132 – La théorie quantitative de la monnaie

Extraits wikipédia

La théorie quantitative de la monnaie est une théorie économique fondée sur la relation de causalité entre la quantité de monnaie en circulation et le niveau général des prix. Cette théorie a été développée par différents auteurs dans différents pays. Les théories monétaires s’opposent sur le rôle de la monnaie dans l’économie. Les classiques et néoclassiques considèrent que la monnaie est neutre, les keynésiens affirment que la monnaie est active et qu’elle peut être utilisée pour améliorer les performances économiques, et les monétaristes pensent que la monnaie est active, mais que son utilisation est surtout nocive à l’économie.

MV = PT

Selon les monétaristes, la vitesse de circulation de la monnaie (V) est constante. De même pour le niveau de production (T) qui est supposé constant du fait de la situation de plein-emploi des facteurs de production dans l’économie. Selon ces deux hypothèses, toute augmentation de la quantité de monnaie (M) entraîne une augmentation des prix (P). Cela amène les monétaristes à penser que l’inflation n’est qu’un phénomène purement monétaire. S’il y a de l’inflation dans une économie, elle ne peut être due qu’à une création monétaire excessive par rapport au niveau de production du pays. La monnaie ne serait qu’un voile, c’est-à-dire que la sphère réelle de l’économie serait séparée de la sphère monétaire. La monnaie n’aurait aucun effet sur le niveau de production d’une économie (dichotomie classique).

Extraits du livre de Dominique Plihon « La monnaie et ses mécanismes »

La théorie quantitative de la monnaie (TQM) explique la hausse des prix par une émission excessive de monnaie par rapport à la production.

Soit M la masse monétaire, P les prix, T les quantités échangées pendant l’année et V la vitesse de circulation de la monnaie (nombre de paiements que chaque unité monétaire effectue en moyenne pendant l’année).

L’équation des échanges MV = PT, énoncée par l’économiste américain Fisher (1867-1947), est une évidence comptable : par définition, la valeur des transactions (c’est-à-dire les prix P multipliés par les quantités T, autrement dit une grandeur qui évolue comme la valeur de la production) est égale à la quantité d’unités monétaires (M, la masse monétaire) multipliée par le nombre moyen de paiements effectués par chaque unité.

La théorie quantitative soutient que :

-  T est exogène (T ne peut atteindre qu’un seul niveau parce que les « lois du marché » sont censées garantir le plein emploi des ressources, notamment du travail) ;

-  V est exogène (dépend des habitudes et des institutions) ;

- dans ces conditions, le niveau de M détermine le niveau des prix P et, si M augmente (par exemple, par suite de la création monétaire des banques), P augmente dans les mêmes proportions.

En conséquence, le niveau général des prix dépend directement et uniquement de la masse monétaire. Pour contrôler l’inflation, il suffit que la banque centrale contrôle l’évolution de la masse monétaire.

Selon la théorie quantitative, la monnaie est neutre : elle n’agit pas sur le niveau de la production et des échanges. Cette théorie correspond à une conception dichotomique de l’économie (séparation des phénomènes réels et des phénomènes monétaires).

Mais en fait la monnaie n’est pas neutre

On peut représenter la circulation de la monnaie dans l’économie par un schéma, comprenant trois pôles (les trois agents principaux : banques, entreprises, ménages) et six flux décrivant les opérations économiques de base qui se déroulent en deux périodes :

- première période (flèches rouges) : les entreprises cherchent à produire ; pour atteindre cet objectif, elles doivent résoudre un problème lié à un décalage inévitable entre leurs dépenses et leurs recettes : il leur faut obtenir des ressources pour engager la production (embaucher des travailleurs) avant de disposer des recettes liées à la vente de leur produit. Le rôle des banques est de prêter (1) aux entreprises pour leur permettre de combler ce décalage entre recettes et dépenses ; puis les entreprises vont payer les salaires (2) aux travailleurs ; enfin, ces derniers laissent leurs revenus en dépôt auprès des banques (3);

- deuxième période (flèches bleues) : les ménages utilisent leurs dépôts bancaires comme moyens de paiement (4) pour acheter des biens de consommation auprès des entreprises (5) ; ces dernières utilisent ces ressources pour rembourser leurs emprunts (6) auprès des banques.

Le circuit monétaire est bien bouclé : la création monétaire initiale, nécessaire pour amorcer le démarrage du circuit économique par la production des entreprises, se traduit in fine par une destruction de la monnaie créée au départ.

Plusieurs conclusions se dégagent de cette analyse en termes de circulation de la monnaie:

- Les banques ont une double fonction essentielle dans l’économie : d’une part, elles financent les agents économiques, et d’autre part, elles gèrent les moyens de paiement. Ces deux fonctions sont simultanées et indissociables, comme l’illustre le célèbre adage selon lequel «les crédits font les dépôts».

- Lorsqu’une banque accorde un crédit à une entreprise, cette opération se traduit immédiatement par deux écritures au bilan de la banque : le prêt accordé apparaît à l’actif, et le montant des liquidités ainsi créées figure au passif de la banque car elles constituent un dépôt dans cette banque sur le compte de l’entreprise emprunteuse ;

- La création monétaire est le privilège des banques : celles-ci créent de la monnaie en «monétisant» leurs créances et en émettant des dettes qui ont la particularité d’être acceptées comme moyens de paiement. La plupart du temps, les créances bancaires correspondent à des crédits : il s’agit de la monnaie de crédit, créée ex nihilo par les banques à l’occasion de leurs prêts.

- La monétisation de leurs créances par les banques ne se limite pas aux crédits bancaires, mais peut également concerner des créances détenues par les banques sous forme de titres financiers (actions, obligations). L’évolution de la masse monétaire résulte du décalage entre la création et la destruction de monnaie lié aux opérations de prêt et de remboursement (de même que la population évolue en fonction de la différence entre naissances et décès).

- Dans une économie en croissance, dépenses et recettes des agents économiques progressent ainsi que leurs besoins de financement, ce qui amène une augmentation de la monnaie de crédit, les nouveaux crédits étant supérieurs aux anciens crédits venant à échéance ;

- La création et la circulation monétaire sont directement liées au fonctionnement de l’économie : elles sont endogènes l’économie. Il y a, en particulier, un lien direct entre l’offre de monnaie des banques et les besoins de financement du secteur productif (les entreprises). La création monétaire est déterminée par le niveau de l’activité économique. Par leurs prêts, les banques permettent aux entreprises d’anticiper sur leurs revenus à venir. Elles partagent de ce fait les risques pris par les entreprises et qui sont liés à l’incertitude du futur. Les banques et la création monétaire jouent donc un rôle actif dans le développement de l’activité économique : la monnaie n’est pas neutre.

Cette conception de la monnaie et de son rôle dans l’économie est à l’opposé de celle défendue par la théorie quantitative de la monnaie

 

Comme l’écrit Jean Bayard

Mais, enfin, où est l’inflation aujourd’hui dans nos pays dits "civilisés" ? Les banques centrales n’ont jamais déversé autant de monnaie, fabriqué ex-nihilo, pour une inflation et des taux d’intérêt voisins de zéro. Elles ne maîtrisent rien du tout, cela devrait se voir tellement ça crève les yeux. Mais, elles font semblant et ça marche.

Qu’il soit le fait de causes naturelles ou artificielles : tout déséquilibre macroéconomique pouvant exister entre l’offre et la demande est la seule cause d’inflation des prix par l’inflation monétaire.

Par déséquilibre entre l’offre et la demande, il faut entendre déséquilibre entre les moyens de production de l’offre et les moyens financiers de la demande.

En fait, la masse monétaire n’a aucune incidence sur les prix dès lors que l’offre et la demande sont équilibrées, c’est-à-dire quand l’offre fournit la demande. Ce qui est le cas dans nos pays industrialisés où la structure et l’outil de production sont généralement bien adaptés à la demande courante et où l’ajustement entre les quantités demandées et les quantités offertes est rapide sinon quasi-instantané (produits agricoles et matières premières exceptés), en raison de l’existence même de puissants moyens de production et d’habitudes de consommation bien connues et maîtrisées.

Et puis, de quelle masse monétaire s’agit-il ? Là, règne la plus grande incertitude. On sait ce que vaut l’agrégat M3 en tant qu’indicateur, servant de référence et de base à l’objectif chiffré de l’inflation et de la croissance, alors qu’il n’existe aucune corrélation entre eux.

La structure et l’outil de production sont généralement bien adaptés à la demande courante. Les systèmes modernes de perception du marché (études de marché, enquêtes de comportement, etc..) n’y sont pas étrangers.

C’est la rareté d’un produit qui fait son prix. La théorie semble l’oublier.

Dans nos sociétés modernes, la véritable cause de la hausse des prix se trouve plus simplement dans l’attitude des entrepreneurs n’hésitant pas à modifier, qui les tarifs, qui les pancartes, qui les étiquettes pour faire leur profit et améliorer leur pouvoir d’achat. Il s’agit-là pour eux de l’une des deux voies qui conduisent au profit, sans doute la plus directe, la seconde étant la réduction des coûts.

Quel que soit l’environnement économique, que l’offre et la demande soient ou non équilibrées, le comportement de l’entrepreneur est la seule cause d’inflation des prix, en l’absence d’inflation monétaire. Et dans nos pays industrialisés, il y a bien longtemps qu’il n’y a plus d’inflation monétaire. Voilà résumé tout ce que la théorie monétariste de l’inflation est incapable de traduire parce qu’elle ne prend pas en compte la réalité.

Il s’est trouvé par le passé et il se trouve encore des situations économiques critiques dans lesquelles l’émission inconsidérée de signes monétaires produit, à coup sûr, la hausse des prix. Ce n’est pas une raison suffisante pour en faire une règle absolue.

 

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92 réponses à 132 – La théorie quantitative de la monnaie

  1. Olivier dit :

    "Mais, enfin, où est l’inflation aujourd’hui dans nos pays" ?
    C’est pas sorcier, regardez le graphique juste en dessous, dans l’article 131 : vous la voyez l’inflation ?

    Cordialement,

    • A-J H dit :

      Olivier

      Je suis tout à fait d’accord avec vous, mais je ne crois pas que ce soit la "quantité de monnaie" qui est responsable de cette inflation des prix immobiliers (qu’on ne retrouve pas en Allemagne par exemple) mais bien ce que suggère Jean Bayard, à savoir le déséquilibre entre l’offre et la demande.

      • Olivier dit :

        Par définition il n’y a pas de déséquilibre entre l’offre et la demande dès qu’on est au prix de marché. Ou, autrement dit, le prix de marché est celui qui équilibre l’offre et la demande.
        Je trouve l’argument de M. Bayard assez curieux à ce sujet : il est bien évident que les producteurs cherchent toujours et en toute circonstance à augmenter leur prix. Ce n’est pas une nouveauté. Il devrait donc y avoir une inflation perpétuelle !
        Dans la vraie vie, bien sur, une chose empêche les producteurs de hausser les prix, c’est l’insuffisance de demande solvable. Pour répondre à M. Bayard, si les producteurs pouvaient augmenter leur prix, ils l’auraient déjà fait !
        Dans le cas du marché immobilier, que montre le graphique de Friggit, ce qui conditionne la demande est, outre bien sur le prix des logements, le coût de l’emprunt – puisque la plupart des achats immobiliers se fait à crédit . Or ce coût des emprunts n’est plus vraiment un coût de marché, mais un coût manipulé par la banque centrale, qui crée un déséquilibre au profit des achats à crédit – donc en particulier immobilier – et au détriment des achats au comptant.
        Ce qui montre non seulement l’inflation due à l’émission exagérée de monnaie, mais en plus explique qu’elle concerne le secteur d’activité le plus sensible au moyen qui est employé pour émettre cette monnaie, les taux d’intérêts trop bas.

        Cordialement,

  2. oppossùm dit :

    Un peu faiblard Bayard sur ce coup là. L’attitude des entrepreneurs consistant à accroitre "leur profit et améliorer leur pouvoir d’achat", est d’abord compensée par la concurrence , même déréglée,et ensuite , elle est englobée par presque toutes les actions humaines dont le fondement est un intérêt personnel.

    Ensuite ne pas voir le lien en quantité de monnaie et inflation des prix pour ne justifier cette dernière que par une inadéquation offre/demande est une erreur fondamentale de beaux esprits de tous bord. Celle , colossale et mortifère de Greenspan, par expl , mais c’est aussi l’opinion d’un Jorion lorsqu’il développe sa conception de la Valeur (qu’il mâtine ensuite de rapport de pouvoir -sociologie oblige-).

    Il est vrai que la théorie quantitative de la monnaie est tellement bêtasse , en ne voyant pas qu’une création monétaire dans un secteur donné au main d’une classe sociale donnée n’aura pas du tout le même effet ici que là !
    Toujours cette fichue conception très ontologique et nominaliste de la monnaie , renforcée par l’image du "liquide" : la monnaie n’existe que dans tel ou tel comportement qu’elle permet.

    Ce qui est vrai c’est que la création monétaire excessive va effectivement se loger là où il y a de la spéculation à faire, de la valeur à capter, et ensuite selon le classique schéma de la bulle , de la valeur à créer artificiellement pour la capter ensuite … aboutissant enfin à un dérèglement économique par des allocations de ressources là où ce n’est socialement et économiquement pas utile, et au final en laissant une situation de pseudo-richesse et d’endettement où les signes monétaires ne sont plus à leur place naturelle ou bien sont paralysées.

    Il reste que promouvoir les pratiques keynésiennes ou le QE , sans faire l’effort de mettre de l’ordre dans les dettes (quelle qu’en soit la manière) , nous mène sinon à l’inflation du moins à l’entretien de bulle ou à la reflation artificielle des actifs. Bien sur tout cela se complique par la "guerre" des monnaies , par expl.
    A moins d’une très lente crise où l’inflation des prix des biens courants seraient maintenue , avec des actifs victimes de bulles (ça revient à une baisse de niveau de vie du pékin moyen) , nous pourrions un de ces jours (ou années) assister à une catastrophe financio-boursière de grande ampleur.
    Cordialement !

  3. oppossùm dit :

    Je précise : quand je critique la vision liquide de la monnaie , c’est pour l’opposer à celle de la monnaie qui va permettre tel ou tel comportement précis de tel groupe précis.
    (Ou disons alors que le liquide , tout en restant trop liquide ici, paraît gelée là-bas !

    • Catherine Blanquart dit :

      Vous reprendrez bien une tasse de thé?

      • oppossùm dit :

        Une bière avec toi, samedi 6 novembre au Baraca-Zem théâtre, après Haute Surveillance de J.Genet (à 20h30), me paraît plus appropriée à mon régime ! ;) ?

      • oppossùm dit :

        Barraca-Zem ? Sur Lille , c’est pas trop loin non ?

        • RST dit :

          Je repose la question déjà posée ailleurs : il m’avait semblé noter que l’Opposum allait hiberner quelque temps. Serait-ce déjà terminé, ce dont je ne peux que me réjouir ?

        • Catherine dit :

          Chiche, j’y serai si ma caisse tient la route, faut encore qu’y’est de la place là-bas, ça fait beaucoup de si, mais que ne ferais-je pour trinquer avec un oppossum buveur de bière, de plus, j’sais même pas comment, on se reconnaîtra, mais ça m’amuse assez!

        • Catherine dit :

          J’y serai pas Op-possum, je possum-erai pas(latiniste prétentieuse oblige!) justement ce jour-là, je pensais que c’était ce soir, auquel cas, ça aurait été possible, mais je viens de regarder la date, heureusement qu’il est venu ce double regard, j’me serais retrouvée là-bas, ce soir, toute seule, comme une âme en peine, le 06/11, j’suis pas capable d’aller boire une chope, tant pis, ce sera pour une autre fois!

        • oppossùm dit :

          Merci RST, ta remarque me fait plaisir … même si, comme tu l’a deviné -comme ça les choses sont claires- oppossum est aussi , de ci de là , cahin-caha , très réactionnaire !
          Bon j’ai juste ouvert un oeil durant mon hibernation ! (Et j’ai bien fait ;) )

    • A-J H dit :

      Je serais assez d’accord avec

      Ce qui est vrai c’est que la création monétaire excessive va effectivement se loger là où il y a de la spéculation à faire, de la valeur à capter, et ensuite selon le classique schéma de la bulle , de la valeur à créer artificiellement pour la capter ensuite … aboutissant enfin à un dérèglement économique par des allocations de ressources là où ce n’est socialement et économiquement pas utile, et au final en laissant une situation de pseudo-richesse et d’endettement où les signes monétaires ne sont plus à leur place naturelle ou bien sont paralysées.

      et je suis même obligé d’être d’accord avec la tautologie d’Olivier

      Par définition il n’y a pas de déséquilibre entre l’offre et la demande dès qu’on est au prix de marché. Ou, autrement dit, le prix de marché est celui qui équilibre l’offre et la demande.

      nous sommes donc bien d’accord que s’il y a trop de demande par rapport à l’offre (et vice versa)… ce déséquilibre aboutira à des variation de prix … "ce qui est rare est cher"

      Mais pour ma part je pense également que "l’excès monétaire" n’est pas la cause première de l’augmentation de l’immobilier: plus 10% par an de monnaie entre 2001 et 2007, que nos voisins allemand ont également subit n’a eu aucune conséquence chez eux sur les prix de l’immobilier qui sont restés stables…

  4. oppossùm dit :

    @ Olivier
    Je reprends votre phrase , taxée de tautologie par AJH: " Par définition il n’y a pas de déséquilibre entre l’offre et la demande dès qu’on est au prix de marché. Ou, autrement dit, le prix de marché est celui qui équilibre l’offre et la demande. "

    En effet : le prix est par définition même celui auquel la transaction , donc l’équilibre, se réalise. Donc le prix est bien la vérité , mais la vérité d’un court instant , quoique d’un instant qui est la résultante d’une certaine épaisseur de … temps. C’est à dire d’une production donnée dans un cadre de rapport de force et de pouvoir donné.

    Le prix est donc bien vérité : mais c’est une vérité qui ne dépend pas que de l’offre en termes de pures quantités , mais de tous les facteurs qui l’entourent et notamment du degré de péremption de la chose , et de nécessite de financement du vendeur pour survivre. De l’autre côté la demande n’est pas une pure demande éthérée mais l’expression d’un "besoin" plus ou moins impérieux d’une part, et de l’autre la résultante des moyens financiers dont dispose le demandeur.
    Bref , l’offre et la demande sont des termes sociaux au sens large avant tout. C’est à dire les objets de stratégies et de rapports de forces les plus divers jusqu’au moment où , après que le croupier ait lancé "rien ne va plus", cette loi (offre/demande) ne s’exerce alors de façon pure mais dans les limites que les acteurs sociaux lui ont , consciemment ou non, assignées.

    Et donc le prix le prix est la vérité totale, définitive, irrémédiable , indépassable … mais d’un d’un seul instant fugitif et fugace , qui concentre l’épaisseur de temps de production et celle du temps d’élaboration de la demande et de ses moyens. Qui concentre donc et fait éclater tous nos mensonges en même temps.

    Le prix n’est donc pas une vérité à vénérer mais une vérité qui dévoile.

    Tout ceci dit, ce qui caractérise notre époque c’est bien le débridage total de la création monétaire dont l’acte fondateur définitif est la cassure du lien de convertibilité dollar/étalon or, suivi de multiples accommodements au recours au "crédit" qui ont permis d’éluder tous les ajustements sociaux au prix de l’endettement , cette grosse bête qui mène à la fragilisation du système puis à la paralysie , par le biais d’un enchevêtrement total et sans aucun sens du "devoir de rembourser" , après une faste période de distribution générale de "droits à prendre".
    Bref , la création monétaire "excessive" est la cause fondamentale, du dérèglement des prix et des marchés et celui des monnaies et de la spéculation , des dettes, … et des comportements paralysants rééquilibrant qui ne peuvent passer que par de la destruction de valeur : malheureusement la destruction de la valeur fictive s’accompagne de celle de la valeur réelle

    PS/ Que les prix immobiliers des allemands soient stables , pourquoi pas ? il faudrait étudier leur parc immobilier, leur mobilité, leur législation et ses contraintes, le taux de divorce, la force de l’immigration, leur fécondité, leur système de prêt, leur conception de la maison comme élément de réussite sociale, leur stratégie patrimoniale, leur confiance dans la bourse % à la pierre … etc
    (Mon beau-frère allemand et ayant travaillé sur le risque en banque, n’a jamais acheté, et donc a préféré louer, persuadé qu’il était que la bourse était d’un rendement patrimonial supérieur et que l’immobilier ne pouvait que baisser compte tenu de la pyramide des ages allemande).
    PS2/ "Biutiful" : chef-d’œuvre (petit)

    • bernard83 dit :

      Personne ne semble avoir remarqué la chose qui crève les yeux: l’équation de Fisher (MV = PT), toute évidence comptable qu’elle soit, est une PURE IMBECILLITE. C’est se fisher de notre gueule.

      Elle ne correspond à rien de scientifique, et ne respecte pas les équations aux dimensions qui sont le présupposé de toutes les lois physiques scientifiques.

      Car dans cette équation on mélange allègrement les STOCKS et les FLUX:

      MV est un flux (flux monétaire), qui par définition n’a aucune raison de représenter un stock. Il n’y a qu’à imaginer pour cela une circulation (flux) d’un "mistigri" échangé entre des joueurs. (la comparaison n’est pas innocente!)

      D’où l’autre terme, PT que l’on définit comme représentatif de "la grandeur de la production", donc comme un stock, n’a AUCUNE RAISON de lui être égal.

      Il faudra bien qu’un jour les économistes écrivent le chapitre 1 de leur discipline: "définition des grandeurs utilisées en économie" !!!

      • oppossùm dit :

        L’équation de Fisher a l’intérêt de poser l’idée d’une relation entre la grandeur monétaire et les prix ou la production. Mais c’est un conte de fée.

        Car la relation entre les 3 termes monnaie/prix-production est filtrée-médiatisée par le comportement humain, dans un champs économico-social non homogène.
        C’est à dire que cette équation peut donc être fausse suivant les lieux , le temps ou les hommes.

        Néanmoins elle me semble contenir l’idée juste mais sommaire d’une force d’ajustement , en ce sens que la création monétaire va susciter fatalement un ajustement quelque part.

        Soit la création monétaire entraîne un accroissement des biens et services (l’activité éco est boostée) , soit ce sont les prix qui font l’ajustement.

        Ceci dit, l’activité économique peut rester stable pour les raisons de pure mentalité, et de larges secteurs de prix peuvent également rester sages , pendant un certain temps, pour d’autres raisons purement eco-psychologique (Par expl endettement).
        Mais il serait curieux que le surplus monétaire crée ne se traduise en rien, nulle part : la monnaie c’est de l’action de la part de son titulaire, au moins pour en conserver la valeur . La spéculation devient le champs résiduel final qui s’auto-entretient par le schéma de Ponzi.

        Bref la loi de Fisher est un conte de fée mais qui contient une vérité , et c’est également une boursouflure mathématique prétentieuse comme toutes celles réduisant l’homme à une seule courbe de Gauss, et de plus sans cygne noir.

        Bref, la théorie quantitative de la monnaie est vaguement vrai dans son fond et très vite fausse devant les formes des réalités humaines. Elle n’en reste pas moins , il me semble, -comme la loi de l’offre et de la demande-, une sorte d’incontournable a partir duquel on articule , en positif ou négatif (c’est mieux) , sa réflexion.

  5. bernard83 dit :

    Bien d’accord que la loi de Fisher, comme l’économie capitaliste, est un "conte de fées". Mais, de grâce, n’embêtons pas les fées avec des équations, ni la vie réelle, avec des "contes de fées".
    Si vous voulez comprendre un peu plus la réalité de la logique e notre système économique lisez un peu Anselm Jappe, par exemple:

    http://palim-psao.over-blog.fr/article-discussion-avec-anselm-jappe-a-la-maison-des-sciences-economiques-a-paris–40249787.html

    • oppossùm dit :

      Anselm Jappe est aux antipodes de la thèse fondamentale de ce qui tourne autour de Postjorion . De plus ses explications concernent un schéma capitalistique fin XIXe/débutXXe.

      Pour lui la crise que nous vivons n’aura été qu’un prolongement ayant permis au système de perdurer. Il parle de "béquille". La crise actuelle ne l’intéresse pas dans sa spécificité , ni comme une évolution ou au moins comme une mutation permettant de savoir vers quoi l’on se dirige.
      Il se dispense donc de toute analyse poussée d’une crise qui ne l’intéresse pas et se contente de reprendre la vulgate la plus courante.

      Lisez comme il parle de la monnaie ou plutôt de "l’argent" (comme jorion et c’est révélateur) : il y a l’argent réel (le bon, le vrai , mais aussi celui qui permet l’accumulation capitalistique … et donc qui permet également sa critique) et l’argent fictif , le crédit, celui qui reposerait d’emblée sur du vide et financerait les activitées non productrices de vraies valeurs (sic!) …

      On a vraiment l’impression d’un sectaire qui n’a rien compris à la monnaie et qui reprend assez curieusement une analyse monétaire néo-libérale un peu primitive actuellement (bla-bla sur les métaux précieux!) , du moment que ça rentre dans son schéma marxisant.

      Ne pas avoir compris la monnaie c’est quand même embêtant quand on se prétend spécialiste de la reflexion sur la valeur.

      PS/ De plus sa conception de la valeur est erronée : j’en vois pour preuve le sort d’improductif qu’il réserve aux commerçants, par expl . Je cite :
      "Le commerçant ne crée pas de valeur [...] Tout ce qui est commercial [...] n’ajoute rien à la valeur. Si le capitaliste pouvait vendre directement ses marchandises, il le ferait, mais c’est trop compliqué, [...]"

      Sauf qu’il ne s’agit pas de simple complication mais de coût et de risque ! Le commerçant ou le négoce ne crée pas de valeur intrinsèque au produit dans sa destination, mais sans lui, au fond de la soute de l’entreprise , coupé de son acheteur éventuel , le produit a une valeur nulle.

      Mais évidemment, si on veut rentrer au forceps la réalité dans les concepts marxistes, il faut bien exclure tout ce qui n’est pas ‘ouvriers/patrons’ pour ronronner dans les processus d’accumulation du capital (attention la capital le "réel", pas le "fictif") et d’extorsion de plus-value .
      A la trappe de l’improductivité et du fictif , le négoce, le Juridique et le Financier . Je cite : "Tout ce qui est commercial ou juridique ou monétaire n’ajoute rien à la valeur. C’est comme les banques et tout le monde financier. Ils n’ajoutent rien à la valeur, ils ne font que la médiatiser et la porter d’une poche à l’autre"

      A.Jappe , à force de réfléchir et d’ontologiser la valeur, a dû tomber dedans avec son petit manuel , comme Jorion est tombé dans l’argent (sauf que lui c’est d’y avoir si peu réfléchi ;) )

      Cordialement ! (Bon je suis un peu expéditif, mais j’ai le mérite d’y avoir un peu pensé ! ;) )

      • bernard83 dit :

        Merci pour cette lecture.
        Je crains hélas qu’elle ait été trop rapide, et même quelque peu tendancieuse.

        Passons sur le reproche de ne pas paraître s’intéresser à la crise actuelle dans un texte qui lui est largement antérieur…

        Identification abusive la "valeur de la marchandise capitalistique" de AJ à la "valeur" classique qui permet d’affirmer que AJappe n’a rien compris à celle-ci.

        Assimilation gratuite de l’improductivité (en terme de fourniture de plus-value à l’investisseur capitaliste, comme l’avait défini l’auteur) à l’improductivité au sens commun, et même au "fictif"!

        Affirmation gratuite que A.Jappe n’a rien compris à la monnaie alors qu’il ne fait que lui donner le statut qu’elle a de réserve de valeur. (Son but n’est pas de proposer autre chose mais d’analyser l’existant).

        Inutile de dire que ma lecture est totalement opposée…

        Et, plus exotique, affirmation qu’il y aurait une thèse fondamentale que partagent les participants du blog!

        J’attends pour ma part un exposé que j’espère brillant, de cette thèse…

        Cordialement.

  6. N.Faibis dit :

    @ AJH

    Sauf erreur de ma part, l’Allemagne a innondé l’Europe de l’est et l’europe du sud (Espagne, portugal, Grèce) de liquidité ayant servi à acheter des biens immobiliers durant les années 2000. La balance extérieur des capitaux de l’allemagne est passé au cours des années 90 et 2000 d’une position débitrice à très fortement créditrice.

    J’admets ne pas avoir étudié en détail le sujet mais cela expliquerait en grande partie où sont passés les 10% de croissance monétaire par an de l’allemagne.

    Je crois que la TQM est une équation comptable très rigoureuse. Le vice de cette équation est de vouloir en tirer de lois économiques immuables et de ne pas l’accepter tel qu’elle est : une simple égalité comptable.

    Rappelons simplement que la TQM a des implications très différentes selon la façon dont on définit M, V, P et T.

    • A-J H dit :

      OK, c’est possible … à l’occasion si tu as des chiffres précis.
      Mais c’est quand même étonnant que l’immobilier allemand n’ait pas "bougé"

      • N.Faibis dit :

        J’ai trouvé cet article qui semble corroborer ce que je déclarais.
        Selon Hans-Werner Sinn, président de l’Institut de recherche économique IFO de Munich :

        "Durant les années qui ont précédé la crise, l’Allemagne a souffert d’une hémorragie d’exportations de capitaux qui ont été utilisés pour être injectés dans les économies des pays de la périphérie sud-ouest de l’Europe, ainsi que des pays anglo-saxons et de la France. La transfusion sanguine a permis d’y déclencher un boom sans précédent de la conjoncture nationale, qui s’est étendu des marchés de l’immobilier à toute l’économie, tandis que l’Allemagne était affaiblie.

        Depuis l’annonce de l’euro au milieu des années 1990, l’Allemagne a été le deuxième plus gros exportateur de capitaux du monde après la Chine. La part du lion de ses épargnes était investie dans d’autres pays au lieu de l’être en Allemagne.

        Au milieu des années 1995 à 2008, 76 % des épargnes allemandes (personnes privées, Etat et entreprises) ont été investies à l’étranger, contre seulement 24 % en Allemagne. Le pays a connu, pendant ce temps, le taux d’investissement net le plus bas de tous les Etats membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et le deuxième plus bas taux de croissance de tous les pays européen"

        Si 76% de l’investissement allemand a été dirigé vers l’étranger, cela pourraitt expliquer pourquoi l’immobilier allemand a peu évolué.

  7. François Jéru dit :

    En Référence au billet
    En référence au 2-ième paragraphe "Wikipédia"
    – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – –

    La vélocité de la monnaie est devenue éminemment variable à partir des années 60,
    et de plus en plus à partir des années 80 et 90, avec la folle montée du recours à l’offshore
    par les transnationales (m9), les BankAssur (m10), les régaleurs (m11).
    Notez bien: 60% des échanges mondiaux se font entre filiales d’UN MEME GROUPE.
    Pour l’essentiel : détournements de marges et provisions (évasion fiscale), honoraires plus ou moins fondés pour çi ou ça ( marque, contrib à promo, fce, transfert de know-how, management fees, couverture de risques, attribution d’une garantie, réseau d’achat, fret supervision, services jurififi, etc.).
    Pour 100 euros de bananes livrés en un port français (Le Havre,…):
    – 13 centimes coûts de production à l’étranger (Amérique Centrale, Afrique équatoriale,…)
    – 32 centimes facturés par X entités offshore de la multinationale
    – 16 centimes de fret
    – 1 centime : vente de la cargaison par la maison-mère (ou sa topFiliale de distrib à Londres) à un grossiste français
    – 39 centimes à partager entre le grossiste et la chaîne de détaillants.

    X+1 entités offshore, par exemple sept ( Iles Caïmans, Luxembourg, Irlande, Ile de Man, Jersey, Undef, Bermudes in Caraïbes),
    respectivement
    8 cents pour l’emploi du réseau achat,
    8 cents pour des services (…),
    4 cents pour la marque,
    12 cents pour "allez savoir",
    6 cents management fees et part jurififi,
    16 cents pour le transport au pays de consommation
    (chiffres réels)

    Considérez un chiffre d’affaires de 10 milliards d’euros de l’un des trois leaders de l’oligopole
    Vous avez un 3,2 milliards € qui n’ont aucune raison de bouger à un moment prévisible pour un motif anticipable.
    Ils peuvent …
    (1) aller alimenter Warren Buffet en train de faire chuter la livre sterling,
    (2) aller acheter et stocker du cacao pour raréfier les volumes réduits restant disponibles sur le marché CT entre négociants,
    (3) aller corrompre une assemblée parlementaire (majorité ET opposition) sans qu’un dieu de texte sacré y prête attention,
    (4) être bloqués pendant X trimestres ou années pour servir de caution à une imposante opération, réclamant du temps, promettant par exemple une prédation plus ferme et substantielle en la longue durée
    (5) réduire une provision et payer des dividendes
    (6) etc. etc.
    – revenu imposable dans "le pays en développement" (lieu de production) : 1 cent
    – revenu imposable dans "le pays développé" (lieu de consommation) : 1 cent
    – total des deux assiettes imposables aux deux bouts de la chaine : 2 cents
    – Total des recettes fiscales avec le taux exemplaire de 33% d’imposition : 0,66 cent
    – Coefficient de flibusterie légale sur environ 22 à 27 cents d’abus (6/8, 2/4, 12, 4/6) : 3.600%
    En effet, entre 24 et 0,66 le ratio est 36.4

    L’augmentation de la monnaie au moyen de l’optimisation offshore légale ("demi-filouteries") n’a pas de claire incidence, linéaire par exemple,
    sur le niveau des prix des bananes.
    Les monétaristes écrivent n’importe quoi, soit par errement dans leurs abstractions infondées soit par mensonge délibéré.
    <brRevenon au cas de l'export-import de bananes
    Est-ce 'A' un cas exceptionnel ou, au contraire, 'B' de plus en plus la norme délétère ultra dominante ?
    La réponse n’est pas ‘A’ mais ‘B’
    Auriez-vous un doute ?

    2001 – Conseil de l’Europe
    Cette orga subventionnée par les contribuables publie un rapport où il est écrit ceci

    Les paradis fiscaux amputent de 40% à 30% les recettes fiscales des pays en développement et
    de 25% à 5% les recettes fiscales des pays développés

    Le Conseil de l’Europe minore très considérablement le dommage (cf. supra) et
    laisse supposer que la solution se trouverait soit dans "le pays en développement" soit dans "le pays en développement".
    Or, savez dire quelle devrait être la base fiscale dans le pays importateur et la base fiscale dans le pays exportateur ?

    Quelle suite fut donnée par l’UE et/ou chacune des nations de l’UE + pays_en_dev ?

    Des insignifiances et leurres,
    juste pour faire croire qu’il se passerait un peu quelquechose.

    Neuf ans plus tard . . .
    2009, septembre, Assemblée Nationale en France.
    La phrase est reprise dans un rapport d’information sur les paradis fiscaux.

    Revenons à l’exemple des bananes
    Le négoce des bananes est contrôlé aux deux tiers par seulement trois compagnies : Chiquita, Dole et Fresh Del Monte.
    Un exemple. Fresh Del Monte, pour commencer, dispose de plus de 30 filiales dans les îles Caïmans où ne s’applique aucune fiscalité sur les bénéfices.
    Il en a d’autres à Gibraltar, Bermuda, les Antilles néerlandaises et les Iles Vierges britanniques.
    Le résultat dans une capitale européenne ?
    Soit 10 millions de londoniens payant 10 millions de livres (£) pour une ou deux banane(s),
    c.a.d. par exemple 500 millions de livres sur l’année.
    La moitié de cette somme est encaissée et thésaurisée dans des paradis fiscaux.
    L’étude conduite en 2007 par le quotidien britannique The Guardian
    portait sur 5 ans : les ventes en Grande-Bretagne des trois firmes totalisaient 50 milliards de $ ( 24 milliards de £ soit à peu près autant d’euros).
    Ils ne payèrent que 200 mio de $ d’impôts (14.3% des profits, certaines années seulement 8%,
    alors que le taux d’imposition était de 35% aux USA).
    [ Ref. Bananasto UK via the channel islands ? It pays for tax reasons" The Guardian, 6 novembre 2007.
    http://www.guardian.co.uk/business/2007/nov/06/12
    ce n’est pas un gag
    At Fresh Del Monte, the company had 48% of its sales in the US in 2005 but lost $35.2m in that country. Overseas it made a profit of $133.5m. It paid no US tax but was
    instead given a tax credit of $8.3m that year.

    Mettons de côté les champions de l’offshore intra-murros pays majeurs [Usa: Delaware-NY, Wyoming, Nevada, etc. - Uk & Big"Common"wealth: City-of-London, Australie, Canada, Irlande - Suisse - Autriche - Pays-Bas,...]. Considérons ceux dont la taille géographique est réduite [ Jersey - Hong-Kong - Liechstenstein - Luxemburg - Nassau (Bahamas) - Singapour - etc.]
    Plus de la moitié du commerce mondial transite par les paradis fiscaux de taille inférieure à l’Irlande, alors que ceux-ci ne représentent que 3% du PIB mondial.
    En ces territoires offshore petits en natioSurface" (ne parlons pas des "espaces offshore des "grands pays") le nombre de sociétés offshore dépasse aujourd’hui le million; il augmentait récemment au rythme de 150.000 par an.
    En 2003, la CNUCED (Conférence des Nations unies sur le Commerce et le Développement) dénombrait plus de 64.000 multinationales comptant 870.000 filiales dans le monde.

    Question 1 : Que font les "gardiens-des-clefs" avec 25 milliards de £ ou $ de marges détournées et honoraires divers (marques, management, know-how, etc.), logés en
    paradis fiscal ?

    Question 2 : Comment allons nous procéder face, parfois, à des milliers de filiales pour une même transnationale ? … à 1 million de sociétés offshore

    Question 3 : Comment vont agir les élèves et étudiants (avec prof ou senior) sachant que plus de 60% du commerce transfrontières se déroule entre filiales et
    participations de transnationales (source: OCDE), dont les chiffres comptables se trouvent essentiellement (con)fondues en une consolidation mondiale de headquarters ?

    Je progresse dans l’expression de réponses opérationnelles à ces questions
    Certaines sont monétaires
    D’autres, encore plus passionnantes, sont industrielles et massivement créatrices d’emplois
    Ce matin j’ai trouvé un immense filon auquel je n’avais pas songé

  8. François Jéru dit :

    D’abord une petite corection sur le texte de 13:56

    Au troisième § : Lire 1 euro au lieu de 100 euros

    – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – –

    "Erreurs et Mensonges des Monétaristes, Keynésiens et classiques"
    La perte régulière du pouvoir d’achat (inflation) est, pour une part, un phénomène largement féodalo-monétaire (cf. dettisme XoffEmpire_SMINI de clans dynastiques)
    L’apparente folle instabilité des monnaies est nullement le fruit du hasard ou d’un phénomène systémique abstrait qui serait au delà des portées des créanciers des régaleurs. C’est le résultat d’une volonté séculaire.
    Sur 30 ou 40 ans qu’est-il sorti de réellement positif de la part des majorités parlementaires des pays de l’OCDE du G20 ?

    Le sigma cumulé des pertes erratiques de pouvoir d’achat, imprévisibles pour 99,99% des gens, n’est pas une suite d’impondérables
    dont l’éradication dépasserait la capacité de la "plèbe éduquée" (Tiers Etat) à les faire tomber à zéro.
    Plus de 90% des mouvements spéculatifs résultent de deux réalités structurelles, à dominante humaine, remontant à plus de 100 ans :
    (1) l’oligarchie manoeuvrant la dette G20 et ses séides, en différents cercles et niveaux,
    (2) la poignée d’inqualifiables composant les bureaux politiques des partis de gouvernement,
    (3) les faux-talents, nuls beaux-causeurs et bas tempéraments choisis par "1" et "2" (bureaux politiques des partis de gouvernement)
    pour composer leurs médiateurs avec le public trompé par la médiacratie aux ordres … réseau de causeurs, brasseurs d’abstractions dénuées de sens, aussi nommés godillots arrivistes, habiles rhétoriciens, faux-culs courtisans, fourbes et souriants salopards jouant de leur carnet d’adresses et faconde.
    Mensonge des monétaristes et banques centrales

    S’il y a de l’inflation dans une Economie, elle ne peut être due qu’à  une création monétaire excessive par rapport au niveau de production du pays. La sphère réelle de l’économie serait séparée de la sphère monétaire. La monnaie n’aurait aucun effet sur le niveau de production d’une économie.

    Tout est faux pour le XXe siècle, avant et après l’abandon de l’étalon or.
    Et ce dernier siècle, de voleurs légaux, demeurera nullement la référence pour l’éternité.

    Le billet poursuit par un nommé Plihon
    Le titre du livre est déjà erreur ou mensonge.
    Les mouvements sur les monnaies ne sont pas ceux d’une série de mécanismes.
    C’est totalement faux et trompeur. Quen penser ? propos déloyal, hypocrite et perfide ?
    Plus probablement l’ignorance du réel ( opaque, infâme, félon),
    l’universitaire instruit qui régurgitant bêtement son manuel.

    Les Chartes nationales du fonctionnement des banques centrales et
    réseaux de banques universelles furtives, aux comptes (multi-monnaies, multi-clientèles, multi-pays, multi-ops) indémêlables,
    sont bénies par l’UE et par les commandités G20 (cf. MapMap_G20Ubak).
    Les mouvements sur les monnaies ne sont pas ceux d’une série de mécanismes;
    ils sont avant tout les effets d’habiles manoeuvres humaines, assistées ou non par des logiciels
    Comme nommer un environnement à la fois légal, furtif, injuste et parasitaire.
    C’est bien l’embarras; vu que c’est légal il n’y a pas d’adjectif.

    La comptabilité interne d’un établissement sur une place enregistre des opérations.
    Supposons que sa base non consolidée soit accessible au public ou à un juge expert-comptable.
    Elle sera le plus souvent silencieuse sur ce qui suit :
    (1) les leviers majeurs dont disposent une poignée et pas les autres.
    (2) le contexte du jour qui présidait à chacune des opérations,
    (3) ce qui pouvait ou non être dans la tête des autres protagonistes de la place ou d’ailleurs,
    (4) les motivations des uns, les faux-bruits des autres, la bêtise qui existe dans les étages.

    Toute formule mathématique (MV = PT ou une autre) veut faire croire à l’existence de "lois mécaniques"
    pour occulter les perfides, déloyales et prédatrices maneouvres humaines.
    Plihon, Fisher et la plupart des prix Nobel d’économie sont des leurres.
    Ce sont des braves gars qui sont portés au pinacle pour occulter la réalité.
    La Théorie Quantitative est une arme fourbe et infâme,
    nullement une formule neutre.

    Il est écrit :

    - première période (flèches rouges) : les entreprises cherchent à  produire ;
    pour atteindre cet objectif, elles doivent résoudre un problème lié à un décalage inévitable entre leurs dépenses et leurs recettes :
    il leur faut obtenir des ressources pour engager la production (embaucher des travailleurs) avant de disposer des recettes liées à  la vente de leur produit. Le rôle des banques est de prêter
    (1) aux entreprises pour leur permettre de combler ce décalage entre recettes et dépenses ;
    puis les entreprises vont payer les salaires (2) aux travailleurs ;
    enfin, ces derniers laissent leurs revenus en dépôt auprès des banques (3);

    Dans quelques cas, l’urbanisme général des flux peut ressembler à cela
    Dans la plupart des situations réelles la réalité est tout autre

    En premier lieu, les "grands commerçants", par exemple les hypermarchés (Auchan, Carrefour, Leclerc, etc.) sont d’abord de redoutables financiers furtifs et banquiers offshore avant d’être des livreurs de marchandises à la consommation.
    Primo, ils encaissent l’argent des caddies (des consommateurs) avant de payer leurs fournisseurs. Leur trésorerie est TOUJOURS LARGEMENT POSITIVE. Ce sont des créanciers permanents, nullement des emprunteurs, globalement. Idem pour les topGrossites en oligopole sur les marchés mondiaux.
    Pour des raisons X ou Y –niche fiscale, etc. — il peut être très lucratif d’être emprunteur pour empocher un crédit d’impôt et simultanément placeur de capitaux ailleurs, par ex. dans un hedge fund. On peut développer si vous voulez.
    Bref, la position globale du grand distributeur ou topGrossiste en oligopole est celle d’un "banquier-créancier" immensément riche et puissant.
    Revenons ensemble à l’exemple de l’ensemble "production + négoce-fret-distrib" de la filière agro-industrielle bananes.
    Sur 100 euros la production est de 13 euros.
    Nommons "Création Monétaire Inqualifiable" la somme comprenant fausses charges,
    intérêts bancaires sans risque ou inexistants (sans réalité), commissions largement supérieures aux services à exécuter, provisions pour risques qui ne verront pas le jour, profits compréhensibles.
    En cet exemple nous avons vu que la flibuste légale de l’empire furtif était de l’ordre de 24 cents par euro,
    près de deux fois le coût de production dans la plantation considérée au Costa Rica.

    Tout discours économico-monétaire abstrait avec des formules mathématiques est
    une très saloparde et félonne supercherie, déloyale, malhonnête,
    même si son auteur est tout simplement un ignare savant jamais sorti de ses manuels erronés.

    Où finit le labeur d’une ouvrière employée dans une plantation au Costa Rica ?
    Vous le savez. Pour l’essentiel, en (mi)honteuse (légale) création monétaire furtive
    grosso modo en 6 fois plus que la masse salariale avec/sans charges sociales
    ( en cet instant, je l’estime à 4 cents sur 13 cents;
    je peux me tromper sur ce dernier ratio : un tiers de 13 cents.
    la trieuse (cf. ci-après) gagne 8 euros par jour.

    Quel est le tonnage de l’exploitation ? Quels sont les autres items du compte d’exploitation ? )
    Son témoignage

    Je travaille dans les plantations de bananes depuis 13 ans. Je me lève à 4 heures du matin. Je prépare les enfants pour l’école puis je marche 20 minutes jusqu’à la route, où un bus de la compagnie vient me chercher.
    Nous arrivons à 6 heures du matin, au moment où le soleil se lève. Nous devons nous mettre au travail immédiatement. Je suis une trieuse, ce qui signifie que je travaille dans un hangar avec 42 autres personnes à trier les bananes.
    Je gagne 7000 colons (à peine plus de 8 euros) par jour.
    Ce n’est pas beaucoup, mais ce qui me rend malade, c’est que l’on travaille toujours davantahe que prévu. Onze heures par jour constituent le maximum mais nous travaillons souvent plus de treize heures. Nous travaillons six jours sur sept, du lundi au samedi. parfois, j’ai le sentient de ne pas vivre. nous avons tenté de créer un syndicat, mais la compagniue persécute ceux qui essaient.

    Source: The Guardian, 6 novembre 2007
    " I get up at 4 am, work to 6-7 pm. It doesn’t feel like a life "

    • Catherine Blanquart dit :

      Bonjour à vous François,

      Heureuse, bien heureuse de vous retrouver avec votre sagacité et votre propension à nous casser la tête, c’est une litote bien sûr, un moins pour un plus. Nous casser la tête, avec des faits qu’on finit par ne plus voir, tant ils occupent l’espace, et ne pas voir c’est, ne pas "ça voir", n’est-ce-pas!
      Quand il n’y a plus que cela en effet, un tout indifférencié, innommable, par ce fait même, nulle possibilité de prendre conscience, cette dernière, la conscience, ne pouvant se poser que sur les différences perçues, et la perception, ça s’apprend bien sûr, et pas, par n’importe qui, ni n’importe où, ni n’impOrte comment, vous le savez bien,c’est parce que la nuit existe que nous savons discerner le jour et lui donner existence et le nommer.Et quand les mots viennent à manquer pour décrire de tels phénomènes, alors, on peut dire que l’affaire est dans le sac, c’est du boulot d’artiste, il faut reconnaître la finesse de telles dynamiques.

      Je lis tout doucement, sans vouloir comprendre, c’est pas dans mes désirs ni dans mes capacités d’entrer dans les détails presque mathématiques de cette rubrique, je préfère la grammaire,vous le savez un peu, ces arcanes si particulières et si techniques m’ennuient un peu, je vous remercie de le faire, vous, et tous les autres, pour des gens comme moi, vous nous enlevez une épine du pied, je préfère rester une néophyte en ces délicates matières, pour garder une certaine innocence de l’oeil, oserais-je dire prétentieusement, c’est fou comme je suis prétentieuse en ce moment!et voir les gros traits, les grandes lignes qui coiffent toute cette machinerie dévoreuse d’énergies en tous genres qui peuvent parfois être moins invisibles pour celui qui s’occupe à regarder de quoi il en retourne de cette vile chimie sans trop entrer dans la technique spécialisée, en gardant l’oeil généraliste. J’en étais où, oui, en essayant seulement de goûter de ci de là le nectar de certaines fleurs, ainsi celle-ci, à propos du vocabulaire et de l’absence de mot pour définir ce qui est de guingois:"C’est bien l’embarras; vu que c’est légal il n’y a pas d’adjectif.

      Ne perdez pas de temps à me répondre, continuez, si la lecture de vos écrits évoque quelque chose chez l’ignorante que je suis, si ça résonne d’une façon particulière, je ne manquerai pas de vous en faire part.

      Catherine

      • Catherine Blanquart dit :

        j’suis devenue rose maintenant, non, j’suis pas socialiste, au secours, tout ça pour un l que j’avais oublié!

    • A-J H dit :

      @
      Je ne sais pas si vous avez bien lu qu’au contraire Plihon rejetait l’aspect monétariste, c’est à dire que la masse monétaire serait responsable de l’inflation si on se contente d’appliquer MV = PT.

      Au contraire explique t-il…

      Selon la théorie quantitative, la monnaie est neutre : elle n’agit pas sur le niveau de la production et des échanges. Cette théorie correspond à une conception dichotomique de l’économie (séparation des phénomènes réels et des phénomènes monétaires).

      Mais en fait la monnaie n’est pas neutre…

      (lire la suite dans l’article)

  9. François Jéru dit :

    il manque un </i> après (cf. MapMap_G20Ubak)
    Désolé. bonne journée.

  10. oppossùm dit :

    Tout s’explique ! …

  11. François Jéru dit :

    à Oppossùm (20:19)
    Vos deux mots se veulent-ils être "expression de doute" ? moquerie ? "perche" pour davantage de clarté, preuves, précision ? autre argumentation articulée différemment ?

    Pour les autres lecteurs,
    je vous saurais gré de bien vouloir :
    – être franchement explicite
    – être clairement interrogateur, contradicteur, investigateur ou autre.

    – Que vous faudrait-il pour écrire autre chose que
    "tout s’explique !"
    – Qu’aimeriez-vous pouvoir écrire à la suite d’un texte qui conviendrait à votre représentation du réel ?
    – Quel serait votre rêve au cours de cette crise ? en sortie de crise ? après cette crise ?
    – Quelle autre question aurais-je dû vous poser ?

    • Catherine Blanquart dit :

      Je vous cite François:

      "Pour les autres lecteurs,
      je vous saurais gré de bien vouloir :
      – être franchement explicite
      – être clairement interrogateur, contradicteur, investigateur ou autre."

      De mon petit point de vue de néophyte, vos éclairages me semblent pour le moins plus éclairants, et comme moins embarrassés, moins empêtrés dans le tapis de la rhétorique à laquelle on nous abreuve jusqu’à plus soif, j’y vois comme plus clair, car le sens de la dynamique apparait, et le sens, c’est quoi, sinon la composition des rapports entre les différents éléments d’une structure.

      Les mathématiques et les formules abusivement ampoulées servent de repoussoir et me repoussent, moi la première. Elles servent à nous empêcher à mettre le nez dans des affaires qui nous concernent au premier chef pourtant, car les rapports économiques façonnent et construisent tous les rapports humains qui en découlent, et c’est donc de nos vies dont il s’agit, et c’est essentiel, puisque sans vie, on est mort!( oui, je sais, je suis forte! sourire)

  12. oppossùm dit :

    François vous suscitez irréfraguablement (?) ma sympathie , mais communiquer avec vous est au delà de mes possibilités , et à tous les niveaux !
    Je vous survole avec intérêt et curiosité mais -et je veux bien le prendre sur moi- à chaque fois, rien ne reste , ou tellement peu que je suis incapable même de concevoir une question que je pourrais vous poser !!!

    Bon Oppossùm doit à nouveau hiberner. Pardon de ma taquinerie ;)

  13. A-J H dit :

    @François Jéru

    Vous avez des analyses qui peuvent être intéressantes, mais une fois de plus ( la critique du schéma de Plihon – renseignez vous quand même sur le bonhomme ou mieux, lisez son livre (10€) – le prouve) vous n’avez pas encore compris (le changement de paradigme est-il trop dur à intégrer pour vous?) que TOUTE la monnaie n’existe que parce que les banques l’ont CRÉÉE, ex nihilo, lors de monétisations (qu’elles sont les seules à avoir le droit légal procéder ainsi) de reconnaissances de dette, d’obligations, ou d’actifs.
    – Que TOUTE la monnaie est en fait des reconnaissances de dettes qui circulent jusqu’à leur remboursement.
    – Que la quantité de monnaie totale augmentera s’il y a plus de crédits accordés (création ex-nihilo) que de crédits remboursés et vice versa, comme une population (le stock d’humain) est fonction des naissances et des décès à un temps "t".
    – Qu’en définitive la monnaie (fiduciaire ou scripturale) que vous détenez dans votre poche ou sur votre compte en banque est un "morceaux" d’une dette de quelqu’un quelque part .. dette monétisée par une banque quelque part dans le monde.

  14. François Jéru dit :

    Over 50% of US publicly traded corporations (groupes cotés en Bourse) and
    60% of the Fortune 500 companies are incorporated in Delaware
    (sont enregistrées au Delaware);
    [27]
    http://www.incplan.net/int-test-fr.html

    http://www.corpomax.com/delaware.html

    http://www.corpomax.com/delaware.html

    http://www.lefigaro.fr/impots/2009/04/02/05003-20090402ARTFIG00513-l-etat-du-delaware-le-paradis-fiscal-americain-qui-irrite-le-luxembourg-.php
    Commentaire 1 d’un fiscaliste : Les dés sont pipés et nous continuons de jouer

    the state’s attractiveness as a corporate haven is largely because of its business-friendly corporation law.
    Franchise taxes on Delaware corporations supply about one-fifth of its state revenue.[28]
    Although Delaware is ranked first tax haven in the world by Tax Justice Network,[29]
    it is not listed on the OECD’s 2009 "Black List", despite objections of Luxembourg’s and Switzerland’s authorities.[30]

    The state’s largest private employers are:

    banking : JP_Morgan_Chase, AIG, Deutsche Bank, Barclays plc, Citigroup,
    Bank of America, Wilmington Trust, First USA / Bank One
    chemical and pharmaceutical companies : E.I. du Pont de Nemours & Co.,[25][26]
    Syngenta, AstraZeneca, and Hercules, Inc.
    automotive manufacturing : Fisker Automotive

    Delaware has six different income tax brackets, ranging from 2.2% to 5.95%.
    The state does not assess sales tax on consumers. The state does, however, impose a tax on the gross receipts of most businesses.
    Business and occupational license tax rates range from 0.096% to 1.92%, depending on the category of business activity.
    Delaware does not assess a state-level tax on real or personal property.
    Real estate is subject to county property taxes, school district property taxes, vocational school district taxes, and, if located within an incorporated area, municipal property taxes.

  15. François Jéru dit :

    à Oppossùm ( le 2 nov 2010 à 21:19)
    Bonjour Mr. Opposum,
    D’abord, merci pour votre réponse.
    Pourquoi avons nous tant de mal à nous représenter le réel à peu près comme il est
    et que nous sommes si souvent dans l’erreur, dans un angle-mort, dans l’incompréhension ?
    Question : Uniquement parce que les Etats sont régulièrement dirigés par de cyniques voleurs hypocrites et incultes,
    à la botte de " furtiv villains" au sens anglo-saxon du terme, c.a.d. scélérat ?

    Non bien sûr, ce serait trop simple.
    Oui, peut-être à 80%.
    La langue française elle-même, comme les autres langues humaines (moins que l’anglais)
    nous joue de sacrés mauvais tours, nous locuteurs.

    Soit l’exemple concret de l’expression "escroquerie légale".
    Nous en aurons besoin plus loin, à propos de l’offshore.
    Elle est difficile à placer entre
    – "Raison d’Etat" – "Etat de droit" – "Intérêts égoistes des gouvernants furtifs"
    – "Parti de l’offshore", à ne pas confondre avec "Parti de l’étranger"
    – "Monarque du XVIIIe s. attribuant Lettre de Marque à ses Corsaires"
    – "Propriétaire des CORSAIR I, II, III, IV du XXe s. attribuant Lettre de Marque à "ses" candidats chefs d’Etat préférés
    – Boss_SMINI 2008-2010 delivering roadmaps (feuilles-de-route) aux chefs de parti de .gov et .gouv, …
    … chefs de Club (l’Auto, . . .), Cercle, Think-tank.

    1. Etat de droit
    Définition sur le web régalien (disposant de 100% de la manne fiscale des français(e)s):


    http://www.vie-publique.fr/decouverte-institutions/institutions/approfondissements/qu-est-ce-que-etat-droit.html

    Définition wikipedia

    L’état de droit est une situation juridique dans laquelle chacun est soumis au respect du droit, du simple individu jusqu’à la puissance publique. Il est très étroitement lié au respect de la hiérarchie des normes, de la séparation des pouvoirs et des droits fondamentaux. On oppose traditionnellement la notion d’état de droit avec la notion de raison d’Etat même si tout Etat peut être amené à faire prévaloir ses "intérêts nationaux" sur toute autre considération.
    L’état de droit est celui dans lequel les mandataires politiques – en démocratie : les élus – sont (…) tenus par le droit qui a été édicté. fr.wikipedia.org/wiki/État_de_droit

    Université Aix-Marseille


    http://www.aix-mrs.iufm.fr/formations/filieres/ecjs/productionaixprem/etatdroit.html

    Jean-Yves Willmann (je n’ai pas lu)


    http://www.etatdedroit.fr/Societe/Etat-de-droit-en-France.php

    2. Corsaire

    La lettre de marque :
    http://www.fordham.edu/halsall/french/corser.htm


    knol.google.com/k/portail-des-corsaires-flibustiers-et-pirates#

    fr.wikipedia.org/wiki/Corsaire.
    Par choix délibéré tous les yachts JP Morgan –
    senior,
    junior – se nommaient CORSAIR I, II, III, IV

    http://www.modelshipmaster.com/products/Super_yachts/morgan_yacht_corsair.htm

    http://www.history.navy.mil/photos/sh-usn/usnsh-c/sp159.htm

    3. Hors la loi [ en anglo-américain : outlaw
    Google

    http://www.google.fr/#hl=fr&q=hors+la+loi

    Wikipedia

    fr.wikipedia.org/wiki/Hors-la-loi
    Pirate
    en.wikipedia.org/wiki/Outlaw
    See also (certains pourraient servir en métaphore)

    – Abrek
    – American Old West
    – Brigandage
    – Buccaneer
    – Dacoit
    – Gangster
    – Hajduk
    – Highwayman
    – Honghuzi ("red beards")
    – Klepht
    – Outlaw (motor)cycle club
    – Pirate
    – Robber baron
    – Shanlin
    – Shifta
    – Social bandits, a term invented by Eric Hobsbawm
    – Thug
    – Thuggee cult
    – Untouchable
    – Vigilante
    – Wolf’s Head, a Yale University senior society named for the legal maxim associated with outlawry

    3. Paradis fiscal – Evasion fiscale [ en anglo-américain : Offshore, Tax Haven

    Définition:
    99% des humains normalement constitués et éduqués devraient considérer cela comme une escroquerie légale.
    N’est-ce pas aussi votre avis ?
    Escroqerie légale c.a.d. une vilénie soutenue pendant plus d’un siècle par toutes les majorités parlementaires de l’OCDE du G20, aussi bien par les évêchés et le Vatican que par les "Eglises du républicanisme étatiste" aliant PS, PC et autres machineries de gauche ou de droite.

    Si l’expression "escroquerie légale" ne vous plait que moyennement
    vous pouvez préférer "déloyauté légale", "félonie légale", "fourberie légale", "infâmie légale", "injustice légale", "moteur légal de rupture sociale et de millions d’actes contre l’esprit de civilité et civilisation", "perfidie légale", "saloperie légale", "vilénie légale".
    Ce qui est sûr c’est que cette réalité vraie, cette injustice,
    ce mépris de 99,99% des gens normaux est très difficile à placer
    – entre l’expression "Etat de droit" qui est réputée représenter quelquechose de vaguement positif, si ce n’est honnête, au moins nécessaire pour qu’il y ai un minimum d’ordre et de respect envers ceci ou cela.
    – entre l’expression "Hors-la-loi" qui fait immédiatement penser plutôt à des salopards, voleurs, pirates qu’à Robin Wood (Robin des Bois) ou Guillaume Tell (l’insoumis suisse).

    Peut-on dire que les salons dorés des Conseils d’Administration des orgas co-contrôlant le dollar et l’euro ( jpMC, Euroclear_Ops, Fednewyork, BRI, FMI, DeutscheBank, HSBC) sont pilotés par des salopards, voleurs et pirates ?
    Je ne sais pas répondre commodément à cette question.
    Je m’explique.
    J’ai travaillé à jpMC ( au 23 Wall Street, NY – Rockfeller Center, NY – in the City-of-London (Uk) – place Vendôme (Paris). c.a.d. dans le milieu qui contrôle directement les cinq premiers noms cités : jpMC, Euroclear_Ops, Fednewyork, BRI et FMI.
    [Nota: Pour les deux autres j'ai du mal à "visionner" les "cables d'interdépendance"].
    j’ai aussi "circulé" ailleurs.

    Je peux vous dire ceci:
    Avant de devenir tout jeune banquier jpMC, j’avais notamment acquis de l’expérience bancaire
    — télématique et applicative —
    au sein de la Branche Banches de la Compagnie Honeywell Bull
    [ Examen des systèmes en vigueur en Europe depuis la Gosbank en Russie installée par General Electric jusqu'à la Grande-Bretagne en passant par la Scandinavie, etc. pour aboutir à des offres de qualité aux réseaux français : Société Générale, Crédit Agricole, Caisse d'Epargne, etc. ].
    Puis, comme jeune banquier Morgan Guaranty Trust, achevant son tour de banque d’un an à Paris, et
    devant aller à New-York recevoir, pendant plus de 9 mois,
    la meilleure formation planétaire de banquier qui soit,
    je reçus toute une série de livres à apprendre avant le fameux "Management Program"
    comprenant les plus réputés professeurs de finance des business schools américaines ( Stanford en Corporate Finance, Wharton en compta financière, Columbia, etc.).
    Ce matin, levé tôt … pour vous,
    je recherchais ce livre où j’appris par coeur cette formule MV=PT.
    Je m’en souviens très bien, car j’ignorais alors à peu près tout en finance.
    Je ne suis pas sorti du moule habituel de type HEC, Sup de Co Paris, ESSEC, INSEAD.
    Non, à la base je suis ingénieur civil de l’aéronautique et de l’espace.
    J’avais donc tout à apprendre rapidement,
    en somme, du fait de ma formation d’ingénieur, "pour rattraper le temps perdu à l’écart des flux comptabilisés",
    moins chaotiques que ceux qui embrassent une aile delta franchissant le mur du son .
    Je me souviens donc de cette formule MV=PT.
    Je l’ai naturellement apprise par coeur, ne pouvant me douter qu’elle était infondée,
    vu que c’était l’ultra-basique de base à connaitre au départ comme B-A..BA.
    … l’apprendre pour être bien noté au premier examen interne, recevoir une bonne appréciation.
    La formule figurait dans un bouquin d’un centimètre d’épaisseur
    avec un QCM (cases à cocher) à la fin de chaque chapitre.
    en réalité
    … ne l’ai-je pas apprise comme la liste des péchés dans un catéchisme ?

    péché par pensée, péché par action, péché par omission
    (j’en oublie sûrement; c’est si loin … vers 1954-57)

    Au confessionnal je ne voyais jamais quel péché je pouvais inventer pour l’occasion.
    Je disais gourmandise pour être débarassé; ça me paraissait crédible.
    J’étais bon pour trois "Pater" et un "Je vous salue Marie".
    Vous n’avez sûrement pas connu … ce type de pression mi-intérieure mi-extérieure.

    Bref MV=PT. Aussi vrai que 1515 Marignan.
    Ce livre, avec son un QCM (cases à cocher) à la fin de chaque chapitre,
    il est quelque part dans ma cave;
    avant l’aurore, je l’ai recherché pour vous en donner la référence; je ne l’ai pas trouvé.
    Là où il aurait dû être je suis tombé sur des ouvrages tels que :
    – The Auditor’s Report … its meaning and significance ( a statement prepared by the Certified Public Accountant Members of National Conference of Bankers and Certified Public Accountants, distributed by Credit Policy Committee, The American Bankers Association and Committee on Relations with Bankers and Other Credit Executives, American Institue of Certified Public Accoutants)
    – Guide for the Reader of Foreign Financial Statements – A list of differences in Accounting Principles and Practices between the US and 24 foreign countres ( Price Waterhouse & Co, Usa )
    – Statement of Financial Accounting Standards N°2 – Accounting for Research and Development Costs (Financial Accounting Standards Board )
    etc. etc.
    Vous dites

    Je vous survole avec intérêt et curiosité mais – et je veux bien le prendre sur moi – à chaque fois, rien ne reste , ou tellement peu (…)

    C’est franc et utile; je ne doute pas qu’il me faille progresser en pédagogie.
    Or, en ces affaires de monnaies et
    montages légaux transfrontières d’empereurs-corsaires
    ce n’est pas commode.

    QUE POURRIEZ-VOUS RETENIR ?
    – – – – – – – – – – – – – – – – – –
    Préambule:
    A – François a réagi a MV=PT et nullement à beaucoup de phrases, ici et ailleurs.
    Pourquoi ?
    La raison première en est sûrement assez simple.

    B – A ce sujet, MV=PT, François nous répond par le cas concret du marché des bananes
    C’est très concret.
    Son choix réflexe n’est sûrement pas le pur hasard.

    C – L’équation MV=PT résume simultanément le dogmatique Marx et
    les ultra-libéraux des business schools US (Chicago, Boston, etc.)
    Corrélation directe, même linéaire, entre la masse monétaire et la production, le travail, la masse salariale.

    – – – – – – – – – –
    A retenir – Proposition de 5 points :

    1° MV=PT n’est pas entièrement faux; ça l’est aux trois quarts.
    Dans l’exemple très concret et bien réel,
    la production Costa Rica n’intervient
    pas à 100% dans les masses monétaires mobilisées,
    mais seulement 3% environ.
    L’expert n’hésitera pas à ajouter à la production :
    – les marins en Atlantique et les camionneurs en France : environ un tiers de 16% (sans doute) et qq % en plus.
    – le personnel de l’hypermarché et ses parties prenantes : environ un tiers de 39% (sans doute, ou moins )
    Après avoir ajouté quelques prestataires cela mène vers 25% ( 3% + 6% + 14% + 2% environ), un quart.
    Il reste env. 75%, trois quarts.
    dont une large part, opaque, imprévisible, incontrôlable, non modélisable.

    La masse monétaire mobilisée en zone euro
          ( hors Luxembourg, part de l’offshore interne à la zone euro)
    – a chuté de plus de 40% au profit de l’offshore extérieur aux Pouvoirs fiscaux régaliens réputés sains

          ( France, Etats-Unis, Costa Rica)
    notamment
    16% dans la circuiterie Bermudes
    24% dans les autres circuiteries offshore.
    Dit autrement, largement plus de 50% de la masse monétaire des consommateurs des grands pays
    ne se retrouve pas dans le totale (a) Europe dite "saine", (b) territoire US taxable, (c) Costa Rica taxable.

    Pratiquement rien pour contribuer au ‘Bien Commun’ (infrastructures, éducation, inspection, etc.)
    des pays actifs impliqués : Costa Rica et France.
    Pas davantage (ou guère davantage) au profit de l’IRS américain où se trouvent les headquarters de Fresh Del Monte, Chiquita, Dole.

    Personne ne modélisera jamais, avec des formules mathématiques, aussi compliquées soient-elles,
    4.1 – la biodiversité des escroqueries légales du quatuor (a) non publication des états financiers sub-consolidation globale, (b) forme statutaire Trust (fiducie), (c) secret bancaire et (d) offshore" :
    – sociétés écrans des offshores des grands pays (Usa, Uk, Suisse, Autriche, etc.),
    – sociétés écrans et tax haven des pays petits (Irlande, Luxembourg, …),
    – idem des presquîles ( Hong-Kong, Singapour, …),
    – idem des îles exotiques, déclarées coopératives ou non pour divertir et tromper le public ( Bermudes où se trouve désormais le siège de la banque d’affaires Lazard Frères qui était rue Laffite, îles Caïmans, île de Man, Jersey, etc. ).
    4.2 – les manoeuvres (sophistiquées,…) du clan garantissant cohérence et "esprit_de_corps" entre topJpMC, topFednewyork, topEuroclearOps, topLenders-of-BRI, droit de veto FMI
    4.3 – La bassesse et l’hypocrisie, les marionnettes (PsMdmUmp, etc.) contrôlant les terrains politico-médiatiques
    qui "font" les majorités parlementaires depuis 30 ans, 50 ans, 100 ans.
    La macro-écnomie enseignée n’est qu’une vaste supercherie.
    Le livre Le Temps des Turbulences d’Alan Greenspan (Ed. JC Lattès isbn 978-2-7096-2926-3)
    est infiniment plus subtil.
    Dans la même phrase il allie très habilement à la fois du vrai, de l’occulté et du faux.
    Un très grand artiste !
    Après chaque page, votre représentation du réel est un peu plus erronée.
    Parfois, il me faut trois pages pour redresser un unique paragraphe.

    Comment le nommer ? grand gardien très remarquable du système SMI_NI (Système Monétaire dit International, mais, en réellement, fort peu inter-nations sauf pour servir la dette et rembourser la dette) ?
    brigand ?
    défenseur du 33 Liberty Street c.a.d. de la liberté dans le monde,
    matérialisée par la Tour Freedom ou la Statue de la Liberté.
    Dommage, elle aurait pu être dressée — cette Statue de la Liberté dans l’estuaire Delaware Bay
    carte.

    Le Delaware est surtout connu à l’étranger pour être un paradis fiscal
    http://www.paradisfiscaux.com/etatsunis,
    http://www.icd-london.fr/fr/paradis-fiscaux/.
    En 2009, l’ONG Tax Justice Network considère ainsi le Delaware comme le premier paradis fiscal au monde
    financialsecrecyindex.com/2009results.html
    alors que cette même année 2009, l’OCDE publie sa liste noire des paradis fiscaux,
    liste où le Delaware n’apparaît pas
    http://www.guardian.co.uk/business/2009/apr/07/g20-banking.

    En effet, à condition de n’avoir que des activités off-shore, c’est-à-dire hors des limites de l’État,
    une société ne subit qu’une taxation forfaitaire et minime (environ 300 €).
    Aussi de nombreuses sociétés, y compris d’importantes multinationales, y ont leur siège.

    5° – Pour le trésorier de la filiale finance de la transnationale,
    la création de valeur-profit au dessus de la valeur-services intra-groupe
    est très substantielle, de l’ordre de 10 milliards $ sur chaque tranche de chiffre d’affaires de 40 milliards €

    Cette même création de valeur supérieure (profit) passe sous le nez de tous les fiscs des pays peuplés
    ( France, Usa, Costa Rica). Elle se trouve PROTEGEE par l’ensemble des dispositifs offshore soutenus par les majorités parlementaires du G20, autrement dit les prétendus "patrons" du fisc français et du fisc etasunien.
    Cette "Raison des Furtifs" (bien moins de 0,01%) est bien pire que ce recouvre habituellement l’expression "Raison d’Etat".

    R E S U M E
    – – – – – – – – – – – – – –
    Ainsi, en résumé, vous avez ces cinq points.
    Qu’il s’agisse de l’achat de 100 bananes dans votre immeuble ou
    de 100 millions de bananes en Europe dans la semaine,
    l’architecture générale des flux monétaires impliqués est identique.

    Je vous invite aux trois questions ci-après :

    Q1 : Lesquels de ces cinq points , selon vous, seraient à résumer différemment
    pour être rendus plus intelligibles et/ou plus aisément mémorisables ?

    Q2 : Qu’est-ce qui vous a intéressé, mais (…) ?

    Q3 : A votre avis, qu’est-ce qui manque à cet exposé ?
    Qu’est-ce qui fait que le lecteur peut fort bien rester à côté des faits présentés,
    ne pas se les approprier ?
    ( Serait-ce véritablement trop compliqué ? )

    Bonne journée,
    Très cordialement,
    François Jéru.

  16. François Jéru dit :

    à Opposum ( le 2 nov 2010 à 21:19)
    Bonjour Mr. Opposum,
    D’abord, merci pour votre réponse.
    Pourquoi avons nous tant de mal à nous représenter le réel à peu près comme il est
    et que nous sommes si souvent dans l’erreur, dans un angle-mort, dans l’incompréhension ?
    Question : Uniquement parce que les Etats sont régulièrement dirigés par de cyniques voleurs hypocrites et incultes,
    à la botte de " furtiv villains" au sens anglo-saxon du terme, c.a.d. scélérat ?

    Non bien sûr, ce serait trop simple.
    Oui, peut-être à 80%.
    La langue française elle-même, comme les autres langues humaines (moins que l’anglais)
    nous joue de sacrés mauvais tours, nous locuteurs.

    Soit l’exemple concret de l’expression "escroquerie légale".
    Nous en aurons besoin plus loin, à propos de l’offshore.
    Elle est difficile à placer entre
    – "Raison d’Etat" – "Etat de droit" – "Intérêts égoistes des gouvernants furtifs"
    – "Parti de l’offshore", à ne pas confondre avec "Parti de l’étranger"
    – "Monarque du XVIIIe s. attribuant Lettre de Marque à ses Corsaires"
    – "Propriétaire des CORSAIR I, II, III, IV du XXe s. attribuant Lettre de Marque à "ses" candidats chefs d’Etat préférés
    – Boss_SMINI 2008-2010 delivering roadmaps (feuilles-de-route) aux chefs de parti de .gov et .gouv, …
    … chefs de Club (l’Auto, . . .), Cercle, Think-tank.

    1. Etat de droit
    Définition sur le web régalien (disposant de 100% de la manne fiscale des français(e)s):


    http://www.vie-publique.fr/decouverte-institutions/institutions/approfondissements/qu-est-ce-que-etat-droit.html

    Définition wikipedia

    L’état de droit est une situation juridique dans laquelle chacun est soumis au respect du droit, du simple individu jusqu’à la puissance publique. Il est très étroitement lié au respect de la hiérarchie des normes, de la séparation des pouvoirs et des droits fondamentaux. On oppose traditionnellement la notion d’état de droit avec la notion de raison d’Etat même si tout Etat peut être amené à faire prévaloir ses "intérêts nationaux" sur toute autre considération.
    L’état de droit est celui dans lequel les mandataires politiques – en démocratie : les élus – sont (…) tenus par le droit qui a été édicté. fr.wikipedia.org/wiki/État_de_droit

    Université Aix-Marseille


    http://www.aix-mrs.iufm.fr/formations/filieres/ecjs/productionaixprem/etatdroit.html

    Jean-Yves Willmann (je n’ai pas lu)


    http://www.etatdedroit.fr/Societe/Etat-de-droit-en-France.php

  17. François Jéru dit :

    Par choix délibéré tous les yachts JP Morgan –
    senior,
    junior – se nommaient CORSAIR I, II, III, IV

    http://www.modelshipmaster.com/products/Super_yachts/morgan_yacht_corsair.htm

    http://www.history.navy.mil/photos/sh-usn/usnsh-c/sp159.htm

  18. François Jéru dit :

    3. Hors la loi [ en anglo-américain : outlaw
    Google

    http://www.google.fr/#hl=fr&q=hors+la+loi

    Wikipedia

    fr.wikipedia.org/wiki/Hors-la-loi
    Pirate
    en.wikipedia.org/wiki/Outlaw
    See also (certains pourraient servir en métaphore)

    – Abrek
    – American Old West
    – Brigandage
    – Buccaneer
    – Dacoit
    – Gangster
    – Hajduk
    – Highwayman
    – Honghuzi ("red beards")
    – Klepht
    – Outlaw (motor)cycle club
    – Pirate
    – Robber baron
    – Shanlin
    – Shifta
    – Social bandits, a term invented by Eric Hobsbawm
    – Thug
    – Thuggee cult
    – Untouchable
    – Vigilante
    – Wolf’s Head, a Yale University senior society named for the legal maxim associated with outlawry

  19. François Jéru dit :

    3. Paradis fiscal – Evasion fiscale [ en anglo-américain : Offshore, Tax Haven

    Définition:
    99% des humains normalement constitués et éduqués devraient considérer cela comme une escroquerie légale.
    N’est-ce pas aussi votre avis ?
    Escroqerie légale c.a.d. une vilénie soutenue pendant plus d’un siècle par toutes les majorités parlementaires de l’OCDE du G20, aussi bien par les évêchés et le Vatican que par les "Eglises du républicanisme étatiste" aliant PS, PC et autres machineries de gauche ou de droite.

    Si l’expression "escroquerie légale" ne vous plait que moyennement
    vous pouvez préférer "déloyauté légale", "félonie légale", "fourberie légale", "infâmie légale", "injustice légale", "moteur légal de rupture sociale et de millions d’actes contre l’esprit de civilité et civilisation", "perfidie légale", "saloperie légale", "vilénie légale".
    Ce qui est sûr c’est que cette réalité vraie, cette injustice,
    ce mépris de 99,99% des gens normaux est très difficile à placer
    – entre l’expression "Etat de droit" qui est réputée représenter quelquechose de vaguement positif, si ce n’est honnête, au moins nécessaire pour qu’il y ai un minimum d’ordre et de respect envers ceci ou cela.
    – entre l’expression "Hors-la-loi" qui fait immédiatement penser plutôt à des salopards, voleurs, pirates qu’à Robin Wood (Robin des Bois) ou Guillaume Tell (l’insoumis suisse).

  20. François Jéru dit :

    Peut-on dire que les salons dorés des Conseils d’Administration des orgas co-contrôlant le dollar et l’euro ( jpMC, Euroclear_Ops, Fednewyork, BRI, FMI, DeutscheBank, HSBC) sont pilotés par des salopards, voleurs et pirates ?
    Je ne sais pas répondre commodément à cette question.
    Je m’explique.
    J’ai travaillé à jpMC ( au 23 Wall Street, NY – Rockfeller Center, NY – in the City-of-London (Uk) – place Vendôme (Paris). c.a.d. dans le milieu qui contrôle directement les cinq premiers noms cités : jpMC, Euroclear_Ops, Fednewyork, BRI et FMI.
    [Nota: Pour les deux autres j'ai du mal à "visionner" les "cables d'interdépendance"].
    j’ai aussi "circulé" ailleurs.

    Je peux vous dire ceci:
    Avant de devenir tout jeune banquier jpMC, j’avais notamment acquis de l’expérience bancaire
    — télématique et applicative —
    au sein de la Branche Banches de la Compagnie Honeywell Bull
    [ Examen des systèmes en vigueur en Europe depuis la Gosbank en Russie installée par General Electric jusqu'à la Grande-Bretagne en passant par la Scandinavie, etc. pour aboutir à des offres de qualité aux réseaux français : Société Générale, Crédit Agricole, Caisse d'Epargne, etc. ].
    Puis, comme jeune banquier Morgan Guaranty Trust, achevant son tour de banque d’un an à Paris, et
    devant aller à New-York recevoir, pendant plus de 9 mois,
    la meilleure formation planétaire de banquier qui soit,
    je reçus toute une série de livres à apprendre avant le fameux "Management Program"
    comprenant les plus réputés professeurs de finance des business schools américaines ( Stanford en Corporate Finance, Wharton en compta financière, Columbia, etc.).
    Ce matin, levé tôt … pour vous,
    je recherchais ce livre où j’appris par coeur cette formule MV=PT.
    Je m’en souviens très bien, car j’ignorais alors à peu près tout en finance.
    Je ne suis pas sorti du moule habituel de type HEC, Sup de Co Paris, ESSEC, INSEAD.
    Non, à la base je suis ingénieur civil de l’aéronautique et de l’espace.
    J’avais donc tout à apprendre rapidement,
    en somme, du fait de ma formation d’ingénieur, "pour rattraper le temps perdu à l’écart des flux comptabilisés",
    moins chaotiques que ceux qui embrassent une aile delta franchissant le mur du son .
    Je me souviens donc de cette formule MV=PT.
    Je l’ai naturellement apprise par coeur, ne pouvant me douter qu’elle était infondée,
    vu que c’était l’ultra-basique de base à connaitre au départ comme B-A..BA.
    … l’apprendre pour être bien noté au premier examen interne, recevoir une bonne appréciation.
    La formule figurait dans un bouquin d’un centimètre d’épaisseur
    avec un QCM (cases à cocher) à la fin de chaque chapitre.
    en réalité
    … ne l’ai-je pas apprise comme la liste des péchés dans un catéchisme ?

    péché par pensée, péché par action, péché par omission
    (j’en oublie sûrement; c’est si loin … vers 1954-57)

    Au confessionnal je ne voyais jamais quel péché je pouvais inventer pour l’occasion.
    Je disais gourmandise pour être débarassé; ça me paraissait crédible.
    J’étais bon pour trois "Pater" et un "Je vous salue Marie".
    Vous n’avez sûrement pas connu … ce type de pression mi-intérieure mi-extérieure.

    Bref MV=PT. Aussi vrai que 1515 Marignan.
    Ce livre, avec son un QCM (cases à cocher) à la fin de chaque chapitre,
    il est quelque part dans ma cave;
    avant l’aurore, je l’ai recherché pour vous en donner la référence; je ne l’ai pas trouvé.
    Là où il aurait dû être je suis tombé sur des ouvrages tels que :
    – The Auditor’s Report … its meaning and significance ( a statement prepared by the Certified Public Accountant Members of National Conference of Bankers and Certified Public Accountants, distributed by Credit Policy Committee, The American Bankers Association and Committee on Relations with Bankers and Other Credit Executives, American Institue of Certified Public Accoutants)
    – Guide for the Reader of Foreign Financial Statements – A list of differences in Accounting Principles and Practices between the US and 24 foreign countres ( Price Waterhouse & Co, Usa )
    – Statement of Financial Accounting Standards N°2 – Accounting for Research and Development Costs (Financial Accounting Standards Board )
    etc. etc.
    Vous dites

    Je vous survole avec intérêt et curiosité mais – et je veux bien le prendre sur moi – à chaque fois, rien ne reste , ou tellement peu (…)

    C’est franc et utile; je ne doute pas qu’il me faille progresser en pédagogie.
    Or, en ces affaires de monnaies et
    montages légaux transfrontières d’empereurs-corsaires
    ce n’est pas commode.

  21. François Jéru dit :

    Vous dites

    Je vous survole avec intérêt et curiosité mais – et je veux bien le prendre sur moi – à chaque fois, rien ne reste , ou tellement peu (…)

    C’est franc et utile; je ne doute pas qu’il me faille progresser en pédagogie.
    Or, en ces affaires de monnaies et
    montages légaux transfrontières d’empereurs-corsaires
    ce n’est pas commode.

    QUE POURRIEZ-VOUS RETENIR ?
    – – – – – – – – – – – – – – – – – –
    Préambule:
    A – François a réagi a MV=PT et nullement à beaucoup de phrases, ici et ailleurs.
    Pourquoi ?
    La raison première en est sûrement assez simple.

    B – A ce sujet, MV=PT, François nous répond par le cas concret du marché des bananes
    C’est très concret.
    Son choix réflexe n’est sûrement pas le pur hasard.

    C – L’équation MV=PT résume simultanément le dogmatique Marx et
    les ultra-libéraux des business schools US (Chicago, Boston, etc.)
    Corrélation directe, même linéaire, entre la masse monétaire et la production, le travail, la masse salariale.

    – – – – – – – – – –
    A retenir – Proposition de 5 points :

    1° MV=PT n’est pas entièrement faux; ça l’est aux trois quarts.
    Dans l’exemple très concret et bien réel,
    la production Costa Rica n’intervient
    pas à 100% dans les masses monétaires mobilisées,
    mais seulement 3% environ.
    L’expert n’hésitera pas à ajouter à la production :
    – les marins en Atlantique et les camionneurs en France : environ un tiers de 16% (sans doute) et qq % en plus.
    – le personnel de l’hypermarché et ses parties prenantes : environ un tiers de 39% (sans doute, ou moins )
    Après avoir ajouté quelques prestataires cela mène vers 25% ( 3% + 6% + 14% + 2% environ), un quart.
    Il reste env. 75%, trois quarts.
    dont une large part, opaque, imprévisible, incontrôlable, non modélisable.

    La masse monétaire mobilisée en zone euro
          ( hors Luxembourg, part de l’offshore interne à la zone euro)
    – a chuté de plus de 40% au profit de l’offshore extérieur aux Pouvoirs fiscaux régaliens réputés sains

          ( France, Etats-Unis, Costa Rica)
    notamment
    16% dans la circuiterie Bermudes
    24% dans les autres circuiteries offshore.
    Dit autrement, largement plus de 50% de la masse monétaire des consommateurs des grands pays
    ne se retrouve pas dans le totale (a) Europe dite "saine", (b) territoire US taxable, (c) Costa Rica taxable.

    Pratiquement rien pour contribuer au ‘Bien Commun’ (infrastructures, éducation, inspection, etc.)
    des pays actifs impliqués : Costa Rica et France.
    Pas davantage (ou guère davantage) au profit de l’IRS américain où se trouvent les headquarters de Fresh Del Monte, Chiquita, Dole.

    Personne ne modélisera jamais, avec des formules mathématiques, aussi compliquées soient-elles,
    4.1 – la biodiversité des escroqueries légales du quatuor (a) non publication des états financiers sub-consolidation globale, (b) forme statutaire Trust (fiducie), (c) secret bancaire et (d) offshore" :
    – sociétés écrans des offshores des grands pays (Usa, Uk, Suisse, Autriche, etc.),
    – sociétés écrans et tax haven des pays petits (Irlande, Luxembourg, …),
    – idem des presquîles ( Hong-Kong, Singapour, …),
    – idem des îles exotiques, déclarées coopératives ou non pour divertir et tromper le public ( Bermudes où se trouve désormais le siège de la banque d’affaires Lazard Frères qui était rue Laffite, îles Caïmans, île de Man, Jersey, etc. ).
    4.2 – les manoeuvres (sophistiquées,…) du clan garantissant cohérence et "esprit_de_corps" entre topJpMC, topFednewyork, topEuroclearOps, topLenders-of-BRI, droit de veto FMI
    4.3 – La bassesse et l’hypocrisie, les marionnettes (PsMdmUmp, etc.) contrôlant les terrains politico-médiatiques
    qui "font" les majorités parlementaires depuis 30 ans, 50 ans, 100 ans.
    La macro-écnomie enseignée n’est qu’une vaste supercherie.
    Le livre Le Temps des Turbulences d’Alan Greenspan (Ed. JC Lattès isbn 978-2-7096-2926-3)
    est infiniment plus subtil.
    Dans la même phrase il allie très habilement à la fois du vrai, de l’occulté et du faux.
    Un très grand artiste !
    Après chaque page, votre représentation du réel est un peu plus erronée.
    Parfois, il me faut trois pages pour redresser un unique paragraphe.

    Comment le nommer ? grand gardien très remarquable du système SMI_NI (Système Monétaire dit International, mais, en réellement, fort peu inter-nations sauf pour servir la dette et rembourser la dette) ?
    brigand ?
    défenseur du 33 Liberty Street c.a.d. de la liberté dans le monde,
    matérialisée par la Tour Freedom ou la Statue de la Liberté.
    Dommage, elle aurait pu être dressée — cette Statue de la Liberté dans l’estuaire Delaware Bay
    carte.

    Le Delaware est surtout connu à l’étranger pour être un paradis fiscal
    http://www.paradisfiscaux.com/etatsunis,
    http://www.icd-london.fr/fr/paradis-fiscaux/.
    En 2009, l’ONG Tax Justice Network considère ainsi le Delaware comme le premier paradis fiscal au monde
    financialsecrecyindex.com/2009results.html
    alors que cette même année 2009, l’OCDE publie sa liste noire des paradis fiscaux,
    liste où le Delaware n’apparaît pas
    http://www.guardian.co.uk/business/2009/apr/07/g20-banking.

    En effet, à condition de n’avoir que des activités off-shore, c’est-à-dire hors des limites de l’État,
    une société ne subit qu’une taxation forfaitaire et minime (environ 300 €).
    Aussi de nombreuses sociétés, y compris d’importantes multinationales, y ont leur siège.

    5° – Pour le trésorier de la filiale finance de la transnationale,
    la création de valeur-profit au dessus de la valeur-services intra-groupe
    est très substantielle, de l’ordre de 10 milliards $ sur chaque tranche de chiffre d’affaires de 40 milliards €

    Cette même création de valeur supérieure (profit) passe sous le nez de tous les fiscs des pays peuplés
    ( France, Usa, Costa Rica). Elle se trouve PROTEGEE par l’ensemble des dispositifs offshore soutenus par les majorités parlementaires du G20, autrement dit les prétendus "patrons" du fisc français et du fisc etasunien.
    Cette "Raison des Furtifs" (bien moins de 0,01%) est bien pire que ce recouvre habituellement l’expression "Raison d’Etat".

  22. François Jéru dit :

    R E S U M E
    – – – – – – – – – – – – – –
    Ainsi, en résumé, vous avez ces cinq points.
    Qu’il s’agisse de l’achat de 100 bananes dans votre immeuble ou
    de 100 millions de bananes en Europe dans la semaine,
    l’architecture générale des flux monétaires impliqués est identique.

    Je vous invite aux trois questions ci-après :

    Q1 : Lesquels de ces cinq points , selon vous, seraient à résumer différemment
    pour être rendus plus intelligibles et/ou plus aisément mémorisables ?

    Q2 : Qu’est-ce qui vous a intéressé, mais (…) ?

    Q3 : A votre avis, qu’est-ce qui manque à cet exposé ?
    Qu’est-ce qui fait que le lecteur peut fort bien rester à côté des faits présentés,
    ne pas se les approprier ?
    ( Serait-ce véritablement trop compliqué ? )

    Bonne journée,
    Très cordialement,
    François Jéru.

  23. François Jéru dit :

    Il manque le message de 12:06 en cours de validation. Il a quatre <a href="…">…</a>

  24. François Jéru dit :

    à A-J H
    – ref 2 Nov, hier, à 21:19 message
    – ref 3 nov, ce jour à 14:36 message
    Je n’aime pas ne pas répondre quand on m’interpelle.
    Je vais reprendre la question, ma position antérieure et essayer de vous répondre.
    J’ai pu me tromper ou manquer de précision, clairvoyance, finesse, je ne sais.
    Chacun peut se tromper un peu, moyennement, beaucoup, à la folie, pas du tout (cette fois, … mais la prochaine ? … ?)

    Je tombe sur ceci Jean Bayard écrivait en 2006
    (je ne sais pas ce que ça vaut; je n’ai pas lu, mais ça peut vous intéresser)
    http://www.bayard-macroeconomie.com/lamonnaieschemas.html

    D’abord une question :

    Est-ce vraiment si important
    de savoir si la banque crée de la monnaie seulement (c’était ma thèse) par le biais de la montée exponentielle et perpétuelle des intérêts ou tout au moins à cause des marges et commissions attachées à ce phénomène
    (parfois ou souvent sans risque, surtout quand ce sont les contribuables qui paient),
    forme de civilisation qui pourrait être révisée en abordant l’enjeu, l’urbanisme des rapports et risques ainsi que les solutions autrement … mais
    de savoir aussi (peut-être ?), selon vous, si la banque crée de la monnaie sur le capital nominal de base qui est ou non prêté à X ou Y ?

    Personnellement, je pense que ce n’est pas majeur.
    N’y a t-il pas déjà bien suffisamment à faire avec la montée exponentielle et catastrophique des dettes.

    Bien.
    Pour y voir clair
    ( je sais que Catherine Blanquart m’absout )
    je ne vois pas d’autre solution que de "raisonner" avec les repères des comptables.

    Plan comptable d’entreprise

    Comptes de classe 4 – Comptes de tiers


    Comptes de classe 5 – Comptes financiers

    Plan Comptable de banque Il diffère un peu
    En France, il est possible que ce ne soit pas trop éloigné de ceci

    Classe 1
    155. Provisions pour risques sur opérations financières

    Classe 4 – Comptes de tiers
    – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – –
    40. Créanciers
    41. Emprunteurs
    42. Personnel
    46. Débiteurs et créditeurs divers

    47. xx
    477. Intérêts à échoir

    490. Produit brut des ventes de gages
    491. Encaissements à imputer ou régulariser
    492. Paiements à imputer ou régulariser
    494. Prélèvements sur comptes-clients (domiciliations)

    Classe 5 – Comptes financiers
    – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – –
    50. Financement des opérations de prêts
    505. Comptes DAV (5051 sans intérêts – 5052 avec intérêts)
    506. Comptes de dépôt à terme

    51. Prêts versés

    510. Prêts consentis sur gages corporels
    511. Prêts consentis sur valeurs mobilières
    512. Prêts consentis sur créances nanties
    513. Prêts expérimentaux
    519. Autres prêts

    55. Titres de placement et bons
    56. Disponibilités
    57. Caisse

  25. François Jéru dit :

    La comptabilité bancaire réclame le métier d’un comptable de banque en "back-office" (exploitation)
    Je n’ai travaillé qu’un temps très court à "Deposits & Loans (Operations)"
    et c’était il y a plusieurs décennies.
    En conséquence je ne peux qu’évoquer ce qui me vient à l’esprit comme jeu d’écritures.
    La comptabilisation réclame au moins deux étapes initiales.
    Soit un crédit comprenant 100.000 de capital et un total cumulé de 80.000 d’intérêts.
    Imaginons 10 échéances égales de 18.000.

    Tout d’abord la mise en place des engagements des deux parties
    (l’emprunteur : vous par exemple; et le prêteur, la banque_B )
    Vraisemblablement la Banque B commence par débiter un compte d’Actif ou de Tiers
    pour signifier que vous avez pris l’engagement de lui rembourser (ou payer),
    en temps voulu, les échéances de capital et les intérêts dûs.
    Pour la banque ce sont des "Comptes à Recevoir".
    Le compte est, assez probablement, un compte de tiers (classe 4)
    où se trouve, sans doute, l’anticipation des dix échéances de 18.000.

    La contrepartie totale mouvemente sûrement deux comptes:
    – l’un pour caractériser le capital (100.000) qui va être crédité à votre compte DAV
    – l’autre (80.000) pour signifier "Revenu prévisionnel" qui apparaitra prochainement, échéance après échéance,
    au crédit du "Compte d’Exploitation" compte "Produit financier sur prêt accrdé à la clientèle".`

    Le chiffre de 100.000 je le vois en crédit d’un compte de Passif.
    Pour la Banque_B c’est un compte "Compte à payer",
    probablement à nouveau un compte de tiers (classe 4).

    Le chiffre de 80.000; c’est un produit potentiel qui ne s’est pas encore formellement concrétisé;
    je le vois dans une sorte de compte d’anticipation, de régularisation ou d’attente.

    Bien, nou sommes maintenant pas loin du stade
    où l’on doit pouvoir créditer votre compte DAV.

    Pour cela, l’ordinateur doit-il débiter le compte de Passif-classe 4 (supra) où nous avions écrit 100.000
    pour pouvoir créditer votre compte DAV (compte type 5051) ?

    C’est sans doute ici que tout se joue.
    J’ai failli répondre oui et vous auriez eu raison.
    Attention ! je parle du système bancaire existant,
    pas de ce que pourrait être un autre système bancaire,
    par exemple architecturé, en projet, par l’un de vos auteurs préférés.

    Je poursuis avec une banque univeselle actuelle, mixant même investment banking et commercial banking (un scandale ! )
    Faisons l’hypothèse que le "Compte Caisse en disponibilité pour la clientèle" soit vide.
    Ce qui serait de saine politique :
    rien de plus mauvais dans une banque universelle FASB que de l’argent "qui dormirait à ne rien faire".
    Dans le contexte SMINI la Trésorerie Caisse idéale est vide.
    Alors ? la banque_B emprunte 100.000 à n’importe qui, au moindre coût.
    [ banque centrale, banque commerciale
    (on n'est pas dans le cas du bout du total des DAV qui ne serait pas affecté, cf. hypothèse)...]

    – B – Opération B
    – – – – – – – – – – – – – – –
    L’écriture est simple :
    Crédit au Passif (créancier) : 100.000 – Débit à l’Actif-Caisse : 100.000
    ( je parle à moi-même )
    Qu’avais-je bien pu écrire la fois précédente.
    Comme le temps passe ! 26-27 avril 2010
    Billet n°82 "Trésor public et Création monétaire"

    milieu du billet 82

    Il reste deux opérations C et D.
    – C – La Banque crédite votre compte DAV
    – D – Vous débitez votre compte pour assurer l’acquisition du bien d’équipement, la maison ou autre.

    Opération C :
    – – – – – – – – – – – – – – –
    Débit au Passif du Compte Classe 4 : 100.000 (crédité lors de l’opération A)
    Crédit de votre compte DAV : 100.000
    ( c’est fait; désormais la banque_B ne vous doit plus les 100.000. Comptablement, ils sont sur votre compte.
    A noter: vous n’avez pas encore fait usage de ces 100.000. C’est pourquoi à l’Actif de la Banque_B son compte Caisse est toujours à 100.000)

    Opération D :
    – – – – – – – – – – – – – – –
    Au passif Débit de votre Compte DAV : 100.000 (crédité lors de l’opération C)
    A l’actif Crédit du compte Caisse de la Banque : 100.000 (crédité à l’opération B)

    Nota sur opération A :
    En comptabilité "Exploitation Générale" (Income-Statement),
    revenus et dépenses, il faut d’autres chiffres que ceux de l’opération A,
    car le remboursement en 10 annuités égales est particulièrement lucratif pour la banque
    Dans le calendrier des échéances il y a beaucoup d’intérêts au début et fort peu de remboursement de capital et ça change ensuite
    plus aucun intérêt bancaire dans l’échéance c.a.d. que du capital dans la tranche.
    Fin du Nota.

    Résumé:
    Avec le crédit de l’opération B (hausse de la Caisse) et le crédit de l’opération C (baisse de la Caisse)
    il semble bien qu’il n’y ait pas de création monétaire sur le capital de base objet du crédit.
    Par contre, on ne peut pas en dire autant d’une large partie (à débattre) des intérêts comptabilisés à l’opération A.
    Ainsi, pour une part à débattre, celle des taux excessifs sans risque à un tel niveau ou parce que la "civilisation" s’y prend très mal,
    il y a bien création monétaire comme vous le dites.

  26. oppossùm dit :

    François ,
    Lorsque la monnaie était intégralement gagée par une marchandise forcément , par expl l’or, donc cantonnée dans une quantité quasi fixe, l’intérêt existait déjà.
    L’intérêt et l’usure fonctionnaient ,et ceci sans qu’elle provoque forcément une quelconque création monétaire : elle ne provoquait que du déplacement de richesse dans un tout fixe, donc de la concentration.

    Donc votre thèse ne tient pas.

    Néanmoins j’observe que tout en la maintenant, vous parlez de "création monétaire bancaire par le biais de la montée exponentielle et perpétuelle de l’intérêt"
    Si par "biais" vous voulez dire que l’intérêt peut effectivement être ce petit ‘moteur indestructible’, qui , au lieu de concentrer forcément la richesse , va activer la création monétaire d’un capital de base quelque part … ok

    Par ailleurs quelque chose ne tient pas non plus dans votre raisonnement : en effet des taux d’intérêt en montée exponentielle et perpétuelle seraient à l’origine d’un gonflement monétaire … mais des taux zéros le sont tout autant (pour d’autres raisons et selon d’autres mécanismes , vous le savez)

    Mais peut-on dire que votre thèse ou celle de AJH : ça n’a pas d’importance ?

    Disons que si l’on part de l’idée que le fondement le plus opérant de la crise c’est l’endettement, c’est à dire une création excessive de monnaie (encore qu’on puisse penser une dette sans forcément une création monétaire) , il n’est alors pas innocent de penser que la création monétaire vient d’ici plutôt que de là .

    Cordialement

    • François Jéru dit :

      Votre analyse me plait bien
      D’abord le rappel des siècles où existait l’étalon des métaux; très bon de le rappeler; toutes les décennies ne sont pas dans des environnements comparables. Votre § 2 met en évidence que ce n’est pas en soi l’expression "création monétaire" qui est le problème; je pense idem. Votre mot "concentration" est à retenir; je m’en servirai

      §3 Donc (…)
      Ici, je ne vois pas du tout le Si(…) ou l’argument qui mènerait à Donc (…)
      Vous aviez sans doute une autre idée en tête ou bien vous lisez-interprétez ce que j’écris autrement que ce que je pense écrire.

      Votre §5 me semble pas loin de ce que vois comme une évidence mais que je n’ai pas écrite tellement elle me semblauit évidente.
      1 – Toutes les ponctions sur le nominal ( taux de base, management fees, pool fees, jours-de-valeur, minimum cash balances, risk coverage (avec ou sans risque), float, etc. etc. ) que le langage courant résume en cette seule expression fort trompeuse "intérêt bancaire", sont à proprement parler des "produits financiers" à juxtaposer à des charges (réelles, fictives) pour voir apparaitre des marges brutes puis nettes
      2 – Quand ces marges sont logées et CONCENTREES dans les sociétés écrans des paradis fiscaux intra-murros ou extra-murros — c’est désormais LA NORME pour l’essentiel — les marges nettes sont voisines ou EGALES aux marges brutes. Dit autrement, les bases taxables échappent à la vision (donc à la ponction) des fiscs, en France comme ailleurs
      (marge nette c’est marge brute moins impôt)
      3 – Et ce total "marges nettes" (NET INCOME) du 31 décembre de l’année (offshore ou pas) que deviennent-elles le 1er janvier qui suit ? Pour moi c’est tellement évident que je ne l’avais pas écrit.
      Eh bien, il quitte le compye d’exploitation pour se trouver au Passif du Bilan, en addition des "Fonds Propres" (en anglo-américain : NET WORTH)
      Le NET WORTH est la somme du capital initial effectivement versé (paid-in capital) et des profits accumulés depuis l’origine diminué des dividendes (retained earnings)
      Vous le sentiez plus ou moins, et c’est totalement exact; c’est à 100% du "capital" si vous associez ce mot valise à "fonds propres" ("net worth" ou "equity").
      C’est d’ailleurs bien la "base de capital" que l’on prend en compte quand on s’alarme d’un endettement excessif au Passif par rapport aux fonds propres.
      Le ration Debt-to-Equity est jugé trop élevé pour faire face aux engagements de l’entité considérée
      Voici pour les 5 premiers §

    • François Jéru dit :

      Suite de la réponse à Oppossùm (01:19)

      des taux d’intérêt en montée exponentielle et perpétuelle seraient à l’origine d’un gonflement monétaire … mais des taux zéros le sont tout autant (pour d’autres raisons et selon d’autres mécanismes , vous le savez)

      Pourquoi "seraient à l’origine"
      est à l’origine
      Reprenons le cas concret de l’oligole des trois boucaniers affretteurs de bananiers (navires porteurs de bananes)
      Considérons l’un quelconque des "Net Income" (marge nette, profit) des sept tax havens observés par le journaliste du Guardian (cf. refer), à savoir Iles Caimans (réseau d’achat: 8%), Luxembourg (services au nom et pour le compte de la maison-mère : 8%), Irlande (marque: 4%), Ile de Man (assurance-groupe : 4%; ce serait intéressant de lire les polices d’ass de cette sté écran), ile de Jersey ( management et jurififi fees : 10%), ile Bermudes (transport: 17%);
      Les factures en ces sept lieux représentent plus de 50% du chiffre d’affaires. Mon estimation est que le "Net Income" est de l’ordre de la moitié.
      Ainsi, pour chaque lot de factures de 10 milliards par ces 7 tax havens, le chef-comptable observe un total (distribué sur plusieurs "places") de 5 milliards de Net-Income puis (le 1.1.20xx) 5 milliards d’Equity (Capital) en plus.
      Montant qui est éventuellement réduit s’il y a distribution de dividendes ou FCE_horsNorme à partir de ces sept tax_havens.
      Qui peut me dire qu’il n’y a pas eu "gonflement monétaire" en ces sept tax_havens ?
      Vous ?
      Venons en maintenant
      aux taux zéros.
      Ne confondriez-vous pas
      (1) le taux zéro que les contribuables (trompés par leurs élus) "facturent" aux banques universelles par l’aimable médiation (légale et inqualifiable) BCE, et
      (2) les "taux" (à multiples couches de marges, provisions, etc.) que ces dernières appliquent aux industriels qui disposent encore, intra-murros et onshore, d’un quelconque crédit auprès de leur pool bancaire ?
      C’est une question.
      Je ne vois pas précisément ce que vus vouliez exprimer

    • François Jéru dit :

      Dernier paragraphe Oppossùm 01:19

      (…) si l’on part de l’idée que le fondement le plus opérant de la crise c’est l’endettement, c’est à dire une création excessive de monnaie (encore qu’on puisse penser une dette sans forcément une création monétaire) , il n’est alors pas innocent de penser que la création monétaire vient d’ici plutôt que de là.

      1. l’endettement n’est pas en soi un vice. Tout dépend comment s’est fait, à quelles conditions, avec qui et où, jusqu’à quelle hauteur, sous quelles épées de Damolès, etc.
      2. Dans l’actuel système monétaire ""international"" NON-inter_nations (SMINI) quant à son pilotage, il y a toujours création monétaire avec chaque nouvel endettement, et ce, en ce qui me concerne, pour une part des coefficients qui sont inclus dans les taux, a fortiori quand ceux-ci sont appliqués par une société écran (dans un cadre jurififi offshore_intramurros ou un cadre offshore_extramurros)
      3. Sur des territoires-marchés choisis (Cf. mes prochaines préconisations à venir) nous pouvons faire entrer en vigueur des procédés où il n’en serait pas ainsi
      4. Dans la guerre entre les "monnaies sans étalon" ($, €, yuan, …) qui s’annonce, celles-ci seront toutes perdantes. Cela me fait penser à la guerre de 14-18 qui fut un désastre pour toutes les nations européennes. Cela laisse espérer une très joyeuse et sympatique métamorphose sur les terrains cités en "3"
      5. Par votre dernière ligne cherchez-vous à m’inciter à préciser mes référentiels quant aux différents types de création monétaire (Adray et Ubak) ? ou est-ce une autre motivation ?

  27. A-J H dit :

    @François Jéru
    Si vous pensez trouver la compréhension de la création monétaire (augmentation de la masse monétaire par création de monnaie-dette par l’ensemble du système de banques secondaires) dans l’analyse du bilan d’une seule banque, vous vous illusionnez… l’explication de Schumpeter sur cette "illusion" est transparente.

    Le processus de création des dépôts, souvent qualifié de “création de crédit”, est fondamental pour comprendre la monnaie et la banque. Un examen complet de ce processus essentiel permet de percevoir la nature des dépôts à vue, des dépôts à terme ou d’épargne, la fonction des réserves et le rôle de la banque centrale.

    Le problème de la création de crédit est habituellement présenté au néophyte sous l’aspect du paradoxe du système totalement “prêté”, dans lequel les dépôts sont un multiple des réserves – un multiple égal à l’inverse du ratio de réserves – et dans lequel la banque individuelle, dont les dépôts sont aussi un multiple des réserves, ne peut pas, sur la base d’une augmentation donnée de ses réserves, étendre ses dépôts plus que d’un montant égal aux réserves extra excédentaires. La banque individuelle est dépourvue du pouvoir de “multiplier” les dépôts, bien que d’une manière ou d’une autre le système ait ce pouvoir et en réalité la banque individuelle, dans l’équilibre final, semble avoir multiplié les dépôts.

    La succession des événements dans le système bancaire qui donne la clé du paradoxe est indiquée ci dessous :

    suite ici : http://postjorion.wordpress.com/2010/01/26/58-scoop-schumpeter-lexpansion-du-credit/

    Sans dette, il n’existe pas de monnaie, et toute la monnaie (celle que nous utilisons) est simplement une dette du secteur non bancaire envers le secteur bancaire: c’est d’ailleurs ce que Jorion n’avait (n’a?) pas compris

  28. François Jéru dit :

    à A-J H (09:13)
    Objet 1: le premier segment de phrase

    Sans dette il n’existe pas de monnaie

    Pour ce qui est des monnaies présentement en vigueur
    ($, €, xoffDevises dites "euro"devises, etc. ),

    je suis d’accord avec ce premier morceau de la phrase.
    Serait-il vrai que M. Paul Jorion n’aurait pas compris cela ? Où cela ?

    • oppossùm dit :

      Vous êtes taquin François,
      car effectivement , on ne sait pas trop ce que P.Jorion a ‘compris’ …
      Jorion pense avoir ‘dépassé’ et intégré la notion de monnaie-dette dans son concept de "promesse de payer".
      Mais il ne fait que déplacer le problème : qu’est-ce que payer ? C’est d’ailleurs une très belle question !
      A quelle moment un agent éco s’ estime-t-il rassuré sur le fait d’avoir été payé ? Et à quel moment est-on objectivement payé ? Trop de cocept sont en jeu dans cette question là !

      Là où Jorion est vraiment nul c’est lorsqu’il fait reposer la promesse de payer sur la monnaie BC , comme si elle était un gage plus solide ! La monnaie BC est de même nature que la BC , la garantie de l’Etat, c’est à dire du cours forcé en plus : bref ce n’est, dans son fondement que du papier même s’il est à cours forcé !
      Ne parlons pas de ses délires sur le crédit qui serait magiquement assis sur les dépôts à vue : même si effectivement il serait bien plus sain que cela soit ainsi.

  29. François Jéru dit :

    à A-J H (09:13)
    Objet 2 : le second segment de la phrase

    toute la monnaie (celle que nous utilisons) est simplement une dette du secteur non bancaire envers le secteur bancaire

    Comme je ne suis pas sûr qu’il y a exacte identité entre le sens que vous portez à ces mots et le sens que je leur prête de mon côté, je me permets de reformuler à ma manière sans être certain que ce soit ce que vous ayez voulu dire. Nous verrons

    Considérons un espace juridique déterminé parmi ces trois mondes justaposés : (1) Xe: Offshore extramurros – (2) Xi: Offshore intramurro – (3) Domestique pour M.ToutLeMonde.
    En l’un de ces trois espaces (Xe, Xi, Ud), nommons BUFC, la banque universelle (fictive) qui consoliderait toutes les banques de cet espace, tant les banques privées et celles dites "centrales" que les créanciers, privés ou non, soient connus ou non.
    Choisissons tout d’abord l’espace Xe pour examiner la question. Il m’apparait plus simple, plus circonscrit.

    A ce stade (A), nous pourrions faire deux premières hypothèses : faire comme si il n’y avait pas d’intérêts privés dans les dettes des banques centrales et comme si il n’y a pas d’intérêts privés dans les fonds propres de certaines banques centrales. Les deux sont fausses, mais nous pourrions faire comme si pour nous approcher progressivement vers votre proposition.
    Hypothèse 3 : les banques des autres espaces (Xi et Ud) ne viennent pas "perturber" notre tentative de modéliser Xe, ne sont pas créancières dans Xe. Autrement dit, provisoirement, nous faisons comme si le non_bancaire et le bancaire de l’espace Xe était en autarcie.

    A ce stade (B), je suis tenté de croire ce qui suit :
    Au Passif
    le Passif de la BUFC (Banque de la Consolidation Suprême) comprendrait deux masses monétaires "engagées" :
    – Dépots(Epargne) du NonBancaire formant dette pour la BUFC
    – NetWorth agrégé (Epargne-Capital engagée en entrepreneuriat bancaire par le sigma de tous les actionnaires de banque de l’espace considéré). Toutes les banques ayant disparues par cette consolidation-fusion de toutes les banques, les actionnaires de BUFC sont des personnes physiques et, possiblement, des entreprises non bancaires qui avaient des filiales et/ou participations dans des entités bancaires ( leasing de parcs, etc.)

    A l’Actif
    La masse monétaire représentant l’ensemble des Emprunts (Loans) du monde non_bancaire.
    Ainsi, avec les hypothèses pré-exposées ci-dessus,
    on en arrive à la phrase approchant ce que vous dites

    La monnaie des emprunts (masse monétaire à l’Actif) est, en ce cas, probablement assez proche de l’épargne en dépôts de la clientèle non bancaire — tout dépend de l’histoire des banquiers de l’espace considéré (Xe).
    Le total des dépôts de la clientèle (au Passif, source de fonds) est simplement un prêt du secteur non bancaire envers la BUFC (envers le secteur bancaire). Pour la BUFC (secteur bancaire) ce prêt est un emprunt qu’elle a contracté. Il apparait en sa comptabilité à la rubrique DETTE (Passif)

    Q1: Cette reformulation correspond t-elle à l’idée générale qui était dans votre pensée ?
    Q2 : Seriez-vous d’accord avec cette reformulation ?
    Q3 : Qu’est-ce que Paul Jorion n’aurait, selon vous, pas compris de votre formulation ou de la mienne ? Et où ?
    Q4 : Où verriez-vous un éventuel écart de rationnalité entre
    (1) la spécification "création monétaire en ne considérant qu’une unique banque" à titre d’exemple
    et
    (2) la spécification "création monétaire dans le cadre théorique où toutes les banques d’un même espace monétaire se trouveraient consolidées-fusionnées" comme si elles formaient une banque unique.

    Personnellement je ne vois aucun écart de rationnalité
    Retour à hier 20:21. Parmi les quatre écritures comptables très concrètes difficiles à éviter (A, B, C, D ) laquelle vous semble problématique ?
    Au lieu d’aller emprunter ailleurs, la BUFC se doit d’avoir le Cash en Caisse sinon elle ne peut pas prêter.
    Normalement son "capital" (net_worth, equity) a cette vocation. ""Votre"" formulation (la vôtre ou celle de Schumpeter, pour moi trop courte et imprécise)
    omet deux éléments :

    – le volume de Cash (Caisse ou disponible) à l’Actif par rapport au Total Bilan

    – le volume de Net_Worth (Paid-in capital + Retained ER
    anings) par rapport au Total des Emprunts du monde non bancaire à l’Actif du Bilan.

  30. François Jéru dit :

    En démarrant le message précédent, je pensais naïvement que ce serait très court. C’est pourquoi j’ai directement frappé à la volée sans pouvoir contrôler la présentation. Du coup j’ai manqué le </blockquote> après (…). Il m’apparait plus simple, plus circonscrit.

    Les hypothèses et précisions à considérer me sont apparues en avançant dans l’écriture. Je suis désolé que ce soit si long. Chacun fait comme il peut.

    Maintenant, en cet instant, je viens de me rendre à l’URL sur Schumpeter que vous m’aviez aimablement procuré

    2010/01/26/58-scoop-schumpeter-lexpansion-du-credit/

    Avec l’ascenceur de mon navigateur, j’ai simplement survolé rapidement le billet, c.a.d. l’extrait du livre. Un point m’a immédiatement frappé. L’absence de fonds propres (de capital) au Passif de la banque. Il n’y a que la ligne "dépôts".
    Si vous voulez raisonner sur une unique banque de consolidation la ligne fonds propres (net_worth) est un préalable à tout raisonnement. N’ayant pas lu j’imagine bien que vous en tenez compte.

    • A-J H dit :

      Une banque n’a besoin que des fonds propres résultant des obligations de Bale 2 (8% des crédits qu’elle fait) .
      Hors cette obligation légale, une banque (hypothétique) peut donc prêter TOUT ce qu’elle veut, sans aucun besoin de fonds propre… simplement parce qu’une banque CRÉE la monnaie qu’elle prête (comme une fabrique de chaussure crée des chaussures).

  31. François Jéru dit :

    à A-J H (14:28)
    Pour avancer une première réponse à votre message de 14:28 je vais commencer par retirer le mot "donc" de votre troisième ligne.
    Ensuite, nous verrons ensemble ce que nous pouvons faire ou dire
    selon que ce mot donc est présent ou absent.

  32. bernard83 dit :

    Oppossùm a écrit:

    "Lorsque la monnaie était intégralement gagée par une marchandise forcément , par expl l’or, donc cantonnée dans une quantité quasi fixe, l’intérêt existait déjà.
    L’intérêt et l’usure fonctionnaient ,et ceci sans qu’elle provoque forcément une quelconque création monétaire : elle ne provoquait que du déplacement de richesse dans un tout fixe, donc de la concentration."

    C’est bien tout le problème actuel. Rien n’a changé dans le principe, mais pas mal dans la dose, et aussi par le temps d’application. La grosse différence, c’est que cet effet de "concentration" qui s’était fait historiquement aux dépens des pays exploités (et à notre bénéfice), est maintenant entré suffisamment pur créer "la fracture" dans les pays occidentaux.

    Quand on a abandonné l’étalon-or, on n’a pas abandonné l’idée, (déjà stupide dans un contexte de laisser-faire libéral, mais bien évidemment de plus en plus fausse de par le fait de cet abandon) que "la monnaie est une réserve de valeur", et en conséquence il faut bien la gager sur quelque chose d’existant, donc sur un stock.

    Mais les transactions ne sont que du flux et pas du stock. Donc faire du PNB n’a strictement rien à voir avec amasser de la valeur, surtout à une époque où les marchandises, loin de conserver leur valeur, se transforment de plus en plus vite en déchets repoussoirs.

    Les seules possibilités, qui ont été et sont toujours abondamment utilisées pour créer de la valeur, ("valoriser"), sont au nombre de trois:
    a – "valoriser" la possibilité de satisfaire des nouveaux besoins, ce qui nous est permis par les progrès de la science. Avec là la possibilité (au moins théorique)de choisir entre deux options: choisir démocratiquement les besoins à satisfaire en priorité, ou mettre les produits en place avant de créer le besoin.
    b)- valoriser ce qui était jusque là gratuit (l’eau, la semence, le déplacement sur les lieux de travail, la procréation,…)
    c)- faire exploser le "prix d’usage" des biens durables: la terre agricole (vision à avoir au niveau mondial, le foncier en général, avec un pic pour le situé/branché, les oeuvres d’art (et simili qui ont d’ailleurs exactement la même efficacité que les vraies).
    On trouve là le fonctionnement actuel du monde.

    – la définition des besoins du monde par l’oligarchie capitaliste
    – le mouvement de concentration de la propriété durable entre ces oligarques en compétition.

    • François Jéru dit :

      En réalité,
      il n’existe pas de "valeur monétaire en soi" (par essence, par une sorte de simple bon sens de marché sui generis),
      comme il existe dans la nature des papillons, des fourmis, du lierre ou certains des items de base que vous citez : eau, semences naturelles, … même peut-être pour une bonne part du travail concret et une part du travail abstrait (cela réclame un développement trop long ici; oubliez)

      Pour une part – Point 1
      – – – — – – – – – – – – – – – — – – –
      Pour une part ce sont les Ordres sociaux et les lois de ceux-ci
      qui norment les dataModèles, dynamiques, seuils et autres facteurs aboutissant aux valeurs observées sur les livres comptables dont immobilisations, amortissements, stocks, items formant fonds-de-roulement, masses salariales, achats de prestations, achats de fournitures, frais bancaires de toutes sortes.

      Le Pool des fiscs régaliens est le tout premier commanditaire de normes et de règles comptables, bien fondées ou non.
      Sans elles — normes légalo-fiscales et règles comptables — pas d’impôt, pas de fermiers généraux (ni Recettes Principales dans les cantons, ni Bercy à Paris).

      Tout est à fiscalo-réguler
      (a) – dépenses de recherche, frais d’innovation, prototypage d’ensembles nouveaux (Muld, Noop, Opring), dont logiciels inédits et produits industriels
      (b) – billets de transport
      (c) – courriers postaux
      (d) – Utilités énergie collective (distrib gaz, élec, chauffage urbain, réserves d’eau en altitude, etc.)
      (e) – cablage_IT des foyers, boïtiers TriplePlay,…
      (f) – Utilités énergie individuelle
      (g) – Stocks de çi ou ça et réserves dites de sécurité ou d’intérêt général
      (h) – Terres agricoles dont on déclare, à ce stade, qu’elles le resteront (probablement) d’ici 2111 ou 2047
      (i) – Terres agricoles dont on déclare, à ce stade, qu’elles seront valorisées autrement sr un siècle, et ce de telle ou telle manière A, B, C et non pas de telle autre manière, D, E, F
      (j) – Terrains à bâtir comme çi ou ça aux PLU sucessifs des programmes de prospective (Fiutch, Horzonf) ou de réalisation prévisionnelle (Kanal2017)
      (k) – Oeuvres considérées ou non comme oeuvres d’art sacrées de musée (non cotées, non vendables par l’Etat Absolu garant de l’Unité Nationale) –
      Oeuvres d’art des marchands d’art (cotées), oeuvres de bienfaisance (sans valeur ou au contraire symboliquement très fortes), oeuvres à cash flow futurs dont l’anticipation de valorisation est de cette manière et non pas de telle autre, etc.
      Vous retrouvez vous items.
      Pourquoi ?
      Pour vous dire quelquechose qui vous surprend peut-être … ou pas,
      en complément du Point 1 (première ligne de ce message)

      En réalité,
      il n’existe pas de "valeur monétaire en soi" (par essence, par une sorte de simple bon sens de marché sui generis),
      comme il existe dans la nature des papillons, des fourmis, du lierre ou certains des items de base que vous citez : eau, semences naturelles, … même peut-être pour une bonne part du travail concret et une part du travail abstrait (cela réclame un développement trop long ici; oubliez)

      Pour une part – Point 2
      – – – — – – – – – – – – – – – — – – –

      Pour une très large part, très supérieure au point 1,
      ultra-dominante,
      c’est la nature du réseau choisi, par une poignée d’hommes, pour caractériser ce qu’est le SMI en vigueur (Système Monétaire inter-nations SMI_NI, non inter-nations pour son pilotage et son contrôle d’alimentation )
      ou bien
      les compositions concevables pour caractériser nombre d’autres SM envisageables (à urbanismes glocaux variés)

      qui détermine
      (a) ce qui est valeur ou pas
      (b) ce qui est instable ou stable
      (c) ce qui est contenu dans des limites ou pas
      (d) ce qui est objet de spéculation ou pas
      (e) ce qui est à rythme lent ou rapide
      (f) ce qui évoque un vortex, une roue ou autre belle forme mathématique ou bien le presque complet chaos
      (g) ce qui est avec ou sans inflation sous-jacente
      (h) (…)
      (i) ce qui est escroquerie légale ou pas

  33. François Jéru dit :

    Plaçons nous dans l’univers de la Banque Suprême BUFC
    qui globalise l’ensemble du système bancaire de l’Espace Xe prédéfini ce matin à 12:57
    2010/10/26/132-la-theorie-quantitative-de-la-monnaie/#comment-4932
    – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – –
    En votre billet 58 sur Schumpeter (20 jan 2010)
    vous avez adopté une bien commode convention pour présenter un bilan de banque. D’abord l’Actif (comptes dits "de débit") puis le Passif (comptes dits "de crédit"). Selon ce format, je vous propose, en cohérence avec la proposition A, le bilan au 1.1.2010 de BUFC (résumant le système bancaire de la zone XE avec un total bilan de 128 billion (milliards)
    – – – – – – – – – – – — — – – – – – – –
    ACTIF
    32 bn Cash et autres disponibilités
    96 bn Emprunts clientèle non bancaire [clientèle emprunteuse : ménages endettés et entreprises investissant lourdement à neuf (exemple 1) ou encaissant tardivement ses clients et payant trop vite ses fournisseurs par exemple (exemple 2)]
    – – – – – – – – – – – — — – – – – – – –
    128 bn Total Actif
    – – – – – – – – – – – — — – – – – – – –
    120 bn Dépôts-Prêts de la clientèle non bancaire (clientèle prêteuse : ménages à forte épargne et bien équipés (exemple 1), ménages jeunes se constituant une épargne pour disposer de l’apport personnel requis pour acheter une maison avec un emprunt (exemple 2 ), entreprises non bancaires créancières telles que les hypermarchés Auchan, Carrefour, Leclerc (exemple 3)

    8 bn : Fonds propres BUFC
    (capital libéré plus sigma des profits après impôts et dividendes accumulés, agrégés
    depuis la création des différentes banques de la zone XE, banques maintenant consolidées dans BUFC)
    – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – –
    128 bn : Total Passif
    – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – –

    BUFC respecte Bâle_II
    8% de 96 bn = 7,68 bn, chiffre inférieur à 8.

  34. François Jéru dit :

    Proposition A

    Une banque n’a besoin que des fonds propres résultant des obligations de Bale 2 (8% des crédits qu’elle fait) .

    Proposition B

    Hors cette obligation légale, une banque (hypothétique) peut donc prêter TOUT ce qu’elle veut, sans aucun besoin de fonds propre… simplement parce qu’une banque CRÉE la monnaie qu’elle prête (comme une fabrique de chaussure crée des chaussures).

    Proposition A
    Je suis d’accord. A ce stade (1er janvier 2010) son net_worth (equity) est de 8 milliards. Tant qu’elle n’a pas engrangée au passif davantage de "Net Income" à partir de la clientèle, ses prêts à l’Actif ne peuvent pas monter à plus de 100 milliards. C’est le Traité de Bâle (BRI) qui le stipule. L’obligation est respectée ou non mais c’est le principe. Comme les prêts accordés atteignent déjà 96, il lui reste encore la faculté d’attribuer 4 milliards de derniers crédits et ce sera fini,
    . . . jusqu’à ce que de nouveaux intérêts bancaires soient "facturées", des marges bénéficiaires créées, chargées d’impôt ou non (offshore), déplacées dans le net_worth au Passif du bilan.

  35. François Jéru dit :

    En proposition B, j’ai oublié de retirer le ‘donc’
    faisons comme si il n’était pas là.
    J’ai bien envie de retirer le début ‘Hors cette obligation légale’.
    Cela ne gène probablement pas la compréhension.
    Cela peut gêner l’exemple
    Ne nous préoccupons peut-être pas trop de la règle de Bâle

    Proposition B
    Faisons comme si vous aviez raison

    B1 : X1 personnes (physiques ou morales) viennent demander des crédits pour un total de 20 milliards. Le risque est acceptable. La BUFC (cela outrepasse mais nous n’en tenons pas compte dans l’exemple) dit OK pour les 20 milliards. La Caisse Consolidée tombe de 32 à 12

    B1 : X2 personnes (physiques ou morales) viennent demander des crédits pour un total de 12 milliards. Le risque est acceptable. La BUFC dit OK pour les 10 milliards. La Caisse tombe de 10 à zéro.

    B3 : 1 personne (physique ou morale) vient demander un crédit de 50 euros.
    La réponse est non. Comptablement, la BUFC a 8 milliards de capital, mais sa Caisse est vide. Elle ne peut pas prêter 50 euros.
    La Réponse est non.

    D’autres événements doivent en intervenir en aval,
    ppour que cela redevienne possible de prêter 50 euros.

  36. A-J H dit :

    Une fois de plus.
    Une banque n’a pas besoin de monnaie en actif pour prêter .
    Elles a seulement besoin de pouvoir porter à son actif une créance (une reconnaissance de dette) du montant de la monnaie qu’elle va créer, monnaie qui n’existait pas l’instant d’avant et qui sera portée au compte de dépôt (compte courant)du bénéficiaire, à son passif, lequel bénéficiaire pourra l’utiliser pour ses achats.

  37. François Jéru dit :

    Votre phrase n’est pas nouvelle. Je l’ai déjà lu.
    Vous la répétez, cela ne la rend pas vraie pour autant.

    Vous n’avancez pas une seule articulation de raisonnement.
    Reprenons vos lignes, avec la référence des écritures comptables (hier à 20:21)
    2010/10/26/132-la-theorie-quantitative-de-la-monnaie/#comment-4916

    Le fait de porter une reconnaissance de dette à l’Actif
    c’est l’objet de l’écriture A
    A l’Actif un "Compte Emprunt clientèle – à recevoir"
    est débité de dix fois 18.000 = 180.000

    Le fait de porter le capital nominal au compte de dépôt (compte courant) du bénéficiaire, c’est l’opération C. Il est écrit

    "La banque crédite votre compte DAV"

    puis 5 lignes plus bas, il est écrit

    "Crédit de votre compte DAV: 100.000"

    OK. C’est bien.
    Vous n’avez pas encore retiré l’argent de votre compte
    Mais vient un moment, pour la banque, de payer concrètement
    quand vous allez en donner l’ordre.
    (a) paiement par carte banque sur distributeur intérieur (intérieur à la banque pour les gros montants), (b) ordre de virement, (c) paiement à la Caisse comme c’était l’habitude dans les années 50, la transaction est identique quant au mouvement du compte Caisse. Crédit du compte caisse de la banque (soustraction: trésorerie plus basse)
    Vous allez à la Caisse.
    Vous retirez concrètement les 100.000 euros
    la Caisse de la banque a baissé de 100.000 euros

    Cela n’est vraiment pas gênant que vous vous soyez trompé
    Cela peut arriver à tout le monde. En outre vous avez le courage de vos opinions.
    Tout le monde ne peut pas en dire. C’est mieux que de rester silencieux et de voir (ou pas ! … ne pas vouloir voir, déni) le monde s’effondrer autour de soi sans rien faire.
    Dites vous bien que l’effet nocif des intérêts cumulés est bien supérieur à ce capital nominal qui pourrait se retrouver à l’infini sur une ligne du Passif s’il n’y avait pas la règle de Bâle pour restreindre ce truc infernal. Vous vous focalisez à l’excès sur ce truc pour un motif que le tiers non averti que je suis ne peut pas comprendre. Il n’existe que pour certaines connexions neuronales sur une période.
    Cette erreur est sans grande importance. Tournez la page
    Je suis sûr que vous allez savoir valoriser ce qui n’est pas ce truc.

    Le constat ne retire rien à une part de votre travail

    ni aux relations personnelles que avez su tisser.
    Bonne continuation. Bon courage pour la suite

    • oppossùm dit :

      Je survole : pas le temps , ni probablement les moyens de faire du démontage …
      Je note pourtant une erreur conceptuelle fondamentale découlant, à mon avis de votre mauvaise définition de la monnaie (Monnaie = comptabilité tentant de faire respecter la réciprocité).

      "OK. C’est bien.
      Vous n’avez pas encore retiré l’argent de votre compte."

      => retirer de l’argent ? : un non sens ! Transformer son dépôt en une monnaie que subjectivement on suppose plus fiable : mais le probleme n’est que repoussée !

      "Mais vient un moment, pour la banque, de payer concrètement quand vous allez en donner l’ordre."

      => Idem … Sous une autre forme : ça veut dire quoi "être payé" ? et "payer" ? On ne passe que d’une promesse à une autre !

      "Vous allez à la Caisse.
      Vous retirez concrètement les 100.000 euros
      la Caisse de la banque a baissé de 100.000 euros"

      => L’argument ultime où , le nez rivé sur sa petite banque, on croît attendre le réel le concret , la vérité … "concrètement" ! , et là plus rien à dire ! , des gros billets qu’on touche , du palpable, du qui rassure, bon d’accord ça vaut pas l’or mais c’est ce qui a de mieux !, avec ça on les tient tous , retirons nos sous, nos écus !
      D’une convention à une autre. Avant l’obtention du second terme du troc qui seul clôture l’échange tout n’est que convention , espace incertain qu’on gage comme on peut, tout n’est que promesse. Et même l’or ne se mange pas.

      Bon , cela n’est pas bien gênant que vous soyez dans l’erreur la plus totale, de même nature que celle de Jorion d’ailleurs. Vous restez comme lui , enfermé mentalement dans une banque qui est votre cachot conceptuel. Ce constat ne retire rien à une part de votre travail.

      Bon la forme est un peu véhémente, à prendre avec humour. D’autant plus que j’aurais eu , comme d’autres, probablement, des choses à apprendre de vous. Conditionnel irréel, car le gap est infranchissable, torts partagés.
      Cordialement ;)

    • oppossùm dit :

      Bon … ;) , je vous laisse corriger les fautes … quant aux erreurs, ne cherchez pas : il n’y en pas !

  38. François Jéru dit :

    à Oppossum
    Avec art littéraire, hier à 22:07 (4 nov) vous écriviez

    Avant l’obtention du second terme du troc qui seul clôture l’échange tout n’est que convention , espace incertain qu’on gage comme on peut, tout n’est que promesse. Et même l’or ne se mange pas.

    C’est joliment dit, très bien, et, en chute et sus, drôle.
    En sus de cette belle forme, sur le fond j’en suis d’accord. Si bien que … dans un roman, dans la bouche d’un personnage à qui je voudrais donner le beau rôle (un Oppossùm),
    j’aurais plaisir à placer vos deux phrases, s’achevant par "et même l’or ne se mange pas"
    Vous intervenez en poète, artiste, amoureux de la fantaisie qui invite à plaisanter et sourire;
    c’est très sympatique.

    à l’inconnu(e) possible
    qui viendrait sur ce blog sans audience

    Pour le cas où se perdrait ici un éventuel passant, inattentif et rationnel, s’intéressant au fond de la question "sérieuse"

    ( c.a.d. tristement matérielle, sèche et froide, comptable, réelle sur les livres comptables du créancier et du débiteur )

    il va de soi que le propos Oppossum "4 nov 22:07"
    n’a aucun lien, d’aucune sorte,
    avec les propositions d’A-J H (2 nov. 21:19 – 4 nov 14:28 – 4 nov 17:32 )

    Il est faux d’affirmer ( 2 nov 21:19 )

    TOUTE la monnaie n’existe que parce que les banques l’ont CRÉÉE, ex nihilo, lors de monétisations (qu’elles sont les seules à avoir le droit légal procéder ainsi) de reconnaissances de dette, d’obligations, ou d’actifs.

    Il est faux d’affirmer (4 nov 14:28)

    toute la monnaie (celle que nous utilisons) est simplement une dette du secteur non bancaire envers le secteur bancaire: c’est d’ailleurs ce que Jorion n’avait (n’a?) pas compris

    4-(4 nov. 14:28) Il est totalement faux d’affirmer

    Hors cette obligation légale, une banque (hypothétique) peut donc prêter TOUT ce qu’elle veut, sans aucun besoin de fonds propre… simplement parce qu’une banque CRÉE la monnaie qu’elle prête (comme une fabrique de chaussure crée des chaussures).

    4 novembre – 17:32 est gravement erroné. C’est l’impossibilité même. La réalité n’est pas du tout celle-ci

    Il est faux d’écrire:
    Une banque n’a pas besoin de monnaie en actif pour prêter.
    Elle a seulement besoin de pouvoir porter à son actif une créance (une reconnaissance de dette) du montant de la monnaie qu’elle va créer, monnaie qui n’existait pas l’instant d’avant et qui sera portée au compte de dépôt (compte courant)du bénéficiaire, à son passif, lequel bénéficiaire pourra l’utiliser pour ses achats.

    Même en préparatif d’une déclamation poétique, amour du baroque et de la fantaisie en pensant à Eloge de la folie d’Erasme, ce serait inexploitable. Pourtant en art ou rhétorique politicienne on ne demande pas au vrai (ou sensé) d’avoir une place; le vrai et factuel n’est pas une condition nécessaire.
    Ce 17:32, contrairement à Oppossum, est ni railleur, ni blagueur, ni esthétique ou élégant, … ni rythmé, ou frais.
    Je prie A-J H de bien vouloir m’excuser d’être ainsi obligé de mettre les points sur les "i".
    Bonne continuation à tous.

    • A-J H dit :

      AJH se fiche pas mal de ce que pense François Jéru et lui suggère de lire les 2 piles de gauche (lesquelles ont d’ailleurs un peu grossies depuis que la photo a été prise) de l’image suivante ;) : http://postjorion.wordpress.com/2010/03/14/72-merci-etienne-chouard/

    • oppossùm dit :

      Oui j’ai adopté un ton blagueur , François, mais pour autant sur le fond je ne me sens pas en désaccord avec la conception de la monnaie de AJ.H.

      Je trouve que cette façon de penser rend possible une représentation plausible de ce que je perçois.

      De toute façon la comptabilité n’est également qu’une représentation des choses et pas la réalité. La comptabilité compte mais n’explique pas.

      La où je pourrais être d’accord avec vous c’est que la monnaie jusqu’au XXe siècle a été une sorte de système de comptabilité tenue inconsciemment.

      Et on arrive à un système ou la comptabilité va en quelque sorte absorber la monnaie . La réciprocité assurée par la circulation d’un jeton est remplacée par une comptabilité de ce qui est pris et qu’on doit rendre.

      Là je quitte complètement la vision d’une monnaie marchandise , ou d’une monétisation de quelque chose.

      Mais enfin , prenez donc la peine de démontrer ou à tout le moins, d’essayer d’expliquer pourquoi ceci ou cela est faux … en évitant de passer subitement du technico-théorique de spécialiste au concret de la banane.

      Que le mystérieux maître des lieux ( ;) ) , ouvre une file pour vous , et coltinez vous de formuler votre pensée de façon étayée et vos critiques de façon argumentée.

      • François Jéru dit :

        C’est moitié faux moitié juste comme la littérature d’un romancier, mais c’est intéressant car il y a une large part de vrai comme chez le romancier; cela fait réfléchir, d’autant que je suis maintenant face à la nécessité d’exposer la façon de parler de qui tient la compta Xe et Xi incontrôlable par les Etats (plus de la moitié de la masse monétaire et celle qui rapporte beaucoup, pas celle qui ne rapporte rien). Je downloade ce texte comme fil amont d’inspiration. Ensuite, il me faudra choisir ‘écriture "F.J. sérieux" (dans l’erreur) ou Auguste+LeClownBlanc avec/sans NuageBlanc, le sage qui parle rarement] ou encore "F.J. non sérieux (romancier, dans le vrai)

  39. RST dit :

    Finalement , Jorion a raison sur au moins un point : vive la censure (non, je déconne, même sur ça il a tord)

    Néanmoins sommes-nous vraiment obligés de nous cogner sur ce blog les délires d’un François Jéru (qui se déguisait en clown chez Jorion, si je ne m’abuse ?) ?

    Sa prose est pédante et prétentieuse et je n’y ai jamais rien compris mais n’ai jamais rien dit car je croyais avoir affaire à plus intelligent que moi.
    Je réalise qu’il n’en ait rien et que le Jéru, comme le Jorion n’a strictement rien compris.
    Alors j’ai une demande à faire à Monsieur Jéru: et si vous alliez voir ailleurs (chez Jorion par exemple) si j’y suis, plutôt que de venir polluer ce blog en affirmant qu’il est faux d’affirmer sans rien démontrer !

    • RST dit :

      A lire dans un commentaire du texte donné en lien, la définition de l’intérêt proposée par F.Lordon (encore un qui fait partie de "la smala des tricheurs ou trompés"):
      "instrument de la contention externe de l’insatiable désir d’argent"

  40. François Jéru dit :

    Et puis un peu d’humour pour vous divertir…
    En tuyauterie supra-minefi (AFT, BdF, BCE,…)
    Euroclear eut été plus approprié que Cleartream.

    Tuyaux secrets

    http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/tuyaux-secrets-83775

    Je fis la description analytique de la dynamique des bi-tuyaux,
    jouant aussi sur des petits ou grands écarts dans la durée
    (sources et/ou emplois à échéances longues ou courtes ),
    Le 22 avril à 12:05 – Billet 82 "Trésor public et création monétaire" comment-3122

    postjorion.wordpress.com/2010/04/16/82-tresor-public-et-creation-monetaire

    Cela est rappelé sur le billet récent 131- Coût du logement

    2010/10/14/131-cout-du-logement/#comment-4956

    Bonne soirée.

  41. François Jéru dit :

    En référence CNRTL – Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales

    http://www.cnrtl.fr

    DEFINITION de CLOWN

    Usuel. Artiste de cirque au costume et au maquillage extravagants qui emploie ses talents à faire rire les spectateurs au moyen de pitreries diverses, fondées principalement sur la parodie et la dérision.
    Synon. auguste,

    Clairement vous n’êtes pas un clown.
    Vous êtes chez vous en aide-comptable à la Légion Etrangère

  42. François Jéru dit :

    Le contexte:
    Deux plates-formes à thèse :

    – A – Thèse A : Avatar_Postjorion + André-Jacques Holbeck + etc
    – – – – – – – – – – – – – – – – –

    Dès qu’une banque fait une avance à un client,
    elle augmente la masse monétaire d’autant

    C’est faux

    (suite, le non dit) Quant aux intérêts évitons le plus possible.
    Dès le moment venu, écartons le sujet du blog ou passons à autre chose

    C’est la plus grave erreur qui soit; erreur pour celui qui chercherait à exposer le réel.

    – B – Thèse Paul Jorion + François Leclerc + etc.
    – – – – – – – – – – – – – – – – –

    Les banques ne créeraient pas de monnaie.
    La monnaie serait neutre.

    C’est faux.

    (suite, le non dit)
    Quant aux intérêts évitons d’en aborder tous les mécanismes notamment cumulatifs et toutes les implications,
    notamment ramifications entre les "marchés" [ domestiques, offshore extra-murros, offshore intra-murros (Delaware, City-of-London, Brussels, Zurich,etc.)]

    C’est la plus grave erreur qui soit, ou (…);
    erreur pour celui qui chercherait à exposer le réel.

    Le contexte:
    Deux plates-formes à thèse :

    pauljorion.com/blog/ [ PaulJorion + François Leclerc & ... ] et
    postjorion.wordexpress.com [ avatar postjorion + André-Jacques Holbeck & ... ]
    Deux hypothèses :
    Elles (a) feignent de s’opposer, ou (b) s’opposent réellement.
    Je ne sais pas trancher entre l’hypothèse "a" (mise en scène) et l’autre.

    Chacune des deux thèses est ,
    . . . pour moi à   c e   s t a d e
    soit un mensonge soit une grave erreur dommageable.

    Aucun chemin un peu sensé ne peut être tracé
    à côté de "bases de référence" qui sont des erreurs de fond majeures,
    tant dans les concepts que dans la représentation,
    celle-ci n’ayant aucun rapport avec la réalité.

    1°) à l’adresse de RST
    – – – – – – – – – – – – – – –
    Vos deux interventions d’hier soir d’abord 21:01

    2010/10/26/132-la-theorie-quantitative-de-la-monnaie/#comment-4955
    ,
    puis à ce qui apparait à 00:09

    http://postjorion.wordpress.com/2010/10/26/132-la-theorie-quantitative-de-la-monnaie/#comment-4962,

    – 1 – Pas une seconde, vous avez envisagé d’entrer dans un quelconque début de débat contradictoire
        sur l’objet de ce billet 132, notamment MV=PT et la thèse PJ&AJH (thèse A)

    – 2 – Vous n’avez pas participé à une ligne des échanges depuis le 2 novembre à 13:56

    postjorion.wordpress.com/2010/10/26/132-la-theorie-quantitative-de-la-monnaie/#comment-4890

    – 3 – Vous n’avez pas participé à une ligne des échanges qui menèrent
    , analytiquement et professionnellement,
    très précisément à la double conclusion :
    d’abord 4 nov à 19:04
    2010/10/26/132-etc/#comment-4939

    puis 5 nov à 16:12
    2010/10/26/132-etc/#comment-4953

    – 4 – Avec un unique et clair but en tête, vous êtes tombé du ciel . . . parachuté
          et … sans frapper, sans saluer, sans argument,
    vous êtes venu dégager le terrain comme si nous étions à (…)

    (…) internaute-lecteur, vous êtes libre de choisir en votre tête
    les exemples de lieux qui vous semblent les plus en analogie. Ne partez pas sur les premières idées venant à votre esprit; elles pourraient être erronées : commencez par étudier attentivement le blog de RST
    ecodemystificateur.blog.free.fr et ses ramifications

    Personnellement le temps me manque pour commenter
    Je suis attentif, courtois, peu directif et amical ( qui peut contester ? );
    ce n’est pas contradictoire avec le fait d’exister
    Il faut savoir que l’on ne me marche pas, pour autant, sur les pieds. Bien.

    2°) à l’adresse de tous, dont RST postjorion A-J H   Oppossùm
    – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – –

    Ma démonstration, substantiée et argumentée,
    commence, quant à la description des Zones_monétaires (Xe, Xi, Ud) le 2 novembre à 13:56

    Pour ce qui est de la création monétaire proprement dite elle commence le 4 novembre à 16:51.
    La démonstration est close le même jour à 19:04 et,
    du fait de l’intervention d’Oppossum,
    confirmée – points sur les ‘i’ – le lendemain à 16:12

    Les quatre constats résultant de cette démonstration
    – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – –
    – Constat 1 sur le post du 2 nov 21:19 [ Il est faux d’affirmer etc. ]

    – Constat 2 sur le post du 4 nov 09:13        
    [ Il est faux d’affirmer "Toute la monnaie est simplement une dette etc. ]

    – Constat 3 sur le post du 4 nov 14:28 [ Il est faux d’affirmer etc. ]
    – Constat 4 sur le post du 4 nov 17:32 [ Il est faux d’affirmer etc. ]

    2   Q U E S T I O N S
    – – – – – – – – – – – – – – –
    Q1 : Sur le déroulé de cette démonstration du 4 nov. (entre 16:51 et 19:04),
    cependant claire me semble t-il,
    à quelle ligne ferais-je (selon vous) une erreur ?

    Q2 : En référence aux constats 1, 2, 3, 4   (rappelés 5 à 10 lignes plus haut)
    qu’est-ce qui vous gêne tant dans l’exposé des quatre constats résultant de cette démonstration ?

    • A-J H dit :

      Débat complexe (c’est parti un peu dans tous les sens…

      Sur http://peyrelevade.blog.lemonde.fr/2010/09/24/critique-d%E2%80%99un-prix-nobel-suite/
      Peyrelevade me cite

      1/ Contrairement à ce que dit A-J Holbecq, il n’existe pas de proposition Allais / Gomez. Il existe une solution Maurice Allais, interprétée par les uns ou par les autres.

      Je conteste donc que Maurice Allais ait jamais affirmé clairement que l’émission monétaire de la Banque Centrale devait être réservée au financement du Trésor public. Nulle part on ne trouve cela dans ses textes, on trouve même le contraire comme je le montrerai plus loin.

      La Banque Centrale finançant directement et exclusivement l’Etat, c’est donc à mes yeux une interprétation Holbecq, voire « Attac » (même si, comme on le verra, elle ne change à peu près rien à mes propres conclusions sur le coût réel de la dette publique).

      2/ La pensée du Maître est merveilleusement imprécise. Tel est le privilège des grands hommes. On les lit sans savoir exactement où s’arrête la démonstration et où commence le mystère. De ce point de vue, Maurice Allais et Lord Keynes, sujet de mon prochain billet, ont quelques points communs.
      Suis-je irrévérencieux ? Pas le moins du monde. J’admire l’un et l’autre et je les ai lus tous deux. Mais, pour géniaux qu’ils soient, ils sont faillibles comme chacun de nous. Serait-il devenu inadmissible de relever leurs erreurs ? Et l’esprit scientifique doit-il laisser le pas à l’adoration des idoles ? Je répète, pour que les choses soient claires, que j’aime la construction de Maurice Allais en tant qu’elle permet une vraie maîtrise de la création monétaire. Mais qu’il se trompe quand il affirme qu’elle réduirait à zéro le coût de la dette publique.

      La question qui se pose est la suivante : comment sont financées les banques de prêt ? Est-ce :
      • a) principalement par des avances de la Banque Centrale et accessoirement de l’épargne recyclée (auquel cas la création de monnaie centrale est bien pour l’essentiel la contrepartie d’une large partie des crédits à l’économie);
      • b) exclusivement par de l’épargne recyclée, la création de monnaie centrale se faisant au seul bénéfice du Trésor Public.

      Je me place dans l’hypothèse a), Holbecq dans l’hypothèse b).

      3/ L’hypothèse a) me paraît plus naturelle, préserver les canaux existants d’alimentation de l’économie en monnaie et donc pouvoir être mise en jeu avec moins de bouleversements. Mais c’est surtout la seule à être explicitement évoquée par Maurice Allais lui-même :
      « Naturellement l’ensemble du système bancaire ne pourrait assurer une couverture intégrale des dépôts à vue et de ceux des dépôts à terme qui jouent actuellement le rôle d’encaisses que si lors de la mise en application de la réforme du crédit, l’Etat, par l’intermédiaire de la Banque de France, accordait au secteur bancaire un prêt à long terme portant intérêt dont le montant global serait égal à l’excès de la masse monétaire sur la monnaie de base » (« L’impôt sur le capital et la réforme monétaire » – Editions Hermann – juin 2008 – p 203).
      Au départ, la Banque Centrale reprend bien sur son bilan, sous forme d’avance au secteur bancaire, l’intégralité du montant des crédits donnant lieu antérieurement à création monétaire par les banques commerciales.
      Que se passe-t-il ensuite ?
      « A mesure que les prêts antérieurement consentis à leurs clients par les banques de dépôts leur seraient remboursés par leurs clients, elles en reverseraient les montants à la Banque de France en remboursement des avances reçues de sa part. La Banque de France serait ainsi en mesure de les reprêter aux banques de prêt de manière à ce qu’elles puissent faire face à toutes les nouvelles demandes d’emprunts à court, à moyen et à long terme. »
      Et encore, comme si cela ne suffisait pas :
      « Le passif des banques de prêts serait constitué par les emprunts qu’elles auraient fait soit à la Banque de France, soit au public (sic) ; leur actif serait constitué par les créances correspondant aux prêts qu’elles auraient consentis à des termes plus courts à leurs clients ». (L’impôt sur le capital, opus cité : Ch VIII. La nécessaire réforme du crédit et de l’indexation – Note 10 – p 319 et 320 )

      Ces citations me semblent clore le débat. C’est très exactement cette organisation du crédit que j’ai décrite et essayé d’expliquer dans mon petit graphique. Jusqu’ici il n’y a entre Maurice Allais lui-même et l’interprétation que je donne de sa thèse pas même l’épaisseur d’un papier à cigarettes.
      Navré pour certains de mes contradicteurs : je lis non seulement les textes, mais aussi les notes.

      La note 10 que cite Peyrelevade, sur laquelle il me fait un "faux procès" (dont je n’ai rien à faire d’ailleurs ;) ) c’est celle qui est reportée en note 1 (à la fin) sur http://postjorion.wordpress.com/2010/11/08/134-extrait-allais/
      laquelle note est ainsi introduite par Allais: . « L’examen détaillé des mesures à prendre pour assurer la transition de la situation actuelle à la nouvelle organisation du crédit sort naturellement du cadre restreint de cet ouvrage »

      Notez bien "la transition de la situation actuelle à la nouvelle organisation"

      Peyrelevade a mal lu ce qu’écrit Allais … Jorion avait fait pareil, d’ailleurs, sur un autre sujet ;)

  43. LeucoClown dit :

    Q1: De quel website sort cette abominable catégorisation (a) et (b) ?

    La question qui se pose est la suivante : comment sont financées les banques de prêt ? Est-ce :
    • a) principalement par des avances de la Banque Centrale et accessoirement de l’épargne recyclée (auquel cas la création de monnaie centrale est bien pour l’essentiel la contrepartie d’une large partie des crédits à l’économie);
    • b) exclusivement par de l’épargne recyclée, la création de monnaie centrale se faisant au seul bénéfice du Trésor Public.

    Je me place dans l’hypothèse a), Holbecq dans l’hypothèse b).

    Q2 : Faut-il croire à une telle grave incompréhension du réel parasitaire, dominant ?

  44. M. Loyal dit :

    Quel est ce "petit graphique" cité à la fin

    Ces citations me semblent clore le débat. C’est très exactement cette organisation du crédit que j’ai décrite et essayé d’expliquer dans mon petit graphique

  45. izarn dit :

    Tout ce que je lis ici devient un peu trop jorionesque dans la complexité.
    Bien sur que les banques créent de l’argent ex-nihilo.
    Dans l’idéal, qui n’existe pas, le remboursement des crédits détruit la création de monnaie initiale.
    Ce systeme devrait réguler la création de monnaie de manière bien plus efficace que dans un pays totalitaire comme la Chine. D’ou le succés du capitalisme.
    Tout cela est vertueux si on parle d’économie réelle. Par contre si cela sert à fabriquer des "produits" financiers, il y a véritablement création de monnaie ex-nihilo qui en plus ne produit que du vide, c’est a dire des titres de paris…Par exemple les CDS. Les 60 000 milliards de $ de CDS ne sont que du vide, que les gens devraient remplir par le travail!
    On essaie de matraquer les cerveau des gens en faisant croire qu’un CDS est une richesse. Si on annulait les CDS, il ne se passerait pas grand chose d’autre que la faillite des Goldman Sachs.
    Lehman Brothers a disparu. Et alors? cette banque ne manque à personne…
    Vouloir soutenir les banques oui, mais a condition de les démanteler comme avait fait Roosevelt. Et surtout leur interdire les CDS, et de reglementer ou d’interdire la titrisation des crédits.
    Il existe des titres de dettes, cela s’appelle obligation, pourquoi inventer autre chose sinon que de vouloir fabriquer des "produits dérivés" qui ne sont que des monstruosités économiques.
    La production d’argent ex-nihilo a explosé avec la suppression du Glass-Steagall eux USA (Sur ce point Lyndon Larouche a parfaitement raison), mais aussi en France sous Delors.
    En utilisant la titrisation, instrument privilégié de la fausse richesse, on a un moyen de chantage sur les populations.
    Non, on n’est plus au temps de Keynes ni de Weimar.
    L’inflation ne vient pas car l’argent injecté par quantitative easing pour remplir le vide des produits financiers ne va pas dans l’économie réelle.
    Les bourses ne montent pas, elles subissent l’inflation de leurs valeurs.
    La seule solution est de s’attaquer aux banquiers en leur interdisant les produits dérivés, en retournant a la séparations en banques de dépots et banques d’affaires.
    Paul Jorion ne fait que dire ce que veulent les banques: Votre dépot est une reconnaissance de dette.
    Ce qui est faux: Le compte a vue reste la propiété du déposant, pour utiliser cet argent la banque a besoin d’aitorisation: Compte d’épargen et CODEVI rénuméré. Le compte à vue rénuméré est une arnaque visant à ce que les banquiers puissent utiliser tous les dépots à leur convenance en faisant chanter les états en cas de pépin…
    Verser des interets minables sur les comptes d’épargne est du foutage de gueule caractérisé de la part des gouvernements et des banquiers.
    C’est du pousse au crime, de l’arnaque légalisée.
    Vous voulez lutter contre la finance?
    Eh bien mettez toutes vos économise sur votre compte à vue!
    Vous allez voir la tronche de votre banquier!

    • A-J H dit :

      Je serais presque totalement d’accord (et je le suis en particulier sur l’interdiction nécessaire des produits dérivés qui n’ont aucune utilité économique), sauf à préciser : "Votre dépôt est une reconnaissance de dette. Ce qui est faux"

      Pour le moment, puisqu’il est au passif d’une banque, votre dépôt à vue est bien – en comptabilité – une dette de la banque envers vous. Mais ce n’est pas pour autant que la banque peut le prêter, même si elle vous en donne des intérêts. La banque n’est que la comptable des sommes que vous lui confiez en DAV.

      En fait le but des banques en proposant des intérêts sur les DAV est d’obtenir des transferts de comptes et donc de dépôts de chez ses concurrentes, donc de prendre des parts de marché qui vont lui permettre de faire plus de crédits (et donc de gagner plus de sous…)

      • izarn dit :

        La banque ne vous a rien emprunté au sens stric du terme, il n’y a donc pas juridiquement dette. Il n’y a dans le compte a vue aucun contrat en ce sens, pas meme implicite.
        C’est bien pour cela que les banques ne peuvent pas preter votre argent, puisque, juridiquement elle n’en sont pas les propriétaires! Rien à voir avec unequelconque reglementation bancaire appliquée de grés à grés. (Les USA ne respectent meme pas les régles de la BRI…)
        Donc le terme reconnaissance de dette est juridiquement faux. Il s’agit d’un dépot, pas d’un pret consenti à la banque.
        Le terme passif, ne veut pas dire dette.
        C’est une dénomination comptable, pas un objet précis, comme la dette.
        Que les banques utilisent ce glissement sémantique hors de propos, on le comprendra facilement…Comme Jorion.

        • A-J H dit :

          Quand une banque satisfait une demande de crédit de 100, elle porte
          – à l’actif : créance sur entreprise X = 100
          – au passif : compte courant de X= 100

          A son bilan, l’entreprise X va inscrire
          – à l’actif: avoir en banque = 100
          – au passif: dette envers la banque = 100

          L’entreprise va pouvoir se servir de son avoir en banque qui va diminuer par exemple pour atteindre 0. Mais l’actif de la banque et le passif de l’emprunter sont toujours équilibrés.

          Mais la monnaie, c’est bien le passif de la banque équilibré par l’actif de l’agent non bancaire.. cette monnaie circule et on peut donc dire que c’est un élément du passif bancaire qui circule.

          Souvenez vous des orfèvres quand ils devinrent banquiers ( http://postjorion.wordpress.com/2010/08/05/117-a-j-holbecq-comment-les-orfevres-devinrent-banquiers/ ) : leur bilan était équilibré (l’or en garde à leur actif et le certificat de dépôt au passif, car ce dernier était bien une reconnaissance de dette de l’orfèvre, reconnaissance qu’il détenait bien l’or du déposant)

          En fait on peut dire à propos des comptes des déposants qu’il s’agit d’une dette de la banque de vous remettre sur demande de la monnaie fiduciaire, celle qui a remplacé l’or.

          Il faut effectivement bien séparer la "naissance de la monnaie" (lors du crédit) et la circulation de cette monnaie qui est devenue anonyme (quand elle est sur votre compte on ne peut retracer de quel crédit elle est originaire)

  46. izarn dit :

    Un exemple énorme de l’arnaque des banquiers:Pay Pal.
    Cet organiseme preleve sur votre carte bleue votre argent. Les frais sont en fait payés par vous au renouvellement de la carte bleue. Mais ceux-ci sont fixes. Pay Pal lui fait payer selon la transaction.
    Ce qui revient a dire que vous lui payez des interets sur votre propre argent. D’ou la thése de Jorion: Vostre dépot est un reconnaissance de dette, et la banque vous prete votre propre argent avec interet au prorata de la somme. Ce que fait Pay Pal!
    Imaginez donc que désormais vous payez votre carte bleue de cette façon? C’est encore illégal.
    Ce que fait Pay Pal est donc illégal. Les frais devraient etre fixes. Mais personne ne traine en justice Pay Pal, basé à la City de Londres, bref en plus dans un paradis fiscal.
    Mais de fait, en autorisant Pay Pal en piocher dans votre compte, vous lui donnez la propriété de votre argent, argent qu’elle vous prete ensuite avec interet!
    C’est de l’arnaque légale…
    Le diable se trouve dans les détails. Désolé pour ceux qui brandissent de grandes théories sur les prix etc…
    Promène couillon.

    • balla dit :

      bonjour, je veux vous poser une question? si on fait introduire dans une economie le paiment par internet (pour la premiere fois) que vas ce passer concernant la vitesse de circulation de la monnaie??
      merci

  47. l’égalité entre l’offre de monnaie et sa demande fait la condition sur son marché.le revevu ou le niveau de la production etant connu on peut donc conclure que le niveau des prix d’équilibre sont ceux qui font les solution découlant de l’application la théorie quantitative de la monnaie.cependant seul la flexibilite des prix rend l’équilibre possible.ainsi l’accusation portée sur l’intervention de l’etat prend tout son sens puisque lorsque la variation du prix crée de grande désorde que nous connaissons tous sur les marchés depuis les salaires nominale en passant par la production jusqu’au risque d’inflation.ce qui mets en cause l’exogénité de la quantité de monnaie…………………. yaovi

  48. plusieur théories sur la monnaie qui devraient qui en réalité contribuées a donner plus de condiction de bien étre n’ont fait que plus enfoncé les gens dans ce monde ou c’est les hommes qui crée les théories et non l’inverse.si je disais que la monnaie devrait étre biensur controlé par le gouvernement mais le mininum irais a tous sans condiction on me dira qu’il ya les allocations sociale et si je veut démontrer qu’on doit aller au dela on ne prendra plus comme un economiste oui je devrait faire la socio pardon je me suis tromprer de coté.l’economie a raison mais a quoi sert t’elle vraiment si elle n’est pas social et nous fait la raison ce qui fait de nous des humains méme si nous avons perdues les valeurs de l’humanitude.la crise actuelle nous montre que nous sommes victimes du systéme economiques.oh je sais que le travail est humain mais l’economie doit nous amener a plus de dignité.si les modéles economique font la politique des etats la théorie sociologique de la décroissance doit étre plus consultée…. ou l’année 2012 est trop tot pour qu’elle soit applique………………………………………………. yaovi homeson

  49. agbessi dit :

    c’est quoi étalon or et la fuite de monnaie

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