumentaire :
A votre avis, quelle espèce, après 7000 magnifiques années d’Histoire et de développement technologique, décide en une décennie et sur la foi d’hypothèses, qu’il faut drastiquement réduire sa production globale et mettre au rebut les technologies assurant 80% de sa production d’énergie et de ses transports ?
Mon avis à moi ? Une espèce menacée. »

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368 – Commentaire d’Hadrien

Merci Hadrien


Cher André-Jacques,

Heureux de constater que tes analyses sont toujours prémonitoires de l’actualité, à l’heure où l’insurrection des gilets jaunes bat son plein, alors que le billet ci-dessus est antérieur de dix semaines, date à laquelle personne ne présentait la précipitation des événements.
Mieux: personne ne peut nier que s »y entremêlent les trois aspects énumérés:
– L’effondrement financier,
– L’effondrement économique,
– L’effondrement climatique,
J »oserai même en ajouter un quatrième:
– L’effondrement démocratique,
qui renvoie au partenariat avec Etienne Chouard et sa croisade pour une réhabilitation de la démocratie directe à l’Athénienne (stochocratie), plus que jamais d’actualité.
En regard, ta remarque « Moi, j’ai l’impression d’avoir fait tout mon possible pour prévenir, depuis de longues années, tous ceux qui me lisent ou m’écoutent » prend tout son sens et paraît même bien modeste…
J’avais moi-même été initié au premier des trois thèmes par la lecture de « La dette publique…, A qui profite le système? » et amené à m’interroger naturellement aux autres, dans mes interventions antérieures sur ce blog. Ma retraite et mon retour à mes anciennes amours scientifiques, m’ont paradoxalement éloigné des blogs mais je profite d’un bref séjour au vert pour y déroger en empruntant l’e-mail de mon hôte.
Sur le premier thème, je ne résiste pas au plaisir d’une récapitulation dans laquelle tu reconnaîtra tes petits:
On a fait sans le marché financier pendant les « Trente glorieuses » et on s’en est très bien portés, avec une croissance moyenne annuelle de 5,6%. De Gaulle avait déclaré « je ne gouverne pas à la corbeille » et la période Gaulliste jusqu’à la mi-mandat Pompidou fut effectivement caractérisée par une longue décrue des cours boursiers, comme en atteste leur historique.
Il est donc intéressant de savoir comment on en est arrivés aujourd’hui là… où l’on a voulu nous mener, c’est à dire à « la servitude volontaire » des Etats en faveur du « monde de la finance » !

Mais rappelons tout d’abord l’origine des temps qui nous concernent:

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367 – Phase terminale?

Pour Pablo Servigne, co-auteur de l’ouvrage « Comment tout peut s’effondrer », le mot crise n’est plus approprié à notre situation présente. C’est le terme d’effondrement total qu’il convient désormais d’évoquer.

En l’occurrence, dit Pablo Servigne il n’est plus possible de revenir en arrière, plus possible d’enrayer la chute. L’effondrement en cours est trop avancé. D’autant qu’il existe plusieurs foyers d’effondrement qui se complètent et se renforcent :

  • L’effondrement financier,
  • L’effondrement économique,
  • L’effondrement climatique,

Pourquoi allons-nous vers une crise monétaire, financière et économique « terminale » ?

Quelques chiffres issus du livre de  François Morin,  [Professeur émérite en sciences économiques à l’Université de Toulouse 1, qui  a également été membre du Conseil Général de la Banque de France  (de 1985 à 1993) et du Conseil d’analyse économique]

Une poignée de banques dites systémiques – 28 sur les 8 000 établissements bancaires exerçant actuellement dans le monde – sont constituées en un oligopole bancaire. La puissance économique et politique de cet oligopole nous prive des moyens d’empêcher l’avènement d’un cataclysme d’ampleur inédite. Si l’une de ces banques tombe, elle entraînera TOUT le système bancaire et financier dans sa chute. Les Etats n’auront aucun moyen d’intervenir sur ces montants .

– Le montant total des bilans de ces 28 banques représente à fin 2012,  50 350 milliards de dollars soit # 45 000 milliards d’euros (PIB France = 2000 milliards d’euros). Quasiment le montant de la dette publique mondiale.

– 10 des plus grosses parmi les 28 banques dites « systémiques »  ont une taille de bilan qui dépasse le PIB de la France . Dans celles ci, 4 américaines, 2 françaises, 1 allemande, 1 anglaise,  1 japonaise, 1 chinoise

– Mais il y a mieux, ce sont les produits dérivés, hors bilan.

Un produit dérivé ou contrat dérivé est un instrument financier  :

·     dont la valeur fluctue en fonction de l’évolution du taux ou du prix d’un autre produit appelé sous-jacent ;

·     qui ne requiert aucun placement net initial ou peu significatif ;

·     dont le règlement s’effectue à une date future.

Ce produit consiste en un contrat entre deux parties,  fondé sur un actif sous-jacent, réel ou théorique, généralement financier.

L’actif sous-jacent, ce sur quoi porte l’option, peut être par exemple :
·     une action cotée en Bourse ;
·     une obligation ;
.    un indice boursier, comme le CAC 40  ;
·     une  matière première (blé, pétrole, cuivre, sucre…) ;
·     un taux de change ;
·     un taux d’intérêt
·     des flux financiers liés à la réalisation d’un événement prévu dans le contrat, comme le défaut de paiement d’une entreprise, un événement climatique, une catastrophe naturelle, etc.

L’instrument principal est le credit default swap dit CDS. Il s’agit d’un contrat entre un vendeur de protection et un acheteur de protection sur une entité (entreprise, collectivité locale, pays, etc.) de référence pour une durée fixée par lequel :
·     l’acheteur s’engage à payer un montant périodique et régulier pendant la durée du swap ;
·     en échange du paiement par le vendeur d’une certaine somme dans le cas où se produirait, pendant la durée du CDS, un certain type d’événement, prévu par le contrat, affectant le crédit de l’entité de référence (défaut de paiement d’intérêts, surtout).

90 % des transactions de produits dérivés sont négociées de gré à gré. Ce type de négociation est plus discret et moins cher que le passage par des marchés organisés. Il est notamment utilisé par les hedge funds et des sociétés créées par les banques. Les engagements pris n’affectent pas les bilans ni les chiffres officiels de solvabilité

– Fin 2014, seulement 18 des 28 banques systémiques détenaient pour 720 000 milliards de produits dérivés.  Pour prendre un élément de comparaison, le PIB  de la France se monte à 2000 milliards soit quasiment 300 fois moins !

– Rien que pour la France : le bilan des 4 banques systémiques françaises est égal à 3 fois le PIB français et leurs produits dérivés à 44 fois (pour  86 fois au Royaume Unis)

Prenons un exemple, celui du marché des changes :

Le volume des transactions sur le marché des changes atteints 5.300 milliards de dollars par jour en avril 2013.

5.300 milliards de dollars par jour, c’est presque 2 millions de milliards par an, soit 25 fois le PIB mondial nominal en 2013 (73.000 milliards), rien que pour les échanges de devises !

Cela revient à dire que les simples échanges de devises représentent 25 fois l’économie réelle ! Si l’on ajoute à cela l’ensemble des transactions qui ne sont pas directement rattachées à l’économie réelle des ménages et des entreprises, c’est-à-dire à l’activé économique traditionnelle, nous atteignons des sommes qui dépassent l’entendement.

Ce que l’auteur, François Morin,  démontre dans son ouvrage c’est que les banques systémiques occupent des positions dominantes sur plusieurs marchés fondamentaux de la finance globale. Il met en évidence les liens d’interdépendance entre les membres de cet oligopole bancaire, tant financière qu’institutionnelle, à travers leurs participations aux institutions internationales. Tout cela leur donne la capacité réelle de déstabiliser la planète entière à travers leurs abus qui ont été mis en évidence lors des nombreux scandales révélés ces derniers temps : subprimes, manipulation du Libor, du marché des changes ou des produits dérivés. Ce fonctionnement frauduleux est à l’origine d’une partie du surendettement public actuel et les amendes que se sont vues infliger certains établissements ne changeront rien aux pratiques en vigueur.

Le constat étant fait, on en arrive à la question fondamentale de savoir si nous avons les moyens d’éviter le scénario catastrophe qui se profile à l’horizon, provoqué soit par l’éclatement de la bulle obligataire ou du marché des actions, soit plus probablement par la faillite d’une banque systémique, et qui verrait toutes les tensions internes et géopolitiques existantes, pour le moment, contenues, provoquer des affrontements en tout genre.

François Morin propose une solution pour remédier aux graves dysfonctionnements de la finance : la mise en place d’une monnaie commune internationale et la réintroduction des taux de change fixes. Mais comme il l’écrit lui-même, cela « suppose une communauté internationale suffisamment rassemblée pour définir ses intérêts collectifs ». En aurons nous les capacités et les volontés internationales? Certainement pas à mon sens.

J’ai prôné en son temps  la pure et simple nationalisation de la monnaie et la limitation de l’émission de celle ci par la seule Banque de France au bénéfice du Trésor Public (cette proposition impose une souveraineté totale que nous n’avons plus avec l’euro) donc l’interdiction pour les banques commerciales de créer leur propre monnaie de crédit, simultanément à une garantie totale par la Banque de France de l’ensemble des comptes de transaction (les montants des « dépôts à vue » des particuliers et des entreprises) qui seraient, à partir de cette décision politique,  totalement garantis.

Que ce soit l’une ou l’autre des solutions proposées par quelques économistes, elles ne seront malheureusement pas mises en place avant un effondrement, et après il sera trop tard.

Il est difficile de prévoir toutes les conséquences d’un tel « crash », mais on peut citer l’arrêt des transactions économiques induisant à très faible délai l’effondrement des réseaux de distribution (alimentaire, eau, électricité, gaz, carburants). Le traitement des eaux grises, l’assainissement en général, la production et distribution de médicaments et de soins, etc., ne seront plus assurés. Le « sauve qui peut » sera général et les pires « hordes sauvages » feront tout pour survivre.

On peut répondre et argumenter qu’en cas de prémisses d’un tel crash les Gouvernements réagiraient rapidement… je ne le pense pas; ce sera trop brutal.

Aujourd’hui, vous le savez, l’économie fonctione à « zéro stocks » ce qu’on appelle aussi le « flux tendu » ; l’autonomie alimentaire d’une ville moyenne n’est que de quelques jours.

Pour ma part je suggère à mes amis de mettre de coté, dans la mesure de leurs moyens, une somme importante en espèce, quelques pièces d’or et des biens échangeables, d’organiser pour leurs enfants ou petits enfants des « bases autonomes durables » en les orientant vers les métiers indispensables dans des sociétés qui pourraient très bien se retrouver « féodales » ou dictatoriales. Je leur dis aussi de s’équiper de quoi survivre plusieurs mois et se défendre, enfin de ne surtout pas rester en ville dès que les premiers « symptomes » apparaîtront (fermeture des banques, DaB vidés, magasins fermés, queue aux pompes à essence, panique consumériste, voitures brulées, grève des transports, blocage d’autoroutes, etc) : lorsque la loi martiale sera décrétée, il sera déjà trop tard !

Mais l’attitude majoritaire reste sans conteste au déni de la réalité, tous étant obnubilés par leurs profits à courte vue. Moi, j’ai l’impression d’avoir fait tout mon possible pour prévenir, depuis de longues années, tous ceux qui me lisent ou m’écoutent.

 

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366 – écomonétarisme

Je pense vraiment qu’il est trop tard comme je le signale dans le précédent billet : les 0,001% ont gagné ! Leur but est de s’accaparer tous les actifs des banques qui feront faillite, tout en imposant aux débiteurs (ceux qui ont des dettes envers les banques) de payer celles ci. Bien sur, toutes les banques qui auront fait faillite ne rembourseront pas leurs dettes : les comptes bancaires et les épargnes. Il en sera sans doute de même des assurances-vie et peut être des pensions versées par les fonds de pension.

Quel système social, écologique et monétaire pourrions-nous espérer sur le très long terme, quand le balancier de l’histoire chassera cette caste ?

Application du système monétaire préconisé dans l’Ecosociétalisme: l’écomonétarisme.
Explications (1) selon 
Brieuc Le Fèvre

Par écomonétarisme, nous entendons le système monétaire propre à l’écosociétalisme, qui est lui-même l’architecture économique propre à la société sociétale. L’écomonétarisme est donc un système monétaire sociétal, et se trouve au coeur de la seule l’alternative socio-économique aujourd’hui crédible pour remplacer le système capitaliste ultra-libéral: l’écosociétalisme.

Pour entrer dans l’écomonétarisme avec quelque chance de le comprendre, il faut commencer par abandonner tous nos préjugés, toute notre culture, toutes nos croyances et certitudes actuelles sur la monnaie, car l’ensemble des concepts présents n’est applicable qu’aux monnaies capitalistes. La monnaie écosociétale est tout autre, et, hormis le nom de monnaie et la fonction d’échange, elle ne possède rien de commun avec les monnaies capitalistes.

En particulier, la monnaie écosociétale, appelée le « merci », ne possède pas de valeur en elle-même, ce qui interdit tout jeu boursier où elle pourrait s’échanger, se coter, s’achèter et se vendre. La monnaie écosociétale n’a de valeur que parce qu’elle permet d’acheter un bien ou un service, que parce qu’elle est, dès l’origine, la contre-partie d’un travail.

De fait, l’écomonétarisme propose que chacun, pour son travail, reçoive une certaine quantité de mercis, créés pour l’occasion. Cette rémunération est variable en fonction de critères écosociétaux (utilité, pénibilité, dangerosité du travail, qualification du travailleur), et surtout indexée sur le temps. Le travail lui-même, ou plutôt la production résultante a pour prix de vente brut la somme des mercis reçus par le producteur pour le réaliser. Ainsi, il y a sur le marché juste autant de monnaie en possession des citoyens que la valeur des production disponibles.

La monnaie reste dans le portefeuille électronique de chaque travailleur jusqu’à ce que celui-ci décide d’acquérir quelque chose, bien ou service. Alors, la monnaie est purement détruite, effacée. En effet, la monnaie « dépensée » à cette occasion correspond à la somme des mercis émis pour « remercier » le producteur du bien. Une fois ce bien acquis, il est retiré du marché. La monnaie ayant rempli son office, elle n’a plus lieu d’être. Elle est donc détruite.

Le principe écosociétal de création/destruction de la monnaie fait que sans production, la monnaie, non seulement n’a pas de valeur, mais même elle n’existe pas, puisqu’elle n’est créée qu’à l’occasion d’un travail!

Pas de travail, pas de richesse, pas de monnaie symbolisant la richesse. Ce constat simple et lumineux est au coeur de l’écomonétarisme. Nous devons soigneusement le conserver dans un coin de notre esprit, car nous aurons bientôt à affronter de nouveau le lien qui subordonne le symbole à la richesse, et qui interdit au symbole d’exister quand la richesse n’est pas.

La monnaie ainsi créée à l’occasion d’un travail permet l’échange direct et immédiat entre praticuliers-producteurs, et n’est guère à ce stade qu’une amélioration du troc. Elle doit donc trouver le moyen de répondre également aux nombreux transferts de matières et produits du monde industriel d’aujourd’hui. Nous pouvons y arriver, mais à condition là encore de rejeter vigoureusement nos réflexes capitalistes.

L’écosociétalisme instaure la liberté d’entreprendre sans propriété privée de l’outil de production et sans capital d’investissement. L’entrepreneur, comme dans le capitalisme, commence par établir un dossier, qui prouve que le marché existe pour la production envisagée, et que la dite production est respectueuse de l’environnement et de la société (voire est bénéfique, donc sociétale). Dans ce cas, la communauté autorise l’entrepreneur à recevoir les équipements nécessaires pour démarrer immédiatement son entreprise.

La gestion écomonétaire comptabilise tout ce qui entre dans l’entreprise (machines, consommables, matière première, équipement, mobilier, etc), et y fait correspondre le prix brut de vente de la production, avec étalement du report de prix sur la période d’amortissement présumé de chaque item. Il s’agit donc de reporter le prix de chaque bien entrant dans l’entreprise, divisé par le nombre présumé d’objets qui seront produits au cours du temps présumé de vie de l’équipement, sur le prix de chaque objet fabriqué. Il faut aussi, bien sûr, ajouter à ce prix brut de production l’ensemble des salaires versés au sein de l’entreprise durant le temps de la production de l’objet (par exemple: 10000 mercis quotidiens de salaire, 1000 objets fabriqués par jour, prix de vente brut de l’objet, hors amortissement: 10 mercis).

L’écomonétarisme est donc organisé pour pouvoir « transférer » sur le prix de vente final l’ensemble des mercis utilisés pour transformer une matière première en objet fini. Il est par conséquent possible d’appliquer le schéma de création/destruction de la monnaie présenté ci-dessus à chaque étape de la transformation impliquant un travail humain, y compris la fabrication des machines, des outils, des bâtiments, etc.

Le consommateur final paiera, au total, une somme de mercis qui correspondra assez fidèlement au nombre d’heures de travail qui auront été nécessaires pour produire l’objet convoité, puisque chaque intervenant est payé en relation directe avec son temps de travail.

En conséquence du report des amortissements sur le prix de vente final, ce sont les consommateurs qui détruisent, in fine, la monnaie créée pour remercier les travailleurs qui ont fabriqué les machines, équipements, consommables, etc. L’entreprise, elle, les a reçus sans rien débourser, et n’est donc en rien propriétaire de ses outils; elle n’en est que le dépositaire, sous contrat avec la communauté. L’entrepreneur n’est donc pas propriétaire de son entreprise, mais il n’est pas non plus responsable financièrement en cas de problème! Il est un salarié comme les autres, dont le rôle est d’organiser au mieux le production.

Cette situation, éventuellement moins gratifiante sur le plan personnel, est aussi beaucoup plus reposante, et permet d’envisager des actions qui, pour la capitalisme, seraient qualifiées de « risquées ». En effet, l’écomonétarisme supprimant le recours aujourd’hui obligatoire à des fonds d’investissement privés, et libérant de ce fait l’entreprise aussi bien de la nécessité de remboursements à échéance que du contrôle absolu d’actionnaires anonymes, rend au chef d’entreprise toute sa liberté de mouvement quant à ses choix stratégiques.

Ce schéma de production est cohérent et satisfaisant, mais ne prend pas en compte le fait qu’une grande partie de la population ne travaille pas encore, ne travaille plus, ou bien ne peut travailler, pour quelque raison que ce soit. Sachant qu’il est impossible de créer du symbole monétaire sans contre-partie réelle, comment permettre la répartition de la richesse commune entre tous les membres de la société?

Le capitalisme crée des taxes. L’écomonétarisme crée le transfert de valeur, bien supérieur à la taxation en ceci que la somme des symboles distribués (la monnaie) ne dépend pas de la production, ce qui implique que la monnaie n’est jamais trop rare. Par contre, le pouvoir d’achat des symboles sera fonction de la quantité de biens produits. Ceci est exactement le contraire d’une taxe, dont le montant dépend de la production, mais qui ne fait pas varier le pouvoir d’achat des symboles.

Notre transfert de valeur est appelé ainsi car il transfère sur les biens produits la valeur des symboles créés pour celles et ceux qui ne travaillent pas. Cette monnaie constitue le Revenu Sociétal, qui est unique et inaliénable pour tous les humains, sauf les enfants pour lesquels il est proportionnel à l’âge (besoins croissants avec l’âge).

L’écomonétarisme possède donc une « anti-taxe » unique, le Transfert EcoSociétal, que nous appelons toutefois, par souci de compréhensibilité « Taxe EcoSociétale » ou TES (parfois noté « Contribution Eco Sociétale » => CES) , qui permet en fait de « diluer » le pouvoir d’achat des travailleurs, en en donnant un peu aux non-travailleurs. Ce Revenu Sociétal, aussi appelé « viatique », est donc de la monnaie créée sans travail, ce qui semble contraire à notre principe primordial: pas de symbole sans richesse. Sauf que, par le jeu de la TES, les dits symboles sont désormais « assis » sur la richesse.

Comme conséquence, il y a qu’une société écosociétale ne saurait faire vivre ses membres du seul viatique. En effet, si il n’y a pas de travail, donc pas de richesse, les symboles pourront toujours être créés, mais ils n’auront pas de pouvoir d’achat. Ce sera de la monnaie de singe. Ainsi, par un mécanisme auto-régulateur, une société qui verrait son activité ralentir verrait parallèlement le pouvoir d’achat de ses symboles diminuer, ce qui imposerait à ses membre de travailler pour en acquérir plus (car le salaire s’ajoute au viatique). Par suite, la richesse augmente, donc le pouvoir d’achat des symboles aussi.

Mais allons encore un peu plus loin. Puisque l’écomonétarisme permet de créer des symboles monétaires en les « asseyant » sur la richesse, il va être possible de créer des revenus pour du travail qui ne crée pas de richesse marchande, palpable, commerciale. C’est-à-dire qu’il est possible de fonder une société civilisée complète en finançant l’indispensable service public. En effet, par le jeu du TES, il est possible de transférer sur la richesse « marchande » la valeur des symboles créés pour remercier tous ceux qui travaillent au service de la communauté, comme les médecins, les infirmières, les professeurs et éducateurs, les chercheurs, les artistes, etc.

Toutes les personnes qui travaillent pour l’ensemble de la communauté reçoivent de la monnaie, laquelle sera in fine détruite par la consommation de biens et de services par l’ensemble de la même communauté. L’écomonétarisme est un système économique réellement solidaire, puisque les producteurs de biens et services « marchands » construisent, en travaillant, l’assise du TES. Par suite, ils permettent de « remercier », par la création de monnaie, les producteurs de biens et services « non marchands » dont tous profiteront (routes, ponts, réseaux d’eau, de télécom, d’électricité, hôpitaux, garderies, personnel d’accompagnement, de santé, etc).

Ces quelques lignes ont déjà défini l’essence de l’écomonétarisme, et les bases d’un système sociétal. En effet, il suffit désormais d’énoncer ces trois règles simples pour inventer l’écosociétalisme:

(1) Le salaire est proportioné à la sociétalité de la production, et maintenu dans une fourchette de 1 (salaire de base) à 3 (salaire maximum), afin d’éviter la création de profondes inégalités anti-sociétales, sources de conflits.

(2) La Taxe EcoSociétale (TES) est proportionné à la sociétalité de la production, de telle sorte que les productions les plus sociétales soient favorisées.

(3) Le viatique (« revenu de base » ou « revenu citoyen ») est fixé de telle sorte qu’il permette une vie digne à ceux qui ne vivent que de cette monnaie (nourriture, vêtement, logement).

Le détail des manières de fixer les salaires et le TES, ou encore le montant du viatique ou la façon de le calculer, ainsi que les biens et services entrant dans le « service public », peuvent être variables d’une communauté à l’autre. Mais le noyau dur, incontournable, de l’écosociétalisme est bien là: l’écomonétarisme fonde le seul système socio-économique post-capitaliste qui soit aujourd’hui crédible.

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365 – Trop tard

Les 0,01% , c’est-à-dire les grands banquiers, les grands capitalistes et autres « grands » qui travaillent pour eux, ont gagné, c’est pour moi évident. Voyant que la population continue à croître et veut augmenter son niveau de vie (donc sa consommation globale), que la pollution s’installe, que les réserves d’énergie fossiles et celles de matériaux s’amenuisent, que le climat se réchauffe trop, que les océans s’acidifient et leurs ressources naturelles disparaissent, que voulez vous qu’ils fassent pour sauver leur classe, leur mode de vie et leurs descendants, puisqu’il n’est pas question de partager et que même le partage ne suffirait pas?

Selon moi, et sans chercher à être complotiste, leur seule solution – je dis bien « de leur point de vue » – consiste à créer les troubles amenant partout aux guerres et aux guerres civiles, afin de laisser se réduire drastiquement les populations et peut être ensuite de se poser en sauveurs / dictateurs avec la pauvreté installée partout mais beaucoup d’argent à prendre en taxes et reconstruction.

C’est à mon avis le plan mis en œuvre: attendez vous dans un délai très court à un effondrement global (voir lien wikipédia) de nos sociétés de consommation,et nous ne pourrons rien y faire si ce n’est « sauver les meubles »

C’est dans cet esprit que nous avons créé sos maires, parce que les Maires des communes rurales restent le seul canot de sauvetage collectif.

Et c’est dans cet esprit que nous avons créé   entraide-humanum parce que la coopération entre ruraux et urbains sera pour beaucoup le gilet de sauvetage individuel.

N’attendez pas trop!

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