333 – dette publique et banque de France!

Entre mai 2017 et mai 2022 c’est 711 milliards d’OAT (Obligations Assimilables du Trésor) sur les 2200 milliards de dette publique, qu’il va falloir « faire rouler » (c’est à dire emprunter pour les rembourser).
A ceci, il faut ajouter la somme des déficits prévisibles sur cette période de 400 qui feront monter la dette à plus de 2600 milliards.

Le simple fait d’autoriser la Banque de France à racheter les titres arrivant à échéance (les 711 milliards) et de prêter directement à l’Etat ses besoins supplémentaires (les déficits de 400 milliards), au lieu de passer par « les marchés », ferait gagner à la France (à nous tous) environ 250 milliards d’intérêts sur 10 ans (si les taux sont à 2%) ou près de 500 milliards si les taux sont montés à 4%.

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332 – évidences sur l’import/export-article de B. Lemaire

Article de Bruno Lemaire paru le vendredi 10 février 2017 sur  http://monnaiepublique.blogspot.fr/2017/02/quelques-evidences-sur-limportexport.html

à propos de la prestation de Madame GAL (Tanneries GAL) sur France 2

Quelques évidences sur l’import/export

Le rôle de la monnaie dans les questions d’Import/export

Par Bruno Lemaire, ancien doyen associé d’HEC

J’ai toujours un peu de mal à accepter, en tant qu’ex-enseignant, que l’idéologie permette à ce point de travestir la réalité, du moins celle des chiffres. D’où ma stupeur face à une exportatrice française qui, dans l’émission politique de France 2, affirmait avec aplomb qu’une dépréciation de l’euro français de 21% vis-à-vis de l’euro allemand (pour ne pas dire franc 2017 vs mark 2017) conduirait à la faillite de son entreprise.

Un petit rappel avant de montrer cette grossière erreur (à son insu de son plein gré, mais on peut supposer que ce chef d’entreprise a été choisi pour cela) : Les importations représentent environ 25% du PIB, les exportations 22,5% du PIB, d’où un taux de couverture export/import voisin de 90%

Nous allons donc prendre 2 cas, l’un moyen, l’autre extrême en prenant l’exemple de la Tannerie Gal, dont la gérante, comédienne par ailleurs, est intervenue sur France 2

Cas moyen : Madame Gal importe 25% de ses matériaux de base, des peaux, d’Allemagne, en cas de dépréciation, cela renchérirait donc ses coûts de 0,21 fois 25%, soit 5.25%.

Trois possibilités/scénarios : la tannerie Gal exporte toute sa production en Allemagne, avec un avantage de change de 21%. Dans ce contexte ses prix à l’export, en « mark ou euro allemand », auront baissé de l’ordre de 15.5%. Tout va bien pour la tannerie Gal

Deuxième possibilité : la moitié de sa production va en Allemagne, l’autre moitié reste en France, ou dans un pays dont le taux de change n’a pas changé vis-à-vis du « nouveau franc »

Vis-à-vis de l’Allemagne, les prix ont baissé de 15.5%, vis-à-vis de la zone franc, les prix ont augmenté de 5.25%. Là encore, tout va bien pour la Tannerie Gal, qui aura vu son chiffre d’affaires augmenter de 5%

Troisième possibilité : le quart de sa production va en Allemagne, un autre quart va dans une zone appréciée de 6% (valeur de l’euro actuel), la dernière moitié reste en zone « franc nouveau »

Vis-à-vis de l’Allemagne, prix en baisse de 15.5%, vis-à-vis de la « zone euro », prix en baisse de 1.5%, vis-à-vis de la zone franc, prix en hausse de 5.25%. Dans l’ensemble, les prix auront baissé de 3.25%. Là encore aucun problème.

Dans le cas extrême, en supposant que 50% – ce qui est énorme, vu ce qui est indiqué sur le site de cette tannerie qui ne « traite » pas que des peaux venues d’Allemagne, mais aussi des « peaux françaises » – de ses achats viennent d’Allemagne, nous pourrions faire des raisonnements analogues

Ses coûts auraient augmenté de 10,5%, et en reprenant nos trois scénarios, dans le premier cas la tannerie Gal aurait des prix moyens (exprimés en monnaie allemande) en baisse de 10.5%. Dans le deuxième scénario les prix auraient baissé de 2.75%. Ce n’est que dans le troisième scénario que nous pourrions avoir une très légère augmentation de prix.

Tous ces calculs, un peu fastidieux mais à la portée d’un élève de CM2 ancien régime (ou d’un bachelier régime Najat Vallaud Belkacem) montrent une chose. Une dépréciation d’une monnaie conduit dans la plupart des cas à une amélioration de la production et à une baisse des prix vis-à-vis des nations dont la monnaie est appréciée.

Cela montre aussi, soit que Madame Gal est une très mauvaise chef d’entreprise, soit une très grande menteuse (et une excellente comédienne)

Remarque complémentaire   n°1 (rajoutée le 11/02 suite à un commentaire de A.J. Holbecq)
En prenant des chiffres officiels pour la production réellement exportée par la Tannerie Gal, qui tourne autour de 5% de son chiffre d’affaire, et en prenant une estimation réaliste pour les matériaux « nobles » importés d’Allemagne (peaux plus épaisses que les peaux de vaches françaises) de l’ordre de 15% (sachant que d’autres matières et d’autres coûts existent) nous arrivons à un surcoût en monnaie locale de 3%, pour une dépréciation de 21% vis à vis du Mark allemand (ou de l’euro germain). Pour l’export, c’est en fait une diminution de prix de 1%. Difficile de croire que la Tannerie Gal courre à la faillite de ce seul fait.

Remarque complémentaire n°2 (elle aussi rajoutée le 11/02) en guise de « morale de l’histoire »
Vu notre déficit commercial actuel 2,5% du à des importations de l’ordre de 25% du PIB et à des exportations de l’ordre de 22.5%, toute dépréciation de notre monnaie nationale ne peut qu’être bénéfique. Une dépréciation de 21% (le maximum de ce qui est envisagé vis à vis de l’Allemagne) peut entraîner une hausse (moyenne) de 5% pour les prix internes mais serait accompagnée d’une diminution moyenne des prix à l’export de 16%, d’où une augmentation des dites importations, et donc une diminution, voire une annulation de notre déficit commercial et une relance de l’activité. La baisse associée du chômage (produire français ET exporter davantage) donc aussi des charges ASSEDIC compenserait en grande partie les éventuelles augmentations des prix « domestiques ».

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331 – Relance keynésienne et dette publique!

La France va mal: déficits, dette, chômage, pauvreté, désindustrialisation, balance extérieure  et notre incapacité à retrouver notre « autonomie » (agricole et industrielle) qui nous oblige de plus en plus à importer nos besoins ou ce que nous considérons comme nos besoins. « La Tribune » titrait avant hier « Commerce extérieur : c’est la Bérézina ! »

Pour nous sortir de cette spirale due à la protection sociale que nous offrons, par rapport à nos concurrents, il n’y a que 2 solutions « fortes »:
– La première c’est quitter l’UE et l’euro afin de retrouver une compétitivité par une dévaluation monétaire face, en particulier, à l’Allemagne.
– La seconde, beaucoup plus rapide, serait de prendre un certain nombre de décisions, désobéissant frontalement aux Traités, afin d’impulser, dans notre pays, une forte relance keynésienne.

C’est cette dernière que je propose ici en attendant que le Peuple français soit majoritairement décidé à quitter l’UE et l’euro.

Comment  procéder?

Diminuer les dépenses ou augmenter les impôts ? Ni l’un ni l’autre mais utiliser la capacité de création monétaire de la Banque de France,  pour financer  cette relance keynésienne nécessaire et  les investissements dont ont besoin les entreprises installées sur le sol français, ce qui se traduira nécessairement par une augmentation des déficits publics pendant quelques années,

C’est aussi vers un grand plan d’indépendance énergétique orienté vers l’isolation par l’extérieur des bâtiments collectifs existants (poste important de consommation d’énergie fossile donc d’importations) et le remplacement des systèmes de chauffage existant (fossile ou électrique) par des pompes à chaleur de fabrication exclusivement française (> 90% des composants et main d’œuvre)

La Banque de France fera croître chaque année la masse monétaire, soit en monnaie permanente (non remboursable) et dans une proportion égale au taux de croissance du PIB constaté pour l’année en cours, soit, pour le complément, en prêts directs au Trésor Public, au taux dit « de refinancement » tel qu’en bénéficient les banques commerciales. Il faudra néanmoins veiller à ce que cette monnaie soit orientée vers les investissements et non pas le fonctionnement de l’État.

La Banque de France ou l’État abonderont un FONDS POUR L’INVESTISSEMENT ET LA RELOCALISATION,

L’État aura aussi recours à cette source monétaire directe pour orienter l’investissement (commande publique) dans des infrastructures d’avenir, productrices de richesses : réseaux très haut débit, nouveaux axes de transport, production d’énergie, etc. En particulier : aménagement de zone rurale lorsqu’une entreprise  s’y installe, rééquilibrage des territoires, formation et mise à niveau des personnels embauchés, etc.

De plus, le rachat des titres arrivant à échéance, par la Banque de France permettra de diminuer progressivement le poids des intérêts dans les déficits (actuellement près de 42 milliards, mais les taux remontent!)

Diminuer la dette publique due aux marchés financiers (banques, fonds de pension, assurances-vie) en la transférant sur la Banque de France comme le font plusieurs pays, par exemple, le Japon (la Banque Centrale du Japon possède aujourd’hui plus de 40% de la dette du pays et l’augmente chaque année de 13%), l’UE via la BCE et son Quantitative easing qui a dépassé 1200 milliards d’euro de rachat de dette dont 160 pour la Banque de France en tant qu’actionnaire de la BCE, la Grande Bretagne.

La Banque de France procédera au fur et à mesure de leurs échéances au rachat des titres de dette arrivant à échéance (pour l’État seul, le montant des titres moyens et long terme arrivant à échéance est de 72 milliards d’euros pour le second semestre de 2017, puis de 135 (2018),160 (2019),147 (2020), 112 (2021), 48 (1 semestre 2022) http://www.aft.gouv.fr/articles/encours-detaille-de-la-dette-a-moyen-et-long-terme_149.html

La dette externe décroîtrait donc d’autant chaque année ainsi que les intérêts. Entre juillet 2017 et juin 2022, c’est ainsi 674 milliards d’euros qui seront rachetés par la Banque de France, nous évitant pour les années futures de nous charger de leurs intérêts.

Sur des OAT à 10 ans qu’il faudrait émettre dans l’actuel système, à 2% d’intérêts c’est 133 milliards d’intérêts d’économisés pour le futur, 200 à 3%, et 330 si les taux remontaient à 5%.

Bien sur , tout ceci est interdit par les Traités … et alors? Que risque la France, de se faire éjecter de la zone euro? Merci dans ce cas!

En fait, nous savons qu’il faudrait aller encore beaucoup plus loin et passer à la « monnaie pleine » c’est à dire un système monétaire où seule la collectivité pourrait émettre la monnaie nécessaire, en laissant aux banques commerciales leur seul rôle d’intermédiaire entre l’épargnant et l’emprunteur.
Mais en attendant que les citoyens comprennent les avantages de ce système, si nous voulons nous en sortir, c’est d’une relance keynésienne appuyée par des actions directes de la banque de France dont nous avons besoin.

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ANNEXE: PRÉCISIONS

1- En 2017  l’État devra emprunter 185,4 milliards dont 70 milliards au titre du déficit budgétaire (celui-ci incluant 41,8 milliards d’intérêts sur les dettes) et 116,1 milliards au titre du renouvellement des titres arrivant à échéance.

2 – Au lieu de refinancer sur les marchés les titres d’obligation arrivant à échéance, la Banque de France procédera à leur rachat (le montant des titres moyens et long terme arrivant à échéance est de 72 milliards d’euros pour le second semestre de 2017 et, selon prévisions de l’agence France Trésor de 135 (2018) ,160 (2019),147 (2020), 112 (2021), 97 (2022) http://www.aft.gouv.fr/articles/encours-detaille-de-la-dette-a-moyen-et-long-terme_149.html 

La dette externe décroîtrait donc d’autant chaque année ainsi que les intérêts (voir tableau Jacques Sapir) mais les chiffres des intérêts ne sont que des « potentialités » qui sont fonction du taux d’intérêt auquel la France emprunterait sur les marchés sur la période 2017 => 2022.

Gains liés au seul refinancement à taux « 0% » (article de Jacques Sapir)

2017 (mai-
décembre)
2018 2019 2020 2021 2022 (janvier-
avril)
Montant du gain annuel 0,5 4,35 7,58 11,24 13,83 16,24
Gain cumulé 0,55 4,89 12,47 23,71 37,54 53,78

(Racheter les dettes existantes ce n’est pas injecter de la monnaie nouvelle dans l’économie réelle : c’est racheter un stock de dette existant qui a déjà été “consommé” par l’économie réelle)

 

 

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330 – Philippe Desbrosses

Écoutez !

L’alimentation bio et le rêve de mutation.
Conférence de Philippe Desbrosses lors du salon Breizh Nature, Salon de la Bio & du Bien-être, le 15 janvier 2017 à Quimper

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329 – Réponses aux critiques « monnaie pleine »

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/Réponse CF/21-11-16/Draft 1

INITIATIVE POPULAIRE POUR UNE RÉFORME MONÉTAIRE “MONNAIE PLEINE”

LE MESSAGE DU CONSEIL FÉDÉRAL :
UN CONSTAT D’IGNORANCE OU DE MAUVAISE FOI….
OU LES DEUX À LA FOIS ?

Par Christian Gomez

Ainsi donc, le Conseil Fédéral vient  de recommander le rejet de la Réforme « Monnaie pleine » proposée à la votation du peuple suisse par des citoyens conscients des tares irrémédiables du système monétaire actuel.  Il s’agit là d’un choix éminemment regrettable car la faiblesse des arguments qui appuient cette décision montre la légèreté avec laquelle celle-ci a été prise. Elle parait refléter en effet une grande médiocrité dans une réflexion tétanisée par toute innovation qui l’éloignerait des sentiers battus et la distinguerait d’une pratique usuelle qui, pourtant, a montré tous ses dangers et toutes ses limites durant toute son histoire et, plus particulièrement, dans la dernière crise qui se prolonge encore aujourd’hui, dix ans après son commencement.  Elle montre aussi une soumission aux intérêts en place sans aucune réflexion, aucune distanciation, pour différencier l’intérêt général et les intérêts particuliers, toujours égoïstes et à courte vue.  Elle traduit surtout une incompréhension totale des principes de la réforme et des raisonnements économiques qui la fondent, tels qu’ils ont été élaborés par les économistes les plus brillants de l’histoire de la pensée économique, ce qui invalide les fondements mêmes de la décision prise.

Nous en appelons donc aux représentants du peuple pour qu’ils refusent cette recommandation inepte, dépourvue de bases et contraire à l’intérêt général, et appuient cette refondation du système monétaire propre non seulement à sécuriser l’ensemble de notre système de financement et à réguler plus finement notre évolution économique mais aussi à rendre plus efficace et plus équitable le fonctionnement de notre système économique.

Examinons un à un les principaux « arguments » avancés par le Conseil Fédéral pour en montrer toute la vacuité.

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328 – Bonne année 2017

Pour changer un peu de l’économie …

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Photo de l’équipage d’Apollo 8 le 24 Decembre 1968

Au 30 décembre de cette année, 3557 planètes extra solaires ont été répertoriées et il en probablement des milliards dans notre Galaxie . Combien portent-elles une vie intelligente?

Gardons toujours en mémoire que sur une échelle sur laquelle seraient réduites les durées, telles qu’un siècle ne dure qu’une seule seconde (afin de rester dans des durées compréhensibles), sur cette échelle, donc où 1 an = 31 536 000 secondes ou « siècles » (environ 3,15 milliards d’années).

– Le « Big Bang »,  c’était il y a 5 ans, sur cette échelle.
– La Terre s’est formée, sans doute par accrétion, il y a 18 mois ( 4,5 milliards d’années ).
– Une « éventuelle planète » (la 12ème ?) aurait frôlé la Terre et arraché notre Lune (du Pacifique ?): Il y a 15 mois.
– Les premières bactéries sont apparues (ensemencées par cette planète?) il y a 14 mois ( 3,6 milliards d’années).
– Les premiers vertébrés marins commencent à nager il y a 2 mois ( 500 millions d’années) – disons le 1 er novembre de cette année.
– Ces vertébrés sortent de l’eau il y a 1,5 mois (380 millions d’années) – vers le 15 novembre.
– Les mammifères commencent à courir la campagne, il y a 25 jours. ( 200 millions d’années ) – le 5 décembre.
– Les primates sont apparus il y a 8 jours ( 70 millions d’années ) – le 23 décembre.
– Les dinosaures ont disparu, sans doute à la suite de la chute d’un astéroïde (Golfe du Mexique ?), ce qui a peut être après tout facilité le développement des mammifères, il y a 7 jours (60 millions d’années) – le 24 décembre.
– L’australopithèque, qui est peut être notre ancêtre, le début de l’hominisation est apparu il y a 12 heures (4 millions d’années) – le 31 décembre, midi.
– L’Homo Habilis, commence à travailler il y a 6 heures (2 millions d’années) – le 31 décembre, 18 heures.
– L’Homo Sapiens sapiens a émergé depuis environ 6 minutes (35 000 ans) – le 31 décembre à 23 h 54 m . Il prend la place de l’Homo Sapiens néanderthalensis (l’homme de Néandhertal) qui disparait rapidement semble-t’il. Vers -8000, selon les historiens, le Sapiens sapiens s’établit au Proche-Orient et il « invente » l’écriture en -3500 ( il y a 35 secondes !)
– Le Christ vient de naître… il n’y a que 21 secondes.
– Notre vie terrestre: une seconde, si nous avons de la chance

Ces quelques chiffres permettent surtout de faire apparaître la « jeunesse » de notre lignée par rapport à l’évolution. Si la vie a pu apparaître sur d’autres planètes, un « décalage » de quelques milliers d’années, mettons 40 000 ans, ne représente que quelques 7 minutes sur cette échelle; soit un rapport de 0, 001%. Pourquoi serions-nous ceux qui auraient évolués le plus rapidement (depuis les bactéries). Et s’il existe un décalage dans l’apparition de cette vie, pourquoi la Terre devrait-elle être le « lieu » où elle est apparue en premier? Il manque aux Terrestres un peu d’humilité!

Et si nous projetons l’évolution de l’homme actuel ? Dans 20 ou 30 000 ans (s’il ne se détruit pas d’ici là) que sera-t’il devenu? Quand on voit sur ce dernier siècle ou même ces quelques dernières décennies l’évolution des progrès techniques et scientifiques, il nous est difficile d’imaginer notre « devenir ». La connaissance spirituelle aura t’elle rattrapé la connaissance technique ?

Bon, vous l’avez compris, c’est une simple manière de vous faire comprendre que même si des années TRÈS difficiles nous attendent, il n’y a pas de raison que l’Homme cesse d’évoluer. A moins que nous ne portions en nous même notre propre volonté d’anéantissement ?

Que l’année 2017 soit, pour vous tous, meilleure que 2016.

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327 – L’effondrement est-il imminent?

L’effondrement global est-il imminent ?

Une comparaison actualisée des “Limites de la Croissance” avec les données historiques

Article en anglais
Turner, G. (2014) ‘Is Global Collapse Imminent?’, MSSI Research Paper No. 4, Melbourne Sustainable Society Institute, The University of Melbourne.

ISBN: 978 0 7340 4940 7

Traduction Patrick Soulignac

Résumé

Le scénario « modèle standard » (business-as-usual ou BAU) des « Limites de la croissance » (« Limits To Growth », LTG), produit il a environ quarante ans, correspond bien avec les données historiques qui ont été mises à jour pour cet article. Le scénario BAU produit un effondrement de l’économie mondiale et de l’environnement (avec des niveaux de vie qui chutent dramatiquement plus vite que ce qu’ils progressèrent historiquement car les fonctions économiques normales cessent de fonctionner), entrainant une chute importante de la population mondiale. Bien que la baisse de la population modélisée survienne après environ 2030 —avec une augmentation des taux de mortalité à partir de 2020, inversant les tendances contemporaines— le début généralisé de l’effondrement apparait vers 2015 quand la production industrielle per capita commence un déclin rapide. Compte tenu de cette synchronisation imminente, une autre question que pose cet article est de savoir si les difficultés économiques de la crise financière mondiale sont potentiellement liées aux mécanismes de disruption mis en avant par le scénario BAU des « Limites de la croissance ». En particulier, les problèmes contemporains sur le pic pétrolier et l’analyse de l’énergie nette, ou rapport entre l’énergie produite et l’énergie investie, vont dans le sens de la modélisation des contraintes de ressources qui sous-tendent l’effondrement dans les « Limites de la croissance ».

Suite sur http://loic-steffan.fr/WordPress3/leffondrement-global-est-il-imminent/

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