Modification importante intégrée le 19/09/2010
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Lien court: http://wp.me/pzMIs-gz
Explications préalables
Il y a quelques années j’avais demandé à l’INSEE de me fournir le montant exact et précis des intérêts payés chaque année au titre de la dette « au sens de Maastricht » pour l’ensemble des Administrations Publiques (les « APu » dans le jargon administratif)… Leur réponse négative m’avait poussé à « reconstruire » ces montants à partir des taux d’intérêts moyens fournis par la Banque de France, et c’est cette reconstruction qui a été à la base des différents calculs que les lecteurs peuvent trouver ici ou là dans les articles ou les livres* que j’ai publié sur la question.
La sortie récente du « RAPPORT SUR LA SITUATION DES FINANCES PUBLIQUES » ( http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/104000234/index.shtml ) m’avait donné espoir que ces données étaient maintenant disponibles…
J’ai donc demandé à nouveau à l’INSEE de me fournir ces informations. Malheureusement, voici leur réponse (tout à fait incroyable alors qu’on nous sature partout avec le problème du poids de la dette) :«L’information recherchée (charge de la dette) ne correspond pas à un agrégat de la comptabilité nationale et ne figure donc pas dans les résultats publiés »
Pour l’analyse ci dessous j’ai donc estimé que je pouvais faire confiance à ce rapport cité qui, dans le graphique N°5 (courbe rouge), nous indique la charge de la dette en part de PIB.
*
Il s’agit de « La dette publique, une affaire rentable » (ed Yves Michel) , « Les 10 plus gros mensonges sur l’économie » (nouvelle édition 2010, ed Dangles), et le dernier paru » Argent, dettes et banques« , (ed Yves Michel)
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Méthodologie
J’ai donc agrandi ce graphique, ce qui m’a permis de déterminer avec une précision suffisante les valeurs annuelles en pourcentage (valeurs que vous retrouvez dans la 5° colonne du tableau).
J’ai ensuite calculé la charge de la dette en euros courants (colonne 4) puis utilisé les données de l’INSEE pour obtenir les coefficients de transformation euros courants en euros constants 2009 (colonne 2)
A partir de là le calcul des intérêts en euros 2009 (colonne 9), cumulés (colonne 18) le PIB en euros 2009 (colonne 7) et la dette cumulée (donnée de l’INSEE) en euros courants (colonne 4) transformée en euros constants (colonne 8 ) et enfin en pourcentage de PIB, données que chacun peut d’ailleurs trouver partout (colonne 13)
La variation annuelle de la dette (colonne 10) est une simple soustraction entre les données d’une année sur l’autre. La variation annuelle de la dette telle qu’elle serait « sans intérêts » apparaît donc en colonne 11; c’est augmentation d’une année sur l’autre de la colonne 8, diminué des intérêts payés (colonne 9 ). Le cumul de la dette sans intérêts (colonne 12) est donc la somme de la cellule de l’année précédente plus le montant de la cellule de la colonne 11.
La charge de la dette calculée sans intérêts en part de PIB (colonne 14) est le simple rapport colonne 12 par colonne 7
Les intérêts de la dette nourrissent la dette.
Nous essayons ici de déterminer les évolutions de la dette des administrations publiques au sens de Maastricht si nous n’avions pas eu à payer d’intérêts sur la dette, tous autres éléments restant constant par ailleurs (en particulier la quantité totale de monnaie en circulation dans l’économie).
Il est évident qu’il peut y avoir certaines approximation qui au final ne devraient pas dépasser 2% des montants constatés.
Le résultat des calculs :
Constatations :
Entre fin 1979 et fin 2009 (30 ans), les APu (État, Administrations diverses, et Administrations de Sécurité Sociale) ont du financer les intérêts de leur dette à hauteur de 1340 milliards d’euros, soit en moyenne 44,7 milliards d’euros par an (un peu plus de 120 millions par jour).
Entre fin 1979 et fin 2009 la dette avec intérêts a augmenté de 1250 milliards d’euros, soit 41,6 milliards d’euros par an en moyenne, mais cependant 90 milliards de moins que les intérêts payés.
Malgré une année 2009 catastrophique en terme d’endettement (comme le seront également sans doute 2010 et 2011), la dette, calculée sans intérêts aurait néanmoins diminué de 76 milliards d’euros entre fin 1979 (et 215 milliards d’euros si on se réfère à fin 2007) .
Il est intéressant de pouvoir visualiser année par année les capacités ou les besoins de financement des APu – avec et sans intérêts – sur ces années
On peut montrer sous forme de graphiques en valeur et en parts de PIB, peut être plus parlant, l’évolution de la dette publique constatée et ce qu’elle serait devenue dans un système monétaire où la banque Centrale aurait pu « monétiser » directement (sans devoir passer par l’intermédiaire des banques commerciales pour ce faire ) les besoins de financement de l’État et des administrations publiques.
La justification des promoteurs (dont le seul survivant est Valéry Giscard d’Estaing) de l’article 25 de la loi de 1973 qui interdit à l’État de présenter ses propres effets à l’escompte de la Banque de France fut la suivante : «empêcher l’État d’utiliser la ‘planche à billet’ et par voie de conséquence de limiter l’inflation». Las, l’inflation fut très largement supérieure les 10 ans de 1973 à 1982, par rapport aux 10 ans qui précédèrent cette date, de 1962 à 1972 : 11,2% en moyenne au lieu de 4,4%,
De plus, si la mesure avait été efficace, nous n’aurions évidemment pas de dette et ceux qui peuvent soutenir que la dette – à notre propre Banque Centrale – aurait été plus élevée si nous n’avions pas eu cette obligation de payer des intérêts aux détenteurs de monnaie n’ont évidemment aucun argument justificatif sérieux à faire valoir. La dette a bien évidemment été payée par une augmentation de la masse monétaire dans les mains des épargnants.
Il n’y a aucun doute que les intérêts payés sont la cause de l’augmentation de la dette et du niveau atteint actuellement, et s’il n’y avait pas eu d’intérêts à payer la dette publique aurait représenté fin 2009 quasiment la moitié du pourcentage en part de PIB qu’en 1979, après une dette quasi nulle en 2007.
Nous pouvons donc affirmer que c’est bien globalement le service de la dette qui a nourrit l’augmentation de celle-ci au long de ces 30 dernières années.
A l’heure où le gouvernement veut à tout prix faire des économies, économies qui de toute façon impacteront le pouvoir d’achat de ceux envers qui elles s’appliquent, la première des économies serait de monétiser au minimum les intérêts de la dette publique, évitant ainsi à celle-ci de croître et d’imposer, par son effet boule de neige, encore plus d’emprunts ou de sacrifices à la population dans les années futures.
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Ajout
En prenant comme hypothèses une dette de 1600 milliards d’euros fin 2010, un taux moyen de 3%, une inflation de 2% et une décision de monétisation directe par la Banque de France de 100 milliards d’euros par an , dont l’utilisation est répartie entre le paiement des intérêts (en priorité) et le remboursement de l’existant (pour le solde), en 17 ans la dette serait totalement remboursée, sans léser aucun des détenteurs.







pardon de poser peut-etre une question basique: mais cela veut dire quoi monétiser la dette?
et si l’on décidait tout simplement de ne pas la rembourser (ou qu’une partie) que se passerait-il?
et est-ce possible?
Là, Olivier, vous vous trompez complètement: monétiser la dette n’a rien d’un impôt, c’est au contraire un "don" que fait l’Etat à chacun des citoyens s’il s’agit de la monétisation d’une nouvelle dette, et un remboursement si la monnaie est utilisée pour rembourser une dette existante.
Il serait tout à fait souhaitable que plus personne ne veuille prêter aux Etats qui enfin comprendraient qu’ils n’ont, par définition, nul besoin de ces prêts, la création monétaire pouvant être un "acte souverain"
Mais les impôts aussi sont un don !
Comme l’inflation, c’est un don spontané et obligatoire de tous les citoyens festifs et solidaires à leur gouvernement chéri !
@Olivier
Vous estimez donc qu’il y a un lien entre le fait de monétiser une dette et l’inflation? (ou s’agit-il d’une autre forme d’impôt auquel vous pensez).
On peut très bien monétiser la dette a masse monétaire de croissance « naturelle » : n’oublions pas que la masse monétaire a cru de > 10% par an entre 2002 et 2008 … où est l’inflation pour le consommateur? (je ne parle pas de l’inflation évidente des actifs qui a d’autres causes.)
je trouve la position de AJH excellente – comme presque toujours. Au ‘petit’ bémol près: l’etat, et ses dépenses – travaille t-il toujours au "bien commun", que l’on se refuse obstinément, sur ce blog ou ailleurs, à tenter de définir. Si l’état était "parfait" (et si les citoyens éaient "parfaits"), il n’y aurait nul problème. Il y aurait émission monétaire pour financer les dépense ‘rationnelles’ de l’Etat. Mais si ce n’est pas le cas. Qui décide que telle ou telle dépense est faite pour le bien commun. A moins que le gouvernement élu ne soit élu sur un budget provisionnel de 4 ou 5 ans, et qu’il n’ait pas le droit d’en changer?
On retrouve toujours le m^me problème, plus d’état, ou mieux d’état, plus de libéralisme, ou un meilleur libéralisme.
Suggestions, commentaires, remarques bienvenus, bien à vous, Bruno.
Bonjour Bruno
Je sais que tu as raison que l’administration et les gouvernements ne travaillent pas toujours pour le bien commun.
Mais je suis certain que tu peux tenter d’essayer de définir ici ce qu’est justement ce bien commun et que les "articles invités" te seront ouverts…
mais de toute façon, quelque soient les limites de celui ci, il me semble évident que l’Etat n’a pas à payer d’intérêts au privé, ne serai ce que pour une simple raison: l’Etat peu très bien éviter de "faire du déficit" (déficit primaire)et emprunter pour celui ci … mais ce sera de toute façon autant que qu’il ne répartira point dans la population. Dans ce billet, c’est bien des intérêts dont je voulais parler.
Bonsoir André-Jacques,
tout à fait d’accord avec ta suggestion de proposer une ligne d’attaque du sujet, éventuellement dans un billet.
Cela va sans doute me prendre quelques jours, mais je pense qu’essayer de définir, en préliminaires, ce qui devrait relever du service public (à ne pas confondre avec le secteur public, un "privé" pouvant être au service du public) et ce qui pourrait, ou devrait, relever du privé.
Quelques exemples de service public: santé, transports, énergie, eau, dé-pollution, éducation, police, justice, peut être logement …
Une autre approche complémentaire pourrait être aussi d’aborder les biens communs comme le minimum – matériel et "spirituel" – que la société devrait être en mesure d’apporter, voire de garantir, à chaque élément d’elle même.
C’est une approche relativement concrète que je propose donc, et c’est pur cela que les interrogations relationnelles de certains sur ce blog – aussi respectables soient-elles – ne m’apparaissent pas vraiment faire progresser le débat.
Pour en revenir à la monnaie et aux dettes, je pense, évidemment, que ce que propose AJH est une bonne idée, mais qu’il faudrait l’inscrire dans une problématique plus vaste. L’état – actuel ou futur – n’a pas toujours raison, le "privé" n’a pas toujours tort, pur la monnaie comme pour le reste. Un objectif doit être défini, les acteurs contribuant à cet objectif doivent être connus, les indicateurs pour vérifier que l’objectif est atteint doivent être clairs, l’organisme de contrôle et de régulation doit être efficace. Ce n’est pas, ou pas nécessairement, le seul marché, ce n’est pas, ou pas nécessairement, l’état démocratique (ou le parti unique).
Bruno
@ Bruno
Il me semble qu’il faudrait faire un distinguo en ce qui concerne l’Etat, et même le personnel politique, que je n’ai vu présenté nulle part, quand on parle des sacrosaintes prérogatives régaliennes.
Ma vision est qu’on attribue actuellement à l’Etat deux fonctions parfaitement incompatibles démocratiquement:
-une fonction de maître d’ouvrage, qui détermine la priorité des besoins à satisfaire, légifère sur les moyens d’y parvenir, qui lance les appels d’offre à l’exécutif, le choisit comme maître d’oeuvre, valide ou refuse les projets, accepte ou refuse les travaux et reboucle en feed back son cadre législatif (en interne ou devant le peuple) quand il juge qu’il peut être contreproductif par rapport aux objectifs.
C’est pour moi le rôle "régalien" de l’état, mais que je ne prends pas au sens classique de "règle", mais de créer les conditions du "régal" du peuple à qui on propose le menu adaptatif le plus approprié à ses besoins du moment. C’est le seul rôle "politique" de l’Etat, c’est là qu’il faut le regard de l’ensemble des citoyens sur ce "monde commun" qui permette la synthèse la plus précise de l’expression de leurs besoins (et de leur priorité). Ce regard doit être le moins biaisé par les rapports de force, le plus "amateur", le moins "professionnel" possible. Comme il s’agit de représentants, le mode de désignation le moins "biaisé" est probablement celui du tirage au sort.
C’est cette multiplicité des points de vue qui a les meilleures chances de transformer le "monde commun" en quelque chose qui ressemble au "bien commun"
Le second rôle, celui de maître d’oeuvre est forcément subsidiaire. On entre dans le domaine de l’expertise et du métier, celui de l’exécutif. On est toujours en quelque sorte dans l’Etat, mais on n’est plus dans la politique. On peut à ce niveau admettre que des "partis" aient leur propre "recette", leur propre "technologie" pour réaliser au mieux le souhaitable exprimé par ailleurs. Mais il n’y a pas, dans un pays démocratique, de légitimité partisane à mettre en oeuvre un vrai "programme de gouvernement", qui n’est, on le voit bien, que confusion entretenue entre la "spécification de besoin" et la "spécification de définition" pour tromper le citoyen.
On sait déjà comment s’appelle ici l’expression de besoin "professionnelle": c’est le marketing politique.
C’est à moi sens, dans un cadre de ce type que vos questions se posent, mais en des termes très différents.
Bernard
Bonjour Bernard,
votre distinction me semble tout à fait pertinente
Amicalement, Bruno
Monétiser c’est simplement créer de la monnaie nouvelle.
Les banques monétisent une partie des crédits qu’elles accordent simplement en portant à l’actif de leur bilan la garantie de l’emprunteur et au passif, au compte de l’emprunteur, le montant monétisé. C’est de la monnaie de banque commerciale qui commencera à circuler à partir de ce moment là.
Dans le cas de l’Etat, les obligations que peut émettre l’Etat (pour couvrir ses besoins) devraient être – de la même manière – portés à l’actif de la Banque de France qui émettrait la monnaie nouvelle au compte de l’Etat (cette "solution", qui aurait pour effet de ne pas devoir payer d’intérêts, nous est interdite par les traités actuels)
Un Etat, s’il est suffisamment puissant, peut décider de ne pas rembourser…mais ca ne plairait pas aux presque 70% d’étrangers détenteurs de la dette française ni aux 30% de français détenteurs de la dette française en particulier aux travers de contrats d’assurance vie.
Bonjour,
Essayez peut-être à l’agence France Trésor, mais ce ne sera que la dette négociable de l’État et non des apu dans l’ensemble, je ne sais pas si quelqu’un consolide les chiffres des autres emprunteurs. Cela dit l’Etat est de loin le plus gros morceau.
http://www.aft.gouv.fr/aft_fr_23/cadre_budgetaire_25/principaux_chiffres_89/charge_dette_93/index.html
Cordialement,
L’AFT ne gère QUE la dette de l’Etat, qui est effectivement environ 3/4 de la dette totale…
Mais effectivement l’extrapolation que j’avais faite à la totalité des dette des APU donne toujours, depuis 10 ans, plus d’intérêts que ceux que j’ai pris en compte.
Bruno, je crois que c’est à désespérer, comment osez-vous dire que le bien commun n’est nullement cherché ici, il ne peut se définir que par ce qu’il n’est pas ce bien commun, sinon, vous l’auriez sur un plateau votre hypothétique définition, c’est à dire qu’il faut presque tout enlever des constructions relationnelles actuelles tuantes, et ce qui reste, ça définit peut-être ce que vous cherchez à définir et qui n’est autre que la vie pleine ou presque pleine, il faut casser les gangues qui nous asphyxient, toutes les gangues et ce qui restera, ce sera peut-être la définition de votre bien qui pourrait se partager communément si nous nous entendions, juste un peu, mais pour cela, il faut des oreilles et des oreilles ouvertes.
Amicalement
@catherine,
ne désespérez pas, je vous en prie.
Je vais être extrêmement concret: supposons que nous décidions, collectivement, que le droit à l’eau potable fasse partie des biens communs d’une société donnée. Comment va t-on faire pour valider ce droit, le mettre en pratique, le réguler, le contrôler?
Qui va s’en charger: est-ce que c’est un "droit", sans devoir assocé? Est-ce un droit "gratuit", ou non?
Voilà le type de questions sur lesquelles je voudrais que l’on progresse. Questions basiques, sûrement, sauf pour ceux qui n’ont pas cet accès, je suppose.
Amicalement, Bruno.
PS. Certes, vivre en commun harmonieusement, c’est cela le bien commun. MAis c’est tellement éthéré, que j’aime autant que l’on commence par des choses beaucoup plus concrètes. Ou alors, on peut avoir une approche beaucoup plus spirituelle, voire religieuse. Il ‘suffit’ alors, pour moi en tout cas, d’appliquer l’évangile, ici et maintenant, et donc avoir le "regard du Christ" sur chacun et chacune. Mais c’est au dessus de mes pauvres forces, à l’évidence. Quoiqu’il en soit, ce n’est pas le regard de Bruno qui peut changer le monde, ni ses écrits d’aileurs. On peut simplement utiliser ses talents, aussi limités soient-ils, pour essayer d’avancer dans la direction que l’on croit bonne.
Je vous en prie Bruno, ne me renvoyez pas dans des sphères éthérées qui ne m’appartiennent pas, c’est me disqualifier par anticipation, et je ne trouve pas cela très sympa.
Je pense être concrète et m’appuyer plus souvent qu’à mon tour sur des expériences de vécu qui n’ont rien de l’abstraction.
En ce qui concerne l’eau par exemple, si les lois qui se doivent de régir l’intérêt général normalement, étaient de vraies lois, qui faisaient advenir des valeurs propres à défendre l’intérêt général, et non à faire advenir celles d’intérêts privés comme c’est le cas aujourd’hui, et bien ce serait une fort bonne chose.
Mais cela passe par un faire qui ne se fait pas si facilement, sinon, ce serait déjà fait.
Cela passe par une prise de conscience des problèmes, or, les vrais problèmes sont gommés, mis de côté, assourdis, tus, et la propagande donne en pâture des scories d’événements de seconde zone pour occuper l’opinion et lui donner à manger.Il y a une prise en compte de ce que sont nos hommes politiques et de ce qui leur permet d’être ce qu’ils sont, c’est à dire essentiellement, irresponsables et malhonnêtes pour beaucoup.
Cela veut dire comprendre comment se tisse une tel tissage qui permette de telles exactions, et ça prend du temps, et ça veut dire démonter ce qui a été savamment monté, construit, orchestré, et ça ne se fait pas seulement à coup de mots, aussi concrets soit-il. Cela demande de la patience, de l’attention, du calme et de la diplomatie, sans oublier l’humilité qui prend sa source dans une foi inébranlable, en la justesse de ce que l’on espère voir venir au monde.
Cela veut dire comprendre ou essayer de comprendre ce qui meut un homme, ce qu’il y a derrière une action, une pensée, comment se construisent les émotions, les sentiments.
Avant de re-construire et d’aller vers le bien que vous espérez, que nous espérons, il faut entreprendre la dé-construction des fondations torves de notre monde, et pour cela, il faut d’abord que l’opinion les identifient comme torves, ces structures et comme n’étant pas fatales, comme pouvant être autres, ce qui est loin d’être le cas aujourd’hui.
Cela me semble être puissamment concret et c’est sur ce terreau-là je crois, que pourra s’édifier un monde autre, mais d’abord, il faut éradiquer la fausseté de nos constructions actuelles, il faut donc faire émerger tout leur mensonge et leur nocivité.
Quand l’évidence sera une évidence pour la majorité, alors tout cela tombera comme un fruit mûr, comme tombe une robe dont on sait qu’elle n’est plus à notre taille
catherine,
je ne voulais pas vous disqualifier, et encore moins vous peiner.
Vous travaillez sur la nature humaine, en espérant que ses bons côtés finiront par l’emporter sur les mauvais, et que les mensonges de toute sorte finiront par apparaître tels aux yeux du plus grand nombre, voire de tous. Je pense, pour ma part, que ce n’est pas dans les possibilités de la société seule, ou de l’humanité seule, mais qu’il y faut une aide à la fois immanente et transcendante. Mais cela n’empêche pas d’essayer, et c’est apparemment ce que vous vous efforçez de faire avec vos propres talents.
Il n’empêche: à partir du moment où on est dans le monde, et pas du monde, c’est le devoir de chacun, je pense, d’essayer de l’améliorer. Mes propositions, comme les vôtres bien sûr, essayent d’aller dans ce sens. La recherche de la vérité est évidemment concrète, très concrète.
Mais ce que certains appellent concret est très abstrait pour d’autres, et inversement. En mathématiques, par exemple, certains trouvent très concret la notion de variété différentiable (ce n’est pas mon cas) ou de groupe de Lee, ou encore le théorème de Godel (que j’apprécie particulièrement, m^me si sa démonstration me dépasse quelque peu). D’autres trouvent très concrète la psychanalyse. Le concret de Catherine n’est pas le concret de Bruno – et inversement – du moins je pense, m^me si l’objectif est le même, améliorer la vie en société.
Très amicalement, Bruno.
Merci à vous Bruno d’avoir répondu.
C’est bien que l’on puisse confronter nos points de vue, ça évite de s’arrêter à eux, ce qui serait un peu bête, et du coup ça fait circuler l’énergie de la machine "infernale", je rigole!
Bon, par rapport à ce que nous disions, l’un et l’autre.
Je crois que derrière quelque chose de mouvant, il y a quelque chose de stable – mais de stable – et de pas tout à fait stable- fort heureusement.
Pas tout à fait stable, car toujours ouvert, probablement, toujours à contenir la potentialité de se recomposer, a minima, autrement.
C’est vrai pour l’organisation de l’univers me semble-t-il, comme ça l’est pour l’organisation sociale.
Fort de cette conviction, nous pouvons dès lors, inscrire un faire à faire qui fasse ou défasse ce qui est mal fait socialement, car pour ce qui est de l’univers, c’est pas trop de notre ressort.
Un faire à faire, en recomposant autrement,à notre échelle sociale, les éléments épars de la structure malade, pour construire une structure plus saine.
Ce qui me fait admettre, c’est vrai, que votre concret qui ajoute, s’adjoint tout à fait à mon concret qui soustrait, car au bout du compte ce moins et ce plus seront les ingrédients nécessaires pour faire éclore peut-être, ce que nous souhaitons l’un et l’autre.
Ce qui me fait dire cela, c’est que la nature a horreur du vide, aussi, soustraire sans savoir ce que l’on re-compose dessus, même a minima, ça risque de prendre de bien fâcheuses postures, je l’admets tout à fait.
Du coup, je repense à quelqu’un comme Di Girolamo, Georges, de son prénom, j’espère qu’il ne m’en voudra pas de lui faire de la pub, qui fait un travail remarquable de recomposition de liens sociaux à petite échelle, au niveau de sa commune, petite, à moins que l’échelle ne se soit agrandie depuis que je n’aie été en contact avec lui.
Bien à vous.
La charge de la dette nourrit la dette
Quelle bête nourrissons-nous au juste, toujours une histoire d’ogre!
Un conte raconté aux enfants auquel nous croyons dur comme fer!
Trouver la ligne faîtière entre deux médiocres, décidément, toujours la même chanson, funambule, accrochez vous! accrochons-nous!
Jorion est encore parti dans un de ses délires.
Son dernier "billet" comme il dit, intitulé: sept 2010
"La transition (V) – C’est quoi moi ?"
http://www.pauljorion.com/blog/?p=15618
est à lire absolument pour se convaincre que ce gars est un illuminé.
ou plutôt à essayer de lire mais sans insister trop longtemps.
Et dire que l’on prétend qu’il est celui qui à découvert la crise….
comme Christophe à découvert l"Amérique.
Je crois qu’a son niveau il aurait pu découvrir n’importe quoi et son contraire.
En tous las cas, quelque part ça me rassure, si on me dit que le monde va s’écrouler et si ce ON est un fou, je me dis que le monde peut vivre encore longtemps…
Très intéressant aussi à lire les commentaires: a vous de juger c’est un morceau d’anthologie et si ça se prétend blog économique, ben moi je dois être danseuse en tutu.
Remarquez juste après il nous fait un billet sur les fêtes des huitres et des moules avec ses danseuses bretonnes.
Bonjour,
Monétiser une dette c’est faire tourner la planche à billets, c’est créer de l’inflation. Il n’y a pas un "lien", ce sont des synonymes.
Après, il y a une hausse des prix plus ou moins forte et plus ou moins centrée sur certains prix qui est la conséquence de cette inflation de la masse monétaire.
(il peut y avoir une hausse des prix faibles si par ailleurs la demande de monnaie croit moins vite que la masse monétaire, soit que la croissance est forte, soit que les modes de paiement évoluent, soit que les agents économiques anticipent une baisse de prix…)
Ces dernières décennies l’inflation s’est réalisée par injection par les banques centrales de liquidités à des taux d’intérêts très bas, ce qui a provoqué une hausse des prix sur les biens qui s’achètent le plus avec du crédit comme l’immobilier.
Bonjour,
Monétiser une dette c’est faire tourner la planche à billets, c’est créer de l’inflation. Il n’y a pas un "lien", ce sont des synonymes.
Après, il y a une hausse des prix plus ou moins forte et plus ou moins centrée sur certains prix qui est la conséquence de cette inflation de la masse monétaire.
(il peut y avoir une hausse des prix faibles si par ailleurs la demande de monnaie croit moins vite que la masse monétaire, soit que la croissance est forte, soit que les modes de paiement évoluent, soit que les agents économiques anticipent une baisse de prix…)
Ces dernières décennies l’inflation s’est réalisée par injection par les banques centrales de liquidités à des taux d’intérêts très bas, ce qui a provoqué une hausse des prix sur les biens qui s’achètent le plus avec du crédit comme l’immobilier. Ce qui n’empêche pas une hausse des prix à la consommation de 2-3% l’an, alors qu’ils devraient baisser de 1-2% en ligne avec les gains d productivité.
@Olivier
(5 septembre 2010 à 21:54)
J’ignore pourquoi la "hiérarchie" des messages a l’air de foirer .. P.J. , est-il possible de régler ce problème
..
Non, monétiser la dette n’est pas nécessairement augmenter la masse monétaire et donc créer de l’inflation (outre que les causes d’inflation ne sont pas limitées à la quantité de monnaie et que le lien entre quantité de monnaie et inflation n’est pas automatique: http://postjorion.wordpress.com/2010/06/17/105-inflation/ ): si la création monétaire annuelle "habituelle" est de 100 et si la Banque Centrale monétise 80, elle peut très bien limiter la création monétaire privée aux 20 restant (l’augmentation des R.O. est une des techniques possibles)
Ca remarche ?
Ouf
Bin, mes excuses aux gens susceptibles, mais "monétiser la dette" c’est juste une façon politiquement correcte de dire "faire tourner la planche à billets".
Après on peut compenser l’émission monétaire par ailleurs, par exemple en restreignant le crédit aux autres agents économiques, ce qui veut dire qu’on favorise la dépense d’Etat par rapport à l’investissemnt et à la consommation des autres acteurs.
Exactement comme le fait un impôt.
(Notez bien que l’inflation est -par définition- l’augmentation de la quantité de monnaie en circulation, la hausse des prix n’est qu’une conséquence éventuelle de l’inflation – même si on a tendance dans le langage courant à confondre les deux notions)
Cordialement,
@Olivier
D’accord avec la définition "historique" de l’inflation… mais ce terme est actuellement utilisé pour désigner l’augmentation annuelle de l’IPC
La question fondamentale est de décider si c’est la Banque Centrale ou les banques commerciales qui doivent émettre la monnaie et éventuellement dans quelle proportion chacun.
Si vous considérez que, comme c’est le cas actuellement, toute la monnaie doit être une monnaie-dette (émise par les banques commerciales) aux administrations publiques, aux ménages et aux entreprises, la conversation risque de tourner court…
La "dépense d’Etat" se retrouve dans les capacités de consommation et d’investissement des autres acteurs: la monnaie ne se perds pas jusqu’au remboursement de la dette qui a permis de l’émettre.
Bonjour,
Si vous voulez ma position, l’Etat devrait financer ses dépenses par l’impôt, voté par un organisme responsable devant les électeurs, et non par tout autre moyen (emprunt, inflation…) qui exonère les élus de leur responsabilité.
Après tout si une dépense est utile, on doit le dire aux électeurs; si on n’en est pas capable c’est qu’elle n’est peut-être pas si utile.
En plus, il y a sans doute des assiettes d’imposition plus pertinentes que la masse monétaire détenue par chaque contribuable.
Cordialement,
@Olivier
Je suppose que vous admettez qu’une entreprise (ou un ménage) puisse avoir recours au crédit pour se procurer des investissements qui lui permettront ensuite de produire (de payer ses fournisseurs, loyers, salaires, etc), production qui précède la vente.
Le système actuel fait qu’on ne peut se passer de crédit.
Pour qu’il y ait de la monnaie disponible (pour payer des impôts supplémentaires dans votre hypothèse), il faut qu’il y ait des emprunteurs qui la fasse créer par des crédits: pourquoi est ce que ça devrait être les entreprises ou les ménages?
Il serait à mon sens tout à fait funeste que les Etats attendent le paiement d’impôts pour engager des dépenses d’investissement de visibilité à 10 ou même 50 ans: cet Etat aurait toujours du "retard" sur les besoins collectifs.
L’idée de la "monnaie de crédit" est une excellente idée: ce qui est anormal c’est que la collectivité soit elle même obligée de s’endetter (et surtout de payer des intérêts) pour satisfaire ses besoins collectifs de court ou long terme à des structures privées qui profitent de ce transfert vers elles-mêmes ou les plus riches.
Même sans aller aussi loin qu’Allais qui écrit " La création monétaire doit relever de l’État et de l’État seul. Toute création monétaire autre que la monnaie de base par la Banque centrale doit être rendue impossible, de manière que disparaissent les « faux droits » résultant actuellement de la création de monnaie bancaire. ", le droit pour l’Etat de se financer directement auprès de sa banque Centrale me semble le "minimum minimorum"
vos échanges me laisse perplexe..
comment peut-on avoir des interprétations aussi contradictoires de concepts économiques aussi utilisés que l’inflation , la monnaie….
on a vraiment l’impression que chacun à son univers sémantique imperméable à celui des autres ..
cela me parait très grave…
il s’agirait de bien redéfinir de quoi chacun parle , car si les mots ont aussi peut de sens "commun", comment peut-on réfléchir à des solutions à un problème..
cela me parait impossible , chacun "tirant" l’interprétation qui lui convient pour analyser une situation…..quel autisme !!!
et surtout quel manque de maturité..
désolé pour le gros mot.
le premier souci est vraiment de trouver un langage communément partagé..
cordialement à tous
Cher Yves,
depuis 2 ans que je m’obstine à écrire , ici et ailleurs, que l’idéologie, consciente ou inconsciente, domine nos discussions socio-économiques, vous nous parlez de sémantique. Vous avez ‘évidemment’ raison, mais ‘naivement’ raison.
Au lieu de parler des problèmes, nous venons tous avec nos solutions.
Pour ma part, il y a plus d’un an que je veux écrire un bouquin sur la crise actuelle, mais sans vouloir partir de solutions, que je n’ai pas, pour décrire les vrais problèmes, et le "bien commun".
Mais qui peut s’intéresser aux "vrais problèmes", si l’on n’apporte pas de solutions?
Cordialement, Bruno Lemaire.
Cher Bruno,
je comprends pas le sens du "naivement" , merçi de m’éclairer
Yves
@yves, qui se doute bien que ce n’est pas un pb de sémantique, mais d’ego et/ou d’a priori.
B.L.
ben oui , quand je parle d’immaturité , c’est bien de cela dont je parle , cette infantilisme de l’espèce humaine à ne pas regarder les "choses en face" , de peur d’affronter trop de frustrations vraisemblablement (cf. Malaise dans la Civilisation , de S.Freud)
il va vraiment falloir que nous abordions les problèmes autrement qu’en proposant d’emblée des "solutions inconciliables" , solutions qui ne sont que l’idéologisation de nos phantasmes…
ces "machins" en ‘ismes" , les socialismes,capitalismes,christianismes ,islamismes,judaïsmes,collectivismes……..bon , j’arrête là.
je ne comprend toujours pas votre allusion à ma naïveté ,car pour moi ce n’est pas de la naïveté , mais UNE NéCéSSITé !!!!
l’homme doit grandir , ne plus faire l’enfant , et aborder les problèmes liés aux échanges inter-humains à partir de sa seule subjectivité , sans se "planquer" derrière des machines à "penser" "unique"..
il y a encore du boulot..
mais , PAS de solutions sans aborder les vrais problémes ("..mais d’ego et/ou d’a priori…" , comme vous dites) ce que tout le monde est capable de comprendre
@yves,
nous sommes presque entierement d’accord sur le constat. Sur la naiveté – j’ai du toucher votre ego
– j’aurais du parler de fausse naiveté, car il est bien évident que ce n’est pas prioritairement un pb de sémantique mais un pb de méthodologie, d’idéologie, et peut être de mauvaise foi. Presque personne ne veut parler des vrais problèmes, mais préfèrent partir de leurs solutions (partielles et partiales).
Cordialement, Bruno Lemaire
Cher Bruno
"..Sur la naiveté – j’ai du toucher votre ego
…"
si ca vous chante de le croire pourquoi pas….
mais vous évitez ainsi les choses qui posent vraiment problèmes , vous en rendez-vous compte..?
@yves
j’avoue que je ne comprends pas votre, ou vos, réaction(s).
Enlevons le mot ‘naiveté’, si cela vous ennuie. L’important ne me semblait pas là. Je pensais m^me que nous étions d’accord sur le fait qu’avant de parler de solutions, il fallait mettre sur la table les problèmes, ainsi que la méthodologie pour s’y attaquer. C’est d’ailleurs ce que semble suggérer – si j’ai bien compris – Bernard, au moins sur le rôle de l’état.
Mais comme apparemment je ne comprends pas ce que certains veulent dire, ou écrire sur ce blog, je suis tout prêt à faire amende honorable, et à lire des précisions m’indiquant où je fais fausse route.
Amicalement, Bruno.
PS. Je persiste à croire que si la sémantique est évidemment fondamentale, le fonds du problème n’est sans doute pas là.
Dans les machins en "isme" dont vous parlez Yves, y’a aussi l’organ-isme, qui s’enfer-me, s’isole du reste, croit savoir parfois, on est tous logé à la même enseigne, se savoir faible est une vraie force décidément.Je ne vise bien sûr personne en disant cela, je parle du genre humain en général, et moi la première, vous l’aurez compris!
Pour parler d’autre chose sans parler vraiment d’autre chose, je reviens de la manif, je m’étais promis de ne plus y aller, mais j’y suis quand même allée.
C’était pas le top, j’étais malade, une furieuse envie de vomir tout le long du cortège, allez savoir s’il n’y avait pas du psychomachintruc là-dessous?
Navrant, c’était navrant, plus de monde que la dernière fois, mais vraiment je suis revenue avec l’idée que c’était une nouvelle fois des soins palliatifs que nous proposaient les syndicats, tous confondus. L’accompagnement au mourant, quoi!
Pas de réelles convictions, un abandon que l’on sent dans le tréfonds des soi-disant représentants censés nous représenter, je ris jaune, un tréfonds implicite qui sait intuitivement que c’est rapé mais qui veut faire celui pour qui c’est pas rapé.L’hypocrisie était à la fête!
Mots d’ordre niais et infantiles, c’est une vraie injure que d’aller là-bas, ce n’était pas glorieux et je n’en sors pas grandie de cette journée de n’importiss-isme ismeismeisme puissance j’sais pas quoi.
Sur ce, je vais me coucher, pour digérer!
Cher Bruno
je "rebondis" encore un fois ..mais bon….
"..« ..Sur la naiveté – j’ai du toucher votre ego
… »
si ca vous chante de le croire pourquoi pas….
mais vous évitez ainsi les choses qui posent vraiment problèmes , vous en rendez-vous compte..?…"
moi votre histoire d’utilisation de mot "naïveté" ne m’ennuie pas…
ce qu’il m’intéresse de savoir c’est pourquoi vous avez utilisé ce terme plutôt qu’un autre….
je crois que si l’on veut "sincèrement" "poser les problèmes sur la table" comme vous le dites , il faut ne pas se défiler au moindre "accroc"…
sinon rien de possible..
@ Catherine , pas pigé le sens dans lequel vous utilisez "organe-isme"…merçi de préciser
décidez m’en (ment) , je suis devenu très c.n
cordialement à tous
Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple Yves, organ-isme, c’est tout simplement un système d’organes qui se rassemblent et cette union peut parfois couper du reste comme tout esprit de système.
Je voulais mettre l’accent sur le fait que le premier système dont nous devions nous méfier, c’était de nous-mêmes, les geôliers de nos propres prisons.
J’aime le "dé si dément", moi, je l’aurais écrit comme ça, mais comme vous l’écrivez, c’est pas mal non plus, le "décidez m’en(ment) "décidez ment", oui, mais il ment quand il n’y a plus rien à décider, quand tout coule, avant cela, il faut décider, prendre une direction, au revoir à tous, je m’absente pour quelques petits jours.De bons et riches débats je vous espère!
@ Yves qui écrit:
"mais vous évitez ainsi les choses qui posent vraiment problèmes , vous en rendez-vous compte..?"
Je ne vois vraiment pas ce que vous entendez par là. Si j’évite quelque chose – ce qui est possible, je ne suis pas omniscient et , si j’essaye de lire, sans doute mal, entre les lignes je suis peut être aussi un ‘refoulé’ qui s’ignore -, auriez vous l’amabilité de me dire en quoi cela consiste, car vraiment, je n’arrive pas à comprendre de quoi vous parlez.
Amicalement, Bruno.
Allez, une p’tite dernière avant de partir, j’peux pas résister, c’est trop beau, je trouve.
Alors, les amis, ouvrez grand vos or-eilles et vos yeux, car c’est avec vos yeux que vous allez entendre et avec vos or-eilles que vous allez voir, ça fait sur-réaliste ça, ça plaira pas à Bruno, allez Bruno, laissez vous aller, no res-istance, ça part d’un truc un peu fou, enfin qui semblera fou mais qui pour moi dit beaucoup.
C’est la phrase d’Yves qui m’y fait penser, pas tant sa phrase d’ailleurs que sa re-construction , lui dit "décidez ment", et moi "dé si dément", en fait avec les mêmes sonorités, nous construisons l’un et l’autre, deux postures différentes et pas si différentes tout compte fait, l’un dit la volonté ment, car décider c’est vouloir et moi je dis les dés donc le hasard sont si dément,ils sont donc à côté les dés puisqu’on les dit dé-ment, donc, fous. ça semble différent dans les manifestations littérales qu’on lit avec les yeux, mais qui, avec les or-eilles et même avec la sémantique, participent du même matériel, c’est la manière de lier qui fait la différence, bref, je vois ça comme un symbole de la posture humaine, balancement de la dualité nécessaire pour faire tourner le moteur qui tout compte fait participe du même matériel qui selon ce qu’on en fera orientera la direction de l’énergie, tout est question décidément de manière.
Je ne comprends rien à ce que j’ai écrit, tant pis, s’il y a plus fou que moi ici, il comprendra, c’est donc pour ce fou-là que j’envoie, excusez-moi pour les normaux, qu’ils soient oubliés pour une fois, chacun son tour!
Inflation, monétisation et dettes.
En dehors des questions sémantiques (l’inflation est, par définition, équivalente à la hausse des prix, et il y a évidemment plusieurs causes à l’inflation: inflation importée, inflation par les coûts, inflation par les marges, inflation "monétaire", etc… ) je pense que la question fondamentale porte, en questions monétaires au moins, sur qui prend l’initiative d’une émission monétaire, et sous quelle forme: la banque centrale ("planche à billets" – pas plus ‘honteux’ qu’autre chose), les ‘agents économiques privés’ avec l’appui des banques (monnaie ‘scripturale’ ou ‘monnaie de crédit’ ou ‘monnaie de livres’ ou ‘monnaie de comptes’ – peu importe la dénomination.
Faut-il faire plus confiance à la ‘puissance publique’ ou aux ‘intérêts privés’, un peu des deux sans doute.
Quant à la suggestion de AJH incitant à ne plus prêter aux états, plutôt que de prêter avec des taux d’intérêt faibles (mais encore trop importants), elle me surprend un peu par sa naiveté. Ce n’est pas parce que l’état ne pourra plus emprunter qu’il fera marcher sa planche à billets. Ce doit être une position politique, et non une décision contrainte.
Amicalement, Bruno Lemaire.
A Bruno qui écrit
… je ne comprends pas ce que tu as compris de ma position (ai-je incité à ne plus prêter aux Etats ?) mais je suis d’accord avec ta conclusion "Ce n’est pas parce que l’état ne pourra plus emprunter qu’il fera marcher sa planche à billets. Ce doit être une position politique, et non une décision contrainte."
@AJH j’ai peut être mal interprété ta phrase:
Il serait tout à fait souhaitable que plus personne ne veuille prêter aux Etats qui enfin comprendraient qu’ils n’ont, par définition, nul besoin de ces prêts, la création monétaire pouvant être un « acte souverain » , mais d’accord sur le reste, bien sûr.
Amitiés, Bruno Lemaire
Au tant pour moi..
Je me mettais dans une "utopie" qui ferait que les "investisseurs" auraient de moins en moins confiance dans la capacité des Etats de payer des intérêts de plus en plus élevés; ainsi, ne voulant plus acheter de nouvelles OAT nécessaires aux Etats pour rembourser les intérêts et celles arrivant à échéance, il ne resterait plus au Etats, enfin qu’a se décider à monétiser les dettes arrivant à échéance
Bonjour,
Bien sur il y a une part de "controverse" sur les termes, mais ce n’est pas seulement une question secondaire. Si la masse monétaire est stable dans une économie en expansion, les prix baissent à mesure que l’efficacité augmente – c’est le cours normal des choses pour un monnaie basée sur l’or. Ce qui a l’avantage de faire bénéficier tous le monde des gains d’efficacité et non seulement ceux qui sont dans les secteurs favorisés.
Nous avons tendance aujourd’hui à appeler absence d’inflation une hausse des prix de 3% l’an, et donc une monnaie dont le pouvoir d’achat est divisé par 20 en un siècle ! L’inflation en Espagne au 16eme siècle c’est de la rigolade à côté.
Bien sur je suis parfaitement convaincu du fait qu’inflation (de la masse monétaire) et hausse des prix (à la consommation ou des actifs) sont indisociablement liés.
Cordialement,
L’inflation n’a que peu d’importance si les revenus varient d’une proportion identique : c’est bien le "pouvoir d’achat" qui est important…
Vous ne pouvez pas isoler seulement les prix sans tenir compte des revenus.
Bonjour A-J Holbecq
Voilà j’ai posté votre article sur la dette dans un forum économique, et là les attaques ont commencées. On me dit que vos donnés sont bidons et les calculs foireux. N’étant pas économiste je ne sais que repondre.
Le point principal de l’attaque ce situe au niveau du solde primaire (donc sans les intérêts) qui est pratiquement toujours négatif depuis 1980 d’après les stats de l’insee. http://www.insee.fr/fr/ffc/ipweb/ip1136/img/graphique6.jpg
Hors si j’ai bien compris vous affirmez le contraire, sans les intérêts de la dette la France n’aurais pas de déficit.
voici les objections a votre article
"Faux raisonnement…ils actualisent des flux de manière absurde. on l’avait montré avec un exemple extrême d’une dette contractée depuis 1900."
"D’après l’INSEE le solde primaire (c’est à dire en enlevant les intérêts de la dette) des APU est resté négatif la plupart du temps depuis 1980. C’est une source d’information directe.
Or ton article qui essaye de reconstruire cette information affirme le contraire"
Que répondre a ces objections ????
Bonjour
Si vous avez le courage
La dessus "ils actualisent des flux de manière absurde. " je ne peux pas répondre (il faudrait que j’ai la référence concernant le "on l’avait montré…"
Non les soldes primaires (budgets des Administrations sans intérêts ne sont pas restés négatifs depuis 1980
Les voici depuis 1979 en euros 2009 (2° colonne)
1979 12,4 12,4
1980 14,6 27,0
1981 -4,9 22,1
1982 -10,0 12,1
1983 -1,1 11,1
1984 -3,2 7,9
1985 -3,9 4,0
1986 -6,9 -2,9
1987 7,7 4,8
1988 -0,5 4,3
1989 11,4 15,7
1990 5,2 20,9
1991 1,1 22,1
1992 -19,5 2,6
1993 -41,8 -39,2
1994 -27,0 -66,2
1995 -26,0 -92,2
1996 -3,4 -95,6
1997 5,8 -89,8
1998 14,0 -75,7
1999 24,7 -51,0
2000 29,1 -21,9
2001 28,3 6,3
2002 -1,1 5,3
2003 -19,7 -14,4
2004 -14,9 -29,3
2005 -3,0 -32,4
2006 7,2 -25,1
2007 1,4 -23,8
2008 -6,6 -30,4
2009 -97,2 -127,6
Ces chiffres sont ceux du tableau t-3301.xls de l’insee, mais encore faut-il transformer en euros constants 2009 les valeurs qui sont données en euros courants
La 3° colonne est le solde cumulé : on voit que le solde cumulé des budgets des APU sans intérêts depuis 1979 est seulement de – 23,8 (il a nettement remonté en 2009 pour atteindre -127,6) … mais ca n’a rien à voir avec l’augmentation de la dette de 1250 G€ entre 1979 et 2009
Mes calculs sont un peu différents car ils tiennent compte des déficits primaires dans le cadre de "la dette de Maastricht" (laquelle ne fait pas intervenir toutes les données des comptes des administrations publiques du tableau 3301) et des intérêts également légèrement différents de ceux donnés en D41 du même tableur (toujours pour les mêmes raisons)
Bon courage, mais à votre place je laisserais tomber après avoir donné ces explications: les plus riches, ceux qui profitent du système (assurances vie , banques et fonds de pension), n’aiment pas beaucoup qu’on essaye de le changer
Je précise l’adresse du tableau INSEE (plus précis qu’un graphique)
http://www.insee.fr/fr/indicateurs/cnat_annu/base_2000/secteurs_inst/xls/t_3301.xls
Merci de m’avoir répondu si vite.
Je laisse pas tomber, cela fait plus d’un an que je me bat sur ce forum sur l’économie en générale et la monnaie en particulier. Malheureusement mais capacité en économie sont très limités et donc certains nous enfument avec des stats biaisés ou des affirmations difficilement démontable sans connaissances.
Merci encore d’avoir pris le temps de répondre.
bonjour,
quel est ce site, que je puisse aller voir ce qui s’y passe.
Merci d’avance, et bon courage,
bien à vous, Bruno Lemaire.
@Bruno Lemaire
l’adresse est http://forum.hardware.fr/hfr/Discussions/Actualite/crise-royaume-bouees-sujet_77308_3343.htm
Le forum hardware fr (http://forum.hardware.fr/) est le plus gros forum de discussion francophone. Il y a une rubrique discussion avec des "topics" politiques et economiques. le topic en question est " [Crise Eco] Fitch vise le royaume Uni : tous à vos bouées !! " et compte deja plus de 3300 pages.
Le lien que j’ai mis au debut doit normalement vous mettre directement au cœur de la discussion. cela fait plus d’un an que j’ai mis l’article de AJ Holbecq sur ce topic et pas mal d’articles de http://www.fauxmonnayeurs.org/. Le sujet de la dette et de la planche a billets reviennent régulièrement sur le tapis.
Un peu d’aide n’est pas de refus, on manque gens compétents en économie
ok, merci,
pour éviter de tout retaper: 90 pages dactylographiées… )
je suis moi-m^me en train de reprendre un article écrit à HEC il y a plus de trente ans reposant sur un modèle (macro-économique) informatisé, cela pourra peut être susciter quelques commentaires, vu le libellé du site. Il devrait être accessible sous peu (si le modèle était informatisé, l’article ne l’était pas, il a fallu que j’utilise Omnipage
Bien à vous, Bruno.
[...] centrales en prenant leurs juteuses commissions au passage. Et maintenant, perversion suprême, la charge de la dette publique nourrit cette même dette ! ET NOUS ACCEPTONS TOUT CELA SANS RIEN FAIRE [...]
EN PRÉVISION D’EXPLOSION…
On se demande à quoi bon disserter sur les derniers palliatifs encore possibles pour la Grèce, quand c’est le principe même d’une monnaie unique pour des économies différentes qui s’avère être en cause: on peut même s’étonner que le phénomène ait mis dix ans à se manifester depuis la création de l’euro!
C’est en réalité le coût de la réunification pour l’Allemagne, et sa dette induite, qui avaient caché jusqu’à présent la disparité de son économie ainsi que de celles qu’elle entraîne (Autriche, Hollande) avec le reste de l’Union Européenne. Les affres de la réunification passés, la divergence économique va s’accélerer d’autant plus que le gouvernement allemand continue d’imposer à son peuple une politique de restriction salariale qui n’a pourtant plus d’objet.
C’est l’économie qui commande la monnaie et non l’inverse, ce que nos brillants économistes politiques, toutes tendances confondues, ont semblé oublier au moment de la création de l’euro: Delors, Giscard, Strauss-Kahn, etc., tous ont voulu hâter ce moment et vanté ses mérites (« Nous aurons la monnaie la plus forte du monde »)…
Mais, comme l’a expliqué Bernard Maris, « L’euro, c’est le mark! »… dont la plupart des autres pays européens ont crû à tort pouvoir bénéfier des avantages sans les inconvénients. Parmi ces derniers, l’interdiction faite à la Banque Centrale de financer le Trésor supprime toute possibilité de monétisation des finances publiques, outil traditionellement majeur de facilité budgétaire qui allait usuellement de pair avec les ajustements monétaires par dévaluations/réévaluations. Les pays du Sud qui l’avaient utilisé ne s’en étaient pourtant pas plus mal porté: depuis la Libération, la France avait ainsi connu une croissance égale à celle de l’Allemagne malgré une politique monétaire trés différente. Elle s’était même permis une « redistribution indolore » par l’inflation en opèrant une « euthanasie du rentier » au grand dam des banquiers et des couches fortunées, mais au bénéfice des ménages emprunteurs.
Tout cela commença d’être écorné à la fin des trente glorieuses, avec la loi Pompidou-Giscard du 3 Janvier 1973 qui fit obligation au trésor public de se financer auprés des marchés, c’est à dire des banques commerciales, au lieu de la facilité de monétisation par sa Banque Centrale. Merveilleux cadeau testamentaire fait aux banquiers par Pompidou, ancien fondé de pouvoir du Groupe Rotschild, ainsi qu’étape nécessaire vers la monnaie unique pour le trés libéral européen Giscard d’Estaing.
C’est de cette époque que date notre dette continuellement croissante, comme on le constate à l’examen des courbes. Mieux: un calcul précis (cf AJ. Holbecq: Argent, dettes et banques, Editions Yves Michel) révèle que notre dette actuelle cumulée depuis 1973 correspond presqu’exactement aux intérêts versés au marché (la dette nourrit la dette) et enrichit les banques au détriment du contribuable, par une véritable « euthanasie de l’Etat ». Pendant ce temps, l’inflation réelle en termes de pouvoir d’achat a pourtant sévi plus que jamais: rappelons que la baguette de pain à 1 franc des années 90 a fait rapidement place à celle à 1 euro, soit une augmentation de 650%!
Lorsqu’on entend parler sur les antennes de la dette « exorbitante » de la Grèce , 350 milliards, il faut tout de même rappeler la notre: 1600 milliards… Et lorsqu’on parle en pourcentage du PIB (150% de dette publique grecque), il faut aussi rappeler que la dette grecque totale (publique + privée) est inférieure à celle des Etats-Unis (plus de 310%). La différence est que ces derniers ont la maîtrise de leur monnaie et peuvent toujours avoir recours à la monétisation par la Fed, ce qu’ils ne se sont pas privés de faire en sortie de crise, récemment, pour un montant de l’ordre de 1000 milliards. C’est la raison pour laquelle leur dette, notamment auprés de la Chine, n’a pas la même signification: elle est libellée en dollars dont ils détiennent l’émission.
Tout cela pour dire que le problème grec n’est que prémisse au problème de toute la zone euro, empêtrée dans son carcan…en attendant l’explosion!
…C’EST L’ALLEMAGNE QUI DEVRAIT SORTIR DE L’EURO!
Plutôt que de retarder l’échéance par des replâtrages illusoires qui ne feront qu’alourdir l’addition, mieux vaudrait la prévenir à temps. Certains recommandent de mutualiser les garanties d’emprunts par des « bons du trésor européens » qui uniformiseraient les taux, mais n’est-ce pas cacher le mal sous un pansement plutôt que le soigner? D’autres évoquent une solution plus radicale: pour éviter qu’une sortie de l’euro des plus endettés n’aggrave leur dette dans leur monnaie dévaluée, c’est au contraire l’Allemagne qui pourrait retrouver son mark…
Tout les Etats y gagneraient: l’Allemagne et ses satellites éventuels verraient leur dette allégée dans cette monnaie inévitablement réévaluée par les marchés, les autres pays rembouseraient en euros nominalement inchangés, mais factuellement dévalués par les marchés. Ce serait l’euthanasie indolore des rentiers et banquiers présents sur les marchés!
Certte solution n’a pas echappé aux économistes progressistes, comme Frédéric Lordon:
http://blog.mondediplo.net/2010-03-29-Ce-n-est-pas-la-Grece-qu-il-faut-exclure-c-est-l
Nul doute que tous les conservatismes s’y opposeront !
Merci Hadrien
Un petit calcul fait hier:
La dette publique a augmentée de 607 Md€ – en euros constants 2010 – entre le 1 er janvier 2002 (introduction de l’euro) et fin décembre 2010. … et pendant cette même période nous avons payé 474 Md€ d’intérêts (que nous avons du emprunter et qui sont donc inclus dans les 607 Md€.)
Merci A-J
Merci pour ce calcul qui matérialise concrètement ce que nous répétons tous deux pour le constat, (même si nos solutions pour en sortir divergent).
474 Md€ d’intérêts à ré-emprunter puisque les feodaux ultra-primaires aux manettes mettent 99,99% des français dans un tel pétrin qu’ils ne peuvent les payer.
Cette ponction de 500 milliards affaiblit toute l’Economie Réelle qui est réputée apporter impôts et taxes à cet Etat Feodal incompétent. C’est le cercle vicieux. L’affaissement entraine chômage qui entraine Hausse indemnités de chômages, budgets de formation, souteins d’emplois bidons, baisse des revenus et marges des industries et entrepreneurs résiduels, entraine baisse des impôts encaissables et ça boucle : charges d’intérêts additionnelles, nvlles ponctions par l’emprunt, etc.
A cela s’ajoute les petits (ou moyens) privilèges qui seraient davantage supportables sans ce cercle vicieux
Les Retraites parfois doubles (militaires dans le privé), les retraites parfois exagérément longues pour d’autres raisons (EDF).
Dans une économie saine, la dette devrait financer 100% d’investissements porteurs d’espérances fondées : modernisations, inventsions, avantages concurrentiels.
Sur 1600 millliards de dette quel pourcentage à l’investissement en 2007, 2008, 2009, 2010 ?
et lesquels ?
de l’immobilier ?
les cours vont s’effondrer de façon drastique au second semestre 2011,
certains (GEAB-LEAP) disent à partir de septembre
Combien de personnes captent cela clairement dans leur tête ?
Préconisation
Cette Charge d’Esclaves de 500 milliards €
déjà incluse dans la dette et qui montera avec les taux LIBOR (ce qui ne va manquer)
en faire un titre d’Article
Il est exclu de rester à 100% dans l’euro sous la forme actuelle !
Le jour où les français(e)s comprendront (…)
Et . . . l’appropriation croissante d’actifs industriels et immobiliers par l’étranger
Augmentation des risques de non pérennité, déménagement, recopie ailleurs
Bonjour André-Jacques Holbecq
Félicitations pour votre livre La Dette publique cosigné avec L.F. Derudder dont je n’ai cessé de faire publiquement l’éloge depuis que je l’ai découvert il y a quelques années.
Félicitations pour votre lutte et pour votre site extrêmement intéressant, entre autres par la qualité des intervenants.
Je suis frappé par le fait que les deux centres d’intérêt que vous manifestez publiquement sont: 1) l’économie 2) le rapport Cometa, dont vous avez publié sur internet un résumé et un commentaire. Votre expérience de pilote de Concorde explique très bien le deuxième.
J’aurais aimé que sur ce site (ou un autre), vous expliquiez le rapport qu’il y a pour vous entre les deux, parce qu’il me semble très important.
Pour moi, il est clair: une droiture dans la pensée, dans l’expression (merveilleuse langue française, incomparable), un amour de la vérité (partagée avec prudence), de la liberté et de la justice, tournés vers l’intérêt général, à commencer par celui de la France.
Il y a évidemment un rapport entre la loi Pompidou-Rothschild du 3 janvier 1973 et son mot que vous rapportez dans votre commentaire au Rapport Cometa: "la recherche fondamentale n’est plus une priorité pour la France", ce qui signifiait: "La France n’est plus une priorité pour le gouvernement français, qui n’est plus qu’un agent des USA et de la ploutocratie mondiale. Les valeurs que représentent la France ne sont plus une priorité pour le monde."
La liberté ne se garde et ne se conquiert que par le combat, aussi la situation actuelle n’est que provisoire. De Gaulle avait dit cela autrement: "L’épée est l’axe du monde et la grandeur ne se divise pas".
La France d’aujourd’hui n’est qu’un accident dans la France de toujours.
Cordialement
Pierre-Olivier Combelles (Pérou)