Extrait du livre de Pierre Aunac : Une économie au service de l’homme (ed l’Harmattan)
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Chapitre 7 – L’imbroglio monétaire
Je n’ai jamais vu de problème, si compliqué soit-il. qui. lorsqu’on l’aborde correctement, ne devienne encore plus compliqué.
Paul Anderson
Aborder les problèmes monétaires sans avoir auparavant posé une définition claire de la monnaie, voilà qui pourrait être considéré par des lecteurs sourcilleux comme une incongruité, ou, tout au moins, connue une négligence coupable. Tout ouvrage sérieux, pen-sera-t-on peut-être, aurait dû "commencer par le commencement" A vrai dire, il ne s’agit pas, ici, de présenter une thèse universitaire, et le lecteur – nous en sommes sûr – sait bien ce qu’est l’argent et nous pardonnerait cet oubli si c’en était un. Au reste, est-il besoin de donner une définition précise, rigoureuse et circonstanciée d’un marteau, par exemple, pour savoir ce que c’est et s’en servir à bon escient ? D’ailleurs, des économistes, et non des moindres, ne s’embarrassent pas de telles précautions :
« Le lecteur devrait s’attaquer aux pages qui vont suivre en sachant bien que l’argent n’est rien de plus ou de moins que ce qu ‘il a toujours cru – ce que l’on offre ou reçoit pour l’achat ou la vente de biens, services et autres. »’
Voilà ce que nous en dit le prix Nobel d’économie J. K. Galbraith sans autre forme de procès.
Aussi, nous aurions pu nous passer de nous poser la question rituelle, attribuée au maréchal Foch : de quoi s’agit-il ? Pourtant, nous allons voir que ce n’est pas inutile, loin de là. II faut donc commencer par feuilleter les manuels d’enseignement et les écrits des experts. Comme toujours s’agissant de monnaie, nous nous tournerons vers André Chaineau qui nous donne une définition claire, précise et apparemment dénuée d’ambiguïté :
« La monnaie est constituée par l’ensemble des moyens de paiement c’est-à-dire par l’ensemble des actifs qu’acceptent tous les vendeurs partout et en fous temps pour le règlement de leurs créances nées de l’échange… »
Publié par postjorion